Vous êtes sur la page 1sur 10

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

Réalités Urbaines et Recherches en ALgérie et au Maghreb

ARCHIVES POUR LA CATÉGORIE UNE IMAGE, UNE RÉALITÉ

Publié le août 28, 2016

urbain en milieu steppique Publié le août 28, 2016 — Chantier de construction en zone steppique

Chantier de construction en zone steppique Photo : Bachar k. 2014

Les Hauts-plateaux algériens s’étendent d’Est en Ouest sur un espace intermédiaire entre le Nord et le Sud du pays. Ils représentent 9% du territoire, et constituent un tampon entre l’Algérie côtière et l’Algérie saharienne. Dans toute cette zone à l’écosystème steppique, la principale menace est la désertification, aggravée par les conséquences de l’aridité climatique et par l’impact des activités humaines sur le milieu naturel. La forte pression démographique soumet le milieu à une exploitation excessive et engendre une intensification des besoins des populations en matière de logements et d’infrastructures qui est à l’origine des mutations socio- urbaines importantes qu’a connues la région steppique au cours des dernières décennies.

La désertification n’est pas une avancée du désert mais une dégradation des zones semi- arides fragilisées. Elle affecte l’environnement et le mode de vie des populations rurales mais également urbaines car la progression rapide de l’ensablement concerne la quasi-totalité du territoire, menaçant aussi bien les terres agricoles que les agglomérations. Ses effets ont des retentissements locaux et globaux : diminution de la biodiversité, des ressources en eau, dégradation des aménagements etc…

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

Intégrer la lutte contre la désertification, comme norme d’action en milieu urbain et non plus seulement en milieu rural ou naturel (comme cela est le cas avec les actions de mise en défens et autres menées par le HCDS –Haut Commissariat au Développement de la Steppe- par exemple) semble dés lors constituer une piste de réflexion puis d’action pertinente, qui permettrait de tenter d’inverser, au moins en partie, la tendance à la dégradation des écosystèmes steppiques.

Les aménagements urbains pourraient jouer un rôle positif en créant un micro-climat protégeant de la menace de la désertification, en améliorant le couvert végétal et la biodiversité, dont la tendance à la diminution, est aujourd’hui problématique et il est admis que l’urgence de la lutte contre la désertification de la steppe, à l’écosystème aride et semi-aride est imposée par la nature du processus qui tend à s’accélérer lui-même.

Pour citer ce billet : « Aménagement urbain en milieu steppique » par Keira Bachar. Publié sur RURAL-M Etudes sur la ville – Réalités URbaines en Algérie et au Maghreb le 28 août 2016. Lien: https://ruralm.hypotheses.org/1020

Publié le mai 11, 2016

De plus en plus de propriétaires d’anciennes demeures, construites pour la plupart à la fin du

ou au début du 20 siècle, les jugent « obsolètes » et les transforment de fond en

comble, en enlevant, par exemple, les charpentes, et démolissant les murs porteurs en pierre pour les remplacer par des poteaux et des dalles en béton armé, afin de construire des garages au rez de chaussée et plusieurs étages à la place.

19

ème

ème

En effet, depuis le milieu des années 1970, ce mode constructif à base de ciment et d’acier, s’impose et domine le secteur du bâtiment en Algérie et on ne peut que constater la généralisation de son utilisation jusque dans la (re) construction des maisons individuelles, qui ont souvent tendance à ressembler à des « blocs de béton » de plusieurs étage. Ce phénomène rejoint celui déjà bien répandu de la démolition de bâtisses situées dans les centre-ville et les grands boulevards des villes importantes, qui sont rachetées par des promoteurs immobiliers et remplacées par des immeubles flambant neufs destinés à devenir des équipements commerciaux, des cliniques privées, ou encore des immeubles de bureaux, à travers des opérations de démolition-reconstruction au niveau de tissus existants à forte valeur spéculative.

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville — Une maison en cours de

Une maison en cours de démolition/reconstruction Photo Bachar k

Cependant, le phénomène s’étend désormais à de nombreuses régions du pays (pour ne pas dire toutes) et touche même des quartiers modestes où les habitants aspirent à « refaire » leur maison, pour la mettre au « goût du jour ». Ainsi, d’anciennes habitations basses avec structure en murs porteurs en pierres et couverture avec charpente en bois, recouverte de tuiles rouges en terre cuite, matériaux locaux et écologiques, ne répondent plus à l’esthétique, à la rentabilité, au confort, bref aux standards de « vie moderne » recherchés aujourd’hui par leurs habitants. En l’absence d’informations et de moyens adéquats, leurs propriétaires, au lieu d’avoir recours à la rénovation, à la restauration ou à la réhabilitation, qui nécessitent des études et une prise en charge particulières, privilégient le plus souvent une solution rapide et radicale : elles sont, dans l’indifférence générale, entièrement détruites, rasées, quel que soit leur état, pour être remplacées par des constructions « neuves » et « modernes », en béton armé.

Ces maisons humbles et anonymes, qui font partie du patrimoine, ne sont pas vraiment reconnues comme telles, elles sont ignorées et deviennent désormais, malheureusement, de plus en plus rares, elles sont pourtant les derniers témoins de savoir-faire oubliés …

Pour citer ce billet : « Démolir pour s’aligner sur des « standards » de mode de vie et de

construction … »

Etudes sur la ville – Réalités

URbaines en Algérie et

par

Keira Bachar.

au

Publié sur RURAL-M

Maghreb

le

11

mai

2016.

Publié le août 14, 2015

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

Dans un billet publié sur ce carnet au mois de septembre 2013 (http://ruralm.hypotheses.org/247) j’avais relevé le fait que le même type de palmiers était planté dans un grand nombre de villes algériennes, du Nord au Sud du pays, accentuant encore la monotonie et l’uniformité du paysage urbain dues à la reproduction de typologies constructives similaires aussi bien du point de vue des formes que de celui des matériaux.

bien du point de vue des formes que de celui des matériaux. J’avais noté que si

J’avais noté que si toute végétation urbaine est la bienvenue (de nombreuses études ayant montrer ses effets bénéfiques), elle peut s’avérer problématique, si le choix végétal n’est pas pertinent et que les espèces plantées ne résistent pas aux conditions environnementales. Concernant les palmiers plantés au cours de l’année 2013, le sujet du choix de l’espèce avait fait l’objet de polémiques entre ceux qui disaient que cette espèce ne résisterait pas au climat rude des haut-plateaux par exemple et ceux qui pensaient le contraire. Quant à moi, n’étant pas spécialiste en botanique ou en agronomie, j’attendais de vérifier cela après un ou deux hivers, et bien, le verdict est tombé : la majeure partie des palmiers plantés à Djelfa, (ville steppique au centre des haut-plateaux, située à 1200m d’altitude) n’a pas résisté à la sécheresse et aux températures hivernales glaciales et de nombreux arbres sont aujourd’hui quasiment morts (photo ci-contre) : un véritable gâchis!

Si végétaliser est une action bénéfique pour améliorer le confort urbain et le bien-être des populations, il est important de le faire de manière réfléchie, en respectant les spécificités régionales, en évitant, par exemple de planter les mêmes espèces dans des zones aux conditions climatiques différentes. Cela semble relever du bon sens mais n’apparait pas si évident au vu de ce qui s’est passé avec les palmiers de l’uniformité!

b.k.

Pour citer ce billet :

Bachar.

Maghreb le 14 aout 2015.

“Les palmiers de l’uniformité (2)….Après deux hivers…”

par Keira

Publié sur RURAL-M Etudes sur la ville Réalités URbaines en Algérie et au

Publié le septembre 22, 2014

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

En 1953, le maire d’Alger confie à Fernand Pouillon la construction de plusieurs projets d’habitat de masse, dont celui de Diar Essada (photos ci- dessous).

de masse, dont celui de Diar Essada (photos ci- dessous). — photo Bachar k. 2014 —

photo Bachar k. 2014

Diar Essada (photos ci- dessous). — photo Bachar k. 2014 — photo Bachar k. 2014 Face

photo Bachar k. 2014

Face au problème de la quantité, et à défaut de parler de « qualité » qui reste difficile à définir, on peut néanmoins affirmer, sans crainte de se tromper, que F. Pouillon à répondu par la variété dans la typologie des bâtiments et le traitement des espaces et des volumes, aussi bien intérieurs qu’extérieurs. Présentant un intérêt certain pour la composition urbaine (barres, tours, dallages, galeries, fontaines, sculptures, jardins…) et le souci du détail, ses réalisations n’ont rien à voir avec les cités de logements à typologie extensive, répétitive qui nourrissent l’uniformité et la monotonie des paysages des périphéries urbaines algériennes du Nord au Sud du pays, depuis plus quatre décennies.

B.K.

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

Pour citer ce billet : “La cité Diar Essada ”

sur la ville – Réalités URbaines en Algérie et au Maghreb le 22 septembre 2014. Lien

par Keira Bachar.

Publié sur RURAL-M Etudes

Publié le novembre 3, 2013

« piétonniers » ? Publié le novembre 3, 2013 — Le centre-ville de Tipasa 2013 photo

Le centre-ville de Tipasa

2013

photo Bachar k.

Etant donné l’augmentation du nombre des véhicules particuliers ces dernières années, il est

devenu difficile de circuler et trouver une place pour se garer, en particulier dans les centres-

villes algériens qui datent pour la plupart du 19 ème siècle (tracés en damier de l’époque

coloniale) et dont les rues n’ont pas été conçues pour un tel trafic.

judicieux de réfléchir à en réserver l’accès uniquement aux piétons ? On y gagnerait au moins

deux choses importantes : moins de stress et moins de pollutions…

Dés lors, ne serait-il pas

Publié le août 30, 2013

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville — Photo Bachar k. 2013 La

Photo Bachar k. 2013

La clémence du climat, la verdure et la présence de la mer, constituent des atouts naturels à l’avantage des communes du littoral algérien, d’où l’attrait toujours très fort exercé par ces

dernières, et l’une des raisons de la difficulté d’inverser la tendance de la littoralisation pour appliquer la stratégie de rééquilibrage territorial préconisée par le SNAT, avec le

développement volontariste des Hauts-plateaux et du Sud. (photo Bachar k.

2013)

Publié le août 13, 2013

Le jardin d’Essai d’Alger Publié le août 13, 2013 — Photo Bachar k. 2011 Créé en

Photo Bachar k. 2011

Créé en 1832, sur les plans de l’architecte français Regnier, le jardin d’ Essai d’Alger présente plus d’un millier d’espèces végétales différentes qui se déploient sur plusieurs dizaine d’hectares. Fermé pour travaux de 2001 à 2009, mais heureusement rouvert depuis Mai 2009, cet espace unique, à la fois pépinière, centre de recherche et jardin public, constitue un véritable joyau de verdure luxuriante au cœur de la capitale, rehaussé par la présence de la baie d’Alger et de la mer Méditerranée au Nord.

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

Publié le juillet 26, 2013

dans les pays du Maghreb Publié le juillet 26, 2013 — Zone steppique au centre des

Zone steppique au centre des

Hauts-plateaux

algeriens

Photo Bachar K. 2012

Les terres des pays du Maghreb sont particulièrement menacées par la désertification, ce

processus de transformation d’une région semi-aride en une zone aride et désertique, et que la Convention des Nations Unies de Lutte contre la

Désertification (UNCCD, 1994), désigne comme « la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines ». La progression de l’ensablement n’épargne ni les terres agricoles, ni les agglomérations, elle affecte, entre autres, les modes de vie des populations, la biodiversité, et les ressources en eau. C’est pourquoi la Lutte Contre la Désertification (LCD) est un volet important des programmes de développement des pays concernés, même si, sur le terrain, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes.

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville

Publié le juillet 17, 2013

dominé par le Béton Armé Publié le juillet 17, 2013 — Photo Bachar k. 2010 Du

Photo Bachar k.

2010

Du Nord au Sud, et d’Est en Ouest, l’Algérie est un vaste chantier ou domine le système constructif « poteaux-poutres » en Béton Armé.

24/11/2017

une image, une réalité | RURAL-M Études sur la ville