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POINT DU DEBAT

Est-il réellement possible pour une entreprise, dont la raison d’être est le profit financier, de mettre
en place une politique éthique désintéressée?

Objectif du cours
- Sensibilisation à l’importance de l’éthique dans le management d’une entreprise et dans la vie professionnelle
- Développer le sens de la responsabilité
- Découverte des grands enjeux éthiques de notre temps
- Appropriation de l’éthique comme outil de performance
- Inciter à se donner des règles éthiques

Plan du cours
- Définition de l’éthique : éthique et morale
- Témoignage économique : comment j’ai créé et développé mon entreprise, mes réussites, mes difficultés et les leçons
éthiques que j’en ai tirées ; 9 conditions éthiques pour créer et pérenniser une entreprise
- Témoignage social : pourquoi j’étais un patron noté et élu par ses salariés ; l’importance de la confiance dans la
communication et la motivation
- Le management et l’éthique : la finalité humaine de l’entreprise ; les 7 vocations de l’entreprise ; le management éthique, les
conditions pour une meilleure motivation
- Le développement durable : l’historique, les enjeux, les acteurs
- Les fondements de l’éthique : l’intelligence du cœur

L’objet de l’éthique est la morale, son but élaborer des règles de conduite en société.

Dans les affaires et en entreprise, c’est la recherche du

profit maximum, la compétitivité,... sans état d’âme, ni de morale et de charité. Les

actions commerciales sont opposées aux actions de bienfaisance.

Les affaires n’ont pas une vocation morale, mais de profit.

la notion d’éthique est délicate à appréhender lorsqu’elle concerne l’homme, elle est

encore plus incertaine lorsqu’elle concerne l’entreprise. On rappelle cependant que la recherche du

profit peut mener à des actions immorales mais elles doivent respecter des règles de conduite

Aujourd’hui, les entreprises de toute industrie, de toute taille et dans toutes les régions du monde,
adoptent volontiers ces sujets sous forme d’éléments stratégiques de leur viabilité commerciale à
long terme.

La notion d'éthique

L’éthique latine se réfère à des valeurs, à une finalité morale, à des interdits. On privilégie ici

l’intérêt social de l’entreprise (intérêt supérieur à tout autre intérêt des salariés, des actionnaires,
des

clients…). En France, l’éthique des affaires est associée à des problèmes d’abus de biens sociaux

(pot de vin d’un montant de 760 000 F extrait des caisses de la SA Kis que dirigeait le PDG Serge

l‘article 20 du deuxième avant projet (dit Guigou) symbolise clairement la prise en considération d’une éthique d’entreprise à la française : « le conseil d’administration veille au respect des droits des salariés ». avantages concurrentiels et financiers  Archie Carroll: Augmentation de la «philanthropie stratégique» en entreprise. intégrant buts corporatifs et besoins communautaires  Milton Friedman (BusinessWeek. Le rapport Viennot (juillet 1995) considère que l’intérêt social n’est pas seulement l’intérêt des actionnaires. 2005: Éthique corporative = + de réputation et de légitimité sociale. attraction et rétention d'employés motivés. religieux…  Valeurs différentes des nouvelles générations et accroissement du leadership des femmes . moraux. condamnations de gestionnaires. la SA «Lyonnaise des Eaux » afin d’obtenir le monopole de la gestion des eaux de la ville de Grenoble a versé au député maire Alain Carignon des sommes d’argent extraites des caisses et lui a octroyé divers avantages immobiliers. de 2 ses créanciers. mais aussi celui de la personne morale qui peut avoir des intérêts propres. Par ailleurs. par l’intermédiaire de son gendre Pierre Botton . Sarbanes- Oxley…  Étude KPMG International/CEO. scientifiques.Crasnianski avait été versé à Michel Noir. de ses fournisseurs. Il est ainsi indiqué que «l’intérêt social peut se définir comme l’intérieur supérieur de la personne morale à elle-même. qui est d’assurer la prospérité et la continuité de l’entreprise ». réglementation accrue. distinctes notamment de celles de ses actionnaires. politiques. L’éthique de l’entreprise est assimilée à une éthique publique de la société (voir à la morale française qui vise l’homme). ancien ministre du Commerce extérieur et maire de Lyon. si profitent aux actionnaires  Modifications. et de ses clients. de ses salariés. mélanges et affrontements des repères traditionnels: sociaux. Les décisions de justice illustrent le fait que les succès financiers ou commerciaux ne doivent pas toujours conférer une vertu d’exemple. c’est à dire de l’entreprise considérée comme un agent économique autonome poursuivant des fins propres. Pourquoi cet engouement pour l'éthique en Management?  Scandales financiers. mais qui correspondent à leur intérêt commun. août 2005): «Relations publiques éthiques» encouragées. culturels.

«Ère post-moderne». médias mondiaux. climat)  Morale: Ensemble d'impératifs et d'interdits qui résultent de l'opposition du bien et du mal et qui établit des devoirs et des responsabilités (Souvent confondue avec moralisation)  Éthique: Réflexion critique et désir diffus de vivre une vie «bonne». valeurs. attitudes (Organisation = culture d'entreprise. Internet. les mœurs et la morale (En philosophie. «Monde turbulent». culture: Manières de sentir. Ex. entreprises transnationales.: Chine. second partenaire d'affaires du Canada: Connaître l'influence de Confucius ?  Début d'une nouvelle ère ? «Fin des certitudes». «Monde pluraliste»… Éthique ? Confusion de termes…  Droit: Principes qui règlent les rapports entre les personnes et qui servent à définir les lois renforcées par des institutions (Professions et organisations = déontologie)  Mœurs. influencés mais non dictés par le droit. nouvelles technologies à impacts importants.  Nouveaux enjeux internationaux: Écologie de la planète. structurées par des modèles collectifs au-delà du droit et des institutions: normes sociales. domaine dénommé «Philosophie morale») . ONG. «Quête de sens». de penser et d'agir. droit international. terrorisme…  Globalisation du commerce.