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PHYSIQUE.

M.A FEKIR

www.marocprepas.com

marocprepas@yahoo.fr

Microscopie

La microscopie est la technique permettant de rendre visible des détails fins d’un objet.
L’épreuve propose d’en aborder quelques aspects. Elle est constituée de 3 parties largement
indépendantes. La première partie étudie quelques propriétés de l’œil humain. Cette étude est
nécessaire pour la compréhension du fonctionnement du microscope étudié dans la partie 2. La
dernière partie aborde un aspect de la microscopie électronique.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa
copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

Dans les applications numériques, qui ne doivent pas être négligées, une attention particulière
sera prêtée au nombre de chiffres à utiliser pour afficher les résultats. Ce nombre, qui dépend en
général du niveau de précision recherché, ne doit en aucun cas dépasser le nombre de chiffres
significatifs permis par les données. La valeur numérique de toute grandeur physique doit être
accompagné de son unité dans le système international des unités (SI).

Données utiles
Masse de l’électron : 

  
Charge élémentaire :  
 
 !#"%$

Constante de P LANCK : &  (' 


)+*%, - .
0 1  31 2(465 8 7 9 0 : 2<;=1 >(465 87 9 0 :?>
Divergence en coordonnées cylindriques d’un champ vectoriel / / / :
0 @BA 0 1 
465E132 9 ; 1 >
/ / 5DC 5 C 7
C C
0 1  31 2(465 8 7 9 0 :?2 ;F1 >(465 87 9 0 :G>
Rotationnel en coordonnées cylindriques d’un champ vectoriel / / / :
0 @ 0 1 IH 132 1 > 0 :?L
/ / C 7 / C 5KJ /
C C

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Concours National Commun – Session 2004 – Filière MP

1ère partie
Œil
L’œil est l’organe pair de la vue. Le globe oculaire, approximativement sphérique, est constitué
principalement des éléments suivants :
– l’iris est une membrane circulaire, contractile, occupant le centre antérieur de l’œil et percée
'
en son milieu d’un orifice, la pupille, dont le diamètre peut varier entre  et   ; l’iris
joue le rôle d’un diaphragme permettant de régler la quantité de lumière qui pénètre dans
l’œil ;

– le cristallin, en forme de lentille biconvexe, est le principal élément réfringent de l’œil ; il est
placé dans le globe oculaire en arrière de la pupille ;

– la rétine est une membrane du fond de l’œil, formée de cellules nerveuses en rapport avec les
fibres du nerf optique, et sensible à la lumière ; elle joue le rôle d’un transducteur qui participe
à la transformation du flux lumineux en influx nerveux.
L’ensemble du globe oculaire est protégé par une paroi appelée la sclérotique et qui, en avant de
l’œil, prend une forme bombée et devient transparente formant la cornée.
L’œil ne voit clairement un objet que si son image par ses différents milieux réfringents se forme
sur la rétine. Pour cela, les muscles de l’œil peuvent agir sur le cristallin pour modifier sa courbure :
c’est le phénomène d’accommodation.
Pour l’étude optique simplifiée proposée dans ce problème, l’œil sera schématisé par une
seule lentille convergente (L) de distance focale image  variable, placée devant un écran (E) qui

schématise la rétine à une distance 
appelée profondeur de l’œil. Un diaphragme (D),
'
d’ouverture circulaire de diamètre variable entre  et   , est placé contre la lentille (figure
1). Le tout est plongé dans l’air d’indice de réfraction 1.

(D) (L) (E)

Figure 1: Modèle simplifié de l’œil.

La puissance P de l’œil est définie par :

P 
(1)

P s’exprime en dioptrie (  ) lorsque  est exprimée en mètre (
 
 ! ). L’accommodation traduit
la capacité de l’œil à faire varier sa puissance P.
 "!$%'# &  % !)( %+*  &,.-/,0*21%+3&
45 45 45 Le champ latéral couvert par l’œil représente l’ensemble
des points de l’espace qui
peuvent être vus nettement par l’œil. Il est défini par un cône de sommet et d’angle 6 compris
entre 40 7 et 50 7 . Cependant, l’acuité visuelle n’est pas la même pour toutes les directions de ce

champ. Elle est maximale au centre sur un cône d’angle au sommet 6$8 :9 7 . En déduire l’ordre
de grandeur du diamètre 8 de la zone de perception des détails située au centre de la rétine pour
un œil de profondeur  
<;= .

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doit varier la puissance P en fonction de la distance   /


45 45 5  d’un objet
  
 placéCommentdevant4 l’œil sur l’axe optique principal pour que



  soit vu nettement ? Représenter


graphiquement P  . 9
45 45 5 En réalité la puissance P de l’œil est limitée par une puissance maximum P . Le
max
punctum proximum (  ) est le conjugué de la rétine au maximum de la puissance P. Pour un œil
normal  se trouve à une distance     ' 9  . En déduire la valeur de la puissance maximum
Pmax pour un œil normal de profondeur  
<; .
45 45  5 Le punctum remotum ( 2 ) est le conjugué de la rétine au minimum de la puissance P. Pour
2
un œil normal est rejeté à l’infini. En déduire la valeur de la puissance minimum P min pour un
œil normal de profondeur  
<; .
45 45  5 Déduire de ce qui précède l’amplitude maximale d’accommodation   P
calculer sa valeur numérique.
P et
max / min

  %'# -  3 ! 1% !  % !)( ,.&&% ( ! ,0*


45 5 45#"%$'&)(* +
Pour les mêmes valeurs numériques des puissances P max et Pmin , un œil myope possède une
profondeur -, <; 9  .
3
45 5 45 45
Où se trouve l’image d’un objet très loin par un tel œil lorsqu’il n’accommode pas ?
L’œil myope est-il capable de former l’image de cet objet sur la rétine ?
45 5 45 5 Déterminer les positions du punctum remotum et du punctum proximum pour cet œil.
4 5 5 45 5
Quel type de lentille mince faut-il accoler à la cornée pour corriger une telle anoma-
lie ? Calculer sa distance focale image , . Commenter.
45 5 5#./$0(-+2143685+ 719&)(* +
Un œil hypermétrope a une profondeur ;: 
  9  et possède les mêmes valeurs des
puissances Pmax et Pmin que l’œil normal.
45 5 5 45
Où se trouve l’image d’un objet très loin par un tel œil lorsqu’il n’accommode pas ?
L’œil hypermétrope est-il capable de former l’image de cet objet sur la rétine ? Si oui, quelle est la
puissance P< nécessaire ?
45 5 5 5 Déterminer les positions du punctum remotum et du punctum proximum pour cet œil.
4 5 5 5 5
Quel type de lentille mince faut-il accoler à la cornée pour corriger une telle anoma-
lie ? Calculer sa distance focale image -: . Commenter.
45 5 5#=>1?+8@ AB$87* +
Avec l’âge, le cristallin perd de son élasticité. Ceci qui se traduit par une diminution de
l’amplitude maximale d’accommodation : l’œil devient presbyte. On convient de considérer qu’un



œil devient presbyte lorsque sa puissance maximale diminue de plus de DC  . À quelle distance
minimale doit-on placer un document devant un tel œil, initialement normal, pour pouvoir le lire ?

E FG H ! % 1% & % #  ,  3 ! ,0*  */I03  > &% 1% ! 
Le pouvoir de résolution est la capacité de l’œil à distinguer deux points très rapprochés. Cette
capacité est limitée par la structure granulaire de la rétine formée de cellules de diamètre moyen
 

J 9 LK. au contact les unes avec les autres.


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45 5 45
On admet que pour que la séparation de deux points puisse se faire distinctement, il
faut que leurs images se forment sur deux cellules de la rétine séparées par une troisième. En
déduire l’expression littérale puis la valeur numérique de la limite de résolution angulaire 6 d’un
œil normal de profondeur  <;= . 

45 5 5
À quelle distance de l’œil doit-on placer un objet pour pouvoir apprécier ses détails les
plus fins ? Justifier la réponse.

2ème partie
Microscope composé

Le microscope est un instrument optique qui permet d’observer les détails d’objets micro-
scopiques ayant un diamètre apparent trop petit pour être distingués à l’œil nu.
Un microscope composé est un système optique centré constitué principalement d’un objectif et
d’un oculaire d’axe optique principal commun.
L’objectif est constitué d’un ensemble assez complexe de lentilles. Il est caractérisé (figure 2) par
     et image   . Les distances
ses plans principaux objet

  et image  et par ses
foyers
  objet  
     . L’objectif donne d’un objet


focales objet  et image   sont telles que  et 
 D
 perpendiculaire à l’axe optique une image réelle   . La figure 2 explique le principe de
 
  par l’objectif. Pour les applications numériques, on prendra    C  . 
formation de l’image  
   



6 , 6 

       7


objectif
Figure 2: Formation de l’image intermédiaire par l’objectif du microscope.

L’objectif est stigmatique pour un point objet


 
quelconque situé sur l’axe et il en donne une
 située sur l’axe. Il est aussi aplanétique pour  D
 perpendiculaire à l’axe
image  un petit objet
optique principal et ce même si l’angle 6 que font les rayons lumineux avec l’axe optique principal
peut atteindre une valeur 6, de l’ordre de ; 7 . Un rayon lumineux issu de   et faisant un angle 6 

quelconque avec l’axe ressort de l’objectif en passant par
 
et en faisant un angle 6 avec l’axe. On 

admettra que, contrairement à 6 , l’angle 6 reste toujours petit. La condition d’aplanétisme pour
l’objectif se traduit par la relation :
 D
 .  6       .  6      6  (2)

D’autre part, l’objectif considéré est dit   à immersion   car l’objet est immergé dans un liquide
d’indice
qui vient au contact de l’objectif. L’objectif est caractérisé par son ouverture numérique :

<  .
  6 , . On admet enfin que    /
  . Pour les applications numériques on prendra
 
 )

9 9 et 6 , ; 7 .  
L’oculaire, quant à lui, sera représenté par une lentille mince convergente unique de centre  ,
de foyer objet
 et de foyer image   . Sa distance focale image est        .  '

Le foyer image  de l’objectif et le foyer objet
 de l’oculaire sont séparés d’une distance
    appelée intervalle optique. Pour les applications numériques, on prendra   . '(
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  4 %  3  , * !
5 45 45 Qu’appelle-t-on conditions de G AUSS ?
5 45 5 L’objectif du microscope considéré fonctionne-t-il dans les conditions de G AUSS ? Pour-
quoi ?
5 45 5
transversal 
En utilisant la figure 2 pour exprimer de deux manières différentes le grandissement

de l’objectif défini par :
 
     
  (3)
  
montrer que les positions de l’objet et de son image  par l’objectif sont reliées par la relation
de conjugaison de N EWTON :
            (4)
5 45  5 L’œil de l’observateur est supposé normal. Où l’image intermédiaire  
  donnée par
l’objectif doit-elle se situer pour que l’observateur puisse voir l’image définitive sans accommoda-
tion ?
Dans toute la suite de cette partie, on supposera que cette condition est réalisée lors de l’utilisation normale
du microscope.
5 45  5
Compléter alors le schéma de la figure 2, après l’avoir reporté sur la copie de composi-
tion, en traçant le cheminement à travers l’ensemble du microscope (objectif et oculaire) du faisceau
  représenté figure 2.

lumineux issu du point
5 45 5
En déduire la position de l’objet
 D
 caractérisée par la distance algébrique    que
 
l’on exprimera en fonction de , et  .

5 45 5  

Déterminer, dans les mêmes conditions, le grandissement transversal de l’objectif.
5 45 5 Application numérique : calculer
   et   .
    '% & (  % , ( 3  > &%
5 5 45 En utilisant le schéma de la figure 2, tracer le cheminement à travers le microscope des
rayons lumineux extrêmes du faisceau conique de sommet
  et de demi-angle au sommet 6, .
5 5 5 En déduire que tous les rayons lumineux issus de   situés à l’intérieur d’un cône de
  et de demi-angle au sommet 6, traversent le plan focal image de l’objectif à l’intérieur
sommet

d’un cercle de rayon que l’on exprimera en fonction de  et < .


 
5 5 5 En supposant que l’oculaire n’obture aucune partie de la lumière sortant de l’objectif,

déterminer le rayon du faisceau cylindrique sortant du microscope et formé par les rayons
lumineux issus de
  ; on exprimera en fonction de    ,   ,  < et  .
5 5 5


En fait, tout se passe comme si les rayons sortant de l’objectif étaient diaphragmés par
une ouverture circulaire de rayon , centrée en  et située dans le plan focal image de l’objectif.
5 5  5 45
En déduire que tous les rayons issus d’un objet étendu perpendiculaire à l’axe et
$

sortant de l’instrument sont ainsi astreints à traverser un disque appelé disque oculaire, de centre ,
dont on calculera la position et le rayon . Où doit-on placer l’œil pour recevoir le maximum de


lumière ? On supposera par la suite que cette condition est réalisée.
5 5 5 5 Application numérique : calculer et  $ . Commenter.

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 E  &, 2242 %  %+* !

On définit le grossissement du microscope comme étant le rapport entre l’angle sous lequel
on voit un objet donné
  
 à travers le microscope et l’angle sous lequel on voit le même objet  
à l’œil nu lorsque
  
 est placé à la distance minimale de vision distincte  . Pour les applications
numériques on prendra  9  . ' 
5 5 45 Exprimer  en fonction de    ,   ,  et  et calculer sa valeur numérique.
5 5 5 Exprimer le rayon du cercle oculaire en fonction de  ,

< et  .
5 5 5
Pour quelle valeur
  '  
du grossissement , le rayon du cercle oculaire devient-il égal

  

au rayon de la pupille de l’œil ? Exprimer
. On prendra 9  .
en fonction de < ,  et et calculer numériquement

5 5 5
Comment peut-on définir un rayon utile

de la pupille pour recevoir un maximum de  

lumière ? Déterminer l’expression de
constant.
et représenter ses variations en fonction de en supposant

  
,03 0, &)1% & % #  ,  3 ! ,0*
La résolution du microscope est sa capacité de permettre à un œil de distinguer les détails les
plus fins d’un objet. Deux facteurs principaux limitent la résolution du microscope optique. Il s’agit

5  5 45        


de la diffraction et de la structure granulaire de la rétine de l’œil.
2+ '+ + )* 1 '7* &
5  5 45 45 Dire succinctement en quoi consiste le phénomène de diffraction.

Pour l’étude du microscope composé, tout se passe comme si la lumière était diffractée par le

diaphragme circulaire de rayon situé dans le plan focal image de l’objectif et centré en  .

  


   7

objectif oculaire
Figure 3: Diaphragme diffractant dans son environnement.

"!
Le microscope est éclairé par l’onde monochromatique de longueur d’onde issue d’un objet
  conjugué géométrique du foyer objet  de l’oculaire.

ponctuel 1
À cause de la diffraction par le diaphragme de rayon , l’amplitude de l’onde diffractée dans
le plan focal objet de l’oculaire dépend de l’angle que fait la direction d’observation avec l’axe

'&%
' J
optique principal. On admet qu’elle est donnée par :

1!34 9E 1 $
' #  H
  '&%
' (5)

1
 #  0 # 4 '&% 9,+ '&%

où est une constante et

(
représentation graphique de la fonction
pour  . ))
(*)  ( (
est la fonction de B ESSEL d’ordre . La figure 4 donne une
. Elle s’annule pour la première fois

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#  '&4 '&% % ( 9
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(
 *
 




  

 
 (
         # 4 '&% 9  


 '&% ( (
Figure 4: Représentation graphique de
( en fonction de .

5  5 45 5 ! 4 9

Donner l’expression de l’intensité lumineuse

l’oculaire en notant la valeur de l’intensité en .
5  5 45 5
dans le plan focal objet de

Donner l’aspect de la figure de diffraction obtenue dans le plan focal objet de



!
l’oculaire passant par . On justifiera succinctement la réponse.
5  5 45  5 Déterminer le rayon angulaire de la tache centrale de diffraction.
5  5 45  5   

!
On considère (critère de R AYLEIGH) qu’il y a séparation entre deux points et si

!
la distance des centres des taches centrales de diffraction est au moins égal au rayon d’une tache
centrale. En déduire la distance , dans le plan objet du microscope, correspondant à la plus
petite distance de deux points objets
  et 
 séparables. On exprimera en fonction de et

< . Commenter le résultat obtenu en précisant les facteurs permettant d’améliorer le pouvoir de
2+'+ ()&    &  * 
résolution.
5 5 5  &-* 1 @ 05+ ( 81 7 + 1 +  

Du fait de la structure granulaire de la rétine, l’œil n’est capable de distinguer deux points que
si leur écart angulaire dépasse une valeur minimale 6 appelée pouvoir séparateur de l’œil. Pour
les applications numériques on prendra 6  .  
  *
5  5 5 45 Tracer le cheminement à travers le microscope des faisceaux lumineux issus de deux
points
  et
  disposés symétriquement par rapport à l’axe optique principal dans le plan conjugué
par l’objectif du plan focal objet de l’oculaire.
5 5 5 5
En déduire la distance minimale  que doit séparer les deux points et dans
  



le plan objet du microscope pour que l’œil puisse les distinguer en l’absence de la diffraction. On
exprimera  en fonction de , 6 et  .
5 5    
5 L* @ 2@ @ * &
5  5 5 45 En exploitant l’étude précédente, montrer qu’il existe une valeur minimale
grossissement  telle que le pouvoir de résolution soit limité par la diffraction.
! du

5 5 5 5
La diffraction est-elle responsable de la limitation du pouvoir de résolution du
microscope étudié ? Justifier. On prendra 9GK. . )
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5 5 5 5
Dans le cas où le pouvoir de résolution est limité par la diffraction, comment varie-t-il
en fonction de la longueur d’onde du rayonnement utilisé pour éclairer l’objet à observer ?

3ème partie

& * (;  %
Microscope électronique
E 
Le microscope électronique exploite une propriété quantique d’un faisceau d’électrons. En effet,
à un électron d’impulsion   , où  
et sont respectivement la masse et la vitesse de  
l’électron, est associée une onde de longueur d’onde donnée par la relation de D E B ROGLIE : 
 & (6)

où &
est la constante de P LANCK.
Les électrons sont produits par effet thermoélectronique dans un canon à électrons placé dans le
vide. Ils sont ensuite accélérés sous une différence de potentiel
  . 
 
 et de
5 45 45


Exprimer la vitesse des électrons accélérés en fonction de leur masse
. Pour cela on négligera la vitesse initiale d’émission des électrons.
  de leur charge

5 45 5 En déduire leur longueur d’onde .


5 45 5 Application numérique : calculer  et .
5 45  5
Comparer la longueur d’onde 
de l’onde associée à l’électron, à celle de la lumière
visible et dire pourquoi le microscope électronique peut avoir un pouvoir de résolution meilleur que
celui du microscope optique. On rappellera auparavant les limites en longueur d’onde du spectre
de la lumière visible.
E   F %+* !   % % #  % ( ! & , <! "! 3%
Dans le microscope électronique, comme dans le microscope optique, la formation d’une image
agrandie de l’objet à observer nécessite l’utilisation de dispositifs capables de dévier la direction
de propagation de l’onde. Le but de cette section est d’étudier le principe de fonctionnement
d’une lentille électrostatique qui peut être utilisée pour dévier la trajectoire des électrons dans un

   ,    2@    +27*  +
microscope électronique.
5 5 45
3( 5+ + '719&0@ 7 7* 2+
0
non uniforme
  
(R) de l’espace appelée   lentille électrostatique   règne un champ
Dans la région
.
7
La région (R) est ;
vide
de /
charge électrique et telle que : 0
 électrostatique
/
  
et
;

/ 
. Le champ électrostatique est produit par un dispositif invariant par rotation d’un
angle quelconque autour de l’axe et qui admet le plan
Le champ électrostatique est nul en dehors de la région (R).
7
comme plan de symétrie. 7 
5 5 45 45 0
/
coordonnées cylindriques d’axe sous la forme : 
465  87 9
Montrer, en évoquant des arguments clairs, que le champ électrostatique

0 
7 s’écrit en

465 87 9 0 : 2 ; 465 87 9 0 :G>


/ / / 
(7) 
où

et 
sont deux fonctions quelconques 0 :?2 des
0 :?L 0 coordonnées
:G>
5
et 7 uniquement que l’on ne
demande pas d’expliciter pour le moment. ( / , / , / ) est la base orthonormée locale du système
de coordonnées cylindriques.

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5 5 45 5
5 5 45 5
Que vaut  465 87 9 dans le plan 7  ? Justifier.
0
Rappeler les équations locales vérifiées par le champ électrostatique / dans la région
(R).
5 5 45  5
En déduire que les composantes
équations aux dérivées partielles suivantes :

et  du champ électrostatique vérifient les

 C 7 / C 5 
 

 C 465  9 C ; 465 9
C 5 C 7   (8)

C C
5 5 45  5 Le dispositif qui crée le champ électrostatique 0/ dans la région (R) impose  465 87 9 
 5
 avec  
 

de en fonction de .
+

'   ,  étant une constante. En déduire que 64 5 8 7 9   7 et donner l’expression  
5 5 45 5 Montrer que le champ électrostatique 0/ dérive d’un potentiel électrostatique que
l’on exprimera en fonction de  , et 7 .
5 5 45 5
5

Quelle est la nature de la surface équipotentielle passant par l’origine ? Justifier la
réponse et représenter graphiquement cette surface. Que représente  ? 
         2@    +27*  +
5 5 5#" &  8+03+ 27 +  5+ + '719&

données
5 
,
5

7 /


avec une vitesse , /   / 

0  0 :G>
À l’instant choisi comme origine, un électron pénètre dans la région (R) au point de coor-
. Dans toute la suite, on négligera  
l’action de la pesanteur sur le mouvement de l’électron.
5 5 5 45
En exploitant la projection du théorème du moment cinétique sur l’axe , montrer 7
que, dans la région (R), le mouvement de l’électron se fait dans un plan méridien constante.
5
 
Établir les équations différentielles vérifiés séparément par et 7 . À quelle condition
5 5 5 5
sur   , le mouvement de l’électron est-il confiné au voisinage de l’axe 7 . En supposant que cette
condition est satisfaite dans toute la suite, montrer que les équations différentielles précédentes
peuvent s’écrire :
 5  7
; 
 5   
 et  / ' 7  (9)

et donner l’expression de
5 5 5 5

en fonction de ,   , 7
et .
749

Résoudre l’équation différentielle en et déterminer l’expression de vérifiant les
conditions initiales.
5 5 5 5
7 Dans toute la suite, on suppose satisfaite la condition
vitesse  de l’électron reste pratiquement égale à

et en déduire la durée 
 
 . Montrer alors, que la
nécessaire à l’électron
pour traverser la zone (R).
5 5 5 5 5
Résoudre de même l’équation différentielle en et montrer que la trajectoire électron-
7
ique reste au voisinage de l’axe . Quelle est l’hypothèse correspondante en optique ?
5 5 5 5 
Déterminer les composantes du vecteur vitesse de l’électron au point de sa sortie
de la région (R).
5 5 5 5  Montrer que le mouvement de l’électron est rectiligne uniforme en dehors de la
région (R).

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5 5 5 5 7
avec l’axe 7  
Déterminer la coordonnée  du point d’intersection de la trajectoire électronique
. La position de dépend-elle de ? Justifier le nom de foyer donné à . Cette
lentille électrostatique est-elle convergente ou divergente ? Comment peut-on agir sur la distance

focale de la lentille.
5 5 5 5 7
Application numérique : calculer  pour
 
8K 
  *  et
  +
  
.

F IN DE L’ ÉPREUVE

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Microscopie

Première partie
OEil1

 Champ latéral et champ en profondeur







   
         
Application numériquz :  


            et    

Pour que   soit vu nettement, il faut que  (image de  ) coincide avec   


) ; soit :
(
  


   

   

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Concours National Commun - Filière MP – Session 2004

La relatin de conjuguaison avec origine au centre appliquée à 


:
     
   

soit :  
  
 


  


 Punctum proximum


   
    

soit :    
Application numérique :     Æ
 Punctum remotum
  

     

soit :   
Application numérique :     Æ
 Amplitude maximale d’accommodation 

     


Application numérique :   Æ
 Défaut de l’oeil et correction

 Myopie
  
 Position de l’image d’un objet très éloigné

    

     



L’oeil myope n’est, donc, pas capable de former l’image de tel objet sur la rétine (l’image se forme
avant la rétine).

M. A F E K I R (cpgeafek@yahoo.fr ) 2 / 16 PHYSIQUE.I
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     on pose : 

  


¼
     et  
¼


  
 


 
  

       
Soint : et

Applications numériques :     et 


  

Absence d’anomalie si et seulement si :   
 
      avec     le signe de  détermine le type de lentille


       
   
 ou 
 
Application numrique :     Æ  et      
Il s’agit, donc, d’une lentille divergente.

 Hypermétrope
   
    : L’image se forme au dela de la rétine, d’où possibilité d’accommodation.

La puissance :      Æ
 Cf. 1.2.1.2

 
  

       
et




    
        

   
Application numérique :        il s’agit, donc, d’une lentille convergente .

 Presbytie

 
  Æ
vision sans accommodation :    
      
 
    
 
ou :
  



 
 

 Limite de résolution angulaire de l’oeil

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 =



Application numérique :   
 

 Soit :    la position de l’objet.

      

  
  

Deuxième partie
Microscope composé

 Mise au point

 Conditions de GAUSS L’approximation de GAUSS consiste à ce que les rayons incidents,
arrivant sur un instrumrnt optique, soient : (rayon paraxiaux ! )
Æ faiblement inclinés par rapport à l’axe optique de l’instrument.
Æ peu inclinés sur l’axe oprique

 L’objectif du microscope ne fonctionne pas dans les conditions de GAUSS, car les rayons
sont loin d’etre faiblement inclinés sur l’axe optique (    ).
 Grandissement transversal  
  
 

 
 
  
 

Æ Considérons les triangles :   


  
et   

 
        
     

 
  
          

Æ Considérons les triangles :   


et   

 
   
     
   
   
 
 
    
   

M. A F E K I R (cpgeafek@yahoo.fr ) 4 / 16 PHYSIQUE.I
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En utilisant les deux expressions du grandissement   , on retrouve la relation de conjuguaison


avec origine aux foyers pour deux points conjugués par l’objectif (Relation de NEWTON) ; soit :

  
 

 
 
       

 Pour une observation sans accommodation, l’image définitive doit se trouver à l’infini.
Pour que cette condition soit réalisée il faut, donc, que l’image intermédiaire    se trouve dans
le lan focale objet de l’oculaire.




   

  

 
  

 
 Position de l’objet  
La relation de newton appliquée aux conjugués   et    par l’objectif ( Cf. la relation (4) en
2.1.3), donne :

              


 
avec :
    

  

soit :    

 Grandissement transversal  

D’aprè s la question  2.1.3     




     
  
soit :     

 Application numérique :      et     


 Cercle oculaire

 plan focal image


de
l’objectif


     
   

  
 
 
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 Expression du rayon 

    tel que :       

L’objectif du microscope est régoureusement stigmatique : tout rayon issu de   émerge en passant
par  . Ces rayos sont, donc, délimités par le cecle de rayon  centré sur   .

  
la condition d’aplanétisme pour l’objectif :          

         !   !  !   

  
soit :      ! 



   






      
  
      
       


 
Soit :   !




Disque oculaire


    

 
rayon
 ¼
non
dévié


Æ  est l’image de  à travers l’oculaire. La relation de confuguaison de NEWTON entre  et
 par l’oculaire :
         "    

Soit :   


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Æ Le disque oculaire centré sur  est l’image du disque centré sur  à travers l’oculaire. 
Æ  est, donc, l’image de  à travers l’oculaire. La relation de grandissement entre   et 
par l’oculaire :  
      
   
¼
    
 
  Cf. 2.1.3

    
Soit :        !    
  
Pour reçevoir le maximum de lumière, on doit placer l’oeil au point  : centre du disque
oculaire.

 Application numérique :         


 Grossissement 

  
¼ ¼

  avec :
L’angle sous lequel l’objet est vu à travers le microscipe
   L’angle sous lequel l’objet est vu à l’oei nu




   

position
 ¼
  de
l’oeil

 Æ



¼
  
 
  

    
Æ
 Æ
 Æ
¼

Soit :      
  

Application numérique :    
 Rayon du cercle oculaire 
  !  ½  ¾ 

et    ! Æ
   Æ  ¾ ½

  : rayon de la pupille de l’oeil.

  ! Æ    ! Æ   ! Æ
Application numérique :    
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 Pur reçevoir le maximum de lumière, on doit placer l’oeil au centre du cercle oculaire
(Cf. 2.2.4.1) : le rayon utile  est, par conséqunt, égal à  ; soit :

  ! Æ    Æ





 Pouvoir de résolution

 Influence de la diffraction


 Phénomène de diffraction
La diffraction est le phénomène observé lorsqu’on s’écarte de l’approximation de l’optique géométrique.
C’est à dire lorsque un faisceau lumineux (de longueur d’one  ) est masqué par des diaphragmes
(pupilles) dont les dimensions voisins de  (ondes lumineuss matériellement limitées).
 Intensité lumineuse  

  

 
  
  

 tels que :  

et :    

 Figure de diffraction


 




 Rayon angulaire

 

       (tache centrale )

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soit :        ! 

 Critère de RAYLEIGH


Soient :
Æ   distance des centres des taches de diffraction.
Æ   rayon d’une tacha de diffraction.
Æ !  plus petite distance de deux points séparables.
Æ ! est le conjugué de  par l’objectif.
Les deux point objets   et  sont séparables si :   
D’une part, on a :

         !     

  !
D’autre part, on a :
  !  


Cf. 2.1.7

Soit :
 
!     
 !

!     !     

 
Améliorer le pouvoir séparateur, c’est agir sur les trois paramètres dont elle dépend ! . Pour
déminuer ! , il suffit :
 d’augmenter  (à  et   donnés).
 de déminuer  (à  et   donnés)..
 d’augmenter  (à  et   donnés).

 Influence pouvoir séparateur de l’oeil


  
 


 Distance minimale !
 !
le grossissement  tel que :   Cf. 2.3.1
 Æ

soit : !  Æ

 Discussion
 Valeur minimale  de 
 !
le grossissement minimal   tel que :  
 Æ
 !
soit :   Æ   Æ
!  

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 application numérique : !   " et !   "


! !  La diffraction limie le pouvoir de résolution du microscope étudié !

Troisième partie
Microscope électronique

 Principe
   
$ $  $

 #
%  %  % 
 Vitesse $ des électrons accélérés


 
  



 
    
 & #
des forces subies par chaque é lectron : telles que :

   &  #  & 
%
Théorème de l’énergie cinétique appliqué à l’électron :

 

  #   $  $   $


 #  ' 

avec :

    (
 &  
 %(
 &  %  & %  %
 &%
 ' 


     


 $  & % $ 
&%
soit :
   ou

 Longueur d’onde associée à l’électron

 
)
$
  ) %
 Application numérique : $  
  (* &+   
 
 Les limites en longueur d’onde du spectre de la lumière visible sont telles que :

 "     "


On remarque que la longueur d’onde associée à l’électron   : le pouvoir de
résolution du microscope électronique est, donc, meilleur à celui du microscope optique !

 Lentille électrostatique

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 Champ électrostatique dans la lentille


-

 /

  


/ 
 / 
 ,
 ,
.
 En un point 0 de coordonnées cylindriques 

, le champ électrostatique
s’écrit :
 #   # 

 Invariance de  #  # est, donc, indépêndant


La source du champ est invariante par rotation autour de l’axe 
:
de  .
 #   # 

 Symétrie de  #  
Tout plan contenant l’axe 
et la point 0 (soit /
 / 
) est un plan de symétrie pour la

source du champ : # appartient, donc, à ce plan.
 #  
   /
 /  ( # 

  / 
/
( # 



 

 
/
( # 

  # 

  

 /
 

 / 
On pose :


 

 /  ( # 


    Le plan
 (soit #  -.
) est, aussi, un plan de symétrie pour la source du
   

champ électrostatique : en tout point  de ce plan, le champ électostatique appartient, donc, à


l’intersection de # et le plan  /
 / 
définit en 3.2.1.1, et contenant  . L’intersection entre ces
deux plans est  /
, soit :
 /  ( # 

  




Équations locales vérifiées par # (Équations de MAXWELL en régime électrosatique)


1$ #  &+ 2+  #  
 Équations aux dérivées partielles
 3 


2+  # 

    # 

  3 


/ 
3
3
et
  ( # 

   
1$ # 

   3  

3  


  3  

3  

 3 3
3 3

D’après les équations locales établie en 3.2.1.3, on en déduit les équations suivantes :

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 3 

 3
 33 



 

3  

3  


3 3

 La source du champ électrostatique impose :

 

 4 
5 

3  

3  

D’après la question précédente :


3
  3

  5 
 5  
 

  
 

 
Or la fonction  

 dans le plan
 d’où :  


  

  5
 4
¼
" 4  4
¼

 Potentiel électrostatique 


 # 

  


/
 

 /   4 /
 4
 / 
Le potentiel  est tel que :
 # 

 
 ou
 # 

(
   
    /
 /  
 /    # 

(   
  4  4

  4   4


 

 4  4
    constante d’intégration

soit :

  
ou :  

    
    constante d’intégration
5

 Surface équipotentielle


Le potentiel de la surface passant par l’origine est :     
  . Donc l’équation de cette
surface équipotentielle est telle que :

 



  


 Mouvement de l’électron dans la lentille

   


 $   $ 

,
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 Théorème du moment cinétque

 6      
  
/

 /         /
   /  
 /  
+ + +
    
   
 +   

+ 
 6          
   


 
+   
 +  +  


+ +   
  

Le théorème du moment cinétique appliqué à l’électron dans le repère d’étude :


6     
+
 M      
 

  


/ 

 /  (  6    /   6
   /   6  constante   
+ + +
 
soit :  
+
 

+ 
  
+
 $   constante
 Théorème de la résultante cinétique

   &  # 

 & 
 

 & 4 
/
 4
 / 


La composante :
    (
/   &4 / 
Pour que le mouvement de l’électron soit confiné au voisinage de l’axe 
, il faut que :

4  $ 5 

Le théorème de la résultante cinétique appliqué à l’électron dans le repère d’étude :

     "       /

 / 

 
0
+ + +
Par projection, de l’équation vectorielle ainsi obtenue, suivant  /
et  /  ; on obtient deux
équations dufférentielles :

   

 &4
 +   
 +  7  

7
&4
 &5

 
 &4


soit :

 
 7


avec :

+ +

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 Expression de
+

L’équation différentielle en
+
 7
 

+

     
Solution
+
  $ % 7 + % 7 +
 et : constantes d’intégration ; % et $ % sont le sinus et le cosinus hyperbolique respectifs tels que :

 $ %-   exp -
exp -


$ %-   exp -
 exp -



 
Conditions initiales :
+ 
 , 


+
    , &+  
$
7 


soit :


+
 , $ % 7 +
 

$   
% 7 +
7 
 On suppose satifaite la condition 7, $
  

+
 7$  % 7 +
  
 7+
  

 ,  % 7 +  ,7    7+

or  % 7 +
$ 
Complément mathématique : la fonction % est strictement croissante dans !!

D’où :
+
 $ + ou :


+
 $
La durée + est telle que :
+ 
 ,
,
soit : +  
$
 Expression de  +

 
L’équation différentielle en  +
 7  
+
Solution  +
  $ 7+
  7+

 et  : constantes d’intégration
 
Conditions initiales :  + 
   
+ 
     &+  

soit :  +
  $ 7+

Par hypothèse, la coordonné   de  (Cf.3.2.2) est telle que   : par conséquent la


trajectoire de l’électron reste au voisinage de l’axe 
. Cette conséquence a pour correspondance
en optique l’approximation de GAUSS dont on s’interesse aux rayons paraxiaux ! (Cf.2.1.1)

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 Composantes de $  On rappelle l’expression du vecteu vitesse, en coordonnées
cylindiques, de l’électron dans le repère d’étude :

 $    /
   /  
 /     /

 /    constante

+ + + + +
Compte tenu des résultats obtenus en 3.2.2.4 et 3.2.2.5, le vecteur vitesse pourra s’écrire sous la
forme :
 $  7  7+
 /
$ / 
En   +  +  
8
  $    $ +
 7   ,7   /
$ / 

$ $

La condition ,7 $ étant encore satisfaite, d’où :  $   7  ,7   /


$ / 
$
 , 
  $  7 
soit :  $   
 
$   

  

 Principe d’inertie

Æ le champ électrostatiuqe  # est nul, par conséquent    &  # est également nulle.
En dehors de la région :

Æ le poid de l’électron est toujours négligeable .


Æ la résultante des forces auquelles es soumis l’électrons dans le référentiel d’étude est, donc,
nulle.
 ), le mouve-
D’où le système (électron de masse ) est isolé. D’après le principe d’inertie ( $ 
ment de l’électron est rectiligne uniforme.

Énoncé : Dans un repère GALIL ÉEN, tout système isolé, est : soit au repos , soit animé d’un mou-
vement rectilgne uniforme.

 Intersection de la trajectoire de l’électron avec l’axe 


dans le région
 ,
 $   7  ,7   /
$ / 
$
Équation de la trajectoire de l’électron dans la région
 ,:

  , 7 




 +
  $



,
  +
  $ 7 + 
 $     /

 /   
+ + 


et


 et


 $
+
 $+ ,
+

soit : 

  $,  7
 ,


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La trajectoire est, donc dans le plan




, une droite de pente négative. Le point d’intersection  ¼

de coordonnée
 est tel que : 
  .
¼ ¼

 ,  ,7
$ $ 



  ,  ,
soit : ou :
,7 ,&5 $
¼ ¼

 est indépendant de la coordonnée


¼  : par conséquent  ¼
est indépendant de  . La
puissance de la letille électrostatique :

 
   lentille convergente
 ¼

 

trajet électronique
   ¼


dans
la région
,  $   $ 
trajet électronique
dans
, la région
 ,
Le point  semble etre le confugué d’un objet à l’infini : d’où la nomination du foyer donnée
¼

à  ; la distance focale est


  
¼ ¼
¼

 %

  ,
,5
¼

La distances focale dépend de quatres paramètres :   , %    5


Application nuérique :
   ¼

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