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SOMMAIRE

REMERCIEMENTS 6

GÉNÉRALITÉS 7

1. GEOTECHNIQUE 7
2. MECANIQUE DES SOLS 7
3. MECANIQUE DES ROCHES 7
4. GEOLOGIE DE L’INGENIEUR 7
5. GENIE CIVIL 7
6. DOMAINES D’APPLICATION DE LA MECANIQUE DES SOLS (VOIR INTRODUCTION) 7

INTRODUCTION 8

SEQUENCE I - PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES SOLS 9

DEFINITION DES MATERIAUX GEOTECHNIQUE 9


AUTRES DEFINITIONS 10

CHAPITRE I- PROPRIETES HYDRAULIQUES DES SOLS 14

DIFFERENTS ETATS DE L'EAU DANS LE SOL 14


HYDROLOGIE - ASSAINISSEMENT – DRAINAGE NFP 11-301 15
BASSIN VERSANT OU IMPLUVIUM 15
AQUIFERE 15
SOL NON SATURE 17
SOL SATURE (SR = 1) 18
ECOULEMENT DE L'EAU DANS LES SOLS 18
CONDITIONS GENERALES 19
PRESSION INTERSTITIELLE (NFP 11-301) 20
CHARGE HYDRAULIQUE 21
ÉCOULEMENT DE L’EAU DANS LES ROCHES ET LES MASSIFS ROCHEUX 22
PIEZOMETRIE NFP94-157-1 22
GRADIENT HYDRAULIQUE 23
VITESSE D’ECOULEMENT 25
POROSITE DES ROCHES (XP P 94-402) 27
SUCCION DANS LES SOLS 27
CAPILLARITE (LOI DE JURIN) 27
ASCENSION CAPILLAIRE DANS LES SOLS 29
LOI DE DARCY 31
CONDUCTIVITE HYDRAULIQUE 31
PERMEABILITE DES MILIEUX STRATIFIES 32
MESURE EN LABORATOIRE DU COEFFICIENT DE PERMEABILITE DES SOLS 34
ESSAIS A CHARGE CONSTANTE 34
ESSAIS A CHARGE VARIABLE 34
ORDRE DE GRANDEUR DU COEFFICIENT DE PERMEABILITE DES SOLS 36
ESSAI PONCTUEL. ESSAI LEFRANC NF P 94-132 37
ESSAI D’EAU LUGEON (NF P 94-131) 38
ESSAI DE POMPAGE (NF P 94-130) 40
LA FORCE DE FILTRATION 41
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ÉCOULEMENTS BIDIMENSIONNELS - ETUDE DES RESEAUX D’ECOULEMENT 44
ÉCOULEMENTS PERMANENTS DANS LES SOLS 44
PRESSIONS D’ECOULEMENT 52
INTERACTION ENTRE LES PHASES SOLIDE ET LIQUIDE 52
EXPRESSION DE LA PRESSION D’ECOULEMENT 53
GRADIENT HYDRAULIQUE CRITIQUE 55

CHAPITRE II : RESISTANCE DES SOLS AU CISAILLEMENT 58

NOTION DE CONTRAINTE. DEFINITION DU VECTEUR CONTRAINTE 58

LES FORCES 58
EXEMPLE 58
VECTEUR DE CONTRAINTE 59
POSTULAT D'EULER-CAUCHY 59
LA NOTION DE CONTRAINTES POUR UN MATERIAU EST UNE NOTION FICTIVE ANALOGUE A LA NOTION
BIEN CONNUE DE TENSION D’UN FIL : SOIT UN FIL SOUPLE EN EQUILIBRE SOUS L’ACTION DE FORCES
EXTERIEURES S’EXERCENT A SES EXTREMITES (FIGURE 71). LE FIL EST DONC TENDU, RECTILIGNE.
COUPONS CE FIL PAR UN PLAN FICTIF P EN DEUX PARTIES (I) ET (II). SUR LA SURFACE DE COUPURE
TRES PETITE DS QU’ON PEUT ASSIMILER A UN POINT, SOIT M, LA PARTIE (II) EXERCE UNE FORCE SUR
LA PARTIE (I). CETTE FORCE EST PAR DEFINITION LA TENSION T DU FIL. LA DIRECTION DE CETTE
FORCE EST CONNUE, C’EST CELLE DU FIL. 59
EXERCICE 1 ERREUR ! SIGNET NON DEFINI.
PAR ANALOGIE, SOIT UN SOLIDE QUELCONQUE (FIGURE 69) A LA SURFACE DUQUEL S’EXERCENT DES
FORCES. COUPONS CE SOLIDE PAR UN PLAN FICTIF (P). SUR LA SURFACE DE COUPURE (S) LA PARTIE
(II) EXERCE DES FORCES SUR LA PARTIE (I). 59
DEFINITIONS DE CONTRAINTES 63
CONTRAINTES ET PRESSIONS D’EAU DANS LES SOLS 63
LA PRESSION DE L’EAU EST APPELEE PRESSION INTERSTITIELLE ET NOTEE U. DANS CERTAINS CAS, ON
UTILISE AUSSI LA NOTATION UW (POUR DISTINGUER LA PRESSION DE L’EAU DE CELLE DE L’AIR) OU 𝝆W,
SI LE SYMBOLE « U » A UNE AUTRE UTILISATION. 63
LA PRESSION DE L’AIR EST APPELEE « PRESSION DE L’AIR » OU « PRESSION DE L’AIR DANS LES PORES »
ET NOTEE UA . DANS CERTAINS CAS, ON UTILISE AUSSI LA NOTATION 𝝆A. 63
LES PRESSIONS DE L’EAU ET DE L’AIR, COMME LES CONTRAINTES TOTALES, SONT EN GENERAL
COMPTEES A PARTIR DE LA PRESSION ATMOSPHERIQUE (A LA SURFACE D’UN RESERVOIR D’EAU LA
PRESSION DE L’EAU EST NULLE ET LA CONTRAINTE TOTALE VERTICALE EST NULLE A LA SURFACE
D’UN MASSIF DE SOL NON CHARGE). 63
SOLS SATURES. CONTRAINTES EFFECTIVES. PRINCIPE DES CONTRAINTES EFFECTIVES 64
CONTRAINTES TOTALES 64
CONTRAINTE TOTALE PRINCIPALE 65
LA CONTRAINTE TANGENTIELLE OCTAEDRIQUE OU CONTRAINTE DEVIATORIQUE OU CONTRAINTE DE
CISAILLEMENT (𝝉) 65
TENSEUR DES CONTRAINTES EN UN POINT D’UN MILIEU CONTINU 65

ÉTAT DE DEFORMATION EN UN POINT D’UN MILIEU CONTINU 67

DEFINITIONS 68

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 DEFORMATION RELATIVE LINEIQUE (𝜺) : VARIATION DE LONGUEUR D’UNE LONGUEUR UNITE DANS
UNE DIRECTION DONNEE. 68
 DISTORSION (𝜸) : VARIATION DE L’ANGLE ENTRE DEUX SEGMENTS (JOIGNANTS DES POINTS A
L’INTERIEUR DU MATERIAU) PRIMITIVEMENT ORTHOGONAUX. 68
 DEFORMATION RELATIVE LINEIQUE PRINCIPALE (𝜺𝒊) : DEFORMATION RELATIVE A L’UNE DES TROIS
DIRECTIONS ORTHOGONALES POUR LESQUELLES LA DEFORMATION DE CISAILLEMENT EST NULLE : 68
A) DEFORMATION PRINCIPALE MAJEURE (𝜺𝟏) ; 68
B) DEFORMATION PRINCIPALE INTERMEDIAIRE (𝜺𝟐) ; 68
C) DEFORMATION PRINCIPALE MINEURE (𝜺𝟑) ; 68
D) DEFORMATION MOYENNE (OU DEFORMATION VOLUMIQUE) : 𝜺𝑽 = 𝜺𝟏 + 𝜺𝟐 + 𝜺𝟑/3. 68

RELATIONS CONTRAINTES-DEFORMATIONS. MODELES RHEOLOGIQUES DU


COMPORTEMENT DU SOL 70

LA THEORIE DES MILIEUX CONTINUS MONTRE QUE POUR DETERMINER L’ETAT DES
CONTRAINTES ET DES DEFORMATIONS DANS UN SOLIDE SOUMIS A L’ACTION DE
FORCES EXTERIEURES, IL EST NECESSAIRE D’AVOIR SIX RELATIONS
SUPPLEMENTAIRES, ENTRE LES CONTRAINTES ET LES DEFORMATIONS. 70

CES RELATIONS TRADUISENT MATHEMATIQUEMENT LE COMPORTEMENT DU


MATERIAU, C’EST-A- DIRE SA REPONSE LORS D’UN CHARGEMENT. POUR CETTE
RAISON ELLES SONT DESIGNEES SOUS LE NOM DE LOIS DE COMPORTEMENT. 70

LOI DE COMPORTEMENT 70
LES LOIS DE COMPORTEMENT ELEMENTAIRES 70
CISAILLEMENT D'UN SOL : COURBE INTRINSEQUE 77

SEQUENCE 3 : TASSEMENTS ET CONSOLIDATION DES SOLS 81

GENERALITES 81
DEFINITION DES CONTRAINTES DANS LES SOLS 81
CALCUL DES CONTRAINTES DANS LES SOLS 81
COMPRESSIBILITE DES SOLS 81
- ESSAI OEDOMETRIQUE. 81
- COURBE DE COMPRESSIBILITE. 81
- CARACTERISTIQUES DE LA COMPRESSIBILITE. 81
- CLASSIFICATION DES SOLS VIS A VIS DE LA COMPRESSIBILITE. 82
TASSEMENT DES SOLS. 82

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LISTE DES FIGURES
 FIGURE 1 : CONGLOMERAT .......................................................................................................................................9
 FIGURE 2 : VUE A LA LOUPE DES SABLES DE LA PLAGE (GROSSISSEMENT 36X) .........................................................9
FIGURE 3 : FONDATIONS SUEPRFICIELLES (SEMELLE, RADIER) ......................................................................................... 11
FIGURE 4 : MUR DE SOUTENEMENT .................................................................................................................................. 11
FIGURE 5 : DEBLAIS REMBLAIS ........................................................................................................................................ 12
FIGURE 6 : TUNNEL SOUS LA MANCHE ............................................................................................................................. 12
FIGURE 7 : AMELIORATION DU SOL .................................................................................................................................. 12
FIGURE 8 : TRANCHEE DRAINANTE .................................................................................................................................. 12
FIGURE 33 : DIMINUTION DE LA FORCE D'ATTRACTION AVEC LA DISTANCE ..................................................................... 15
FIGURE 34 : BASSIN VERSANT .......................................................................................................................................... 15
FIGURE 35 : DISTINCTION ENTRE LA ZONE NON SATUREE ET LA ZONE SATUREE .............................................................. 16
FIGURE 36 : SCHEMA D’UNE NAPPE LIBRE ........................................................................................................................ 16
FIGURE 37 : NAPPE CAPTIVE ............................................................................................................................................ 17
FIGURE 38 : NAPPES PERCHEES ........................................................................................................................................ 17
FIGURE 39 : DIVERSES FORMES D L’EAU DANS LES SOLS NON SATURES ........................................................................... 18
FIGURE 40 : VOLUME ELEMENTAIRE DE SOL TRAVERSE PAR UN ECOULEMENT ................................................................ 19
FIGURE 41 : VER D’UN SOL ............................................................................................................................................. 20
FIGURE 42 : REPRESENTATION DU CHANGEMENT DE NIVEAU D’ENERGIE D’UN FLUIDE PAR RAPPORT A UN ETAT
STANDARD (DE REFERENCE) ARBITRAIRE ............................................................................................................... 22
FIGURE 43 : TUBE PEIZOMETRIQUE .................................................................................................................................. 23
FIGURE 44 : GRADIENT HYDRAULIQUE VERTICAL ............................................................................................................ 24
FIGURE 45 : ECOULEMENT LE LONG DE L’ECRAN ETANCHE DU BATARDEAU .................................................................... 25
FIGURE 46 : VITESSE REELLE ET APPARENTE ................................................................................................................... 26
FIGURE 47 : VITESSE D'ECOULEMENT............................................................................................................................... 26
FIGURE 48 : REMONTEE CAPILLAIRE DANS UN TUBE PROPRE. .......................................................................................... 28
FIGURE 49 : REMONTEE CAPILLAIRE DANS UN TUBE NON PROPRE.................................................................................... 29
FIGURE 50 : TENSION DE SURFACE DE L'EAU DANS UN SOL FIN ........................................................................................ 29
FIGURE 51 : PROFIL DE SATURATION ET DE PRESSION DANS UN SOL................................................................................. 30
FIGURE 52 : PERMEABILITE DES SOLS STRATIFIES ............................................................................................................ 32
FIGURE 53 : ESSAI DE PERMEABILITE A CHARGE CONSTANTE .......................................................................................... 34
FIGURE 54 : ESSAI DE PERMEABILITE A CHARGE VARIABLE ............................................................................................. 36
FIGURE 55 : ESSAI LEFRANC ............................................................................................................................................ 38
FIGURE 56 : INTERPRETATION DE L'ESSAI......................................................................................................................... 38
FIGURE 57 : APPAREILLAGE POUR UN ESSAI D’EAU LUGEON - PRINCIPE .......................................................................... 40
FIGURE 58 : ÉQUIPEMENT D'UN PUITS POUR ESSAI DE POMPAGE - EXEMPLE..................................................................... 41
FIGURE 59 : FORMATIONS HETEROGENES......................................................................................................................... 42
FIGURE 60 : RESEAU D’ECOULEMENT .............................................................................................................................. 46
FIGURE 61 : CONDITIONS AUX LIMITES D’UN ECOULEMENT ............................................................................................. 48
FIGURE 62 : PALPLANCHES .............................................................................................................................................. 48
FIGURE 63 : STRUCTURE EN RIDEAUX DE PALPLANCHES .................................................................................................. 49
FIGURE 64 : RESEAU D’ECOULEMENT AUTOUR D’UNE PALPLANCHE ................................................................................ 49
FIGURE 65 : APPAREILLAGE D’ANALOGIE ELECTRIQUE POUR LE TRACE DES RESEAUX D’ECOULEMENT........................... 51
FIGURE 66 : POUSSEE D’ECOULEMENT (ECOULEMENT UNIDIMENSIONNEL) ...................................................................... 54
FIGURE 67 : PRESSION D’ECOULEMENT (CAS GENERAL)................................................................................................... 55
FIGURE 68 : PHENOMENE DE RENARD (BOULANCE).......................................................................................................... 57
FIGURE 69 : FORCE DE SURFACE ET DE VOLUME .............................................................................................................. 58
FIGURE 70 : FORCES APPLIQUEES AU MASSIF DE SOL ....................................................................................................... 59
FIGURE 71 : TENSION D’UN FIL......................................................................................................................................... 59
FIGURE 72 : CONTRAINTE SUR UN SOLIDE ........................................................................................................................ 60
FIGURE 73 : VECTEUR CONTRAINTE.............................................................................................................................. 61
FIGURE 74 : LA CONTRAINTE EST ALORS DITE NORMALE, ET NOTEE ΣN ............................................................................ 61
FIGURE 75 : LES VECTEURS CONTRAINTES ....................................................................................................................... 61
FIGURE 76 : CONTRAINTES PAR RAPPORT A UN PLAN INCLINE ......................................................................................... 62
FIGURE 77 : CONTRAINTES DANS UN SOL ......................................................................................................................... 64

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FIGURE 78 : PLANS PRINCIPAUX ....................................................................................................................................... 65
FIGURE 79 : DECOMPOSITION DE LA CONTRAINTE SUR LA FACETTE Z.............................................................................. 66
FIGURE 80 : COMPOSANTES DU TENSEUR DES CONTRAINTES EN UN POINT M .................................................................. 66
FIGURE 81 : REPRESENTATION DES CONTRAINTES DE CISAILLEMENT SUR DEUX FACETTES PERPENDICULAIRES .............. 67
FIGURE 82 : CONTRAINTES SUR UN PRISME ELEMENTAIRE ............................................................................................... 67
FIGURE 83 : DEFORMATION D’UN SOLIDE (S) ................................................................................................................... 68
FIGURE 84 : MODELE ELASTIQUE ..................................................................................................................................... 71
FIGURE 85 : MODELE VISCO-ELASTIQUE .......................................................................................................................... 72
FIGURE 86 : MODELE PLASTIQUE ..................................................................................................................................... 73
FIGURE 87 : LIMITE DES DOMAINES D'ELASTICITE ET DE PLASTICITE ................................................................................ 73
FIGURE 88 : CERCLES DE MOHR ....................................................................................................................................... 76
FIGURE 89 : COURBE INTRINSEQUE D’UN SOL (REPRESENTATION DE MOHR) ................................................................... 78
FIGURE 90 : COUPE D'UN MASSIF DE SOL ET LIGNES DE GLISSEMENT ............................................................................... 79

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REMERCIEMENTS

Ce cours de mécanique des sols est le fruit des cours que j’ai enseigné à l’Institut Spécialisée de
Travaux Publics (ISTP) depuis l’année 2004, à l’Institut Spécialisées de École privée (ISBTP) et
à la Faculté des Sciences (LPEGC, FCEGC et MSGEGC).
Je tiens à remercier M. CHELLI, l’Ex-Directeur de l’ISTP avec qui ai commencé cette formation.
Je remercie également M. EL MAHFOUDI MOHAMMED RACHID le Directeur de l’ISTP
grâce à lui on a tissé la Licence Professionnelle à la Faculté des Sciences d’Oujda Géo-
Environnment et Génie Civil, Master Professionnle Géo-Environnement et Génie Civil.
Je remercie tout le staff administratif en leur tête M. BENJEHOU Abdellah Directeur des Etudes,
BENZAKRI, MOUTAHID qui étaient toujours disponibles à n’importe quel moment.
Enfin je remercie tous mes stagiaires de toutes les promotions. Sans toutes ces personnes ce
polycopié n’aura pas vu le jour. Grâce à leurs remarques il continue de s’enrichir, de se finioler.
Le but de polycopier est de donner aux techniciens de l’ISTP, aux étudiants des approches
théoriques de base pour les application pratiques de la mécanique des sols.
L’ossature du programme est fondée sur celle issue de l’ISTPM / CCPC SEPT 98.

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GÉNÉRALITÉS

1.Géotechnique

La géotechnique est la science qui étudie les sols sous tous les aspects qui intéressent l’ingénieur
de génie civil. Elle englobe la mécanique des sols, la mécanique des roches, la géologie de
l’ingénieur, technique des travaux et technique de construction.

2.Mécanique des sols

La mécanique des sols est l’application des lois mécaniques et hydrauliques au matériau sol.
Comparé aux nombreux autres matériaux étudiés en mécanique, les bétons, les aciers, les
plastiques, le bois..., le sol présente deux originalités. C’est tout d’abord un milieu discontinu qu’il
faudra donc étudié à la fois dans sa globalité et dans sa composition élémentaire. D’autre part,
c’est un matériau triphasique formé de grains solides, d’eau et d’air. Les phases non solides jouent
un rôle fondamental.

3.Mécanique des roches

La mécanique des roches est la science qui étudie et modélise le comportement des roches et qui
appliquent les lois et les principes de la mécanique et de l’hydraulique au terrain considéré comme
matériau d’ingénierie.

4.Géologie de l’ingénieur

Appelée aussi dans un sens restrictif géologie du génie civil, applique les principes et les méthodes
des sciences minérales et connexes aux travaux de l'ingénieur. Ce dernier ne peut en effet négliger
ni les caractéristiques des sols, des roches, des massifs rocheux et des eaux souterraines, ni le rôle
éventuel des processus géologiques en action ou potentiels.

5.Génie civil

Le Génie civil représente l'ensemble des techniques concernant les constructions civiles. Les
ingénieurs civils s’occupent de la conception, de la réalisation, de l’exploitation et de la
réhabilitation d’ouvrages de construction et d’infrastructures urbaines dont ils assurent la gestion
afin de répondre aux besoins de la société, tout en assurant la sécurité du public et la protection de
l’environnement. Très variées, leurs réalisations se répartissent principalement dans cinq grands
domaines d’intervention : structures, géotechnique, hydraulique, transport, et environnement.

6. Domaines d’application de la mécanique des sols (Voir introduction)

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INTRODUCTION

Les domaines d’application de la mécanique des sols sont nombreux et variés. Ils concernent la
profession des travaux publics, ainsi que celle du bâtiment. On peut citer notamment :
 Les milieux naturels tels que les versants (problèmes de glissement de terrain) et les berges
de cours d’eau ou de retenues.
 Les ouvrages en sol où le sol est le matériau de base sont aussi bien :
- les remblais (routes, voies ferrées, barrages, digues de bassins en terre, plates-
formes maritimes...) ;
- des déblais (talus, canaux, bassins...).
 Les ouvrages mixtes où le sol intervient en relation avec un autre matériau, le béton ou
l’acier par exemple. Les conditions d’ancrage dans le sol sont souvent primordiales pour
des ouvrages tels que :
- les murs de soutènements (béton, terre armée, sol renforcé par géotextile...);
- les palplanches utilisées dans les canaux, les ports, les constructions urbaines...;
- les parois moulées (à fonction étanchéité ou à fonction soutènement).
 Les fondations d’ouvrages ou de bâtiments où le sol et l’ouvrage ne constituent pas un
ensemble mixte, mais deux ensembles dont il s’agit de connaître les interactions. Les
mécaniciens des sols distinguent :
- les fondations superficielles (semelles ou radiers);
- les fondations profondes (pieux, puits, barrettes).

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SEQUENCE I - PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES SOLS

Définition des matériaux géotechnique

Dans les études géotechniques les matériaux existant à la surface de l'écorce terrestre sont classés
en deux grandes catégories :

 Roche : matériau de l’écorce terrestre, formé d’un assemblage de minéraux cohérents dont la
résistance en compression uniaxiale est généralement supérieure à 1 MPa. Une partie de roche
sans discontinuité apparente est également appelée matrice.


 Figure 1 : Conglomérat

 Sols : II s´agit de matériaux naturels, constitués de grains pouvant se séparer aisément par
simple trituration (broiement) ou éventuellement sous l´action d´un courant d´eau. Ces grains
peuvent être de dimensions très variables, allant des argiles aux blocs. Les sols sont de nature
géologique diverse : alluvions, colluvions, matériaux meubles sédimentaires, dépôts glaciaires,
sols résiduels 3), .... Leur pourcentage de matières organiques est inférieur ou égal à 3 %.


 Figure 2 : Vue à la loupe des sables de la plage (grossissement 36x)

Le Sol : c’est aussi le nom générique englobant les sols et les roches en place ou en remblai.

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 les sous produits miniers et les granulats concassés (sable, gravier, ballast...) sont aussi des
matériaux meubles.
 Les matériaux de transition entre sols et roches sont nommés SIRT (sols indurés et roches
tendres).
Le mécanicien des sols étudie donc aussi bien des sols naturels que des matériaux fabriqués
artificiellement à partir de sols ou de roches et présentant un caractère meuble.
La reconnaissance des sols permettra à l’ingénieur ou au technicien de préciser l’utilisation
possible ou non d’un sol pour un ouvrage déterminé.

Matériaux rocheux : roche intacte avec ses discontinuités.

Massif rocheux : roche en place avec ses discontinuités et son profil d’altération.

Terrain : le sol, la roche et le matériau de remblai existant sur le site avant l’exécution des travaux
de construction.

Sols organiques : II s´agit de sols ayant un pourcentage de matières organiques supérieur à 3 %.


La matière organique donne des matériaux organiques d'origine végétale et/ou animale, et produits
de transformation de ces matériaux, par exemple l'humus, la tourbe.
NOTE : Les matières organiques ont généralement une teneur en eau très élevée.

Sous-produits industriels : Il s´agit de matériaux, produits de l´activité humaine, d´origines


diverses pouvant être utilisés en remblais et en couches de forme : principalement cendres volantes
(résidus de la combustion du charbon dans les centrales thermiques), schistes houillers, schistes de
mines de potasse, phosphogypse, mâchefers d´incinération d´ordures ménagères, matériaux de
démolition, laitier de haut-fourneau, etc.

Terre végétale : Couche supérieure du sol en place, support de la végétation, et affectée par les
agents climatiques et microbiologiques.

Autres définitions
Matrice : masse, à grains fins, amorphe ou vitreuse d’une roche contenant des grains minéraux ou
des particules rocheuses plus grossiers.

Texture : dimension, forme et disposition des grains (pour les roches sédimentaires) et des
cristaux (pour les roches métamorphiques et magmatiques).

Discontinuités : plans de stratification, joints, fissures, clivages et failles de stratification dans les
massifs rocheux.

Structure : configuration des variations d’orientation des discontinuités des masses rocheuses qui
subdivisent la masse en blocs de roches individuels.

Déblai : Ouvrage résultant de l’action de déblayer, et réalisé selon des critères d’exécution
préalablement définis.
Par extension le (ou les) matériau(x) objet de l’action de déblayer.
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Déblayer : Extraire et enlever des sols et/ou des matériaux rocheux pour abaisser ou niveler le
terrain existant.

Remblai : Ouvrage résultant de l’action de remblayer, et réalisé selon des critères d’exécution
préalablement définis.
Par extension le (ou les) matériau(x) objet de l’action de remblayer.

Remblayer : Mettre en place des matériaux pour rehausser ou niveler le terrain existant.

Dénomination et description d’un sol : opérations consistant à donner un nom à un sol en


fonction :
1. de sa granularité (mesure des dimensions des particules d’un sol et de leur répartition),
2. de sa nature,
3. des caractéristiques des particules minérales et/ou organiques,
4. de sa plasticité (propriété caractérisant un sol cohérent, entraînant une variation du
comportement mécanique de ce sol en fonction de sa teneur en eau).

Un ouvrage : bâtiment, construction de génie civil ou aménagement de terrain que le maître


d’ouvrage fait exécuter. Les ouvrages géotechniques sont notamment les :

 fondations (semelles, radiers, puits, pieux) ;

Figure 3 : Fondations sueprficielles (semelle, radier)


 soutènements ;

Figure 4 : Mur de soutènement

 ouvrages en terre (déblais, remblais, couches de forme) ;

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Figure 5 : Déblais remblais

 ouvrages souterrains ;

Figure 6 : Tunnel sous la manche

 améliorations et renforcements de terrains ;

Figure 7 : Amélioration du sol

 ouvrages de drainage, d’épuisement, de pompage.

Figure 8 : Tranchée drainante

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CHAPITRE I- PROPRIETES HYDRAULIQUES DES SOLS

Les applications de l’écoulement dans un sol sont :


Vérification de la stabilité au renard phénomène de boulance ou renard (ce terme est employé, car
le phénomène se manifeste par une zone qui constitue une sorte de terrier de renard) dans un
massif de sol qui est le siège de circulations d’eau, par exemple une digue de canal ;
Définition des fuseaux granulométriques des drains et des filtres dans un barrage en terre ;
Calcul de la transition granulométrique d’une protection de berges ou d’une protection
antibatillage d’un parement amont de barrage ;
Calcul du rayon d’action d’un forage pour l’eau potable ;
capillarité ;
gonflement et action du gel ;
percolation à travers les barrages (Calcul du débit de fuite, dans un barrage en terre, sous un rideau
de palplanches, etc.) ;
tassement des structures ;
instabilités des talus dans l'argile.

On rappele que l’un des deux paramètres quantifiant la présence d’eau : w ou Sr.
Un sol saturé : tous les vides sont entièrement occupés par l’eau (deux phases).
Un sol sec : dans les vides il n’ya pas d’eau. Ils sont ocuupés par l’air (deux phases).
Un sol humide : mélange d’air et de vapeur d’eau (cas le plus fréquent) (trois phases).

L’étude complète des sols non saturés, qui constituent un milieu à trois phases, est très complexe.
Pour étudier l’eau dans le sol la première hypothèse est : le sol est satruré.

Différents états de l'eau dans le sol


L’eau dans le sol peut se présenter sous trois formes différentes :
 Eau de constitution : c’est l’eau de cristallisation ; Exemple : gypse (SO4Ca,2H2O, ou
encore appelé plâtre),
 Eau adsorbée : c’est l’eau de mouillage des grains solides. Elle est fixée à la surface de
ceux-ci en formant un film mince,
 Eau libre : contrairement aux cas précédents, pour lesquels l’eau est solidaire des grains
solides, l’eau libre remplit les interstices formés par les grains solides et peut y circuler.

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Figure 9 : Diminution de la force d'attraction avec la distance

Hydrologie - assainissement – drainage NFP 11-301


Bassin versant ou impluvium
En un point donné, d’un cours d’eau ou d’un ouvrage hydraulique, c’est la projection sur un plan
horizontal de la surface à l’intérieur de laquelle prennent naissance tous les écoulements dont les
eaux doivent passer par le point considéré, afin de poursuivre leur trajet vers l’aval (Figure 10).

Figure 10 : Bassin versant

Aquifère
Qui contient de l’eau en partie mobilisable par gravité (Figure 11).

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Figure 11 : Distinction entre la zone non saturée et la zone saturée

Nappe libre
Ensemble des eaux comprises dans la zone saturée d’un horizon du sol ou d’un «aquifère». On la
caractérise par son niveau piézométrique, son sens d’écoulement, ses variations saisonnières et sa
puissance (Figure 12).

Figure 12 : Schéma d’une nappe libre

Nappe artésienne ou captive


Nappe qui se trouve limitée par le haut par une couche de terrain imperméable : la nappe est alors
en charge. Le niveau piézométrique est plus élevé que le toit de l’aquifère (Figure 13).

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Figure 13 : Nappe captive

Nappe perchée - nappe suspendue


Nappe localement et temporairement limitée, formée dans un aquifère situé au-dessus d’une zone
non saturée. Sa capacité est alors le plus souvent restreinte et très dépendante des conditions
météorologiques.

Figure 14 : Nappes perchées

Lorsque le sol est humide et non saturé, l’eau libre est en général concentrée aux points de contact
entre les grains. Elle est retenue à ces endroits par des forces de capillarité qui créent entre les
grains des forces d’attraction (Erreur ! Source du renvoi introuvable.).
L'eau joue un rôle majeur dans les caractéristiques mécaniques des sols.
Sol non saturé
Dans les sols non saturés, l’eau ne remplit pas les pores du sol et le comportement du sol est lié
directement à l’indice des vides et au degré de saturation.

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Figure 15 : Diverses formes d l’eau dans les sols non saturés

Expression de la masse volumique du sol :

𝒌𝒈
𝝆[ ] = 𝝆𝒅 + 𝒏 𝑺𝒓 𝝆𝒘
𝒎𝟑
𝝆 = 𝝆𝒔 (𝟏 − 𝒏) + 𝒏 𝑺𝒓 𝝆𝒘
𝝆𝒔 + 𝒆 𝑺𝒓 𝝆𝒘
𝝆=
𝟏+𝒆

Expression de la teneur en eau ou du degré de saturation :

𝒆 𝑺𝒓 𝝆𝒘
𝒘=
𝝆𝒔
𝝆𝒔 𝒘
𝑺𝒓 =
𝝆𝒘
𝒘
𝑺𝒓 =
𝟏 𝟏
𝝆𝒘 (𝝆 − 𝝆 )
𝒅 𝒔

Sol saturé (Sr = 1)

Expression de la masse volumique du sol :

𝝆 = 𝝆𝒅 + 𝒏 𝝆𝒘
𝝆 = 𝝆𝒔 (𝟏 − 𝒏) + 𝒏 𝝆𝒘
𝝆𝒔 + 𝒆 𝝆𝒘
𝝆=
𝟏+𝒆
Expression de la teneur en eau :
𝒆 𝝆𝒘
𝒘=
𝝆𝒔

L’état d’un sol peut donc être défini par :


trois paramètres (e, ρs et Sr ou w) s’il n’est pas saturé ;
deux paramètres (e ou w, ρs ) s’il est saturé.

Ecoulement de l'eau dans les sols


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Conditions générales
Pour étudier l’écoulement de l’eau dans les sols, nous ferons les hypothèses suivantes :
a) L’eau interstitielle est incompressible.
b) La masse d’eau interstitielle se conserve.
c) Les contraintes totale 𝝈 et effective 𝝈′ ainsi que la pression de l’eau u sont liéés par la relation
de Terzaghi (Voir Chapitre 4) :

𝝈 = 𝝈′ + 𝒖

d) Il est tenu compte de l’effet de la pesanteur.


e) Les mouvements sont permanents, c’est-à-dire que les vitesses de l’eau aux différents endroits
sont indépendantes du temps.
f) L’eau qui circule entre les grains présente de la viscosité.

Soit un volume quelconque de sol saturé (V) ; cubique élémentaire de côtés dx, dy, dz. Soit
⃗ (𝒗𝒙 , 𝒗𝒚 , 𝒗𝒛 ) la vitesse de l’eau au centre M du cube. Les composantes 𝒗𝒙 , 𝒗𝒚 , et 𝒗𝒛 de cette
𝒗
vitesse sont fonctions des coordonnées x, y et z du point M. Le volume est limité par une surface
(S) et traversé par un écoulement (Figure 16 et Figure 17). Dans un intervalle de temps donné dt,
un volume d’eau dV1 pénètre à l’intérieur de (S) et un volume d’eau dV2 en sort. Si on suppose que
les grains n’ont pas bougé, c’est à dire si (V) est un domaine fixe de l’espace, et en vertu de
l’hypothèse 2, le volume d’eau V contenu dans (S) reste le même. Par suite :

dV1 = dV2

Cette condition suppose que les grains soient également incompressibles.

Le débit est donc conservé. : C’est la condition de continuité.

Figure 16 : Volume élémentaire de sol traversé par un écoulement

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Figure 17 : VER d’un sol

1 𝜕𝑣𝑥
L’eau pénètre par la facette ABCD avec une vitesse : 𝑣𝑥 − 2 . 𝑑𝑥 et sort par la facette A’B’C’D
𝜕𝑥
1 𝜕𝑣𝑥
avec une vitesse : 𝑣𝑥 + 2 . 𝜕𝑥 𝑑𝑥. Il en est de même pour les autres facettes.
Au total, le volume d’eau entrant dans le parallélépipède pendant l’intervalle de temps dt s’écrit :
1 𝜕𝑣𝑥 1 𝜕𝑣𝑦 1 𝜕𝑣𝑧
𝑑𝑉1 = [(𝑣𝑥 − . 𝑑𝑥) . 𝑑𝑦. 𝑑𝑧 + (𝑣𝑦 − . 𝑑𝑦) . 𝑑𝑥. 𝑑𝑧 + (𝑣𝑧 − . 𝑑𝑧) . 𝑑𝑥. 𝑑𝑦] . 𝑑𝑡
2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑧
On a de môme pour le volume sortant :
1 𝜕𝑣𝑥 1 𝜕𝑣𝑦 1 𝜕𝑣𝑧
𝑑𝑉2 = [(𝑣𝑥 + . 𝑑𝑥) . 𝑑𝑦. 𝑑𝑧 + (𝑣𝑦 + . 𝑑𝑦) . 𝑑𝑥. 𝑑𝑧 + (𝑣𝑧 + . 𝑑𝑧) . 𝑑𝑥. 𝑑𝑦] . 𝑑𝑡
2 𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑧
La condition de continuité dV1 = dV2 s’écrit donc après simplification :

𝜕𝑣𝑥 𝜕𝑣𝑦 𝜕𝑣𝑧


+ + = 0 soit 𝑑𝑖𝑣𝑣 = 0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

C’est la loi de conservation en volume.


En hydraulique des sols on a le plus souvent affaire à des régimes permanents, c’est à dire des
écoulements stabilisés pour lesquels la vitesse de l’eau en tout point du massif est indépendante du
temps. Les particules fluides suivent donc des trajectoires, appelées lignes de courant, invariables
au cours du temps.
On appelle régime transitoire un régime non stabilisé, variable avec le temps.

Pression interstitielle (NFP 11-301)


Pression interstitielle est la pression en un point donné de l’eau de remplissage des vides d’un sol
en place ou d’un remblai (mesurée par rapport à la pression atmosphérique). Elle peut être positive
ou négative (après déchargement d’un milieu saturé ou par suite d’un phénomène de succion).

On l’évoque surtout dans le cas de terrains dont la faible perméabilité freine l’écoulement de l’eau
sous l’action d’un gradient de charge.

a) pression interstitielle (u) : pression interstitielle du liquide dans un matériau saturé.


b) pression de l’eau interstitielle (𝑢𝑊 ) : pression interstitielle de l’eau contenue dans les vides dans
un matériau partiellement saturé.
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e) pression de l’air interstitiel (𝑢𝑎 ) : pression interstitielle de l’air dans les vides d’un matériau
partiellement saturé.

La pression interstitielle d’une roche est la pression par rapport à la pression atmosphérique du
liquide contenu dans une roche saturée.
𝑢𝑊 est la pression de l’eau dans les discontinuités du massif rocheux (XP P94402).

Charge hydraulique
La charge hydraulique ou potentiel hydraulique (h) : Somme de la hauteur piézométrique 𝒖⁄𝜸𝑾 et
de la hauteur géométrique (z) par rapport à un niveau de référence pour une faible vitesse
d’écoulement (laminaire) de l’eau.

Pour l’écoulement de l’eau, la charge hydraulique h a pour expression :


𝑢 𝑣2 𝑢 𝑣2
ℎ= +𝑧+ = +𝑧+
𝜌𝑤 𝑔 2𝑔 𝛾𝑤 2𝑔
avec :
u : pression interstitielle [Pa] ou [kPa],
𝜌𝑤 : masse volumique de l’eau [kg/m3],
g : accélération de la pesanteur [m/s2],
v : vitesse d’écoulement de l’eau [m/s],
z : cote (altitude) du point considéré, comptée positivement vers le haut à partir d’un niveau de
référence donné (convention de l’hydraulique) [m],
𝛾𝑤 : poids volumique de l’eau [kN/m3].

La charge hydraulique contient trois termes : les deux premiers correspondent à l’énergie des
forces extérieures et le troisième à l’énergie cinétique de l’eau en mouvement. La vitesse de l’eau
dans les sols est en général très faible : dans les couches d’argile, l’eau parcourt une dizaine de
mètres en dix ou vingt ans (quelques millimètres par jour). Dans des cas exceptionnels, elle atteint
𝑣2
1 m/s. Le terme dû à l’énergie cinétique ( ) reste donc faible devant les deux autres. Il est pour
2𝑔
cette raison négligé en mécanique des sols. L’expression de la charge hydraulique se réduit donc à:

𝑢
ℎ= +𝑧
𝛾𝑤

La charge hydraulique a la dimension d’une longueur et est généralement exprimée en mètres.


La pression interstitielle u se déduit de la charge hydraulique par la relation :

𝑢 = 𝛾𝑤 (ℎ − 𝑧)
Unités
𝑢[𝑀𝐿−1 𝑇 −2 ] = 𝜌𝑤 [𝑀𝐿−3 ]. 𝑔[𝐿𝑇 −2 ](ℎ[𝐿] − 𝑧[𝐿])

𝑢[𝑀𝐿^(−1) 𝑇^(−2) ] = 𝜌_𝑤 [𝑀𝐿^(−3) ]. 𝑔[𝐿𝑇^(−2)] ℎ[𝐿] − 𝑧[𝐿])

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Remarque : h est la cote à laquelle remonterait l’eau dans un tube placé dans le massif de sol au
point P.

La différence de charge hydraulique entre un état initial et un autre état résultant de son
déplacement suite à son écoulement dans le sol doit être définie relativement à un état standard
arbitraire définissant les valeurs de référence de son élévation z0, de sa pression uo, de sa vitesse v0
et de sa densité o. La illustre Figure 18 le changement des propriétés de l’eau lors de son passage
de l’état standard à l’élévation de référence z = 0 à des conditions finales d’élévation z, de pression
u, de vitesse v et de densité .

Figure 18 : Représentation du changement de niveau d’énergie d’un fluide par rapport à un état standard (de
référence) arbitraire

Écoulement de l’eau dans les roches et les massifs rocheux


Gradient hydraulique (i) : Perte de charge hydraulique par unité de longueur dans la direction de
l’écoulement.
Coefficient de perméabilité ou encore conductivité hydraulique (k) : quotient de la vitesse d’un
écoulement à travers une roche par le gradient hydraulique correspondant k = v/i.
Conductivité hydraulique d’une discontinuité (kf) : quotient de la vitesse d’écoulement dans
une discontinuité par le gradient hydraulique dans la direction de l’écoulement.
Coefficient de viscosité (𝜼) : pour un fluide, contrainte de cisaillement nécessaire pour maintenir
une différence de vitesse égale à l’unité entre deux plans parallèles du fluide, distants d’une
longueur unité.

Piézométrie NFP94-157-1

Niveau piézométrique : Niveau supérieur de la colonne de liquide statique qui équilibre la


pression hydrostatique au point d’un terrain auquel elle se rapporte. Il est matérialisé par le niveau
de l’eau dans un tube vertical mis à l’atmosphère au point considéré (Figure 12, Figure 13).

Hauteur piézométrique : Hauteur de la colonne de liquide statique équilibrant la pression


hydrostatique au point où elle se rapporte (Figure 12, Figure 13).
Piézomètre : Dispositif permettant de déterminer la charge hydraulique ou la pression du fluide
interstitiel en un point donné d’un massif de sol ou de roche fissurée, et par extension dans ce
document, dispositif destiné à mesurer le niveau de l’eau dans le sol (Figure 12, Figure 13).
Profondeur du niveau piézométrique : Distance verticale entre la surface du sol et le niveau d’eau
dans le piézomètre (Figure 12, Figure 13).

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Tube piézométrique : Tube mis en place dans une cavité artificielle et remplie d’un matériau
perméable (Figure 19), permettant la détermination du niveau piézométrique.

Figure 19 : Tube péizométrique

Gradient hydraulique
Gradient hydraulique (i) : Perte de charge hydraulique par unité de longueur dans la direction de
l’écoulement.
Prenons un échantillon de sol, surmonté d'une colonne d’eau, dont la base est reliée par un flexible
à un réservoir R rempli d'eau (Figure 20).

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Figure 20 : Gradient hydraulique vertical

Si le niveau d'eau est identique dans la colonne et le réservoir, il n'y a pas d'écoulement (nappe
statique) ; si on abaisse le réservoir de h, zB < zA, il se produit un écoulement vertical
descendant.

Entre le point P et le point Q, on a une perte de charge h, due au frottement de l'eau sur les grains.
Le gradient hydraulique vertical entre les points P et Q. noté i, est le rapport de la perte de charge
h sur la distance parcourue par le filet d'eau dans le sol l :

𝑚 ∆ℎ[𝑚]
𝑖[ ] = −
𝑚 𝑙[𝑚]

Si au contraire on élève le réservoir de h, zB > zA, il se produit un écoulement vertical ascendant.

On a un bon exemple des deux types d’écoulement dans le cas de l’écoulement sous un batardeau
(les batardeaux sont constitués de deux rideaux de palplanches) pour lequel on pompe pour
assécher le fond de fouille.

Le long de l’écran considéré comme étanche, à l’amont il se produit un écoulement vertical


descendant BC, à l’aval un écoulement vertical ascendant CD.

Le gradient hydraulique moyen est :


∆𝒉
𝒊= −
𝑩𝑪𝑫

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Figure 21 : Ecoulement le long de l’écran étanche du batardeau

Exemple :
Donner l’expression du gradient hydraulique dans l’exemple du shéma ci-dessous :

Référence

Vitesse d’écoulement
vitesse d’écoulement (v) : Débit qui s’écoule à travers une section totale unitaire du milieu,
perpendiculairement à la direction de l’écoulement.

Dans un sol (ou milieu poreux), les pores qui séparent les particules et sont offerts à la circulation
de l’eau ont des dimensions et des formes très variables (Figure 22).

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Figure 22 : Vitesse réelle et apparente

Les molécules d’eau suivent donc une trajectoire sinueuse et irrégulière qu’il n’est pas possible de
décrire simplement.

On est donc conduit, faute de pouvoir raisonner sur les vitesses réelles, à introduire une vitesse
moyenne dite « vitesse d’écoulement », définie comme la limite du rapport dQ/dS du débit dQ à
travers une section dS de normale 𝑛⃗ (Figure 23).

Figure 23 : Vitesse d'écoulement

On démontre que, dans le cas d’un fluide incompressible, le rapport dQ/dS est de la forme :

𝑑𝑄
= 𝑣 . 𝑛⃗
𝑑𝑆

Le vecteur 𝑣 étant défini, en chaque point, indépendamment de l’orientation de la section dS ou


encore de la normale 𝑛⃗ à cette section.

⃗⃗⃗ est appelé « vitesse d’écoulement » (ou vitesse de filtration). C’est une vitesse
Ce vecteur 𝑣
moyenne apparente, le débit étant rapporté à la section totale du sol (particules + vides).

On définit également en chaque point la vitesse moyenne vraie, rapportée à la seule section des
vides offerts à l’écoulement et notée ⃗⃗⃗
𝑣′.

La vitesse moyenne apparente et la vitesse moyenne vraie sont liées par la relation :

𝒎 ⃗
𝒗
⃗⃗⃗
𝒗′ [ ] =
𝒔 𝒏
avec n porosité du sol.
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La vitesse moyenne vraie est un peu plus grande que la vitesse moyenne apparente.

Porosité des roches (XP P 94-402)


Porosité totale n ou nt: rapport entre le volume des vides (connectés et non connectés) d’un
échantillon et son volume total.

𝑉𝑣
𝑛=
𝑉

Porosité connectée ou ouverte nc: rapport entre le volume des vides connectés d’un échantillon et
son volume total.

𝑉𝑣𝑐
𝑛𝑐 =
𝑉

Porosité occluse ou fermée : différence entre porosité totale et porosité connectée

𝑉𝑣 𝑉𝑣𝑐 𝑉𝑛𝑐
𝑛𝑜𝑐𝑐 = 𝑛 − 𝑛𝑐 = − =
𝑉 𝑉 𝑉
Succion dans les sols
Au-dessus de la nappe souterraine, on observe une pression négative (succion : s [kPa]) qui
découle de l’action des forces de capillarité et d’adsorption. C’est la présence de la matrice de sol
qui, en attirant et en liant les particules d’eau, provoque une chute de pression en deçà de celle de
l’eau libre.

Capillarité (loi de Jurin)


Lorsqu'on plonge l'extrémité d'un tube fin (tubes capillaires, d < 3 mm) dans un réservoir rempli
d'eau, on constate que l'eau monte à l'intérieur du tube jusqu'à une certaine hauteur. C'est
l'ascension capillaire. La colonne d’eau qui se forme est en dépression par rapport à la pression
atmosphérique. Entre deux points A et B situés de part et d’autre du ménisque de rayon égal au
rayon du tube R, existe une différence de pression ∆𝒖 (Figure 24).

∆𝒖 = 𝒖𝒂 − 𝒖𝒘 = 𝜸𝒘 𝒉𝒄

hc : la remontée capillaire de l'eau dans le tube [m].


En écrivant que la résultante de la tension superficielle T [N/m2] équilibre le poids de la colonne
d’eau dans le tube capillaire parfaitement propre, Jurin obtenait :

𝟐𝝅𝑹𝑻 = 𝝅𝑹𝟐 𝜸𝒘 𝒉𝒄

𝟐𝝅𝑹𝑻
⟹ 𝒉𝒄 =
𝝅𝑹𝟐 𝜸𝒘

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𝑵
𝟐𝑻[𝒎]
⟹ 𝒉𝒄 [𝒎] =
𝑵
𝑹[𝒎]. 𝜸𝒘 [ ]
𝒎𝟑
La tension T est liée à la température t par la relation :

𝑻[𝐍/𝐦] = (𝟏𝟐𝟖 − 𝟎, 𝟏𝟖𝟓. 𝒕) . 𝟏𝟎−𝟑

avec t en °K.
Exemple : calculer hc pour R = 1 mm, 10 µm et 0,1 µm. Que pouvez vous conclure ?

uw

ua=0
uw=ua=0

Figure 24 : Remontée capillaire dans un tube propre.

Tenant compte du fait que le ménisque n’est pas tangent au tube lorsqu’il est gras et qu’il existe un
angle de raccordement 𝜶 (Figure 25), la formule de Jurin peut être améliorée et l’on obtient
finalement :

𝟐𝑻𝒄𝒐𝒔𝜶
𝒖𝒂 − 𝒖𝒘 =
𝑹

𝒖𝒂 : pression de l’air,
𝒖𝒘 : pression de l’eau,
𝑻 : la tension de surface eau-air,
𝜶: l’angle de raccordement entre le ménisque et le solide (𝜶 = 𝟎 si le tube est parfaitement
propore).

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Figure 25 : Remontée capillaire dans un tube non propre.

Ascension capillaire dans les sols


Les sols sont des milieux à porosité communicante : les interstices entre les grains forment de très
petits canaux, de formes et de dimensions variables, en liaison avec l’atmosphère, dans lesquels les
phénomènes de capillarité vont apparaître. Le phénomène sera plus marqué dans les sols fins que
dans les sols grenus du fait que les capillaires ont un diamètre plus petit.

Figure 26 : Tension de surface de l'eau dans un sol fin

Frange capillaire - Distribution de la pression interstitielle


Au-dessus de la nappe phréatique, dont le niveau est celui de l’eau dans un tube piézométrique,
l’eau peut s’élever par capillarité formant ainsi une frange capillaire d’autant plus importante que
les vides du sol sont de petites dimensions.

Directement au-dessus de la nappe la frange capillaire est saturée sur une hauteur hc et l’eau est en
dépression par rapport à la pression atmosphérique :

𝑢𝑐 = −𝛾𝑤 . ℎ𝑐
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L’ordre de grandeur de hc est le suivant :


 sables grossiers : 10 à 50 cm,
 sables fins : 50 cm à 2 m,
 sols argileux : dizaine(s) de mètres.

En prenant comme zéro des pressions la pression atmosphérique et en définissant la position d’un
élément du sol par sa cote par rapport à la nappe, on aura, aussi bien sous la nappe que dans la
zone de saturation capillaire (Figure 27) avec l’axe ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑧 ascendant :

𝑢 = 𝛾𝑤 . 𝑧

avec :
 𝑧 > 0 dans la nappe,
 𝑧 < 0 au-dessus de la nappe.

Figure 27 : Profil de saturation et de pression dans un sol.

Dans la frange capillaire saturée la pression interstitielle est négative, les contraintes effectives
sont donc plus élevées que les contraintes totales. Les forces de capillarité augmentent ainsi la
résistance du sol.

La zone saturée est elle-même surmontée par une zone non saturée dans laquelle l’eau n’est plus
continue, seuls les canaux les plus fins sont saturés.

La hauteur d’ascension capillaire dans un sol peut être estimée au moyen de la formule de
Terzaghi :

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𝐶
ℎ𝑐 =
𝑒. 𝑑10

ℎ𝑐 et 𝑑10 sont exprimés en cm.


𝑒 : indice des vides,
𝑑10 : diamètre efficace,
𝐶 : constante caractéristique du sol variable de 0,1 à 0,5 cm2.

On notera que le produit 𝑒. 𝑑10 représente le diamètre moyen des canaux d’un sol d’indice des
vides 𝑒, formé de particules identiques de diamètre égal à 𝑑10 .

Loi de Darcy
Les expériences de Darcy, qui sont à la base de l’hydraulique souterraine, étaient relatives à
l’écoulement de l’eau dans une conduite verticale remplie de sable en régime permanent. Dans un
tel cas, les lignes de courant sont rectilignes et parallèles.

La loi, établie expérimentalement, peut être étendue au cas d’un écoulement monodimensionnel de
direction quelconque.

La loi de Darcy exprime que la vitesse de décharge est proportionnelle au gradient hydraulique :

𝒎 𝒎 𝒎
𝒗[ ] = 𝒌[ ]𝒊[ ]
𝒔 𝒔 𝒎
Avec :
v : vitesse d’écoulement,
𝒅𝒉
i : gradient hydraulique, égal à – (écoulement unidimensionnel suivant la direction Ox),
𝒅𝒙
k : coefficient de proportionnalité, appelé coefficient de perméabilité.

Le débit (Q) : Volume d’eau percolant à travers une section unitaire d’un sol par unité de temps.
Le débit est donné par la relation :

𝐦𝟑 𝒎 𝒎 𝒎
𝐐[ ] = 𝒗 [ ] . 𝑺[𝒎𝟐 ] = 𝒌 [ ] . 𝑺[𝒎𝟐 ]. 𝒊 [ ]
𝐬 𝒔 𝒔 𝒎

Conductivité hydraulique
Aptitude plus ou moins grande d’un matériau (sol, géotextile, etc.) à se laisser traverser par un
fluide et notamment par l’eau.
Coefficient de perméabilité (ou conductivité hydraulique) (k) : volume d'eau qui traverse, en une
unité de temps, sous l'effet d'un gradient de charge hydraulique unité, une unité de surface
orthogonale à la direction du flux.
𝑽[𝒎𝟑 ]
𝒌[𝒎/𝒔] =
𝒕[𝒔]𝑨[𝒎𝟐 ]𝒊[𝒎/𝒎]

C’est aussi le quotient de la vitesse d’un écoulement laminaire par le gradient hydraulique
correspondant.
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𝒗[𝒎/𝒔]
𝒌[𝒎/𝒔] =
𝒊[𝒎/𝒎]

Le coefficient de perméabilité varie largement avec la nature et l’état du sol. Il est donné
généralement en puissances de 10 (10n ou 2x10n ou 3,5x10n, etc.). Ses valeurs vont de 1 m/s pour
les graviers très perméables à 10-11 m/s pour les argiles très peu perméables.

Le coefficient de perméabilité dépend à la fois des caractéristiques du sol et de celles de l’eau. On


montre qu’il est de la forme :

𝑲
𝒌= 𝜸
𝝁 𝑾

𝐾 coefficient caractérisant l’empilement des particules du sol (ou le réseau des vides), appelé
«perméabilité» ou «perméabilité géométrique» ou «perméabilité intrinsèque » et ayant la
dimension d’une surface,
𝜇 viscosité dynamique de l’eau (proche de 10-6 kN.s/m2 pour l’eau pure à 20°C),
𝜸𝑾 poids volumique de l’eau.

La perméabilité possède les composantes :


a) composante verticale (kv) ;
b) composante horizontale (kh).

Perméabilité des milieux stratifiés


Les sols naturels sédimentaires, provenant du transport et du dépôt des produits d’altération des
roches, se présentent en général sous forme de couches superposées, sensiblement horizontales et
de perméabilités différentes.

Figure 28 : Perméabilité des sols stratifiés

Ecoulement horizontal à travers un multicouche horizontal


On peut remplacer cette succession de couches par une couche unique de perméabilité équivalente,
c’est-à-dire donnant le même débit sous la même charge. En notant ki et Hi respectivement le
coefficient de perméabilité et l’épaisseur de la ie couche, on obtient :
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pour un écoulement parallèle à la stratification (figure 31a ), le coefficient de perméabilité


équivalent khe :
∑𝑛𝑖=1 𝑘𝑖 𝐻𝑖
𝑘ℎ𝑒 = 𝑛
∑𝑖=1 𝐻𝑖

pour un écoulement perpendiculaire à la stratification (figure 31b), le coefficient de perméabilité


équivalent kve :

∑𝑛𝑖=1 𝐻𝑖
𝑘𝑣𝑒 =
𝐻
∑𝑛𝑖=1 ( 𝑖 )
𝑘𝑖
On peut montrer que, dans tous les cas, kve ≤ khe.

Écoulement en milieu anisotrope


Dans le cas d’un massif anisotrope, la généralisation de la loi de Darcy prend la forme :

𝑣 = −𝑘̿⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 ℎ = 𝑘̿𝑖

avec 𝑘̿ tenseur (à six composantes) de perméabilité au point considéré.

𝜕ℎ

𝜕𝑥
𝜕ℎ
𝑖 −
𝜕𝑦𝑥
𝜕ℎ

𝜕𝑧

Les mesures effectuées sur de nombreux massifs de sols anisotropes ont montré que le tenseur est
toujours diagonalisable, c’est-à-dire que l’on peut trouver trois directions orthogonales de l’espace
(OXYZ ) telles que le tenseur s’écrive dans ces axes sous forme diagonale :

𝑘𝑥 0 0
𝑘̿ = [ 0 𝑘𝑦 0]
0 0 𝑘𝑧

Dans les sols sédimentaires, les directions principales sont habituellement la direction verticale et
deux directions horizontales perpendiculaires (la perméabilité est souvent isotrope dans un plan
horizontal).

Dans les sols anisotropes, le vecteur de vitesse d’écoulement et le vecteur de gradient hydraulique
ne sont plus colinéaires. Les lignes de courant ne sont donc plus orthogonales aux surfaces
équipotentielles.
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Mesure en laboratoire du coefficient de perméabilité des sols


Le coefficient de perméabilité des sols peut être mesuré en laboratoire, sur des échantillons de petit
volume (quelques centaines de centimètres cubes) ou sur le terrain dans des forages. Les essais de
laboratoire, qui sont décrits ici, sont habituellement effectués sur des éprouvettes de sol homogène,
taillées dans les carottes prélevées sur le terrain. Les essais de terrain, qui peuvent tenir compte des
hétérogénéités du massif de sol (présence de strates de matériaux plus ou moins perméables, de
fissures, de failles,...) donnent souvent une image différente, à plus grande échelle et plus
représentative, de la perméabilité réelle du massif de sol.

La mesure directe de la perméabilité des sols en laboratoire s’effectue selon deux procédures, dites
« à charge constante » et « à charge variable ». Les essais à charge constante sont mieux adaptés
aux sols de forte perméabilité (sols grenus) et les essais à charge variable aux sols de faible
perméabilité (sols fins) (Tableau 1).

Essais à charge constante


Les essais à charge constante imposent une différence de charge ∆𝒉 constante entre les deux
extrémités d’une éprouvette de sol d’épaisseur L et de section A et l’on mesure la quantité d’eau
𝑽𝑾 (𝒕) qui traverse l’éprouvette au cours du temps (Figure 29). Le coefficient de perméabilité est
égale à :
𝑽𝑾 (𝒕𝟐 )− 𝑽𝑾 (𝒕𝟏 ) 𝑳
k = vitesse d’écoulement / gradient = 𝑨(𝒕𝟐 − 𝒕𝟏 ) ∆𝒉
où 𝑽𝑾 (𝒕𝟏 ) et 𝑽𝑾 (𝒕𝟐 ) sont respectivement les quantités d’eau qui ont traversé l’éprouvette aux
temps 𝒕𝟏 et 𝒕𝟐 .

Figure 29 : Essai de perméabilité à charge constante

Essais à charge variable


Dans les essais à charge variable (Figure 30), on observe l’écoulement à travers l’éprouvette de
l’eau contenue dans un long tube de faible section a. À mesure que l’eau traverse l’éprouvette, la
différence de charge entre les deux extrémités diminue et la vitesse d’écoulement diminue

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également, jusqu’à tendre vers un état d’équilibre. La loi de Darcy peut s’écrire à chaque instant
en fonction de la différence de charge entre les deux extrémités de l’éprouvette :

∆𝒉(𝒕)
𝑸(𝒕) = 𝒌 𝑨
𝑳

La différence de charge ∆ℎ(𝑡) varie avec le débit 𝑄(𝑡) de l’eau qui traverse l’éprouvette :
𝒅[∆𝒉(𝒕)]
𝑸(𝒕) = −𝒂
𝒅𝒕
On en déduit l’équation différentielle que vérifie la différence de charge ∆ℎ(𝑡), c’est-à-dire la
hauteur d’eau dans le tube :
𝒅[∆𝒉(𝒕)] 𝑨 𝒅𝒕
=− 𝒌
∆𝒉(𝒕) 𝒂 𝑳
puis la loi de variation de ∆𝒉(𝒕) en fonction du temps :
∆𝒉(𝒕) 𝑨𝒌
𝒍𝒏 =− (𝒕 − 𝒕𝟎 )
∆𝒉(𝒕𝟎 ) 𝒂𝑳
ou
𝑨𝒌
∆𝒉(𝒕) = ∆𝒉(𝒕𝟎 )𝒆𝒙𝒑 [− (𝒕 − 𝒕𝟎 )]
𝒂𝑳
Pour déterminer le coefficient de perméabilité k, on peut représenter graphiquement les variations
du logarithme de la hauteur d’eau dans le tube en fonction du temps : k est proportionnel à la pente
de la droite qui passe par les points expérimentaux. On peut aussi calculer directement la valeur de
k à partir des valeurs de la hauteur d’eau dans le tube pour deux temps 𝑡0 et 𝑡1 :
ln ∆ℎ(𝑡) 𝐴𝑘
=− (𝑡 − 𝑡0 )
∆ℎ(𝑡0 ) 𝑎𝐿
𝒂𝑳 𝟏 ∆𝒉𝟎
𝒌= 𝒍𝒏
𝑨 (𝒕𝟏 − 𝒕𝟎 ) ∆𝒉𝟏
ou en logarithme décimal :
𝒂𝑳 𝟏 ∆𝒉𝟎
𝒌 = 𝟐, 𝟑 𝒍𝒈
𝑨 (𝒕𝟏 − 𝒕𝟎 ) ∆𝒉𝟏

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𝒅[∆𝒉(𝒕)]
𝑸(𝒕) = −𝒂
𝒅𝒕
∆𝒉(𝒕)
𝑸(𝒕) = 𝒌 𝑨
𝑳

Figure 30 : Essai de perméabilité à charge variable

Ordre de grandeur du coefficient de perméabilité des sols


Le coefficient k de la loi de Darcy, appelé « coefficient de perméabilité », a la dimension d’une
vitesse car le gradient hydraulique i est sans dimension (rapport de deux longueurs) et la vitesse
d’écoulement de l’eau a elle-même la dimension d’une vitesse. Il s’exprime en général en m/s.
Le coefficient de perméabilité à l’eau es le volume d'eau qui traverse, en une unité de temps, sous
l'effet d'un gradient de charge hydraulique unité, une unité de surface orthogonale à la direction du
flux.

Le coefficient de perméabilité (appelé aussi « conductivité hydraulique ») varie largement avec la


nature et l’état du sol. Il est donné généralement en puissances de 10 (10n ou 2 x 10n ou 3,5 x 10n,
etc.). Ses valeurs vont de 1 m/s pour les graviers très perméables à 10–11 m/s pour les argiles très
peu perméables (Tableau 1).

Tableau 1 : Valeurs du coefficient de perméabilité des sols

Remarque :
1. Pour avoir un ordre de grandeur facile à retenir : 10-8 m/s représente une vitesse de 30 cm par an
environ.
2. Les roches non fissurées ont des perméabilités variant de 10-12 à 10-10 m/s.
3. Dans le cas d’un sable à granulométrie serrée (cu < 2), on peut obtenir une estimation du
2
coefficient de perméabilité à l’aide de la relation empirique de Hazen : 𝑘 = 𝐷10 où k est exprimée
en m/s et 𝐷10 est exprimé en cm.
4. Le sol du site pour les ordures ménagères doit présenter un coefficient de perméabilité inférieur
à 10-6 m/s sur une épaisseur égale ou supérieure à 5 m et la présence en partie supérieure d’un sol
ayant un coefficient de perméabilité inférieur à 10 m/s sur un mètre d’épaisseur.
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Mesure en place des coefficients de perméabilité. Essais d’eau


Nous avons déjà défini le coefficient de perméabilité et décrit les méthodes de détermination de ce
paramètre en laboratoire. Les mesures de perméabilité à petite échelle donnent souvent une vue
biaisée de la perméabilité d’un massif de sol et il est important de réaliser en complément des
mesures de perméabilité sur le terrain, dites essais d’eau.

On distingue deux types d’essais de perméabilité en place : l’essai ponctuel et l’essai de pompage.

Essai ponctuel. Essai Lefranc NF P 94-132


L’essai ponctuel de perméabilité, appelé aussi essai Lefranc dans les formations meubles ou peu
consolidées, est habituellement exécuté en même temps que le forage dans lequel on le réalise. Il
consiste à injecter ou pomper de l’eau à débit constant dans une cavité, limitée latéralement et à sa
partie inférieure par la paroi du forage et, à la partie supérieure, par un bouchon étanche. On crée
ainsi une variation de charge hydraulique Δh dans la cavité. Lorsque le régime d’équilibre est
atteint, le débit Q est lié à la variation de la charge hydraulique et au coefficient de perméabilité k
du massif par la relation linéaire :

𝑄 = 𝑘. 𝐶. Δℎ

𝑄[m3/s] débit constant,


𝑘 [m/s] coefficient de perméabilité cherché,
𝐶 [m] coefficient dépendant de la forme de cavité,
Δℎ [m] variation de charge observée dans la cavité.

En pratique, on assimile la cavité à une sphère de même surface de rayon r. Le coefficient 𝐶 vaut
alors 4πr.

Pour obtenir une meilleure précision, on pompe ou injecte successivement à plusieurs valeurs du
débit (Figure 31). Généralement, on préfère injecter.

Dans les terrains peu perméables, on procède d’une manière différente, car les débits sont trop
faibles. On augmente ou diminue la charge dans la cavité et on étudie le retour à l’équilibre.

L’essai Lefranc est rapide à réaliser, mais la zone de terrain intéressée par la mesure est peu
étendue (de l’ordre de 5 m autour de la cavité). La précision est également faible et il faut réaliser
de nombreux essais sur un site pour obtenir la valeur moyenne du coefficient de perméabilité et
une idée de l’hétérogénéité du site. L’essai est réalisé soit au fur et à mesure de l’avancement du
forage, soit dans les piézomètres.

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Figure 31 : Essai Lefranc

Figure 32 : Interprétation de l'essai

Essai d’eau Lugeon (NF P 94-131)

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L’essai d’eau Lugeon : Essai en place destiné à évaluer la possibilité de circulation d’eau dans le
sol et à déceler des hétérogénéités ou des fissurations.

Il consiste à injecter de l’eau sous pression dans une cavité constituée d’une portion de forage de
dimensions connues, et à mesurer le débit d’injection pour différents paliers de pression, pendant
un temps donné.

Claquage (ou débourrage) : Ouverture de fissures dans le terrain se traduisant par une
augmentation sensible du débit à pression d’injection constante ou une chute de pression à débit
d’injection constant.

Colmatage (ou bourrage) : Phénomène se traduisant par une diminution sensible du débit à
pression d’injection constante ou une augmentation de pression à débit d’injection constant.

Unité Lugeon : Une unité Lugeon est, dans les conditions définies dans le processus opératoire, le
débit moyen injecté sous une pression de 1 MPa, exprimé en litres par minute et ramené à un mètre
de forage.

Domaine d’application
L’essai d’eau Lugeon est un essai en place réalisé en sondage. Il s’applique au rocher et aux sols
cohérents de résistance mécanique compatible avec la pression d’eau imposée pendant l’essai.

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Figure 33 : Appareillage pour un essai d’eau Lugeon - Principe

Essai de pompage (NF P 94-130)


L’essai en place destiné à déterminer les caractéristiques hydrauliques d’un terrain. Il consiste à
abaisser par pompage la surface piézométrique de la nappe et à mesurer, en fonction du temps, les
variations du niveau de cette surface sous un débit de pompage donné.

Le pompage est effectué dans un puits et l'évolution dans le temps de la surface piézométrique est
suivie au moyen de piézomètres implantés aux alentours du puits.

L'essai permet :
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 de déterminer la transmissivité et le facteur d'emmagasinement ;
 d'estimer le rayon d'action du pompage et de calculer le coefficient de perméabilité de la
couche lorsque l'aquifère est connu.

Transmissivité (T) : Produit du coefficient de perméabilité (k) par l’épaisseur (H) de la couche
aquifère T = k.H.

Coefficient d’emmagasinement ou Facteur d’emmagasinement (noté S est adimensionnel) :


rapport du volume d’eau libérée ou emmagasinée par unité de surface du terrain testé, à la
variation de charge hydraulique correspondante, en un temps illimité.

Rayon d’action d’un pompage : le rayon d'action R(t) à un instant donné est la distance, comptée
à partir de l'axe du puits, au-delà de laquelle le rabattement de la surface piézométrique de la nappe
est nul. En régime permanent, R(t) est constant, il est alors désigné par Ra.

Légende
1 Tube crépiné
2 Matériau filtre
3 Pompe immergée
4 Tubage du puits
5 Tube de mesurage du niveau d'eau
6 Bouchon étanche
7 Tube support de la crépine
8 Dispositif de mesurage du niveau d'eau
9 Base de la crépine
Figure 34 : Équipement d'un puits pour essai de pompage - Exemple

La force de filtration
Force de filtration (ou d’écoulement) (j) : Force volumique exercée sur les grains solides du sol par
un écoulement :
𝑗 = 𝑖. 𝜌𝑊 . 𝑔
Dimensions
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𝑗[𝑀𝐿−2 𝑇 2 ] = 𝑖[𝐿𝐿−1 = 1]. 𝜌𝑊 [𝑀𝐿−3 ]. 𝑔[𝐿𝑇 −2 ]

a) poids volumique apparent (déjaugé) d’un matériau saturé siège d’un écoulement :

𝛾 ′ = 𝜌′ . 𝑔 = [𝜌𝑠𝑎𝑡 − 𝜌𝑊 (1 + 𝑖)]. 𝑔

Variabilité spatiale de la conductivité hydraulique


Les valeurs de la conductivité hydraulique varient généralement à l’intérieur d’une formation
géologique.

Homogénéité

A.Formation hétérogène se
composant d'un sédiment qui
s'épaissit à partir du coin gauche.

B.Formation hétérogène se
composant de trois couches de
sédiments de conductivité
hydraulique différente.

C. Formation hétérogène
consistant en sédiments avec
différentes conductivités
hydrauliques d’une couche à côté
de l'autre.
Figure 35 : Formations hétérogènes

La loi de comportement a la forme :

𝑞 = −𝑘̿ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 ℎ
𝜕ℎ
𝑞𝑥 𝑘𝑥𝑥 𝑘𝑥𝑦 𝑘𝑥𝑧 𝜕𝑥
𝜕ℎ
⇔ (𝑞𝑦 ) = − [𝑘𝑦𝑥 𝑘𝑦𝑦 𝑘𝑦𝑧 ]
𝑞𝑧 𝜕𝑦
𝑘𝑧𝑥 𝑘𝑧𝑦 𝑘𝑧𝑧
𝜕ℎ
( 𝜕𝑧 )

Isotrope
La conductivité mesurée est indépendante de la direction. La capacité de transfert est la même dans
toutes les directions (𝑘𝑥 = 𝑘𝑦 = 𝑘𝑧 ) : Ainsi on obtient :

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𝜕ℎ
𝑞𝑥 𝑘𝑥 0 0 𝜕𝑥
𝜕ℎ
𝑞
( 𝑦) = − [ 0 𝑘𝑦 0]
𝑞𝑧 𝜕𝑦
0 0 𝑘𝑧
𝜕ℎ
( 𝜕𝑧 )

C’est équivalent à multiplier la valeur constante de la capacité de transfert k par la matrice unité [I]
:
𝜕ℎ
𝑞𝑥 𝜕𝑥
1 0 0 𝜕ℎ
⇒ (𝑞𝑦 ) = −𝑘𝑚𝑜𝑦 . [0 1 0]
𝑞𝑧 𝜕𝑦
0 0 1
𝜕ℎ
( 𝜕𝑧 )
Ou encore :
𝑞 = −𝑘𝑚𝑜𝑦 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 ℎ

Figure 36 : L’effet de la forme et de l'orientation de grain sur l'isotropie.

Anisotrope
L’anisotropie est présentée par les propriétés (vitesse 1D, n (adimensionnel) 1D, surface 2D,
volume 3D) unidimensionnelles ou bidimensionnelles. Les mesures tridimensionnelles sont
identiques quelque soit l’orientation du repère de référence.

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Figure 37 : L’effet de la forme et de l'orientation de grain sur l'anisotropie.

Le paramètre unidimensionnel k varie avec la direction de mesure. Dans ce milieu la loi de Darcy
s’écrit lorsque les directions principales d’anisotropie sont parallèles aux axes x, y et z :

𝑞 = −𝑘̿ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 ℎ

La conductivité hydraulique est un tenseur du second ordre constitué d’une matrice carrée à neuf
coefficients.
𝜕ℎ
𝑞𝑥 𝑘𝑥 0 0 𝜕𝑥
𝜕ℎ
⇔ (𝑞𝑦 ) = − [ 0 𝑘𝑦 0 ]
𝑞𝑧 𝜕𝑦
0 0 𝑘𝑧
𝜕ℎ
( 𝜕𝑧 )
Avec : (𝑘𝑥 ≠ 𝑘𝑦 ≠ 𝑘𝑧 ).

Écoulements bidimensionnels - étude des réseaux d’écoulement


Écoulements permanents dans les sols
Écoulement en milieu homogène et isotrope
Il suffit, pour définir l’écoulement permanent de l’eau dans un massif de sol saturé, de déterminer
la charge hydraulique h(x,y,z) en tout point du massif. La pression interstitielle u(x,y,z) s’en déduit
en utilisant la relation :

𝑢(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝛾𝑤 [ℎ(𝑥, 𝑦, 𝑧) − 𝑧]

et les vitesses, donc les débits, par la relation :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ℎ
𝑣 = −𝑘𝑔𝑟𝑎𝑑

Équation générale de l’écoulement

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Le milieu est supposé homogène, isotrope et saturé et l’eau incompressible (pour les valeurs des
pressions interstitielles généralement rencontrées dans les sols). L’équation de conservation de la
masse d’eau contenue dans un volume élémentaire dV de côtés dx, dy et dz, s’écrit :

𝜕𝑛
𝑑𝑖𝑣𝑣 = −
𝜕𝑡

On rappelle que la divergence d’un vecteur de coordonnées 𝑣𝑥 , 𝑣𝑦 , 𝑣𝑧 est égale à :

𝜕𝑣𝑥 𝜕𝑣𝑦 𝜕𝑣𝑧


𝑑𝑖𝑣𝑣 = + +
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

𝜕𝑛
Si le milieu est indéformable, alors la porosité n est constante et = 0, d’où la relation :
𝜕𝑡

𝑑𝑖𝑣𝑣 = 0

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ℎ
En associant à cette relation la loi de Darcy généralisée : 𝑣 = −𝑘𝑔𝑟𝑎𝑑

on obtient :

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ℎ) = 0
𝑑𝑖𝑣(−𝑘𝑔𝑟𝑎𝑑

soit, en introduisant le Laplacien ∆ en coordonnées cartésiennes tridimensionnelles :

∆ℎ = 0

2
𝜕 2ℎ 𝜕 2ℎ 𝜕 2ℎ
∆ℎ = ∇ ℎ = + + =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑧 2

La fonction potentielle h(x,y,z) est donc une fonction harmonique (car elle vérifie l’équation de
Laplace [∆ℎ(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0]). La distribution des charges hydrauliques dans le massif de sol analysé
est donc donnée par :

 l’équation ∆ℎ = 0 (équation de Laplace) ;


 les conditions aux limites de l’écoulement.

On voit que la distribution des charges hydrauliques ne dépend pas de la perméabilité du milieu
(homogène) étudié.

Dans le cas d’un milieu anisotrpe, on abouti à l’équation :

𝜕 2ℎ 𝜕 2ℎ 𝜕 2ℎ
∆ℎ = 𝑘𝑥 + 𝑘𝑦 + 𝑘𝑧 =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑧 2

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qui n’est plus une équation de Laplace. La charge n’est plus une fonction harmonique.

Écoulement bidimensionnet
Dans les cas très fréquents où l’écoulement est bidimensionnel, l’équation se réduit à :

𝜕 2ℎ 𝜕 2ℎ
+ =0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑧 2

En pratique, la résolution de l’équation de Laplace consiste à rechercher :

 les lignes éguipotentielles pour lesquelles on a ℎ = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒,


 les lignes de courant pour tout point M lesquelles on a : 𝜕ℎ/𝜕𝑛 = 0, l’axe ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑛 étant porté par la
normale à la ligne de courant (Figure 38).

La fonction de courant Ψ(𝑥, 𝑦) définie par : 𝜕Ψ/𝜕𝑧 = 𝑣𝑥 et −𝜕Ψ/𝜕𝑧 = 𝑣𝑧

Soit P un point très voisin de M sur I’équipotentielle passant par M (Figure 38).

La perte de charge entre M et P : (−𝑑ℎ)𝑀𝑃 = 𝑖. ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑀𝑃

or (−𝑑ℎ)𝑀𝑃 = 0 (équipotentielle), donc les vecteurs 𝑖 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑀𝑃 sont perpendiculaires.

Deux lignes de courant déterminent un tube de courant dans lequel l’eau circule sans sortir ; le
débit y est donc constant.

La vitesse de décharge est d’autant plus faible que les lignes de courant s’écartent.

Figure 38 : Réseau d’écoulement

Les lignes équipotentielles et les lignes de courant forment un réseau orthogonal.

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Conditions aux limites

Barrage en terre
Soit un barrage en terre ACDF dont la hauteur d’eau dans la retenue est h. La zone saturée est
située à l’intérieur du milieu homogène et isotrope limité par ABEF.

Les principales conditions aux limites des écoulements sont au nombre de quatre (Figure 39) :

a) surface équipotentielle, sur laquelle la charge hydraulique est constante (AB sur la Figure
39). Le vecteur de vitesse d’écoulement est normal à cette surface équipotentielle
(Condition de Dirichlet) ;

b) surface imperméable, à travers laquelle le débit est nul. On en déduit que le gradient
hydraulique selon la direction perpendiculaire 𝑛⃗ est nul (Condition de Neuman) :

𝜕ℎ
=0
𝜕𝑛

et que le vecteur de vitesse d’écoulement est parallèle à une telle surface (surface AF sur la Figure
39) ;

c) surface libre d’écoulement, qui vérifie simultanément deux conditions : elle est tangente au
vecteur de vitesse d’écoulement et la pression interstitielle y est égale à la pression
atmosphérique.
(c’est-à-dire à zéro) :

𝜕ℎ
=0
𝜕𝑛
et
𝑢 = 0 ou ℎ = 𝑧

La surface BE de la figure est un exemple de surface libre d’écoulement ;

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Figure 39 : Conditions aux limites d’un écoulement

d) surface de suintement, sur laquelle la pression de l’eau est nulle mais le vecteur de vitesse
d’écoulement est dirigé vers l’extérieur du massif :

𝜕ℎ
=0
𝜕𝑛
et
𝑢 = 0 ou ℎ = 𝑧

La surface EF est un exemple de surface de suintement.

Pour éviter tout risque de contournement du drain en cas d'anisotropie, il est vivement
recommandé de construire un drain vertical entre la base du remblai et le niveau normal des eaux
plus 0,20 à 0,30 m.

Rideaux de palplanches (travaux géotechniques spéciaux)


Ensemble de palplanches formant une paroi continue. Pour les palplanches en acier, la continuité
de la paroi est obtenue par enclenchement de serrures, par emboîtement de rainures longitudinales,
ou par l’emploi de raccords spéciaux, et pour les palplanches en bois par languettes et rainures.

Une palplanche est une pièce élémentaire (métallique) d’un rideau de palplanches (palplanche
simple, double ou multiple).

Figure 40 : Palplanches

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Une structure en rideau de palplanches est l’ensemble de l’ouvrage, comprenant les
palplanches, les sols et les roches, les ancrages, les butons et les liernes, qui soutient le terrain et
l’eau. Ces éléments sont montrés sur la .

Figure 41 : Structure en rideaux de palplanches

Figure 42 : Réseau d’écoulement autour d’une palplanche

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Les conditions aux limites sont les Suivantes, après avoir pris comme plan de référence, pour les
cotes dans les charges hydrauliques, le plan DJ (Figure 42) :

a) Ligne équipotentielle DJ (h = 0) ;
b) Ligne équipotentielle IC (ℎ𝑟𝑒𝑡𝑒𝑛𝑢𝑒 = 𝐵𝐶 + 𝐶𝐷) et ℎ𝑎𝑣𝑎𝑙 = 𝐵𝐷 = 0 => ∆𝐻 =
𝐵𝐷 = ℎ𝑟𝑒𝑡𝑒𝑛𝑢𝑒 − ℎ𝑎𝑣𝑎𝑙 ;
c) Ligne de courant au contact du palplanche CED ;
d) Ligne de courant au contact du socle imperméable KFL.

Détermination des réseaux d’écoulement


La détermination des réseaux d’écoulement peut se taire de différentes façons :
 par recherche d’une solution analytique à partir du potentiel complexe dans les cas
géométriquement simples,
 par méthode numérique (calcul par élément finis),
 par méthode analogique (analogie électrique),
 manuellement, par approximations successives.

Méthode d’analogie électrique


Le réseau d’écoulement est déterminé classiquement par la méthode d’analogie électrique. Si une
plaque conductrice de l’électricité, plane, d’épaisseur constante, homogène et isotrope est
parcourue par un courant électrique, le potentiel électrique 𝜑(𝑥, 𝑦) vérifie l’équation de Laplace :

𝜕 2𝜑 𝜕 2𝜑
+ = ∆𝜑 = 0
𝜕𝑥 2 𝜕𝑧 2

La densité de courant i et le potentiel électrique sont reliés par la relation :

1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝜑
𝑖 = − ( ) 𝑔𝑟𝑎𝑑
𝜌

La méthode d’analogie électrique repose sur la similitude qui existe entre les lois régissant :
 d’une part, l’écoulement de l’eau dans les milieux poreux ;
 d’autre part, la circulation de l’électricité dans un milieu conducteur.

Il y a donc une analogie entre l’écoulement d’un courant électrique dans une plaque (Figure 43).

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Figure 43 : Appareillage d’analogie électrique pour le tracé des réseaux d’écoulement

Le modèle du problème étudié est découpé dans un papier conducteur graphité. Les lignes de
courant sont représentées par les bords libres ou des entailles (pour une palplanche par exemple).

Les surfaces filtrantes (équipotentielles) sont portées à un potentiel 𝜑 proportionnel à h.

Si l’écoulement est à surface libre il faut découper le modèle par approximations successives de
façon à avoir h = z (condition à la limite de surface libre).

Mis à part cette incertitude, l’analogie électrique est facile à mettre en oeuvre, rapide, directe et
quasi exacte.

On détermine le réseau d’écoulement par ses équipotentielles : à l’aide d’une sonde, on mesure en
tout point de la plaque le potentiel 𝜑(𝑥, 𝑦).

Les grandeurs qui se correspondent sont les suivantes :

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Méthode de résolution graphique (Figure 42)
Les lignes de courant et les lignes équipotentielles ont été tracées de telle sorte :
 qu’il y ait le même débit 𝑞𝑗 entre deux lignes de courant voisines ;
 qu’il ait le même intervalle de charge hydraulique ∆ℎ entre deux équipotentielles voisines.

Les lignes forment des quadrilatères curvilignes. Considérons l’un d’eux (Figure 42) de largeur 𝑎𝑗
et de longueur 𝑏𝑗 .

La vitesse d’écoulement sur KL est :

𝑞𝑗 = 𝑣𝑗 . 𝑎𝑗

Le débit de l’eau 𝑞𝑗 à travers ce quadrilatère et sur une épaisseur unité est :

∆ℎ
𝑞𝑗 = 𝑘. .𝑎
𝑏𝑗 𝑗
Le débit total :

𝑎𝑗
𝑄 = 𝑘. ∆ℎ ∑
𝑏𝑗
𝑗

On trace aussi en général le réseau d’écoulement de telle manière que le débit soit le même dans
chaque tube de courant limité par deux lignes de courant successives (𝑎𝑗 /𝑏𝑗 = constante). Le
rapport 𝑎𝑗 /𝑏𝑗 est d’ailleurs, en général, pris égal à un. On obtient alors, en notant 𝑛𝑐 le nombre de
tubes de courant, l’expression du débit :

𝑄 = 𝑘. ∆ℎ𝑛𝑐

D’où :

𝑛𝑐
𝑄 = 𝑘. ∆𝐻
𝑛ℎ

Pour tous les quadrilatères le rapport de la largeur à la longueur est le même. Le problème revient
donc à déterminer deux familles de courbes orthogonales, satisfaisant aux conditions aux limites et
telles que les quadrilatères curvilignes formés soient semblables.

Pressions d’écoulement
Interaction entre les phases solide et liquide
La perte de charge suivant l’écoulement de l’eau dans le sol traduit la dissipation d’énergie
résultant de l’interaction de l’eau avec les particules du sol. Inversement, l’eau en mouvement
exerce sur ces particules une action appelée « pression ou poussée d’écoulement ».

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Cette pression d’écoulement s’ajoute à la pression qu’exerce sur le sol l’eau en équilibre
hydrostatique (poussée d’Archimède) et qui conduit à calculer dans un sol baigné par une nappe au
repos un poids volumique déjaugé (𝛾 ′ = 𝛾𝑠𝑎𝑡 − 𝛾𝑤 ).

Expression de la pression d’écoulement


Ecoulement unidimensionnel
On considère deux massifs de sol identiques, dont l’un est baigné par une nappe au repos (Figure
44-1) et l’autre est le siège d’un écoulement vertical dirigé vers le bas (Figure 44-2). Dans chaque
cas, le sol est recouvert d’une couche d’eau d’épaisseur H. À droite, l’eau s’écoule à travers le sol
vers un réservoir, dont le déversoir, situé à la profondeur D sous la surface de l’eau, fixe le niveau
de la charge hydraulique à la limite inférieure de la couche de sol.

L’axe vertical est dirigé vers le bas et son origine est fixée au niveau du point A, de sorte que la
charge hydraulique au point A est égale à H.

En un point M, situé à la profondeur z sous la surface du sol, les contraintes verticales et la


pression de l’eau valent :

En 1 nappe au repos :
𝜎𝑣𝑀 = 𝛾𝑧 + 𝛾𝑤 𝐻

𝑢𝑀 = 𝛾𝑤 (𝑧 + 𝐻)

D’après Terzaghi : 𝜎𝑣′ = 𝜎𝑣 − 𝑢



𝜎𝑣𝑀 = (𝛾𝑧 + 𝛾𝑤 𝐻) − (𝛾𝑤 (𝑧 + 𝐻))

𝜎𝑣𝑀 = 𝛾𝑧 + 𝛾𝑤 𝐻 − 𝛾𝑤 𝑧 − 𝛾𝑤 𝐻

𝜎𝑣𝑀 = (𝛾 − 𝛾𝑤 )𝑧
En 2 écoulement :

𝜎𝑣𝑀 = 𝛾𝑧 + 𝛾𝑤 𝐻

𝑢𝑀 = 𝛾𝑤 (𝑧 + 𝐻 − 𝛿ℎ)

𝛿ℎ : perte de charge dans l’écoulement entre les points A et M,


D : perte de charge totale de l’écoulement.

On en déduit d’après Terzaghi :



𝜎𝑣𝑀 = (𝛾𝑧 + 𝛾𝑤 𝐻) − (𝛾𝑤 (𝑧 + 𝐻 − 𝛿ℎ))

⇒ 𝜎𝑣𝑀 = 𝛾𝑧 + 𝛾𝑤 𝐻 − 𝛾𝑤 𝑧 − 𝛾𝑤 𝐻 + 𝛾𝑤 𝛿ℎ

⇒ 𝜎𝑣𝑀 = (𝛾 − 𝛾𝑤 )𝑧 + 𝛾𝑤 𝛿ℎ
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Sachant que le gradient hydraulique est :

𝛿ℎ 𝐷
𝑖=− =
𝑧 𝐿
En remplacant 𝛿ℎ par i et z :

⇒ 𝜎𝑣𝑀 = (𝛾 − 𝛾𝑤 )𝑧 − 𝑖𝛾𝑤 𝑧

Le point M est dans une zone saturée, donc : 𝛾 ⟶ 𝛾𝑠𝑎𝑡 :



⇒ 𝜎𝑣𝑀 = (𝛾 − 𝛾𝑤 )𝑧 − 𝑖𝛾𝑤 𝑧

⇒ 𝜎𝑣𝑀 = 𝛾 ′ 𝑧 − 𝑖𝛾𝑤 𝑧

⇒ 𝜎𝑣𝑀 = (𝛾 ′ − 𝑖𝛾𝑤 )𝑧

L’écoulement fait donc apparaître, en plus du déjaugeage, une force volumique égale à 𝑖𝛾𝑤 et
dirigée dans le sens de l’écoulement.

Figure 44 : Poussée d’écoulement (écoulement unidimensionnel)

Cas général
On démontre que, dans le cas général (Figure 45), l’écoulement dans un sol saturé a pour effet :

 de déjauger le sol, dont le poids volumique 𝛾𝑠𝑎𝑡 est remplacé par le poids volumique
déjaugé 𝛾 ′ = 𝛾𝑠𝑎𝑡 − 𝛾𝑤 ;

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 d’exercer sur les particules du sol une pression d’écoulement égale à 𝑖𝛾𝑤 par unité de
volume, avec 𝑖 le vecteur de gradient hydraulique.

Figure 45 : Pression d’écoulement (cas général)

Gradient hydraulique critique


Si l’écoulement est vertical ascendant, l’expression de la contrainte effective verticale devient :

⇒ 𝜎𝑣′ = (𝛾 ′ − 𝑖𝛾𝑤 )𝑧

Le poids volumique du sol déjaugé est donc réduit de 𝑖𝛾𝑤 .

Si la contrainte effective verticale 𝜎𝑣′ vient à s’annuler, pour 𝛾 ′ = 𝑖𝛾𝑤 , le sol perd toute résistance.
La valeur correspondant du gradient hydraulique est appelée « gradient hydraulique critique » et
notée 𝑖𝑐 :

𝛾′
𝑖𝑐 =
𝛾𝑤

Si l’on se reporte au réseau d’écoulement autour de la palplanche de la Figure 42, on a déjà noté
que le gradient hydraulique i est maximal au voisinage du pied de la palplanche. Si le gradient
hydraulique moyen im sur la longueur de la fiche de la palplanche est supérieur au gradient
hydraulique critique, c’est-à-dire si :

𝛾′
𝑖𝑚 >
𝛾𝑤

le sol peut se soulever brusquement avec bouillonnement. Ce phénomène est appelé « soulèvement
hydraulique » ou « phénomène de renard ». Il présente un réel danger auquel il faut prendre garde
lors de l’ouverture des fouilles sous la nappe.

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Phénomène de boulance et de renard
Cas d’un écoulement vertical ascendant - Boulance
Lorsque l’écoulement est vertical ascendant, le vecteur gradient hydraulique i est vertical et dirigé
vers le haut. La force d’écoulement s’oppose donc directement à la force de pesanteur. Si le
gradient hydraulique est suffisamment élevé la résultante de ces deux forces est dirigée vers le haut
et les grains du sol sont entraînés par l’eau : il y a phénomène de boulance. Le gradient
hydraulique critique est le gradient hydraulique pour lequel la résultante de ces forces est nulle. Sa
valeur est donc :

𝛾′
𝑖𝑐 =
𝛾𝑤

Le phénomène de boulance peut provoquer des accidents graves si des constructions sont fondées
sur le sol où il se produit, ou si le terrain lui-même fait partie de l’ouvrage : digue ou barrage en
terre, fond de fouille,…

Dans tous les problèmes d’hydraulique des sols, il importe de vérifier que les gradients
hydrauliques ascendants réels sont suffisamment inférieurs au gradient critique 𝑖𝑐 .

Remarque :
Dans le cas de sables et de graves le gradient hydraulique critique est très voisin de 1.

En effet : 𝛾 ′ = (𝛾𝑠 − 𝛾𝑤 )(1 − 𝑛) donc :

(𝛾𝑠 − 𝛾𝑤 )(1 − 𝑛)
𝑖𝑐 =
𝛾𝑤

En prenant une porosité de 40% (valeur moyenne pour les sables et es graves) et 𝛾𝑠 = 26,5 kN/m3,
on trouve 𝑖𝑐 = 1.

Phénomène de renard
Résurgence d’eau (réapparition) à l’aval d’un ouvrage en terre provoquée par la décharge d’un
gradient hydraulique trop élevé entre l’amont et l’aval. En terrain sableux fin, il peut provoquer
une érosion régressive conduisant à la ruine de l’ouvrage.

Ce phénomène peut également se produire dans le terrain naturel (talus d’excavation, fonds de
fouille,...) dans le cas :

 de création de surpression interstitielle (sous l’effet d’un remblai sur terrain saturé par
exemple) ;
 de l’écoulement d’une nappe recoupée par le talus d’un terrassement.

L’écoulement d’eau conduisant au renard peut emprunter des cheminements privilégiés


(discontinuité) dans le cas des terrains argileux.

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On peut lutter contre le renard ou l’éviter par mise en place d’un filtre inversé à l’aval ou
colmatage à l’amont (Figure 46).

Figure 46 : Phénomène de renard (boulance)

Protection des ouvrages contre la boulance : filtres


Le phénomène de boulance des sables peut être évité par la réalisation de filtres constitués de
couches de matériaux perméables de granulométrie choisie et, maintenant, de nappes textiles
appropriées (géotextiles). Ils sont choisis de manière à permettre à l’eau de s’écouler sans
entraînement de particules. Par leur poids propre, ils chargent le terrain sous-jacent et y provoquent
une augmentation des contraintes effectives.

Leur granulométrie est étudiée de manière à :


 retenir les particules de sol sous-jacent entraînées par écoulement (critère de rétention),
 ne pas sensiblement diminuer la perméabilité du sol (critère de perméabilité).

Parmi les diverses règles empiriques relatives à l’exécution des filtres, on retiendra la règle
suivante :

 le D15 du filtre inférieur à 4,5 fois le D85 du terrain à protéger (rétention),


 le D15 du filtre supérieur à 4,5 fois le D15 du terrain à protéger (perméabilité).

En résumé :

4,5 𝐷15(𝑡𝑒𝑟𝑟𝑎𝑖𝑛) ≤ 𝐷15(𝑓𝑖𝑙𝑡𝑟𝑒) ≤ 4,5 𝐷85(𝑡𝑒𝑟𝑟𝑎𝑖𝑛)

Il faut veiller au délicat problème du colmatage. Si des particules fines sont entraînées puis
retenues par le filtre, la perméabilité de ce dernier peut diminuer et ralentir considérablement
l’écoulement.

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CHAPITRE II : RESISTANCE DES SOLS AU CISAILLEMENT

Contraintes et déformations dans les sols

Notion de contrainte. Définition du vecteur contrainte

Les forces

En mécanique des milieux continus on distingue deux types de forces extérieures :


 Les forces de surface (ou traction) Fs : les actions mécaniques ou efforts de contact qui
s’exercent sur la surface ; ce sont les forces de contact superficielles, agissant sur la surface
libre limitant le corps, telle la pression atmosphérique. On désignera par Fsi (i=1, 2, 3) les
composantes de ces forces par unité de surface.
 Les forces de volume Fv : les actions mécaniques ou efforts à distance qui s’exercent sur le
volume. Elles agissent sur les éléments de volume du corps, telles les forces gravitationnelles
(pésanteur), électromagnétiques, d’inertie. On désignera par Fvi (i=1, 2, 3) les composantes de
ces forces par unité de volume.

Figure 47 : Force de surface et de volume

Exemple
Un massif de sol chargé par une semelle filante (Figure 48) est soumis aux actions suivantes :
 Forces de surface Fs : contraintes de 200 kPa et réactions d’appui ;
 Forces de volume Fv : action de la pesanteur, poids de la terre ;
 Petites forces internes df dues à l’ensemble du massif de sol 𝑆𝑒 sur les faces du petit
parallélépipède 𝑆𝑖 (dxdydz).

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Figure 48 : Forces appliquées au massif de sol


Vecteur de contrainte
Postulat d'Euler-Cauchy
La notion de contraintes pour un matériau est une notion fictive analogue à la notion bien connue
de tension d’un fil :

Soit un fil souple en équilibre sous l’action de forces extérieures s’exercent à ses extrémités
(Figure 49). Le fil est donc tendu, rectiligne. Coupons ce fil par un plan fictif P en deux parties (I)
et (II). Sur la surface de coupure très petite 𝜹𝒔 qu’on peut assimiler à un point, soit M, la partie (II)
exerce une force sur la partie (I). Cette force est par définition la tension T du fil. La direction de
cette force est connue, c’est celle du fil.

On appelle contrainte au point M, sur la facette 𝜹𝒔, le vecteur :

⃗⃗⃗⃗⃗
𝜹𝑭
⃗𝒇 =
𝜹𝒔

Figure 49 : Tension d’un fil

Par analogie, soit un solide quelconque (Figure 50) à la surface duquel s’exercent des forces.
Coupons ce solide par un plan fictif (P). Sur la surface de coupure (S) la partie (II) exerce des
forces sur la partie (I).

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Figure 50 : Contrainte sur un solide

Figure 51 : Contraintes sur la facette

L’ensemble des forces des actions de (II) sur (I) et de (I) sur (II), représente un système d’actions
internes au domaine. Le principe de l’action et de la réaction indique que ces 2 forces sont
opposés.
⃗⃗⃗⃗ ) la force exercée sur 𝜹𝒔 par la partie (II) sur (I). On appelle vecteur contrainte au point M
Soit (𝛿𝐹
sur la facette 𝜹𝒔 le vecteur (Figure 51) :

⃗⃗⃗⃗⃗
𝛿𝐹
𝜎= en kPa
𝛿𝑠

Le vecteur contrainte peut se décomposer en une composante normale 𝜎 et une composante


tangentielle 𝜏 au plan (P) (Figure 52) :
𝜎 = 𝜎. 𝑛⃗ + 𝜏. 𝑡

𝑛⃗ : vecteur unitaire normal sortant (orientation directe de l’espace) ;


𝑡 : vecteur unitaire tangent ;
𝜎: contrainte normale ;
𝜏 : contrainte de cisaillement.
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𝜋
⃗⃗⃗⃗ 𝑛⃗ ) =
(𝑡,
2

Figure 52 : Vecteur contrainte

Une contrainte peut être perpendiculaire à cette surface :

Figure 53 : La contrainte est alors dite normale, et notée σn

Dans la réalité, la contrainte s'exerce sur toute la surface de contact

Figure 54 : Les vecteurs contraintes

Elle peut aussi être oblique par rapport à la surface sur laquelle elle s'exerce. La contrainte se
décompose alors en une contrainte normale, notée σ ou σn, et une composante tangentielle, dite
contrainte cisaillante, notée τ.

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τ
Figure 55 : Contraintes par rapport à un plan incliné

Comme les sols ne développent que très peu de contraintes normales de traction, on adopte en
mécanique des sols (à l’inverse de la mécanique des milieux continus), la convention de signe
suivante :
 une compression est positive ;
 une extension est négative.

La théorie montre que pour déterminer les contraintes qui s’exercent sur toutes les différentes
facettes autour d’un point M, il suffit de connaître en ce point les valeurs des six quantités :

𝜎𝑥 , 𝜎𝑦 , 𝜎𝑧 ; 𝜏𝑥𝑦 = 𝜏𝑦𝑥 ; 𝜏𝑧𝑥 = 𝜏𝑥𝑧 , 𝜏𝑦𝑧 = 𝜏𝑧𝑦

Figure 56 : État des contraintes autour d’un point M

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Donc de façon rigoureuse en 3D pour chaque facette d’un cube (Figure 56), les composantes des
contraintes s’exerçant sur les faces d’un cube centré au point M et dont les arêtes sont parallèles
aux axes Ox, Oy, Oz.
Sur une facette dont le vecteur normal unitaire a pour composantes (𝛼, 𝛽, 𝛾) la contrainte 𝑓 a pour
composantes :

𝑓𝑥 = 𝜎𝑥 𝛼 + 𝜏𝑦𝑥 𝛽 + 𝜏𝑧𝑥 𝛾
𝑓 𝑓𝑦 = 𝜏𝑥𝑦 𝛼 + 𝜎𝑦 𝛽 + 𝜏𝑧𝑦 𝛾
𝑓𝑧 = 𝜏𝑥𝑧 𝛼 + 𝜏𝑦𝑧 𝛽 + 𝜎𝑧 𝛾

Il existe en tout point trois plans privilégiés pour lesquels la contrainte est uniquement normale
(𝜏 = 0). Ils sont appelés plans principaux, leurs directions normales, directions principales, et les
contraintes correspondantes, contraintes principales. On les note :

𝜎1 , 𝜎2 , 𝜎3

Les plans principaux sont deux à deux perpendiculaires et les directions principales forment un
trièdre trirectangle.

Définitions de contraintes

Contraintes et pressions d’eau dans les sols


La pression de l’eau est appelée pression interstitielle et notée u. Dans certains cas, on utilise aussi
la notation uw (pour distinguer la pression de l’eau de celle de l’air) ou 𝝆w, si le symbole « u » a
une autre utilisation.
La pression de l’air est appelée « pression de l’air » ou « pression de l’air dans les pores » et notée
ua . Dans certains cas, on utilise aussi la notation 𝝆a.

Les pressions de l’eau et de l’air, comme les contraintes totales, sont en général comptées à partir
de la pression atmosphérique (à la surface d’un réservoir d’eau la pression de l’eau est nulle et la
contrainte totale verticale est nulle à la surface d’un massif de sol non chargé).
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Sols saturés. Contraintes effectives. Principe des contraintes effectives


À l’intérieur d’un massif de sol, la pression de l’eau ou la pression de l’air s’appliquent en chaque
point et se combinent aux contraintes totales pour induire le comportement local du sol. Dans les
sols saturés, il est admis que les déformations des sols ne dépendent pas séparément des
contraintes totales et des pressions d’eau mais de leur différence. On introduit pour cette raison un
nouveau type de contraintes, appelées « contraintes effectives » et qui sont reliées de la façon
suivante aux contraintes totales et pressions interstitielles (Figure 57) 5.4 Comportement des sols
saturés. Principe des contraintes effectives. Postulat de Karl
Terzaghi
On considère un sol totalement saturé (𝑆𝑟 = 100%) constitué donc de 2 phases : solide (squelette
de grains ou de particules) et eau. Le sol est sous la nappe, la pression interstitielle u est positive
(convention de la mécanique des sols). Le comportement d’un sol saturé dépend à la fois de sa
perméabilité et de la vitesse de chargement. Il est donc nécessaire de distinguer les sols à forte
perméabilité k (m/s), comme les sols grenus, des sols à faible perméabilité k(m/s), comme les
sols fins et de tenir compte de la durée d’application des charges : très courte, en phase de
chantier par exemple, très longue, en phase de service de l’ouvrage, plusieurs années après sa
construction, par exemple.
5.4.1 Comportement d’un sol grenu saturé
Quand on applique une contrainte sur un sol grenu quelle que soit la durée de chargement, sa
perméabilité k est assez grande pour que l’eau en surpression s’évacue pratiquement
instantanément. La contrainte est transmise immédiatement aux grains (contrainte
intergranulaire σ’) et l’eau n’est pas mise en surpression. Le tassement se produit
instantanément. On peut illustrer le comportement d’un sol grenu part l’exemple de la
figure 5.2 ..

Figure 57 : Contraintes dans un sol

σ = σ′ + u

Contraintes totales

Les contraintes totales sont les contraintes définies dans le sol lorsqu’il est assimilé à un milieu
monophasique et continu. Elles sont désignées par :
σ : contrainte totale normale : contrainte (par rapport à la pression atmosphérique) agissant
perpendiculairement à un plan donné.
τ : contrainte tangentielle ou contrainte de cisaillement.
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Par convention, les compressions sont positives. Les contraintes tangentielles sont comptées
positivement, comme indiqué sur la Figure 52.

Contrainte totale principale

Contrainte (𝜎𝑖 ) agissant sur l’un des trois plans orthogonaux où les contraintes de cisaillement sont
nulles (𝜏 = 0).
a) contrainte totale principale majeure (𝜎1 ) ;
b) contrainte totale principale intermédiaire (𝜎2 ) ;
c) contrainte totale principale mineure (𝜎3 ) ;
d) contrainte moyenne totale ou contrainte moyenne ou sphérique ou contrainte normale
octaédrique :
〖𝜎_𝑜𝑐𝑡 = (𝜎〗_1 + 𝜎_2 + 𝜎_3)/3
oct : octaédrique (8 facettes).
Il existe en tout point M du milieu trois plans privilégiés pour lesquels la contrainte se réduit à une
contrainte normale 𝜎. Ces plans sont appelés plans principaux, leurs normales directions
principales et les contraintes correspondantes contraintes principales (majeure, intermédiaire,
mineure) (Figure 62). On les note : 𝜎1 , 𝜎2 , 𝜎3 (par convention on pose 𝜎1 ≥ 𝜎2 ≥ 𝜎3 ).

Figure 58 : Plans principaux

La contrainte tangentielle octaédrique ou contrainte déviatorique ou contrainte de


cisaillement (𝝉)

Contrainte agissant tangentiellement à un plan donné :


𝜏𝑜𝑐𝑡 = [(𝜎1 − 𝜎2 )² + (𝜎2 − 𝜎3 )² + (𝜎3 − 𝜎1 )²]0,5 /3

Tenseur des contraintes en un point d’un milieu continu

En un point P, les facettes peuvent prendre n’importe quelle orientation ; les contraintes
correspondantes constituent le faisceau de contraintes en ce point. Parmi ces facettes on considère
les 3 facettes orthogonales aux 3 axes Px, Py, Pz d’un trièdre orthonormé. Pour chacune de ces
facettes on aura (Figure 59) :
 1 contrainte normale ;
 2 contraintes de cisaillement.

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𝜏𝑧𝑦

𝜏𝑧𝑥
𝜎𝑧
Figure 59 : Décomposition de la contrainte sur la facette Z

On appelle tenseur des contraintes 𝜎̿ en un point M (Figure 60), l'ensemble des contraintes en ce
point, obtenu en donnant à la facette (c'est à dire à sa normate ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑛 ) toutes les orientations
possibles. Il s’écrit :
𝜎𝑥 𝜏𝑦𝑥 𝜏𝑧𝑥
𝜎̿ = ( 𝑥𝑦 𝜎𝑦 𝜏𝑧𝑦 )
𝜏
𝜏𝑥𝑧 𝜏𝑦𝑧 𝜎𝑧

Figure 60 : Composantes du tenseur des contraintes en un point M

Sur deux facettes perpendiculaires les composantes des contraintes tangentielles normales à l’arête
commune sont dirigées toutes deux soit vers arête commune soit en sens inverse et elles ont même
intensité (Figure 61). Le tenseur des contraintes est donc symétrique, on a réciprocité des
contraintes de cisaillement.

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Figure 61 : Représentation des contraintes de cisaillement sur deux facettes perpendiculaires

Une matrice symétrique est digonalisable.

Figure 62 : Contraintes sur un prisme élémentaire

La représentation est souvent utilisée dans le repère des directions principales :


𝜎1 0 0
𝜎̿ = ( 0 𝜎2 0 )
0 0 𝜎3
Exercice 2
On donne au point M la matrice du tenseur de contraintes suivante :
−2,86 2,66 0
𝜎̿ = ( 2,66 −4,79 0 )
0 0 −2,3

Indiquer la signification des composantes de la matrice sur la figure :

État de déformation en un point d’un milieu continu

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Définitions

Lorsqu’un solide est soumis à l’action de forces, il change de forme : c’est la déformation. La
déformation (ε) est l’allongement rapporté à la longueur de référence initiale de l’éprouvette (l0).
Une éprouvette : partie d'un échantillon de sol ou de roche utilisée pour un essai en laboratoire

 déformation relative linéique (𝜺) : variation de longueur d’une longueur unité dans une
direction donnée.
 distorsion (𝜸) : variation de l’angle entre deux segments (joignants des points à l’intérieur du
matériau) primitivement orthogonaux.
 déformation relative linéique principale (𝜺𝒊 ) : déformation relative à l’une des trois directions
orthogonales pour lesquelles la déformation de cisaillement est nulle :
a) déformation principale majeure (𝜺𝟏 ) ;
b) déformation principale intermédiaire (𝜺𝟐 ) ;
c) déformation principale mineure (𝜺𝟑 ) ;
d) déformation moyenne (ou déformation volumique) : 𝜺𝑽 = (𝜺𝟏 + 𝜺𝟐 + 𝜺𝟑 )/3.
Soit un solide (S) avant et après déformation. Autour du point M, considérons un petit élément
linéaire MP ; après déformation, cet élément est devenu M’P’. Soient :

Les coordonnées de ces points.

Figure 63 : Déformation d’un solide (S)


En première approximation

Les déformations de l’élément MP comprennent deux parties :


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 une déformation linéaire, c’est-à-dire la variation de la longueur MP. On la définit par :

 une déformation angulaire, c’est-à-dire le changement de direction de MP. On la définit par


l’angle :

qui est toujours très petit.

dr

La théorie montre que pour déterminer les déformations qui ont lieu dans toutes les directions
autour d’un point, il suffit de connaître les valeurs des six quantités :

c’est-à-dire les déformations dans les directions Ox, Oy et Oz autour de ce point.


On montre facilement que ces quantités s’expriment en fonction des déplacements u, y, w :

avec

Dans les conditions habituelles de la mécanique des sols, où les déformations restent petites (au
plus de 10 à 20 %), l’état de déformation en un point peut être caractérisé par le tenseur des
déformations :

La variation de volume d’un petit élément autour du point M est donnée par :

Comme pour les contraintes, il existe en tout point trois directions privilégiées pour lesquelles les
déformations angulaires sont nulles (𝛾 = 0). Ces directions sont appelées directions principales de
déformation.

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Les déformations principales sont notées 𝜀1 , 𝜀2 et 𝜀3

Relations contraintes-déformations. Modèles rhéologiques du comportement du sol

La théorie des milieux continus montre que pour déterminer l’état des contraintes et des
déformations dans un solide soumis à l’action de forces extérieures, il est nécessaire d’avoir six
relations supplémentaires, entre les contraintes et les déformations.
Ces relations traduisent mathématiquement le comportement du matériau, c’est-à- dire sa réponse
lors d’un chargement. Pour cette raison elles sont désignées sous le nom de lois de comportement.

Loi de comportement
La déformation d’un solide résulte des contraintes qui lui sont appliquées et inversement les
contraintes apparaissent dans un solide sous l’action des déformations.
Ceci exprime une réalité à savoir qu’il existe une relation entre contraintes et déformations
dépendant essentiellement de la nature du matériau considéré.
L’expérimentation est indispensable, et révèle que ce lien entre contrainte et déformation, parfois
complexes, peut généralement s'exprimer à partir d’un nombre de paramètres mécaniques
mesurables. C’est la loi de comportement.
Le tenseur des déformations et le tenseur des contraintes sont liés par des relations traduisant le
comportement rhéologique du matériau. Le modèle rhéologique le plus simple est celui de
l’élasticité linéaire isotrope. L’élasticité linéaire isotrope s’écrit :

où E est le module d’élasticité (ou module d’Young) et 𝜈 est le coefficient de Poisson.


Dans un essai de compression simple suivant l’axe z, on aboutit aux relations simples suivantes :

Ce modèle élastique linéaire isotrope peut être considéré comme une assez bonne approximation
du comportement des sols dans le domaine des faibles contraintes, et en compression uniquement.
Lorsqu’on sort de ce domaine, le sol subit des déformations irréversibles et entre dans le domaine
de la plasticité. Dans le plan (𝜎, 𝜏) la limite du domaine élastique peut être représentée par une
courbe appelée «courbe intrinsèque ». C’est l’enveloppe des cercles de Mohr correspondant à la
rupture.

Les lois de comportement élémentaires


Ce sont les lois que l’on rencontre, souvent superposées, dans les relations contraintes-
déformations des matériaux et dont certains aspects se retrouvent dans le comportement des sols.
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Comportement élastique
L’élasticité linéaire et isotrope dans un solide est caractérisée entre autres par la linéarité et la
réversibilité des déformations. Elles s’exprime par la loi de Hooke :

où :
E est le module de Young
Définition : Pour un matériau isotrope, élastique linéaire, c’est le quotient de la variation d’une
contrainte principale Δ𝜎𝑖 par la déformation linéique 𝜀𝑖 obtenue dans la même direction, les autres
contraintes principales restant inchangées :
Δ𝜎𝑖
𝐸=
𝜀𝑖
𝜈 est et le coefficient de Poisson
Définition : Pour un matériau isotrope, lors d’un essai de compression axiale d’une éprouvette
cylindrique isotrope, rapport entre la déformation dans le plan perpendiculaire à la direction de la
contrainte de compression et la déformation dans la direction de cette contrainte :
𝜀𝑖
𝜈= | |
𝜀𝑗
𝜎𝑜𝑐𝑡 et 𝜏𝑜𝑐𝑡 les composantes octaédriques de l’état des contraintes, définies par :
 La contrainte moyenne totale ou contrainte moyenne ou sphérique ou contrainte normale
octaédrique :
𝜎𝑜𝑐𝑡 = (𝜎1 + 𝜎2 + 𝜎3 )/3
 La contrainte tangentielle octaédrique ou contrainte déviatorique :

𝜏𝑜𝑐𝑡 = [(𝜎1 − 𝜎2 )² + (𝜎2 − 𝜎3 )² + (𝜎3 − 𝜎1 )²]0,5 /3


Figure 64 : Modèle elastique
𝜀𝑜𝑐𝑡 et 𝛾𝑜𝑐𝑡 sont de même les composantes octaédriques de l’état des déformations définies,
comme pour le tenseur de contraintes par :

𝜀𝑜𝑐𝑡 = (𝜎1 + 𝜎2 + 𝜎3 )/3

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𝛾𝑜𝑐𝑡 = [(𝜎1 − 𝜎2 )² + (𝜎2 − 𝜎3 )² + (𝜎3 − 𝜎1 )²]0,5 /3

Il est à noter qu’en élasticité (isotrope et linéaire) les déformations volumiques sont ainsi
totalement disjointes des déformations de distorsion, lesquelles ne sont dues qu’aux contraintes de
cisaillement.
Le modèle à un paramètre représentant le solide élastique est le ressort.
Les six relations entre les contraintes et les déformations sont :

Les directions principales des contraintes coïncident avec les directions principales des
déformations.

Comportement visqueux viscoélastique


Dans un fluide le comportement visqueux linéaire se traduit par une relation linéaire entre la
contrainte de cisaillement et la vitesse de distorsion, soit :
𝜏 = 𝜂𝛾̇
où :
𝜏 contrainte de cisaillement
𝜂 coefficient de viscosité
𝛾̇ vitesse de distorsion
Le modèle à un paramètre correspondant est l’amortisseur à huile.
Dans le cas des solides, notamment des métaux, la viscosité est toujours superposée à un autre
comportement, par exemple l’élasticité. Elle se manifeste par le fait que dans les courbes
contrainte-déformation (𝜎-𝜀) à vitesse de déformation constante 𝜀̇, les valeurs des contraintes 𝜎
croissent avec 𝜀. Lorsque la contrainte 𝜎 est appliquée rapidement, puis maintenue constante, le
matériau présente du fluage, c’est-à- dire qu’il y a augmentation de la déformation avec le temps.
Dans un chargement à un paramètre, le modèle représentant la visco-élasticité est constitué d’un
ressort en parallèle avec un amortisseur à huile. C’est le solide dit de Kelvin-Voigt.


Figure 65 : Modèle Visco-élastique
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Comportement plastique
Le comportement plastique d’un solide est caractérisé par le fait qu’il se produit des déformations
permanentes.
On dit que la plasticité est parfaite lorsqu’elle ne s’accompagne ni de viscosité ni d’écrouissage
(pas d’augmentation de la résistance avec la déformation).
En règle générale, les déformations permanentes n’apparaissent qu’au-delà d’un certain seuil, en
dessous duquel les déformations restent élastiques.
Le comportement plastique dans un chargement unidimensionnel est représenté par un patin.


Figure 66 : Modèle plastique

La frontière du domaine d’élasticité est définie par un critère d’écoulement qui, dans le cas d’un
solide isotrope, est uniquement fonction des trois contraintes principales, soit :

Le domaine d’élasticité est défini par l’inéquation :

Dans le diagramme de Mohr (𝜏 - 𝜎) il est possible de représenter ce critère par une courbe appelée
courbe intrinsèque, qui sépare la zone des contraintes possibles d’une zone de contraintes
impossibles à développer dans le matériau puisqu’il y a rupture avant.
La courbe intrinsèque est l’enveloppe des cercles de Mohr correspondant à la rupture.

Figure 67 : limite des domaines d'élasticité et de plasticité


(matériau quelconque)

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Lorsqu’un cercle de Mohr est tangent à la courbe intrinsèque, il y a rupture ou glissement suivant
la facette qui correspond au point de contact entre le cercle et la courbe.

Représentation graphique de Mohr-Coulomb


Le cercle de Mohr est un diagramme circulaire aidant dans la recherche des contraintes principales.
Il permet de visualiser les relations existantes entre les contraintes et permet de connaître
simplement les contraintes dans toutes les directions. La représentation de Mohr est très utilisée
pour l’étude de la résistance au cisaillement des sols à cause des propriétés du cercle de Mohr.

Approche en contraintes 2D
L’analyse des contraintes est faite en un point M entouré par un rectangle infinitésimal dont les
côtés sont parallèles aux axes x et y (contraintes planes). Il apparaît les contraintes normales (σx et
σy ) et les contraintes tangentielles τxy . La matrice des contraintes est de la forme suivante :
𝜎𝑥 𝜏𝑦𝑥
𝜎̿ = (𝜏 𝜎𝑦 )
𝑥𝑦

⇛ ⇛
En effectuant une rotation du rectangle initial dans le plan, les différentes contraintes normales et
tangentielles varient en fonction de 𝜃. La matrice des contraintes s’écrit alors :
𝜎𝑥 𝜏𝑥1 𝑦1
𝜎̃ = (𝜏 1 𝜎𝑦1 )(𝑋⃗ ,𝑌⃗ )
𝑥1 𝑦1
1 1
Les contraintes tangentielles s’annulent pour un certain angle 𝜃 = 𝜃𝑝 . La matrice des contraintes
s’écrit :
𝜎 0
𝜎=( 1 )
0 𝜎3
Nous obtenons alors les contraintes principales 𝜎1 et 𝜎3 .
L’étude montre que les contraintes dessinées dans un diagramme (𝜎, 𝜏) en fonction du paramètre
2𝜃, forment le cercle de Mohr. Il permet de visualiser facilement les relations existant entre les
contraintes.

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 1   3 1   3
     cos 2
2 2

    1   3 sin 2
  2

Il s’agit de déterminer l’état de contraintes sur le plan incliné d’un angle 𝜃 ou 𝛼 et dont
les valeurs des contraintes principales 𝜎1 et 𝜎3 sont connues :

La démarche utilisée pour résoudre ce problème est la suivante :


 On place 𝜎1 et 𝜎3 sur l’axe des x ;
 de 𝜎1 , on trace une parallèle au plan de 𝜎1
 de 𝜎3 , on trace une parallèle au plan de 𝜎3
 l’intersection des deux plans donne le pôle P
 du pôle P, on trace la parallèle à la facette sur laquelle on veut trouver l’état de contraintes (𝜎𝜃
et 𝜏𝜃 )
 l’intersection de cette droite avec le cercle donne 𝜎𝜃 et 𝜏𝜃 .

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Figure 68 : Cercles de Mohr


Exercice 1
a) Tracer le cercle de Mohr de l’élément montré à la figure ci-dessous;
b) Déterminer la contrainte normale et la contrainte de cisaillement pour un angle 𝛼 = 35°;
c) Déterminer la contrainte de cisaillement maximale 𝜏𝑚𝑎𝑥 .

Exercice 2
On considère à la surface d’un sol (cas bidimensionnel) un point sur lequel ne s’exerce aucune
charge.
Déterminer les directions des contraintes principales en ce point. Sachant qu’une des contraintes
principales a pour valeur = 50 kPa, tracer le cercle de Mohr en ce point.

Exercice 3
On considère un sol en pente faisant l’angle 𝛼 avec l’horizontale. On construit dessus un remblai à
surface horizontale OB sur lequel doit être placée une route et qui au point P produit l’état de
contraintes indiqué sur la figure.
Quelle doit être la valeur de l’angle 𝛼 pour qu’au point P la contrainte tangentielle sur le plan OA
soit minimum?

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Cisaillement d'un sol : courbe intrinsèque

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Figure 69 : Courbe intrinsèque d’un sol (représentation de Mohr)

Considérons un massif de sol chargé et les contraintes qui résultent de ces charges en un point M
du massif. En augmentant les charges, on augmente les contraintes. Ces dernières ne peuvent
augmenter indéfiniment : en effet, les contraintes de cisaillement atteindront sur certaines faces
dites surfaces de glissement ou surface de rupture une limite au-delà de la quelle les particules de
sol glisseront les unes sur les autres (Figure 70).
La rupture du sol se produit par glissement relatif des grains les uns par rapport aux autres et non
par rupture des grains eux-mêmes.

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Figure 70 : Coupe d'un massif de sol et lignes de glissement

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L’essai mesurant le cisaillement d’un sol au laboratoire est l’essai de cisaillement rectiligne à la
boite (cas de cisaillement direct : NF P 94-071-1) (Voir TP).

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SEQUENCE 3 : TASSEMENTS ET CONSOLIDATION DES SOLS

Généralités
Sous l’action des charges appliquées, il se développe dans les sols des contraintes qui entraînent
des déformations. Les déplacements verticaux vers le bas sont appelés tassements. Dans la plupart
des cas la surface du sol est horizontale et les charges appliquées sont verticales ; les tassements
sont donc les déplacements prépondérants.
Si les tassements uniformes peuvent être gênants lorsqu’ils sont trop importants, les tassements
différentiels sont redoutables car ils peuvent créer des désordres graves : basculement, voire
renversement des constructions, augmentation importante des efforts dans les structures
hyperstatiques.
Le tassement est dû à la compressibilité du sol c’est à dire au fait qu’il peut diminuer de volume.
La compressibilité du sol résulte de :
 la compression de l’air qui remplit des vides. L’eau est supposée incompressible. L’air, très
compressible, provoquera un tassement quasiment instantané.
 l’évacuation de l’eau contenue dans les vides. C’est la consolidation primaire, elle produit le
tassement le plus important : le sol subit une diminution de volume correspondant au volume
d’eau expulsée (le sol est supposé saturé).
 la compression du squelette solide. C’est la consolidation secondaire, elle correspond au
tassement des grains qui s’arrangent entre eux de façon à occuper un volume plus réduit. Il se
produit un fluage dû au déplacement des couches adsorbées.
Le tassement total final d’un sol, st , a donc trois composantes :

s t  s i  s p  s s 1
avec :
si : tassement immédiat,
s p : tassement de consolidation primaire,
ss : tassement de consolidation secondaire.

Définition des contraintes dans les sols

Calcul des contraintes dans les sols

Compressibilité des sols

- Essai oedométrique.

- Courbe de compressibilité.

- Caractéristiques de la compressibilité.
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- Classification des sols vis a vis de la compressibilité.

Tassement des sols.

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