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NM 03.7.002

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NM 03.7.002

Norme Marocaine

2011

Contrôle et surveillance de l'eau dans les réseaux d'approvisionnement public

Norme Marocaine homologuée

Par arrêté du Ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies N° 693-11 du 10 mars 2011, publié au B.O. N°5936 du 21 Avril 2011.

Cette norme annule et remplace la NM 03.7.002 homologuée en 1990.

Correspondance

Modifications

Elaborée par le comité technique de normalisation des eaux potables Editée et diffusée par le Service de Normalisation Industrielle Marocaine (SNIMA)

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pour utilisateur unique, copies et mise en réseau interdite Droits d'auteur NM 03.7.002 2011 Droit de

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2011

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SOMMAIRE

Page

1 OBJET ET CHAMP D'APPLICATION …………………………………

3

2 TERMINOLOGIE……………………………………………………………

3

3 TYPES D'ANALYSES……………………………………………………….

3

4 FREQUENCE DE LA SURVEILLANCE………………………………….

6

5 FREQUENCE POUR LE CONTROLE SANITAIRE…………………….

8

ANNEXE I…………………………………………………………………….

10

ANNEXE II……………………………………………………………………

11

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1 OBJET ET CHAMP D'APPLICATION

La présente norme marocaine définit le contrôle et la surveillance des eaux desservies pour alimentation humaine et fixe la fréquence d'échantillonnage et les types d'analyses nécessaires à cette fin.

Elle se réfère à la norme marocaine relative aux spécifications des eaux d'alimentation humaine NM 03.7.001 et les normes marocaines qui la modifieront ou la compléteront.

2 TERMINOLOGIE

On entend dans ce qui suit :

- par système de distribution d’eau potable : tout réseau public ou privé fournissant l'eau potable à longueur d'année pour une collectivité donnée.

- par entrée du système de distribution : le point de livraison de l’eau par un organisme

producteur à un organisme distributeur d’eau potable ; matérialisé par un compteur ou une vanne de sectionnement.

- par eau potable : une eau d'alimentation humaine telle que définie par la norme marocaine NM 03.7.001.

- par contrôle sanitaire : l'évaluation et la supervision continue et vigilante, du point de vue de la santé publique, de la salubrité et de l'acceptabilité des approvisionnements publics en eau destinée à l'alimentation humaine, par les autorités compétentes.

- par surveillance : l'autocontrôle exercé, d’une façon permanente, par les organismes de production et de distribution d'eau potable.

- Par robinet du consommateur : robinet à l’aval du compteur.

3 TYPES D'ANALYSES

Les analyses pratiquées sur les eaux d'alimentation humaine sont définies comme suit :

3.1 L'analyse de type 1 réduite "T1R" : elle est effectuée sur l'eau dans le réseau de

distribution, au niveau du robinet du consommateur. Elle est constituée des paramètres de potabilité

nécessaires pour un suivi routinier de la qualité.

3.2 L’analyse de type 1 complète "T1C" : elle est effectuée aussi dans le réseau de

distribution, au niveau du robinet du consommateur. Les paramètres qui constituent une analyse de ce type permettent d’obtenir, en complément de ceux du type T1R, un programme d’analyse complet à effectuer au niveau des robinets des consommateurs.

3.3 L’analyse de type 2 réduite "T2R" : elle est effectuée à l’entrée d’un système de

distribution tel qu’il est défini dans le 2eme paragraphe ci-dessus.

3.4 L’analyse de type 2 complète "T2C" : elle est effectuée à l’entrée d’un système de

distribution. Elle est constituée des paramètres permettant d’obtenir, avec ceux du type T2R, un programme d’analyse complet à effectuer au niveau de l’entrée d’un système de distribution.

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3.5 L’analyse de type 3 "T3S" : elle est effectuée sur les ressources superficielles en eau.

3.6 L’analyse de type 3 "T3P": elle est effectuée sur les ressources profondes en eau.

Le tableau n° 1 ci-dessous fixe la consistance de chacun de ces six types d’analyse.

Tableau n° 1 : Points de prélèvement et types d’analyses

Robinet du consommateur

Entrée système de distribution

Ressource

T1R

T1C

T2R

T2C

T3P

T3S

Escherichia coli

 

Escherichia

 

Escherichia

Escherichia

coli

coli

coli

Entérocoques

 

Entérocoques

 

Entérocoque

Entérocoques

intestinaux

intestinaux

s intestinaux

intestinaux

Coliformes

 

Coliformes

 

Coliformes

Coliformes

Spores de micro- organismes anaérobies sulfito- réducteurs

 

Spores de

     

micro-

organismes

anaérobies

 

sulfito-

réducteurs

Micro-organismes revivifiables à 22 °C et 37 °C

 

Micro-

     

organismes

revivifiables à

 

22 °C et 37 °C

 

Nitrites (3)

 

Nitrites (3)

Nitrites

Nitrites

 

Nitrates (3)

 

Nitrates (3)

Nitrates

Nitrates

     

Arsenic (2)

Arsenic (1)

Arsenic (1)

     

Baryum

 

Baryum

 

Cadmium

   

Cadmium

Cadmium

     

Cyanures (7)

 

Cyanures

 

Chrome.

     

Chrome.

     

Manganèse

Manganèse

Manganèse

(2)

 

Cuivre

     

Cuivre

     

Fluorures (2)

Fluorures (1)

Fluorures (1)

     

Mercure (7)

 

Mercure

 

Plomb

     

Plomb

     

Sélénium (2)

Sélénium (1)

Sélénium (1)

     

Bore (2)

Bore (1)

Bore

 

Nickel

   

Nickel

Nickel

     

Pesticides (5)

Pesticides

Pesticides (5)

(6)

(5)

 

HPA (7)

     

HPA (7)

 

Benzo[a]

       

pyrène (7)

 

Benzène (7)

 

Benzène (7)

   
 

THM (4)

 

THM

   
     

Activité

Activité

Activité alpha

alpha globale

alpha

globale (8)

(6)

globale (8)

     

Activité bêta

Activité bêta

Activité bêta

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globale (6)

globale (8)

globale (8)

Odeur

 

Odeur

   

Odeur

Saveur

 

Saveur

     

Couleur

 

Couleur

   

Couleur

Turbidité

 

Turbidité

 

Turbidité

Turbidité

Température

 

Température

 

Température

Température

Chlore résiduel libre

 

Chlore

     

résiduel libre

pH

 

pH

 

pH

pH

Conductivité

 

Conductivité

 

Conductivité

Conductivité

     

Chlorures (1)

Chlorures

Chlorures

     

Sulfates

Sulfates (1)

Sulfates

       

Oxygène

Oxygène

dissout (1)

dissout

 

Aluminium

 

Aluminium

 

Aluminium

 

Ammonium

 

Ammonium

Ammonium

Ammonium

     

Oxydabilité au KMNO 4

Oxydabilité au KMNO 4

Oxydabilité au

KMNO 4

       

Hydrogène

Hydrogène

sulfuré

sulfuré

 

Fer total

 

Fer total

Fer dissous

Fer dissous

         

Zinc

Notes du tableau n° 1 :

(1) : Si, pour un ou plusieurs des paramètres notés (1) qui sont normalement liés à la caractérisation de la ressource, il est observé une stabilité sur une période de temps significative, la fréquence d'analyse peut être réduite. (2) : Pour les petits systèmes de distribution, desservant moins de 2500 habitants, si les eaux ne sont pas susceptibles de contenir les éléments notés (2), ces éléments peuvent être exclus de l'analyse T2C. Toutefois, dans un délai de 2 ans sur les captages qui n'ont pas fait l'objet d'une analyse complète, une analyse (T2R + T2C) doit être pratiquée afin de permettre d'adapter le contrôle. (3) : Les nitrites et les nitrates ne sont à analyser à l’entrée et dans un réseau de distribution que si ce réseau est alimenté par une ressource en eau dont la concentration en nitrates est supérieur à 50 mg/l; et ce même dans le cas ou le producteur procède à un mélange d’eau pour en corriger la qualité par effet de dilution. Pour de telles situations, le producteur est tenu d’informer le distributeur. (4) : les THM ne sont à analyser à l’intérieur du réseau que s’il y a une rechloration ou si la teneur en chlore résiduel libre > 0,5 mg/l. (5) : les pesticides susceptibles d'être présents doivent être recherchés en priorité. (6) : les paramètres notés (6) sont à analyser à l’entrée du système de distribution que si leur présence est décelée dans la ressource. Le distributeur sera tenu informé par le producteur.

(7)

: les paramètres notés (7) sont à analyser en cas de pollution accidentelle.

(8)

: les paramètres activités alpha et activités béta globale sont à analyser tous les cinq ans pour

chaque ressource exploitée.

4 LES FREQUENCES DE LA SURVEILLANCE

4.1 Fréquence d'échantillonnage pour la surveillance des réseaux de distribution

4.1.1 Prises d'eau brute

Les fréquences de prélèvements à effectuer au niveau des ressources en eau utilisées pour la production d’eau potable sont à calculer conformément au tableau n° 2 ci-dessous; et ce en fonction du débit d’eau extrait.

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Ces prélèvements sont à effectuer au niveau de tout captage d’eau exploité aussi bien par les organismes producteurs que par les organismes distributeurs d’eau potable quand ces derniers disposent de leurs propres ressources.

Tableau N° 2 : Fréquences minimales annuelles de prélèvements au niveau de la ressource

Débit journalier ( m 3 /jour)

Fréquences annuelles

 

Ressources superficielles T3S

Ressources profondes T3P

0

à

9

0,5 (*)

0,2 (*)

10

à

1999

1

0,5 (*)

2000 à

5 999

2

1

6000

à

19 999

4

2

>

19 999

6

4

Remarque : il est recommandé aux producteurs de mettre en place des procédures de contrôles opérationnels au niveau des unités de traitement pour la maîtrise de ce chaînon important de l’approvisionnement en eau potable (AEP).

Notes du tableau n° 2 :

- (*) : 0,5 et 0,2 correspondent respectivement à un prélèvement tous les 2 ans et à un prélèvement tous les cinq ans.

- En ce qui concerne les ressources d’eaux superficielles, outre les analyses bactériologiques demandées, il doit être procédé à :

o

Une recherche annuelle de salmonelles (dans cinq litres)

 

o

Une recherche de coliformes dans les conditions suivantes :

Une fois par an pour un débit inférieur à 6 000 m 3 /jour ;

Deux fois par an pour un débit compris entre 6 000 m 3 /j et 20 000 m 3 / jour ;

 

Quatre fois par an pour un débit supérieur à 20 000 m 3 / jour.

 

4.1.2

Entrée du système de distribution

 

L’entrée

d’un

système

de

distribution

est

un

point

particulier

se

rencontrent

les

responsabilités du producteur et du distributeur d’eau potable.

Les fréquences de prélèvement sont à calculer conformément au tableau n° 3 ci-dessous pour les producteurs et pour les distributeurs; et ce en fonction de la population desservie ou du débit.

Tableau n° 3 : Fréquences minimales annuelles de prélèvements à l’entrée d’un système de distribution à effectuer par un producteur et un distributeur

Population

 

Débit (m 3 /jour)

Types et fréquences de prélèvement

Desservie

T2R (*)

T2C(**)

0

à

49

0

9

1

0,2

50

à

499

10

99

2

0,2

500

à

1 999

100

399

2

0,5

2

000

à

4 999

400

999

4

0,5

5

000

à

29 999

1

000

5 999

6

1

30 000

à

99 999

6

000

19 999

12

2

100

000 à 149 999

20

000

29 999

24

3

150

000 à 199 999

30

000

39 999

36

3

200

000 à 299 999

40

000

59 999

48

4

300

000 à 499 999

60

000

99 999

72

6

500

000 à 625 000

100 000 125 000

100

6

> 625 000

 

> 125 000

144

6(***)

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Dans le cas où un organisme assure en même temps la production et la distribution, la fréquence des prélèvements indiquée au tableau 3 est à doubler.

Notes du tableau n° 3 :

- (*) : Pour les populations supérieures à 30000 habitants, le nombre de prélèvement à

effectuer est obtenu par interpolation linéaire entre les chiffres fixés dans la colonne T2R (le chiffre étant arrondi à la valeur entière la plus proche). Le chiffre inscrit dans la colonne T2R correspond à la borne inférieure de chaque classe de débit.

- (**) : L’analyse T2C est à faire en complément d’une analyse T2R.

- (***) : Pour cette catégorie, un prélèvement supplémentaire doit être réalisé par tranche supplémentaire de 50 000 m 3 /jour du volume total.

4.1.3 Intérieur des réseaux de distribution

A l’intérieur des réseaux, les distributeurs d’eau potables ont à effectuer des prélèvements pour analyse conformément au tableau n° 4 ci-dessous; et ce en fonction de la population ou du débit.

Tableau n° 4 : Fréquences minimales annuelles de prélèvements à l’intérieur d’un système de distribution à effectuer par un distributeur

Population

 

Débit (m 3 /jour)

Types et fréquences de prélèvement

Desservie

T1R(*)

T1C(**)

0

à

49

0

9

Entre 2 et 4

0,2

50

à

499

10

99

Entre 3 et 4

Entre 0,2 et 0,5

500

à

1 999

100

399

6

1

2

000

à

4 999

400

999

9

1

5

000

à

14 999

1

000

2 999

12

2

15

000

à

29 999

3

000

5 999

25

3

30

000

à

99 999

6

000

19 999

61

4

100

000 à 149 999

20

000

29 999

150

5

150

000 à 199 999

30

000

39 999

210

6

200

000 à 299 999

40

000

59 999

270

8

300

000 à 499 999

60

000

99 999

390

12

500

000 à 625 000

100 000 125 000

630

12

> 625 000

 

> 125 000

800 (***)

12(****)

La mesure quotidienne des doses de désinfectant résiduel sera effectuée en des points du réseau de distribution suffisamment nombreux pour donner une image de l’évolution de ces doses à l’intérieur du réseau de distribution. Dans tout les cas, cette mesure doit s’effectuer à l’entrée du réseau.

Notes du tableau n° 4 :

- (*) : Pour les populations supérieures à 500 habitants, le nombre de prélèvent à effectuer est

obtenu par interpolation linéaire entre les chiffres fixés dans la colonne T1R ( le chiffre étant

arrondi à la valeur entière la plus proche). Le chiffre inscrit dans la colonne T1R correspond à la borne inférieure de chaque classe de débit.

- (**) : L’analyse T1C est à faire en complément d’une analyse T1R

- (***) : Pour cette catégorie, trois prélèvements supplémentaires doivent être réalisées par tranche supplémentaire de 1 000 m 3 /jour du volume total.

- (****) : Pour cette catégorie, un prélèvement supplémentaire doit être réalisé par tranche supplémentaire de 25 000 m 3 /jour du volume total.

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4.2 Adaptation des fréquences d’échantillonnage

Les fréquences d’échantillonnage indiquées dans les tableaux ci-dessus sont à renforcer dans les situations suivantes :

- Constatation d’une non-conformité répétée, surtout pour les paramètres bactériologiques et toxiques,

- Dans un contexte épidémiologique pour lequel l’eau de boisson est un facteur de risque,

- En cas d’une nouvelle installation ou de fin de travaux d’entretien et/ou de réparation.

Les nouvelles fréquences à appliquer et la durée de leur application seront fixées par le gestionnaire de l’installation en concertation avec la délégation médicale et les autorités locales territorialement compétentes.

Par ailleurs, ces fréquences peuvent être revues à la baisse conformément aux notes citées pour le tableau n° 1 ci-dessus.

5 FREQUENCES POUR LE CONTROLE SANITAIRE

Les tableaux ci-après donnent les fréquences nécessaires pour le contrôle sanitaire :

au niveau de la ressource,

à l’entrée des systèmes de distribution et

à l’intérieur des systèmes de distribution.

Tableau N° 5 : Fréquences minimales annuelles de prélèvements pour le contrôle sanitaire à effectuer au niveau de la ressource

Débit journalier (m 3 /jour)

Fréquences annuelles

Ressources superficielles T3S

Ressources souterraines T3P

0

à

99

0,2(*)

-

100 à

1999

0,5(*)

0,2 (*)

2000 à

5 999

0,5(*)

0,5(*)

6000 à

19 999

1

0,5(*)

> 19 999

 

2

1

Notes du tableau n° 5 :

- (*) : 0,2 et 0,5 correspondent respectivement à un prélèvement tous les 5 ans et à un

prélèvement tous les 2 ans.

- En ce qui concerne les ressources d’eaux superficielles, outre les analyses bactériologiques demandées, il doit être procéder à :

o

Une recherche annuelle de salmonelles (dans cinq litres)

o

Une recherche de coliformes dans les conditions suivantes :

Une fois par an pour un débit inférieur à 6 000 m 3 /jour ;

Deux fois par an pour un débit compris entre 6 000 m 3 /jour et 20 000 m 3 /jour ;

Quatre fois par an pour un débit supérieur à 20 000 m 3 /jour.

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Tableau n° 6 : Fréquences minimales annuelles de prélèvements pour le contrôle sanitaire à l’entrée et dans le système de distribution

Population

 

Débit (m 3 /jour)

Types et fréquences de prélèvement

Desservie

T1R(**)

T1C(***)

T2R

T2C(****)

0

à

49

0

9

0,5(*)

 

- 0,2(*)

-

50

à

499

10

99

0,5(*)

 

- 0,5(*)

-

500

à

1 999

100

399

1

0,2(*)

0,5(*)

0,2(*)

2

000

à

4 999

400

999

2

0,2(*)

0,5(*)

0,2(*)

5

000

à

14 999

1

000

2 999

2

0,5(*)

1

0,5(*)

15

000

à

29 999

3

000

5 999

5

0,5(*)

1

0,5(*)

30

000

à

99 999

6

000

19 999

12

1

2

1

100

000 à 149 999

20

000

29 999

30

1

5

1

150

000 à 199 999

30

000

39 999

42

1

7

1

200

000 à 299 999

40

000

59 999

54

2

10

2

300

000 à 499 999

60

000

99 999

78

2

14

2

500

000 à 625 000

100 000 125 000

126

2

20

2

> 625 000

 

> 125 000

160 (******)

2(*****)

30

2(*****)

Notes du tableau n° 6 :

- (*) : 0,2 et 0,5 correspondent respectivement à un prélèvement tous les 5 ans et à un prélèvement tous les 2 ans.

- (**) : Pour les populations supérieures à 30 000 habitants, le nombre de prélèvement à effectuer

est obtenu par interpolation linéaire entre les chiffres fixés dans la colonne T1R (le chiffre étant arrondi à la valeur entière la plus proche). Le chiffre inscrit dans la colonne T1R correspond à la borne inférieure de chaque classe de débit.

- (***) : L’analyse T1C est à faire en complément d’une analyse T1R

- (****) : L’analyse T2C est à faire en complément d’une analyse T2R

- (*****) : Pour cette catégorie, un prélèvement supplémentaire doit être réalisé par tranche supplémentaire de 100 000 m 3 /jour du volume total.

- (******) : Pour cette catégorie, trois prélèvements supplémentaires doivent être réalisés par tranche supplémentaire de 5 000 m 3 /jour du volume total.

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ANNEXE 1 INFORMATIVE

DIFFUSION DES RESULTATS

1 DIFFUSION DES RESULTATS DE LA SURVEILLANCE

Que ce soit pour le milieu urbain ou le milieu rural, les résultats de la surveillance effectuée par les producteurs et/ou les distributeurs d’eau destinée à l’alimentation humaine doivent être adressés à la Délégation du Ministère de la Santé territorialement compétente; et ce conformément à l’article n° 14 du décret n° 2-05-1326 du 29 joumada II 1427 (25 juillet 2006) relatif aux eaux à usage alimentaire.

2 DIFFUSION DES RESULTATS DU CONTROLE SANITAIRE

Les différents résultats obtenus dans le cadre du contrôle sanitaire seront diffusés aux gestionnaires des installations contrôlées, et ce, à une fréquence minimale d’une année.

En cas de non conformité constatée dans le cadre de ce contrôle, le gestionnaire doit être rapidement averti : des prélèvements pourront être envisagés pour confirmer ces non conformités.

Le gestionnaire est tenu de chercher l’origine de l’anomalie et de prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la potabilité des eaux qu’il distribue, et ce, dans les meilleurs délais.

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ANNEXE 2 INFORMATIVE

PLAN DE GESTION DE LA SECURITE SANITAIRE DE L’EAU

1 OBJECTIFS D’UN PLAN DE GESTION DE LA SECURITE SANITAIRE DE L’EAU

Le plan de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau (‘’Water Safety Plans’’ en anglais) est un nouveau concept nouvellement proposé par l’Organisation Mondiale de la Santé pour améliorer la sécurité et la salubrité des eaux potables.

Toutes les installations composant un système d’approvisionnement en eau destinée à l’alimentation humaine sont considérées par ce concept comme des étapes successives durant lesquelles des efforts doivent être menés pour assurer la salubrité des eaux.

Ces étapes peuvent être utilisées ainsi comme des barrières dans lesquelles on identifiera les points critiques, les défaillances possibles, les activités de mesure et de contrôle de ces points critiques et de ces défaillances …

Avec cette approche, chaque élément de la chaîne d’approvisionnement en eau de boisson réduira d’une façon croissante le risque de contamination de l'eau et augmentera d’avantage l’assurance qualité du système. En effet, si une des barrières connaît un dysfonctionnement, le risque ne s’en trouvera pas beaucoup accentué du moment que les autres barrières continuent à fonctionner.

Les objectifs attendus d’un Plan de Gestion de la Sécurité Sanitaire de l’Eau (PGSSE) sont :

1. Evaluer et prioriser les risques sur la santé liés à l’eau de boisson.

2. Programmer et gérer d’une manière opérationnelle les mesures correctives.

3. Réduire le nombre des cas de contamination et/ou de non-conformité.

4. Elever le niveau de sécurité et de garantie de la potabilité des eaux.

5. Mettre en place des plans opérationnels de riposte en cas de contamination.

Il est à signaler qu’en sus de ces objectifs opérationnels, l’adoption et l’implantation d’un PGSSE permettra d’atteindre deux autres objectifs majeurs :

Eviter les limitations associées à l’approche de contrôle de qualité qui considère l’eau comme un produit fini et qui ne prend pas en compte toutes les étapes de son traitement.

Démontrer au public que les gestionnaires de l’eau de boisson et les autorités sanitaires oeuvrent ensemble pour garantir la salubrité des eaux.

2 CONSTITUTION DU COMITE MULTI-SECTORIEL DU PGSSE

Le grand bénéfice escompté d’un PGSSE est de faire travailler ensemble et en parfaite coordination tous les intervenants dans l’approvisionnement d’une ville, une agglomération ou une zone donnée.

Accordé sous licence par l'IMANOR à OCP SA Facture N°2017FA00650 du 2017-09-07

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2.1 Profil des membres de l’équipe multisectorielle

Les membres du comité ou de l’équipe multisectorielle d’un PGSSE devront représenter toutes les institutions qui interviennent dans l’alimentation en eau potable de la zone de travail de l’équipe.

Ces membres peuvent être donc des :

o

Gestionnaire de la ressource : Agence de bassin.

o

Producteur et exploitant de la ressource : principalement l’ONEP, mais il existe aussi des

Régies de distribution qui exploitent des forages.

o Distributeur : structure chargée par la commune de la distribution et qui peut être une régie

communale, l’ONEP, une société privée…

o Contrôleur : Délégation du Ministère de la Santé qui peut s’appuyer sur la collaboration avec les bureaux municipaux ou communaux d’hygiène.

Tous les membres de l’équipe doivent avoir une connaissance parfaite de tous les composants du système d’AEP, de la ressource d’eau brute jusqu’au robinet du consommateur.

Un président doit être identifié par et au sein de l’équipe pour diriger le comité et animer les travaux.

En cas de besoin, le président peut faire appel à des personnes ressources ou à des institutions spécialisées en dehors du groupe.

2.2 Responsabilités du comité

Définir la zone de travail où sera implanté le PGSSE,

Développer les différentes étapes du PGSSE,

Avoir une connaissance parfaite du système d’AEP et de la zone de travail,

Anticiper et estimer les différents risques sanitaires liés à l’eau desservie par le système,

Avoir l’autorité d’implanter tout changement au système à même d’améliorer la sécurité et la qualité de l’eau,

Pouvoir impliquer toute personne ou structure concernée par les travaux de terrain jugés nécessaires par le PGSSE,

Le comité doit aussi avoir connaissance :

o

des différents usages auxquelles est destinée l’eau du système et

o

des comportements, attitudes et pratiques des populations vis à vis de l’eau.

Une fois le comité constitué, il devra s’atteler à :

1. Analyser les risques et identifier les points critiques de l’ensemble des installations

d’AEP au sein de la zone d’action du comité;

2. Etablir un programme multisectoriel pour le suivi des points critiques identifiés;

3. Diffuser les résultats obtenus et engager chaque année la réflexion pour l’amélioration du

plan d’assurance qualité.