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101

20. Théorie des plaques (minces)

20.1. Hypothèses et conventions

La théorie des plaques minces ou de Kirchoff qui revient à ne pas prendre en compte le cisaillement transverse 1 , est applicable lorsque le rapport d’une des dimensions de plaque (notée généralement a

ou b) sur l’épaisseur est supérieure ou égal à 20

a

b

;

e e

20

. La théorie de Kirchoff s’apparente

donc à celle des poutres élancées développée au chapitre 9. Partant des mêmes hypothèses, il sera alors possible de définir par analogie les relations liant déformations et courbures 2 .

Nous avons établi aux chapitres 9 et 12 que le comportement des poutres en flexion simple était

caractérisé par une relation moment - courbure du type :

EI =

2

d v

2

EI

ρ dx

(

= M x

)

. Cette relation

appelée équation générale de poutres se base essentiellement sur le principe de Navier Bernouilli 3 qui postule que les sections droites restent planes après déformation.

La flexion d’une tôle chargée verticalement devrait donc pouvoir être assimilée à une combinaison de deux flexions dans les directions perpendiculaires x et y.

A

titre d’illustration, prenons comme exemple le cas d’une plaque rectangulaire d’épaisseur constante

h

soumise à un couple répartie m. De part le postulat précédent, il devrait avoir similitude de

comportement entre les théories des plaques et des poutres. On a donc :

y b M a b x Section de la poutre h m h
y
b
M
a b
x
Section de la poutre
h
m
h
On a donc : y b M a b x Section de la poutre h m

x

a

a donc : y b M a b x Section de la poutre h m h

Pour que les approches soient équivalentes, il est nécessaire que les chargements le soient aussi. On

a donc forcément M = m x a avec M couple extérieur appliqué à l’extrémité de la poutre. m est donc un couple répartie exprimée en F x L/L.

Le même raisonnement étant applicable au niveau des moments fléchissants à l’encastrement, on

définira donc M x comme étant le moment fléchissant par unité de longueur des bords parallèles à l’axe

y (il s’agit donc d’un moment fléchissant le long de l’axe x et non autour de l’axe x).

1 Le cisaillement transverse influence le comportement des plaques épaisses. La théorie de Mindlin relative aux

plaques épaisses s’applique quand les rapports dimensions – épaisseur sont compris entre 4 <

a

;

b

< 20 .

e

e

2 Relation du type

ε

y

x =− .

ρ

3 On parle très souvent dans ce cas de poutre de Bernouilli. Inversement et si on prend en compte le cisaillement transverse (ceci revient à tenir compte de la section réduite d’effort tranchant vue au chapitre 10.3.2) dans le comportement d’une poutre, on parlera de poutre de Timoshenko.

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x z M y b M x M x M y h a y Dans
x
z
M y
b
M x
M x
M y
h
a
y
Dans le cas d’une plaque rectangulaire appuyée sur 4 côtés, on aura donc à la fois des moments :

M x par unité de longueur des bords parallèles à l’axe y,

M y par unité de longueur des bords parallèles à l’axe x.

Par ailleurs, nous considèrerons par convention que la fibre inférieure de la plaque est tendue quand le moment fléchissant est positif.

20.2. Relations moments - courbures

h

z y
z
y
dy w h/2 z h/2 x dx
dy
w
h/2
z
h/2
x
dx

En utilisant la même méthodologie que celle du chapitre 9.2.2, il est possible de définir une relation

entre déformations et courbures suivant les deux directions x et y, soit :

ε

x

=−

z

z

ρ

x

ρ

y

; =−

y

ε

.

Par ailleurs, la loi de Hooke exprimée en contraintes planes nous permet de déduire pour les contraintes :

σ

σ

x

y

Résistance des Matériaux 4

=

=

E

(

)

E z

1

1

+

ε + ν ε ⋅ =− ν x 1 − ν y 1 − ν
ε
+ ν ε
=−
ν
x
1 −
ν y
1 −
ν 2
⎝ ⎜ ρ
ρ y
x
E
E ⋅ z
1
ε
+ ν ε
=−
⎛ ⎜ 1
ν

1

ν

2

2

(

y

x

)

1

ν

2

ρ

y

+

ρ

x

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Toujours à partir des conclusions du chapitre 9, les équations d’équilibre de la section peuvent s’écrire :

 

h

h

2

2

 

σ

x

z dz dy M

+

x

dy

=

0;

σ

h

h

2

2

En remplaçant l’expression des contraintes

σ

x

et

σ

y

y

z dz dx M

+

y

dx

= 0

1

en fonction des courbures, on obtient pour les

⎛ 1 1 ⎞ ⎜ + ν ⋅ ⎟ h ⎜ ⎟ ρ ρ 2
1
1
+
ν
h
ρ
ρ
2
x
y
E ⋅
avec
D =
2
1
1
1
ν
h
+
ν
2
ρ
ρ
y
x
2
1
∂ w

et

=

ρ

y

y

2

z

2

M

M

x

=

D

y

= D

2

w

E h

2

2

(

)

=

12 1 ν

M

x

M =

y

3

moments :

dz =

1

Comme

=

ρ

x

x

2

, l’expression des moments devient :

.

D ⋅ ⎜

D ⋅ ⎜

⎝ ⎜

2

w

2 w

+ ⋅ ν 2 2 ∂ x ∂ y 2 2 ∂ w ∂ +
+ ⋅
ν
2
2
∂ x
∂ y
2
2
∂ w
+ ⋅
ν

y

2

w

2

x

3

20.3. Moment de torsion

y 2 w ⎞ ⎟ 2 ⎠ ⎟ ∂ x 3 20.3. Moment de torsion leur

leur lien avec un moment de torsion.

Afin de mettre en relief les effets du cisaillement sur la déformation d’une plaque quelconque soumise à une charge transversale, on décide de repérer avant chargement un certain nombre de sous domaines carrés de sa surface.

Après mise en charge, on s’aperçoit que ces différents sous domaines qui étaient initialement carrés, ne le sont plus et sont plutôt trapézoïdaux (cf. vue de dessus ci- contre)

Cette déformation correspondant à des variations d’angles, il s’agit donc de cisaillements dans le plan de la plaque. Ils ont en fait tendance « à vriller » les sous domaines (autour de x et y) ce qui explique

1 On notera que

exprimé par unité de longueur des bords parallèles à l’axe x (dx).

M

x

est bien défini par unité de longueur des bords parallèles à l’axe y (dy) alors que

M

y est

⎜ ⎛ I

1 h

2

3

2 On notera que D est assimilable au terme EI

=

12

3 On remarquera que la relation

M =

x

D ⎛ ⎜ ∂ w

x

2

+

ν

y

w

2

de la théorie des poutres.

2

est tout à fait similaire à celle obtenue en théorie

des poutres :

EI

2

d v

dx

2

(

= M x

)

. Pour cela, il suffit d’annuler les effets dus à la flexion suivant y ou du coefficient

de Poisson. Du fait de l’impact de ce coefficient, Il n’est donc pas tout à fait exact de dire que la flexion d’une plaque correspond à la flexion de deux systèmes de poutres perpendiculaires (sauf quand ν = 0 ).

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dy

y

π − γ xy ∂ u 2 u + dy ∂ y y C’ ∂
π
− γ
xy
u
2
u +
dy
y
y
C’
v
v +
dy
y
C
A’
B’
v
v +
dx
v
x
B
A
u
u
u +
dx
x
x
x
dx

Considérant la déformation d’un sous domaine de plaque, nous savons que l’angle de cisaillement

peut être obtenu à partir de la relation (cf. chapitre 6.2.4) : γ

xy

=

v

u

+ . De plus, la loi de Hooke

x

y

nous permet d’écrire que : τ

xy

=

G

γ

xy

=

G

⎛ ⎜ ∂

∂ ⎞

u

y

v

x

+

. Transversalement, les dérivées premières

suivant x et y des déplacements u et v respectifs peuvent être exprimées en fonction de w en posant :

d’où :

τ

xy

z u ∂ w ∂ x w 2 v ∂ ⎞ u ∂ w =
z
u
∂ w
∂ x
w
2
v
∂ ⎞
u
w
= G
⎛ ⎜ ∂
+
x
y
⎜ ⎝
G z
⎟ ⎟ =− ⋅
2
1 .
∂∂
x y

x

u =− ⋅

z

v =− z

w

∂ x ∂ w
x
w

y

On sait par ailleurs que les contraintes de cisaillement intégrées sur l’épaisseur s’équilibrent avec un

moment de torsion M xy :

d’où

M

xy

=

D

(

1 ν

)

h 2 ∫ τ xy h −
h
2
τ xy
h

2

2

w

∂∂ x y

.

z dz

+

M

xy

0

= ⇒

M

xy

=

G h

3

2

w

6 ∂∂ x y

1 Comme w va dans le sens des z négatifs, il est nécessaire d’ajouter un signe « -» à l’expression de u (et de v) pour que celui-ci soit positif.

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20.4. Relations moments - contraintes

Nous avons vu au chapitre 20.2 que les contraintes de flexion pouvaient être reliées aux courbures via

les relations suivantes:

σ

σ

x

y

=−

=−

1

E z

1

ν

+ ⋅ 1 ρ − ν 2 ⎜ ⎝ ρ y x E ⋅ z
+ ⋅
1 ρ
ν 2 ⎜
ρ y
x
E ⋅ z
1
1
⎜ ⎛
+ ⋅

1

ν

2

⎜ ⎝

ρ

y

ν

ρ x

. De la même façon, les équations d’équilibre

de la section nous ont permis d’exprimer les moments en fonction de ces mêmes courbures :

M

M

x D

=

y = D

⎜ ⎛

⎜ ⎝

⎜ ⎛

⎜ ⎝

⎟ ⎞

⎟ ⎠

1 1

ρ

x

+

ν

ρ

y

1 1

+

ν

ρ

y ρ

x

.

De

ces

deux

expressions,

que :

σ

σ

x

=−

=−

12 z M

x

h

12 z M

3

y

y h

3

1 ce qui donne pour les fibres extrêmes

il est possible de 6 ⋅ M x σ =± x 2 ⎛ h ⎜
il
est
possible
de
6
⋅ M
x
σ
x
2
h
z
h ⎞ ⎟
:
2
6
⋅ M
y
σ
y
2
h

déduire

2

.

On notera que les contraintes de flexion sont bien positives en fibre inférieure sous moment positif.

En appliquant la même méthodologie aux contraintes de cisaillement, on obtient :

∂ 2 w ⎫ =− ⋅ 2 G z ⋅ ⋅ ⎪ τ xy 12
2 w ⎫
=− ⋅
2
G z
τ xy
12 ⋅ z ⋅ M
∂∂ x y ⎪
xy
⇒ =−
τ
3
xy
3
G h
∂ 2
w
h
=
M xy
6 ∂∂ x y ⎪

d’où

τ

xy

= ±

6 M

xy

h

2

pour

z 2

h

:

1 De part leur lien avec les moments, les contraintes sont également exprimées par unité de longueur.

2 On remarquera que ces relations sont tout à fait similaires à celles trouvées en théorie des poutres, le terme

h

2

6

W

de ces relations correspondant au module de flexion d’une section rectangulaire de largeur unitaire, soit :

=

3 1 ⋅ h 2 12 h = h 6
3
1 ⋅ h
2
12
h
=
h
6

2

.On vérifie donc bien la relation obtenue pour les poutres

M

σ.

W

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20.5. Flexion des plaques sous charge latérale répartie

En étudiant l’équilibre d’un tronçon de plaque soumis à une charge répartie q, on obtient
En étudiant l’équilibre d’un tronçon de plaque soumis à une charge répartie q, on obtient :
En sommant les forces par rapport à l’axe z :
z
q
V
x
y
y
V
D
x
h
∂ V
x
V +
dx
x
∂ x
V
y
dy
V +
dy
y
y

dx

∂ V ⎞ ⎛ ∂ V ⎞ y x − ⎛ ⎜ V + dx
∂ V
∂ V
y
x
− ⎛ ⎜
V +
dx ⎟ dy + V ⋅ dy − ⎜ V
+
dy dx + V
x
x
y
y
∂ x
∂ y
⎜ ⎝
∂ V
V
y
x
1
d’où après simplification :
+
+ q = 0
.
∂ x
∂ y

dx q dx dy

= 0

En sommant les moments par rapport à l’axe y :

z y
z
y

M

x

x

h

q ∂ M x V M + dx D x x ∂ x M x
q
M
x
V
M +
dx
D
x
x
x
M
x
M
yx
V
x
V +
dx
x
x
M
yx
M
+
dy
yx
y
dy

dx

V + dx x ∂ x ∂ M yx M + dy yx ∂ y dy

+

M

M

yx

x

dx dy + M

dy − ⎜ M

x

x

yx

y

+

dy dx + M

yx

dx V dy dx

+

x

= 0

1 En supprimant le terme associé à l’axe y, on retrouve bien la relation trouvée en théorie des poutres

dV

dx

= −

q (cf. chapitre 8.7.1).

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d’où après simplification

M

x

M

yx

+

x

y

= V

x

1 .

Par ailleurs et

en étudiant de la

même manière

M

y

M

xy

l’équilibre au tour de l’axe x, on trouvera comme 3 ème relation d’équilibre :

En

V

x

reportant

+

V

y

2

M

x

les

0

deux

dernières

⎛ ⎜ ∂ M

⎝ ⎜

M

x

x

+

équations

d’équilibre

+

dans

xy

la

M ⎞ ∂ ⎛ ∂ M

yx

⎟ +

⎜ ⎝

y

M ⎞ ⎟

x

d’où

y

x

2

y

+

y

y

=− q

y

x

+ q = ⇔

+

2

M

yx

+

+ q = 0

.

M

xy

= M

2

M

xy

x

2

∂∂ y x

y

2

∂∂ y x

. Enfin et comme

yx

y

x

+

= V

y

.

on

obtient :

première,

du fait du caractère

isotrope du matériau, cette équation devient :

2

M

x

+

2

M

xy

2

2

M

y

x

2

∂∂ x y

y

2

+

=− q

2

On sait également que

M

M

x

y

D

= ⋅

D

= ⋅

2 2

w

w

+ ⋅ ν 2 2 ∂ x ∂ y 2 2 ∂ w ∂ w
+ ⋅
ν
2
2
x
y
2 2
∂ w
w
+ ⋅
ν

y

2

x

2

⎟ ⎟

et

M

xy

=

D

(

1 ν

)

2

w

∂∂ x y

finale de cette équation en fonction de w :

4

w

+

2

4

w

4

w

x

4

2

x y

2

y

4

+

= − = ∇∇

D

q

(w

 

d’où l’expression

)

3 .

Après résolution de cette équation en déplacements, il suffit de calculer les moments M x , M y et M xy ainsi que les efforts tranchants V x et V y à partir des équations :

V

x

V

y

=

=

M

x

M

yx

⎛ ⎜ ∂ w

2

+

ν

2

w

∂ ⎛ ⎜ ∂ w ⎜ 2 + ν ⋅ ∂ 2 w ⎞ ⎟ ⎟

x

M

y

y

+

y

M

xy

x

=

D

x x

2

⎛ ⎜ ∂ w

2

2

y x

+

ν

y

2

y

2

w

2

+

=

D

Les contraintes de cisaillement maximales associées étant obtenues à partir des mêmes relations que

celles de la théorie de poutres : (

τ

xz

)

max

=

3

2

h

(

V

x

)

max

;

(

τ

yz

)

max

=

3

2

h

1

2

3

Cette relation est similaire à celle de la théorie des poutres :

dM =

dx

V

.

Cette relation est similaire à celle de la théorie des poutres :

d

2

M =−

dx

2

q .

On définit le laplacien de w comme étant la fonction

w

∇ =

2

w

2

w

+

x

2

y

2

(

V

y

)

4 .

max

. Il s’agit en fait dans notre cas du

laplacien du laplacien. L’équation générale des plaques minces (théorie de Kirchoff) n’est donc en fait qu’une

extension de celle des poutres en théorie de Bernouilli

EI

4

d v

dx

4

(

= − q x

)

.

4 Cette relation est déduite de l’étude des contraintes de cisaillement dans une section rectangulaire,

 

3

V

τ =

2

S

correspondant au cisaillement maximum au niveau de la fibre moyenne (cf. chapitre 10.9.1).

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20.6. Conditions aux limites

Pour un bord encastré en y = 0 le long de l’axe x, on considèrera comme conditions aux limites :

()

w

()

w

y

x

=

0

= 0

;

;

⎛ ∂ w

=

0

. Inversement et si le bord encastré est le long de l’axe y en x = 0, on aura :

 

y

=

0

 

=

0

.

 

x

= 0

 

y

⎛ ∂ w ⎞ ⎟

x

Pour les bords sur appuis simples, les déplacements w et les moments fléchissants sont nuls. Les conditions aux limites seront donc :

x (y = 0) (

w

)

y (x = 0) ()

w

y = 0

;(

M

x

=

0 ;(

M

y )

y = 0

)

x x

= 0

=

=

0

0

=

=

D ⎛ ⎜ ∂ w

⎝ ⎜

2

y

2

D ⎛ ⎜ ∂ w

2

x

2

+

+

ν

ν

2 w

⎟ ⎟

2

2 w

⎟ ⎟

2

⇔ ⎛ ⎜ ∂ w

⎜ ⎝

2

y

2

⇔ ⎛ ⎜ ∂ w

⎝ ⎜

2

x

2

+

+

ν

ν

2 w ⎞ ⎟

x

2

2

w ⎞ ⎟

⎝ ⎜

x

y =

0

y

x =

0

y

2

20.7. Energie de déformation

y

= 0

x

=

0

=

=

0

0

,

.

Nous avons vu au chapitre 6.3.9 que l’énergie de déformation s’exprimait sous la forme :

W =

1

2 E

Dans

le

(

σ τ

z

=

xz

W =

1

2 E

V

(

σ

2

x

cas

=

τ

yz

V

(

σ

2

x

2 ⋅ E ∫ V ( σ 2 x cas = τ yz ∫ V (

+

σ

2

y

des

= 0)

+

σ

2

y

+

σ

2

z

)

dV

plaques

et

ν

E

V

du

(

σ σ

x

fait

y

⋅+

σ σ

y

z

qu’il

s’agit

+

, cette relation se réduit à :

)

dV

ν

1

E

y

2 G

V

σ σ

x

dV

+

V

τ

2

xy

σ σ

x

d’un

dV

z

)

dV

+

1

2 G

problème

en

V

(

τ

2

xy

+

τ

2

yz

+

τ

contraintes

2

xz

) dV

planes

Par ailleurs, le chapitre 20.4 nous a permis de déterminer l’expression des contraintes en fonction de z :

σ =−

x

12

z M

x

12

z M

y

;

τ

12

z M

xy

h

3

h

3

xy

h

3

;

σ

y

=−

=−

d’où l’expression de l’énergie de déformation

G

=

E 2 1 + ν

)

(

:

W =

 

⎡ ⎛

12 z M

x

2

12 z M

+ ⎜

y

2

dV

2

⎛ ⎜ 12 z M

x

⎟⋅

y

1

V

 

h

3

 

 

h

3

ν

V

h

3

h

3

2 E

+

(

2 1

+

ν

)

V

12 z M

xy

h

3

2

dV

 

12 z M

⎟ ⋅ dV


Comme dV = dx dy dz et que les contraintes ne sont fonction que de z, on peut transformer l’intégrale de volume en une intégrale de surface en factorisant par :

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109

h

CNAM – Chaire de Travaux Publics et Bâtiment 109 h 2 = ⎜ ⎛ 12 ⎟

2

= ⎜ ⎛

12

⎟ ⎞

2

h

3

⎟ =

12

h

2

3

2

12

h

3

M

+

M

)

dx dy

2

 

x

y

 

d’où

ν

∫∫

M

z

2

dz

[(

∫∫

12

2 E h

3

W =

x

M

y

dx dy

+

(

2 1

+

ν

)

∫∫

M

2

xy

dx dy

]

En remplaçant les expressions des moments M x , M y et M xy trouvées aux chapitres 20.2 et 20.3, on

obtient :

W

=

⎡ ⎢

⎟ ⎠

2

1 D

⎛ ∂ w ⎞ ⎛ ∂ w

⎟ ⎟ ⎠

⎜ ⎜

2

2

2

2 ∫∫

+ ⎜ ⎜ ⎝

w w

2

2

x

2

y

2

x

2 y

2

+ 2

ν

+

ce qui peut être écrit sous la forme :

(

2 1

ν

)

⎛ ∂ w

⎠ ⎟

⎜ ⎜

∂∂ x y

2

2

⎥ ⎦

dx dy

.

2 2 ⎛ 2 2 ⎞ ⎤ 2 2 2 ⎛ ∂ w ∂ w
2
2
2
2
2
2
2
⎛ ∂ w ∂ w ⎞
∂ w ∂ w ⎛ ∂ w ⎞
W
=
2 ∫∫
1 D
+
(
2 1
ν )
⎜ ⎜
⎟ ⎟
− ⎜
2
2
2
dx ⋅ dy
⎟ ⎟
∂ x
∂ y
∂ x
2 ∂ y
⎝ ∂∂ x y
⎢ ⎣
⎠ ⎟
20.8. Applications aux plaques rectangulaires sur appuis simples
z
x
P
b
x P
h
y P
a
y

La surface élastique 1 d’une plaque rectangulaire supportée par des appuis simples peut être

représentée par la double série :

(

w x y

,

)

=−

∑∑

m

= 1

n

= 1

a

mn

sin

⎛ ⎜ m

π

x ⎞ ⎟⋅

sin

⎛ ⎜ n

π

 

a

b

y

2

.

En effet et si on considère m = n = 1,3,5

3 , les déplacements w et dérivées secondes

2

w

x

2

,

2

w

y

2

(conditions sur les moments M x et M y ) sont bien nuls sur le contour en x = 0 ou a, en y = ou b.

1 La surface élastique en théorie des plaques est équivalente à la ligne élastique en théorie des poutres. En d’autres termes, il s’agit de la déformée de la plaque.

2 Le choix des fonctions

sin

m ⋅ ⋅ x

a

π

et

sin

n ⋅ ⋅ y

b

π

est nécessaire pour respecter les conditions d’appui.

En effet, ces deux fonctions sont respectivement nulles en x = 0, a m et y = 0, b n .

3 On remarquera que le déplacement au centre de la plaque est nul si m et n sont pairs ce qui n’a pas d’intérêt puisque le principe consiste à reconstituer la déformée par une suite de sinusoïde d’extrémas centrés sur le centre de la plaque.

Résistance des Matériaux 4

Année : 2007/2008

Source: www.almohandiss.com

Source: www.almohandiss.com

CNAM – Chaire de Travaux Publics et Bâtiment

110

En reprenant l’expression de l’énergie de déformation et en remplaçant la valeur de w par celle-ci dessus, on a dans ce cas spécifique :

W

=

1

a b

∫∫

0

0

⎛ ∂ w w

+

2

2

2

x

2

y

2

D

2

(

2 1

ν

)

w w ⎛ ∂ w

2

2

2

− ⎜

x

2

y

2

∂∂ x y

2

⎥ ⋅ dx dy

Le terme

a b

∫∫

0

0

⎢ ⎢ ⎣

⎛ ⎜

w w ⎛ ∂ w

2

2

2

− ⎜

x

2

y

2

∂∂ x y

2

⎟ ⎞

dx dy

=−

m n

2

π

3

(

sin 2

m

π

)

+

2

m n

π

3

sin 2

()

n

π

4

ab

= 0

n m

,

étant nul, cette relation se réduit à :

W

a b

∫∫

0

0

sin ⎜ ⎛ m

=

π

x ⎞ ⎟⋅

a b

(

2

sin ⎜ ⎛ m

m

π

π

y


m

2

1

a b

⎛ ⎜ m

2

π

2

+

π

n

2

π

2

D

∫∫

0

0

2

m

π

a

=

2

sin

mn

x

sin

a

2

2

m

b

y

2

a

b

sin 2

(

⎟⋅ ⎞

dx dy

.Comme

π

))(

2

n

π

⎟⋅ ⎞ dx dy

sin 2

())

n

π

a

b

16

m n

π

2

=

a b

4

On obtient comme expression finale de l’énergie :

W =

a b

⎛ ⎜ m

2

π

2

+

n

2

π

2

∑∑

m

= 1

n =

1

a

2

8

mn

a

2

b

2

D

2

20.8.1. Chargement ponctuel

La plaque étant sollicitée par une charge P appliquée aux coordonnées (x P , y P ), il suffit de déterminer tous les coefficients a mn permettant d’établir le déplacement w.

En considérant le terme (de déplacement) a mn de la série, on sait que l’énergie de déformation et le travail des forces extérieures correspondant à ce terme seront respectivement égaux à :

W

T

= D

a b

a

2

⎛ ⎜ m

2

π

2

+

n

2

π

2

8

mn

a

2

b

2

2

=

P a

mn

sin

m

π

x

n

y

P

a

b

sin

π

P

.

Comme la dérivée du potentiel total (E = W T ) par rapport au déplacement a mn doit être nulle pour caractériser l’équilibre de la structure (cf. chapitre 17.1.2), on déduit l’expression de a mn :

E

= =

0

a b

D a

⎛ ⎜ m

2

π

2

+

n

2

π

2

2

P

sin

m

π