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RAPPORT DE STAGE

SUR LES MCTHODES D’ANALYSES DES SOLS
AUX S.S.C. DE BONDY ORSTOM

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RE PARTIE . . r

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MAURICE SAFA
O.R.S.T.0.M‘ Fonds Documentaire

INTRODUCTION

. Le présent rapport mentionne uniquement les principes des
différentes méthodes d'analyses que jlai eu à faire au laboratoire de chimie
des Services Scientifiques Centraux'de BONDY (FRANCE). .

I1 serait supperflu de donner les modes opératoires et les méthodes
de calculs, compte tenu de l'harmonisation des méthodes qu'on aura avec le
. consultant dès notre retbur au pays.

Je voudrais toutefois souligner que des manipulations techniques
ont été faites avec des techniciens du laboratoire de BONDY s u r des s o l s de
différents pays.

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- 1
ANALYSE DE PHOSPHORE DANS LE SOL ' !
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..: .. . e - .
-1
.Ø Le phosphore est un &ment* très important, qui est souvent un -_-
factealimitant de lá -prödüT€Töñ-végétale, 'et joue un rôle spécifique
* .
da&' I

le mCtabolisme chimique et biologique du sol., -
~ ...
/
11:donvient de déterminer : - .

- d'une part, les réserves en cet élément, c'est-à-dire le phosphore total.
- d'autre part, la fraction facilement déplaçable ou encore assimilable.
. - Enfin, il est utile de fractionner les différentes formes sous lequelle
phosphore existe.dans le sol, -pourfaciliter l?interprétation des analyses
précédentes et mieux caractériser le.sol.

1 - PHOSPHORE TOTAL
- i

La méthode utilisée-est l'attaque mitrique.
Le principe repose sur l'extraction de l'échantillon par l'acide--
nitrique concentré et bouillant, la précipitation du phosphore 2 l'état de c
phospho-molybdate d'ammonium, la dissolution du précipité par un excès de
soude N/5 et le titrage par l'acide sulfurique N / l o .
I1 faut noter que la filtration peut s'opérer s u r un petit filtre
plat, mais de préférence sur un microfiltre de llMAUME" placé sous une pompe
à vide. Ce microfiltre de "MAUMfP facilite le lavage et permet de récupérer
de très faibles quantités de précipités.

2 - PHOSPHORE ASSIMILABLE

La méthode utilisée est la méthode de BONDY (1967) qui découle des
modifications des méthodes OUEN et JACKSON.

Le principe de cette méthode est l'extraction du phosphore par un
réactif mixte, constitué d'un mélange de bicarbonate de sodium et de fluorure
d ammonium, tamponné à pH 8,5.
I1 y a une action conjuguée des anions COT-, F- et OH- sur les
différentes formes échangeables de l'anion PO -, liées aux ions Ca++,
Al+++ et.'+'eF 4
Dans les sols neutres, les résultats sont identiques ii c&x
de la méthode TRUOG, mais dans les sols acides ou calcaires ils sont supérieurs
et plus représentatifs de la richesse en phosphore assimilable.

et de la'présence des autres Cléments en particulier 1'azote.Le phosphore lié à l'aluminium est-extraitpar le-fluorured'ammonium 0. . Toutes les formes du' phosphore 'sont en équilibre entre elles. - . . Toutes ces formes sont des formes minérales non incluses. chaque plante peut réagir différemment en fonction de ses besoins propres. .Le phosphore existant à Ilétat soluble est extrait par le chlorure d'ammonium 1 N..s. . . Le phosphore d'inclusion est obtenu par différence entre le phosphore total et la somme des autres formes du phosphore. * . . 3 . l N. I . -. de son système racinaire. S -4- c .fer et fraichement précipité est extrait par la soude diluée 0 . dont chacune extrait une forme particulière de phosphore. il s'agit généralement -de la fraction-soluble -du--- phosphate de calcium. en effet. .. . . . Les autres constituent ..s et 7. .s N (il s'agit de la-fraction peu soluble de phosphate de calcium). b ' .t Le fractionnement de différentes formes de phosphore existant dans le sol s'effectue en traitant successivement un même échantillon par des solutions de nature et de concentration différentes. - 0 -. Le phosphore organique est obtenu en détruisant la matière organique par calcination.Le phosphore lié au calcium est extrait par l'acide sulfurique dilué-' 0.Le phosphore li6 au.s N B pH 7. Les meilleures conditions d'assimilation du phosphore se situent entre pH 6. Technique d*äñaTyse-rapide d'après 3aT méthbdë de CHANG . Interprétation des résultats : D a n s chaque cas.. Ce sont les ions phosphoriques absorbés et solubles qui servent à l'alimen- tation des plantes.une réserve ?long i terme. Ces ions représentent le phosphore assimilable.F'RACTI0N"T DES MlRHEs W PHOSPHORE DU SOL . il faut dresser une échelle de corrélation entre les teneurs en phosphore dosées et les résultats culturaux.et JACKSON. .

. humus etc) .. Suraun poids déterminé de sol. .. tartrates etc). Le filtrat est colorimétré . puis on amène à sec sur plaque chauffante. on ajoute un volume déterminé d'acide ' chlorydrique concentré et on le laisse chauffer pendant 5 heures sur plaque chauffante 5 la limite de l'ébullition de HC1. On y ajoute de l'hydrosulfite de sodium et on fait chauffer au bain-marie à 4OoC pendant 30 minutes. . goéthite).- complexe. Le filtrat est ensuite colorimétré. liaison avec de nombreux Cléments (phosphore. on ajoute l'eau distillée et on filtre. croÛtes.Fe' 2 ) ou . . 1 ..plantes . Le fer inclus*dansles minéraux s'appelle-fer total.( obligo-élément ) . alimentation des. D a n s les deux cas. on ajoute un volume déterminé de la solution mixte de tartatre et d'acétate.- Le fer libéré p'r l'altération des minéraux s'appelle fer libre. . On 1'extrait par des réducteurz' (dithionite. I Chimique : Oxydo-réduction.cuirasses. On détruit la matière organique par de l'eau oxygénée. 2 . le lavage se fait avec de l'acide chlorydrique N/20. sous -forme d'hydpoxydes amorphes Fe (OH) sous forme réduite . oxalate) et des complexants (citrates.FEX LIBRE . ' Physique : Formation des concrétïons.(. I1 est-extrait - par des acides forts. On centrifuge et on filtre.FEX TOTAL Sur un poids déterminé de sol. Le fer existe sous forme d'oxydes cristallisés (hématite. on reprend par de l'acide chlorydrique concentré pour redissoudre le fer. il faut préparer des gammes étalons.

l l e p a r fusion. i l s sont t r è s peu a t t a q u é s par l e r é a c t i f t r i a c i d e . . E l'analyse triacide. l ' o r i g i n e de l a f r a c t i o n soluble e s t p l u s d i f f i - c i l e Q i n t e r p r é t e r . Dans l e s zones de d é p a r t e t l e s arènes ou s u b s i s t e n t de nombreux minéraux aisément a l t é r a b l e s . _. d e s s i l i c a t & p r i m a i r e s ou secon. l ' a n a l y s e t r i a c i d e . ' Actuellement. On peut a l o r s déterminer avec une c e r t a i n e e x a c t i t u d e l e S . t r i a c i d e . une étude géochimique complète 'du s o l . . les s o l s contiennent encore des minéraux primaires. La s é p a r a t i o n chimique e n t r e une p a r t i e soluble constituée par l e s c o l l o l d e s e t l e s oxydes e t une p a r t i e insolubfe renfermant l e quartz e t l e s minéraux primaires r é s i s t a n t s . La i! p a r t i e a t t a q u a b l e ( p a r l e r é a c .-oxydesp l u s ou moins cristal- l i s é s . . I1 s e trouve que dans s o l s tropicaux moyennement a l t é r é s s e u l s s u b s i s t e n t l e s minéraux r é s i s t a n t s 23. -. I l devient a l o r s préférable de f a i r e l ' a t t a q u e s u r l e s f r a c t i o n s a r g i l e u s e s e x t r a i t e s (O . t i € . malgrè c e r t a i n e s l i m i t e s d'emploi q u i o n t C t C indiquées ci-dessus.I . . 1 de néoformation : a r g i l e s et'. permettant grâce à une étude minéralogique complémentaire d e déterminer l a composition de c e t t e f r a c t i o n . ce d e r n i e r é t a n t pratiquement non a t t a q u é (sauf dans l e cas i de quartz t r è s fina c 20) ou un début de d i s s o l u t i o n peut-être observé). J taqués. r a p p o r t s moléculaires c a r a c t é r i s t i q u e s de ces minéraux. comporte également l ' a n a l y s e du résidu de l ' a t t a q u e t r i a c i d e . hormis l e q u a r t z .silicatahydratés. S ' i l s ' a g i t de minéraux r i c h e s en s i l i c e . E l l e a l'avantage d'une t r è s grande r e p r o d u c t i b i l i t é .- silice.) k s t . . L'orthose e t l e s f e l d s p a t h s a l c a l i n s . composition centésimale b r u t e d e chaque élément . en p a r t i c u l i e r p a r l e mélange fluorhydrique . q&&M&läL- . les *- f e l d s p a t h s calcosodiques (LABRADOR) f o u r n i s s e n t plus de 80 % de r é s i d u s i n a t . La s é p a r a t i o n est particulièrement bonne dans l e s sols tropicaux très altérés.rlAe e. En conclusion. I Dans de nombreux-cas.. microscope électronique e t c ) . .pour l ' é t u d e de la5brites permet dans une c e r t a i n e mesure de s é p a r e r l e s éléments de c e S . d i v e r s constitúants. ' d a i r e s ( a r g i l e s ) J l ' a n a l y s e .2~ ou 0 . demeure une technique t r è s u t i l e pour l'dtud'e géochimique des a l t é r a t i o n s ' d a n s l e s s o l s t r o p i c a u x . en provenance i n d i s t i n c t e du q u a r t z . J 4 ~ Ô t ~ ~ ! . .perchlorique.. . Les a u t r e s minéraux p l u s basiques. est encore t o u t à f a i t v a l a b l e pour déterminer l e degré d ' a l t é r a t i o n du s o l e t f a i r e l ' é t u d e géochimique des composés secon- d a i r e s . de même q l e s micas sont t r è s fortement a t t a q u é s par l e r é a c t i f . .du s o l .c o n s t i t u é e essentiellement de minéraux.I1 e s t toujours u t i l e d'ailleurs t i t r e de comparaison d ' é t u d i e r l a nature de colloîdes par d ' a u t r e s méthodes physiques (rayon X ATD. t e l s que l e s amphiboles. ~ ) .Diopside) donnent des résidus supérieurs B 90 $. inventée par HARRISON.. a n a l y s ~ o t a. en p a r t i c u f i e r l a' : * . I ANALYSE TRIACÌDE .l e s pyroxènes ( E s t a t i t e . &. . d e même q u e .' 1 . . oÙ l ' o n a b o u t i t h une absence quasi t o t a l e d e s minéraux p-rimaires. .

. . p e r t e au f e u à 1000°C (pendant 4 h 00) . . c ) aux s o l s . ' 1 L'analyse des minéraux secondaires provenant de l ' a l t é r a t i o n s e f a i t par des a t t a q u e s aux a c i d e s f o r t s 3 mélange d ' a c i d e s sulfurique. I1 .. concrétions. s i l i c e aes Silicat- .I I . granulo- métrique (0a2 . . l'appliquer : -. _ . il a p p a r a i t p r é f é r a b l e d e ne pas-':. chlorhydrique e t n i t r i q u e d i t t r i a c i d e ou mélange d ' a c i d e n i t r i q u e e t perchlorique.. . ..20 -. .. . d'analyse sont l e s " a r g i l e s i t e t ¡es oxydes. ( 70 3 de quartz 3 mais a l o r s on. plus.c i r i s q u e n t d ' ê t r e t r o p remaniés. .I. . I Enfin e t puisque l e s matériaux l e s p l u s j u s t i f i a b l e s de ce type: ..23' 23' 2 5' Ca0 e t HgO.boz. pour' des r a i s o n s techniques facilement analysée.?. Na O. P O K20. d'autant. c r o û t e s ou sédiments calcaires ( ' 10 $) 3 dans d e t e l s cas l a p a r t i e non c a l c a i r e ( i s o l é e par a t t a q u e avec H c l d i l u é ) s e r a . que c e u x . . 7 / . pourra opérer sur une c e r t a i n e f r a c t i o n . . . 2 I.. b) aux s o l s contenant une p r o p o r t i o d t r o p grande. ~ .. -*. ' -4. .résidu quartz + minéraux primaires . - .SOP). . e t d e s oxydes Al O Fe O Tio2. . . Le dosage i comporte : ' I . e T a ) aux é c h a n t i l l o n s humifères de surface.

I1 se présente sous d i f f é r e n t e s formes : blocs. p a r t i c u l e s f i n e s .. calcaire a c t i f . 1 CaCO + 2 Hcl. I Sur l e plan physique d e s s o l s . . . c a l c a i r e s ) . .-. c a i l l o u x . il f a v o r i s e l ' i n s o l u b i l i s a t i o n de c e r t a i n s Cléments (phosphore. _ . ~e calcaire e s t Un . dépôts. I Sur l e plan chimique. . obligo-éléments). Hcl + NaOH >NaCl + H20 Le v i r a g e e s t à l a g o u t t e près. I I i 1 .. Un poids connu de s o l e s t a t t a q u é à f r o i d .. Le carbonate t o t a l e s t dosé par acidimetrie. .. -i' / . fer. - c . il forme des croûtes. . * c o n s t i t u a n t e s i e n t i e l rie c e r t a i n s sols (sols . I B . puis à chaud par un volume excédentaire d ' a c i d e f o r t d i l u é de t i t r e connu (1 N). . . . . .humus. CaCO 3 + Hcl excès >COz + H20 + Cacl 2 + Hcl excès I Cet excès e s t t i t r é en r e t o u r par l a soude de t i t r e connu en présence de phénolphtaléine. - .*-- I1 s e r t d'amendements pour l e s s o l s acides. . 11 f a i t effervescence-zavec les acides. . Cac12 + CO2 + H20 I 3 I1 peut ê t r e magn6sium:dolomie (CO ) mgCa. 3 2 Y..

l e s i o n s H+-e t 'U. Le r é a c t i f v i e r g e e s t t i t r é de l a même façon j l a d i f f é r e n c e de deux dosages donne l a somme des iops H+ e t A l + 3 déplacés. s o l u t i ó n ne provoque pas de changement de pH dans l e milieu. DETERMINATION DE H" ET A l + 3 EXHANGEILBLES PAR K c l 1N Na+ K+ . I) SOI H~ + ( C H ~ C O O~a-soi )~ Ca + 2 CH COO H 3 I 2) Sol A l 2 + 3 (CH C00)2Cac: 3 3 s o l Ca3+ 2 (CH coo) 3 3 AI i I e t (CH3COO) Al + 3 H20 ->6 CH COO H + 2 A l (OH) . . P a r contre.I i 3 3 -7-3 D a n s l e s deux cas (H+ e t A l+3) il y a a p p a r i t i o n d ' i o n s H+ en s o l u t i o n c --- sous forme d ' a c i d e acétique. Na) du s o l e t l ' i o n Ca d e . l a . c+ciu$ aqueux - Le s o l est mi's en c o n t a c t avec une s o l u t i o n n o r i a l e d ' a c é t a t e de L'échange e n t r e ¡es c a t i o n s alcalino-terreux (Ca. a c i d i t é mesurable par a l c a l i m é t r i e a p r è s s é p a r a t i o n des phases s o l i d e s e t l i q u i d e s . Cet a c i d e acétique e s t dosé en r e t o u r s u r l e f i l t r a t par NaOH N/SO en présence de p h é n o l p h t a l é h e . +3 provoquent l ' a p p a r i t i o n d'une. Mg) e t alcalins (K.

c e t t e méthode est imparfaite car l a l è r e a c i d i t é de l ' i o n Al+3 qui s e d i s t i n g u e d e deux a u t r e s commencent à .05 N suffit 5 v i r e r .+ C ' O KH 2 4 2 ' 2 4 I . I e . .. u Mgfe e t Na+ q u i ne nous i n t e r e s s e n t . L ' a c i d i t é dûe à A l + 3 est donc calculée par d i f f é r e n c e : Acidité t o t a l e . On peut même u t i l i s e r l a phénol- phtaléïne qu'un excès d ' u n e g o u t t e de Na0 H O.b l e u ) .'-. .6. l ' e x t r a i t .:. . l e s 2 équations s u i v a n t e s : 1) HC1 + CO K -XCl._ -. -.v e r t . 2 4 2 4 L ' a c t i o n de l ' o x a l a t e neutre de potassium s u r l ' e x t r a i t K C 1 se t r a d u i t p a r .que s e u l s e x i s t e n t dans l ' e x t r a i t e n ' p l u s d e s . Mais i c i l e v i r a g e n ' e s t pas a u s s i n e t qu'on l e s o u h a i t e r a i t c a r l e p r é c i p i t é d ' A l (OH) absorbe des i o n s e t en p a r t i c u l i e r des i o n s A l + 3 dans l e domaine 3 acide ce q u i é t a l e l e v i r a g e .. doute r e s t e n t . p s i c i .O .. I I pas tous sous forme d e A l + 3 .. Le masquage des i o n s se r é a l i s e aisément au moyen d e s i o n s C O . ! ' i I Acidité libre I HC1 + .ê t r e t i t r é e avant que t o u s l e s ions H+ l i b r e s ne l e s o i e n t . I N ou 0.. e t s i K+ l e s &hange. .i l s plus ou moins absorbés sur l a 'phase s ó l i d e . ne sont a * .-Al+3 + C O pour pK = 13. Acidité t o t a l e HC1 + AlCl + Na0 H-NaC1 + 3 NaCl + H20 + Al(@I) On opère en c- présence d'un a u t r e c3o l o r a n t dont l e virage s e s i t u e autour du p3' H 7 e t plus. . Le v i r a g e se s i t u e au voisinage de pH 3. . l e s espèces.Al+3(OH) e t Al+ (OHIz doivent auspi: * . . (bleu de bromothymol) (jaune . Dans ce q u i s u i t on supposera .Acidité l i b r e = A l+3 Un bon dosage des i o n s H+ suppose que l e s i o n s A l + 3 s o i e n t masqués (complexation) pour é v i t e r l e u r i n t e r f é r e n c e .*a .Na0 H -'7NaOH t-H20 en présence d'hélianthine-. . En f a i t . .(oxaliquks) e t avec une grande 24 efficacité : I - A l (C O )-.il e s t probable que l e s i o n s A l ' f i x é s sur l e complexe.(rouge -+jaune) i ou du bleu d e bromophénol (jaune-leu). En f a i t . l e s i o n s H" (H30+) i o s Ca e tP u+J. il n'est pas sûr q u ' i l s passent bien da& . .r' e x i s t e r . 3 s a n s . .

. suivie de filtrations.~ C O KH + NaOH*C O KNa + H20 2 4 . * . . . . il ne reste pl&s qu'.. -. . . . . 2) A1C13 + 3 C204 K2 ->(C2 04)3 Al + 6 KC1 . 2 4 ~a réactïon parasite ca++ + c O . Son emploi s o u s forme d'acétate permet de renforcer cet effet tampon (sel d'acide et de bases faibles) . La méthode utilisée est celle de SCHOILEXBERGER utilisant l'acétate d'ammonium qui est la plus utilisée. 2 C2 O4 K.sublimation par chauffage). AlCl3. . . des fGbles proportions existant normalement dans le sol. ._ ~ _' '_ . et dosé h l'absorption atomique le potassium et le sodium. 1'apparition d 'un huche non genant'. ~ . Nous avons employé plutôt la filtration.. D a n s le laboratoire de BONDY nous avons employé la méthode de l'extraction des bases par. .. . _.+ .0 4 ) 2 . L'apport successif de quantités de réactif neuf déplaceà chaque fois l'équilibre et tout le sol est bien mis en contact avec le réactif par agitation. de la J - facilité avec laquelle on peut s'en débarrasser ultérieurement si besoin est (eau régale .action alternative de suspension dans le liquidë. A l + 3 &tant bloqué sans provoquer l'apparition d''ion H+. o.. L'ion ammonium a été choisi du fait de son efficacité moyenne. A I . .son pouvoir tampon (acide faible).courantes de laboratoire. L'extrait est ensuite titré avec du complexon III EDTA pour le cas de calcium et magnkium en employant différents colorants.. etc. CATIONS ECHANGEABLES Les agents de déplacements des cations sont nombreux. sels neutres. I CAPACITE D'-E La détermination de la capacité clléchange d'un sol consiste h saturer son-complexe absorbant par un ion assez efficace et cependant assez facile h déplacer par la suite et finalement facile à doser $ar les méthodes. K + 3 KC1 . --c -. .A titrer l'acidité du bioxalate de K..2~ $ G 2 . provoquer . et de. . 2 4 . acides dilués..

l :ILq i $ </ Sur le culot on ajoute du KNO en excès. I ddtermination'des cations échangeables.T -v( . . '- . . I I . . .. . il e *-jqlm. pow*. également'exprimée en milli-équivalents 3 On établit loo .t C * V .? --cpfrF noter que le milieu (sel d'acides et des bases forts) n'étant pas tampomé. . . \ .* . . - .-..d'argile et de matière organique du complexe absorbant V est lié au pH par un coefficient de corrélation propre. la quantité de soude (2 N ) I à ajouter est d'. on filtre et on Climine -le filtrat.IS' et Na+).environ 2...de CaCIZ ( 1 N) en excès.. on filtre et on recueille 3 le filtrat j sur ce filtrat on détermine par complexométrie le calcium. c . Une autre relation lie les deux valeurs S et T : T . -_. '"LIC. . : .Mg*. . il ..cfaut y Pour le dosage manuel &=Ca+ ça. . En plus de sa valeur intrinsèque.s ml au lieu de 10 m l comme dans le cas de dosage i de Ca++ en milieu acétique (acétate d'ammonium). Le pH doit cependant être 12. . .pourcentage de saturation) Selon'les types.- _. . /. .. *. . cette quantité permet de calculer un rapport dont-la connaissance est précieuse -. .Si S représente la'somme.a . . . exprïmée en m i l l i équivalents des cations. . La méthode consiste-donc h saturer le sol avec une solution. 4 i f 6 r 7 c r c < u '( (y.~ " ~ s o l ...u d < G I?A "'1 h:'d.et T la capacité d'échange. qualités c ~ i m i . S = H+ échangeables . 1 ' échangeables (Ca".oo. . 1. .La dktermination de la capacité d'échange suit généralement la . *.

' . enfin il faudrait prévoir une centrifugeuse plus puissante si l'on veut doser les formes du phosphore. ". l'analyse triacide qui a une importance dans les sols tropicaux. degré dlévolution en particulier. / . CONCLUSION .les rapports entre les Cléments principaux des minéraux secondaires.. . L'application de la méthode de dosage du phosphore total doit se faire avec réserve surtout si le sol contient beaucoup de matière organique. I. I f De toutes ces méthodes.o. '. nécessiterait des appareils supplémentaires pour leur détermination dans le laboratoire de - BANGUI. notamment leur. ce qui n'a pas été mentionné-dans le rapport de mission de Monsieur PICC0I. .

S. . sous LA DIRECTION DE MONSIEUR B. D A B I N MAURICE SAFA Cole i '0 .C. DE BONDY ORSTOM ZÈME~PARTIE . R A P P O R T D E S T A G E SUR LES METHODES D'ANALYSES DES SOLS AUX S.

J. étant entendu que. P I N T A pour leur coopération et assis- tance. R--- .. je me suis intéressé surtout aux méthodes manuelles. tout le Personnel des Laboratoires de Chimie et de Spectrographie des' Services Scientifiques Centraux de BONDY pour leur collaboration et tout particulièrement B Messieurs B. .. Compte tenu des appareils modernes utilisés dans ce Laboratoire. & h W L * & ~cfl/yLs. REMERCIEMENTS 1 A la fin de ce stage. P. DABIN. je voudrais exprimer mes vifs remerciements B ..je ne retrouverai pas ces appareils au Laboratoire de BANGUI (Centrafrique). Comme dans le premier rapport jlai mentionné uniquement les principes des analyses que jlai eu au Laboratoire de Chimie des Services Scientifiques Centraux de BONDY. INTRODUCTION Ce rapport fait suite à la première partie rédigée en Mars 1984. PELLOUX et et M.

Ces constituants sont classés en fonction de leur taille. compris entre 0.sans prétraitement (témoin). au 'contraire: un effet sensibilisateur sauf sur les terres riches en matière organique. \Graviers et cailloux ( 7 2 ">. On détermine donc le taux-d'agrégats stables : ' . a) L'un des facteurS.0.05 ( Sable fin O. un effet-protecte'ursur *a.O.. .0. Un prétraitement au benzène a.2 . .. *. I I Le principe est basé sur la'déterminationde l'indice d'instabilité i i structurale .02 ~2 mm) ( Limon grossier 0. . en général. ~L'analyseest basée sur la-distribution-enpourcentage pondéral de chacune des classes de particules.2 ( Sable grossier 0./ 1) GRANULObBTRIE i I C'est Ilétude de la distribution des constituants élémentaires de la fraction minérale des s o l s ../ 2) STABILITE STRUCTURALE . PROPRIETES PHYSIQUES DES SOLS ! ' i 1 .002 . stables à l'eau.après prétraitement à l'alcool..raitement à l'alcool-a./. Un prét. I I . .struc- * - ture et accroit le taux d'agrégats stables. .0.02 .--- .O5 . .002 mm ( Limon fin 0.2 . matière organique ( Argile O . '.de cet indice est le pourcentage d'agrégats. après prétraitement au benzène.2 et 2 mm.

% Le facteur 0. P l u s un sol initialement humide se désskche plus la quantité d'eau qu'il retient . La gamme des pressions étant étendues.9 correspondant respectivement à des pressions de 16000. une presse à haute pression (2 à 16 kg/cm2). 160 et 80 g. c) La fraction sable grossier jouant un rôle important dans le taux d'agrégats stables obtenus. on utilise une représentation logarithmique : le pF est le logarithmique de la pression exprimée en grammes.5 .9 est choisi pour -tenir compte des variations possibles dans le taux d'éléments grossiers des sols pauvres en sables.2 et 1.4 - e i Le pourcentage d'agrégats stables sera la moyenne arithmétique des i trois chiffres obtenus. d'oh la formule permettant de calculer Is ( A + 2) maximum -% Is = moyenne agrégats grossiers % . encore est retenue fortement par le sol. 3) COURBES HUMIDITE / pF C'est la détermination des quantités d'eau retenues par le sal.placera dans les conditions les plus défavorables en prenant le chiffre maximum pour cette fraction (ce chiffre est en général celui obtenu avec le témoin.J. préalablement saturés d'eau. En conséquence..le s o l ktudié est stable. .2. . pluS. . ou le . G .O . Les échantillons 6 ktudier.3. On détermine alors la teneur en eau de l'kchantillon et on trace la courbe des teneurs en eau en fonction des pressions appliquées..plus souvent avec le prétraitement au benzène. plus l'indice Is sera faible. 9 ) S .ation d'un équilibre entre 1a. . il importe d'en tenir compte.( 0 . l''autre à basse pression (O à 1 kg/cm2). Les valeurs les plus rintéressantes du pF sont : 4.2 . La presse à plaque poreuse a pour but de mesurer l'énergie de fixation de l'eau par le s o l . . mais il 'importe de faire'les trois déterminations). Les extractions sont exécutées dans les presses à plaque de qorcelaine poreuse. sont soumis à une pression déterminée. b On se. 320. 1000. b) Le second facteur de l'indice I s est l'aptitude de la terre étudiée à se disperser. On déterminera donc la fraction (argile + limon) (plus représen- tative que la fraction argile) dans les trois cas. i ..2. L'eau en excès est donc éliminée jusqu'à réalis.force appliquée et la force de rétention de l'eau par le sol.

c.(a + d) 4 . On effectue successivement les pesées suivantes : a . d .picnomètre contenant le s o l à étudier (environ 15 g ) .réelle D =. Poids de terre Volume de terre Volume de terre = Volume de picnomètre (b-a) moins volume d'eau ajoutée pour compléter le picnomètre (d-c) ( b .picnomètre vide.(a + d) D = c-a (b + c) . . c . ~ ). -5- . En pratique on a opéré de la manière suivante : a..picnomètre rempli d'eau. d et b On tire la densité .(d. b .a) .picnomètre + s o l + eau.c)-= -(b + c) .. 4) MESURE DE LA DENSITE REELLE On utilise des'pi*omètres de capacité de 50 cm3 environ.

Elle provoque une augmentation de pression osmotique des solutions du s o l et arrête la croissance des plantes. Les s o l s peuvent être 2.. Malaxer avec une spatule. En présence d'eau il I donne de la soude par hydrolyse et élève le pH du s o l au dessus de 8. La mesure de la pression osmotique est liée à la: concentration saline mesurée indirectement par la conductivité électrique. La forte alcalinité et la mauvaise structure sont des facteurs très défavo- rables aux plantes. 2 7 millimhos dans l'extrait saturé.6 - d SALANITE ET ALCALINITE DU SOL La salanité est l'accumulation des sels solubles. DOSAGE DES SOLS SALES I . Travailler la pâte en ajoutant de l'eau au fur et à mesure jusqu'à-ce qu'on obtienne une pâte lisse.principalement les chlorures.. . légère sans grumeau. les sulfates. peser un poids déterminé de sol passé au tamis 2 mm. ALCALINITE r Le sodium échangeable est peu retenu par le s o l . Le drainage et l'apport de sels de calcium permettent d'améliorer les s o l s salés. les carbonates et bicarbonates. Le sodium provoque la dispersion de l'argile et détruit la structure du s o l .J.. i . brillante. Cette conductivité ne doit pas dépasser 4 . .s. Humecter le s o l sans malaxer avec de l'eau distillée jusqu'à ce que l'eau ne s'infiltre plus.. la fois salés et alcalins.SELS SOLUBLES A L'EAU 1) &trait de saturation a > &tracti&n : 'Dans une capsule de porcelaine. Elle doit se détacher librement de la spatule sans secousse.

Couvrir avec du papier filtre mouillé et d 4 verre de montre (pour éviter l'éva- poration). il peut absorber environ 100 % d'eau. .) L'extrait 1/2 est plus commode à -re"aliserau Laboratoire et la totalité des chlorures est obtenue. Remarque : Si le s o l est sableux...c?3--et CO3 H par acidimétrie. E 1/10 etc.Mesurer la conductivité électrique. - . Elle est en fonction d'une part. c'est que le point de saturation est dépassé et il convient de rajouter de la terre et retravailler la pâte. L'extrait saturé sert pour déterminer les sels solubles. Rassemblez cette pâte au fond de la spatule et creuser un trou au milieu. . . . de l a constance de cellule qui sert à mesurer cette conductivité. il n'absorbe que 25 à 30 '$ d'eau et s'il est argileux.Doser les anions C1. Après ce temps./. c'est que le point de saturation est parfait. Après une heure de repos. S'il y en a.. . centrifuger. . passer la pâte sur buchner et filtrer sous vide sur filtre plat. Ajouter un volume déterminé d'eau distillée..Mesurer le pH. S'ilm'y a pas d'eau'dans le trou. . a) Extraction Dans un fl'acon cylindro-conique peser et introduire un poids déterminé de s o l broyé et tamisé au tamis 2 mm. . .so4 par turbidimétrie. Recueillir le filtrat dans un tube plastique maintenu fixé au col de buchner au moyen d'un filtre coinck dans le bouchon. décanter. faire les déterminations suivantes : . t b) Dosage : Sur l'extrait clair obtenu. . dans ce cas. regarder s'il n'y a pas de l'eau qui se rassemble dans le trou. agiter pendant 2 heures à l'agitation va et vient. Les tests de la spatule et du trou ne s'appliquent qu'au s o l argileux. . recouvrir la pâte et laisser reposer 4 heures (ou 1 nuit). de la température et d'autre part. 2) Extrait 1/2 (ou plus dilués E 1/5. .par argentimktrie.

CO3 et SO4 cations Ca ++. K+ et Na+ _. -- . 1) Extrait à l'alcool Les lavages successifs à l'alcool se font par centrifugation avec contrôle de conductivité électrique ( L W 30 micromhos).- I ! .le culot de s o l au lavage 2 ' l'alcool se fait au moyen d'une solution de NH C1 1 N et à pH7. L'extraction est successive par centrifugation et filtration. b) Dosage f ' -. Sur l'extrait clair on fait les mêmes déterminations que sur l'extrait saturé. . I II . s o l s salés par lavage à l'alcool éthylique. CO3-H (I a) Dosage des anions Cl-. Mg++. . ++ et les cations Ca et'Mg" par 'absoption atomique (ou com- 3 4 + plexométrie) K" et Na par photométrie de flamme.et SO -.2 3 L'acétate de sodium à l'avantage de ne pas dissoudre trop des sels de carbonates de calcium. L'extraction se fait successivement par petites fractions de solution de CH COO Na 1 N & PA 8. On dose dans le filtrat les anions CO H.ANALYSES DES CATIONS ECHANGWLES ET DE LA CAPACITE D'ECHANGE Le principe consiste 2 éliminer les sels solubles que contiennent les . Remise à sec à l'alcool et reprise avec l'eau distillée.2 par centrifugation et filtration sur le culot au lavage à $'alcool. 3) Extrait au CH COO Na b pH 8. 2) EKtrait au NH C1 b pHY7 - 4 L'extraction des cations échangeables sur. On doit obtenir l'équilibre de la balance entre les cations et les 1 l anions.

.. + On dose Na par photomètrie de flamme. . s N + KC1 0. Mais on doit Climiner auparavant l'excès d'acétate de sodium du culot p a r lavages à l'alcool jusqu'8 ce que la conductivité Clectrique du dernier lavage soit égale 2 50 micromhos.s N jusqu'à SOO ml. .9 - 3 I 4) La capacité d'échange T (Na) La capacité d'échange est obtenue par l'extraction de l'ion Na+ f i x é s u r le complexe argileux avec la solution d'un mélange de la Ca C12 et du KC1 et du KC1. Puis passer la solution de Ca C12 0 . ../...

La teneur en matière organique totale du sol s'obtient généralement en dosant la teneur en carbone. Le gaz carbonique produit est envoyé dans le compartiment cathodique. I Les techniques que nous avons utilisées sont celles inspirées directement 1 des travaux de ANNE (1945) et de WALKLEY et BLACK (1934) et la voie sèche. mais également par voie humide. 10'- ANALYSE DES MATIERES ORGANIQUES DANS LES SOLS . I1 accroit l'acidité et grâce à m e électrode en verre. L'excès de bichromate inutilisé dans la réaction est dosé par le sel de Mohr. Le gaz carbonique produit est dosé automatiquement par un système de colorimétrie. des ions Pour la voie sèche.:. Chaque impulsion correspond à. i-. Une autre possibilité de dosage consiste à effectuer la colorimétrie directe +6 bleu vert provenant de la réduction des ions Cr . 3 I . . Le baryum produit. 12 g de carbone s'accompagnent de la consommation de 2 Faradays d'Clec- tricité. il déclenche automatiquement 1 électrolyse .. la matière organique e s t brulée dans un four B 1250" dans un courant d'oxygène. .dans le tube. neutralise le CO2. et la laine d'argent 2 chaud. i . 0. On admet que l'oxygène consommé est proportionnel au carbone que l'on veut doser. - -Pour la voie humide le principe consiste en oxydant la matière organique par un mélange de bichromate de potassium et d'acide sulfurique. __. 2 HC1 O + Ba GO >Ba (C1 O ) + CO2 + H20 4 3 4 2 L'électrolyse s'arrête lorsque l e pH du compartiment cathodique est revenu à neutralité. */. on estime que le rapport matière organique est 2 peu près constant et Ggal b M O % carbone "= 5 7 2 _. LI acide perchlorique dans le compartiment anodique est neutralisé par un excès de CO Ba. Quant au CT.il est fixé dans un tube . le gaz SO2 est absorbé par de la perhydrite. et s'inscrit sur un cadran.de perchlo- rate de baryum qui fournit des ions Ba++ 2 la cathode et des ions C10 à l'anode. Ce système consiste en une électrolyse-.. . Le dosage du carbone peut s'opérer par voie sèche ou combustion en déter- minant le gaz carbonique CO2 provenant de la matière organique. donnant ainsi une mesure directe. L'azote et l'humidité n'interviennent pas. potassium u + ~1 >Kc1 + J L'iode très loura s'accumule. Le courant est produit par des impulsions séparées avec une fréquence plus ou moins grande..s microgrammes de carbone. enfin le gaz chlorhydrique HCI est fixé par le chromate de plomb. les compartiments cathodiques et anodiques étant séparés par un diaph$agme .contenantK] iodure de . en faisant agir sur le s o l dans des conditions bien définies une iI quantité connue d'un corps oxydant.

. d'autre part le rapport - CrO3 consommé x 100 doit être compris entre 20 % et 60 % Cr03 total Pour 10 ml de solution de bichromate de potassium à 8 % additionné de 15 ml d'acide sulfurique concentré la prise d'essai de s o l ne doit pas excéder 30 mg de C. mais elle est incomplète. l'oxydation a-lieu & froid. La proportion de carbone oxydé varie de 60 à 86 %. b) Dans La méthode WALKLEY et BLACK.10 - Dans le cas des s o l s calcaires on peut mesurer CO2 des carbonates par * dégagement direct dans une solution de H PO 1/2.- .. :./. - . Conditions opératoires pour l'oxydation (voie humide) a) Dans la méthode ANNE l'oxydation s'effectue à chaud. le temps d'ébullition doit être de 5 mn.$e lavage à 1'eau. . à l'ébullition pour que cette oxydation soit complète. Cette méthode malgré son imprécision est utilisée en raison de sa sim- plicité et de sa rapidité.La moyenne étant de 76 % il y a lieu d'utiliser un facteur de correction 3 100 = 1. . on peut ainsi faire une décal- cification préalable du s o l par HC1 suide .32.

la séparation d'une fraction légère. .. . I1 détruit'le calcaire qui emprisonne des particules organiques. mais contient peu de matières humiques solubles et 'peu de matières minérales. . . elles flottent et sont séparées s u r filtre . PRINCIPE3 DE LA METHODE DE BONDY a) Extrait acide A.Le liquide de filtration acide contient les acides organiques très solubles de faible poids moléculaire.. I1 libère des acides*'orgariiques sblubles que 1'on appelle acides fulviques libres et sépare par densité les matières légères.après séchage elles sont pesées et leur taux de C déterminé.Après extraction de ces produits solubles. . un liquide de filtration acide.l Action dissolvante de l'acide phosphorique L'acide phosphorique (PO H 2M) extrait les éléments minéraux : calcium.. on les appelle acides fulviques libres. un résidu minéral de centrifugation. I1 est lavé 2 l'eau pour Climiner l'excès acide.'rôle important dans la fixation et l'insolubili- sation de l'humus. lorsque le s o l est broyé et tamisé 2 0 . . A.2 Dosage des matières légères Les matières légères très peu transformées.I. 11 - c FRACTI0N"T ET DOSAGE DES MATIERES HUMIQUES DANS LES SOLS La méthode utilisée 2 BONDY est la suivante : . fer. . fulviques .La fraction légère est plus faible que dans d'autres méthodes. qui jouent un. libres Les acides fulviques libres contenus dans le filtrat peuvent être dosés facilement par oxydation sulfochromique dans l'extrait phosphorique. . . s & ces matières se séparent du s o l par agitati-on et centrifugation. pyrophosphate de soude puis soude pour extraire l e s composés humiques solubles. .3 Dosageedes acides . 4 3 aluminium. non liées à la matière minérale sont très légères ( d C I ) .Le culot de centrifugation après lavage est traité par les solvants alcalins..Traitement par l'acide phosphorique PO H 2M on obtient : 4 3 . . A. il reste un résidu minéral contenant une matière organique insoluble et très fortement liée que l'on appelle humine./.Le résidu minéral de centrifugation contient toutes les matières humifiées liées au s o l . .

oduits dispersés. l M pH # 9. . La séparation préalable des matières végétales et des petites molécules acides. * . I . et la présence de sulfate de soude diminue la dispersion des grosses molécules (insolubilisation 7 des acides humiques gris)./..aire.est agité dans la solution j l'extrait est séparé par centrifu- gation. THOMANN (1963) a montré qu'entre pH9 et 11 il se produisait un palier d'extraction de la matière humique. ! Cet extrait B pH 7 contient donc essentiellement des produits de faible poids moléculaire (acides humiques bruns). L'extrait pyrophosphate est renouvelé jusqu'à obtenir une teinte relative- ment cl. Dans la méthode BONDY on a conservé seulement l'extrait B pH 9. . en outre son alcalinité permet le passage en solution des pr. Fe+++. a pour avantage d'éviter les produits de transformation (néo-synthèse) sous l'action de la soude.'quantitativementplus faible. La détermination séparée des acides fulviques libres s'est montrée inté- ressante. Le sol.12 - 4 On détermine le taux de carbone. b) Extrait pyrophosphate de soude P O Na 2 7 4 0 . donc plus facile B Climiner par lavage B l'eau. humiques qui.oup plus soluble que le sulfate de calcium. Ces produits sont mobiles et peuvent migrer en profondeur dans les profils leur analyse est utile pour les études de pédogénèse. par leurs fonctions carboxydes (COOH) et hydroxydes (OH) forment des complexes avec les éléments minéraux Ca++. Al+++. Des extraits B pH plus bas (pH 7) sont obtenus en tamponnant le pyrophosphate par le sulfate de soude et 1 acide sulfuriqúe ( DUCHAUFOUR).8 Le pyrophosphate de soude se compose comme un complexant du calcium et d'autres Cléments minéraux. I1 est apparu que ce palier correspond B une nature particulière des produits humiques (polycondensation moyenne et fort dégré d'oxydation). .. A. Son avantage sur l'acide sulfurique est de donner avec les cations (Ca++ en particulier) un sel monocalcique beauc.4 Avantages de cette méthode L'avantage de l'acide phosphorique sur l'acide chlorhydrique est de ne pas gêner le dosage sulfochromique. C.8 qui dissout globalemeTt les différentes molécules (acides humiques bruns et acides humiques gris). . L'extraction B pH 7 est. il a donc la possibilité d'extraire les produits . mais aussi pour les études de fertilité car ils représentent une phase de préminéralisation qui renferme des composés azotés facilement biodégradables.

--_-___- i B. . amidés. l N pH212 C.l Dosage des matières humiques pyro Le carbone est dosé sur une aliquote de cet extrait. ce sont les acides fulviques pyro. B. . . Ce sont les acides humiques pyro.5 Dosage des acides fulviques Généralement on dose le carbone des matières humiques totales et le carbone des acides humiques précipités. Dans les s o l s à forte activité bialogique. geant contient des acides fulviques. et ont un poids moléculaire plus faible (PM /lOOO> . C) Extrait & l a soude 0 . Le carbone des acides fulviques est déterminé par différence (car la filtration directe est difficile en milieu sulfurique qui ne peut être évaporé).3 Nature chimique des acides humiques pyro Les acides humiques sont des polymères d'acides benzène carboxylique de produits phénoliques et de chaînes aliphatiques. Le liquide surna-. la'soude à pH 12 à la possi- bilité d'extraire des produits humiques tr'ès condensés et fortement liés 2 la . . B. laminés ou hitérocycliques. matière minérale (acides humiques gris). B. ils sont souvent riches en azote et possèdent alors un degré d'oxy- dation plus faible pue les acides humiques pyro. Ils contiennent également des . B. composés azotés.. il représente les matières humiques pyro.1 Nature chimique des acides humiques soude Après élimination des produits précédents.$ces produits peuvent se former précocement.2 Séparation des acides humiques et acides fulviques Sur une autre aliquote on précipite les acides humiques par un acide (H2 SO4 ou H cl) 2 pH $= 1.4 Nature chimique des acides fulviques pyro Les acides fulviques pyro ont la même composition que les acides humiques mais sont plus acides que les acides humiques. .13 - 2. .

i culaire et en augmentant les fonctions carboxydes. s'oxyder davantage et donner les acides humiques pyro en diminuant de poids molé. forte polymérisation . C. forte migration Ils sont fortement liés I l s sont beaucoup moins liés à l'argile à l'argile . DABIN 1976) ainsi qu'en I profondeur.4 Dosage des acides humiques et fulviques soude Comme dans le cas de l'extrait pyro. etc) ou bien. faible polymérisation .3 Séparation des acides humiques et acides fulviques I Cette fraction extraite dans la soude peut contenir également des acides . aux hydroxydes métalliques. on détermine le carbone de=l'ëxtrait i. C.humiques soude I l s peuvent. et le carbone'des acides humiques. fulviques (séparés 2 pHZ I). b I1 existe deux groupes d'acides humiques / Acides humiqLes gris \ Acides humiques bruns JI Ils sont caractérisés par 8 : \I/ Ils sont caractérisés par : . soit se condenser'davantage et donner l'humine d'insolu- bilisation (qui se lie B l'argile. humique total. ils augmentent dans les s o l s ayant reçu des app0rt. C. I D) Détermination complémentaire sur les.2 Produits de transformation des acides . I C. faible migration . s o l s dégradés par la culture continue (B. le carbone des acides fulviques Í est calculé par différence.5 Nature chimique des acides fulviques soude I1 s'agit dans la partie supérieure des s o h de produits peu transformés (lignine oxydée) et peu -polymérisés (précurseurs des acides humiques) .s organïques récents et diminuent dans les. Les extraits pyro peuvent même contenir des proportions importantes d'acides humiques faiblement polycondensés ou acides humiques bruns. Le degré de polycondensation ou encombrement moléculaires est déterminé par électrophorèse sur papier.acides humiques Les acides humiques extraits par le pyro et par la soude possèdent des degrés variables de polycondensation.

. les nitrites et les nitrates présents dans le sol (générale- ment en faible quantité) ne sont pas dosés. qui à 1'ébullition détruit par son action oxydante les matières organiques azotées : Le carbone et l'hydrogène se dégagent à l'état de CO2 et H20.I1 est nécessaire également d'élever la température d'ébullition de l'acide sulfurique en ajoutant du sulfate de potassium. recueillie dans une solution d'acide borique. et l'azote trahsformé en ammoniaque est fixé par l'acide sulfurique & 1 6 tat'de sulfate d'ammoniaque SO (NH4)2. I Remarques sur les conditions de minéralisation - a) Réactions I1 y a peu de composés azotés organiques dans le s o l qui sont réfractaires I * B cette minéralisation . . ./.. . . l'ammoniaque formée est déplacée de ses combinaisons par la soude concentrée.. '>NO 3 + SO 4 -c H20 + Z N 0 Si l'on désire obtenir les nitrates. *. Enfin.Cette transformation nécessite l'emploi des catalyseurs. 15 - ANALYSE DE L'AZOTE DU SOL Dosage de l'azote total Le sol finement broyé est chauffé avec l'acide sulfurique concentré. 4 .. distillée par entraînement de vapeur. et dosée par l'acide sulfurique titré. . . .avec l'azote amidé. on les réduit au préalable en faisant' agir l'acide salicyclique en milieu sulfurique puis de l'hydrosulfite qui trans- forme les composés nitrés en ammoniaque: . / 7 3 NO2 + H2SO4. on a le schéma suivant : Par contre.5es plus employés actuellement sont le sulfate de cuivre et le sélénium en poudre.

favorisentLles-réactionS. b) Ebullition de l'acide sulfurique L'acide sulfurique bout à 317"C. . et à la fin de l'attaque il peut se déposer du sélénium colloïdal rouge à la base du col du matras. - Le sélénium réduit l'acide sulfurique. On ajoute environ 2 g de ce mélange au moment de l'attaque. Le sulfate de cuivre agit assez progressivement. d)'Durée de l'attaque La décoloration du mélange sulfurique n'indique-pas la fin de la minéra- lisation. s g par ml d'acide sulfurique et la température est inférieure 2 340°C.de .zs 6lhiump&-z"'erDxx-Lr .. le sélénium est plus énergiqueet l'attaque de la matière-nrganique est-rapide j d e s t pourguai i-1-ne f a u t pas-2jouterztrxsp-de. * .-il faut poursuivre l'attaqu6 un certain temps après la-décoloration.J.est le suivant : Sulfate de potassium 100 2o g ) Broyer et-homogénéiser Sulfate de buivre Sélénium en.- minéralisation de l'azote organique. on augmente la température en ajoutant du sulfate de potassium sinon il peut se produire des pertes d'azote.. mais seulement la Pin de l'oxydation-de la matière organique.S0 > 3 (fumées blanches) I1 se produit des fumées blanches au début de l'attaque.löp ~ ~ ~ m ~ ~ ã ~ afin de-ne pas provoquer -des-pertes-sensibles-d'azote. . i L'acide. j-/ Actuellement la quantité de sulfate de potassium ajoutée ne dépasse pas i ' 0 .. -sélénium... mais à cette température l'attaque de la 1 matière organique risque de ne pas être complète. .16 - 'L n .sulfuriqueagit comme un oxydant d'après la formule suivante : i _ ' I ! H SO + C d 2 H20 + CO2 + SO2 I 2 4 SO 2 + 4 02c-. c) Catalyseurs Certains métaux : cuivre. Le mélange -catalyseurutilisé. mercure. poudre ne pas sécher à l'étuve .-pour que-toute la matière azotée soit transformée en ammoniaque.

Mn. au Laboratoire de BANGUI. de donner une appréciation valable de la fertilité des s o l s .de BONDY comme tous les Laboratoires des pays développés possède des matériels très modernes qui ne se trouvent pas dans la plupart des Laboratoires de nos pays. Na.. comme je l'ai mentionné dans mon premier rapport en Mars 1984. r- I . le fractionnement de l'humus. .f .. Toutefois. il manque des matériels pour réaliser certaines analyses de routine indispensables et simples telles que la densité apparente.17 - CONCLUSIONS ET SUGGESTIONS Le Laboratoire de Chimie des Services Scientifiques Centrauxt. LI octroi d'une enveloppe supplémentaire très modeste pòur le matériel de Laboratoire par le Pm comblera amplement cette carence. la présence dléléments défavorables (Al.) aux cultures.