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Formation Hippocratus  

Phyto‐aromathérapie      

Mme Ihadjadene Virginie 

Infirmière D.E.  

 
 

L’ARGILE A L’HOPITAL 
UTILISATION DE L’ARGILE 
DANS UN SERVICE DE SOINS 
HOSPITALIER 
 
 
 
Février 2012 

 

SOMMAIRE

Introduction .........................................................................................................................3

I) Différentes sortes d’argile et leur composition.......................................5

1) Composition générale de l’argile.................................................................5


2) Différentes argiles........................................................................................6
3) Sous quelle forme utiliser l’argile ?..........................................................7

II) Principales actions de l’argile..........................................................................8

1) Utilisation de l’argile dans les temps anciens...........................................8


2) Principales actions de l’argile......................................................................10
3) Pourquoi l’argile aide-t-elle à guérir ?......................................................13

III) Utilisation de l’argile en service hospitalier.............................................14

1) En utilisation interne....................................................................................15
2) En utilisation externe.................................................................................18

Conclusion............................................................................................................................25

 

Introduction

L’argile : remède ancestral, remède de grand-mère ou faisant partie des soins


populaires. Tous connaissent les fameux masques anti-impuretés à l’argile
couramment utilisés pour les peaux grasses. Qui n’a jamais était conseillé de se
faire des cataplasmes d’argile pour traiter certains maux ? Mais d’où viennent
ces croyances ? Sont-elles fondées ?

Déjà, observons les animaux. Ceux-ci ont en effet recours à l’argile pour se
soigner. Ainsi, les chevaux malades des sabots les trempent dans des boues
argileuses, il en est de même pour les chevreuils ou les cerfs. Les éléphants en
avalent pour se purger et s’en enduise le dos. De nombreuses espèces de singes
en avalent lorsqu’ils ont des problèmes gastro- intestinaux (difficultés à digérer
par exemple). L’instinct ne trompe pas !

Imitant les animaux, les humains ont découvert les vertus de cette « terre
grasse » en commençant à se poser des cataplasmes d’argile sur les membres ou
les zones douloureuses puis en l’ingérant. Les bienfaits qu’ils en ont retirés les
ont incités à continuer dans cette voie et l’argile est devenue de ce fait un
remède d’usage courant.

Pour exemple, les Egyptiens utilisaient l’argile déjà trois millénaires avant notre
ère pour soigner des blessures, traiter diverses lésions de la peau et les
inflammations. A travers les âges et sur tous les continents, l’argile a de tout
temps fait l’unanimité et cela jusqu’au milieu du XXe siècle. A cette époque, les
industries pétrochimiques et les grands groupes pharmaceutiques commencèrent,
avec l’aide de quelques politiciens sans scrupules, à vouloir imposer leurs produits
à l’ensemble de la population. Ils se sont, de ce fait, lancés à grande échelle dans
des campagnes mensongères de dénigrement des traitements naturels qui ont
pourtant démontré leur efficacité et surtout leur absence de toxicité depuis des
siècles. Cette fameuse industrie pharmaceutique préfère engranger des
bénéfices plutôt que de faire du bien aux populations. L’actualité récente prouve
bien que leur souci premier n’est pas le bien-être des personnes. Se soigner à
moindre coût n’est pas dans l’air du temps. On préfère provoquer des effets
secondaires et des allergies en tout genre. Les remèdes naturels semblent
« ringards ».

 

Mais il y a une bonne nouvelle cependant : on assiste à un retour aux vraies
valeurs.

Certains laboratoires, où travaillent des scientifiques honnêtes et impartiaux,


n’ont pas peur d’aller à l’encontre des diktats des grands groupes et osent
remettre aux goûts du jour des remèdes ayant prouvés leur efficacité comme le
bicarbonate de sodium, les plantes, le vinaigre… et bien-sûr la précieuse argile
dont il sera question dans ce dossier.

Au fil de mes recherches, je me suis rendue compte que bien souvent des
techniques différentes sont proposées : cataplasmes, ingestion ou mélange à
d’autres produits naturels. Je donnerai à chaque fois toutes les solutions
proposées. Pour des explications plus précises sur le mode d’utilisation de l’argile
il faudra se référer aux annexes.

Le but de se dossier est de montrer combien il serait possible, judicieux et


surtout bénéfique pour les personnes soignées d’utiliser davantage de produits
naturels. Dans une période de sa vie où la santé n’est pas au mieux de sa forme,
pourquoi en rajouter encore avec des traitements allopathiques agressifs, ayant
des listes d’effets indésirables longues comme le bras et ne servant pas toujours
comme on l’espère ? Par ailleurs, il est étonnant de savoir que bien souvent les
traitements allopathiques classiques sont, à la longue, plus chers que les
traitements naturels tels que l’argile. Alors pourquoi ne pas les utiliser plus
souvent ? A chacun d’en tirer la conclusion qu’il jugera appropriée...

                   

 

I) DIFFERENTES SORTES D’ARGILES ET COMPOSITIONS

1) Composition générale de l’argile

L’argile est une terre naturelle. C’est plus précisément une roche terreuse à
texture très fine, imperméable lorsqu’elle est sèche, plastique lorsqu’elle est
humide.

Elle provient de la décomposition de roches préexistantes (appelées roches


mères), telles que le granit, les micas et surtout les feldspaths. De sa
composition physique et chimique dépend sa couleur : elle peut être brune, verte,
rouge, blanche, jaune ou grise.

Véritable cadeau de la nature, l’argile est essentiellement constituée de silicates


d’alumine hydratés, dans lesquels sont imbriqués des éléments minéraux qui lui
donnent sa coloration. Ces éléménts présents en quantités réduites sont des
oxydes d’alumine, de titane, de calcium, de magnésium, de potassium et de
sodium.

Pour résumé

 

2) Différentes argiles

Ce que nous appelons communément argile désigne une vaste famille de


différentes argiles. Comme nous l’avons vu, d’un point de vue chimique, les
silicates d’alumine hydratés sont associés à des éléments minéraux différents.

Du fait de ces différentes teneurs en minéraux, on peut classer l’argile en 3


familles :

 Argiles riches en alumine : la kaolinite blanche, la montmorillonite souvent


de couleur grise ou verte :

-la kaolinite a des vertus antibactérienne, anti-inflammatoire et cicatrisante.


Ayant un grand pouvoir couvrant, elle est fort utile pour en faire un pansement
gastrique ou intestinal. On peut également l’utiliser pour lutter contre la
constipation et les intoxications alimentaires. Elle est l’argile la plus polyvalente
et peut être également utilisée en masque ou cataplasme. Elle est aussi un bon
remplaçant du talc.

-la montmorillonite est le « must » en matière d’argile. Bien-sûr, riche en silice,


elle contient aussi des phosphates, de la potasse, de l’oxyde de magnésium, de
l’oxyde de fer, de l’oxyde de manganèse, de l’oxyde d’aluminium, de la soude et de
la magnésie en grande quantité. Il s’agit de l’argile la plus utilisée et cela dans de
très nombreux cas : par voie orale sous forme d’eau argileuse ou par voie externe
sous forme de cataplasmes.

-l’illite : cette argile est pauvre en magnésie, mais fortement calcique. Elle est
d’une qualité inférieure à la montmorillonite mais est très efficace du fait de son
pouvoir d’absorption. Elle est donc utilisée pour absorber les impuretés diverses
en cataplasmes épais.

 Argile riches en fer : glauconite et nontronite utilisées dans l’industrie


pétrolière.

On peut y retrouver l’argile rouge qui est donc reminéralisante et au niveau


cosmétique est utilisée pour peaux ternes, fatiguées et irritées.

 Argiles riches en magnésium : antigorite, saponite, talc, attapulgite.


Cette dernière est verte, rouge ou blanche et a aussi un fort pouvoir
absorbant. De ce fait, elle est utilisée pour confectionner des pansements

 

gastriques. Elle peut aussi être utilisée pour traiter la constipation et les
diarrhées ainsi que les reflux gastro-oesophagiens.

Il existe également des mélanges d’argiles : argile rose et argile violette.

L’argile rose est un mélange d’argile rouge et blanche. Elle est connue pour sa
douceur et est donc recommandée pour les peaux et cheveux fragiles. On peut
également l’utiliser comme talc pour les petites fesses de bébé.

L’argile violette quant à elle est un mélange d’argile et de pigments colorés. Son
utilisation est uniquement cosmétique. Elle entre dans la composition de fard à
paupières, de poudres…

Bien entendu, la couleur de l’argile n’est pas le plus important, mais il s’agit de
trouver celle la plus approprié aux besoins de la personne en fonction de la
situation.

Il est intéressant de savoir quelle argile utiliser, mais il faut aussi savoir sous
quelle forme. C’est ce que nous allons voir maintenant.

3) Sous quelle forme utiliser l’argile ?

Il est possible d’utiliser l’argile sous forme de poudre, de pâte, de morceaux et


de comprimés ou de gélules.

La poudre : il existe quantité d’argile différentes, mais aussi différentes sortes


de poudre d’argile :

-argile « ultra-ventilée » : composée de grains extrèmement fins. C’est l’argile


utilisée pour la voie interne ;

-argile ventilée ou surfine : a un grain un peu plus épais que la précédente,


utilisée pour les soins d’hygiène corporelle et de beauté (composition de
shampoing faits maison, masque de beauté, soins capillaires…), on peut également
s’en servir pour préparer de l’eau argileuse ;

-argile fine : grains plus épais utilisés pour la confection de compresses ou


cataplasmes.

 

La pâte : composée simplement d’argile déjà humidifiée. Elle est prète à l’emploi.
Plus simple et pratique à utiliser donc plus chère !

Morceaux d’argile : fragmentables en plus petits morceaux, ils sont


principalement utilisés pour les cataplasmes plus étendus, exigeant plus de
matière.

Dans certaines pharmacies ou certains magasins spécialisés, on peut trouver des


comprimés ou gélules à base d’argile. Plus confortable à avaler pour ceux que
l’eau argileuse rebute un peu. Néanmoins, ces spécialités sont souvent des
mélanges de différents compléments alimentaires.

 

II) PRINCIPALES ACTIONS DE L’ARGILE

1) Utilisation de l’argile dans les temps anciens

Comme indiqué dans l’introduction, les hommes ont probablement découvert


l’argile en observant la façon de faire les animaux.

Ceux-ci utilisent la terre par instinct ; en Sibérie, il a été découvert que les
animaux se roulaient dans la boue en cas de blessures. Les chimpanzés, quant à
eux, en ingèrent quand ils ont des soucis pour digérer. Plus proches de nous, les
chevreuils, les sangliers et les cerfs blessés se trempent les sabots dans l’argile
en cas de blessures.

Déjà les Egyptiens l’utilisaient pour la momification des corps. Ils connaissaient
donc sans doute son pouvoir de purification et d’absorption ; de plus, elle n’était
pas seulement utilisée pour les défunts, mais faisait partie de la pharmacopée
égyptienne de ce temps.

Les Grecs de l’Antiquité utilisaient des bandes platrées ou durcies par un enduit
à base d’argile pour le traitement des fractures. Le grec Dioscoride1 lui
attribuait « une force extraordinaire ».

Avicenne2 et le Grec Galien3 aussi en ont parlé en termes élogieux.

Le naturaliste romain, Pline l’Ancien, a consacré à l’argile un chapitre entier de


son « Histoire Naturelle ».

On pourrait croire que les anciens utilisaient l’argile par dépit, par manque de
traitements plus élaborés ou plus efficaces. Mais il n’en est rien ;

                                                            
1
Né vers 40 et mort vers 90 après J.-C., médecin, pharmacologue et botaniste grec dont l’œuvre
a été la source principale de connaissances en matière de plantes médicinales durant l’Antiquité.
Il exerca une très grande influence durant tout le Moyen Age jusqu’au XVIe siècle
2
980-1037, philosophe, écrivain, médecin et scientifique iranien. Il s’intéressa à de nombreuses
sciences, notamment l’astronomie, la chimie et la psychologie.
3
Env. 130 à env. 210, médecin grec de l’antiquité. Considéré comme l’un des pères de la
pharmacie, il a eu une influence durable sur la médecine chrétienne, juive et musulmane du
Moyen-Age. Ses théories ont dominé les connaissances médicinales de la civilisation occidentale
pendant plus d’un millénaire.

 

Bien plus tard, certains naturopathes ont mis l’argile en avant.

Le curé Kneipp4 au XIXe siècle, conseillait beaucoup de cataplasmes d’argile et


de vinaigre naturel pour les emplâtres et les cataplasmes. A la fin de sa vie, il a
transmis son savoir et ses connaissances à un libraire, également naturopathe,
Adolf Just5 . Celui-ci recommandait l’usage de l’argile dont il fut un des premiers
promoteurs.

Un autre médecin berlinois a employé l’argile contre le choléra asiatique.

Durant le Première Guerre Mondiale, l’argile était utilisée dans certains


régiments pour lutter contre la dysentrie qui faisait des ravages dans ces temps
là. Pour ce faire, on donnait à chaque soldat 200 grammes d’argile dans son
paquetage. L’argile était également utilisée pour les soins vétérinaires (chevaux
atteints de grangrène des sabots).

Chez les peuples dits « primitifs », c’est-à-dire ceux qui vivent encore très près
de la nature, l’usage de l’argile est courant. Il serait trop long de les énumerer
mais par exemple les enfants ou les femmes enceintes en ingèrent
quotidiennement ; en cas de blessure ou de plaie elle est utilisée comme anti-
infectieux et cicatrisant en pansement naturel.

2) Principales actions de l’argile

Contrairement aux traitements composés de substances chimiques dont l’action


s’étend sans le moindre discernement, l’argile a le pouvoir de diriger son action là
où le corps en a le plus besoin. Elle dirige son action vers le foyer de la douleur
ou le foyer infectieux.

a) Pouvoir d’absorption

Absorber= attirer à soi, faire pénetrer en soi.

                                                            
4
 1821-1897, prêtre catholique allemand à l’origine de thérapies naturelles (par l’eau froide, les
plantes…)
5
1859-1936, auteur allemand et promoteur du « retour à la nature ». Il commença une formation
de libraire, mais la maladie le fit se tourner vers l’étude de méthodes naturelles de guérison.

 
10 
A l’instar d’une éponge ou d’un buvard, l’argile a un fort pouvoir d’attirer à elle, en
fonction des circonstances, les mauvaises odeurs (dans un réfrigérateur par
exemple) ou du liquide, en cas de plaies, d’abcès ou de blessure infectée.

Cette capacité d’absorption ou d’attraction est très forte, puisqu’elle se


manifeste non seulement sur les substances avec lesquelles elle est contact
direct, mais également sur celles qui sont à distance. Un cataplasme d’argile est
donc capable de nettoyer un abcés s’il est en contact direct, mais également un
organe un peu plus profond, une articulation ou un foie congestionné, par
exemple.  

b) Pouvoir de fixation

L’argile a le pouvoir de lier à elle les substances avec lesquelles elle entre en
contact. Cette propriété est couramment utiliser pour purifier l’eau. Certains
peuples d’Afrique utilisent cette propriété afin de purifier l’eau qu’ils puisent.
L’argile mélangée a ce liquide fixe les impuretés. Lorsque le liquide est filtré,
l’argile emporte avec elle les impuretés.

En thérapie, l’argile ingérée capte les substances indésirables qu’elle rencontre


dans le corps afin de les évacuer pour le mieux-être significatif de la personne.
L’argile emmène avec elle ces substances lorsqu’elle est éliminée par les
intestins. On pourrait donc en faire un traitement en cas d’empoisonnement ou
d’ingestion accidentelle de produits nocifs.

c) Pouvoir anti-carentiel

L’argile contient comme nous l’avons vu, de nombreux minéraux. Absorbés par le
corps, ils peuvent combler les carences et de ce fait améliorer le terrain afin de
favoriser une guérison plus rapide et complète.

Le principal minéral présent est la silice (près de 49% du poids total). La silice
est très importante pour aider à la solidité des os (et à la consolidation après
fracture), de la peau, des cheveux, des tendons, mais aussi celle des vaisseaux
sanguins. On comprend ainsi mieux que l’argile ait un fort pouvoir fortifiant,

 
11 
cicatrisant et régénérateur des tissus. Ces vertus sont renforcées d’autant plus
par la présence, entre autres, du calcium, du fer et du magnésium.

d) Pouvoir antimicrobien et antiseptique

Cette propriété n’est pas négligeable. Une condition néanmoins : l’argile doit être
d’excellente qualité, bien pure et séchée au soleil.

Contrairement aux produits chimiques, l’argile va au fond du problème. Elle


élimine bactéries et virus sans pour autant faire de mal aux cellules saines
environnantes. Comme nous l’avons vu dans le pouvoir anti-carentiel, elle aide en
plus à la réparation des tissus internes et externes.

e) Vertus adoucissantes et hydratantes

Bien que de moindre importance dans les soins « médicaux » proprement dits,
mais non négligeable cependant, l’argile est à préférer lors de soins des cheveux
et de la peau, notamment dans les masques de beauté.

Dans le cadre hospitalier, on peut imaginer des soins esthétiques, qui font
beaucoup de bien à nos patients, à base d’argile, d’huiles végétales et d’huiles
essentielles. (ces soins esthétiques se font déjà dans certains hôpitaux
psychiatriques ou certaines maisons de retraite).

Bien des mamans utilisent l’argile comme talc. En effet, le talc est une variété
d’argile, mais ceux achetés dans le commerce, bien souvent, contiennent des
parfums ou autres adjuvents dont on ne connait pas la provenance ou la
composition exacte. Dans ce cas, l’argile joue très bien son rôle.

f) Pouvoirs apaisant et décontractant

En cataplasme chaud ou froid, selon les besoins, l’argile peut soulager bien des
maux du quotidien (par exemple dorsalgies, lombalgies…) de plus en plus courant.

 
12 
On peut en mettre dans l’eau du bain, associée à quelques huiles essentielles afin
de potentialiser cet effet relaxant et régénérant.

g) Réguler et/ou revitaliser les énergies

L’argile est chargée des forces terrestres. De ce fait, elle transmet à


l’organisme une force vitale, ayant des propriétés revigorantes, stimulantes et
revitalisantes. Elles peuvent d’ailleurs être potentialisées si on place au soleil
l’argile qui sera utilisée.

L’argile a également une capacité à neutraliser la radioactivité artificielle


accumulée à la suite de radiographies ou de radiations accidentelles ou
thérapeutiques (radiothérapie).

h) Les autres pouvoirs de l’argile

L’argile est également hémostatique (combat les saignements de nez notamment),


régularise le fonctionnement intestinal (en utilisation interne). Enfin elle possède
un pouvoir anti-alcalin et anti-acide, surtout intéressant pour l’acidité de
l’estomac.

L’argile a sûrement d’autres vertus dont certaines sont encore méconnues et


d’autres propres à chacun...

3) Pourquoi l’argile aide-t-elle à guérir ?

L’argile aide au processus de guérison car :

-Elle débarrasse le corps des toxines, poisons et déchets qui encrassent le corps
et diminue ses défenses immunitaires. Cette accumulation de toxines est
considérée par la médecine naturelle comme la « nature profonde de la majorité
des maladies ». En effet, ces substances gênent le fonctionnement du corps et
occasionnent de ce fait des lésions aux tissus en raison de leur agressivité.

 
13 
-Elle comble les carences permettant non seulement à l’organisme de fonctionner
normalement, mais en plus de se défendre correctement contre les agressions
extérieures.

Pour résumer :

L’argile agit aussi bien sur les carences du corps que sur les surcharges
toxiniques. De cette manière on retrouve un terrain sain et résistant.

De ces pouvoirs impressionnant de l’argile on peut en retirer toutes ses


propriétés qui sont donc : cicatrisantes, désinfectantes, antitoxiniques,
anti-inflammatoires, calmantes, anti-parasitaires, anti-anémiques.

Parlons maintenant de l’utilisation de l’argile dans un service hospitalier.

 
14 
 

III) UTILISATION DE L’ARGILE EN SERVICE HOSPITALIER

D’abord je souhaiterais vous présenter le service de soins dans lequel j’exerce.

Il s’agit d’un service de soins de suite et de rééducation (anciennement appelé


moyen-séjour) avec intégration de 2 lits de soins palliatifs. La plupart des
patients que nous accueillons dépassent les 60 ans, mais ces derniers mois, ils
nous arrivent fréquemment d’accueillir des patients plus jeunes.

Ils sont pour la plupart en rééducation suite à des interventions chirurgicales


traumato-orthopédiques ou suite à divers problèmes médicaux (pathologies
cardiaques ou respiratoires). Nous accueillons également des personnes en fin de
vie, souvent suite à des cancers.

Dans mon travail les traitements médicamenteux ont une grande importance.
Certains de ces traitements sont nécessaires car traitant des problèmes graves
et aigus, qui peuvent être très dangeureux et engager le pronostic vital de la
personne. Il est bien évident que l’argile, comme toute autre médecine douce et
parallèle, ne peut se substituer à des traitements allopathiques. Néanmoins nous
pourrions réfléchir comment elle pourrait être utilisé dans d’autres
circonstances et de ce fait améliorer considérablement le confort, le bien-être
et la santé de la personne soignée.

Nous allons considérer ensembles plusieurs domaines où l’argile peut être


utilisée, associée ou non à d’autres thérapeutiques telles que les huiles
essentielles et/ou des techniques de phytothérapies.

Dans un premier temps, il convient d’expliquer un peu les différents modes


d’utilisation de l’argile : les cataplasmes et la prise per os.

Le cataplasme : appliquer à même la peau ou sur un linge fin une couche d’argile
assez épaisse. Ce cataplasme peut être chaud ou froid selon les besoins.

La prise per os : l’eau argileuse : boire l’eau et l’argile

 
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Le « lait d’argile » ou « eau d’argile » : boire l’eau en laissant le
dépôt argileux. C’est la version « light » de l’ « eau argileuse ».6

1) EN UTILISATION INTERNE

Comme protecteur gastrique préventif

Sur 25 lits que compte le service où j’exerce, au moment où je rédige ces mots,
18 patients sont sous Inexium®40 mg comprimé. Il s’agit d’un inhibiteur de la
pompe à protons (IPP), il agit sur les sécrétions acides de la muqueuse de
l’estomac. Les IPP sont souvent prescrits en prévention à cause de traitements
allopathiques lourds ou ayant comme effets secondaires des risques
hémorragiques (type anticoagulants).

Les effets secondaires classés fréquents de cette molécule sont entre autres :
céphalées, douleurs abdominales, diarrhées, constipation, flatulence,
nausées/vomissements ; quant aux peu fréquents : sécheresse buccale, vertiges,
étourdissements, paresthésie, somnolence, insomnie. On voit bien par cette liste
non exhaustive d’effets indésirables que la prise d’un « simple » protecteur
gastrique n’est pas du tout anodine.

A coté de ce traitement, nous proposons l’argile verte ou blanche. En prise


unique journalière, le matin à jeun, éloigné du repas. Ce traitement est simple,
efficace et surtout dénué d’effets indésirables.

Gastrite

Définition : inflammation de la paroi de l’estomac.

Les causes de la gastrite sont nombreuses : consommation excessive d’alcool,


consommation prolongée d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, infection

                                                            
6
 Pour mode de préparation de l’argile et précautions d’emploi voir l’annexe 1.

 
16 
bactérienne (le plus courant étant à Helicobacter pylori) ou encore un trop gros
stress produisant de l’acidité gastrique.

Les symptômes les plus courants sont : douleur abdominale associée à une
sensation de malaise. On peut également retrouver des nausées/vomissements,
sensation de ballonnement. Une hématémèse (vomissement de sang) est un signe
de gravité et peut évoquer une hémorragie digestive.

Les traitements ont pour objectif d’alcaliniser le ph de la muqueuse stomacale.

Argile utilisée : agile blanche ou verte surfine

Mode d’utilisation : boire le lait d’argile 1X par jour.

Grâce à ses propriétés anti-inflammatoire et antibactérienne, l’argile va aider à


soulager les douleurs. Elle va neutraliser l’acidité de l’estomac.

Continuer jusqu’à disparition des symptômes.

On peut y associer des cataplasmes froids d’argile sur l’estomac, mais cela doit
impérativement se faire à l’écart des repas.

Gastro-entérite

Dans un service hospitalier, la gastro-entérite est une affection très redoutée.


Elle se transforme très vite en épidémie chez les patients et bien souvent aussi
parmi le personnel soignant. Un remède simple et efficace est le bienvenu.

Définition et symptômes :infection inflammatoire du système digestif pouvant


entrainer nausées, vomissements, crampes abdominales, flatulences, diarrhées
ainsi que fièvre pouvant entrainer déshydratation et céphalées.

Causes : la gastro-entérite peut être d’origine bactérienne, c’est-à-dire due à la


consommation d’eau ou de nourriture contaminée par des bactéries, telles que les
colibacilles présentes dans les selles (meiux connues sous le nom d’Escherichia
coli), les salmonelles. Cependant dans les deux tiers des cas elle est causée par
des virus comme par exemple Rotavirus, Norovirus, Adenovirus…

Argile utilisée : illite, montmorillonite

 
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Mode d’utilisation : Boire tous les jours un verre de lait d’argile avant chaque
repas jusqu’à guérison. L’argile va aspirer les toxines et calmer les douleurs
spasmodiques. Par la suite, elle va aider à combler les carences dû aux diarrhées
et vomissements et à une éventuelle déshydratation.

On pourra y associer des traitements phytothérapiques :

Lamier blanc + Menthe poivrée grammes/litres à part égales. 15 minutes


d’infusion.  
Par ses tanins astringents, le lamier blanc est un anti-diarrhéique et la menthe
poivrée est un antispasmodique.

Pour l’avoir déjà expérimenté personnellement (et sur mon époux), ce traitement
de la gastro-entérite est remarquablement efficace et rapide d’action.

Chimiothérapie

Nous accueillons souvent des patients en cours de chimiothérapie soit curative


ou palliative. Tout le monde le sait, la plupart des chimiothérapies sont souvent
difficiles à supporter : nausées, vomissements, diarrhées, pyrosis voire ulcères
pour ne citer que ceux-là…

De ce cas, l’argile sera excellente en prévention.

Argile utilisée :argile verte surfine

Mode d’utilisation : Mettre 1 cuillère à soupe d’argile dans un grand verre d’eau,
bien mélanger et la laisser reposer toute la nuit (8 heures minimum) puis après
avoir mélangé, la boire de préférence à jeun.

Cette préparation aidera à lutter contre les nausées et la desquamation de la


muqueuse intestinale, cause principale des diarrhées post-chimiothérapie et
acidité stomacale.

Bien évidemment, on pourra y adjoindre des tisanes de mauves et de guimauves


pour adoucir les muqueuses. 
(20 grammes de fleurs de mauve / litre. Infusion 15 minutes).

Ce traitement sera à prolonger le temps de la chimiothérapie voire plus si


nécessaire.

 
18 
Convalescence

Certains de nos patients viennent chez nous afin de se « remettre sur pied »
après une longue hospitalisation ou une asthénie consécutive à un état déficient
chronique.

Argile utilisée : montmorillonite

Pour cela, boire 1 verre d’eau d’argile 2 fois par jour pendant toute la
convalescence. Les minéraux comme le calcium, le magnésium, le fer, la silice…
contenus dans cette préparation aideront à combler les carences, souvent bien
trop nombreuses dans ce genre d’état. Ces carences étant comblées, la personne
aura plus de facilité à reprendre des forces et son état général en sera amélioré.

De plus, à cette posologie, l’argile sera excellente pour aider à combler les
carences en calcium notamment dans les cas d’ostéoporose. La silice qu’elle
contient ira se fixer sur les os.

Si certaines zones sont plus touchées, il sera nécessaire d’y appliquer d’épais
cataplasmes tièdes.

2) EN UTILISATION EXTERNE

Entorse et tendinite

Définitions : Une entorse (ou foulure) est un traumatisme des ligaments. Le


ligament est étiré ou distendu, mais il peut être également déchiré (entorse
grave ou déchirure), avec des complications liées à des arrachements osseux.
Les symptômes sont une douleur vive à l'articulation, une impotence, un
gonflement autour de l'articulation (plus ou moins rapide selon la gravité) et
éventuellement l'apparition d'un hématome.

 
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Une tendinite est une inflammation du tendon. Elle entraine des douleurs,
notamment à la mobilisation. Il s’agit essentiellement des tendons des muscles
qui sont touchés. La tendinite fait partie des troubles musculo-squelettique liés
souvent au travail répétitif.
Les traitements traditionnels comprennent des séances de kinésithérapie, le
repos et la prise d’anti-inflammatoire.
Argile utilisée : montmorillonite ou illite.
Mode d’utilisation : effectuer des cataplasmes épais et froids d’argile afin de
limiter la formation d’hématomes. Il faut les changer autant que nécessaire et au
minimum lorsqu’il devient chaud.

Psoriasis

Le psoriasis est une maladie de la peau d’origine mal connue, en partie génétique.
Dans 30%, on y retrouve des prédispositions familiales, surtout si certains
facteurs environnementaux ou alimentaires viennent s’y rajouter (l’arrêt de la
consommation de produits laitiers ou certaines autres denrées alimentaires
aurait des effets bénéfiques sur la disparition du psoriasis). Le stress, la
fatigue ou une consommation excessive d’alcool peuvent aggraver les poussées.

Dans sa forme bénigne, le psoriasis se limite au cuir chevelu, aux ongles, aux
genoux, aux coudes, aux mains et parfois aux organes génitaux. Dans les cas
graves, il s’étend et peut gagner la totalité du corps. Dans les cas de psoriasis,
l’épiderme se renouvelle trop vite en 4 à 6 jours, au lieu des 3 semaines
habituelles, ce qui génère des inflammations localisées. Les cellules épidermiques
s’accumulent à la surface de la peau et forment une couche de pellicule
(squames). Parfaitement inoffensive, celles-ci ont le désavantage d’être
inesthétique.

Plaque de psoriasis

 
20 
Cette dermatose chronique évolue de façon très individuelle, avec des poussées,
mais aussi des rémissions au cours desquelles les lésions disparaissent. Le répit
est de durée variable et les rémissions souvent incomplètes.

A ce jour, aucun traitement curatif permettant de guérir complètement du


psoriasis n’est connnu ; il est toutefois possible de le maitriser, d’en diminuer
l’étendue et d’améliorer la vie des patients. Néanmoins, les traitements faisant
partie de la pharmacopée française sont souvent pénibles et traitent
difficilement cette affection.

Les traitements naturels sont souvent forts efficaces.

Argile utilisée : illite

Associée à l’huile d’olive vierge extra, l’huile essentielle de camomille, de


géranium et de cajeput.

Mode d’utilisation : Appliquer cataplasmes mince sur les zones atteintes.  


On y ajoutera pour un cataplasme : 1 goutte d’huile essentielle de camomille, 1
goutte d’huile essentielle de lavande aspic et 1 goutte d’huile essentielle de
curcuma, puis de l’huile de calendula jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Propriétés des huiles essentielles :

HE Camomille romaine Chamaemelum nobile : action antiprurigineuse pour lésions


type eczéma, peaux réactives, irritations et rougeurs.

HE Lavande aspic Lavandula spica: anti-infectieuse

HE Curcuma Curcuma longa : cicatrisant indiqué dans psoriasis, escarres,


brûlures...

Il est possible de compléter ce traitement par un verre de lait d’argile la matin à


jeun, jusqu’à guérison.

Plaie opératoire

Qui dit accueil de patients opérés en traumatologie, dit plaie opératoire.

Pour les prothèses de hanches, il s’agit de plaie au niveau de la hanche et du haut


de la cuisse souvent sur 15cm. Il arrive que des hématomes impressionants y

 
21 
soient associés. Il y a aussi les plaies opératoires au niveau des genoux (pour des
prothèses de genoux), fracture humérale brochée, fracture cubitale et radiale...

Dans le cas de plaies opératoires, l’argile cicatrisante, antiseptique peut s’avérer


très utile et peut même aider à drainer les éventuelles sérosités sous –jacentes.

Photo 1  Photo 2

Sur la photo 1, les berges sont très inflammatoires, il y a un net écoulement


purulent et les 2 berges ne sont pas soudées comme elles devraient l’être.

Dans ce cas, il serait judicieux d’appliquer un cataplasme d’argile verte associée à


1 ou 2 gouttes d’huiles essentielles de Tea Tree, dilué dans 10 gouttes d’huile
végétale de calendula. Le laisser et le changer toute les 2 heures au début et
après arrêt des écoulements le laisser une nuit entière.

Sur la 2ème illustration, la cicatrisation semble être de bonne qualité, mais une
petite zone inflammatoire semble être visible.  
Ici encore, un cataplasme d’argile additionné d’huiles essentielles de lavande
aspic ou de Tea tree serait le bienvenu afin d’enrayer cette inflammation, début
probable d’une infection.

L’argile va aspirer les sérosités au contatc du cataplasme mais également celles


qui sont plus en profondeur, ce qui va diminuer nettement le temps de guérison
et donc de cicatrisation.

L’HE de Tea tree et de Lavande aspic sont des anti-infectieux.

Afin d’aider à la cicatrisation, on peut y associer la prise per os d’argile sous


forme d’eau d’argile.

Ulcères variqueux

 
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Définition : ulcère cutané, survenant chez les sujets porteurs de varices avec
insuffisance veineuse, secondaire au trouble circulatoire et volontiers localisé au
1/3 inférieur de la jambe. Il s’agit de lésions très longues à cicatriser et souvent
douloureuses.

Aujourd’hui les traitements classiques sont constitués de film gras (Lomatuel®,


Adaptic®) ou d’interfaces qui aident au bourgeonnement de la peau sans
l’agresser, tout en absorbant si besoin les sécrétions (Biatain®, Mépilex®,
Comfeel®).

Ces traitements sont souvent couteux et longs. De ce fait, cela revient très cher
au final.

Par exemple, Biatain® coute 1, 85€ pour une plaque de 15cmX15cm, le Mépilex®
coute quant à lui 1,85€, sans compter les compresses et la bande ainsi que les
pansements secondaires à rajouter.

Alors non seulement, l’argile aide à la cicatrisation et absorbe les impuretés,


mais en plus, détail non négligeable et souvent important en milieu hospitalier : ce
genre de traitement coute bien moins cher.

Mode d’utilisation : appliquer un cataplasme d’argile montmorillonite et y


intégrer 1 goutte d’huile essentielle de lavande. A renouveler à saturation ou tous
les jours.

Pansements d’escarres

L’escarre est une plaie consécutive à une hypoxie tissulaire provoquée par une
pression excessive et prolongée.

 
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Tout tissu corporel a besoin d’oxygène pour vivre. Une hypoxie entraine le
dépérissement irrémédiable de ces derniers. Ceci peut toucher non seulement
des tissus superficiels comme la peau, mais aussi des tissus profonds comme les
muscles. Cette hypoxie ne se voit pas directement, mais on en constatera les
conséquences : l’escarre.

On peut rappeler la classification des escarres :

 Stade 1 :rougeur ne blanchissant pas sous la pression du doigts


 Stade 2 : désépidermisation, arrachement de la peau, touchant l’épiderme
voire le derme
 Stade 3 : nécrose, plaie profonde avec plaque de nécrose recouvrant des
tissus sous-jacents dévitalisés
 Stade 4 : plaie ouverte profonde ; escarre stade 3 après élimination des
tissus nécrotiques.

Dans un hôpital accueillant souvent des personnes âgées, la chasse aux escarres
est rude : effleurage, plan de latéralisation, suppléments d’apports en protéines,
matelas à air, surveillance accrue des positions vicieuses et de l’état cutané…
Mais il peut arriver que l’escarre apparaisse, ou plus souvent que les personnes
soient admises avec des escarres déjà formées. Il faut donc les traiter.

Comme pour les ulcères, les soins d’escarres sont souvent longs. Même principe :
pansements onéreux qui aident au bourgeonnement des plaies.

L’argile peut bien aider à la cicatrisation de ce plaies.

Voici une recette de cataplasme que j’espère bientôt pouvoir utiliser en service
pour traiter les escarres :

« Escarres et autres plaies de lit (selon NARD) :

 
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HE Helichrysum italicum (Immortelle) : 3 ml
HE Cupressus sempervirens (Cyprès) : 2ml
HE Cistus ladaniferus CT pinène (Ciste ladanifère) : 3ml
HE Pistacia lentiscus (Lentisque pistachier) : 3ml
HE Laurus nobilis (Laurier noble) : 3ml
HE Commiphora molmol (Myrrhe) : 5ml
HE Tanacetum annuum (Tanaisie annuelle) : 2ml
HE lavandula spica (Lavande aspic) : 10ml
HV Argan: 50ml
HV Onagre: 50ml
Miel de Thym ou de Châtaignier: 100g
Argile verte : 570g
HV Germes de blé : entre 180 et 250ml pour obtenir une pâte de
consistance idéale.

Mode d’utilisation : 1 application locale matin et soir, recouvrir d’un


pansement occlusif.

Avant chaque nouvelle application, nettoyer en vaporisant abondamment


avec de l’hydrolat de lavande, camomille ou immortelle pour éliminer ce qui
reste du traitement précédant.
Garder la préparation au frais. »
 
L’argile est ici associée à des huiles essentielles et végétales dont nous
allons voir les propriétés :
HE Helichrysum italicum (Immortelle) : anti-hématome et cicatrisante
HE Cupressus sempervirens (Cyprès) : astringente et vasoconstrictrice
HE Cistus ladaniferus CT pinène (Ciste ladanifère) :cicatrisant, tonique et
astringent cutané
HE Pistacia lentiscus (Lentisque pistachier) : congestion et stases
veineuses
HE Laurus nobilis (Laurier noble) : antibactérienne à large spectre,
antalgique
HE Commiphora molmol (Myrrhe) : Vulnéraire, cicatrisante et anti-
inflammatoire

 
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HE Tanacetum annuum (Tanaisie annuelle) : anti-inflammatoire et
phlébotonique
HE lavandula spica (Lavande aspic) : anti-infectieux
HV Argan: régénérante, nourrissante et restructurante. Son fort pouvoir
antioxydant compense en profondeur la dénutrition de la peau responsable
du vieillissement cellulaire et cutané.
HV Onagre: propriétés adoucissantes, assouplissantes et revitalisantes
Miel de Thym : antiseptique
Miel de Châtaignier : cicatrisant, améliore la circulation sanguine
HV de germes de blé : nourrissante, cicatrisante et apaisante.
Cette formule associe l’argile verte à des huiles essentielles, mais aussi à
des huiles végétales et du miel. Cette synergie de produits naturels va
aider la peau à se régénérer et puis à cicatriser.

Je n’ai malheureusement pas d’expérience personnelle pour ce genre de


traitement, mais selon les écrits, cette façon de traiter les escarres aurait de
très bons résultats. Avec l’accord du médecin, j’espère pouvoir bientôt l’utiliser.

Pour résumer :

Utilisations de l’argile

Peau :acné, furoncles, Articulations et muscles :


abcès, eczéma, brûlures, arthrose, lombalgies,
cicatrisation des plaies et dorsalgies, cervicalgie,
escarres, dermabrasions, contusions, entorses,
ulcères, psoriasis, tendinite…
irritations cutanées…
Carences en oligo-
éléments, anémie,
convalescence, ulcères
gastriques, gastro-

 
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CONCLUSION

L’argile est une terre riche en éléments minéraux ce qui lui confère des
propriétés extraordinaires et bénéfiques pour la santé de tous.

Utile dans beaucoup de cas, elle a la capacité d’aller là où elle sera utile. Dans les
cas de gastrites, de gastro-entérites elle saura être un pansement gastrique
efficace. Dans le cas de plaies externes, elle pourra être une alliée de taille afin
de guérir ces plaies si douloureuses.

L’utilisation à l’hôpital de thérapeutiques naturelles est tout à fait possible. Dans


le cas de l’argile et de l’établissement dans lequel j’exerce, certains efforts
seraient à faire et aussi quelques changements. En effet, le médecin doit donner
son aval, ainsi que le patient dans la mesure de ses capacités ; l’infirmière quant à
elle se doit de changer sa façon de travailler (confection des cataplasmes ou
préparations d’argile en per os) ; quant aux soins d’hygiène, ils doivent réaliser en
conséquences.

A la lumière de ce dossier (sans prétention), sur l’utilisation possible de l’argile


en milieu hospitalier, on remarque combien elle est bénéfique à la santé de
chacun et surtout dénuée d’effets indésirables, si souvent reprochés aux
traitements allopathiques. L’exemple de l’Inexium® relaté dans la dernière
partie, nous montre combien il n’est pas anodin de prendre des traitements qui
souvent sont sensés être bénéfiques à notre santé.

Le nombre d’hôpitaux qui font entrer les traitements naturels dans leurs
services sont peu nombreux. Néanmoins, certains font des efforts, notamment
dans le cadre de soins à base de miel, avec les sangsues, le vinaigre...

 
27 
Alors aujourd’hui, c’est à nous qui sommes convaincus de ces méthodes naturelles
pour les soins, de convaincre les sceptiques. A force d’efforts, peut-être les
traitements naturels entreront bientôt dans les services de soins hospitalier et
deviendront courants dans les prochaines années. Je l’espère non seulement par
conviction personnelle, mais aussi et surtout pour le bien-être des personnes que
nous soignons, car c’est ça le plus important.

BIBLIOGRAPHIE

Livres :

* L’argile qui guérit-Mémento de médecine naturelle- Raymond Dextreit- Edition


« Vivre en harmonie »

* 200 remèdes à l’argile- Philippe Chavanne- First Editions

* Le miel malin- Alix Lefief-Delcourt- Leducs Editions

* L’argile, ses vertus, ses bienfaits- Christopher Vasey- Jouvence Editions

Web :

www.aroma-zone.com: section argiles

http://sevaroma.blog4ever.com/blog/liarticle-68312-1198237.html
malheureusement ce blog semble ne plus exister. Il s’agissait d’un blog sur le
traitement des escarres avec des soins à base d’argile et d’huiles essentielles du
même genre que celui donné en page 25. Les informations de ce blog provenait en
partie du livre : « Les cahiers d’aromathérapie pratique dermatologie » de
Dominique BAUDOUX aux éditions Amyris.

 
28 
ANNEXE

Quelques précautions à respecter pour préparer le lait d’argile :

-L’argile doit être parfaitement sèche et de très bonne qualité, séchée au soleil.
Si besoin, l’étaler au soleil avant de l’utiliser.

-L’eau utilisée doit être faiblement minéralisée et non chlorée (l’eau du robinet
ne convient donc pas).

-Ne pas mettre en contact l’argile et de l’acier inoxydable ou du plastique.


Préférer une cuillère en bois.

-Si besoin est de chauffer l’argile, utiliser le bain-marie et un contenant en


verre. Surtout ne pas utiliser le micro-onde.

-Pour préparer un lait d’argile : verser une ou deux cuillères à café dans un verre
et y verser de l’eau pure (1/2 cuillère à café pour les enfants de moins de 10
ans). Si possible , la laisser reposer 8 heures au soleil.

-Boire cette préparation le matin à jeun ou juste avant d’aller se coucher. Il peut
aussi être pris ½ heure ou ¾ d’heure avant le début d’un repas .

-Les personnes sensibles à la constipation ne boiront que l’eau et pas le dépôt


argileux au fond. Les personnes ayant une tendance à l’occlusion et/ou ayant
une hernie abdominale ne doivent pas prendre d’argile.

-Ne jamais prendre d’argile avec des corps gras : huile de paraffine par
exemple (même si l’arrêt remonte à 8/10 jours).

-La « dose de cheval » est hors de question en cas de traitements doux et


naturel comme l’argile.

 
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-En début de traitement ne boire que l’eau, puis progressivement boire l’argile
avec.

-Procéder par cure de 3 semaines puis arrêt pendant 1 semaine.

 
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