A PROPOS DES COMPTEURS LINKY

Document établi par Lucien-Alexandre Castronovo
pour la réunion-débat qui a eu lieu le 22 novembre 2017

Pour information :
Etonnamment, la pose des compteurs ne repose pas sur un avenant au contrat initial d'abonnement, ce qui revient à une
modification unilatérale des termes de ce contrat initial.

Pourquoi ces méthodes de voyou ?
EDF a un déficit de 5 milliards à combler. Et cette opération d'enfumage que sont les compteurs (dits intelligents) est une bonne
occasion de s'y retrouver commercialement, avec le remplacement de 35 millions de compteurs.
Lorsque tous les compteurs seront installés, on devrait assister à la suppression de quelque 10.000 emplois, ce qui serait aussi un
moyen de renflouer les caisses.
Autre effet commercial : la durée de vie des compteurs Linky est estimée à 10-15 ans. Et savez-vous quelle est celle des compteurs
actuels ? Entre 50 et 60 ans. On comprend ce qui arrivera avec les compteurs Linky au bout de leur durée de vie, il faudra les
changer encore une fois.
J'ai reçu de nombreux témoignages sur les problèmes posés avec les nouveaux compteurs : incendie, pannes diverses,
dérèglements électriques (donner des exemples : photo, boucher de Célony), déclenchements de problèmes de santé, notamment
chez les personnes âgées, vulnérables, vivant seules, ou sensibles ou hypersensibles aux ondes électromagnétiques (qui s'ajoutent à
toutes celles des appareils déjà connectés).

Nos actions au conseil municipal et dates repères :
Nous avons donc alerté Maryse Joissains sur tous ces points et lui avons demandé de prendre une position claire d'interdiction
d'installation des compteurs. A ce jour, près de 450 communes l'ont fait.
- Conseil municipal du 22 mai 2016 : je pose une question orale.
- CM du 18 juillet 2016 : débat avec des représentants d'Enedis
- CM du 23 septembre 2016 : délibération interdisant l'installation des compteurs dans les bâtiments et équipements communaux
- Le 28 avril 2017 : j'adresse un premier courrier à Maryse Joissains accompagné d'une proposition de délibération inattaquable
juridiquement pour protéger l'ensemble de la commune par la voie d'un refus du déclassement des compteurs existants et de leur
élimination.
- Au CM du 20 juillet 2017 : une délibération (plus de 500 pages) est inscrite à l'ordre du jour qui prévoyait d'autoriser l'installation
des compteurs. Elle a été retirée en séance.
- Au CM du 29 septembre 2017 : toujours rien, je ré-interroge, on me répond que la Ville donnera sa réponse bientôt. Dans la
discussion, j'ai fourni quelques éléments d'information, que la maire a qualifiés de nouveaux, en tout cas pour elle, et qui méritaient
d'être étudiés.
- Le 23 octobre 2017 : j'adresse un second courrier encore plus circonstancié avec la même proposition de délibération. A ce jour,
toujours rien.
Mais le temps passe et Enedis a toujours les mains libres pour poursuivre son opération.

Quelques éléments pour comprendre le droit de refuser

Sur la propriété des compteurs :
C'est le point essentiel à prendre en considération. Les communes sont et restent propriétaires des compteurs d'électricité même
lorsqu'elles ont délégué leur compétence à un syndicat départemental d'énergie qui aurait bien du mal d'ailleurs à attester qu'il en
est devenu propriétaire puisqu'il ne peut en fournir aucune preuve écrite figurant dans ses statuts et dans les contrats avec les
communes.
C'est ce que j'ai rappelé dans ma proposition de délibération pour interdire la pose des compteurs.
L’Association des maires de France confirme que "la mise à disposition n’emporte pas transfert de propriété" :
http://www.amf.asso.fr/document/index.asp?DOC_N_ID=7618

En outre, il est à noter que :
— en cas de désaffectation d’un bien du domaine public d’une commune mis à la disposition d’un établissement public, la commune
recouvre l’ensemble de ses droits et obligations sur ce bien,
— la destruction, l’élimination ou le recyclage des compteurs électriques existants implique leur aliénation, ce qui suppose une
décision préalable de déclassement,
— la décision de déclassement d’un bien va au-delà d’un simple acte de gestion relevant de la compétence de l’établissement public,
— la commune, en tant que propriétaire des compteurs, est seule compétente pour prononcer le déclassement d’un bien de son
domaine public, et son élimination,
— donc l’établissement public ne peut pas aliéner les compteurs existants sans le consentement préalable de la commune et le
déclassement préalable desdits compteurs.
— ces compteurs sont imposés par l'Europe alors que l'Allemagne, l'Autriche et la Belgique les ont refusés, ce qui montre le
caractère non obligatoire du compteur Linky.

Aucune obligation d'installation pour les clients :
Aucun texte légal ou réglementaire ne fait état d’une quelconque obligation – nous disons bien obligation – pour un client d’installer
un compteur communicant LINKY (ou autre) à son domicile.
Dans la directive 2009/72/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 établissant des règles communes pour le
marché intérieur de l’électricité et abrogeant la directive 2003/54/CE, au chap. II, art.3, alinéa 11, on lit en effet ceci :
"Afin de promouvoir l’efficacité énergétique, les États membres ou, si un État membre le prévoit, l’autorité de régulation,
recommandent vivement aux entreprises d’électricité d’optimiser l’utilisation de l’électricité, par exemple en proposant des services
de gestion de l’énergie, en élaborant des formules tarifaires novatrices ou, le cas échéant, en introduisant des systèmes de mesure
ou des réseaux intelligents."
Il s’agit bien ici d’une simple recommandation et non d’une obligation.
Sur les avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail :
Le premier est paru en décembre 2016 et le deuxième révisé en juin 2017 relatif à l'évaluation de l'exposition de la population aux
champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants.
Le 15 décembre 2016, l'ANSES a bien rendu un avis mais dont la teneur reste insuffisante voire ambiguë. Il est donc patent que
l'avis de l'Agence ne repose pas sur des données définitives qui seules sont en mesure d'être fiables quant aux conséquences
sanitaires et de rassurer ainsi les populations.

Les éléments éléments recueillis auprès de nombreux habitants aixois suscitent de vives inquiétudes chez eux parce qu'ils sont
contraires aux recommandations de l'Agence.
"Dans le but d’améliorer l’information sur l’environnement des usagers, l’Agence engage les opérateurs impliqués dans le
déploiement de ces nouvelles technologies à fournir une information claire et facilement compréhensible aux usagers quant à leurs
modalités de fonctionnement actuel et futur, incluant notamment la fréquence et la durée des expositions aux champs
électromagnétiques auxquelles ces technologies peuvent conduire." […]
"La question de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques devrait alors être anticipée et systématisée dans cet
environnement évolutif. Aussi, l’agence recommande que le développement des objets connectés s’accompagne de la définition de
méthodes et outils (normes techniques) propres à assurer une caractérisation de l’exposition des personnes."

Les sous-traitants locaux opérant pour le compte d'ENEDIS n'informent pas du tout les habitants et usent d'aggressivité, de
mensonges et de menaces brutales ("les compteurs appartiennent à ENEDIS, si vous refusez, vous recevrez une forte amende, nous
allons intenter un procès qui vous coûtera cher", etc.) pour tenter d'intimider les clients, en particulier les personnes âgées,
vulnérables ou non informées, et les forcer à accepter l'installation alors que la pose de ces compteurs n'est pas obligatoire.
- Les installateurs ne respectent pas les "sommations de ne pas faire" dûment établies par voie d'huissier ou les courriers RAR
affichés sur les anciens compteurs, les portes palières et les entrées de résidences. Ils interviennent souvent par harcèlement, par
ruse ou sans en avertir les propriétaires et les locataires ou en profitant de leur absence. Ils contreviennent à l'interdiction de
pénétrer dans des lieux privés, en violation totale des articles 226-4, 222-19, 322-5 et 223-1 du Code pénal.

A titre personnel, jusqu'à ce jour, j'ai réussi à empêcher l'installation des compteurs dans ma résidence en ayant affiché tous les
documents juridiques établissant mon refus et en informant ENEDIS et ses sous-traitants que je porterai plainte contre tout non
respect de ma volonté. Mais, beaucoup de personnes, dont des personnes vulnérables ou fortement sensibles aux ondes
électromagnétiques, sont peu ou mal informées sur le déploiement des compteurs et sont désemparées face à l'absence de
protection officielle de la commune.

Alors qu'ENEDIS envoie des millions de circulaires de propagande aux clients et
des fins de non recevoir à ceux qui ont effectué des démarches officielles de refus
un peu partout en France, des habitants constatent déjà des dégâts causés par la
pose des compteurs : pannes diverses (dont arrêt de chaufferie au voisinage des
compteurs), coupures de courant de longue durée, personnes sensibles aux ondes
électromagnétiques obligées de quitter leur logement pour aller se protéger chez
des parents, des amis ou des voisins, certaines de personnes ne peuvent de
surcroît hélas pas quitter leur lieu de travail quand il est déjà muni d'un
compteur.

Assurances :
Pour rappel, en cas de dégâts, ENEDIS dégage sa responsabilité et les assurances personnelles ne couvrent aucun dommage.
La société EDF ASSURANCES (Immatriculation RCS Nanterre 412 083 347, au capital de 39 000 euros), est une société de "courtage
d’assurances et de réassurances" et non une compagnie d’assurance, comme le prouve son extrait Kbis : la société EDF
ASSURANCES n’est pas un assureur de dommages.
Par conséquent, la SA ENEDIS, en tant que personne morale assurant la promotion du LINKY dont elle a apposé la marque sur le
capot en plastique jaune du compteur mis en place chez les abonnés, contrevient à l’obligation d’assurance à laquelle elle est tenue
au titre de l’article 1792-4 du Code civil.
Ce défaut d’assurance prive ENEDIS de toute possibilité de contraindre ses clients à accepter le LINKY et ses risques, car personne
ne peut contraindre quiconque à assumer un risque pour lequel il n’est pas assuré.
Si ENEDIS n’est pas assuré, les collectivités locales censées prendre le relais en cas de sinistre ne le sont pas non plus, si l’on en
croit les exceptions prévues par GROUPAMA dans le cadre de sa police VILLASSUR pour les collectivités.
Les collectivités ou leurs représentants peuvent donc faire l’objet de poursuites au civil comme au pénal car aucune compagnie
d’assurances depuis 2003 ne couvre les risques et dommages résultant d’une technologie liée aux champs électromagnétiques. Ce
manquement constitue à lui seul un motif de refus du compteur LINKY.
Or, 160 incendies ont été comptabilisés en France en 2016, année où a débuté le déploiement.

Sur le principe de précaution :
Pour agir en tant que collectivité, il est recommandé de se prévaloir du principe de précaution inscrit dans la
Constitution.
Le magazine mensuel UFC-Que Choisir avait dans un premier temps publié un dossier qui prenait position sur
les compteurs LINKY en minimisant les risques, effets et conséquences entre autres sur la santé. Or, en
septembre, le magazine a publié une nouvelle enquête, "Compteurs LINKY, le dossier noir", après avoir reçu
des milliers de lettres et de mails de ses lecteurs qui ont décidé de se désabonner. Il faut savoir que cette
revue est subventionnée par la DGCCRF à hauteur d'un million d'euros annuels. Le revirement d'UFC-Que
Choisir peut sans doute s'expliquer par le fait que la perte de milliers d'abonnés risquait d'être plus
dommageable pour ses comptes que la suppression ou la réduction de sa subvention. L'UFC-Que Choisir se
prévaut d'être indépendante mais elle est bel et bien rattachée au ministère de l'économie et peut avoir des
comptes à rendre si elle ne s'inscrit pas dans les directives de l'Etat.

Faisons-nous peur un peu plus :
Il faut cependant savoir que nous avons à connaître une autre partie avec l'annonce de l'installation des compteurs GAZPAR dans les
mêmes conditions, et plus tard celle des compteurs d'eau. Il faut d'ores et déjà s'y préparer.
Les consignes données par Enedis aux installateurs
Deux liens précieux :

Un dossier complet avec toutes les infos juridiques sur les compteurs :
http://refus.linky.gazpar.free.fr/
Pour les communes :
http://refus.linky.gazpar.free.fr/delibs-anti-linky-pas-annulees.htm

LINKY : l’ANSES trompée par ENEDIS, les citoyens trompés par l’ANSES

Le programme LINKY est évolutif, l’ANSES ne sait pas ce qu’ENEDIS injectera demain dans les circuits électriques des logements. Ce
sont trois programmes de compteurs communicants qu’il faut prendre en compte (LINKY, GAZPAR, "eau"). La question des ondes
est loin d’être la seule en jeu.
Comme cela était prévisible, l’ANSES a rendu, à propos des ondes électromagnétiques générées par le système LINKY, une étude
lénifiante dont le seul objectif semble être de faire le jeu de l’industriel ENEDIS et de son compteur communicant LINKY. En effet, il
est impossible de rendre compte aujourd’hui des dangers qui seront causés demain par le système LINKY qui, de l’aveu même de
l’industriel ENEDIS, est "un système évolutif". ENEDIS se vante même de n’être "qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les
potentialités de ce compteur "(*).
Par ailleurs, le fait d’être soumis à des ondes électromagnétiques "dans les normes" ne prouve en aucun cas qu’il n’y a pas de
danger sanitaire comme l’ont hélas montré des dossiers dramatiques comme l’amiante, le tabac, la radioactivité, les OGM, les
pesticides, pour lesquelles d’innombrables études avaient aussi "prouvé" l’absence totale de risque… jusqu’à ce que des millions de
gens soient reconnus victimes.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît d’ailleurs une très forte inconnue concernant l’exposition "faible mais
prolongée" aux ondes électromagnétiques (**). Or, à supposer que l’exposition causée par les compteurs communicants soit
réellement faible, elle sera en tout état de cause prolongée… puisque permanente. Il ne faut d‘ailleurs pas oublier que ce n’est pas
UN mais TROIS programmes qui sont lancés, électricité (LINKY), gaz (GAZPAR), eau, et que chaque logement est donc susceptible
d’être doté de trois compteurs communicants, sans oublier les innombrables appareils qui vont être installés dans les rues pour
capter, transporter et concentrer les informations, puis les réexpédier par téléphonie mobile.
C’est donc dans un véritable "bain" d’ondes électromagnétiques de différentes fréquences et intensités que les habitants vont être
plongés de façon permanente, avec probablement de très graves conséquences sanitaires dans quelques années… ou même
quelques mois.
Il est évident que le "camp du LINKY" (ENEDIS, ErDF, le gouvernement, l’association des maires de France, les présidents de
syndicats départementaux de l’énergie, etc.) va instrumentaliser cette étude complaisante pour décréter que le débat sur le
compteur linky est "clos".
Or, non seulement la question des ondes électromagnétiques reste totalement posée comme expliqué ci-dessus, mais il ne faut pas
oublier qu’elle est loin d’être la seule en jeu. Il est ainsi injustifiable écologiquement et irresponsable financièrement (au dépend des
usagers) de se débarrasser de 81 millions de compteurs actuels, 35 pour l’électricité, 35 pour l’eau, 11 pour le gaz, en parfait état
de marche.
Mais il est tout aussi inacceptable de laisser les opérateurs capter, par le biais des compteurs communicants, d’innombrables
informations sur la vie privée des habitants. A ce jour, ces informations ne peuvent être utilisées qu’avec l’accord de l’usager mais,
une fois les compteurs en place, rien ne sera plus facile que de décréter, sous prétexte de "relancer la croissance" ou de "rechercher
les terroristes", que ces informations seront utilisables à des fins commerciales et policières. Les prétendues "garanties" apportées à
ce sujet par la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) sont donc tout aussi inutiles et trompeuses que l’étude de
l’ANSES concernant le risque sanitaire.
Les citoyens doivent donc continuer à refuser de façon de plus en plus importante l’installation des compteurs communicants, que ce
soit à titre individuel ou par décisions municipales. Plus de 400 communes se sont engagées à ce jour malgré les intimidations
d’ENEDIS et des autorités. Et, contrairement à ce qui est prétendu ici où là, aucune délibération municipale "anti-LINKY" n’a été
annulée, les jugements sur le fond par la justice administrative n’étant pas attendus avant fin 2017 ou 2018.

(*) http://www.erdf.fr/sites/default/files/DP_Signature-Convention_ERDF-ADEME.pdf
(**) http://www.who.int/peh-emf/about/WhatisEMF/fr/index1.html

Association nationale P.R.I.A.R.T.EM
(Pour Rassembler, Informer et Agir sur les Risques liées aux Technologies ElectroMagnétiques)
Extraits du communiqué de presse du 15 décembre 2016
PRIARTEM confortée dans sa demande de moratoire par l’avis de l’ANSES

L’ANSES a rendu public le 15 décembre le rapport sur les compteurs intelligents. Ce rapport est une réponse à une saisine de la
Direction générale de la santé (DGS) qui faisait suite à une demande de PRIARTEM laquelle réclamait parallèlement un moratoire sur
le déploiement dans l’attente de données sanitaires.
Sur le fondement scientifique de l’avis, on note que l’Agence précise qu’"actuellement, il n’existe pas de littérature scientifique
traitant spécifiquement des effets sanitaires à court ou long terme de l’exposition aux compteurs communicants ». L’ANSES précise
même que "concernant les effets à long terme, les conclusions du rapport de l’Agence publié en 2009 sont toujours d’actualité.
Ce rapport disait que "Peu d’études expérimentales et épidémiologiques sont disponibles concernant les effets des champs
électromagnétiques des fréquences utilisées (par le CPL) sur la santé. L’analyse des études disponibles ne permet pas de conclure
définitivement quant à l’existence ou non d’effet délétère lié à des expositions aux radiofréquences dans la bande 9 kHz-10 MHz à
des niveaux non thermiques."
C’est sur la base de ce constat que s’appuyait notre demande de saisine de l’ANSES en 2015.
L’Agence nous dit aujourd’hui qu’on en est au même point.Toute conclusion sanitaire ne peut, dans ces conditions, qu’apparaître peu
robuste scientifiquement. Si l’ONG PRIARTEM soutient les recommandations de l’Agence quant aux axes de recherche à développer
et quant à la nécessité d’un suivi précis des expositions, elle ne peut qu’en déduire que, plus que jamais, il faut protéger les
populations de cette exposition chronique dont on ne connaît absolument pas les effets, ni avant, ni après la lecture du rapport.

www.priartem.fr
www.electrosensible.org

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