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Ce qu'est vraiment la foi

Les 53 sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N° 39
(Le Sermon du 13° dimanche après Pentecôte)
« Jésus guérit dix lépreux. Ce qu’est vraiment la foi. »
- Luc XVII –

Cet acte fut donc une preuve de ce que peuvent la ferme volonté et
l’inébranlable confiance, lorsque toutes les deux dominent
complètement l’âme.
Je dis aussi cette fois aux disciples, quand ils me prièrent de
renforcer leur foi : « Si vous aviez la foi de la taille d’un grain de
sénevé, vous pourriez dire à ce mûrier : déracine-toi et plante-toi
dans la mer ! Il vous obéirait. »
Ce que ces paroles signifient spirituellement, je le montrai justement
peu après avec la guérison de ces lépreux, afin que mes disciples
puissent voir l’efficacité de la foi qui, en beaucoup d’occasions leur
manquait à eux-mêmes.
Et puisque cet exemple de foi ferme a été choisi comme texte de
l’écriture pour ce sermon dominical, nous voulons considérer
précisément ce que veut dire « croire », parce que ce mot est en vérité
dans la bouche de beaucoup, mais dans le coeur de bien peu.
Dans le sermon précédent je vous expliquai l’amour de soi-même et
l’amour du prochain ; dans le sermon de ce dimanche vous
apprendrez au contraire à connaître ce que signifie et ce que veut dire
« avoir la foi », car ces mots sont souvent prononcés avec beaucoup de
facilité, mais à peine un sur mille à peu près les comprend
spirituellement dans leur plus haute signification.
Or, que signifie vraiment « avoir la foi » ? La majeure partie de vous
répondrait de cette façon : « Avoir la foi veut dire être convaincu que
cette chose ou celle-là est vraiment telle qu’elle est annoncée ou
expliquée » ; ou bien « Avoir la foi, veut dire : S’appuyer sur la véracité
reconnue de celui qui dit ceci ou cela », oui bien : « J’ai foi en cette
chose pour le fait que c’est cet homme qui me l’a dite, et que je lui
prête beaucoup de confiance au point d’en être persuadé ». Partout
vous recevez de telles réponses ou autres semblables ; cependant
toutes celles-ci sont là pour montrer sur quels faibles fondements
s’appuie cette foi.
Ce n’était pas d’une semblable foi que j’entendais parler lorsque je dis
à mes disciples : « Si vous aviez la foi, vous pourriez déplacer des
montagnes ! »
La foi que j‘enseignais à me disciples et dont je voulus montrer
pratiquement la puissance et la rendre compréhensible en plus d’une
circonstance, de même qu’en celle de la guérison des dix lépreux, est
dans le monde spirituel une force de très loin plus puissante que vous
ne le croyez et l’imaginez, car une telle foi est la ferme conviction que
telle ou telle chose doit irrémédiablement arriver.
Cette foi est une intromission dans mon pouvoir, c’est une
participation à Ma toute puissance que j’accorde volontiers à ceux qui
vraiment méritent le nom de « Mes enfants », lesquels notez-le bien,
n’abuseront jamais de cette extraordinaire puissance, parce qu’ils
voient bien trop clairement combien grand est un semblable don de la
part d’un créateur Tout-Puissant, don que seul un fils aimant peut
recevoir du Père.
Cette foi, cette intime conviction était, et est, celle qui autrefois
manquait à mes disciples, et comme encore présentement elle
manque presque à tous les hommes ; et c’est pourquoi je veux vous
encourager à tendre de tout votre zèle à l’obtention d’une telle foi, qui
en vérité trouve ses bases dans l’amour pour Moi ; parce que, bien
que pour l’obtenir ce ne soit pas si facile, comme de prime abord il
pourrait le sembler, en raison du fait qu’il faut pour atteindre un tel
but, un grand empire sur soi-même et une grande pureté de moeurs ;
cependant vous pouvez dans le moments de très grande inspiration
vous rendre partiellement participants de cette foi, de la Divine
puissance qui en dérive, parce que vous avez finalement saisi le
concept de ce puissant instrument de la Puissance de Mon amour
Divin, moyennant lequel je veux éduquer mes enfants afin qu’ils
deviennent Mes coopérateurs.
Vous ne comprenez pas encore les mots « Je veux », parce qu’ils se
fondent sur la foi ; et ce que l’on veut doit aussi irrévocablement
arriver.
Cette puissance de la volonté est cette foi qui peut faire déplacer les
montagnes, c’est-à-dire qui se sert des lois les plus cachées de la
nature, ignorées encore de l’homme, c’est-à-dire de l’intelligence
humaine, pour rendre possible selon ces lois plus d’une chose qui
jusqu’alors appartenait à l’impossible, ou qui plutôt jusqu’à présent
était estimée telle.
Mais faite bien attention ! En ces cas, tout ce que vous voulez, doit
être voulu uniquement et seulement à des fins purement spirituelles,
et en second lieu seulement par mon intermédiaire et Ma Puissance,
car sans elle vous êtes impuissants.
Qu’est d’autre l’imposition des mains dans l’application du
magnétisme, sinon la force de volonté qui s’accompagne de la foi
ellemême,
laquelle fermement et inébranlablement confiante en Moi,
enlève en peu de temps des maux qui autrement auraient subsisté
encore longtemps ?
A cette foi tout cède ; non pas par un effet qui soit à rechercher à
l’extérieur du cercle des lois naturelles ! Mais bien plutôt de telles lois,
qui jusqu’à présent s’étaient dérobées à la connaissance et à
l’application de la part des hommes, se mettent à leur disposition et
leur obéissent seulement dans la mesure où ils sont des êtres
spirituels et Mes descendants, tandis qu’elles se moquent de l’homme
matériel, de ses subtilités et de ses investigations.
Cependant, dès que cette foi vivante a placé des racines assurées
dans le coeur de l’homme, vivront aussi en lui la reconnaissance et le
sentiment de devoir des remerciements pour le don splendide reçu du
haut des cieux.
Déjà dans l’évangile du sermon précédent ce fut un samaritain qui
dut servir aux prêtres et aux pharisiens d’exemple, parce qu’on ne
doit rien mépriser dans la vie, et moins que toute autre chose,
l’homme à n’importe quelle tribu qu’il appartienne et quelle que soit
son origine ; et cette fois aussi ce devrait être justement un homme de
cette tribu si méprisée pour confondre les juifs hautains et
orgueilleux qui se jugeaient tellement meilleurs que les autres ; de
sorte que ce fait vînt leur prouver que personne n’est si mauvais au
point de ne pas pouvoir exercer l’amour du prochain, et qu’en lui on
ne puisse trouver pas même une bonne qualité ; alors que bien
souvent ils sont meilleurs que beaucoup d’hommes jouissant d’une
grande estime et haut placés. Et cet exemple vaut aussi pour vos
temps, où nombreux sont ceux qui regardent leur prochain de haut
en bas comme le faisait ce pharisien avec le publicain, ou bien comme
le juif quand il regardait un Samaritain.
Ainsi en sera-t-il aussi des dons de grâce dans la vie des hommes ; et
à se réjouir des beaux résultats il n’y aura seulement que ceux qui
auront une foi ferme et confiante en Moi; et qui, de leur tout aussi
ferme volonté, après avoir fait tout ce qui leur aura été commandé,
reconnaîtront humblement n’être que d’inutiles serviteurs, et n’avoir
accompli seulement que leur devoir et rien de plus.
A l’occasion de cette guérison, je permis qu’à côté de la foi ferme se
rendissent manifestes aussi, la vertu spirituelle la plus précieuse,
c’est-à-dire, la gratitude, et celle placée à l’opposé de celle-ci,
l’ingratitude.
Un bienfait reçu qui n’engendre pas un sentiment de gratitude envers
le bienfaiteur, montre que le bénéficiaire ne sent pas vraiment le
bienfait, ou bien ne le sent qu’en partie. Quand il y a le bienfait, et
qu’au moment de le recevoir, ne sont pas éveillés l’amour envers le
bienfaiteur et l’humilité avec la reconnaissance de sa propre
insuffisance, et que celui qui le reçoit ne le trouve pas digne de
reconnaissance, celui-là montre son orgueil ou son indifférence, ou
bien son mépris ou tout bonnement l’aversion envers son bienfaiteur ;
et même qu’il lui déplaît que les circonstances aient été telles, au
point de l’obliger à être reconnaissant envers autrui.
La gratitude couplée à l’humilité, est de nature céleste ; l’ingratitude
au contraire est de nature infernale.
A cet homme, conscient de son origine divine, qui vise seulement au
bien qui peut lui provenir du ciel, et qui, humble et reconnaissant,
dépose de nouveau sur l’autel de l’amour tous les dons qu’il reçoit du
ciel, à celui-ci, sera renforcée la puissance de sa volonté au moyen de
Ma volonté. En de semblables coeurs vit, comme fruit de la foi, la
conviction qui procure à l’homme la béatitude dont peut jouir
seulement le fils qui reconnaît la Puissance de son Père aimant, et qui
sait comment elle se tient à sa disposition chaque fois qu’il veut
l’employer justement.
Efforcez-vous de parvenir à cette conscience, à cette dignité ; et quand
vous montrerez votre gratitude avec un amour toujours croissant
envers le Père, alors aussi la réalisation de ce que vous aurez voulu
accomplir, couronnera vos aspirations.
Et selon la mesure de votre foi, vous serez ensuite de degré en degré
préposés à la tutelle d’autres êtres, auxquels vous ferez aussi
connaître, ce que durant votre vie je vous fis souvent éprouver, c’està-
dire, l’amour infini du Père, dès lors que vous aurez appris à croire
et à avoir fermement confiance en lui.
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer