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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l'Enseignement supérieur et la recherche scientifique

Université d’Ouargla Kasdi Merbah

Groupe : Automatique G2

Préparer par :

 Saidatrida
 GhezalHoussam
 Hussein Bougaraara
 Meguerhi Tahar
 Amiratboudjemaa
Introduction

L’hydroélectricité ou énergie hydroélectrique exploite l’énergie potentielle des flux d’eau (fleuves,
rivières, chutes d’eau, courants marins, etc.). L’énergie cinétique du courant d’eau est transformée en
énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur.

L’hydroélectricité constitue la première source renouvelable et la troisième source générale de production


électrique au monde (16,3 % en 2011)(1) derrière le charbon (40,6%) et le gaz (22,2%). En France, la
production hydroélectrique atteint 63,8 TWh en 2012(2), soit 11,8% de la production totale d’électricité du
pays.

Catégories de centrales

Une centrale hydroélectrique se compose d’une retenue d’eau (prise « au fil de l’eau » ou barrage) ainsi
que d’une installation de production.

Les centrales gravitaires

Les centrales gravitaires mettent à profit l’écoulement de l’eau et un dénivelé. Elles peuvent être classées
en fonction du débit turbiné et de leur hauteur de chute. Il existe trois types de centrales gravitaires (ici
énumérées par ordre d’importance dans le mix hydraulique):

 les centrales au fil de l’eau utilisent le débit d’un fleuve et fournissent une énergie de base
produite « au fil de l’eau » et injectée immédiatement sur le réseau. Elles nécessitent des
aménagements simples et beaucoup moins coûteux que les centrales de plus forte puissance :
petits ouvrages de dérivation, petits barrages servant à dériver le débit disponible de la rivière vers
la centrale, éventuellement un petit réservoir lorsque le débit de la rivière est trop faible (constante
de vidage(3) inférieure à 2 heures). Elles sont généralement constituées d’une prise d’eau, d’un
tunnel ou d’un canal, puis d’une conduite forcée et d’une usine hydroélectrique située sur la rive
de la rivière. La faible perte de charge(4) dans le tunnel ou le canal permet à l’eau de prendre de la
hauteur par rapport à la rivière et donc d’acquérir de l’énergie potentielle ;
 les centrales d’éclusée dans les grands fleuves à relativement forte pente comme le Rhin ou le
Rhône, des barrages sur le fleuve ou sur un canal parallèle au fleuve provoquent des suites de
chutes d’eau décamétriques qui ne perturbent pas la vallée dans son ensemble grâce à des digues
parallèles au fleuve. Les usines hydroélectriques placées aux pieds des barrages turbinent l’eau du
fleuve. Une gestion fine de l’eau stockée entre deux barrages permet de fournir de l’énergie de
pointe en plus de l’énergie de base ;
 les centrales-lacs (ou centrales de hautes chutes) sont également associées à une retenue d’eau
créée par un barrage. Leur réservoir important (constante de vidage de plus de 200 heures) permet
un stockage saisonnier de l’eau et une modulation de la production d’électricité : les centrales de
lac sont appelées durant les heures de plus forte consommation et permettent de répondre aux
pics. Elles sont nombreuses en France. L’usine peut être placée au pied du barrage ou bien plus
bas. Dans ce cas, l’eau est transférée par des tunnels en charge du lac jusqu’à l’entrée de la
centrale.

Principe de fonctionnement d’une centrale gravitaire (©2011)

Les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP)

Les stations de transfert d’énergie par pompage (ou STEP)(5) possèdent deux bassins, un bassin supérieur
(par exemple, un lac d’altitude) et un bassin inférieur (par exemple une retenue artificielle) entre lesquels
est placé un dispositif réversible pouvant aussi bien fonctionner comme pompe ou turbine pour la partie
hydraulique et comme moteur ou alternateur pour la partie électrique.

L’eau du bassin supérieur est turbinée en période de forte demande pour produire de l’électricité. Puis,
cette eau est pompée depuis le bassin inférieur vers le bassin supérieur dans les périodes où l’énergie est
bon marché, et ainsi de suite. Les STEP ne sont pas considérées comme productrices d’énergie de source
renouvelable puisqu’elles consomment de l’électricité pour remonter l’eau turbinée. Ce sont des
installations de stockage d’énergie. Elles interviennent fréquemment pour des interventions de courte
durée à la demande du réseau et en dernier recours (après les autres centrales hydrauliques) pour les
interventions plus longues, notamment en raison du coût de l’eau à remonter. Le rendement entre
l’énergie produite et l’énergie consommée est de l’ordre de 70% à 80%. L’opération se révèle rentable
lorsque la différence de prix de l'électricité entre les périodes creuses (achet d’électricité à bas prix) et les
périodes de pointe (vente d’électricité à prix élevé) est importante. La STEP de la vallée de l'Eau d'Olle se
sert, par exemple, du lac du barrage du Verney comme retenue aval et du lac du barrage de Grand'Maison
comme retenue amont.

Principe de fonctionnement d’une station de transfert d’énergie par pompage (©2011)

Les centrales utilisant l’énergie de la mer (marémotrices, hydroliennes, houlomotrices) sont décrites
dans une fiche spécifique « énergies marines ».

Fonctionnement technique

Les centrales hydrauliques sont constituées de 2 principales unités :

 une retenue ou une prise d’eau (dans le cas des centrales au fil de l’eau) qui permet de créer une
chute d’eau, avec généralement un réservoir de stockage afin que la centrale continue de
fonctionner, même en période de basses eaux. Un canal de dérivation creusé peut permettre de
dériver latéralement l'excédent d'eau arrivant vers un étang de barrage. Un évacuateur de crues
permet de faire passer les crues de la rivière sans danger pour les ouvrages ;
 la centrale, appelée aussi usine, qui permet d’utiliser la chute d’eau afin d’actionner les turbines
puis d’entraîner un alternateur.
Les barrages

 les plus fréquents, de loin, sont les barrages en remblai de terre ou d’enrochements obtenus en
carrière par abattage à l’explosif. L’étanchéité est centrale (en argile ou en béton bitumineux) ou
sur la surface amont (en béton de ciment ou en béton bitumineux). Ce type de barrage s’adapte à
des géologies très variées ;
 les barrages poids construits d’abord en maçonnerie, puis en béton puis plus récemment en béton
compacté au rouleau BCR) qui permet d’importantes économies de temps et d’argent. Le rocher
de fondationdoitêtre de bonne qualité ;
 les barrages voutes en béton adaptés aux vallées relativement étroites et dont les rives sont
constituées de rocher de bonne qualité. La subtilité de leurs formes permet de diminuer la
quantité de béton et de réaliser des barrages économiques ;
 les barrages à voutes multiples et à contreforts ne sont plus construits. Les barrages poidsen BCR
les remplacent.

Les turbines

Les centrales sont équipées de turbines qui transforment l’énergie du flux d’eau en une rotation
mécanique de façon à actionner des alternateurs.

Le type de turbine utilisé dépend de la hauteur de la chute d’eau :

 pour les très faibles hauteurs de chute (1 à 30 mètres), des turbines à bulbe peuvent être utilisées ;
 pour les faibles chutes (5 à 50 mètres) et les débits importants, la turbine Kaplan est privilégiée :
ses pales sont orientables ce qui permet d’ajuster la puissance de la turbine à la hauteur de chute
en conservant un bon rendement ;
 la turbine Francis est utilisée pour les moyennes chutes (40 à 600 mètres) et moyen débit. L’eau
entre par la périphérie des pales et est évacuée en leur centre ;
 la turbine Pelton est adaptée aux hautes chutes (200 à 1 800 mètres) et faible débit. Elle reçoit
l’eau sous très haute pression par l’intermédiaire d’un injecteur (impact dynamique de l’eau sur
l’auget).

Pour les petites centrales hydroélectriques, des turbines à prix bas (et dont le rendement est moins bon) et
de concepts simples facilitent l’installation de petites unités.
Unités de mesure et chiffres clés

Mesure de la puissance hydroélectrique

La puissance d’une centrale hydraulique peut se calculer par la formule suivante(9):

P = Q.ρ.H.g.r

Avec :

 P : puissance en kW ;
 Q : débit moyen mesuré en mètres cube par seconde ;
 ρ : masse volumique de l'eau, soit 1 000 kg/m3 ;
 H : hauteur de chute en mètres ;
 g : constante de gravité, soit près de 9,8 (m/s2) ;
 r : rendement de la centrale (compris entre 0,6 et 0,9)

Chiffresclés

 Dans le monde :

 chaque année, environ 3 500 TWh d’électricité sont produits dans le monde à partir de l’énergie
hydraulique ;
 l’hydroélectricité représente 20% des capacités électriques installées avec un parc global de 1 040
GW (selon Enerdata, 2011) ;
 une dizaine de pays, dont quatre en Europe, produisent plus de la moitié de leur électricité grâce à
l’hydraulique. La Norvège vient en tête avec 98%, suivie par le Brésil avec 86%, la Colombie,
l’Islande, le Venezuela, le Canada, l’Autriche, la Nouvelle Zélande et la Suisse.
 EnFrance :

 la production hydroélectrique atteint 63,8 TWh en 2012(10), soit 11,8% de la production totale
d’électricité. A fin 2012, la puissance installée est de 25,4 GW, ce qui représente 20% des
capacités électriques françaises ;
 EDF possède 640 barrages et 447 centrales de production. Son parc hydraulique français
comporte 1 500 km de galeries d’adduction d’eau, 580 km de canaux de dérivation, 270 km de
conduites forcées et 6 300 vannes.
Répartition de la production hydroélectrique française (©2011, d'après SER)
Histoire

L'eau est une des premières sources d'énergie utilisées par l'Homme puisque les premiers moulins à
eau remontent à l'Antiquité. A cette époque, ils servent principalement à moudre les céréales pour les
transformer en farine. Un fort développement des moulins apparaît au Moyen-Âge grâce à la roue à
aubes, permettant de travailler les métaux, fouler les tissus, préparer la pâte à papier...

Figure 1. Illustration d'artiste d'activité meunière au Moyen-Âge.

L'âge d'or des moulins hydrauliques est le XIXème siècle, pendant lequel le développement des turbines
permet une considérable augmentation des rendements. Elles permettent aussi d'exploiter des hauteurs
de chute importantes, inaccessibles aux roues à aubes et ainsi d'augmenter les puissances disponibles.
A cette époque, environ 100.000 moulins sont en fonctionnement.

Le XXème siècle marque le déclin des moulins hydrauliques, avec le développement du réseau
électrique. La possibilité de transporter l'énergie à distance plutôt que de l'utiliser sur site diminue la
compétitivité et l'activité de ces installations.

De nos jours, la surexploitation des énergies fossiles rend nécessaire l'utilisation d'énergies
renouvelables. De plus, le changement climatique prêche en faveur de source d'énergies au faible
pouvoir de réchauffement. Enfin, la délocalisation de la production d'énergie s'impose aussi peu à peu
parmi les enjeux énergétiques. Ces problématiques donnent du crédit à la réhabilitation d'anciens
moulins hydrauliques en petites centrales hydroélectriques.
Fonctionnement d'une petite centrale hydroélectrique

Le fonctionnement des moulins hydrauliques se base sur la force motrice de l'eau s'écoulant dans la
rivière. L'écoulement transporte de l'énergie sous forme mécanique. L'objet de la centrale est de
convertir cette énergie mécanique en énergie électrique. La puissance produite par l'installation dépend
de deux paramètres : la hauteur de chute et le débit prélevé dans le cours d'eau.

1. Hauteur de chute

Trois types d'aménagements hydrauliques sont définis par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise
de l'énergie (ADEME) :

 installation de haute chute, pour une hauteur supérieure à 100 mètres ;


 installation de moyenne chute, pour une hauteur comprise entre 15 et 100 mètres ;
 installation de basse chute, pour une hauteur inférieure à 15 mètres.

Les hauteurs de chute des moulins hydrauliques sont souvent faibles, et ces derniers constituent ainsi
des installations de basse chute.

Pour ce type d'aménagement, deux modes de fonctionnement existent :

 fonctionnement au fil de l'eau : turbinage en continu du cours d'eau ;


 fonctionnement par éclusées : plages de turbinage définies, stockage d'eau nécessaire ;

Les moulins hydrauliques n'ont pas vocation à stocker de l'eau mais à l'utiliser en continu, ils ont ainsi un
fonctionnement au fil de l'eau.

2. Puissance

Une Petite Centrale Hydroélectrique (PCH) est une installation de production hydroélectrique d'une
puissance inférieure à 10 MW. L'UNion Internationale des Producteurs Et Distributeurs d'Energie
électrique (UNIPEDE) classe les PCH suivant leur puissance :

 petite centrale : 2 MW < P < 10 MW ;


 mini-centrale : 500 kW < P < 2 MW ;
 micro-centrale : 20 kW < P < 500 kW ;
 pico-centrale : P < 20 kW.
La figure 2 présente le fonctionnement général d'un aménagement de ce type.

Figure 2. Schéma général du fonctionnement d'une centrale hydroélectrique.

Le cours d'eau de la rivière est en partie dévié à l'aide d'un barrage ou d'un seuil. Un seuil est défini par
l'Organisme National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) comme étant un un ouvrage fixe ou
mobile qui barre tout ou une partie du lit mineur, contrairement au barrage, définit comme barrant plus
que le lit mineur. Le débit passant au dessus du seuil reste dans le corus d'eau naturel de la rivière,
appelé tronçon court-circuité. Cette part du débit totale n'est donc pas turbinée, et doit respecter une
valeur légale minimale appelée débit réservé.

Une partie du cours d'eau est donc aussi dérivée en amont du seuil dans le canal de dérivation pour être
acheminée jusqu'au moulin où l'eau est turbinée. Le débit turbiné se déverse dans le canal de fuite, qui
rejoint la rivière en aval du seuil. On peut également trouver sur de tels aménagements des ouvrages
permettant la migration des poissons, participant ainsi à la continuité écologique du cours d'eau.

Dans le moulin, différents organes sont nécessaires à la production électrique. La figure 3 présente les
organes principaux nécessaires à cette production :
Figure 3. Schématisation des principaux organes de production d'électricité.

La turbine, entraînée par le flux d'eau en entrée du moulin, transforme l'énergie hydraulique en énergie
mécanique. Cette énergie mécanique transmise par l'arbre de la turbine entraîne l'alternateur qui produit
l'électricité. L'électricité ainsi produite sera acheminée aux jusqu'aux consommateurs à l'aide du réseau
d'Electricité De France (EDF).
principe de fonctionnement

D’un point de vue technique, le rôle de la turbine est de convertir l’énergie cinétique de l’eau
en énergie mécanique qui permettra d’actionner un générateur électrique. Le principe est
assez simple : l’eau fait tourner une roue reliée à un axe mécanique qui transmet lui-même
directement ou indirectement (engrenages ou système de courroies-poulies) l’énergie
mécanique à la génératrice qui la convertira en électricité.

Le choix de la turbine est bien sûr primordial dans ce type d’installation domestique et dépend
avant tout de la topologie du site et des spécificités du cours d’eau exploitable. On choisira
une turbine en fonction de la hauteur de chute et du débit de conception, mais aussi de la
vitesse de fonctionnement de la génératrice. Si plusieurs types de turbines existent, les
turbines de type Pelton ou Turgo restent les plus utilisées dans les systèmes micro-
hydroélectriques en raison de leur faible coût, de leur efficacité et de leur fiabilité. De manière
générale, les turbines à action sont plus adaptées pour les ratios dénivelé/débit faibles tandis
que les turbines à réaction seront préconisées pour les ratios débit/dénivelé élevés.
est ce que ce type d'énergie existe en Algérie

Inutilisé en raison de l'absence de rivières et de vallées

En raison de la dépendance totale à l'égard des sources thermiques dans la


production d'énergie électrique
Conclusion

Ce projet nous a permis d'étudier la réhabilitation d'un moulin en petite centrale hydroélectrique afin de
présenter à son propriétaire la faisabilité d'un tel projet. Nous nous sommes donc intéressés à
l'ensemble des composantes hydrologique, technique, environnementale et économique, afin d'apporter
une conclusion pertinente.

L'étude hydrologique a montré les capacités de la rivière (La Vouzance) et a servi à déterminer les
opportunités de production du moulin. Une attention particulière a été portée aux événements de crue
afin de s'assurer de la sécurité de la turbine et des installations électriques.

Nous avons montré que le moulin, dans son état actuel, ne permettait pas directement de produire de
l'électricité mais présentait un certain nombre d'installations encore en état de fonctionnement. Une
étude a donc été menée sur les installations manquantes, nécessaires à la conversion du moulin en
centrale hydroélectrique.

Nous nous sommes également attachés à présenter les impacts environnementaux du projet afin de
proposer des mesures réductrices favorisant la continuité écologique du cours d'eau.

Enfin, nous avons déterminé la rentabilité du projet, qui s'élève à environ 20 ans. Selon les capacités de
financement du propriétaire, il pourrait être intéressant d'envisager la rénovation du moulin en petite
centrale hydroélectrique. Nous conseillons toutefois, avant de mener un tel projet, de s'assurer de
manière plus précise de l'état de la turbine actuelle et de sa possibilité de fonctionner sur une longue
période (plusieurs dizaines d'années).