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I.

INTRODUCTION: BIEN REDIGER UN CV

Bonjour à tous. je suis Nicolas Bonnefoix et je suis votre formateur pour cette formation sur la rédaction d'un CV. Ce cours s'adresse à toutes les personnes qui ont besoin de rédiger un Curriculum Vitae, que vous soyez à la recherche d'un premier emploi ou que vous soyez à un stade avancé de votre parcours. Votre premier objectif est de prendre conscience de la

complexité de l’exercice et de l'importance de cet écrit. Votre deuxième but est de rendre votre

CV

efficace, performant, à une époque où la concurrence est extrêmement rude. Nous verrons ce

que

vous devez faire et ce que vous ne devez pas faire et mettre ou ne pas mettre dans un CV.

Cela demandera de la réflexion et du recul sur soi et sur son parcours. Il faudra passer par une phase d'analyse : vous analyserez votre formation, vos expériences professionnelles et extra- professionnelles, ainsi que vos compétences, plus ou moins techniques, et vous passerez aussi

par une phase de synthèse. Je vous donnerai également quelques astuces empruntées au

marketing pour réussir à bien vous vendre. Enfin, n'oubliez pas la forme de l’écrit. La forme,

ainsi que le support de diffusion du CV, participe pleinement à l'exposition de vos qualités.

Donc, il y a beaucoup de choses à dire sur la manière d’écrire un CV Alors, sans plus tarder, je vous propose de commencer cette formation.

II. ABORDER LA REDACTION DU CV

Découvrir tout l'enjeu du CV

Au risque de décourager les moins motivés d'entre vous, je vous dis d'emblée un CV n'est pas quelque chose qu'on rédige sur un bout de table « entre midi et deux » le balladeur mp3 sur les oreilles, et avec une vague idée de ce qu'on va mettre dedans. J'ai connu de nombreux jeunes, notamment, qui n'avait aucune idée de ce dans quoi ils se lançaient en cherchant à rédiger leur CV. D'ailleurs, si leur école ou le Pôle Emploi ne les avaient pas mis sous pression à un moment donné, ils auraient sans doute repousser son écriture au maximum. Certains élèves ingénieurs pour qui j'enseigne l'expression française et à qui je demande de me faire parvenir leur CV, prennent cela manifestement par-dessus la jambe.

Or, le recruteur, par expérience, sait reconnaître un CV bâclé la veille juste avant une très

importante partie de jeu en ligne. Et là, c'est votre image et le sérieux de votre démarche qui volent irrémédiablement en éclat. Devant leur copie notée évidemment en-dessous de la moyenne, parce qu'il m'arrive de noter les CV et les lettres de motivation, les mêmes étudiants font mine de ne pas comprendre, cherchent à se justifier à mendier un ou deux points supplémentaires. En situation réelle, le recruteur lui, ne cherchera pas à savoir si le postulant veut plus que ce que son CV dégage.

Il n'a pas le temps. Il lit deux ou trois lignes et, devant la médiocrité, passe au CV suivant. Dites- vous qu'il est au supermarché, il ne va pas s'arrêter au premier article si celui-ci présente un défaut d'emballage. Il en a encore des dizaines plus apétissants pour faire son choix.

Exploiter les fichiers d'exercice

Alors vous trouverez si vous avez l'abonnement adecuat, parmi les ressources de cette formation,

deux fichiers, ils se trouvent dans le dernier chapitre, il y a deux tableaux Excel, la première est

une grille qui vous permettra d'auto-évaluer votre CV. Est-ce qu'on pose deux questions, une

vingtaine de questions avec deux colonnes à côté où vous répondrez par « plutôt oui » ou « plutôt

non ». Le deuxième fichier, c'est un tableau, une matrice toute simple qui va vous permettre

d'assurer le suivi de vos différents envois de CV, avec les adresses des différentes entreprises et puis les dates à laquelle vous avez fait les différentes opérations.

Comprendre la difficulté

Très rares sont les prétendants à décrocher un poste dès le premier CV envoyé, aussi bon soit-il. Une enquête de Deloitte relayée par l'Express a montré qu'en France en 2014, les jeunes diplômés qui avaient trouvé un emploi avaient dû envoyer 27 CV en moyenne pour y parvenir.

9%

d'entre eux ont dû en transmettre pas moins de 50. Et on ne parle pas de ceux qui n'arrivent

pas

à décrocher le moindre rendez-vous. Pourquoi ? L'environnement ultra concurrentiel

n'explique pas tout. Souvent le CV n'est tout simplement pas bon, trop confus, pas adapté, ou pas suffisamment aguicheur.

On s'est rendu compte, dans les différents cabinets de recrutement, que la masse des CV était

encore loins de présenter les qualités requises pour ne serait-ce qu'intéresser les recruteurs. Du coup, cela facilite le travail d'écrémage pour ces derniers. On estime que huit CV sur dix sont jugés comme mauvais, stériles, ils en peuvent prétendre à aucune suite. Pire encore, un CV sur deux fait sourire et un CV sur dix fait l'objet de moqueries. Imaginez que ce soit le vôtre dont on

se moque. qui passe de main en main dans les différents services de l'entreprise où vous êtes définitivement grillé.

Rien que cela, ça ne vous donne pas envie de le paufiner ce CV ? Oui, rédiger un CV ce n'est pas simple, mais autant le faire sérieusement si on veut avoir la moindre chance qu'il soit efficace. Et pour cela, vous trouverez dans cette formation tous les outils et tous les conseils pour réussir.

Actualiser son CV

Il n'y a pas de recettes toute faite ni de formule magique pour faire un bon CV. la réussite dépend

de l'alchimie entre le profil du candidat, le poste convoité, le soin et la reflexion qui sous-tendent cet écrit, ainsi que la sensibilité et le flair du recruteur. En revanche, je peux vous assurer qu'un

CV qui sent la naphtaline un CV ancien qui a tout juste été réchauffé a très peu de chances de

remporter l'adhésion. Et oui, pourquoi l'employeur choisirait le vieux poulet sauce aigr douce à emporter, celui qui attend depuis deux jours dans la gamelle, alors qu'on lui propose par ailleurs un beau canard laqué qui sort tout juste de la casserole.

Croyez-moi, un recruteur est sensible aux détails qui font la fraîcheur d'un CV. Toutes les informations sont-elles à jour ? La dernière expérience est-elle récente ? Ou même, ce papier jauni qui semble dater d'un an au moins, peut témoigner du fait que vous n'avez pas pris la peine de refaire votre CV pour l'occasion. Et pour l'employeur, l'image qu'il se fait de vous est déjà

négative. Vous passez pour quelqu'un de fainéant, de pas consciencieux, qui ne donne pas toutes

les chances d'obtenir le poste, qu'il ne veut pas tant que ça, après tout. Dites-vous bien que votre

CV ne sera jamais achevé.

C'est l'une de ses caractéristiques essentielles. Il représente un instant « T » de votre carrière depuis votre entrée dans le monde actif jusqu'à votre retraite. Il doit sans cesse être remis sous l'ouvrage. J'aime bien prendre l'image des pokemon. Au fil des combats, ces créatures évoluent, gagnent en force par exemple, on est comme ça. Nos formations continues et nos expériences successives ne vont jamais cesser de nous construire. J'ai toujours tendance à croire qu'il y a du

bon à prendre dans toute expérience, même si on a l'impression de stagner.

Penchez-vous donc sérieusement sur les compétences acquises lors de votre dernières année d'expérience. Il faut pouvoir en rendre compte presque au jour le jour. Bien sûr, cela demande du temps et des efforts on a rien sans rien. On peut profiter des vacances pour cela. Je vous conseille alors de ne pas partir sur une base existante mais au contraire de partir d'une feuille blanche. D'en profiter pour changer la mise en page. C'est en faisant peau-neuve que vous serez le plus inspiré pour le contenu. Il faudra faire un bilan de vos différentes activités en analysant surtout les dernières expériences.

Celles que vous n'avez pas encore couchées sur le papier. Peut-être les toutes premières expériences ne sont-elles plus aussi pertinentes. Cela peut paraître paradoxal, mais redémarrer de zéro vous permettra d'être à la fois plus exhaustif et plus synthétique, de moins risquer d'oublier les informations essentielles car vous serez parfaitement concentrés. Partez du projet professionnel et posez en regard les compétences acquises aux différents stades de votre carrière. D'ailleurs, mieux vaut ne plus raisonner en termes de poste occupé mais plutôt en termes de nouvelles compétences acquises. Si votre CV remis à plat comporte un trou, il convient juste de le gommer s'il n'excède pas trois mois, voire de le faire disparaître si le saut de carrière est plus conséquent.

Tout en gardant à l'esprit qu'on aura probablement à s'en justifier au moment de l'entretien. Par ailleurs, à vous de voir si votre expérience est dorénavant suffisante pour passer votre CV d'une seule page à deux pages. Et dans ce cas vous aurez sans doute à repenser totalement la mise en page. Avec plus de 20 ans d'expérience, vous pouvez même envisager de le faire courir sur trois pages. En outre, actualiser son CV peut-être l'occasion par exemple d'intégrer la dimension des réseaux sociaux en donnant ses adresses Linkedin et Viadeo ou d'actualiser sa photo d'identité si vous avez décidé d'en mettre une.

Donc pour résumer, il ne faut pas succomber à la tentation de réutiliser sans cesse ses anciens

CV en se contentant d'ajouter une ligne au dernier poste plus quelques fioritures. Votre CV

gagne à être constamment repenser tant dans le fond que dans la forme.

Adapter son CV au poste ciblé

On a vu que le CV est quelque chose de personnel et d'inscrit dans le temps. Et bien il faut savoir

qu'un CV est aussi à usage unique. Il ne doit pas être considéré comme un document figé que l'on

peut adresser au même moment à n'importe quelle société. On ne peut pas se dire « ça y est mon

CV est prêt, il est carré je n'y touche plus et je vais en envoyer un exemplaire à untel, untel et

untel ». Là est la première erreur de bien des candidats à l'embauche qui submergent du même

CV toutes les entreprises d'un même secteur quels que soient les postes vacants. Moi je dis,

mettez-vous à la place de celui qui cherche à recruter quelqu'un.

Il sait qu'il va avoir au bas mot des dizaines de réponse à son annonce. Choisira-t-il le candidat

qui visiblement à envoyer le même CV à tous ses concurrents voire celui qui ne sait même pas

pour quel poste il postule tellement il est resté vague, ou bien celui qui montre que c'est bien son entreprise et nulle autre qui l'intéresse et qui met les bonnes qualités en avant pour ce poste précis. Evidemment, le second, on est d'accord. En d'autres termes, il faut faire du sur-mesure. Dans vos phases de recherche, je vous conseille de ne rédiger que quatre ou cinq CV par

semaine, tout au plus et de les personnaliser au maximum.

L'écriture d'un seul CV personnalisé doit vous prendre déjà plus d'une journée ne vous contentez

pas

de remplacer quelques mots par-ci par-là, ou encore pire, de faire des copier/coller. Il n'y a

rien

de pire que de présenter le CV qui vous suit depuis le bac et dont on peut faire apparaître

toutes les modifications à partir d'une simple fonction sous Word. Une candidature égale un CV partez des prérogatives du poste ainsi que des besoins de l'entreprise supposés ou exposés pour refondre totalement votre document en ce sens au moment de faire ressortir telle expérience ou telle autre veillez toujours à ce qu'elle coincide avec l'intitulé de l'annonce.

D'ailleurs, trier vos expériences prend tout son sens ici. Il convient de passer sous silence celles

qui relèvent d'un secteur d'activité très différent et de tâches sans rapport. Concentrez-vous par

contre sur les éléments de votre parcours qui correspondent le plus à l'offre. Même chose concernant votre cursus scolaire insistez sur les enseignements et les travaux qui serviront concrètement les intérêts de votre futur employeur. Pour plus d'efficacité, je vous suggère de préparer une liste de mots clés, des verbes d'action notamment, qui feront ce lien entre vos expériences et compétences et ce que l'on attendra de vous.

Profitez aussi de la bannière en en-tête pour montrer que votre candidature colle parfaitement au profil de poste. En tout cas, assurez-vous que tout le contenu de votre CV est cohérent avec ce profl. Personnalisez vos rubriques en fonction de ce que vous savez des besoins de l'entreprise. Enfin, prenez soin au vocabulaire que vous employez les recruteurs s'attendent à voir un certains nombres de termes issus de leur jargon certains font même appel à des logiciels informatiques pour les repérer dans les CV et opérer ainsi une première sélection.

Donc il peut être judicieux de se renseigner et se familiariser avec ces mots selon les secteurs d'activité. Là encore, si vous répondez à une annonce, les mots clés principaux peuvent tout à fait figurer dans l'intitulé inspirez-vous en. On peut dire en résumé qu'il faut mettre l'entreprise ciblée au coeur de votre document. Même si c'est de votre expérience que vous parlez elle doit être entièrement orientée vers les besoins de cette entreprise. Voilà tout ce que l'on peut dire en préambule sur le curriculum vitae voyons maintenant comment le concevoir de manière intelligente et efficace.

Identifier les étapes à respecter

Votre CV s'inscrit dans tout un processus qui est la recherche d'emploi et pour certains la quête d'un meilleur poste. Il n'est pas une finalité en soi tout comme il ne se résume pas à un inventaire complet de vos connaissances et de vos expériences, non. C'est avant tout un moyen de communication, une sorte de carte de visite améliorée un point d'appui autour duquel vous et le recruteur vous retrouverez et discuterez au moment de l'entretien d'embauche. Sa rédaction doit intervenir après toute une phase de recherche sur l'entreprise et votre interlocuteur potentiel grâce à laquelle vous cernerez ses besoins au plus près et pourrez ainsi mettre en avant les qualités qui vous permettent d'y répondre.

Ce n'est qu'une fois que vous savez à qui vous vous adressez et comment l'intéresser que vous pouvez plancher sur votre nouveau CV. Un CV parfaitement adapté. Donc, commencez par vous interroger sur votre destinataire qui est-il ? En personnalisant votre envoi, vous aurez une longueur d'avance sur vos concurrents qui ne se donnent pas cette peine. Les recruteurs lisent de manière plus attentive les CV et lettres de motivation qui leur sont adressés nominativement et non anonymement. Est-ce que ce sera à votre associé futur ? Le manager ? Cela peut se révéler efficace si votre projet est extrêmement défini et que vos sources sont fiables, encore faut-il connaître son nom.

Est-ce que ce sera au directeur ou à la directrice des ressources humaines ? Dans les grands groupes, on centralise en effet toutes les demandes. Le danger, c'est que la transmission des informations ne s'effectue pas toujours correctement et rapidement. Je vous conseille en parallèle d'envoyer une copie au responsable de la filiale ou du service que vous visez, en vous renseignant bien sûr au préalable sur son identité. Mieux vaut que la personne concernée reçoive votre CV en double que pas du tout. Est-ce que ce sera à un collaborateur qui le remettra en main propre au recruteur par recommandation ? Dans ce cas, assurez-vous que la personne qui vous recommandera a du poids et suffisamment de crédibilité dans l'entreprise.

Essayez auparavant d'avoir en ligne la personne à laquelle vous destinez votre envoi et demandez-lui comment faire pour que votre CV soit pris en considération. D'une manière générale, s'il s'agit d'une candidature spontanée meux vaut l'adresser à celui qui sera votre supérieur hiérarchique immédiat, votre N+1. S'il s'agit d'une réponse à une annonce, le nom du service voire celui de la personne devrait être précisé dans l'annonce. Il s'agit alors de le reprendre. Attention, sans faute d'orthographe. Une fois toute cette préparation soigneusement effectuée, il vous reste à travailler sur le contenu de votre CV un contenu en adéquation avec votre projet.

Et pour cela, je vous inviterai à passer par trois étapes. Structurez votre parcours, identifiez et hiérarchisez vos diverses compétences et enfin formalisez votre parcours en valorisant ce qu'il a de plus intéressant pour le recruteur. Voilà tout ce que nous allons voir par la suite. Mais avant, pour finir, je voulais insister sur le fait que ce travail préparatoire est un travail solitaire. On ne peut pas le déléguer à quelqu'un d'autre. Personne ne vous connaît et connaît vos désirs mieux que vous-même et lors de l'entretien, vous seul aurez à défendre votre candidature.

En revanche, si vous tenez à solliciter votre entourage, vous pouvez tout à fait lui demander d'activer pour vous son réseau. Eventuellement de vous transmettre des annonces correspondant à vos critères, sutout de vous donner son avis quand vous lui soumettrez votre CV finalisé cela ne mange pas de pain.

Structurer son parcours

Mettre au point un CV exige un travail d'analyse puis de synthèse. Quand on a pas ou très peu d'expérience à rendre compte, on est tenté d'occuper l'espace. De gonfler un peu les stages, pour ne pas donner une impression de vide. Si vous êtes dans ce cas, rassurez-vous avoir une longue carrière derrière soi, ne facilite pas les choses. Ce n'est pas évident non plus de synthétiser une riche vie professionnelle en quelques paragraphes bien ordonnés. Il convient tout d'abord de mettre à plat l'ensemble de vos expériences professionnelles et extra-professionnelles.

Vous pouvez, sur un brouillon, noter toutes ces activités par ordre chronologique ce qui vous évite d'en oublier. Qu'elles soient longues ou au contraire très brèves, anciennes ou récentes, bénéfiques ou infructueuses, qu'elles vous paraissent intéressantes ou non, vous les consignez. Vous noircissez les pages Vous faites une sorte de bilan complet, global. Pour chacune d'elles, vous décrivez toutes les différentes actions quv vous avez été amené à faire dans ce cadre. Soyez le plus exhaustif possible. Situez précisemment ces expériences dans le temps et spécifiez leur durée.

Ensuite, avec votre traitement de texte, créez un nouveau document où vous allez, au regard des expériences notées en vrac sur votre brouillon, écrire tout ce dont vous appris de chacune d'elle. Elles ont forcément eu quelque part un impact positif sur vous même si certaines ont été douloureusement vécues vous pouvez en tirer un bénéfice. Creusez-vous la tête. Si par exemple, vous avez mal vécu le fait de travailler dans une grande multinationale, vous pouvez en déduire qu'une entreprise a taille humaine où votre talent sera sans doute mieux valorisé vous correspondrait mieux.

Je me souviens de mon premier stage où j'avais refusé de m'occuper du café, prétextant que je n'en buvais jamais, et que je ne savais même pas comment faire marcher la machine. J'avais alors l'idée préconçue que le stagiaire était un être forcément exploité et j'étais clairement dans la méfiance. J'ai du coup subi une grande partie de ce stage, jusqu'à ce que je comprenne tout l'intérêt de ce moment convivial, et l'importance des rapports humains dans l'entreprise. C'était ma première leçon. Par ailleurs, il vous faut à ce stade compléter au maximum les renseignements sur chaque société dans laquelle vous avez travaillé La raison sociale, son adresse physique, et celle du siège si ce ne sont pas les mêmes, l'activité principale les activités secondaires, etc.

Bien sûr votre CV ne comportera pas toutes ces indications mais elles pourront dégager des pistes vous révéler par exemple que vous n'êtes pas prêt à accepter un travail à plus d'une demi- heure de chez vous. Dernière étape autre angle de vue notez à présent ce que vous estimez avoir apporté à chacune des entreprises. Cela peut se traduire en génération de chiffre d'affaires par exemple, ou en termes de dynamisation des équipes en simplification des process, en production

d'études, en développement de logiciels, voire en amélioration des rapports humains dans un service.

Vous positivez ainsi chaque expérience même si certaines vous ont laissé un souvenir très mitigé. Il sera très important par la suite, de rendre compte subtilement de cette réussite. Nous verrons pourquoi et surtout comment. Même si votre courte expérience n'est pour le moment composée que de stages, appliquez-vous à faire ce travail avec ces stages. Qu'est-ce qu'ils vous ont appris, et qu'est-ce que vous avez apporté à l'entreprise hôte dans ce court lapse de temps. Vous pourrez a priori faire face à des expériences sans lien apparent entre elles et bien faire ce bilan devrait vous permettre de dégager un fil conducteur que vous n'aurez ensuite qu'a dérouler.

Au final tout doit être tendu vers le poste que vous visez à présent. L'aboutissement de votre projet. C'est-à-dire que l'intégralité de votre parcours jusqu'à l'actuelle candidature, doit être à la fois claire, limpide et surtout parfaitement logique. Il s'agit de montrer que tout ce que vous avez fait par le passé vous a rendu capable d'exercer la fonction pour laquelle vous postulez. D'en assumer toutes les responsabilités et même, que vous êtes fait pour cela.

Analyser sa formation

Une des premières choses à faire que vous vous penchez ou vous repenchez sur votre CV, c'est de réfléchir à la façon de mettre en valeur vos années d'étude. Qu'est-ce qu'attendent les recruteurs quand ils consultent cette rubrique ? Votre niveau de diplôme, le type de formation suivi et la spécialisation, essentiellement. C'est cela qu'il faut mettre en avant. Il ne faut pas oublier non plus la note d'obtention pour chaque diplôme dont vous parlez et le nom de l'établissement. Comme information complémentaire, il est bon de citer les lieux les mentions si elles sont significatives. Au minimum une mention « bien » pour le bac.

Eventuellement, les options Si elles vous paraissent importantes pour le poste que vous visez. Et c'est tout. Cela, c'est la théorie, la règle générale. Je vous dirais bien que la plupart des recruteurs ont tendance à aujourd'hui à relativiser l'importance des diplômes en regard de l'expérience. Mais, il ne faut pas s'arrêter là. En fait, vos formations intéressent les recruteurs non pas pour ce qu'elles sont, mais parce qu'on peut y déduire un certain nombre de connaissances, d'aptitudes, voire de savoir-faire. Certains les considèrent comme un sésame, un prérequis. Et s'ils ne voient pas au premier coup d'oeil ce niveau minimum, ils arrêtent aussitôt leur lecture et passent à un autre CV.

Une part considérable d'entre eux confie même la présélection des CV à des logiciels informatiques qui les filtrent par mots clés. Si vous ne mentionnez pas le diplôme requis, vous serez immédiatement recalé. Comme pour l'expérience, il convient à ce stade de passer en revue l'ensemble de votre formation initiale et professionnelle. Pour le moment, l'ordre n'a pas d'importance. Chronologique ou anti-chronologique. C'est-à-dire en allant de la formation la plus récente à la plus ancienne. Mentionnez chaque formation par année même si certaines n'ont pas abouti à un diplôme même si vous avez abandonné en cours de route.

L'essentiel est de ne pas en oublier. Pour cela, précisez bien chaque date. Vous pourrez ensuite vérifier qu'il n'y a pas de trou injustifiable dans ce parcours. Voici un exemple de liste de

formation au brouillon comme vous pouvez le voir, on a poussé très loin la description. Là, mettez les intitulés complets, toutes les options, les stages effectués dans ce cadre, les titres de vos rapports, de vos thèses, etc. Vous pouvez aussi noter des expériences vécues à ce moment-là, le nom de professeurs réputés pour leur expertise dans un domaine, celui d'intervenants extérieurs, si vous pouvez faire le lien avec l'emploi auquel vous postulez.

Tout cela peut prendre plusieurs pages et il sera toujours temps, plus tard, avant la rédaction finale, de trier, d'élaguer, pour en fin de compte ne garder que les informations pertinentes pour le poste visé. Voilà maintenant ce que cela pourrait donner sur un CV plus au moins finalisé. Nous avons mis en valeur les diplômes les plus élevés en les plaçant en premier selon un ordre anti-chronologique. Nous nous sommes débarrassés des informations qui n'ont qu'un rapport lointain avec le poste cible. Nous n'avons pas mentionné les années de scolarité collège, lycée, ni la mention « assez bien » du bac.

Surtout, nous avons condensé et résumé les infos, afin que l'oeil du recruteur ne soit pas ralenti voire découragé. En fait, analyser scrupuleusement et noter les moindres détails sur sa formation permet de dégager ce en quoi elle a pu inspirer votre candidature. Il faudra vous efforcer de prendre du recul voire de vous mettre à la place du recruteur pour insister non pas sur ce que vous voulez absolument dire mais sur ce qui est intéressant pour lui. Procédez de la même façon pour ce qui concerne la formation professionnelle ou formation continue.

Toutes ne seront sans doute pas à retenir mais ce n'est pas encore le temps d'en juger recensez- les, sans en oublier. Détaillez chacune d'elles ce sur quoi il faut insister ce sont les compétences et le savoir-faire qu'elles vous ont procuré en particulier s'ils ne sont pas enseignés dans une école car ce sera votre valeur ajoutée infiniement appréciable pour votre futur employeur. Notez aussi si vous avez choisi spontanément telle ou telle formation. Et si vous-même avez effectué les démarches d'inscription. Sachez que les recruteurs sont particulèrement sensibles au dynamisme des employés qui cherchent constamment à se perfectionner et à évoluer.

Pour finir, j'ajouterais que ce brouillon qui compile toutes vos formations qu'elles soient initiales ou continues, et bien ne le jettez pas une fois que vous aurez fait le tri dans tout cela. Non, il pourrait vous être utile. Si plusieurs formations méritent d'être détaillées, si vous êtes persuadés que le recruteur pourrait être accroché par quelques autres détails, alors, pourquoi ne pas le renvoyer vers une page internet dédiée à l'ensemble de vos formations. Il vous suffira ensuite de mettre un simple lien sur votre CV peut-être sous la forme d'un « QR code » dans la marge pour ne pas trop prendre de place cela peut être une page CV en ligne créée ou dans un profil sur les réseaux sociaux professionnels.

Autodiagnostiquer ses compétences

Par l'anglicisme à la mode « skills », on nomme tout simplement les talents, les compétences les aptitudes développées à faire telle ou telle chose. Rédiger un CV c'est faire le tour de ses compétences applicables à un poste particulier. Ce n'est pas simple d'identifier, de lister et de décrire ses compétences cela demande beaucoup de temps et de patience. Voici comment on peut procéder de manière efficace. Je vous propose d'abord de construire un tableau où vous listerez

dans la première colonne, celle de gauche vos différentes compétences, quelles qu'elles soient. Faites en sorte que cette colonne soit suffisamment large pour contenir plusieurs mots.

A côté, créez trois colonnes étroites que vous nommerez techniques, transférables et

personnelles. Ensuite, je vous invite à reprendre tous vos brouillons la liste complète de vos expériences et celle de vos formations. Vous ne manquerez pas d'y ajouter vos activités extra- scolaires détaillées. En effet, vous avez pu acquérir de l'expérience en participant à des œuvres caritatives, en pratiquant un sport, en gérant une association, pour de nombreux professionnels, les compétences acquises en autodidacte valent autant que celles acquises dans le cadre d'une formation traditionnelle. Chaque formation et chaque expérience vous ont amené à développer certaines compétences d'abord théoriques mais aussi sans doute pratiques.

Ne vous arrêtez pas à certaines connaissances techniques bien définies. Essayez d'avoir une vision large des bénéfices que vous avez acquis et qui peuvent être utiles à votre futur emploi. Qu'est-ce que cela peut être ? L'esprit de synthèse, l'esprit d'analyse, la capacité à trouver des solutions aux problèmes, l'organisation, la communication, cela peut être aussi le fait de diriger une petite équipe, même ponctuellement. La force de persuasion ou de négociation la persévérance, l'esprit d'initiative, savoir être proactif, savoir s'automotiver, savoir respecter des délais courts ou même travailler sous pression.

Pour chacune de ces compétences, mettez une croix dans la case correspondante du tableau si vous estimez que, deuxième colonne, c'est une compétence technique à usage ciblé ou, troisième colonne, que c'est une compétence transférable ou transverse qui pourra vous être utile dans un poste différent ou encore, quatrième colonne, s'il s'agit d'une compétence qui vous aidera dans vos rapports humains quel que soit le domaine professionnel et même en dehors. En classant vos compétences selon ces trois critères, vous pourrez voir plus facilement ce qui pourrait intéresser au premier chef le recruteur à qui vous adressez votre CV.

Il y a pour lui premièrement des compétences techniques dont il ne peut se passer et qui bien

souvent sont mentionnées dans le corps même de l'offre d'emploi. Si vous ne les possédez pas, il

est inutile de postuler à moins de compter sur un manque de candidatures. Par exemple, un poste de développeur nécessite la maîtrise de certains languages informatiques. L'employeur ne prendra pas le temps de vous former à cela. S'il a le choix, il prendra forcément quelqu'un d'immédiatement opérationnel. Deuxièmement, au-delà de ces compétences techniques, il vous jugera aussi sur des compétences acquises dans d'autres domaines que le sien et qui peuvent s'y convertir.

C'est ce qu'on appelle des compétences transférables. Par exemple savoir répondre à un appel d'offre, ou encore gérer des stocks, peut servir dans des secteurs d'activités diamétralement opposés. Des compétences en informatique en communication ou encore en commerce peuvent intéresser tout type d'entreprise dans l'industrie agro-alimentaire, les nouvelles technologies, le secteur du BTP, etc. Il faut aussi prendre en compte les compétences transversales c'est-à-dire celles induites par d'autres. Un exemple des capacités de communiquant acquises dans le domaine du marketing peuvent faire de moi un bon formateur.

Un candidat pourvu d'un certain nombre de ces compétences peut faire valoir sa polyvalence comme une richesse pour l'entreprise. Les profils dits « caméléon » sont de plus en plus recherchés. Dès cette première prise de contact qu'est votre CV, votre futur employeur saura ainsi que vous êtes prêts à vous adapter à différents environnements. Troisièmement, il y a les compétences personnelles et je dirais même plus interpersonnelles. Cela regroupe vos qualités humaines indispensables à la réussite de telle ou telle tâche. Des savoir-être qui vous permettent d'interagir efficacement avec les divers collaborateurs Vous nouez facilement des relations saines vous aimez le travail en équipe, vous ne reculez jamais devant l'effort, vous vous adaptez facilement au changement, vous savez faire preuve de diplomatie, de consensus, vous êtes autonome, créatif, tout cela peut vous servir en fonction du poste que vous visez.

Sous peine de paraître prétentieux, elles ne seront pas à mettre telles quelles dans votre CV, non. Elles doivent se déduire de vos expériences. C'est peut-être la catégorie de compétences qu'il est le plus difficile de remplir car il faut avoir du recul sur soi mais en définitive cela montre que votre personnalité correspond au poste. Une fois que vous avez rempli votre tableau, que vous avez mis des croix dans les colonnes deux, trois et quatre, référez-vous à l'annonce ou à défaut, à une fiche de poste similaire que vous pouvez trouver sur internet. Assurez-vous que chaque compétence essentielle requise par le poste vous l'avez, dans votre liste.

Ce sont elles qu'il faudra mettre en avant. Et voyez aussi parmi les autres compétences que vous avez développées celles qui pourraient être utiles pour cette entreprise, même en débordant un peu les prérogatives citées. Ce sont elles qui pourront constituer la valeur ajoutée de votre candidature et vous permettent de faire la différence. Trois petits conseils, en guise de conclusion : vos compétences doivent être exprimées ou se deviner à travers tout le contenu de votre CV et pas seulement une partie. Deux, elles sont de trois natures savoir, savoir-faire et savoir-être.

Ne faites pas l'impasse sur la troisième. Trois, même si cela vous a aidé à remporter un concours dont vous êtes particulièrement fier, ne mentionnez pas vos talents d'imitateurs ou d'avaleur de saucisse. Cela ne servirait qu'à vous rendre ridicule.

Trier les expériences

L'objectif du candidat à travers le CV, c'est décrocher l'entretien. Donc, il ne faut pas y détailler chaque expérience En d'autres termes, il n'est pas nécessaire de mentionner chaque tâche confiée. En fait, il convient de supprimer ce qui obsolète, ce qui est redondant et ce qui est hors-sujet. Là encore, il faut prendre de la hauteur sur son passé professionnel, puis se mettre à la place du recruteur pour savoir ce qu'il a envie de lire. Et c'est loin d'être évident. Surtout quand on a une carrière bien remplie et l'esprit collectionneur.

Difficile de sacrifier la moindre expérience Premièrement, si vous avez plus de dix ans de carrière, forcez-vous à éliminer tout ce qui relève des emplois saisonniers ce qu'on appelle plus vulgairement « jobs d’été ». Enlevez aussi le babysitting chez la voisine ou la tata vous avez sûrement pu prouver votre sérieux et votre sens des responsabilités par la suite. Si au sortir des études cela permettait de montrer quelques savoir-faire, et de remplir la page, là cela peut signifier que vous n'avez pas fait grand chose de mieux depuis, où vous ne savez pas renouveler votre CV.

Plus vos expériences sont anciennes, et plus normalement, elles doivent être synthétisées idéalement sur une ligne. Deuxièmement, si vous comptez des expériences dans deux entreprises différentes il est parfaitement inutile de les détailler de la même façon, il faut déjà opérer un choix pour ne retenir que les tâches essentielles effectuées indifféremment dans l'une et l'autre. Celles qui ont un lien direct avec votre futur emploi. Et puis, ne les mentionnez que pour l'expérience la plus récente sur trois ou quatre lignes maximum. Vous pourrez en parler plus amplement au moment de l'entretien.

Enfin troisièmement, même si elle est récente, même si elle concerne une entreprise prestigieuse je vous conseille de passer sous silence une expérience dont les compétences acquises n'ont rien à voir avec celles demandées pour le poste visé. Votre expérience de comptable chez tel grand constructeur d'automobile de luxe ne me sera pas d'un grand intérêt si je cherche un animateur d'évènement. Au contraire, elle pourrait vous desservir en me donnant à penser que vous êtes un peu trop rigide que le contact avec le public n'est pas votre fort et que vos prétentions salariales dépasseraient mon budget.

Donc je vous rappelle pour finir facilitez le travail de votre lecteur n'en mettez pas trop plus vous avez d'expérience à rendre compte, plus il faut être synthétique, concis et sélectif. Pour cela, eliminez ce qui est obsolète, ce qui est redondant et ce qui est hors-sujet.

Veiller à la logique

Votre CV doit former un tout cohérent. Avant de se mettre à l'écriture, avant même de déterminer le plan il faut conceptualiser le contenu au regard de l'offre d'emploi. Il faut que le poste que vous projetez d'occuper apparaisse, à travers le CV comme la suite logique de tout votre parcours professionnel ou de vos études si vous êtes un jeune diplomé. En d'autres termes, on devrait pouvoir y lire une correspondance parfaite entre votre personnalité qui transparait déjà vos compétences, vos objectifs et les attentes de l'entreprise. Cela forme les quatre coins d'un carré vous voyez ? Alors tout d'abord, assurez-vous que votre projet est clair.

Que votre candidature ne porte pas à confusion. Pour cela, vous pouvez afficher vos objectifs dès la bannière. Donnez votre brouillon à lire à une tierce personne et demandez-lui de deviner à quel poste vous prétendez, dans quel type de structure. Si, il ou elle vous donne une bonne réponse c'est que c'est bon. Si ce n'est pas clair pour lui ou elle, c'est peut-être que vous hésitez encore sur la voie à suivre que vous ne fermez pas d'autre porte. Dites-vous que le recruteur sentira cette hésitation ce flou dans votre esprit et ira vers des volontés plus nettement affichées.

Ensuite, assurez-vous que ces objectifs clairement définis sont en adécuation avec l'ensemble de votre formation est-ce que vous ne faites pa le grand écart avec ce que vous appris. Ne vous manque-t-il pas d'autres formations pour prétendre à occuper ces fonctions. Là aussi n'hésitez pas à demander des conseils auprès de votre entourage surtout si vous connaissez des personnes qui ont l'habitude de recruter. Et puis, veillez à ce que les qualités personnelles que vous avez choisies de mettre en avant au travers de votre expérience notamment, correspondent elles aussi aux qualités attendues à ce poste.

Vous pouvez vous montrer sous le jour d'un gestionnaire pépère alors que l'emploi auquel vous postulez demande du dynamisme et de l'innovation. Dans ce cas, cela ne « match » pas. On demandera à un manager de savoir écouter l'autre, alors qu'un sportif de haut-niveau doit avant tout savoir écouter son propre corps. Selon ce que le poste requiert comme qualités, l'un ou l'autre partira avec un handicap, forcément. Enfin, pensez bien sûr à utiliser les mots clés attendus par l'employeur ceux que vous avez déjà lus sur son annonce.

Mais aussi ceux que l'on attend traditionnellement pour ce type de poste. Les verbes d'action les compétences requises il faut que votre CV colle parfaitement au profil Voilà, il faut pouvoir inscrire les coins du carré dans un cercle qui forme un tout le cercle, c'est l'évidence.

IV. SAVOIR SE VENDRE COMME UN PRODUIT

Connaître son interlocuteur

Je vous propose maintenant d'opter pour une vision un peu plus marketing du CV. Après tout, il s'agit de « vous » vendre, de promouvoir votre force de travail, de vendre votre expérience, l'adéquation entre votre projet et le poste à pourvoir. Pourquoi ne pas adopter certaines techniques commerciales efficaces et parfaitement transférables. Les marques, présentes dans notre quotidien, nous connaissent bien, nous autres clients. Elles ont recueilli, par Internet souvent, un maximum de données personnelles. Elles ont fait des études sur nous, sur nos comportements d'achats, elles nous ont classés par profil d'acheteurs pour mieux savoir quoi nous proposer, à quel moment de l'année idéalement, où, etc

L'idée, c'est de vous renseigner non seulement sur le fonctionnement et les besoins de l'entreprise mais aussi sur le profil, voire même la personnalité du décisionnaire, celui ou celle qui imposera son choix de recrutement. Ce n'est pas évident, cela prend du temps, il faut être discret, subtil mais ça peut rapporter gros. Dans un premier temps, faites déjà tout ce que vous pouvez faire à distance. Le Web est une mine d'information pour qui sait bien manier les moteurs de recherche. Quelques dizaines de minutes, notamment, sur le site officiel de l'entreprise, mais aussi sur des forums ou sur des sites comme « infogreffe », devraient vous permettre de connaître l'entreprise, son histoire, ses produits, ses références, sa santé financière et d'identifier le ou la responsable du recrutement.

Il faut obtenir à la fois le nom et les coordonnées du responsable des ressources humaines, mais aussi celui du futur responsable hiérarchique. Dans un deuxième temps, toujours en ligne, recherchez des informations sur ces personnes. Tapez leurs noms sur les principaux moteurs de recherche, elles ont peut-être un profil sur des réseaux sociaux comme LinkedIn, Viadeo ou Google+, voire Facebook ou Twitter. Enquêtez sur elles, comme elles-mêmes peuvent le faire sur tous les candidats à leurs offres. Essayez d'analyser ces informations et de voir comment vous pouvez en tirer parti.

Est-ce que vous avez une passion ou un loisir en commun ? Est-ce que vous avez des enfants du même âge ? Est-ce que, je ne sais pas moi, vous avez voyagé dans un même pays ? Le truc, c'est de créer une proximité entre vous, dès le CV, d'amorcer des angles de rapprochement en vue de l'entretien. Mais, attention, soyez honnête, car, par le même moyen, elles trouveront elles-aussi,

des renseignements sur vous. C'est le moment d'éliminer parmi vos publications sur les réseaux sociaux, tout ce qui pourrait compromettre votre réussite. Par ailleurs, vous pouvez aussi faire une enquête de terrain, visiter les lieux, observer discrètement des attitudes.

Tout ce qui pourra apporter de l'eau à votre moulin est bon à prendre. Dans un troisième temps, et fort de tous ces renseignements, je vous propose de classer votre futur employeur dans l'une ou l'autre de ces grandes catégories de professionnels. Tout cela vous permettra, dès votre CV, mais

encore plus à l'entretien d'embauche, de savoir quel levier particulier utiliser pour provoquer, ce

que l'on va appeler, l'acte d’achat pour filer la métaphore marketing

allez avoir à faire à un recruteur tourné vers l'action, un chef de chantier, par exemple, il faudra aller sur le terrain du pratique, lui fournir des chiffres, énoncer des résultats.

Si vous savez que vous

Avec lui, soyez particulièrement bref et incisif. Si le recruteur est visiblement attaché aux méthodes, il conviendra d'enrichir votre CV de verbes d'actions, d'insister sur les moyens mis en œuvre dans vos expériences, pour obtenir le résultat prévu. La qualité qui le séduit : la fiabilité. Avec lui, soyez précis, organisé, logique. Si le recruteur, cette fois est d'avantage tourné vers l'humain, il travaille ou a travaillé dans le social, par exemple, parlez de travail d'équipe, insistez sur vos qualités relationnelles, mettez en avant l'appui reçu de personnes respectées.

Il sera sensible au fait que vous avez été recommandé ou coopté, si c'est le cas. Avec lui, soyez

amical et chaleureux. Si le recruteur, enfin, privilégie manifestement les idées, vous gagneriez à vous exprimer en terme de concepts, d'améliorations, de méthodes innovantes. Jouez la carte de

l'originalité. N'ayez pas peur d'envisager des perspectives à long terme ou de lier des thèmes à une idée, une vison plus large. Avec lui, montrez-vous imaginatif, créatif et un peu plus exhaustif.

Ces catégories, bien sûr, ne sont pas figées et certains recruteurs pourraient être rangés à cheval dans deux d'entre elles. Alors vous pouvez tout à fait jouer sur deux terrains en même temps. Donc, pour conclure : si vous voulez que cette proposition de rendez-vous qu'est le CV soit couronné de succès, tâchez de mettre tous les atouts dans votre main en adaptant votre document au profil et aux intérêts de votre interlocuteur. Cela exige d'en connaître un minimum sur lui, mais on n'a rien sans rien.

Chercher à hameçonner le recruteur

Vous n’êtes pas seul, vous faites partie d'un ensemble de candidats, aux qualités sans doute assez similaires. Ne vous contentez pas de faire comme les autres et de compter de votre bonne étoile pour décrocher le marché. Il faut déjà franchir le stade des présélections. Cette présélection, ce n'est pas forcément le décisionnaire qui l'effectue. Cela peut être un assistant, voire un logiciel

informatique. Dans ce dernier cas, il faut veiller à mettre les bons mots clés aux bons endroits, on

y reviendra. Admettons que votre CV soit adapté, correct, il fait partie de la short-liste mais il reste une vingtaine de concurrents avec des propositions tout aussi intéressantes.

Cinq secondes. C'est le temps que se donnent la plupart des recruteurs pour décider, ou non, de recontacter un candidat. Inutile de souligner à quel point le CV doit retenir l'attention et susciter le désir. Faisons un parallèle. vous êtes au supermarché, rayon des produits ménagers. Pour la

première fois, vous avez besoin d'acheter un nettoyant pour les sols carrelés, et vous avez une multitude de choix qui s'offrent à vous. Admettons maintenant que l'écart de prix entre eux ne soit pas significatif. Comme vous ne les avez pas testés avant, vous n'avez pas pu juger de la qualité des uns et des autres.

Pour un recruteur face à des candidats, c'est la même chose. Sur quel critère, allez-vous motiver votre achat ? Sur l'emballage. Le recrutement est avant tout visuel. Faute de pouvoir tester tous les candidats un par un au travail, le recruteur va se fier à ses impressions. Il faut donc générer de l'émotion immédiate et une émotion évidemment positive. La photo, si vous avez choisi d'en mettre une, doit vous rendre, à l'image de tout votre CV, sympathique et dynamique.

Elle participe pleinement à susciter l'envie de rencontre. N'oublions pas que c'est ce que doit faire le CV : donner envie et non convaincre, ça c'est le travail de l'entretien. Votre mise en page doit avoir juste ce qu'il faut d'originalité pour permettre au recruteur de se souvenir de vous et de vous associer durablement à votre CV. Accrocheuse, sans être trop extravagante. On en reparlera. Il faut à tout prix éviter les phrases toutes faites, convenues, copiées-collées d'exemples puisés des milliers de fois sur Internet et que les recruteurs repèrent tout de suite.

Par ailleurs, il ne faut pas donner à réfléchir. Cela doit apparaître comme une évidence que votre candidature, super logique pour ce poste-là, mérite d’être retenue. Enfin, créez du lien entre vous et l'entreprise, entre vous et le recruteur. Mettez en avant les établissements par lesquels vous êtes passé. Si ce sont les mêmes que lui, ou encore les noms de sociétés qu'il connaît et qu'il apprécie sans doute : "Ah il est passé par là, comme moi". Les gens aiment se reconnaître dans les personnes qu'ils côtoient. Ce genre de similarité de goût ou de parcours, est un premier pas vers l'affinité.

Voilà donc un certain nombre de ressorts, tiré du Marketing que vous pouvez utiliser pour emporter l'adhésion, et provoquer le passage à l’étape suivante. Il en a un autre dont on parle de plus en plus, et que je vais développer dans la prochaine séquence.

Utiliser le storytelling

Le Storytelling, qu'est-ce que c'est ? C'est une méthode que l'on utilise de plus en plus dans les domaines de la stratégie, du marketing et de la communication, entre autres. Elle consiste à raconter une ou plusieurs histoires, à fort pouvoir de séduction et de conviction. Grâce à elle, on capte l'attention, en l’occurrence celle de notre lecteur-recruteur. On stimule un désir, celui de nous rencontrer, on promet un changement, grâce à notre arrivée prochaine dans l'entreprise et, enfin, on emporte la conviction, grâce à nos arguments, à savoir nos qualités, nos compétences et nos réussites antérieures suggérées.

Les marques emploient beaucoup le Storytelling pour communiquer, surtout en temps de crise, et fédérer leurs collaborateurs comme leurs clients autour de valeurs. Cela marche, non seulement dans la vente, mais aussi dans la politique. On peut l'appliquer à notre recherche d'emploi, du CV jusqu’à l’entretien d'embauche. Mais comment faire ? D’abord, on ne vous demande pas d'imaginer une vie rêvée. Restez toujours fidèle à la réalité, même si la structure narrative est là pour l'enjoliver, on va dire. Il s'agit, en fait, de construire un récit autour d'une ou plusieurs

expériences pour rendre votre parcours professionnel plus concret et votre candidature plus crédible.

J'entrevois deux possibilités : la première c'est d’évoquer la résolution d'un problème ardu, que vous supposez fréquent dans l'entreprise où vous postulez. Dans votre brouillon d’expériences détaillées, il y en a sûrement quelques-unes qui pourraient servir de base à cette histoire. Choisissez-en une et mettez-la bien en avant dans votre CV. Concrètement, osez deux ou trois lignes d'anecdotes sur une expérience couronnée de succès et qui laisse à penser que vous êtes l'homme ou la femme de la situation. La seconde option, intéressante quand on a accumulé les expériences, c'est de construire l'ensemble de son parcours professionnel comme une Success- story.

Ce que vous valorisez, c'est votre ascension globale. En faisant cela, vous laissez le recruteur en déduire : on vous a confié de plus en plus de responsabilités, vous êtes dans une excellente dynamique, donc vous méritez la confiance de notre société et on peut fonder beaucoup d'espoirs sur vos capacités. Dans votre lettre de motivation et a fortiori lors de l'entretien, vous pourrez insister sur ces expériences et ainsi achever de raconter votre belle histoire. Cette histoire, je vous invite aussi à la raconter sur le Web, les réseaux sociaux, votre blog ou votre page pro.

Plus vous serez visible, plus cela rendra crédible votre discours et vous posera en expert. Je conclurai en soulignant que le storytelling est un outil non négligeable pour influer sur la décision du recruteur, d'abord parce que la mise en oeuvre de cette technique donnera à votre candidature quelque chose de très personnel, ensuite parce que vous ne parlerez pas que sur un registre rationnel mais aussi et surtout sur un registre émotionnel, et on sait que c'est bien souvent l'émotion qui déclenche l'action.

Commencer à bâtir une image flatteuse

Votre CV, c'est le premier point de contact avec l'entreprise. Il représente absolument toutes les informations que le recruteur connaît de vous à ce moment précis. Grâce à lui, et uniquement à lui, ce recruteur se forge dans son esprit une sorte de fiche mémoire sur vous. Le CV laisse une première empreinte de vous, une empreinte d'autant plus importante qu'il sera difficile de la modifier radicalement. C'est-à-dire que, si l'image que vous donnez à travers de votre CV, est médiocre, même si vous décrochez finalement un entretien, vous aurez bien du mal à convaincre votre auditeur qu'il se faisait une fausse idée.

La plupart du temps, vous n'aurez même pas cette opportunité de pouvoir le faire changer d'avis. Bref, il faut que vous donniez, d'emblée, une bonne impression. Et que cela sonne juste. Pour cela, je vous invite à analyser l'intitulé de l'offre pour le poste visé ou, à défaut, une annonce similaire que vous trouveriez sur un site internet spécialisé. Dans cet intitulé, vous devez avoir normalement les compétences requises pour mener à bien telle ou telle tâche. Par exemple : vous savez résoudre les conflits, il s'agit alors de traduire ces compétences en terme de qualité de savoir ce qu'elles requierent, en l’occurrence un don pour l’écoute la négociation, la médiation mais aussi un certain charisme.

Est-ce que tout cela fait partie de vos réelles qualités ? Si ce n'est pas le cas, trouvez-en d'autres mais ne trichez pas sur la marchandise. Le plus difficile, c'est de trouver les défauts qui, dans le cadre précis du poste visé, peuvent être, au mieux, retournés en qualités au pire, relativisés. Exemple : votre maniaquerie peut passer pour un goût de l'ordre, votre pessimisme pour une extrême prudence, votre nervosité pour du dynamisme, de même la lenteur peut cacher un certain perfectionnisme. Si vous avez du mal à les positiver, montrez que vous avez déjà pris des mesures pour vous améliorer sur ces terrains-là.

Dans tous les cas, éliminez les défauts rédhibitoires, ceux qui en sont vraiment, pour tout type de poste, comme agressif, étourdi, peu rigoureux. Ne gardez que les deux défauts et les deux qualités qui sont le plus en adéquation avec les qualités requises pour le poste. Ils formeront comme une devise pour vous, vous les déclinerez non seulement dans votre CV, votre photo d'identité, mais aussi dans votre lettre de motivation, dans votre relance téléphonique, dans votre langage verbal et non verbal, lors de l'entretien. Cela dit : tout cela, ça ne suffit pas pour construire une parfaite image de candidat sérieux et motivé.

Il va falloir aussi détruire toute autre trace sur le Net, qui ne serait pas en congruence avec cette image. Interrogez-vous, quelle est votre identité numérique? Quelles sont les informations sur vous auxquelles tout un chacun peut avoir accès ? Pour le savoir, tapez simplement vos nom et prénom dans Google, et observez tous les résultats, que ce soit des pages Web, des images, des

vidéos, etc

suppression ou, si ce n'est pas possible, préparez-vous à vous justifier.

S'il y a, là-dedans, la moindre chose qui pourrait vous desservir, demander sa

Si, par exemple, vos amis ont posté sur Facebook, des photos de vous sous l’emprise de l'alcool, si vous-même avez posté des commentaires injurieux, désobligeants, des discours extrémistes, tâchez de les faire disparaître ou, carrément, de supprimer ce profil. Inscrivez-vous sur des réseaux sociaux professionnels où vous allez commencer à véhiculer vos valeurs et vos qualités en rapport, toujours, avec le type de poste que vous cherchez. C'est la cohérence entre votre E- réputation, vos CV et lettre de motivation, ainsi que l'image renvoyée lors du rendez-vous physique qui sera déterminante pour décrocher le poste.

Donner envie d'en savoir plus

On a vu que se mettre en scène en racontant une histoire de réussite, pouvait être grandement bénéfique. Mais en ce qui concerne le CV, il faut juste donner de quoi appâter le recruteur. Il faut, en quelques mots seulement, lui donner envie d'en savoir plus et qu'il ait, même, hâte de vous rencontrer pour connaître la suite. C'est comme le principe du cliffhanger dans les séries télévisées. On donne un petit aperçu, bien captivant, de ce qu'il y aura dans le prochaine épisode, pour que le spectateur se dise : celui-là, je ne dois surtout pas le manquer. Déjà votre CV peut intriguer par sa forme. Ne sous-estimez pas la forme, c'est elle qui a le premier impact.

Avant d’être compris, votre CV doit être lu et donc, il doit donner envie d'être lu. A travers à la forme du CV, c'est votre personnalité que vous dévoilez. Essayez de vous distinguer un peu mais pas trop, juste ce qu'il faut pour que votre CV se remarque dans la pile et que le recruteur s'en souvienne, quelques heures après l'avoir parcouru. Si votre photo n'est pas requise, n'en mettez

pas. Laissez le recruteur imaginer à quoi vous ressemblez Je m'arrête là en ce qui concerne la forme, on y reviendra largement par la suite.

La plupart des candidats ont tendance à détailler leurs expériences dès le CV, ou la lettre de motivation. Grossière erreur. Si vous dites absolument tout, dans ces deux documents, vous faites taire vous-même les interrogations que le recruteur peut avoir. Vous créez ce qu'on appelle une boucle fermée. Les deux écrits suffisent au recruteur pour faire le tour de votre personnalité et de vos compétences, il n'a pas de suspens pas de frustration, s'il vous reçoit, c'est par formalité. Bien souvent, il fera son choix sur une personne un peu plus énigmatique, car il va idéaliser tous les non-dits.

En plus, vous lui offrez l'occasion de faire le tri et de dire non à chaque ligne. Au contraire, si vous utilisez le principe de la boucle ouverte, que vous laissez délibérément en suspens certaines informations, il aura forcément envie de vous recevoir pour entendre la suite, le dénouement de l'intrigue. Vous suscitez le désir plutôt que le rejet. Un bon moyen de créer une boucle ouverte c'est d'énoncer des résultats impressionnants, sans dévoiler la méthode pour les obtenir.

Par exemple : Augmentation de 20 % du portefeuille client en trois semaines. Ou bien :

Réduction de moitié des frais de gestion pendant ma période d'exercice. Forcément le recruteur se demande : comment a-t-il fait ? Alors, évidemment, il faut que la problématique parle au recruteur. Pour cela, je vous invite d'abord à identifier, au préalable, un type de problème rencontré récemment par son entreprise et que vous avez su résoudre. Ensuite, il faudra élaborer une formule punchy, la plus avare possible en information.

Dites-en vraiment un minimum, pour le laisser réfléchir et s'impatienter. Testez-la auprès de vos amis, et puis, enfin, préparez-vous à justifier vos chiffres à l'oral en vue de l'entretien. Une petite mise en garde, en guise de conclusion : n'abusez pas de ces boucles ouvertes, trop nombreuses, elles peuvent finir par agacer. Une ou deux suffisent à éveiller l'intérêt et à forcer le passage à l'étape suivante.

Savoir se différencier des concurrents

En moyenne, un recruteur passe entre dix et trente secondes sur un CV. Si vous voulez avoir une chance d'obtenir quelques secondes d'attention supplémentaires, voire une relecture plus attentive, il faut savoir se démarquer des autres candidats. Comment ? Premièrement, en soignant la forme : on en a parlé, on en reparlera, c'est essentiel. En la matière, évitez à tout prix de recopier sur un camarade, un collègue, un ami qui lui-même risque d'avoir pompé sur un autre ou d'avoir téléchargé un modèle sur Internet. C'est la meilleure façon d'obtenir le CV le plus banal, le plus anonyme qui soit, un CV comme les entreprises en reçoivent des dizaines par jour, pour ne pas dire des centaines

Deuxièmement, en allant à l'essentiel. La majorité des gens aiment beaucoup parler d'eux de ce qu'ils savent faire et ils ont toujours peur d'oublier quelque chose d'utile qui pourrait faire la différence. Du coup, ils en mettent des tartines, ils se répètent. Un CV surchargé donnera moins envie d’être lu et, en plus, il témoignera d'une faiblesse : un manque d'esprit de synthèse. Prenez le contrecoup en faisant le plus court, le plus précis et le succinct possible. Troisièmement, la

plupart des candidats se contentent d'énumérer toutes leurs expériences comme un inventaire à la Prévert.

Si le recruteur n'y voit pas son intérêt, il décrochera et ne vous recontactera pas. Il faut mettre en avant vos expériences les plus similaires à la mission à laquelle vous postulez, en prenant soin d'évoquer vos réussites, vos savoir faire, directement en lien avec les prérogatives du poste. En fait, ce CV doit montrer que, contrairement à vos rivaux, vous connaissez cette entreprise et ses problématiques. Enfin quatrièmement, si, et seulement si, vous exercez un métier créatif tel que designer, graphiste ou publicitaire, vous pouvez aussi vous distinguer par le choix du format, voire du support.

On a vu un étudiant en design imprimer son CV en forme de tablette de chocolat 3D. Certains ont transformé leurs CV en set de table ou encore en gobelet à café. En la matière, plus on fait preuve d'imagination, plus on risque d'attirer l'attention. Ici, l'audace de l'idée prévaut sur le contenu même du CV. Attention, trop d'originalité tue l'originalité. La surenchère peut provoquer l'indigestion, en quelque sorte. Voilà donc quatre pistes de réflexion pour mieux vous démarquer des autres compétiteurs.

J'ajouterai, pour finir, que vous avez intérêt à faire parler votre créativité et à metre en avant tout ce qui rend votre candidature unique, car vous êtes unique.

V. DETERMINER LE CONTENU DE VOTRE CV

Trouver un titre accrocheur

Quand j'ai rédigé mes premiers CV, je n'ai pas manqué de faire l'erreur courante de mettre en gros Curriculum Vitae en titre de mon document. Mention totalement inutile, on reconnait très bien un CV juste par sa forme, mention aussi cruellement impersonnelle. C'est comme si j'avais mis Livre comme le titre de mon premier roman. Pourtant un CV sans titre ça fait bizarre, comme on dit, et beaucoup de CV ne donnent pas une impression nette de ce que veut vraiment faire le candidat, de ce qu'il recherche précisément. Quand on sait qu'un recruteur ne va prendre que quelques secondes pour juger le document et faire son choix, on comprend l'importance de faire émerger très visiblement le projet professionnel.

Ce dernier ne figure pas tel quel dans une rubrique à part entière. Pourquoi donc ne pas utiliser cette place de titre pour évoquer le projet immédiat ? Par exemple : « Étudiante en Master Management Marketing et Communication Intégrée cherche stage en alternance comme community manager ». Et vous pouvez ajouter : « disponible à partir du 15 Septembre ». Dans ce titre, que l'on appelle aussi Accroche, on peut notamment lire votre fonction ou la fonction recherchée, vos caractéristiques, vos disponibilités.

Attention cependant à ne pas vous laisser enfermer dans un poste. Beaucoup d'employeurs préféreront ainsi vous savoir ouvert à d'autres perspectives. Selon les besoins et les circonstances, ce titre peut courir sur deux lignes. Si l’école par laquelle vous êtes passé est très prestigieuse, vous pouvez la citer dès ce titre. Si c'est le diplôme que vous avez obtenu qui est

très reconnu, mettez-le. Si vous postulez dans un secteur à forte technicité, ce seront plutôt certaines compétences prérequises, qu'il faudra mettre en avant.

Si votre futur emploi exige la maîtrise d'une langue particulière, spécifiez dans le titre que c'est votre cas, en ajoutant la mention : bilingue anglais, par exemple. Vous pouvez aussi préciser le nombre d'années d’expérience, si vous pensez que c'est cela qui peut faire la différence avec un autre candidat. Exemple : Journaliste, dix ans d’expérience dans la presse locale, voire même une expertise ou des résultats chiffrés à votre actif. Exemple : technico commercial dans la pharmaceutique, 12 millions d'euros de contrats signés en 2016. L'idée, c'est que ce titre aide à comprendre le projet, instantanément, pour que le recruteur puisse se dire tout de suite qu'il a quelque chose à vous proposer et qu'il ait envie de le faire.

Pour aider le recruteur à présélectionner votre candidature en lui montrant que vous

correspondez à ses besoins, dans ce titre, efforcez- vous de répondre aux questions : Quoi ? Quelle fonction êtes-vous prêt à assumer dans l'entreprise ? Comment : est-ce pour un stage ? Un

contrat en alternance ou en apprentissage ? Un CDD ou un CDI ? etc

quand êtes-vous libre ? Et éventuellement pour combien de temps ? Si vous répondez à une offre, aidez-vous du vocabulaire utilisé dans l’annonce. Réemployez les mêmes mots-clés et, afin de vous démarquer des autres candidats, essayez de glisser quelques mots qui prouvent que vous connaissez les besoins de l'entreprise en question.

Quand ? À partir de

Vous allez ainsi créer une affinité qui incitera le recruteur à considérer favorablement votre demande. Sa structure : TPE, PME, Grand Groupe National ou Multinational, son secteur d'activité, sa clientèle : B To B, B To C sont autant de terrains sur lesquels vous pouvez jouer. En conclusion, insistons sur le fait que le titre, l'accroche, a deux fonctions principales. En premier lieu, il facilite la gestion des candidatures. Imaginez s'il fallait lire la totalité de chaque CV pour comprendre ce que chaque candidat recherche, quelle perte de temps ! Vous marquerez des points si vous aidez votre lecteur à faire le tri.

Alors, bien sûr, c'est à double tranchant. Si vous envoyez une candidature spontanée et que votre profil mis en titre ne correspond précisément à aucun poste à pourvoir dans cette société, le recruteur ne prendra même pas la peine de l'examiner. Mais, a contrario, en cas d'absence de titre l'assistant, ou même le logiciel, va sans doute écarter aussitôt votre CV, sans lui donner la moindre chance. En second lieu, il permet de différencier votre candidature des autres. Il ancre vos spécificités dans l'esprit et la mémoire du recruteur.

C'est pour cela qu'il faut en profiter pour créer des affinités avec ses attentes. Montrez que vous êtes apte à répondre aux besoins concrets de l'entreprise.

Renseigner ses coordonnées

En matière de CV, tout est finalement très codifié. On s'attend à voir telle chose à telle place. Difficile d’être bien original, sinon au risque de perdre complètement votre futur lecteur. A la base, le CV est conçu comme une lettre avec le nom et le prénom de son auteur, tout en haut, à gauche. Normalement, il figure dans cet ordre-là. Le prénom est en minuscule, sauf l'initiale, et

le nom tout en majuscule. Parfois, pour quelqu'un de célèbre dans son métier, le prénom peut précéder le nom.

Il a beaucoup été question de CV anonyme car, hélas, certains recruteurs s'arrêtent au nom, quand sa consonance implique une appartenance à une communauté minoritaire, pour écarter des candidatures. Ne rien indiquer, quand à son origine, aurait l'avantage de ne pénaliser personne dans cette compétition qu'est une candidature professionnelle. Mais encore faut-il que tout le monde joue le jeu. On en est loin. En mai 2015, l'Assemblée Nationale a enterré la loi qui imposait cette pratique. Le CV anonyme étant redevenu facultatif, il perd tout intérêt.

Même chose pour votre adresse postale, que vous devez faire figurer juste en dessous, toujours en haut à gauche. Elle peut être discriminante. Pour certains emplois, habiter dans un quartier dit sensible d'une banlieue réputée pour son insécurité, peut malheureusement donner un a priori négatif. Ce n’est d'ailleurs pas le seul cas où elle pourrait pénaliser une candidature. La distance avec le lieu de travail peut aussi poser problème. Un recruteur va forcement prendre en priorité quelqu'un qui habite le même secteur ou, en tout cas, il sera sensible au temps de trajet.

Alors là, il y a une parade. Si vous avez un ami qui est plus favorisé du point de vue de son adresse, vous pouvez lui demander s'il veut bien que vous mettiez : « Chez Monsieur untel, à »

etc

coordonnées professionnelles en ajoutant une mention du type : « Bureau : merci d'assurer la discrétion ». Cela a le mérite de vous donner plus de chance de passer une étape donc une autre occasion de présenter vos atouts mais il faut garder en tête qu'il faudra bien, à un moment ou à un autre, dévoiler votre véritable adresse, et justifier de votre mission.

ou, si vous êtes actuellement en poste dans une autre entreprise, indiquez de préférence vos

Ensuite, à la ligne suivante, notez votre ou même vos numéros de téléphone. N’hésitez pas à espacer chaque numéro pour plus de lisibilité. Choisissez bien la ligne téléphonique où vous êtes le plus facilement joignable et, dès à présent, enregistrez un message de répondeur qui soit très professionnel. Ligne suivante : précisez votre adresse e-mail, votre courriel, si vous préférez, en prenant soin de bien vérifier qu'elle est correcte, qu'il ne manque pas un caractère, par exemple.

Cette adresse mail ne doit pas manquer de sérieux, ni de professionnalisme. Évitez donc à tout prix : jujudu93@yahoo.fr ou alors : coquinette@hotmail.com, qui vous a servi pour faire des

rencontres

prénom, arobase plus un hébergeur professionnel et puis c'est tout, tout le reste est superflu. A quoi bon ajouter un numéro de fax, alors que le mail est beaucoup plus utilisé ? Cela n'aurait pour effet que de vous ringardiser.

Pour ne pas commettre de faute de goût, optez pour un très sobre : nom, point,

Votre date de naissance n'est pas nécessaire non plus. Indiquez-la si vous estimez qu'elle ne vous desservira pas. Votre nationalité importe peu si vous postulez pour un emploi en France. Votre lieu de naissance n'apporte rien et peut souligner une différence ethnique ou religieuse. Votre situation maritale : quel intérêt ? Elle pourrait, au contraire, être discriminante si vous êtes une jeune femme sans enfant ou avec des enfants bas-âge. Votre âge : oui, si vous tenez à faire preuve de transparence et s'il n'est pas un obstacle à l'embauche dans votre secteur.

Il est vrai que, si vous ne le faites pas figurer, vous prenez le risque d’être automatiquement écarté mais, de tout façon, le recruteur pourra facilement le deviner avec les dates d'obtention de vos diplômes, par exemple. Enfin, si vous voulez absolument faire figurer certaines autres informations personnelles car vous savez qu'elles auront du poids : célibataire, permis de conduire, service militaire, mieux vaut les reléguer dans une rubrique finale du type : « autres informations » ou « divers ». Voilà, pour ces fameuses coordonnées.

Encore une fois, ne transmettez que ce que le recruteur a le droit de savoir et ce qui peut lui être utile surtout. Donnez-lui plusieurs moyens de vous recontacter : par courrier, par téléphone ou par mail. Et, pour finir, relisez chacune de ces coordonnés pour vous assurer qu'elles ne comportent aucune erreur.

Choisir les rubriques

À ce stade, vous devez avoir une idée précise de ce que vous allez mettre dans votre CV. Vous connaissez les informations essentielles que vous voulez communiquer, celles qui sont les plus intéressantes pour l'employeur ciblé. Il reste à les organiser de façon à ce qu'elles n'échappent pas à son œil expert. Il faut garder à l'esprit que le CV doit être pensé comme un ensemble homogène, équilibré, logique. Quelque soient vos choix, il faut les assumer jusqu'au bout. Vos rubriques doivent apparaître de façon claire. On en compte deux ou trois grandes. Celles qui sont les plus efficaces et sans risques sont : expérience professionnelle au singulier ou au pluriel, c'est selon, formation, même remarque et éventuellement centres d'intérêt ou expérience extra- professionnelle.

On les retrouve régulièrement dans les CV sous des noms sensiblement différents et dans cet ordre précis. À noter que si vous êtes un jeune diplômé, mieux vaut commencer par la rubrique

formation, en indiquant vos diplômes du plus élevé au moins élevé. J'y reviendrai très bientôt. Et puis, il y a des rubriques que j'appellerais secondaires, mais qui peuvent avoir leur importance

selon les postes convoités, les secteurs d'activité, etc

plus en détail par la suite. Mais je voudrais quand même vous donner quelques exemples de ces rubriques secondaires.

Alors, je reviendrai sur chacune d'elles

Parmi celles-ci, on trouve les langues. Important surtout pour des postes de cadre et dans certains secteurs d'activité. Mais aussi les langages informatique, les compétences bureautiques, les expériences d'entrepreneur, de formateur, les projets personnels, si vous voulez les mettre en valeur, les publications, tout cela peut faire l'objet d'une rubrique à part entière. Et il y a bien d'autres possibilités. J'ai même vu dans un CV une rubrique échecs au pluriel, non dépourvue d'utilité puisque la candidate y faisait à la fois preuve d'humilité, de remise en question et de capacité de résilience et de remotivation, qualité indispensable pour le poste qu'elle brigait.

Cela fait déjà pas mal de choix pour cette 3ème ou 4ème rubrique aléatoire. Je pense que vous devriez trouver votre bonheur. En tout état de cause, je vous conseille une fois de plus, de partir des besoins de l'entreprise pour imaginer, placer tout ce qui vous permet de dire : je peux y répondre.

Exposer son expérience

Pour une personne active en tant sera peu expérimentée l'expérience doit figurer en premier. Pourquoi ? Parce que c'est ici que le recruteur va pouvoir trouver les informations qui l' intéressent au plus au point. Les compétences développées les valeurs de travail acquises la mise en pratique des connaissances. C'est des similitudes entre votre expérience et les attentes du poste qu'il va tirer une conclusion : cette personne peut correspondre ou bien cette personne ne correspond pas tout à fait. Pour cette raison et afin de lui faciliter la tâche il est judicieux de mettre en tête de ce paragraphe l'expérience la plus en lien avec celle qui vous attend.

Comme c'est souvent la dernière, la plus riche, la plus complète on propose généralement d'opter pour un ordre antichronologique. C'est-à-dire que l'on parle de l’expérience la plus récente, pour finir avec la plus ancienne. Si votre toute dernière expérience apporte visiblement moins qu'une autre en terme de compétence acquise pour le poste en question, ne la détaillez pas, vous serez un peu plus précis avec la deuxième et vous prendrez soin de la mettre visuellement en valeur avec du gras par exemple. Veillez à ce qu'il n'y ait pas dans la chronologie de trous que vous ne puissiez justifier.

Si vous avez connu une période de chômage un peu longue, mentionnez-le, vous ne pourrez pas la cacher de toute façon. Si cette recherche d'emploi n'excède pas deux mois, là nul besoin de la spécifier, elle pourra passer inaperçue. Les dates sont évidemment très importantes pour être assez le parcours. Elles doivent sauter aux yeux. C'est pour qu'on préconise de les mettre dans une première colonne. Si vous avez une longue carrière derrière vous, vous pouvez vous contenter d'inscrire les années. Si non, pour gagner de la place vous pouvez aussi abréger les mois.

N'oubliez pas de donner la date de début et la date de fin pour chacune des expériences. Deuxième information essentielle : le poste occupé. On ne peut pas se satisfaire de noter le service dans lequel on a travaillé. Ne laissez pas le recruteur avoir le moindre doute sur ce que vous avez pu faire. S'il s'agit d'un stage, vous avez touché plusieurs choses, renseignez-vous sur le poste que vous auriez occupé si vous étiez salarié, quittant mettre deux. En ce qui conserne la présentation de l'entreprise.

Le minimum est de citer le nom bien sûr, sans la préposition à nicher. Mais il convient aussi de mentionner la ville et le service. D'autres informations secondaires peuvent avoir leur importance selon les circonstances. Par exemple le secteur d'activité, si le métier en caractère transversale, comme comptable ou commercial. Si vous avez une expérience dans des ressources d'humaines, il peut être très intéressant de voir. Nécessaire de préciser le nombre de salariés qui comptait l’entreprise à l'époque.

Le jeune diplômé ressentira légitimement le besoin de mentionner, ici des emplois saisonniers, des stages professionnels ou encore de courtes missions intérims : Julien Courage. Toute expérience est bon apprendre. Le recruteur pourra toujours en déduire certains savoir à être et savoir faire à qui. L'alternance tout comme le service sérique d'ailleurs, et aussi à faire figurer dans cette rubrique. C'est une réelle expérience professionnelle bien plus qu'une part de formation.

Pour un profil beaucoup plus expérimenté il conviendra de synthétiser au maximum voir carrément de faire la passe sur les étapes de carrier le moins pertinente. En effet plus vous avancez dans votre carrière moindres petites expériences du début seront digne d'être reportées. N'hesitez pas à les sacrifier même si cela vous crève le cœur. Pensez toujours que moins le recruteur aura à lire, plus il sera disposé à vous lire. A défaut d'être complet pour ne pas trop en dévoiler soyez clair sur les missions effectuées les plus significatives.

Allez à l'essentiel, pas de bla bla. Illustrez une ou deux expériences seraient aussi avec des chiffres. Pas plus. Gardez des arguments pour votre lettre de motivation. Et puis surtout choisissez les termes justes, ceux qui sont attendus et qui d’ailleurs figuraient dans l'annonce. Plutôt que des noms communs pour évoquer des tâches, utilisez des verbes d'action. Plus clair que temps et à fort pouvoir évocateur. Il transmet l’idée que vous êtes immédiatement opérationnel. Pour résumer l'essentiel, ne gardez que les emplois qui vous ont fait développés des compétences intéressantes au regard du poste que vous convoitez.

Optez pour un ordre chronologique inverse. Prenez garde à ne pas dérouter votre lecteur, Privilégiez la structure classique par colonne avec successivement : les dates, le poste occupé, le nom de l'entreprise, la ville et le service. Enfin soyez bref, concis, clair et logique dans votre présentation.

Exposer sa formation

Voilà un point très important. On a coutume de dire en France qu'il faut commencer par cette rubrique avant les expériences, qu'il s'agit là, d'une entrée en matière qui permet au recruteur d'apprécier d'un seul coup d’œil votre degré de qualification. C'est surtout vrai pour les jeunes diplômés et ceux qui ont moins de dix ans d'expérience. Ce n'est pas toujours facile d'aborder cette partie. Parfois, on estime ne pas avoir suffisamment de qualification pour décrocher tel poste. D'autres fois, on a au contraire trop de formations et de diplômes, et on hésite : lesquels mettre. Déjà, pour toutes celles et ceux qui n'ont pas suivi de formation diplômante, renseignez cette partie avec toutes les formations professionnelles que vous avez faites grâce aux divers organismes d'accompagnement que ce soit Pôle emploi, [inaudible], Mission locale, et cetera.

Mentionnez quand même le niveau d'étude jusqu'où vous êtes allé. Si vous ne mettez pas de rubrique « Formation », ça paraîtra louche. Pour ceux qui sont allés assez loin dans les études, ce qui est attendu ce n'est pas tout votre parcours, classe par classe, année après année, depuis la primaire au collège, mais vos diplômes ou, à la rigueur, votre niveau de diplôme avec, évidemment, le type de formation dont il s'agit. Les informations essentielles sont : année, diplôme, intitulé officiel, pas d'abréviation si ce n'est pas évident pour tout lecteur, et enfin, nom de l'école.

Les infos complémentaires sont : les options, le lieu, les mentions au-delà de « bien ». Ne parlez pas de tous les enseignements que vous avez reçus. En plus, tous les établissements n'emploient pas les mêmes appellations concernant les matières. Donc, vous risquez le « qui pro quo ». Ensuite, privilégiez un ordre antichronologique comme pour l'expérience. C'est le dernier grand diplôme obtenu, du moins, celui recherché par l'employeur, qui doit être lu en premier. Voici un exemple de ce que cela peut donner.

Cela ne sert à rien non plus de parler du premier diplôme obtenu. Si vous avez un bac, pas la peine d'évoquer le brevet de collège. Il y a, cependant, quelques cas particuliers. Premièrement :

si c'est le seul, là, pas le choix : il faut le mettre. Deuxièmement : s'il a été obtenu à l'étranger, auquel cas il peut montrer votre maîtrise d'une langue étrangère et votre ouverture au monde. Troisièmement : Si vous avez obtenu votre bac après un cursus, on va dire, non classique, en étant passé par un BEP, par exemple.

Cela peut indiquer une force de caractère et une volonté de progresser peu commune. Quatrièmement : si vous avez préparé une option assez rare en lien avec le poste que vous

briguez, ou si vous avez, à cette occasion, effectué des recherches sur le métier en question. Si

vous n'avez pas validé le diplôme requis

vous devez le spécifier. de toute façon cela ne vous servirait pas de le

cacher, car l'employeur, au final, vous demandera sans doute une copie de ce diplôme.

une ou deux UE près)

(imaginons qu'en dernière année vous ayez échoué à

Dans ce cas, je vous conseille de le noter très discrètement en ajoutant « niveau » entre parenthèses. Cela donne ça. Si vous avez une double formation avec des compétences complémentaires et toutes aussi utiles pour le poste les unes que les autres ; vous avez l'intérêt à la faire ressortir. En fait, s'il y a des pans dans votre cursus scolaire qu'il convient de passer sous silence, ce sont les détours qui vous auraient écarté de cette voie royale qui vous mène au poste ciblé. Votre formation initiale à laquelle s'ajoutent quelques éléments de formations PRO judicieusement sélectionnés, doivent former un tout parfaitement cohérent et logique dans le cadre de votre candidature.

S'il y a un diplôme ou une certification après un stage de formation qui vous a rendu particulièrement fier, mais qui n'a rien à voir avec votre futur travail, ne le mentionnez pas. Cela ne ferait que prouver que vous vous dispersez, que vous n'êtes pas encore sûr de vos choix et de votre place dans le monde professionnel. Si votre rubrique « Expériences professionnelles » est bien étoffée, vous pouvez mentionner dans celle de la « Formation », les stages et les missions professionnelles effectués dans le cadre de vos études. Pourvu, une fois encore, que le recruteur puisse y voir un intérêt incontestable.

En ce qui concerne les stages de formation continue, là aussi, uniquement s'ils ont un lien direct et visible avec l'offre d'emploi, indiquez-les après vos diplômes d'études supérieures dans le paragraphe « Formation », surtout s'il s'agit de formation longue, diplômante ou qualifiante. En revanche, si ce sont essentiellement des stages de perfectionnement ou d'acquisition de nouvelles connaissances dans votre domaine professionnel, il faut les lier à la rubrique « Expériences ». Pour elles, évaluez si cela vaut le coup de citer chacune. Moi, je vous conseille de n'en mettre qu'une ou deux parmi les plus significatives juste pour montrer votre volonté de progresser ou d'évoluer.

Pour conclure : 1) Allez vraiment à l'essentiel. Soyez pragmatique, sélectif et précis. Parfois, vous pouvez vous contenter du tout dernier diplôme. Sachez que pour les jeunes diplômés et les cadres à faible expérience la formation initiale est le critère de sélection de référence. Les assistants de recrutement effectuent leur premier tri sur le diplôme. 2) Si jamais vous n'avez pas de diplôme supérieur reconnu tout n'est pas perdu. Mettez en avant le plus haut niveau auquel vous ayez accédé en enrichissant cela avec les formations passées au cours de votre carrière.

3) Hiérarchisez ces formations. Ne mettez pas sous le même plan Formation initiale et Formation continue. Si vous suivez tous ces conseils votre rubrique sera agréable et efficace. Vous verrez.

Préciser son niveau en langues étrangères

Mondialisation oblige : maîtriser une ou plusieurs langues étrangères peut constituer un formidable atout pour une entreprise. Pour chacune d'elles préciser le niveau actuel selon une échelle reconnue telle que : « Anglais professionnel », « Bilingue », « Anglais courant ». Les formules floues du type : « bon niveau », « niveau scolaire », ou « lu, écrit, parlé » ne veulent plus rien dire aujourd'hui. Le terme « bilinguisme » est, au contraire, assez précis, mais à manier avec précaution. À moins d'avoir vécu une longue période à l'étranger, ou d'avoir un parent étranger, ne dites pas que vous êtes bilingue et que vous avez un niveau courant.

De même, ce n'est pas la peine d'évoquer des « Notions » dans une langue. Ces rudiments ne vous serviront pas à grand-chose dans un cadre professionnel. Par ailleurs, vous pouvez utiliser les niveaux établis par le Cadre Européen Commun de Références pour les langues: le C.E.C.R.L., et qui se décompose de la façon suivante. Voilà ce que pourrait, par exemple, donner la mention de son niveau de langue bien détaillé dans son CV : « Anglais, pratique professionnelle, TOEIC 2015 : 810 sur 990, un an passé à Édimbourg en 2013 dans le cadre d'un programme universitaire ».

« Espagnol, pratique occasionnelle, (famille d'origine espagnole), niveau C1 ». Bien sûr, une maîtrise parfaite de l'anglais, en particulier, est « a must » , voire souvent un prérequis. Mais d'autres langues, telles que le chinois, le mandarin, l'allemand, l'espagnol, sont convoitées. En revanche, un dialecte ou une langue très peu parlée dans le monde, n'apportera aucun plus. Soyez honnête : si vous n'avez pas pratiqué la langue depuis plus de dix ans, votre niveau n'est sans doute plus celui que vous aviez alors. Et mieux vaut ne pas la mentionner sur le CV.

Par contre, précisez vos scores obtenus à l'issu des tests reconnus comme le TOEIC ou le TOEFL pour l'anglais, vous confiera un avantage indéniable. Attention! Il faut savoir que les anglo- saxons sont habitués à ce que tout le monde parle parfaitement leur langue. Ils sont intransigeants quand ils reçoivent une candidature de l'étranger. Ne trichez donc pas sur votre niveau si vous candidatez à l’international. Au cas où l'entreprise a une vocation internationale, sur laquelle elle insiste, d'ailleurs, dans son offre d'emploi, et que vous pouvez être emmené à travailler à l'étranger, il est de bon ton d'envoyer son CV dans les deux langues, voire uniquement en anglais, s'il s'agit ouvertement de la langue officielle du groupe.

Renseignez-vous au préalable.

Mentionner ses compétences informatiques et bureautiques

Savoir utiliser l’outil informatique est devenu presque nécessaire pour la plupart des postes qualifiés. Maîtriser certains logiciels de base, l'est devenu tout autant. Seules certaines compétences particulières méritent d'être mentionnées, si, et seulement si, elles permettent de répondre aux besoins spécifiques du poste. Pas la peine de préciser que vous êtes un as de Photoshop si vous postulez en tant que « Ingénieur Réseau ». En dehors de ces considérations, il

faut admettre que pour des postes à haute technicité dans le domaine, une rubrique où l'on regroupe ce qui relève de la bureautique et de l'informatique doit pouvoir trouver une place d'honneur dans un CV.

Vous pouvez regrouper des logiciels par genre, comme pour la PAO : la « Publication assistée par ordinateur » Adobe inDesign, QuarkXPress, Scribus ; pour la gestion base de données :

Access, MySQL ; pour l'Administration réseau : Linux, mac OS, Microsoft Windows. Les langages de programmation doivent, eux aussi, figurer conjointement, par exemple : JavaScript, C++, HTML et CSS, Pascal, PHP et MySQL. Notez que certains, pas forcément à tort, d'ailleurs, incluent, dans cette rubrique, les langues étrangères parlées couramment, surtout, s'il n'y en a pas beaucoup, intitulée peut-être alors : « Outils de communication » ou « Autres compétences ».

À ce stade, il n'est pas nécessaire de donner son niveau d'expertise pour chacun de ces « skills» :

« Débutant », « intermédiaire », « Expert », sauf, pour les informaticiens de qui on attend une maîtrise totale. Pour les autres, vous pourrez dévoilez ce mystère avec quelques autres atouts inédits, lors de l'entretien, si le recruteur décide d'aborder ce point. Mais si vous avez passé une certification TOSA pour la suite Microsoft, une certification Java ou autre, n'oubliez pas de le signaler.

Cela donne d'autant plus de force à ces informations. Comme la rubrique « Langues », cette rubrique : « Informatique et bureautique », n'est pas à négliger. Elle ne peut qu'améliorer la qualité de votre profil et de votre candidature. Quelques erreurs à ne pas faire, toutefois, et pour finir. Premièrement : il ne faut pas intituler la rubrique « Informatique », si vous y mettez Word et Excel. Ces logiciels de bureautique sont très courants. À partir d'un certain niveau scolaire, tout le monde est censé les maîtriser, et ils sont indispensables.

Ne les mentionnez pas non plus dans la rubrique « Divers ». Deuxièmement : il ne faut pas non plus parler d'Internet comme ça, sans détailler, pour faire branché. Le terme est vaste. Qu'est-ce que vous faites précisément sur Internet ? En soi, le fait de savoir surfer n'apporte plus aucune valeur ajoutée. À peu près tout le monde sait, d'une part, comment utiliser un moteur de recherche, d'autre part, comment envoyer un mail. Troisièmement : il faut veiller à ne pas mal orthographier le nom d'un logiciel.

Ça ne le fait pas ! Surtout si c'est un outil indispensable à certaines tâches qui vous seront confiées. L'employeur va se demander tout simplement si vous le connaissez vraiment. Vous perdez toute crédibilité. Enfin, quatrième point : il ne faut pas indiquer la version d'un logiciel, surtout si elle est obsolète. Vous connaissez plutôt bien l'environnement de base. De toute façon vous devriez vous adapter facilement à la toute dernière version. Avec ces conseils, vous avez toutes les cartes en main pour réussir cette rubrique. Encore une fois, pas question ici d'entamer une longue liste inutile.

Ne mettez que ce dont votre futur employeur a strictement besoin de savoir, ce qui l'intéressera réellement !

Évoquer des connaissances spécifiques

« Évoquer des connaissances spécifiques », pourquoi pas ? Pourvu qu'elles aient un lien direct

avec le poste à pourvoir, et que ce lien puisse sauter aux yeux du recruteur. Mais est-ce qu'on doit le faire dès le CV ? Et où ? On a vu qu'on pouvait dédier un paragraphe aux connaissances

informatiques, bureautiques et linguistiques, peut-être, sous l'intitulé global « Compétences ». Il

y en a bien d'autres. Imaginons que vous ayez acquis des connaissances en matières de

comptabilité, de rédactionnel, de relationnel, notamment le téléphone, des compétences transversales qui pourraient bien intéresser le recruteur. Si ces connaissances transparaissent dans vos formations, initiale ou continue, ou dans votre expérience professionnelle, OK, c'est bon :

pas la peine d'y revenir.

En revanche, si elles ne sont pas rattachées ni à l'une, ni à l'autre ; si elles viennent d'une activité isolée sans grand intérêt, par ailleurs, ou d'une pratique extra-professionnelle ; à vous de juger si elles peuvent faire l'objet d'une rubrique. Par exemple, l'obtention d'un diplôme de secouriste peut être un avantage si vous travaillez en groupe. Intégrez-la dans la rubrique « Compétences ». Vous avez suivi des MOOC, tout seul, chez vous, depuis votre poste informatique.

Grâce à eux, vous êtes devenu un as dans un domaine. Si l'un d'eux vous sera objectivement utile pour mener à bien les tâches de l'emploi en question, évoquez-le en quelques mots ; quitte à développer cela par la suite à l'entretien. Mais il faut que cela sonne comme une évidence pour votre lecteur. Les autres, pas la peine d'en parler. Pour toutes les connaissances, vous n'êtes pas obligé de préciser ici votre niveau. Le mot « Notions » ou le mot « Débutant » peut rebuter le recruteur. À part s'ils sont disposés à vous former.

Mais mieux vaut partir de l'idée qu'il vous faudra être immédiatement opérationnel. Si la maîtrise de tel outil ou de telle langue est un prérequis, ne mentez pas : si vous ne l'avez pas, ce poste n'est pas pour vous.

Soigner sa rubrique Centres d'intérêt

Cette fameuse section « Centres d'intérêt », qu'on préférera à l'anglicisme « Hobby », plus réducteur, et à « Divers », beaucoup plus fourre-tout. On ne sait pas toujours quoi mettre dedans. On se dit alors : « Est-ce qu'elle est vraiment indispensable ? » Certains la sacrifie, et c'est dommage car elle rend plus humain le candidat. C'est à travers les informations qui y sont consignées que le recruteur va pouvoir avoir un aperçu de sa personnalité. Qui va même pouvoir se dire : « Celle-là ou celui-là, elle colle bien aux valeurs de mon entreprise ». Il s'agit de le faire réagir positivement.

Alors, de quoi parler ici ? Qu'est-ce qui peut vous servir, et, à contrario, qu'est-ce qui risque de vous desservir ? Je crois qu'on peut commencer en se disant qu'il y a trois principes à garder en tête et à appliquer. Primo: être un tant soit peu original. Cette rubrique est pour vous l'ultime occasion et la plus flagrante de vous démarquer de la concurrence. Évitez, donc, les passe-temps que tout à chacun partage. « Cinéma » : une fois par semaine j'ai mon abonnement.

« Cuisine »: pour me faire mon plat « Pâtes au beurre ». « Lecture» : à un des magazines

spécialisés. « Jogging » : le dimanche [inaudible]. Jardinage : la tombe de la pelouse essentiellement, et cetera. Si c'est trop « bateau », le recruteur zappe tout de suite. Faites preuve

de décision. Vous êtes adepte du jogga : intéressant pour éviter le stress. Vous entraînez une équipe de basket : Super! Vous avez sûrement développé des qualités de manager. Vous vous investissez dans une association d'aide aux personnes âgées : Bravo ! Votre dévouement désintéressé vous honore.

Si vous aimez lire sur un sujet en particulier, spécifiez-le, mais surtout, ne mettez pas « Littérature » si vous n'êtes pas capable de citer, par exemple, le dernier Goncourt. Secundo: vous vous montrez proche des valeurs de la société, voire les valeurs personnelles du recruteur, si vous êtes sûr que c'est lui qui va lire le CV. Savoir créer une telle proximité est souvent décisive. Imaginons que vous souhaitez entrer dans une entreprise qui sponsorise un bateau pour une « Transat » et que vous faites de la plaisance à vos moments perdus.

Si en plus c'est aussi le hobby de l'employeur, alors là : « Bingo ! » Mais attention et c'est mon tertio : « Restez honnête, sincère. » Il faudra savoir parler de ces « Centres d'intérêt » avec passion lors de l'entretien. Il y a de grandes chances que vous soyez interrogé là-dessus. Si votre expérience de la navigation se limite à un petit stage de voile l'été de vos douze ans, vous serez vite démasqué et vous passerez pour un imposteur. Concrètement, on peut parler de ses sports préférés, sur leur pratique : elle est bien, et qu'on ne se contente pas de les regarder à la télé.

Les sports individuels sont à mettre en avant pour qui aura besoin de montrer son autonomie et son caractère de compétiteur solitaire. Les sports collectifs seront intéressants pour témoigner de votre esprit d'équipe et de votre adaptabilité sociale. Spécifiez, pour chacun d'eux, si vous les pratiquez en compétition et en club. On peut aussi parler « Théâtre amateur » ou « Chant », si on fait partie respectivement d'une troupe ou d'une chorale. Cela indique ou favorise des qualités d'orateur, des qualités relationnelles aussi.

On montre qu'on n'a pas peur de se mettre en avant. On peut également parler « Voyages » en donnant quelques exemples des destinations exotiques où l'on a réellement passé plusieurs jours. Cela démontre une certaine ouverture d'esprit, un goût de l'aventure, voire de l'audace. Pour peu que vous ayez cela en commun avec le recruteur cela vous fera gagner des points. La musique, c'est intéressant si vous maîtriser un instrument: signe de créativité et de persévérance. Spécifiez alors le nombre d'années de pratique et, s'il y a lieu, le nombre d'années d'étude au conservatoire.

L' entrepreneuriat ou la création d'association, enfin, montre votre esprit d'initiative, votre dynamisme, vos aptitudes à l'innovation, peut-être. Mais, d'une manière générale, ne dites rien pour le moment des capacités que vous avez développées grâce à ces passions. Laissez le recruteur les deviner. Il va, d'ailleurs, sans doute, les surestimer, mais tant mieux. Vous pourrez évoquer tout cela à l'entretien, si cela vient sur le tapis. Voilà quelques exemples. Il y en a bien d'autres. Par contre, il y a des passe-temps qu'il vaut mieux éviter de citer.

Je ne pense pas que la pratique intensive des jeux en ligne soit intéressante à signaler pour un poste autre que « développeur de jeux en ligne ». Ce que cela sous-entend, c'est que vous êtes très probablement genre de passer des nuits blanches devant votre écran pour vous endormir au bureau le lendemain. Ne mettez pas trop de passion trop prenante. Cela donnerait l'impression qu'il ne vous reste plus beaucoup de temps pour penser à votre travail. Deux ou trois pesse-temps suffisent. Pour finir sur ce point, rappelons que cette rubrique « Centres d'intérêts », si elle paraît

relativement anecdotique dans votre CV, n'est pas moins lue avec intérêt par la plupart des chargés de recrutement.

Je connais les employeurs qui la consultent en premier. Ils attendent que les profils les fassent rêver, qu'ils soient pleins de promesses humaines. N'oubliez pas que, jusqu'à ce que le candidat fasse ces preuves en poste l'employeur à tendance à l'idéaliser. Donc, ne négligez surtout pas cette rubrique. Faites-en un véritable atout !

VI. METTRE EN FORME SON CV

Rendre son apparence physique congruente

D’emblée, je vais vous dire, ce n'est pas obligatoire d'intégrer une photo à votre CV, sauf, évidemment, si l'annonce en exige une. D'ailleurs, de nombreux employeurs et candidats sont clairement contre cette pratique qui encouragerait certains à juger à la tête du client. L'expérience : beaucoup disent qu'une photo d'identité peut être trompeuse. On peut y apparaître insipide, et puis, finalement, se révéler charmant en entretient. Cela dit, si vous disposez d'une photo d'identité de bonne qualité, sur laquelle vous apparaissez sérieux et sympathique, que vous n'avez plus qu'à la scanner en haute définition et l'intégrer harmonieusement à votre mise en page.

(Je rappelle que sa place classique est en haut, à droite.) Et bien, je vous invite à l'exploiter. Le choix de la photo a beaucoup d'importance. Très peu de candidats se trouvent à leur avantage sur la photo qu'ils ont choisie. Et ils ont généralement raison, car très peu de recruteurs jugent ces portraits réellement attirants. Sans aller jusqu'à la photo de « book » de mannequin amateur, qui pour le coup serait rébarbatif, car jouant sur la séduction et non sur le professionnalisme. Je pense, qu'il est bon d’investir dans un « business shooting » avec un professionnel de l'image, un spécialiste, à qui vous dicterez vos besoins précis.

Cet observateur neutre, mais expert, devrait pouvoir tirer le meilleur parti de votre apparence physique. L'idée, c'est aussi de faire en sorte que cette image physique que vous donnez corresponde à l'image de vous que le recruteur pourrez se faire uniquement au travers de vos qualités. En d'autres termes: que la photo et les informations écrites sur le CV soient en harmonie. Cette photo, c'est bien vous: il faut qu'il puisse aussi vous reconnaître plus tard, au moment de la rencontre physique et qu'il ne soit pas déçu. Notez au passage que cette photo pourra servir aussi pour vos CV en ligne et vos profils sur les réseaux socio-professionnels.

Si vous ne faites pas appel à un professionnel, faites au moins attention au cadrage (pas de selfie, bien sûr) et à l'exposition. La pose doit aussi refléter votre personnalité. Évitez la vue totalement de profil : elle est rarement avantageuse. Utilisez de préférence un fond neutre : couleurs, noir et blanc, peu importe. Il y a des chances que le CV soit photocopier en noir et blanc, de toute façon. Optez bien sûr, pour une tenue professionnelle classique aux couleurs sobres, qui correspond aux codes de votre milieu. Un maquillage des plus discrets pour les femmes, pas de bijoux ostensibles, pas de coiffure extravagante ni de couvre-chef, pas de décolleté.

Et pas de muscles saillants, cette fois pour les hommes. Pas de séduction du tout. Si vous portez habituellement des lunettes, ne les enlevez pas pour l'occasion. Votre photographe devra vous

faire prendre une pose naturelle et plutôt décontractée, pas lascive, et surtout avec le sourire et une présence dans le regard. Ne l’incitez pas à faire des retouches numériques sur vous-même. Mis à part, peut-être, pour intégrer un fond en rapport avec votre milieu professionnel. Important : cette photo doit être récente, c'est-à-dire, moins d'un an idéalement.

N'oubliez pas que vous changez au fil du temps. Cette photo, sur votre CV format A4, devra être réduite à approximativement 4,5 cm de large sur 6,5 cm de haut. Ne l’agrafez pas, ne la liez pas avec un trombone: Si jamais elle se détache, le recruteur ne s'amusera pas à retrouver à quel CV elle appartient parmi tous ceux de la pile. Si vous n'avez pas les compétences pour l'intégrer à la mise en page, optez pour un bout de puissantes bandes adhésives à double faces. En conclusion, Si vous n'avez pas de bonne photo professionnelle n'en mettez pas : il enraye votre crédibilité.

Une photo qui vous sert, sur laquelle vous apparaissez dynamique, ouvert, rayonnant, peut faire la différence. Mais une photo qui vous dessert, où vous apparaissez le teint blême, les épaules tombantes, le sourire crispé, peut vous empêcher, tout simplement, de passer à l'étape suivante.

Opter pour une typographie lisible

Le choix d'une police de caractère peut paraître anecdotique à la première vue. Pourtant il a une réelle influence. Il participe à donner envie de lire et peut même donner quelques indices sur votre personnalité. C'est la communication non-verbale, au même titre que la tenue que vous porterez à l'entretien. Le danger principal pour tout rédacteur de CV c'est de succomber à la tentation de se faire plaisir. On a envie d'utiliser une police un peu originale avec de chouettes déliés qui, à coup sûr, permettront de me distinguer des autres candidatures. Et puis, comme on hésite entre deux polices, voire trois, et bien, on finit par les utiliser toutes pour illustrer différents niveaux d'information.

Je vous demanderai encore une fois de vous mettre à la place du recruteur. Vous passeriez du temps, vous, à essayer de déchiffrer les signes que vous n'avez pas l'habitude de lire ? Il faut lui épargner le moindre effort. Dans de nombreuses entreprises, la charte graphique impose l'Arial. Cette police est installée par défaut avec la plupart des traitements de textes. Elles est neutre. Tout le monde la connaît. Mais, elle n'est pas très « sexy », on va dire. Dans le même style, on a la Verdana, mais surtout l'Helvetica. Avec cette dernière, pas de risque de faute de goût : elle est appréciée de tous.

Elle ne penche ni d'un côté ni de l'autre. Elle inspire l'honnêteté et le professionnalisme. Si vous voulez faire un peu plus original, vous pouvez utilisez sa cousine : la Proxima nova, un peu plus en rondeur. La police usuelle Calibri est aussi à conseiller. Si vous préférez les caractères avec empattements vous pouvez utiliser la Cambria. Mais privilégiez la Garamond : classe et facile à lire. Elle permet au profil expérimenté de faire obtenir leur CV sur une seule page. La Times New Roman n'est pas à écarter même si elle a été un peu trop utilisée à tort et à travers.

Elle peut paraître monotone, banale. Avec elle, vous ne donnerez pas l'image de quelqu'un d'innovant, d'audacieux, de créatif et passionné, mais plutôt, une force tranquille. Pour les personnes qui postuleraient dans le domaine de la mode et du luxe, la police Didot est la police haut de gamme : des lettres volumineuses, élégantes, féminines, avec juste de ce qu'il faut de

fantaisie. Mais elle est payante. Alors, en revanche, certaines polices usuelles sont à proscrire sur un CV. Courier, par exemple, qui fait vraiment trop machine à écrire, et qui risquerait de ringardiser votre CV au premier coup d'œil.

Pas de Comic Sans non plus qui pour le coup, donne des allures de Bande dessinée et nuirait au sérieux de la candidature. Bannissez aussi toutes les polices Script, autant écrit votre CV à la main, ainsi que toutes les polices stylisées à l'extrême : des polices fantaisistes, festives :

Médiéval, Grunge, Déstructuré qui n'ont absolument rien de professionnel. Réservez-les pour vos créations personnelles. Quelle que soit votre choix en définitif, tenez-vous à une seule police de caractère par CV ; à la rigueur : deux, mais qui sont harmonieuses, et la seconde exclusivement pour le titre.

N'utilisez le Gras qu'avec parcimonie. En effet, le Gras sert à mettre en valeur certains éléments sur lesquels vous voulez guider l'œil du lecteur, comme le titre, les dates ou des mots-clés. Si vous l'employez partout, cela ne fera rien détacher. L'Italique est superflu dans un CV. Gardez à l'esprit que le passage du Romain à l’Italique demande quelques efforts au lecteur. Et qu'ici on cherche surtout à lui en épargner. En ce qui concerne la taille maintenant. Si vous avez un CV dense, vous pouvez descendre jusqu'à un corps neuf. Normalement, cela reste lisible.

Mais je vous conseille quand même d'imprimer votre document pour le vérifier. Ne dépassez pas le corps douze : cela risquerait de faire croire que vous remplissez l'espace parce que vous n'avez pas grand-chose à dire d'intéressant. Ne variez pas trop les corps non plus. N'abusez pas des capitales, grandes ou petites. Je vois passer énormément de CV avec un usage complètement arbitraire des majuscules. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être, cherche-t-on ainsi à insister sur un terme ? Ce n'est pas le bon moyen. Cela complique la lecture. et c'est perçu comme agressif. Souvenez-vous que dans les mails ou les textos, cela équivaut au cri. Donc, j'insiste : pas de majuscules autre part qu'en début de phrase, en initial des noms propres et dans les sigles courts.

En français, on ne met pas de capitale aux langues. Une astuce pour finir : consultez les communications écrites de l'entreprise, ses brochures publicitaires son site Internet ; utilisez la police la plus similaire possible. Vous donnerez immédiatement au recruteur l'idée que vos valeurs sont proches de celles de sa société. À bon entendeur !

Soigner son orthographe

5% des recruteurs écartent une candidature dès la première faute d'orthographe. 35% le font à partir de deux ou trois fautes. C'est le résultat d'une étude du cabinet de recrutement Robert Half, publié en 2011. Cela veut dire que si vous laissez passer plus de trois fautes dans votre CV, quelle que soit sa valeur, aussi pertinent que soit votre profil pour le poste convoité, il n'y a plus deux chances sur trois d'être retenu pour la suite. Ce serait dommage de réduire aussi bêtement ses chances, n'est-ce pas? Un autre sondage effectué par « capa.fr » dit, quant à lui, que 15 erreurs orthographiques et grammaticales se glissent, en moyenne, dans un CV.

Imaginez alors le nombre de « recalés ». En plus, on voit toujours les mêmes erreurs aux mêmes endroits. Souvent, dès le titre. Des fautes qui sont tellement grosses qu'elles passent inaperçues. La moindre des choses, c'est de savoir écrire correctement son métier. Puis, vous vous êtes

renseigné sur la graphie du nom de la Société. Si vous l'écrivez mal, c'est comme si vous écorchiez le nom du directeur. C'est presque impardonnable. Vérifiez tous les noms propres, mêmes ceux de vos employeurs précédents. Par exemple, en utilisant un moteur de recherche comme Google. Même chose pour les mots techniques, les noms de logiciels, et cetera.

Vous êtes censé les connaître. Vérifiez-les dans les dictionnaires ou sur Internet. Faites particulièrement attention aux noms des rubriques : « Professionnelle », pour parler des

expériences, prend un « f », deux « s » , deux « n » et deux « l ». « Centres d'intérêt » prend un «

s » final à « Centres » seulement, normalement. Beaucoup beaucoup de gens ne mettent pas tous

les accents. Certains n'en mettent aucun de peur de se tromper. Un accent en moins si ça ne prête pas à confusion ça peut passer ; mais tout un CV sans accent, ça ne se fait pas.

Désolé, mais en français, on met des accents. Personne n'est à l'abri d'une faute de frappe, certes. Elle est plus tolérée, certes. Mais vous êtes censé de vous avoir relu et avoir envoyé un écrit impeccable. Une lettre en moins ou en trop, des lettres inversées ; cela fait toujours tache dans un CV. Et encore plus quand on cherche un travail rigoureux qui demande un haut niveau rédactionnel. Autre type de faute récurrente, le mauvais accord d'un adjectif ou d'un participe passé. D'abord, il faut s'entraîner à repérer ces zones à risque. Puis, repérez les noms auxquels ils se rattachent.

Ensuite, c'est plus facile : on analyse s'il s'agit du masculin ou du féminin du pluriel ou singulier, afin de mettre la terminaison en conséquence. Dans un CV, on n'a pas besoin de construire des phrases. Tant mieux pour certains. Mais cela n'empêche pas d'être vigilent sur la syntaxe lors de la rédaction du mail d'accompagnement. Pas d’abréviation comme « Bjr » pour Bonjour ou « Cdt

» pour « Cordialement ». On fera attention à la conjugaison. Le Bescherelle à portée de main. On s'assurera qu'on conjugue à la bonne personne en repérant le bon sujet.

Il faudra privilégier les phrases simples: sujet-verbe-complément, aux phrases complexes avec

des propositions subordonnées. Je finirai par ces quelques conseils : Un CV, ça se lit, ça se relit, ça se re-relit, ça se fait lire par le plus de personnes possibles. Vous pouvez aussi soumettre votre

texte à un site gratuit comme « BonPatron.com » qui fera un premier écrémage et pourra vous faire éviter déjà quelques erreurs. Mais attention ! Ne vous y fiez pas totalement. Ne vous en remettez pas non plus à votre correcteur intégré. Aussi efficace soit-il, il pourrait laisser passer des erreurs que seule votre interprétation humaine pourrait déceler.

La meilleure des solutions, si vous n'êtes vraiment pas sûr de votre orthographe, ni de celui de votre entourage, c'est encore de faire appel à un professionnel de la correction. Pour un enjeu aussi important cela peut valoir le coup. Vous pouvez aussi suivre un stage de remise à niveau en orthographe-grammaire. N'hésitez pas, alors, à valider en direct votre CV auprès du formateur.

Mettre en valeur des éléments du CV

il n'y a pas 36 façons de mettre en avant certaines informations de votre CV. Personnellement,

j'en vois surtout quatre. La première, c'est la position dans la page. Le titre, qu'on peut appeler « accroche » aussi, en haut, centré et légèrement espacé du reste, ressort naturellement. Normalement, on n'a pas besoin de le mettre en couleur, ni en Gras. Jouez sur l'interlignage et les

espaces avant/après, certaines portions des phrases, voire certains mots-clés, pour les faire ressortir. La deuxième relève de l'habillage. Avec un texte calé à gauche, comme il est généralement d'usage, il peut être intéressant d’exploiter des espaces vides à droite pour y mettre des encadrés ou de petits tableaux.

Un ou deux, pas plus. L'œil sera automatiquement dirigé vers les informations qu'on pourra y lire. Un rectangle avec un léger tramage de gris ou une autre couleur légère servira de fond. La troisième façon, c'est de mettre en Gras. Là, je dis : « Attention ! » « Trop de Gras tue le Gras. » Il faut vraiment le réserver aux points clés du CV. Les informations qui ne doivent absolument pas échapper au recruteur. Qu'a-t-il absolument besoin de savoir pour retenir votre candidature plutôt qu'une autre ? Pour ne pas trop en mettre, je vous conseille de le limiter aux titres des rubriques, aux fonctions exercées, et à quelques compétences clés.

Certains candidats reproduisent, sans réfléchir, des pratiques vues et revues qui n'ont d'ailleurs pas un grand intérêt. Je vois souvent les dates mises en Gras. Je m'interroge : est-ce que c'est vraiment cela qu'il faut faire ressortir ? Parfois même les coordonnées. On sait pourtant où les trouver. Le titre ? Peut-être qu'il est encore légèrement supérieur et le centrage suffisent. La quatrième façon, c'est de mettre tout en capitales. Un usage valable seulement pour les titres de rubrique et à condition de pouvoir accentuer les voyelles quand il le faut. Maintenant, ce qu'il faut éviter c'est le recours à l'Italique, surtout sur plusieurs lignes.

Comme on l'a dit, cela nuit au confort de lecture. On le réserve aux titres d'ouvrages et aux noms des médias. Le Soulignement, quant à lui, a l'inconvénient d’alourdir la page. S'il court sur la justification, c’est-à-dire, sur toute la ligne, il peut fractionner le CV horizontalement, et donner l'impression d'un manque de cohésion. Encadrer des mots, tout comme encadrer votre photo, ou des paragraphes entiers, n'est pas franchement à indiquer non plus. Cela donne une impression d'écrasement, d'enfermement, d'oppression. À moins de postuler pour un métier artistique, je vous déconseille aussi de mettre quelques touches de couleurs ici et là.

Surtout, le rouge qu'on peut juger agressif. Il n'est pas question de distraire ou d'émerveiller le recruteur. Votre CV doit être, avant tout, fonctionnel. Pour finir : ne combinez pas plus de trois effets pour un même mot. Ce serait la surcharge assurée. En conclusion : pour mettre en valeur des éléments choisis dans un CV, jouez, en priorité, sur leur ordre d'apparition, leur place dans cet espace. Si cela ne suffit pas, mettez certains mots-clés et les titres de rubrique en Gras, Soyez économe en la matière.

Ce n'est qu'une fois votre document imprimé, que vous pourrez juger de l'efficacité de ces effets. N'hésitez pas à demander l'avis des personnes d'expérience.

Valoriser par la mise en page

Je ne vais pas m’appesantir sur la mise en page du CV. Vous pourrez trouver sur Internet de nombreux exemples selon le profil du candidat ou le poste recherché. inspirez-vous de ceux qui vous paraissent les plus efficaces. Ce que je peux vous dire c'est que la mise en page doit être au service du contenu, c'est-à-dire, des informations, et non le contraire. Une mise en page un peu trop extravagante pourrait éclipser le fond du CV, les qualités du candidat. Le recruteur ne

retiendrai qu'elle en mémoire. Il faut avant tout qu'elle favorise la lecture du CV de bout en bout. On doit pouvoir y déceler instantanément un parcours de lecture.

On doit pouvoir reconnaître aussi clairement les différents niveaux. Utilisez des tirets ou des puces, et des alinéas. Je vous déconseille de mettre des symboles originaux et empreints de sens à la place de vos puces. La partie supérieure, celle avec la photo, est la partie de l'image. On s'attend pas à voir des illustrations dans la partie inférieure. C'est pour cette raison aussi qu'il faudra bannir les logos des entreprises dans lesquelles vous avez déjà travaillé. Vous pouvez jouer sur l'alignement de chaque paragraphe. Pourquoi ne pas alterner : « calé à gauche »/ « calé à droite ». Pourquoi ne pas faire des colonnes de différentes largeurs ? Pourquoi ne pas mettre une rubrique sur un fond grisé ? Une bande de couleur à fond perdue dans la marge ? Il existe, en fait, pas mal de moyens pour dynamiser, égayer un CV, tout en facilitant la lecture.

Pour conclure : cherchez la mise en page qui correspond à la fois à votre personnalité et aux attentes de l'entreprise en termes de valeurs partagées. Assurez-vous bien qu'elle guide votre lecteur vers les informations à retenir en priorité pour vous assurer les meilleures chances. Faites en sorte que votre mise en page réponde bien à ces trois qualificatifs : « Singulière, Sobre, et Fonctionnelle »

S'interroger sur la marge de créativité

Votre CV est mis en page, il est efficace, mais un peu trop classique à votre goût. Vous pouvez être légitimement tenté, en voyant certaines productions, notamment, sur le Web, de le transformer en quelque chose de beaucoup plus originale. Vous vous engouffrez dans une voie qui n'est pas simple ni sans risques. D'abord, sachez que ce ne sera pas forcément bien vu si vous ne travaillez pas dans un domaine où la créativité est essentielle, tels que : le secteur de la communication, du « marketing », du « design », de la mode et de l'art. Au contraire, cela pourrait carrément conduire votre CV à la corbeille. Pour des postes à haute responsabilité ou dans des secteurs d'activité tels que : la finance, la comptabilité, les ressources humaines, le juridique, l'administratif.

Ensuite, il faut que cela corresponde à votre personnalité. N'essayez pas de passer pour un créatif si vous ne l'êtes pas [inaudible]. Ne vous frottez pas à l'univers qui ne vous ressemble pas. Ce genre de discordance peut troubler les recruteurs. Et même, si vous passez à l'étape de l'entretien, vous ne pourrez pas faire illusions bien longtemps. Et puis, il faut que cela plaise à votre futur employeur. À moins de connaître ses goûts, ce n'est pas gagné. D'où l'intérêt qui était au préalable sur sa personne et les valeurs véhiculées par l'entreprise. Jouer là-dessus, devrait vous permettre de ne pas commettre de faute de goûts. Concrètement : vous pouvez reprendre subtilement le code couleur de l'entreprise ; utiliser une police similaire à celle utilisée dans ses publications ; [inaudible] un de ses produits.

Enfin, ne remettez pas en cause le contenu du CV. Tout au plus, vous pouvez le synthétiser davantage et le rendre plus graphique. Un CV original doit prendre pour base un CV classique. Cela garantit à la fois une certaine logique structurelle et un contenu pertinent. Si vous jouez la carte de l'audace artistique, ne la jouez pas à moitié : jouez-la à fond ! Si vous commencez à mettre des symboles, il faut en mettre partout pour faire quelque chose d'essentiellement

graphique avec un minimum d'écrit. Dans ce cas vous pouvez multiplier les encadrés, intégrer une frise chronologique : vous étalerez vos expériences ; des « Joj » pour déniveler vos compétences des « Mind map » des graphiques avec des légendes fléchées et beaucoup d'autres choses.

Inspirez-vous du graphisme de certains magazines modernes. Si vous ne destinez pas votre CV à être imprimé et reproduit ; vous pouvez faire un fond de couleur plus ou moins sombre, uni ou légèrement dégradé. L'originalité assumée vous autorise également à agencer les informations selon des formes inédites et déstructurées et à accorder plus de place à l’image, à l'illustration. Votre CV peut, dès lors, prendre une forme connue : un tableau d'école, un bureau avec des « post-it », un arbre généalogique, un calendrier, une planisphère, une carte de métro, un album « Panini », une fosse page de petite annonce une affiche de film : tout est possible.

Il n'y a de limites que celles de votre imagination, de la bienséance et du bon goût.

VII. CHOISIR LE SUPPORT ET LE MODE DE DECISION

Diffuser le CV sous format papier

Une fois que vous avez créé votre CV, que vous l'avez bien relu pour en vérifier toutes les infos, il vous reste à le publier. Le CV papier reste, pour le moment, la référence : le papier rassure. C'est quelque chose de physique avec laquelle on peut entrer en contact avant le contact avec le candidat. Et puis, tout CV à la format, tant soi peu « design » et original, aura plus d'effet s'il est vu dans sa globalité, et s'il peut être touché. S'il demeurait en 2D sur un écran d'ordinateur plus ou moins petit il perdrait beaucoup de son charme.

Troisième atout : un peut avoir une vision globale et instantanée de l'objet. Les informations sont plus lisibles. Du côté des points négatifs, cette fois, il a un coup supérieur : papier, encre, éventuellement timbre. Il n'est pas informatisé. Donc, il demandera une numérisation pour être archivé par l'employeur. Mais pour vous, l'inconvénient principal, c'est qu'il peut, assez facilement, se détériorer. Il faut être vigilent lors de l'impression et prévoyant pour l'acheminement. On reviendra sur ce point dans une prochaine vidéo. Sachez-que le support seul peut souvent provoquer le rejet d'un CV.

Ce sera le cas, si : 1) Votre CV comporte des taches. Attention à l'auréole de la tasse de café qu'on aurait causée malencontreusement sur sa feuille, ou au chocolat qui laisse votre empreint digital sur un coin. 2) Votre CV a été déchiré ou chiffonné. 3) Votre CV a une odeur : parfum, tabac, et cetera. 4) Vous avez utilisé du papier quadrillé ou des feuilles perforées. Tout cela provoquera sans doute le rejet du CV. Votre candidature partira avec un sérieux handicap, a) si votre papier est trop fin, b) si on peut lire à travers, c) ou trop épais : il ressemble presque à du carton, (la norme étant le 80 grammes) d) votre papier est en couleur à la base, e) votre feuille comporte un filigrane, ou une en-tête préimprimée, e) le CV est une pâle photocopie.

Votre recruteur doit être convaincu que ce CV est unique. Alors, vous pouvez vous contenter de l'imprimer vous-même avec une imprimante de qualité, ou le faire imprimer dans un centre de reprographie. Pour chaque entreprise ciblée et chaque CV spécifique, imprimez-en deux ou trois

exemplaires. Il pourrait, en effet, y avoir plusieurs destinataires. Mieux vaut aussi en garder un pour vous, pour archivage. Pour conclure : le CV papier peut être complémentaire de son homologue dématérialisé. Avec lui, l'originalité s'apprécie d'avantage et a plus d'impact.

Il convient surtout pour les candidatures spontanées. Vous pouvez en conserver un certain stock à déposer sur les stands des entreprises dans les salons de recrutement. En période de recherche active, je vous conseille aussi d'en garder toujours sur vous quelques-uns bien actualisés, dans

une

chemise rigide, au cas où un recruteur vous en demanderait. Faites bien attention à ce qu'il

soit

toujours impeccable.

Exploiter le CV numérique

Avec le développement d'Internet, le CV numérique ou électronique a peu à peu supplanté le CV papier. C'est un élément incontournable de la recherche d'emploi. En 2007 déjà, à l'issu d'une enquête, le bureau « Oasis » démontrait que 80% des cabinets de recrutement préfèrent recevoir

les CV par mail. De fait, on peut plus facilement les stocker, les transférer, les classer, voire les comparer. Les adresses mail des expéditeurs sont automatiquement enregistrées. Donc, la base

des

données des candidats se fait presque toute seule. Les candidats envoient généralement leur

CV

sous forme numérique pour répondre à une annonce.

Dans ce cas, ils permettent au logiciel informatique de présélectionner les documents les plus pertinents en fonction des mots saisis, au préalable, par le recruteur. C'est aussi cette forme numérique qui est demandée par des Plates-formes d'hébergement de CV sur internet. Outre celle, officielle, du site de Pôle emploi il en existe une multitude plus ou moins connues et efficaces. Les recruteurs sont de plus en plus nombreux à consulter ces CVthèques en ligne. Maintenant, la grande question est de savoir sous quel format enregistrer et diffuser votre document : Word ou PDF ? Les deux ont leurs avantages spécifiques.

Le format PDF a le grand avantage d'être inviolable. C'est-à-dire qu'une fois enregistré sous ce format, votre CV ne risque pas d'être modifié par un tiers. Ses données sont sécurisées. En plus, il autorise des mises en page plus imaginatives, pour peu que vous maîtrisiez des logiciels de PAO comme « inDesign ». Même s'il est moins connu que Word, il est compatible avec tous les systèmes. Avec Word, il faut faire attention. Enregistrez votre document en « .doc » et non en « .docx » car ce format n'est compatible qu'avec les dernières versions de Microsoft office.

Un recruteur ne prendra pas la peine de faire la conversion. Malgré cela, sa mise en page peut varier d'un ordinateur à un autre. Vous n'êtes pas certain que votre CV sur une page ne finisse

pas imprimé sur deux ou trois pages, avec des marges et une police des caractères différente. Et

quand un recruteur cherche à transcrire les données en « HTML » pour les rendre exploitables, le contenu des tableaux et des colonnes devient illisible. Par ailleurs, il garde en mémoire l'historique des modifications. Le recruteur peut donc savoir si vous êtes parti d'une base ancienne ou si vous avez carrément « pompé » votre CV sur quelqu’un d'autre.

Mais le format Word n'a pas que des défauts. Il est plus facile avec lui, pour le recruteur, de faire copier-coller. Contrairement au PDF, il ne sera pas considéré comme une image par certains robots chargés de décrypter des données. En d'autres termes, il ne risque pas d'être recalé en cas

de filtrage informatique. En définitif, je vous conseille d'avoir les deux versions sur votre ordinateur. Vous pouvez ainsi fournir l'une ou l'autre selon les attentes des employeurs ou des CVthèques en ligne. Cherchez à savoir la pratique de l'entreprise en la matière. Si besoin, appelez pour demander par téléphone sous quel format envoyer votre CV.

En cas d'absence de consigne privilégiez le PDF pour plus de sécurité. Et quelque soit le format choisi, testez toujours votre CV sur les environnement « Mac » ou « PC » avant de l'envoyer au recruteur.

Réaliser un CV vidéo

Le CV vidéo a été très à la mode il y a quelques années. Il a été d’emblée plébiscité par les cadres dynamiques désireux de se démarquer tout en montrant leur aisance relationnelle et leur sens créatif. Il est certes de plus en plus prisé surtout dans les domaines où le contacte humain est essentiel, mais il est loin de détrôner le CV écrit, classique malgré d’indéniables atouts. Un CV filmé est plus vivant. Il vous met en scène physiquement. Le recruteur peut se faire une idée un peu plus précise et vous imaginer plus facilement sur votre futur poste de travail. Avant même de l’entretien, il peut juger votre aisance orale, votre posture et toute votre communication non- verbale.

Grâce à ce petit film, vous améliorez la visibilité de votre candidature, à plus forte raison, si vous

le déposer sur une plate-forme très fréquentée, telles que YouTube ou Dailymotion, en même

temps que sur votre page professionnelle. Pourtant, je déconseille vivement ce média aux jeunes postulants et à ceux qui refuseraient d’y consacrer un minimum de temps et de moyens financiers surtout. Car mal maîtrisé, il peut faire plus de mal que de bien. D’abord, il faut être suffisamment

bien équipé. Une bonne camera numérique, pas trop ancienne, fixée comme il se doit sur un trépieds bien stable.

A la rigueur, une Webcam avec une bonne résolution jointe à une connexion au débit. La prise

de vue doit être parfaitement horizontale ou presque, pas de vue en plongée, ni en contre- plongée. Assurez-vous aussi que l’éclairage naturel soit suffisant pour donner une image lumineuse. Placez donc la camera dos à la fenêtre. Si besoin, ajoutez lumière blanche et panneau

réflecteur. Vérifiez aussi le son: on doit pouvoir vous entendre distinctement sans avoir à mettre

le volume à fond.

Réglez votre entrée microphone de sorte qu’il n’y ait pas de souffle. Votre arrière plan doit être neutre, impersonnel et anonyme. Un fond blanc peut faire l’affaire. Sauf, si vous choisissez de vous mettre en scène dans un univers professionnel reconnu. Le mieux, c’est de créer une atmosphère qui ressemble le plus possible à celle qui sera la vôtre si vous êtes sélectionné. Quoi qu’il en soit, ce fond n’est qu’un décor. Il ne doit pas être mis en avant. Ce qu’on doit voir dans cet vidéo, c’est vous. Votre visage doit se trouver, à peu de choses près, au centre de l’écran ou légèrement au-dessus de la ligne médiane.

Si vous avez décidé d’insérer en pause de production, toute sorte d’information, décalez-vous légèrement vers la gauche de la caméra. Donc, à l’image, ces informations apparaîtront dans la partie gauche de l’écran. Bien sûr, votre tenue est très sobre et professionnelle. Habillez-vous

comme si l'on vous recevait en entretien. Soignez votre coiffure et tous les détails vestimentaires. Assurez-vous aussi que vous ne serez pas interrompu par un bruit intempestif : la machine à laver, par exemple, les enfants qui chahutent des portes qui grincent, ni par l’intrusion de qui que ce soit dans le champ, le chat ou le chien par exemple.

Soyez à l’aise devant la caméra. Ce n’est pas un exercice si facile que ça. Surtout quand on le fait tout seul. Décontractez-vous ! Adressez-vous bien à la caméra. Soignez votre élocution. N’oubliez pas de sourire régulièrement : avec la bouche et avec les yeux. Accompagnez votre discours de gestes arrondies. Tout cela pour mettre en avant votre aisance à vous exprimer, votre confiance en vous, votre dynamisme, éventuellement votre maîtrise d'une langue étrangère. Votre CV filmé doit être court, de l'ordre de la minute. Premièrement, parce qu'il ne faut pas que le fichier soit trop lourd, trop compliqué à transférer et à télécharger.

Le recruteur ne prendra pas la peine d'attendre plus de quelques secondes pour essayer d'ouvrir votre fichier. Deuxièmement, parce que cela suffit largement pour exprimer ses compétences à travers son parcours, et que le recruteur n'a pas d'avantage de temps à vous consacrer. Je vous conseille, à l'issu de cette brève présentation, de renvoyer votre auditeur vers l'adresse de votre page perso où il pourra, s'il est toujours intéressé, recueillir d'autres informations. J'ajouterai que si votre métier requiert un certain savoir-faire technique, que vous pouvez mettre en scène dans cette vidéo, il est tout à fait envisageable d'en faire une démonstration, au quel cas, on peut ajouter d'une à deux minutes supplémentaires.

Si vous tenez à faire cette version filmée de votre CV, je vous conseille, quand même, de faire appel à un réalisateur spécialisé. Cela coûte, certes. Mais vous aurez affaire à un professionnel qui vous fera gagner en crédibilité. Pour ce prix vous serez dirigé : il y aura un œil critique qui vous permettra d'éviter de grossières erreurs. Pour résumer, CV vidéo, OK, pourquoi pas ? Si vous êtes plutôt télégénique et à l'aise avec votre propre image. Et si c'est dans les pratiques de votre secteur, voire de l'entreprise ciblée.

Tout doit être fait de manière professionnelle. Si vous la postez sur YouTube ou Daylimotion, assurez-vous que le recruteur ne risque pas de tomber aussi sur des vidéos de vous beaucoup moins professionnelles : du genre scène de beuverie avec les potes prise d’un portable et mise en ligne. Pas sûr que ça le fasse rigoler.

Envoyer son CV par la Poste

Nous allons voir à présent comment diffuser son CV. Quels sont les avantages et les inconvénients des différents modes de diffusion. À commencer par le très classique « envoie par courrier postal ». De nos jours on dit que le CV papier serait moribond et que l'envoi par courrier traditionnel serait complètement dépassé. C'est vrai que seulement une candidature sur dix continuerait de transiter par la poste. La plupart des recruteurs trouvent beaucoup plus pratique la gestion des CV sous fichier numérique. À tel point que certains sont prêts, tout bonnement, à écarter tout CV papier, les obligeant à contacter le candidat pour demander une version électronique.

Mais il y a quand même des arguments en faveur du CV papier. Le premier, c'est qu'il permet de sortir quelque peu du lot. Le volume des courriers postaux ne cessent de diminuer. Les candidatures qui arrivent sous pli sur le bureau des dirigeants sont de plus en plus rares, donc de plus en plus remarquables. On peut imaginer qu'un recruteur peut être un peu plus sensible au fait que le candidat ait pris le temps de mettre le CV et la lettre de motivation sous pli et de s'être [inaudible] d'un timbre et de s'être déplacé jusqu'à la fameuse « boîte jeune ». C'est aussi à cela qu'on peut juger la motivation.

En plus, certains PME « vieille école » et les collectivités locales préfèrent recevoir ses candidatures par courrier et, parfois même, elles le stipulent. Il n'en reste pas moins que ce mode a des contraintes particulières sans doute, un peu plus que le mail. La propreté et la présentation seront extrêmement importantes. Il faudra faire très attention à ce que le papier ne soit ni sali ni déformé. C'est pour cela que je vous conseille d'opter pour une enveloppe rigide, c'est-à-dire, avec un papier cartonné. Ne prenez pas une vulgaire enveloppe marron mais une enveloppe rectangulaire, blanche, immaculée.

L'adresse du destinataire doit être manuscrite au stylo bleu ou noir de façon bien lisible. Elle sera évidemment rédigée selon les codes nationaux en vigueur et sans faute d'orthographe. Le timbre, en haut à droite, est « de série ». Un timbre de collection ne ferait pas très professionnel et pourrait induire votre correspondant en erreur quant à votre personnalité. Imaginez une candidature appuyée par « Le petit Nicolas » ou l'une « des plus belles vaches » de France. Enfin, n'oubliez pas de mettre votre adresse au dos, par exemple, sur le rabat.

Vérifiez-là pour vous assurer qu'elle est bien complète et sans erreur. Pour résumer et pour conclure : Disons que le CV papier envoyé via la poste, doit être réservé à quelques occasions précises. 1) Si vous savez que l'entreprise est sensible à la démarche. 2) Si vous avez affaire à une Petite ou Moyenne Entreprise qui n'a pas forcément de base de données numériques (ce qui est de plus en plus rare) je le conseille. Si vous postulez dans certains secteurs de l'administration, sachez qu'on pourra vous demander d'envoyer ce même CV en numérique par mail ou de remplir un formulaire en ligne par exemple, dans l'espace « recrutement » du site internet.

Au contraire, envoyez un CV par la poste pourrait être mal vu s'il s'agit d'une grande entreprise. Quoi qu'il en soit, n'oubliez pas de soigner « l'emballage », et n'oubliez pas non plus de glisser dans cette enveloppe l'essentiel : votre CV.

Envoyer son CV par e-mail

L'essentiel des envois se fait maintenant en très grande partie par mail. Un mail : 1) Ça va vite. 2) C'est écolo : pas de papier et une empreinte carbone moindre. 3) C'est économique. 4) C'est gratuit ou presque. 5) Cela peut être facilement archivé. 6) Et en plus, l'employeur dispose d'un fichier numérisé directement sur son poste informatique. S'il a besoin d'en comparer le contenu à l'aide d'un filtre à mots-clés, l’employeur n'a pas besoin de passer par un scanner ni par un logiciel de reconnaissance de caractères. C'est un gain de temps considérable pour lui. En revanche, l'envoi par mail est si simple que les candidats envoient beaucoup plus de CV qu'auparavant.

Ce qui peut engendrer une saturation des boîtes de mail et une sélection beaucoup plus superficielle de la part des recruteurs. Et oui ! La disponibilité du recruteur n'est pas forcément extensible. Plus il va recevoir de candidatures, moins il aura le temps pour examiner chacune d'elles. Malgré tout, les avantages l'emportent largement sur les inconvénients. Et les usages font que le mail est devenu presque incontournable aussi pour l'envoi des CV. Toutefois, il y a des règles à suivre, des pièges à éviter, si vous ne voulez pas voir vos chances réduites à néant.

D'abord, pour être sûr que votre mail arrive bien assurez-vous de mettre la bonne adresse mail. Relisez-la plusieurs fois et vérifiez par la suite que vous n'avez pas reçu de « message d'erreur ». Ensuite, n'oubliez pas de joindre vos fichiers. Vous perdez toute crédibilité si vous êtes obligé de renvoyer un autre mail pour vous excuser d'avoir omis la pièce jointe. Le nom de cette pièce jointe, par ailleurs, doit identifier à la fois sa nature et sa provenance. Pensez qu'une fois téléchargée sur le poste du recruteur, elle sera noyée parmi des centaines d'autres.

Commencez par votre nom, votre prénom suivi du mot « CV ». Surtout pas votre surnom ou quelque chose de fantaisiste. Ne vous risquez pas au trait d'humour. Pareil pour l'objet du mail. Indiquez ici le véritable objet : votre candidature à tel poste dans tel service. Et si possible, précisez la référence de l'offre d'emploi à laquelle vous répondez. Et puis, vérifiez que la taille du fichier soit raisonnable. Si votre fichier PDF ou ou Word excède le mégaoctet, c'est que la photo est trop volumineuse. Il faut revoir la résolution ou compresser l'image.

Il s'agit de ne pas énerver le recruteur au moment où il ouvrira ce fichier. Je vous déconseille l'envoi multiple à plusieurs recruteurs en même temps pour la bonne et simple raison que, comme on l'a déjà dit, votre CV est à usage unique. Il est censé être ciblé et adapté à une entreprise en particulier. Toutefois, si vous tenez absolument à envoyer un même CV, dans le cadre d'une candidature spontanée, par exemple, à plusieurs entreprises, surtout envoyez-la à vous-même en destinataire principal et à tous les autres en Cci : « Copie carbone invisible ».

Cela aurait le plus mauvais effet si chaque destinataire sait que vous avez envoyé le même mail à ses concurrents. D'autre part, le fait de sélectionner dix destinataires ou plus, risque de faire passer votre mail pour un spam. Mieux vaut faire deux sous-groupes de huit ou neuf personnes maximum. Enfin, en ce qui concerne le mail d'accompagnement, ce n'est pas une pseudo-lettre de motivation. Certes, il faut écrire quelque chose dans le corps du mail. L'absence totale d'introduction pourrait passer pour cavalière.

Mais quoi ? Un message de présentation avec un minimum de caractères, cela peut très bien se réduire à : « Madame, « Veuillez trouver ci-joint mon CV, « ainsi que ma lettre de motivation «

pour l'offre d'emploi numéro

cetera. « Très cordialement » et votre signature électronique avec numéro de téléphonie portable

: c'est plus souhaitable que le numéro fixe. S'il s'agit d'une candidature spontanée on peut glisser

la phrase : « J'ai l'honneur de vous proposer ma candidature pour le poste de

« correspondant au poste de

« publié sous le site de

», et

», et cetera.

Il faut que cela tienne sur trois ou quatre lignes maximum. Et parce que c'est aussi court on ne vous pardonnera aucune faute d'orthographe, de grammaire ou de syntaxe. Soignez aussi votre vocabulaire : il doit être parfaitement professionnel. Même chose pour la mise en page : pas de couleurs ni de police de caractère extravagante ni de « smiley » bien sûr. N'oubliez pas de finir

votre mail par une formule de politesse simplifiée et respectueuse, du type : « Bien cordialement » ou « Salutations distinguées ».

Publier son CV en ligne

On ne va pas se mentir : de nos jours Internet, pour la recherche d’un emploi, c’est un outil presque incontournable. Le Web est le terrain de chasse des recruteurs, des chasseurs de têtes. Sans quitter leur fauteuil, d’un seul clique, ils peuvent avoir accès à des centaines de profils intéressants recueillis dans les banques de CV. En effet, une multitude de sites vous proposent de rendre votre CV visible auprès des recruteurs dans le secteur publique comme dans le secteur privé. Au prix de quelques étapes de saisies et quelques minutes de votre temps vous laissez votre profil plus ou moins complet sur une plate-forme. Du côté de l’entreprise, les employeurs consultent selon leurs besoins.

Et si ça matche, tant mieux. Certaines plates-formes assurent à la fois la création, l’hébergement et la diffusion des CV. C’est le cas, notamment, de « DoYoubuzz.com » ou « monCV.com » pour n’en citer que deux. Mais si vous avez déjà librement créé votre CV, vous vous contenterez de le déposer dans la CVtèque d’un site internet dédié, un site qui soit très bien référencé, puisqu’il faut s’assurer d’une visibilité maximale. Si le site est confidentiel, il y a peu de chance qu’il attire beaucoup de recruteurs et qu’il y ait beaucoup d’annonces intéressantes. Donc, tapez dans votre moteur de recherches « CVtèque » ou « dépôt de CV en ligne » et vous obtiendrez un certain nombre de sites.

Parmi les sites généralistes on va citer « monster.fr », « regionsjob.com », « indeed.fr », « actujob.com », « keljob.com », « recrut.com », « carriereonline.com ». Si vous êtes cadre, vous allez privilégier des sites comme « cadremploi.fr » ou « cardresonline.com ». Et puis, il existe des sites spécialisés par secteurs d’activité. La plupart de tous ces sites vous offrent la possibilité de créer des alertes ; c’est-à-dire que selon la fréquence de votre choix, par exemple, une fois par semaine, vous allez recevoir toutes les offres d’emploi encore non pourvues qui correspondent à votre profil.

Alors, assez souvent malheureusement les robots qui font le tri, laissent passer des offres qui ont très peu de rapport avec votre profil. Elles ne remplissent qu’un seul critère secondaire. Donc, cela ne vous dispense pas de faire un dernier tri. Mais c’est quand même bien pratique et cela permet d’être proactif et vigilent tout en évitant de passer de longues et fastidieuses heures de recherche devant son poste. Tous ces sites prennent généralement les fichiers aux formats Word ou PDF. Mais certains proposent aussi de remplir leur formulaire. C’est le cas sur les réseaux socio-professionnels où à mon sens, il est très important de figurer.

Le plus important d’entre eux, « linkedin », vous donne une visibilité internationale. Vous pouvez tout à fait le combiner avec « viadeo », à dominante française. Et si vous êtes un étudiant en recherche de stage, d’alternance ou de premier contrat, je vous conseille de faire un petit tour sur « my.yupeek.com » un jeune réseau social prometteur. Il est ici beaucoup question de se constituer un réseau professionnel, et de profiter d’opportunités. Fréquenter assidûment ces réseaux sociaux est avantageux pour tous ceux qui sont en veille, mais cela demande une certaine implication au quotidien.

Dans la plupart des cas, créer ou déposer son CV équivaut à une inscription. Il faut savoir que le site recueillera évidemment certaines données, au minimum votre adresse mail. Et, de toute façon, il faudra bien que ce site ou le recruteur directement puissent vous recontacter, si votre candidature soulève l’intérêt. Vous pouvez vous-même rechercher sur ces sites des offres d’emploi ciblées grâce à un moteur de recherches multicritère. Certains sites proposent souvent sur la forme des foires aux questions des conseils d’experts pour la rédaction des CV.

Il faut parfois s’en méfier : ils sont rarement actualisés. Qu’est-ce qu’il convient de faire ? Et qu’est-ce qu’il vaut mieux éviter de faire? Vous pouvez diffusez votre CV sur plusieurs sites pour augmenter vos chances, mais il faut se souvenir durablement desquels. Il faut mettre chaque site dans vos favoris et bien noter vos mots de passe. Par ailleurs, il faut veiller à la cohérence entre ces CV. On ne sait jamais. Un même recruteur pourrait vouloir avoir accès à tous les CV que vous auriez pu déposer sur les différentes plates-formes. Enfin, il faut les réactualiser en même temps à chaque nouveau poste ou compétence acquise, au moins tous les trimestres, jusqu’à ce que vous les fassiez disparaître en même temps aussi.

Cela demande un minimum d’organisation. Avec le CV numérique vous pouvez jouer sur l'hypertextualité. Pourquoi ne pas insérer un lien vers votre « blog pro » où vous montrez votre expertise dans votre domaine ? Ou un lien vers votre profil « linkedin » ou encore un autre sur la dernière conférence où vous êtes intervenu ou une réalisation dont vous êtes fier et surtout qui pourrait éveiller l'intérêt du recruteur ? Utilisé avec parcimonie et pertinence cela devrait apporter du relief, du dynamisme à votre candidature. Pour conclure: il est impératif pour n'importe quel type de professionnel à la recherche d'un emploi d'être présent et visible sur la toile.

Le WEB, c'est une formidable opportunité de toucher une large audience, en l’occurrence, de potentiels employeurs. Pour autant, il ne faut pas tomber dans la facilité des envois en masse indifférenciés. Il faut veiller à ce que votre e-réputation soit uniformément bonne, qu'il n'y ait rien sur le net qui puisse vous porter préjudice professionnellement parlant. Même sur écran, il ne faut pas sacrifier à la qualité du CV. Enfin, il faut éviter aussi de s'enfermer dans une image négative de quémandeur d'emploi dont au final personne ne veut. Parfois, mieux vaut s'éloigner quelque temps et effacer toute trace pour revenir plus fort encore.

VIII. CONCLURE LE CV

Autoévaluer son CV

Beaucoup de candidats n'ont pas la chance d'avoir dans leur entourage une personne qui serait disposée à donner son avis sur le CV qu'on lui soumettrait, que l'on parle, d’ailleurs, d'un avis général ou des remarques un peu plus ciblées. Moyennant finance, on peut faire appel à un expert si on n'est vraiment pas sûr qu'il soit avantageux. Il existe un certain nombre de solutions, notamment sur le Net, des services proposés généralement par des professionnels du recrutement. Mais si vous préférez vous abstenir de faire appel à une tierce personne, si vous jugez que ce n'est pas strictement nécessaire, ou si vous n'avez pas, tout simplement, les moyens ; vous pouvez essayer de juger votre propre CV via une grille d’évaluation prenant en compte les principaux critères de sélection des recruteurs.

Je vous en propose une avec vingt questions. Vous pouvez l'adapter selon votre domaine professionnel et vos expériences antérieures. Il s'agit simplement, pour chacune des questions, de répondre par : « Plutôt oui » ou « Plutôt non ». Vous dégagerez, ensuite, de ce tableau, des axes d'amélioration qui vous permettront, une fois votre CV modifié en ce sens, de le rendre plus efficace. Je sais que ce n'est pas évident, vraiment, de prendre du recul sur soi et d'être objectif sur un écrit très personnel et appliquant comme un CV. Prenez cet exercice comme un jeu de rôle et mettez-vous à maximum à la place du recruteur.

On commence par le contenu. Premier critère : Est-ce que les cordonnées sont claires et complètes ? Deuxième : Est-ce que l'on sait, du premier regard, quel type de poste est visé ? Votre objectif professionnel est-il clairement présenté ? Troisième : Est-ce que les principales rubriques sont immédiatement visibles ? Quatrième : Est-ce qu'on décèle facilement les mots- clés attendus ? Cinquième : Est-ce que les expériences retenues mettent en avant des compétences requises pour le poste visé ? Sixième : Est-ce que les expériences professionnelles sont suffisamment bien décrites et catégorisées ? Septième : Sont-elles bien classées par ordre chronologique, ou plus précisément, par ordre anti-chronologique ? Huitième : Est-ce que sont

mis en valeur les diplômes qui ont un lien avec le poste visé ? Est-ce qu'il sont correctement

intitulés ? Neuvième : Est-ce que la formation initiale est enrichie par de la formation continue ou une auto-formation.

Dixième : La photo, si photo il y a, vous met-elle en valeur du point de vue professionnel et strictement professionnel ? Onzième : Vos niveaux en langue plutôt sont-ils bien estimés et bien clairement précisés ? Douzième : Avez-vous bien choisi, parmi vos compétences techniques, celles qui sont véritablement utiles pour le poste en question et n'avez-vous pas triché sur votre niveau ? Treizième : Vos passe-temps servent-ils à votre candidature ? Quatorzième : Est-ce que votre CV véhicule des valeurs similaires à celles de l'entreprise ? Quinzième : Est-ce qu'il accroche et donne envie d'en savoir plus sur vous, sur votre parcours ? Seizième : Est-ce qu'il donne de bons arguments décisifs en votre faveur, notamment face à la concurrence ? Dix- septième : Est-ce qu'il est clair, concis et compréhensible, même par un novice ? Dix-huitième :

Vous paraît-il irréprochable du point de vue de l'orthographe, de la grammaire et de la typographie ? Dix-neuvième : Tient-il sur un nombre de pages adéquates, c'est-à-dire, une pour un jeune diplômé ; deux pour quelqu'un de plus expérimenté.

Enfin, vingtième : Votre mise en page est-elle suffisamment aérée, sympathique, distinctive ? Est-elle vraiment à votre image ? Surtout, donne-t-elle envie de le lire ? Voilà, cette grille est disponible en téléchargement parmi les ressources de la formation. En répondant à ces questions le plus objectivement possible, vous pourrez obtenir une vision globale de l’efficacité de votre

CV et savoir quels aspects importants peuvent être encore améliorés. Je vous souhaite une bonne

évaluation.

Assurer le suivi de l'envoi

La plupart du temps quelqu’un qui recherche un stage ou un emploi, ne met pas tous ses yeux dans le même panier. Même s’il a une ou deux préférences, il postule dans quelques autres entreprises avec un CV et surtout, une lettre de motivation adaptés à chacune d’elles s’il veut optimiser ses chances. Assurer le suivi de ses envois nécessite une certaine organisation et

quelques outils. On ne peut pas s’en remettre à sa seule mémoire. Il convient de consigner pour chaque candidature tous les différents retours qu’on a eus (ou l’absence des retours, d’ailleurs) dans un tableau récapitulatif. Vous allez pouvoir en trouver un modèle parmi les ressources de cette formation.

Cette grille vous aidera à vous souvenir de votre progression et ne pas répéter certaines étapes ce qui en aurait un effet désastreux sur votre candidature. Notez en détail vos impressions. Je vous conseille aussi de planifier vos relances, si relance, il doit y avoir. En la matière qu’est-ce qu’il convient de faire sachant qu’on entend souvent deux discours contradictoires ? Une fois le mail ou le courrier envoyé, vous pouvez être tenté de vous dire : « C’est bon, je ne fais plus rien, ce n’est plus entre mes mains maintenant ». Et vous vous contentez d'attendre qu’on daigne vous donner une réponse? Est-ce que la passivité à ce stade est une bonne tactique? Pas toujours.

Je sais que l’impatience n’est pas bien vue surtout dans les grandes entreprises aux portes desquelles on se bouscule pour entrer. Je sais aussi qu’il ne vaut mieux pas provoquer l’irritation de l’employeur, qui généralement n’apprécie pas d’être sollicité, parfois de se sentir forcé de donner une réponse alors que son choix n’est peut-être pas arrêté, (une candidature peut être écartée rien que pour ça) Donc, c’est très délicat. Et votre action sera très différente selon s’il s’agit d’une candidature spontanée ou à d’une réponse à une offre. Pour une candidature spontanée, je vous conseille de vous abstenir de relancer l’entreprise.

Après tout, elle n’a rien sollicité de votre part. Elle n’est moralement pas tenue de vous répondre. Donc, contentez-vous lors de l’envoi du mail ou de la lettre de demander un accusé de réception délivré par votre service de messagerie électronique. Le mieux est de déposer votre CV dans la CVtèque de l’entreprise sur son site internet ou, à défaut, d’effectuer une veille de tous les besoins qui pourraient apparaître à l’avenir dans cette entreprise. Si vous avez répondu à une offre d’emploi, cette fois, vous serez, de toute façon, convoqué à un entretient, si votre candidature a été retenue.

Si ce n’est pas le cas, soit vous recevez (c’est devenu rare, malheureusement) une lettre ou un mail avec une réponse négative, (et c’est encore plus rare que vous ayez le motif précis du refus), soit vous ne recevez aucune réponse, (c’est beaucoup plus fréquent), et là, il faut vous résigner à ce constat d’échec. En aucun cas vous ne devez prendre les devants et appeler pour savoir si c’est bon ou non, ni surtout pour arrachez des explications. Mais, ce que vous pouvez faire simplement, c’est téléphoner au service concerné juste pour savoir s’il a bien réceptionné votre demande et éventuellement, à quelle date vous pouvez espérer obtenir une réponse.

Cela se fait dans un délai raisonnable. Rappelez une seule fois on va dire, entre une semaine et une dizaine de jours, tout au plus, après l’envoi de la candidature. Si vous tombez sur un

répondeur, ne laissez aucun message. Essayez d’avoir quelqu’un en directe. Vous aurez plus de chance de parler à un responsable des ressources humaines, avant 9 heures ou après 18 heures. Il

y aura moins de risque que votre appel soit filtré par une secrétaire. De même, si vous pouvez, privilégiez les périodes des vacances scolaires.

Il y a moins de concurrence, on touche plus facilement les recruteurs qui sont un peu plus

disponibles et dans un état d'esprit d'ouverture. En revanche, les mois de septembre, décembre et

mai, juin sont généralement les périodes les plus chargées. Dans cet appel, concrètement, qu'est- ce qu'on dit? Quelque chose comme: « Bonjour, monsieur Untel, je m'appelle [vos prénom et nom]. Je vous ai envoyé mon CV pour répondre à votre offre concernant [tel poste] ». Soyez bref, précis, ne bafouillez pas.

Essayez d'analyser aussi ensuite, dans le ton de votre interlocuteur, s'il est disposé à vous en dire davantage, s'il laisse une ouverture. Si ce n'est pas le cas, n'insistez pas. Remerciez-le déjà pour le temps accordé. Dans le cas contraire, vous pouvez glisser : « Je serais vraiment ravi de vous rencontrer pour qu'on ait l'occasion d'approfondir certains aspects ». Si votre CV a vraiment retenu son attention, l'employeur s'efforcera de trouver une date et vous serez fixé. En tout cas, cette relance subtile aura eu le mérite de vous ancrer davantage dans sa mémoire et peut être de valoriser votre motivation par rapport à celle d'éventuels concurrents.

En guise de conclusion: je ne serai trop de vous conseiller de garder votre calme en toute circonstance, même si vous tombez sur une personne désagréable, après avoir essuyé déjà des dizaines et des dizaines de refus non motivés. C'est en cela que la recherche d'emploi est constructrice. Cela demande une grande maîtrise de soi. Sachez, par ailleurs, qu' un premier contact téléphonique avant même l'envoi de la candidature, permet de créer un lien plus favorable aux échanges par la suite. Cela peut être simplement : « Bonjour. Je voudrais savoir ce qu'il faut faire pour postuler dans votre entreprise ».

Vous pourrez évoquer ce premier contact au moment de la relance et votre sollicitation passera mieux. J'espère que tous ces conseils porteront leurs fruits pour vous. Merci.

Répondre à quelques questions fréquentes

Cette formation arrive à son terme. J'espère avoir pu répondre à toutes vos attentes. J'imagine que vous êtes maintenant prêt à partir au combat avec les meilleures armes possibles. Quand j'anime ce type de formation en présentiel, dans les entreprises ou les administrations, il y a un certain nombre de questions spécifiques qui reviennent régulièrement. Et je vais tâcher maintenant d'y répondre du mieux que je peux. Première question : Est-ce que je peux postuler à partir de mon lieu de travail actuel ? C'est très délicat. Vous n'êtes pas censé utiliser votre temps de travail pour recherche d'un autre emploi : cela paraît incongru.

Votre employeur serait en droit de vous le reprocher et même de vous accuser de faute professionnelle. Sans compter que ce n'est pas franchement facile, la consultation des offres et la rédaction du CV ou de la lettre demandant beaucoup de calme, de sérénité et de concentration. Quoi qu'il en soit, si le temps vous manque pour faire cela de chez vous, vous pouvez toujours profiter du temps de pause méridienne pour effectuer cette recherche en fractionné. Mais éviter de le faire ouvertement et surtout ne laissez aucune trace de cette recherche sur votre poste informatique. N'utilisez pas non plus le matériel de l'entreprise ni le service courrier.

Deuxième question : Est-ce que je peux passer sous silence des épisodes de mon parcours professionnel ? Votre expérience doit être complète, mais rien ne vous oblige à détailler chaque fonction exercée. Comme je l'ai déjà dit, il faut privilégier celles qui correspondent le plus au poste ciblé. Si la tromperie par omission n'est pas franchement à conseiller, vous pouvez

maintenir un certain flou sur un épisode particulier. Mais il faudra pouvoir vous expliquer dessus, éventuellement, au moment de l'entretien.

Troisième question : Est-ce que je dois rendre compte de mon expérience militaire ? Si elle justifie des trous dans votre carrière professionnelle : oui. Elle peut être mentionnée dans l'expérience professionnelle et même détaillée, si certaines fonctions, de commandement par exemple, peuvent être intéressantes pour le poste ciblé. Elle peut être notée dans la rubrique « Formation » si vous avez eu des préparations militaires qui vous ont permis d'obtenir un certain grade. Quatrième question : Comment indiquer que je désire réorienter ma carrière ? Votre expérience ne correspond pas à vos nouveaux choix de carrière ? Il faut le préciser le plus rapidement possible dans l'accroche.

Vous pouvez en faire une rubrique spéciale qui peut être intituler : « Objectifs » et dans laquelle vous insisterez sur les compétences, les qualités interpersonnelles favorables à cette réorientation. Cinquième question : Est-ce que je peux relancer une entreprise qui a déjà rejeté une première candidature ? J'ai envie de dire : « À quoi bon ? » On risque fort de vous renvoyer « sur les roses ». Sauf, si la lettre de réponse mentionne une formule du genre : « Nous n'avons actuellement pas de poste susceptible de correspondre à votre profil, mais nous conservons votre candidature », et cetera, et cetera.

Dans ce cas, cela signifie que votre candidature intéresse malgré tout. Soit il n'y a effectivement aucun poste à pourvoir pour le moment, soit l'entreprise attend que vous acquériez d'autres expériences, ailleurs, avant de vous recontacter. Donc, vous pourrez, tout à fait, prendre l’initiative de les contacter, quelque temps après, fort d'une nouvelle expérience. Enfin, sixième et dernière question : Est-ce que toutes les informations sur les CV sont vérifiées ? Dans les faits, c'est rarement le cas. Cela dépend des entreprises, de leur expérience antérieure. Beaucoup déplorent, on va dire, l'enjolivement de certains candidatures et sont tentés de creuser un peu.

Il faut dire que d'après une étude du cabinet Florian MANTIONE, 75% des CV sont trompeurs et même un tiers des candidats déclareraient des diplômes qu'ils n'ont pas. Mais la plupart des entreprises n'en ont pas le temps. Certaines, cependant, font appel à des sociétés spécialisées dans la vérification des CV qui effectuent pour elles une enquête minutieuse. Notamment, auprès des précédents employeurs et des écoles mentionnées. Elle le font rarement dans votre dos. La loi les oblige à vous demander votre accord préalable. Sachez que vous pouvez vous-même faire certifier votre CV par certaines sociétés.

Elles vous délivrent un label qui constitue un gage d’honnêteté pour l'employeur et un réel atout face à la concurrence. Si vous êtes intéressé par cette démarche, renseignez-vous sur l'internet ! Attention ! Votre contrat de travail peut être annulé si vous avez falsifié votre CV. Vous n'aurez alors droit à aucune indemnité de licenciement. Vous risqueriez en plus d'être mis sur liste noire, et c'est toujours très dur pour une réputation professionnelle. Voilà, c'est fini. Merci d'avoir suivi cette formation. Je vous souhaite beaucoup de réussites dans vos recherches ou dans votre veille active, et je vous dis : « Au revoir ! »

Conclure sur la rédaction d'un CV

Cette formation sur le CV est finie. J'espère qu'elle vous aura beaucoup apporté et que vous avez eu autant de plaisir à la suivre que j'en ai eu à la faire. Il me reste à vous souhaiter un bon courage pour réaliser tout ce travail, ainsi que bonne chance pour vos recherches. Au revoir ! À bientôt !