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La bombe à retardement dans le laboratoire.

En 2016, le monde est dominé par des valeurs libérales :


l'individualisme, les droits de l'homme, la démocratie et le marché
libre.

La science du XXIe siècle a pourtant sapé les fondements de l'ordre


libéral. Comment a-t-elle fait cela, eh bien En montrant que cet ordre
repose sur des déclarations factuelles. Et ces déclarations factuelles
sont fausses. La science l’a fait pour la religion, cette fois-ci elle le fait
pour l’ordre libéral.

Le libéralisme se base par exemple sur la croyance que la décision de


l’électeur n’est ni déterminée ni aléatoire. Or il s’agit d’une description
factuelle du monde et de nous-mêmes. Et celle-ci est - selon Harrari -
falsifiée par la science. Même si nous préféreons le confort
psychologique de ne pas le reconnaître. (La plus part des gens
souffrent de dissonance cognitive surtout les scientifiques qui vivent
des vies parallèles entre labo et vie extérieure ).

Pourquoi ?

Les scientifiques en ouvrant la boite noire de l’homo sapiens ne


trouvent ni âme ni libre arbitre mais seulement des processus
électrochimiques dans le cerveau et des données génétiques et avec
des actions qui sont soit des réactions déterminées vis – à vis de
stimulis ou des réactions aléatoires rien d’autre. Le libre arbitre
n’existe que dans nos histoires imaginaires.

Il procède donc à une réfutation des deux fondements que la science


aurait remis en causes à savoir, le libre arbitre et l’identité personelle:

Le libre arbitre :
Bien sûr, on peut toujours objecter que nous avons réellement
l’expérience d’être des agents libres.

Mais en réalité nous sommes comme les chimpanzés ou perroquets


nous désirons des choses oui, mais choisissons-nous notre désire ?
NON. La science a dit non. Comment a-t-elle établi cela ? eh bien,
Grâce aux scanners des cerveaux. On sait voir que vous êtes
déterminés à voter ultra-conservateur par exemple, c’est prédictible,
l’obsrvateur du scanner peut le voir avant que vous ne passiez à l’acte
et avant que vous ne preniez conscience de ce qui se tramait dans
votre cerveau.

Tout est affaire de réactions biochimiques dans le cerveau.

Alors c’est là que ça se gatte : Il ne s’agit pas de question abstraites ou


philosophiques : cela a des implications très pratiques.

Des organismes peuvent manipuler et même contrôler les désirs en


utilisant par exemple des substances chimiques, des techniques
génétiques ou une stimulation cérébrale directe.

Ici Harari donne des exemples de robots rats dirigés par une
télécommande qui les fait tourner à gauche ou à droite. Et remarque
que la volonté du rat vient seulement ensuite pour habillier ce qui
n’est en réalité qu’une réaction électro-chimique et neuronale
parfaitement déterminée.

Harari nous annonce « la bonne nouvelles » que les expériences


indiquent que les humains aussi sont potentiellement manipulables de
cette sorte, et il réfère à des études visant à traiter des soldats en état
post-thrumatique via la stimulation ou inhibition de certaines activités
cérébrales via des simulateurs transcraniens. (Je suis pas spécialiste
pour évaluer l’enthousiasme et l’optimisme de l’auteur mais une
littérature moins enthousiaste est facilement trouvable)

L’identité personnelle.
La science sape non seulement la croyance libérale dans le libre arbitre
mais également celle dans l’identité personnelle et donc
l’individualisme.

Il fait remarquer que notre corps est composé d'environ 37 000 000
000 000 de cellules et que le tout est dans un flux changeant de façon
permanenete. Malgré cela il y a quand même cette voix off à l’intérieur
de chacun de nous qui est toujours la même.

Mais là encore, Harari est désolé de nous annoncer, que c’est juste un
mythe que la science a fait voler en éclats. Des ordinateurs vont
bientôt nous connaître mieux que nous-mêmes, il cite des expériences
où des algorithmes de Facebook étaient plus performants dans la
prédiction des centres d’intérêts d'une personne que leurs propres
conjoints. Avec un développement exponentiel en efficacité, des
algorithmes hyper-performants pourraient voter par exemple à notre
place. Ensuite il cite des études sur des gens qui ont eu un AVC dans
leur hémisphère droit et qui ignorent parfois le côté gauche de leur
corps. Dont des choses étonnantes ont surgi concernant l’identité
personnelle. Il cite des travaux de Robert Sperry prix nobel.

Ce mythe ou cette narration de soi ressemble au roman de Cervantes


avec son héros Don Quichotte c’est un phantasme complètement
prenant dans lequel nous vivons mais qui est factuellement faux. Il ne
s’agit que d’histoires et de narrations qu’on s’invente et qui parfois
peuvent devenir très sophistiquées comme dans le cas du moi, la
monnaie, l’Etat. Mais au fond de tout cela il n’y a que des algorithmes
biochimiques qui sont en jeu.

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