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LE LIVRE
DES MORTS
Papyrus d’Ani, Hunefer, Anha'1'

Commentaires dc
Evelyn Rossiter
Tmduits par Bern d S l

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Llber
The papyri of Ani, Humjer, and Anhai‘: British Mu-
seum, London, Department of Egyptian Antiquities,
Nos. 10470, 9901, 10472.

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Ektachromes : British Museum.

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' By courtesy of the Trustees 0] the British Museum


.

Archivio B/Ricciarini: 55, 56 — Carlo Bevilucqua:


58, 59, 75 — Cirani/Rica'arini_' 72, 90, 95 — Girau-
don: 74, 76, 92, I11 — Viollet: I13, 114, I15, I16,
REU NU PERT EM RHU
7

OU LES CHAPITRES DE L A-VENIR QUOTIDIEN

Le Livre des Morts des Egyptiens est un recueil chapitres, tous independants les uns des autres,
decousu d’invocati0ns et d’incantations magiques que Lepsius identia. Car les pretres de Thebes
compose de textes generalement ecrits sur des et de Sais s’appliquerent bel et bien at les colla-
rouleaux de papyrus — et illustres — destinés £1 etre tionner et a les reunir pour en faire ce que les spe-
placés dans des tombeaux. Cette coutume qui date cialistes connaissent sous le nom de Recensions
approximativement du xvue siecle avant ]ésus- thébames et mites. ll reste que l’on ne saurait consi-
Christ etait reservee aux familles relativement ai- derer le resultat de leurs travaux comme une
sees. Il s’agissait de permettre ainsi au defunt de << version autorisée de l’ouvrage — au sens, du
>>

triompher des dangers de l’Au-Dela en lui offrant, moins, ou nous l’entendons aujourd’hui.
notamment, la possibilite de se changer en l’une Le mot meme de chapitres s’agissant de l’entre-
quelconque des puissantes creatures qui peu- prise menee par des scribes contemporains de
plaient l’univers des morts et, pour ce faire, en lui la xnc dynastie (vers 1800 av. J.-C.) est tout aussi
apprenant les mots de passe qui lui ouvriraient, errone en ce qu’il implique, la encore, une notion
une a une, les portes de l’Apres-Vie an qu’y de coherence qui en est, a vrai dire, absente. ll
penetrant avec la protection des dieux, il puisse, est donc parfaitement justie de regarder cette
cependant, s’identier £1 certains d’entre eux. compilation desordonnee comme un simple reper-
toire de recettes magiques.
_ , Enfin — est-il besoin de le préciser — ce Liz/re n’a,
Ce (P1613 Llvm des Morts n at pas‘ non plus, rien de commun avec le Bardo Thédol
Le sens profond de ce livre ayant souvent ete mal des Thibetains ou l’ensemble de l’expérience hu-
compris, mieux vaut commencer par dire ce qu’il maine, en deca et au-dela de la mort, est conside-
n’est pas. Ainsi n’a-t-il rien a voir avec un ouvrage rée comme une immense et durable illusion, alors
rituel puisque fait — a l’exception de quelques que les Egyptiens n’eprouvaient pas le moindre
passages — pour etre lu a haute voix par le defunt doute quant a la realite du monde ou ils vivaient.
lui-meme. Mais ce n’est pas un livre, dans l’accep- Quand bien meme leurs croyances puissent nous
tion moderne du terme, laquelle suppose une paraitre fantastiques et parfois meme tout a fait
certaine unite de conception ou de redaction voire incomprehensibles, les sujets des pharaons etaient
d’epoque. Cette appellation ne lui a d’ailleurs ete doues de sens pratique, realistes et nullement en-
donnee qu’au xix“ siecle, par l’Allemand Karl clins 21 la reverie metaphysique.
Richard Lepsius. C’est celui‘-ci qui, en 1842, publia
sous ce titre Das Todtenbuch — conserve depuis Imaglnatlon Ct C0n5€rV3-t15me-
par tous les spécialistes — la traduction du Grand Cette aversion pour les theories abstraites, liee
Papyrus de Turin que les Egyptiens nommaient a un conservatisme inné, confere at leur religion
Reu nu pert em rhu : les chapitres de l’A-Venir quo- l’un de ses traits les plus frappants : son extreme
tidien. complexite. Bien que leur foi ait evolue au cours
Il serait tout aussi faux d’y voir une sorte de Bi-
<< de leur histoire — qui fut exceptionnellement
ble », meme si le style archaique et pompeux em- longue — les Egyptiens repugnaient a abandonner
ployé dans les versions qu’ils en donnérent, par dieux ou mythes anciens alors meme qu’ils en
Budge, Renouf et quelques autres a quelque cho- adoptaient de nouveaux. Ils s’efforcaient de conci-
se de l’emouvante grandeur des psaumes hebreux. lier les uns et les autres. Cette conception prudente
Mais la ressemblance s’arrete la, bien que les perpétuée durant pres de trois millenaires devait
livres saints juifs aient ete effectivement inuences inevitablement transformer en un maquis, a la
par la littérature sacree des Egyptiens et que le longue inextricable, la theologie qu’ils profes-
Livre deg Mortg 110115 fournigge un aper(;u dc saient ; Si tant CSI que C€ t€f1'I1€, inseparable d’un
leur religion et des rites funéraires qui s’y atta- mode dc pensée rigoureux et d’une ordonnance
chaient. On y cherchera en vain dogmes ou re- sans faille au regard des idees forces, puisse conve-
velations de nature :1 guider le dele. Ce n’est nir en l’occurrence. C’est si vrai, qu’a diflerentes
pas pour autant le banal papyrus divise en 190 epoques les pretres de chacun des foyers du culte —

9
Heliopolis, Memphis, Thebes et Hermopolis - craient, la plupart du temps, qu’aux signes ex-
tentérent bien de mettre en accord leurs croyan- térieurs de la foi, negligeant de surcroit le bien-
ces respectives pour les fondre en une doctrine étre spirituel du petit peuple, qui d’ailleurs n’était
unique. Mais il est permis de douter qu’ils aient admis en aucun cas a frequenter les sanctuaires in-
jamais reussi dans leur entreprise ! terieurs ou se trouvaient les autels des dieux. Aux
Il est certain que les textes extraits des papyrus humbles, ne restaient guere, en guise de grandes
d’Ani, Hunefer et Anhai refletent un peu de la ceremonies, que quelques fétes, comme celle
confusion qui resultait de ces discordances. Le ton d’Osiris celébree au printemps — symbolisant le
du monologue touche a l’extravagance. Tantot renouveau— et autres traditions populaires.
l’auteur cede a la fanfaronnade, tantot il se repand Le recours a la magie ne se limitait pas aux pra-
en humbles supplications. Apres quoi il invective tiques religieuses mais impregnait toute la vie.
les dieux... avant d’affecter une seivilite tout aussi On recitait, par exemple, certaines incantations au
excessive. Et cette cyclothymie délirante se re- chevet d’un malade auquel on avait administre
produit plusieurs fois dans une meme page. Le de- des narcotiques. Pour regler une querelle de bor-
funt s’identifie au grand dieu de la mort — Osiris, nage entre proprietaires, on s’en remettait aussi
roi de l’Au-Dela, dont il prend jusqu’au nom sa- au verdict de certains oracles. De nombreux papy-
cre d’Osiris-Ani. Curieusement, malgre ce tout- rus, comme celuiqu’exhumal’egyptologue Harris,
puissant patronage, il s’obstiiit* kl l'CCl161"Cl1€f les contiennent quantité d’inv0cati0ns censées conju-
expedients magiques qui lui permettraient de rer le mauvais sort. On en trouvait gravees sur des
combattre les dangers qui l’attendent et ne craint amulettes placees dans les tombeaux et qui por-
pas d’invoquer la protection des divinités subal- taient egalement des signes : Iliud d’Isis, oeil
ternes. L’avenir promis aux vivants, au terme d’Horus, colonne Djed — propres a attirer sur les
de leur existence terrestre, manque pour le moins trépassés toutes sortes de bénédictions.
de clarté. Apres s’étre rendus aux Champs de la Paix,
ils s’eleveraient, croyaient-ils, dans le ciel pour y UI1 llVI‘€ 0pIlIIllSI€-
Vivre comme ls étoilesi s’unir sl Osiris Pour Parta‘ La litterature funebre, objet du present ouvrage,
8'“ sa rOY3ut_é léthals Ou '3n_COr@ "OYager 5‘ _b0rd revele la conance avec laquelle est considereela
de la nef solaire de Re, a moins que leur destin ne vi@ dans 1’Au_De1;1, quand 16 Coeur de yhomme 56-
ft Km‘? Combinalsfm COmPl@¥€ de Ces dlverses P_ré' ra soupese a son avantage sur la balance symboli-
dictions. Au chapitre 125, dit de la (t Protestation que que mpréseme la plume. de Mam; A10“ 11 COn_
d innocence », la contradiction apparait plus a- naitra la félicité des Champs E1ySé6S gt Ré
granfa Lfe Posuflans luff? 5 qLfarame'deuX dlsux l’emmenera dans sa celeste croisiére... Mais, dans
de‘ n avolr Jamals fa" d6 mill a,PersOnn@ et_@nu' le cas contraire, on ne nous souffle mot de l’éven-
msrefoutss les f3L_"es--- §lu_1l n 3 Pas Confmlses ! tualite de son sejour en enfer ! Rien non plus
O_u blen les EgYPt{@Ps falsalent montre d un sells quant aux régles ‘qui president a l’evaluation du
alguldff la morahtq Ou Plus Pr0bab1e1_nen[_1ls poids de l’anie — ici incarnee par le muscle car-
C‘_3nferfl1€I}[ une Yen“ maglque favorabls 3 la hm‘ diaque, principe vital par denition —- comparée
ms qu ‘ls CnOn§a1em- celui de la divine plume...
=21

M , 1, _ Ammit_ lui.-méme,_ le ‘monstre mangeur de mort,


agle et If lglon semble bien inoffensif il se contente de s’asseoir
:

Ce culte desdieux — essentiellement forrnel — pres de la balance a cote du scribe-dieu Thoth et


constituait une obligation fondamentale qui lais- d’attendre sans hate le resultat de l’operation !
sait fort peu de place a la piété personnelle. Au L’Egypte manqua sans doute d’un Jerome Bosch
reste, aucun mot ne definissait l’idee de religion. pour peindre les tourments infliges aux damnes
On parlait, en l’occurrence, de Hike, que l’on dans l’antre de Satan. De la premiere a la der-
peut approximativement traduire par pouvoir ma- niere ligne du Livre, seul apparait Osiris triom-
gique du verbe, et qui englobait la substance de la phant en qui se confond une fois pour toutes le
foi et sa formulation telles que les rapportait le bienheureux disparu, assure en outre des faveurs
Livre des Morts. Mais les prétres ne se consa- de la foule des autres pensionnaires du Pantheon.

10
Une mort fascinante. que politiques, d’une brillante civilisation.
Il est tout a fait evident que les peuples de la val- Qu,0n n6 5’,aPt6n,dC Pas davamage 5; découvrir
lée du Nil crurent sans réserve que la mort leur d_@5 holllmffs r@$1gne_5 51 une fatallté traglque O“ as"

ouvrait les portes d’une nouvelle vie bien avant Plrant afulr une exlstence a 1eur5'Y‘{uX1n5uPPPf‘
la fondation vers 3100 aVantJ__C_ _ de ]’Empire table. ,§ 1l_s I“€dOU[2l1€1"l[’.l61lI‘ n ineluctable, ici-
des Pharaons. Ils n’étaient d’ailleurs pas les seuls IP35; Cretan d abOrd ‘lu_ 115 1}‘? Pouvalem Se falfe
a professer cette foi dans la haute Antiquité, mais 3 1 1d§@ de renoncer ajamals a_u P1315“ CW6 dls“
ils étaient sans doute parvenus, en ce domaine, P€1_15a1,tuneterrePrO5P@re@tfert11@>ab°nd3n}m@I1t
21 un degré d’initiation plus élevé que leurs lrrlguw Par un grand @_uV@- liour 56 COn_du11"@ 6Y1

contemporains. Quoi qu’on en ait dit, l’extréme de5P0t€5’ lgurs Souveralns T1 ‘Tn @X@r§31‘{n[ P35
sécheresse du climat ne suft pas a expliquer la moms l6u_r_§OuVef_nem€nt avec un 56115 algu des
préservation des corps et moins encore les rites r6§POn§al?111t@5- L lsolemem flaturd qu@,P_r0Cu‘
et les techniques employés pour la prolonger. ralenll a__l EgYPte 16 de_5ert OCC1d‘5;n_tal’ la Penlnsuk
D’autres peuples vivaient dans des conditions du smal gt la n}6r‘lu1 assflra d alneurs um? PFUX
climatiques similaires sans pour autant se livrer rarem“ troubke 3 mm‘? @POqu@ d6 50n h15[01T@~
aux mémes pratiqueS_’En Oumg, la momication gt Cette perennite, comparee aux tribulations subies
la richesse des ornements funéraires, les ob- Par tam diautms’ dmlnait an Plple l@ Sentimfmt
séques dgs rois 6t des notables égyptils durent del’éternité. Les Grecs eux-memes, quivoyagerent
engloutir d’énormes fortunes si l’on en juge par le dans le pays quelque cinq siecles avant nOtf@ éfe,
fabulgux tombeau (16 T0u[-Ankh-AmOn gel qu’i1 furent frappés par la majesté et l’ancienneté des
fut mis au jour Qn 1922 par Howard (jartg-r_ Or i1 monuments qui leur paraissaient aussi vieux — et
ne s’agissait que d’un souverain fort jeune, d’un 2111SSi grandioses — qu’-'51 H0115, flu]-Oufdihui, 16$ V65-

rang relativement modeste dans la dynastie pha- tiges imposants de la Gréce antique.
raonique, dont au surplus la sépulture avait déja
été pillée dans l’Antiquité ! Des rols aux gals du P€uPle'
La folle prodigalité d’une société capable d’en— La tradition littéraire, liée aux rites mortuaires,
fouir ses biens les plus précieux aurait de quoi in— évolua a mesure que le regime se faisait en quelque
cliner nos esprits cartésiens 21 conclure at une sorte sorte plus libéral. Désormais accessible aux moins
(l6 démence COll€C[iV€, éfigé 611 institution I1&tiO— fgrtunés, 16 Qoncours des scribes devait prgter Q1

nale, alors que cette débauche de générosité ne fut la pgpularité du Cult d’()5iri5 aux dépens de Qelui
jamais que la manifestation ardente du role de la de Ré, le dieu-soleil qui — selon les papyrus dits
mort dans tous les aspects, aussi bien culturels <<des pyramides » -— réservait ses bienfaits dans

ll
l’au-dela aux seuls rois, consideres comme des Thebes cite sacree.
demi-dieux, investis des memes pouvoirs magi- Thebes, ou furent composes les trois papyrus
ques que les divinites dont ils se reclamaient. decouverts trois mille ans plus tard par les egyp-
AveC l’éCr0ul€rI1€r1t — €I1tf6 2250 fit 2050 EIVHHI tologues, etait l’une des villes les plus celebres de
].-C- -— d’un pOL1VOir jusqu’a1ors {F515 Cntfillisé, l’Antiquite. Son apogee date du second millenaire
2lpp3.l"l1I"€I1[ d€S IIIEIIIUSCTIIS Cl€S[lIléS AUX C€fCU€1lS, antérieur Q la naiggance d(-3 Jesus, 311 I‘[1QInen[ Q11
ClOI'l[ la Cll€1'1[él€ SC l"€Cl"L1[& p21I"l'1'1I l€S l’lOlI)l€S €( l€S monarqugg Qt gguvgrngurg uniérent IQ pays, Lur
notables qui n’avaient pas les moyens de s’offrif puissance allait s’afrmer encore quelque quatre
une pyr-amide. Enn, \/int 16 Livf (16 18 MON, siecles et demi plus tard, avec la deroute des enva-
plus populaire parce que meilleur marche encore. hisseufs Hyk5O5_ Ijérection du Nouveau ROyau_
La pyramidff était 16 SyII1bO16-Clé (I16 R5 (TI 165 me (environ 1580 a 1150) couronna leur entrepri-
phr-'<10nS qui frlt bitif Ché0PS, Chéphfen 6f MY- se. C’est l’epoque ou les pharaons, enrichis par le
1<éfinOS S6 C0mpOrIéFf3IlI 611 1’0CCllfT@f1C€ C0II1IT1€ butin rapporte d’Asie et le tribut qu’ils recoivent
16$ Zélé dé1@$ du diu-50161, C101“ 16 f0Y€T 041- des Nubiens, entendent surpasser leurs predeces-
U.16létéllt Situé tout pI'éS d,HélIOpOllS. Il V21 d6 S01 5@u1"5Qn multipliant 135 (j()n5[1"uQ[i()n5 5()1np[uQu-
qu’ils ne pouvaient qu’etrc hostiles a la nouvelle 5@5_ L95 papyrus d’Ani Qt d’I-Iungfgr coincident
foi vouee a Osiris et certaines inscriptions gravees avgc Page (for d(> la Cité, tandis que C¢]ui d’An_
a leur initiative conrment la vigueur de leurs hai,v@r51’an 11()(), 561-3 rédigé alors que gamort-6
I"é<1i0I1$ 3 Cf égard. deja le declin de Thebes secouée, jusqu’au sommet
De tous ces extraordinaires monuments solaires, de la hiéfarchig, par plusigufg gcandalg-5 ponctuég
celui d’Unas fut le premier at avoir éte tapissé — de crises economiques et d’une vague de banditis-
notamment dans les vestibules donnant accés me entrainant notamment le pillage des tombeaux
Ell la chambre mortuaire — d’un catalogue d’ins- gt des mgmjes r()y;/1165, I

tructions comprenant incantations, hymnes, prie- Amun, le dieu des Thébains, est 1e meilleur
res, etc., visant a assurer au defunt souverain Qxgmpled’unphén()InénQfréqu@I1t,quiétendaitj
une seconde vie heureuse, analogue quant a son l’Egypt@ tout entiere le rayonnement d’un culte
contenu a ce que serait mille ans plus tard, le Li— exclusivement local, des lors que la ville qui le ve-
vre des Morts. nerait affirmait son hegemonie sur l’Etat. Il Put
Entre les deux, pendant ce que les historiens en elllet bientot regardé comme le successeur du
nomment la Premiére période interme'dlaire, on prit dieu-soleil, au point de prendre le nom d’Amun-
donc l’habitude de couvrir les bieres d’epitres Re. Les biens precieux amassés dans les temples —
louangeuses pour l’homme qui venait de rendre et aussi par les prétres de la nouvelle capitale,
son dernier soupir. Vers 1580, dans les premieres coeur du pouvoir temporel et religieux — l’empor-
annees du Nouveau Royaume constitue apres les terent de loin sur celles de ses rivales, Memphis
troubles de la Seconde période intermédiaire, on les et Heliopolis. Un papyrus anterieur au regne de
remplace par des manuscrits rediges sur des rou- Ramses III (1198-1166 avant J.-C.) revele que
leaux de papyrus. Le salut dans l’autre vie était Thebes possedait alors dix fois plus de tetes de be-
maintenant a la portée des petites gens ! Ou pres- tail et disposait d’une administration sept fois plus
que. Car pour etre évidemment beaucoup moins nombreuse que le haut-lieu naguere consacre au
cher qu’une pyramide, le nouveau support — et le culte unique de Re. Cette opulence avait suscité
service d’un scribe talentueux — restaient nean- la creation de soixante-cinq villages, l’ouverture de
moins le privilege d’une classe aisee, celle a la— quarante-six ateliers et de quatre cent trente-trois
quelle appartenaient un Ani, un Hunefer ou une jardins ainsi que la construction d’une flotte de
Anhai qui en userent. Encore que, comme l’ob— quatre-vingt-trois navires ! Quand au spirituel, le
servera Budge, il n’est interdit a personne d’enga- clerge detenait une suprematie equivalente. Amun-
ger un redacteur de moindre reputation — en le Re devenu dieu de l’Empire, le maitre de son culte
priant de condenser l’ouvrage et de se contenter de acceda a une sorte de papaute, aussi inuente que
quelques illustrations moins luxueuses — voire, le gouvernement civil. C’est dans ce contexte his-
de l’ecrire soi-meme... torique que les trois papyrus virent lejour.

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Emits 5111‘ Cmnmande 011 P1'0duit5 en série 9 des revenus divins et, de surcroit, directeur des
Le Livre des Morts, illustrations comprises, grenicrs des seigneurs d’Abydos. Son épouse,
était une marchandise comme les autres. Son con— Thuthu, portair 16 titre de Dame de la Maison et
tenu — nombre et selection des chapitres tout gemat d’Amun-Re, c’est-51-dire qu’elle comptait
001111116 18qualiré (16 1’iC011Og1Pl11(I 61 181 1011gu6111" parmi les pretresses nobles notamment affectées
du papyrus — dépendait du rang de l’acquéreur a la celebration des offices religieux, ou elle chan-
et du prix que celui-_ci pouvait payer. tait et jouait de divers instruments, dont le sistre
Le fameux document de Turin mesure pres de avec lequel elle est chaque fois représentée.
58 metres ! Quant aux deux textes composant la Hunefer, lui, occupait un poste de surveillant au
recension de Thebes, l’un fait plus de 4,50 m sur palais de Seli I", souverain d’Egx/pte vers 1370
30 cm de large et l’autre a peu pres 28 In. Sur avant].-C. Il assurait en meme temps les fonctions
45 cm. Mais lorsque Athenes puis Rome sup- de superintendant des scribes... et du bétail. Sa
planteront l’Empire des Pharaons, le format delces femme Nasha, comme celle d’Ani, était prétresse
étranges passeports pour l’au-dela se réduira con— etjouait aussi du sistre — également visible dans les
sidérablement et ils ne seront guere plus grands scenes ou elle figure aupres de son mari.
qu’un mouchoir dc poche... Anhai enfin était cantatrice au college » dédié
<<

L’édl[iOIl (16 la littérature lTlOI‘[U3.lI‘€ COf1SlSI2ll[ au (lieu Afnun-Ré_ Apparefnment plug grande quc
soit en un exemplaire unique, rédigé sur C0rn— Thuthu e-t Nasha, on la voit tenant comme les
mande ct Selon les indications paftiCuliéf6S (111 deux autres un sistre mais elle porte un vétement
client, SOl[ 6H Llfl t6X[€ standard, dlSpOl’1ll)l6 prggqug(3n{iér@fn(3n[[1"an5p3rQn[_
en série, auquel on se contentait d’ajouter le nom Avec 565 quelque 24 n1é[I‘Q5 C16 long, 15- papyrus
de l’acheteur — ce qui, croit-on, serait le cas de la d’Ani est lg plus grand Quvfag (13 1’ér@ thébaine
seconde partic Clu papyrus Ci’A11i- que nous connaissions, encore que seuls les cinq
A l’origine, le scribe décidait de la conception de premiers rnétres (15 Cr-3 d()Qun1(—)n[ aiem éré direc-
l’0uvragc ct Coniiait 51 1111 illuStf91£6u1" 16 S0111 (16 tement inspires par son benéficiaire, le reste étant
combler les blancs ». Puis, peu a peu, on fit l’in-
<< Qmprunté 3 un manuscrir déjgr r@C()pié 51 C16 nom-
V9156 C0111I11@ (121115 165 (F015 PKPYTUS (1111 C0111P0- breux exemplaires. Celui d’Hunefer ne mesure
sent notre livre, ou l’habillage du texte fut effectué guére plug de 5,50 n1é[1"@5 er 165 litanieg degtinégs
en fonction de la place préalablement utilisée par gr Anhai, un metre (16 mOin5_ En r€vanCh6, i1 mm-

l’artiSt6 Chargé (16 d€SSi11€1" 16$ Vig11@I(@$- ble qu’il s’agisse intégralement, cette fois, de deux
COnSéqu611C6 dc C6116 i11v€rSi011 811015 que 1’i(70-
I originaux, meme si plusieurs scribes ont participé
nographie est généralement l’oeuvre d’un grand ;§r1@urréda¢riQn_
illustrateur, le travail du scribe laisse souvent a Nombreux furent les papyrus qui furent perdus
désirer les erreurs sont monnaie courante, sans
: du fair de l’emplacemt-nt qu’on leur avait allecté
compter les additifs de son cru, qu’il improvise, aupres des momies. Ceux qui we trouvaient dans
au mépris de la tradition, pour boucher les trous les tombeaux d’Anhai et d’Hun<:fer furent préser-
résultant d’une mauvaise mise en page ! Exemple I vés parce qu’on les avait glissés dans la cavité mé-
un doublon du livre d’Ani, ou l’on trouve deux nagée a l’intérieur d’une statuette de la divine
fois le chapitre 18. Certains copistes ignares sup- trinité Ptah-Seker-Osiris, qui régnait sur la crea-
primaient, au contraire, certains passages au tion, la mort et l’Au-Dela, jalonnant ainsi les
gré de leur fantaisie ou simplement parce qu’il trois étapes de la double vie en laquelle croyaient
ne leur restait plus de place. les anciens Egyptiens.
Nul ne sait encore exactement comment le papy-
' 9 9
rus d’Ani fut déposé dans une tombe. Lorsque ce
9
L65 P3-PYYUS d A111, (1 HU11€f€I‘ (ft d Anhah long document fut déroulé, il se trouvait dans un
l

La p1‘ép€1Y€11i011 (16 C65 (T015 111111f@5(@5 fut @11(Y@" excellent état de conservation. Des administrateurs
prise par des dignitaires dc Thebes. du British Museum acheterent les trois pieces a des
Ani était un scribe royal, attache au service marchands égyptiens, le papyrus d’Hunefer en
des maitres de la cité, commis a la comptabilité 1852, les deux autres en 1888.

15
Note sur le présent ouvrage.
Toutes les vignettes qui illustrent les papyrus tions, en indiquant le numéro et le titre de chacun
d’Ani, Hunefer et Anhai ont été ici re roduites
.
des cha itres corres ondants
, ,P .‘ P. J q ue l’0n trouvera
, .
resumes brlevernent mals delement ’ dans I es r1t
.
clans leur ordre on 1nal. En revanche, la lon 3.ueur
g . , . .

des textes ne nous a ernns de ubher 1nte-


as comme dans la substance des manuscnts. Des ex-
p r v I 0 1

tralts des chapltres les plus s1gn1cat1fs sont 1n-


~ 1 ~ ~ 0

gralement ceux-c1. Nous avons select1onnelespas-


sages qui se rapportaient précisément aux illustra- tercalés entre les sequences.

16
Lexique
I [lustre
/
SYMBOLES
AMENTA

L’Au-Dela. A l’origine l’endr0it ou le soleil se couche, ce


nom fut plus tard donné a la rive occidentale du Nil ou les
tombeaux furent taillés dans le roc. (1)

ANKH
La croix a boucle (dite égyptienne) symbole de la vie. (2)
BA

Cette entité spirituelle est beaucoup plus pres de ce que


nous entendons par ame ». Le ba s’en va lorsque survient
<<

la mort. Tandis qu’il prend ensuite diverses apparences


durant le jour qui lui permettent de se rendre utile au défunt,
la nuit venue il rejoint celui-ci clans son tombeau. (3)

D_]ED (colonne)
Le nom de ce symbole extrémement important, associé en
particulier a Osiris, vient d’un mot signiant (( stable» ou
<<durable». C’était probable-ment un fétiche préhistorique
inspiré par un arbre aux branches coupées, un poteau por-
tant des entailles ou une botte de tiges tranchées. Djed signi-
e ascension ou continuation de la vie. C’était un m0tifarchi-
tectural et décoratif courant qui occupait une place conside-
rable dans les rites du culte d’Osiris, notamment lors de la
cérémonie qui marquait l’érection de la colonne parfois dotée
d’yeux et de bras ainsi que des symboles du pouvoir. (4)

FLAMME

Meme symbole que le signe hiéroglyphique qui l’exprime :

un brasier d’0u la fumée s’éleve. (5)


KA

Concept insaisissable interprété différemment selon les


époques par les Egyptiens eux-memes. En général, le Ka
était regardé comme un double, une sorte d’entité abstraite
qui survivait 21 la mort du corps. Son principal séjour était le
tombeau d’ailleurs nommé la maison du Ka » et c’était a
<<

son intention que l’on y laissait de la nourriture et des bois-


sons. Les bras qui gurent dans ce symbole sont habituelle-
ment levés. Clark pense pour sa part qu’ils sont ouverts dans
un geste d’étreinte comme pour communiquer au défunt
<<

(5) ,
l essence vitale », pouvoir dévolu aux seuls dieux.
KHU
r I A
Entite spirituelle souvent mentionnee en association avec
le Ba et considérée comme un principe purement spirituel et
absolument immortel. (6)
M AAT

Concept de l’ordre, de la régularité et de la justice, qui


revétaient la meme importance aux yeux des Egyptiens de
l’Antiquité. C’était le devoir du pharaon de maintenir le maat.
Dans les papyrus d’Ani et d’Hunefer, Osiris et Ré sont assis
sur le signe hiéroglyphique qui l’exprime. (7)
SCARABEE

Le scarabée-bousier ou scarabée sacré était pour les


Egyptiens un symbole de renaissance et de creation sponta-
née car il semblait surgir de nulle part. En fait, il provenait
d’oeufs pondus dans la bouse ou le sable. Sceaux et amulettes
en forme de scarabée étaient trés répandus et on leur attri-
buait des pouvoirs magiques. (8)

UD_]AT

Symbole également important qui doit son nom a (< l’oeil


parfait » d’Horus. Selon une version de la légende, Seth, le
dieu des intentions mauvaises, saisit l’oeil d’Horus qui tomba
brisé en mille morceaux. Thoth les trouva et les réunit. Le
udjat était considéré comme une puissante amulette protec-
trice; on le trouvait souvent dans les tombeaux, sur les cer-
cueils et sur le sceau dont on recouvrait l’incision pratiquée
sur les momies pour en extraire les viscéres. (9)

DIEUX
ANUBIS

Le dieu-chacal de la nécropole, patron des embaumeurs et


protecteur des momies. Ce fut lui qui prépara la momie
d’Osiris.

HATHOR (Mehurt)
Divinité chargée de multiples fonctions : souveraine du
ciel, ame vivante des arbres, nourrice des rois d’Egypte,
déesse de la musique, de la danse et de l’amour. La téte
d’Hathor (visage de femme avec des oreilles de vache), fut
utilisée comme motif décoratif sur les colonnes des temples
et les sistres. Mehurt, sous scs apparences de vache divine, se
0) confondait avec Hathor. (10)

HORUS

Nombre de dieux égyptiens portent ce nom, le premier


d’entre eux étant un dieu-ciel dont l’embléme était le faucon.
Ici nous avons affaire Horus-le-plus-jeune, ls d’Isis et du
21

défunt Osiris qui vengea la mort de son pére remportant la


victoire sur le traitre Seth, et s’assura le soutien des autres
dieux. Il fut, des lors, le patron-protecteur du roi et le pha-
raon régnant portait le titre de (< Vivant Horus» en tant
qu’incarnation du dieu sur la Terre. Les hauts-lieux du culte
étaient Hierakonpolis et Edfu, en Haute Egypte; Behdet,
dans le Delta du Nil. (11)

HORUS (les quatre enfants d’)


Dieux des quatre points cardinaux, Princes souverains
<<

d’Osiris ». De gauche a droite : Mestha, I-Iapi, Tuamutef,


Qebhsennuf. Ces divinités mineures étaient commises :21la
preservation des viscéres une fois celles-ci extraites du corps
du défunt lors de la momication. C’est pourquoi les bou-
chons des canopes ou l’on placait ensuite les organes ainsi
prélevés étaient généralement sculptés a la ressemblance de
l’un ou l’autre des descendants d’Horus.

19
ISIS

A la fois femme et soeur d’Osiris; mére d’Horus-le-plus-


jeune. Habituellement, ellejoue un role protecteur.

KHEPERA

Dieu a téte de scarabée souvent identié a Ré et associé a


l’ide'e de creation.

M AAT

Déesse de la vérité, de l’orclre, de la régularité et de la jus-


tice. Certaines theses de la théologie égyptienne faisaient
d’elle la lle de Re et la lemme de Thoth et bien qu’elle ait eu
son propre temple it Karnak, Maat était tenue dédaigneuse-
ment 21 l’écart des dieux. On la regardait nalement davan-
tage comme une pure abstraction, le maai, que comme une
divinite. (12)

MEHURT

(12) La vache divine, une autre incarnation d’Hathor.


NEPHTHYS

Soeur d’Isis. C’est aussi une divinité protectrice.


NUT

Déesse du ciel, femme de Geb, dieu de la terre.

OSIRIS

Dieu de l’Au-Dela, du ot du Nil et de la végétation, j-uge


de la mort. On le croyait un roi défunt jadis maitre de
l’Egypte qui, aprés avoir été tué traitreusement par son frére
jaloux, Seth, avait miraculeusement ressuscité. En foi de
quoi il symbolisait l’espoir de l’homme en une vie éternelle
bienheureuse. D’abord privilege des rois et des nobles, le
droit de s’identier =1 lui s’étendit bientot 21 l’ensemble de la
société égyptienne. Ce phénomene religieux découlait, en
fait, d’une certaine démocratisation du regime politique en
méme temps qu’il l’avait grandement favorisée. Dans nos
trois papyrus, on voit souvent Osiris escorté de femmes
vouées at sa protection Isis et Nephthys. Si Ré inspirait au
:

petit peuple un respect iondé sur ses prodigieux pouvoirs qui


faisaient de lui, entre autres, le soleil de l’Egypte, il éveillait
cependant la compassion. En etiet, avant de revenir a la vie,
il avait connu la souffrance qui précéde la n du commun
des mortels. C’est pourquoi, sans doute, on le représente
souvent vétu des bandages blancs qui enveloppcnt les mo-
mies. Osiris était adoré dans toute l’Egypte, mais Abydos
était le foyer du culte qui lui était rendu. (13)
RE

Le grand dieu-soleil d’Héliop0lis. La position éminente


de Ré, comme celle de nombreux autres membres du Pan-
théon égyptien, résulta en grande partie de facteurs geopoli-
tiques. Héliopolis n’était pas loin de Memphis ou les rois
de l’Egypte uniée établirent d’abord leur capitale. Quand
l’unité politique de l’Egypte s’affirma, l’importance de Ré
4) s’accrut pdu méme coup dans la mesure ou son rayonne-
ment proprement religieux ne pouvait que favoriser le des-
sein du pouvoir dans un pays géographiquement peu propice
a la naissance d’une nation. Vers 2500 avant ].-C., pendant
la Ve dynastie, le roi prit communément le titre de Fils de
<<

Re ». Une légende fit bientot du dieu lui-meme l’un des


premiers souverains ternporels de l’Egypte. Toutefois la
£1

n du Nouveau Royaurne (vers 1150 avant _].-C.), le prestige


de Ré longtemps associé dans le peuple au pouvoir royal et
aux prerogatives aristocratiques commenca :1 décliner. Le
dieu-soleil fut nalernent supplanté par Osiris dans ses fonc-
tions dejuge suprérne des 1norts.(14)
SHU

(15) Dieu de l’air. (15)

SINGES SACRES

Ils étaient les Esprits de l’Aube, qui, pensait-on, redeve-


naient singes sitot le soleil levé.
TEFNUT

Divinité de l’hurnidité. (16)


THOTH
Le scribe des dieux, source de toutv instruction et science,
maitre des arts magiques, dieu-lune. (17)

(17); OBJ ETS

COURONNE ATEF (deux versions)


13) L’e-xacte signication symbolique de cette couronne n’est
pas connue, mais on pense qu’elle a été associée au pouvoir
rive" g.,zn\&
( 19*‘ ) universel et a l’autorité. (18)
COURONNE BLANCHE
("1 % §xr"-

C était la couronne portée par le roi de Haute Egypte dont


la capltale dans la derniere période pré-dvnastique (environ
Ems , . . . '

.-ti;-$%uA°“
3300-3100 avant].-C.)eta1tH1eral<onpol1s.(19a, 19b)
i/4 ; 31
" .4 COURONNE (Double)
Une cornbinaison de la Couronne Blanche et de la Cou-
ronne Rouge, que portaient les souverains de Basse-Egypte,
qui résidaient a Buto dans le Delta du Nil et dont le cobra
Edjo, ici protégeant le roi, était l’einbléme. Cette couronne
traduisait l’union de la Haute et de la Basse Egypte qui devait
(1%) s’epanou1r avec l’arr1vee d’envah1sseurs venus de H1erakon-
polls, sous le regne quasi legendaire de Menes, ou 1ls conqu1-
»
rent le Delta vers 1300 avant].-C. Cet événement marqua le
I
debut de la civilisation de ce que nous appelons lligypte
7

ancienne. (20)
COURONNE DE REINE
Attribut d’Hathor. (21)
LOTUS

Symbole de la naissance et de l’aurore. On croyait qu’il


(21) avait été le berceau du Soleil au premier matin de la création,

21
»
s’elevant au-dessus des eaux primordiales. Le lotus était un
motif architectural courant, particulierement sur les chapl-
teaux.(22)

MENAT

Amulette de protection destinée a invoquer la faveur di-


22) vine. On l’accrochait ordinairement au derriere d’un collier,
probablement pour équilibrer les bijoux portés sur le de-
vant. On a trouvé nombre de ces amulettes dans les tom-
beaux. Elles étaient censées procurer la fertilité aux femmes
et la virilité aux hommes.
OISEAU BENNU

C’est le Phoenix. Identié suivant les époques comme le :

dieu des premiers ages; le patron du calcul du temps; l’ame


d’Osiris; le porteur de la lumiere éternelle, de la demeure
des dieux jusqu’au monde des hommes; ou encore le Prin-
cipe vital.
PYLONE

Porte massive rectangulaire en pierre a l’entrée des temples


(23) égyptiens, menant a des cours ouvertes et a des salles hypo-
styles au-dela desquelles se trouvaient les sanctuaires des
dieux. Les pylones étaient creux a l’intérieur et compor-
taient quelquefois des escaliers, voire meme des pieces. Les
deux tours de pierre qui les flanquaient, symbolisaient
l’horizon. C’est pour cette raison que le roi avait coutume de
se montrer au milieu du toit qui les coiffait pour apparaitre
comme l’incarnation du Dieu-soleil Ré.(23)
SCEPTRE WAS (fléau et crosse)
(24) Le sceptre sacré was, fréquemment cité dans ce livre, fut, a
l’or1gine, un baton de berger. L’ancien nom de Thebes capi-
W tale de l’Egypte dans le Nouveau Royaume était dérivé du
, ,
nom de ce sceptre. Le fleau
K

Q
et la crosse representent le pou-
voir et l’autorité. (25)
SISTRE

Le sistre était un instrument de musique sacré utilisé pour


le culte d’I-Iathor et d’autres dieux. Celui qui orne les Papy-
rus d’Ani, Hunefer et Anhai, appelé iba avait la forme d’un fer
a cheval fermé; un autre nommé seseshet celle d’un temple. Le
sistre consistait en une construction de bois et de métal garnie
de rubans métalliques flottants et de disques mobiles dont le
mouvement produisait un cliquetis destiné 21 attirer l’atten-
tion des dieux. Le privilege de les porter aux temples revenait
a des femmes de haut rang, comme Thuthu, Anhai et Nasha
citées dans le présent ouvrage. (24)
USHABTI

Ces statuettes étaient placées dans le tombeau avec la mo-


mie. On leur attribuait le pouvoir d’épargner au défunt la
.=
moindre corvée des son arrivée dans l’Au-Dela.‘ ,
Ainsi quand
(25) on lui en imposerait une, par exemple apres l annuelle crue
_ du Nil, les Ushabti l’effectueraient a sa place et en son nom.
Dans quelques tombeaux du dernier des Nouveaux Royau-
r

mes on mit dans les sepultures des Ushabti dont les chefs
<<

d’équipe » étaient munis d’un fouet.


Le Papyrus
(em/. 1420 av. J.-C
1 .

(<Hyrnne Ré pour son lever ». Ani et sa femme


21

Thuthu adorant le solcil se levant. Les mains d’Ani


sont dressées dans la posture conventionnelle de
l’adorati0n ; sa femme tient dans la main droite
un sistre 21 téte d’Hath0r (la divinité) et clans la
gauche un Collier et unc menat. Ils sont devant
un autel oil sont disposées leurs offrandes viande,
:

gteaux, vin, huile, fruits ct fleurs.


26
2 3

(<1-Iymne Osiris-Un-nefer, le grand seigneur


51 <( Hymne £1 Osiris-Un-nefer » (conclusion). Ani
d’Abydos ». Le titre Un-nefer » signie : celui
<( << et Thuthu. Cette vignette est semblable 21 la pre-

qui est toujours heureux ». Sous la vote du ciel, miére mais elle a été endommagée.
le disque solaire est supporté par deux bras émer- -

geant du symbole de vie, le ankh qui repose sur la


colonne djed. De l’autre coté, Isis et Nephthys sont
agenouillées en adoration sur le mont solaire.

27
4

Pesée de l’$1me d’Ani dans la Grande Salle du


Double Madt. Adresse d’Ani a son ame et sentence
d’acquittement qui le proclame maa-chem (que l’on
traduit par triomphant » ou sincere par la
<( <<

voix »). Dans le bas de la vignette, Ani et sa femme


pénétrent dans la salle ou le coeur d’Ani est pesé
par rapport a la plume de Maat, symbole de l’or-
dre, du respect des régles, de la vérité et de la jus-
tice. Les Egyptiens considéraient cet organe vital
comme le sié e de la conscience et de l’intelligence.
Anubis, garcgen de la mort, controle la balance
an d’étre sur d’avoir convenablement exécuté sa
mission. Sur la droite, Thoth, le scribe des dieux,
enregistre le verdict sur sa palette. Derriére lui se
tient le monstre Ammit Dévoreur de la mort »
<<

qui a la téte d’un crocodile, le tronc d’un lion et


l’arriere-train d’un hippopotamc. Thoth est enco-
re personnifié par le babouin posté tout en haut
de la balance. Comme pour le papyrus d’Hunefer,
rédigé quelque cinquante ans plus tard, le papy-
rus d’Ani comprend une seconde illustration in-
cluse dans cette scene de jugement : dans le me-
daillon du haut, douze des principaux dieux-
juges siégent devant une table d’offrandes. Cha-
cun d’eux tient le sceptre sacré was.

28
r

29
5
l’intérieur d’un autel en former dc coffre funéraire
Discours d’H0rus qui annonce Osiris qu’Ani
231 et escorté, comme toujours, par Isis et Nephthys.
a été reconnu vertueux. Priéred’Ani qu’H0rus, ls Devant lui, sur une eur de lotus, les quatre en-
d’Isis, conduit £1Osiris. La perruque du défunt fants d’H0rus. La téte d’un faucon, emblémc de
est devenue blanche. I1 s’agen0uille aux pieds du Sokaris le dieu mortuaire de Memphis, gardé par
Protecteur des morts assis sur un tréne installé 51 douze cobras surpl0mbe1’aute1.

31
5 longée dans un cercueil posé sur un bateau que
trainent des boeufs. Thuthu est a genoux a cote.
Fronstispice du Livre des Morts. Le titre égyp- Des gurines d’Isis et Nephthys sont placées £1

tienpert em hru (<( 1’A-Venir quotidien ») était fondé une extrémité du bateau. L’h0mme vétu d’une
sur la croyance selon laquelle Fame passait la pre- peau de panthere est un prétre qui brule l’encens
miére nuit qui suivait la mort a voyager vers l’Au- et répand de 1’eau. Derriere lui viennent huit pleu-
dela pour y arriver le matin suivant. Au cours de reurs. Sur la gauche, a Farriére-plan et au dernier
sa marche triomphale, Ani s’identifie pub1ique- rang, des serviteurs transportent quelques objets
ment avec toutes sortes de dieux et les prie de le domestiques appartenant a Ani et notamment sa
Iaisser jouir, sans restriction, de sa liberté, in- tablette de scribe qui seront déposés dans son tom-
Cluant, uflff $61116 f0i5 dfls $011 0fiS011, la p6fII1iS- beau. Ils tirent une petite caisse funéraire décorée
sion, lorsqu’il aura atteint le terme de son périple, de l’embleme d’Isis, au haut de laquelle se trouve
de manger des gateaux et de boire de la biere. Les Anubis, exacternent dans la meme attitude protec-
images représentent la procession vers la tombe trice que celle de la statue découverte a l’entrée
et la cérémonie funebre. La momie d’Ani est a1- du tombeau de Tout-Ankh-Amon.
1

S2 ‘
7 veille Anubis. Derriére elle, une table d’0ffrandes
et trois prétres : l’un lit le texte du rituel fune-
<<Oil une bouche est donnée a Osiris-Ani. » Le bre sur un papyrus pendant que Ies deux autres
style du début est étonnamment moderne : je me
<< s’apprétent a ouvrir la bouche et les yeux du de-
léve et sors de l’0euf dans le pays caché; qu’une funt, but essentiel de cette cérémonie qui vise a
,
bouche me soit donnee... » Les hommes, des lui rendre la capacite de respirer, de manger, de
1
\

jougs sur les épaules, apportent des boites d’0n- boire et de voir, en se servant d’une doloire et
guents, de eurs, etc. Puis vient un groupe de ld,OLl[iiSi1111iOI1Ii21 foréne d’un serpent 21 téte de bé-
pleureuses professionnelles et apparemrnent ex- ier que on apergoit erriére eux.
périmentées, la téte et les seins nus, en face d’of-
frandes 011 sont mélés herbes et fruits. La vache et
le veau (qui ont la mérne destination) symbolisent
respectivement le ciel et le soleil levant. A dmire,
a la porte du tombeau, Thuthu est agenouillée en
larmes devant la rnornie de son mari, sur laquelle

33
8 9

Comment on donne au défunt le pouvoir d’en-


(< Les deux lions symbolisent Hier et Aujourd’hui.
trer dans 1’/lmenta (l’Au-Deli) et d’en sortir it son C’est—21-dire Osiris et Ré. Entre eux, le disque so-
gré et sous la forrne qu’il lui plait de revétir ». laire ; dessous, la vote du ciel.
Clark mentionne ce tres important chapitre du
<< Livre des Morts » comme l’un des textes reli-
gieux les plus populaires de l’Egypte ancienne.
L’image d’Ani jouant aux dames assis dans une 10
vaste salle correspond au titre du chapitre datns le
papyrus. Les deux oiseaux perchés 21 l’entrée L’oiseau Bmnu ou héron d’Héliopolis (qui,
sont les mes du mort et de Thuthu, son épouse. pense-t-on, représente le retour 21 la vie) pres d’une
A coté d’eux, un autel avec des ollrandes et des table d’offrandes. Dans le texte, le trépassé s’iden-
fleurs de lotus. tie £1 cet oiseau.

34
11 au-dessus d’une mare contenant l’0eil d’H0rus;
le dieu appelé Le Grand Lac Vert les mains levées
La momie d’Osiris-Ani étendue sur une civiére, au-dessus d’étendues de nitrate et de salpétre oil
gardée par Isis et Nephthys. En bas, quelques 0b— Osiris est censé avoir été purifié le jour de sa nais-
jets familiers, dont la palette du scribe, réunis Sancg; Leg Portes du Monde (165 Mons ; Regau;
POUY l’@m@rr@m@m- l’ud]at surmontant une entrée ; la déesse Mehurt ;
les dieux accompagnant Ré, qui est dans une tom-
be portant deux signes ankh (ce sont les quatre
12
enfants d’H0rus).
Le défunt afrme ici qu’il peut reconnaitre des
personnagvs er des objets dont certains gurent
sur les illustrations l’Esprit des Eaux Etcrnelles
1

portant 1’embléme de longue vie, sa main tendue

35
13

Ani identifie sans se tromper plusieurs esprits


qui, ave-c les quatre enfants d’Horus, sont désignés
par Anubis (le quatriéme en partant dc la gauche)
our P roté 5 er Osiris. Plus loin droite : les deux
21
P . . . .
ames semblables a des olseaux entre les pihers
djed sont Ré et Osiris qui, selon la tradition, se
rencontrent Tattu, aPP elée P lus tard Busiris, l’un
:21

des deux principaux foyers, avec Abydos, du cultc


voué au dieu des morts.
14 15

Ani Y€C011I1-lit Pfés d6 1’YbF@, 16 Chat, Symbolé Osiris-Ani s’identifie maintenant avec le dieu
(16 Ré, qui 1"€tII1Ort ApOphiS, 16 Sfpnl
51 (165 té- Tern, que l’on voit ici assis £1 l’intérieur du disque
nébres. Suit une invocation it Khepera, le dieutét solaire dans la nef du soleil couchant. On invoque
téte de scarabée qui vogue it travers 1e ciel sur sa la protection du lion dieu Rehu. Le serpent en-
barque solaire. On le prie de protéger Ani contre roulé autour des eurs de lotus avec la amrne
ses ennemis maintenant que celui-ci a été procla- gymbolique est Uatghit, la Dame du Feu, qui brise
mé pur. Les singes veillant sur la barque et l’CEil les pouvoirs des ténebres et écrase les ennemis de
de Ré représentent Isis et Nephthys. Ré.

37
16

Chapitres des Arits ct des Portes. On demande


au défunt de se rappeler les noms des gardiens des
sept Arits, ou chteaux, et dix portes des Enfers.
On en dénombre quinze dans le grand papyrus dc
Turin et jusqu’€1 vingt dans d’autrcs documents.
Sa mémoire n’ayant point failli, Ani triomphera
¥

ii

un 21 un de tous les obstacles dressés sur son che- portant tétes de chacal, de chien et de serpent.
min pour atteindre enn la félicité éternelle. Dans Dans le médaillon inférieur, le couple est proxi-
£1

le médaillon du haut, Ani et sa femme Thuthu mité des dix portes. Thuthu tient son sistre. Ani,
s’approchent avec respect du premier Arit, dont désorrnais invincible, appelle par leur nom les six
l’entrée est gardée par trois dieux, it tétes de lievre, premiers huissiers : Neri, Mer-Ptah, Ertat-Se-
de serpent ou de chien, tandis que des divinités banque, Nekau, Henti et Requ. Aprés quoi il lui
A tétes de lion, d’homme et de chien veillent sur 1e sera permis de poursuivre la marche.
second, le troisiéme étant défendu par un trio

39
17 me ont, l’un une téte de chacal, les deux autres,
des tétes de chien. Les portiers postés sur le seuil
Le quatriéme Arit est gardé par des dieux 51 tétes du dernier castel sont respcctivement pourvus de
d’hOmm€, de faucon et de lion. Ceux qui prQté- tétes dc faucon, de lion et d’homIne. Ils se nom-
gent le cinquiéme ont des tétes dc faucon, d’h0n1- rnent (médaillon du bas) Sfmélni, A1<€nti, Khm-
rne ct dc serpent alors que les} sentinelles du sixié- chethf, Tchesef et Sekhem-Ur.

40
in
P!

ii

ii

I
5

‘K

18

Viennent ensuite les priéres des prétres ct d’Ani.


Sa femme et lui sont introduits auprés des dieux
par les ministres du culte vétus de peaux dc lé0-
pard ct portant lcs cheveux bouclés.
19 ra la réplique en tous points exacte de ce qu’il
chérissait durant son existence terrestre, Y com-
I I \ p ;
,P
Lxtanle de Thoth, ou An1 est P resente ar deux
0

pretres aux dleux des cltes-phares de l Egypte an-


P_,PY8q__‘_
I
r1s
donner
pI‘1€ de Am
u I p

le a sa e u1 lu1 etaxt fam1l1er. Thoth est 1c1


la V1CEOlI'C a
u u 0 1

sur les heux me-


0

cienne. La mythologie fait alors du séjour de mes o déjei gréce 51 lui Osiris triompha de ses
l’h0mme dans l’Au-Deli un monde 011 il retr0uve- ennemis.

42
E

£1

Héliopolis: Tem, Shu, Tefnut, Osiris, Thoth.


Busiris : Osiris, Isis, Nephthys, Horus.
Latopolis : Osiris, Horus, deux udjats sur un
pyléne.
Buto : Horus, Isis, Mestha, Nephthys.
Rekhti : Isis, Horus, Anubis, Mestha, Thoth.
20

La Litanie A Thoth s’achéve sur une nouvelle


liste dc lieux et de divinités.
Lieu : Abydos ;
Lieu de jugement ;
{i
1~

ii

A
\\'
is

sga

ii

:1

Tattu (Bugirig) ; Ré, OSifiS, Shll, Bfbi.


Anrutf; Horus, Osiris, Isis, ct un dieu anonymc.
Restau : A noter que le scribe, contraint de s’acc0n1n1oder
dieux : Osiris, Isis, Anubis, colonne djed. dc la surface déjel occupée par les vignettes a d,
Thoth, Osiris, Anubis, Astennu. faute dc place, écrire 21Yextréme bord dc sa
Les trois dieux honorés de Tattu. (< page ».

45
21

Ouverture de la bouche du défunt ». Ani im-


(<

plore Thoth, inter aha, le magicien supréme,


d’enlever les bandages qui le baillonnent. C’est
une antique et importante cérémonie funébre,
un rite vital qui, en lui rendant respiration et pa-
role offre au rnort la chance d’accéder au bonheur
éternel le prétre tenant le ur-hekau, un serpent
: 21

téte de bélier, s’appréte l’imp0ser sur les lévres


£1

d’Ani.
Le texte inséré cet endroit dans le papyrus d’Ani
£1

est dépourvu de vignette. La rnomie ressuscitée ré-


clame les formules magiques qui lui permettront
de vivre 231 sa guise clans l’au-delét.
22 23

(< Donner un coeur au défunt ». Le coeur jouait Ne pas laisser prendre le coeur d’un homrne »
<<

un double réle capital : organe physique de la vie, et Donner de l’air ». Dans l’image du milieu,
(<

il était aussi le siege de la conscience de l’intel- Ani porte une voile gonée, syrnbole de l’air.
ligence intirnement liée, croyait-on, A l’€1me ba. Dans la scene II, il saisit une me (l’0iseau 21
Ani 1e tient dans sa main droite et s’adresse Anu-
21 gauche) et tient un bton.
bis, le gardien de la mort. I1 porte des cordons de
perles colorées, dont les ferrnoirs sont Pefgie
21

du dieu-soleil Re-Harmakhis ((< L’h0riz0n ») dans


sa barque. Suit l’orais0n d’Ani :31son propre coeur
qui ne comporte pas de vignette. On retrouve
le rnéme texte dans la scene du jugement, ce qui
explique probablement cette absence d’i1lus-
tration.


47
24 a 30 (Ci-dessus) A gauche Ne pas rnourir une seconde fois >>.
1 <<

Priére visant :1 épargner au trépassé unc mort sans


<<Empéchcr que l’0n capture le cocur d’un h0m- recours. Ani est assis devant une table ou sont dis-
me au Royaume des Morts »_ Celui d’Ani est p()5é posées des tranches dc pain. Au centre : Ne pas
(<

sur un piédestal face 21 quatre dieux assis sur 1’@m_ dcvcnir corrornpu dans l’autre rnonde ». Anubis
bléme du maat. étreint la mornie dans un geste protectcur. A
droite : Ne pas périr et ressusciter aux Enfers ».
<<

<( Respirer Pair Qt tgnir 1’@au en son pOu\/Qil" L’0iseau Bennu et 1’arne d’Ani se tiennent de cha-
a Amenta ». Ani et sa femrne baignent dans les que Célié C1618 POYE6 C111 IOIT1b62l1l-
ots munis tous les deux d’unc voile gonflée (Pair)
qu’ils tiennent dans la main gauche tandis qu’ils “ Ne pas mettre la mm d_un hOmm@ Sur 16 bll‘
Se Servem de pautre pour Y mcuallir pau qu»i1S lot’ ». An1, de dos, sur le blllot et un couteau ta-
boiront. A noter les palmiers ct les grappes dc Che de Sang
dattes, regardés dans 1’anciennc Egyptc comme
autant de bénédictions émanant dc la nature. A gauche Ne pas laisser la téte d’un hommc
I <<

décapité dans l’Au-Dela ». Ani adorant trois dieux,


La décssc du ciel, Nut, est dans un sycornore ct chacun d’eux porteur du symbolc ankh et du scep-
donne a Ani dc l’eau ct dcs gateaux. trc was.

48
A gauche : <( Permettre Fame d’étre unie au
.131 ris ». L’:21me a forme d’oiseau et l’ombre (khaibit)
corps». L’arne d’Ani, un oiseau a téte de fau- sontadroite.
con qul a sa1s1 dans ses serres, Shen, . embleme
,, , . ,
de A gauclm : K La,“ pi€ds Ct anr de yavam
16$

lgrnlte’ Vole au‘d6SSuS Ck: la momm du dgfunt sur la terre ». Anl a genoux en adoration, devant
A droite : Ne pas voguer vers 1’Est des Enfers ».
<< la barque d6 SOkari5= diu (1613 néCrOPO1e-
Ani les mains levées en signe d’adoration, parle Au centre : Traverser Arnenta le jour
<< ». Ani
au dieu dont la téte lui fait face. marche vers 1’ernbléme d’Amenta.
A droite Ne pas laisser Fame d’Ani triom-
: (< A droite f (‘ L? Jhourfli suit 16 5éJ'OE‘r au t9I_n‘
phamé, prisonniém dang 1>Au_De1a »_ L’m€ beau,». An1 se t1ent devoternent face a un beher
d’Ani, cette fois un oiseau a téte d’homme, s’est Colffe dc la Couronne Atef et Posm devant une
osée devant une orte. porte. Entre eux : un autel oil, sont déposés une
P P eur de lotus et un vase de hbauon.

(< on l’on rend un homme capable de revenir


31 51 33 (Ci—deSSOuS) voir maison sur terre ». Ani est prés d’une mai-
sa
son, un long baton a la main. (( Contre les enne-
(< Ouvrir le tombeau a Fame eta1’ombre d’Osi- mis ». Ani tue Apophis, le serpent des ténébres.

49
34 mémes. Le défunt prie qu’on lui accorde un che-
min oil il puisse aller en paix car il est juste, n’a
Hymne 51 Ré. Le dieu-soleil 21 téte de faucon est jamais menri intentionnellement ni agi ma1hon-
assis sur une nef qui vogue dans le ciel. Une mi- nétement. Ani et Thuthu sont ici représentés
nuscule efgie du dieu Harpocrates assis sur la dansl’attitude rituelle del’ad0rati0n.
proue du navire.

35 36
. \
<<Litanie a Osiris ». Le grand dieu de la mort est <<Litanie a Osiris » (conclusion). Osiris portant \

invoqué neuffois, l’accent étant toujours sur quel- les emblemes traditionnels du Pouvoir sacré. Il
que attribut divin. Les réponses sont toujours les est installé clans un autel qu’il partage avec Isis.

50
Qawm@u»»m,m=.¢=1=%~;-
S7 39
\ A \
Hymns £1 dieu-soleil a tete dc faucon,
Ré. Ré 16 Ce chapitre constitue une sorte de psaumc 21 la
posé sur Pembléme de maat, sillonnant le ciel in gloire des pouvoirs merveilleux du dieu, lequel en
bord dc sa bar q ue ; Ani est en P riéres. fera don Ani. On y expose les rites trés précis que
231

les parents du défunt doivent accornplir en son


38 nom.

<< Qui fair l’esprit parfait ». Ré dans sa nef fair


face 51 une image du ciel étoilé.

52
40 4 LES CHAPITRES DES TRANSFORMATIONS

Litanie 21 Thoth et présentation d’Ani aux dieux 42


des cités sacrées.
Les sept vignettes suivantes correspondent aux
41 chapitres consacrés a des incantations qui étaient
censées changer 1e défunt en un étre doué de cer-
(< Pour rencontrer les divins princes souverains I-Kins p0uVOif$ 0U lui P6fIT16IIf6 C16 56 dép1ElC6f
; ' ’
llbremlt
0

d’Os1r1s ». Le defunt devalt prononcer cette 1ncan-


n 0 ~

(191115 1 Hutu‘? I110nd@, 53115 $6 T@i011TTl€T-


tation des qu’i1 verrait les rninistres chefs de la
Maison d’Osiris : Ies quatre enfants d’Horus dont
trois seulernent apparaissent ici.

53
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5
43-44-45 (Ci-dessus)
(<Transformation en faucon d’or »
<<Transformation en faucon divin ».
A gauche 2 Transformation en serpent Sito
<< t

Sito est le dieu-serpent primordial qui ceint 1

monde. On le représente parfois, comme ici, ClOl


de jambes, pour se mouvoir plus aisément ! A
centre: Transformation en crocodile». Le dc
<<

funt proclame qu’il dévore sa proie comme ur


béte sauvage. A droite : (( Transformation e
Ptah » (dieu-créateur de Memphis).

46-47-48 (Ci-contre)

<<Transformation en ame vivante ». Un bélier,


peut-étre symbolisant Osiris, sur un piédestal;
sur la droite, un embleme pour l’ame ba.
<< Transformation en un oiseau Bennu ».
<< Transformation en héron >>.

49-50 (Ci-dessous)
<<Transformation en lotus» (a gauche) puis en
dieu-qui-éclaire-les-ténébres ».

60
51

Ne pas rnourir une seconde fois >>. Ani et Thu-


<<

thu en adoration devant lc dieu Thoth assis sur un


piédestal en forrne de porte. Y

52

Le texte et la vignette suivante constituent un


hymne it Osiris, seigneur d’Amenta. Ani et sa
femme lui exprirnent leur piété devant une table
d’offrandes et font face au grand roi mort, souve-
rain de la mort.

61
53

Osiris, dans son autel ou il surmonte le sym-


bole hiéroglyphique maal. Isis est derriére lui ex-
primant par sa posture sa vocation de protectrice.
Les quatre Enfants d’Horus sont installés sur une
fleur de lotus épanouie, regardant Osiris recon-
naissable aux emblémes de l’autorité royale et di-
vine : sceptre was, crosse et fléau. Au-dessus le :

Faucon Sokaris, gardé par treize cobras.

54

(< La protestation d’Innocence », appelée aussi

(< Confession négative ». Ani s’adresse tour a tour


a quarante-deux dieux (autant qu’il y avait alors
de districts administratifs), pour les assurer qu’il
n’a commis, sa vie durant, aucun péché notable.
On considére généralement ce chapitre comme
une preuve évidente du sens moral particuliére-
ment élevé des Egyptiens de l’Antiquité. Toutefois
certains auteurs, plus réservés, soulignent le carac-
tére magique de cette manifestation qu’ils tien-
nent bien davantage pour une pratique commode
visant a effacer la faute par la seule vertu du verbe.
Chaque colonne est concue selon le méme mo-
dele. En haut 1 Salut, toi (nom du dieu) » ; au-
<<

dessous: <<]e n’ai pas commis (nom de chaque


péché) ». A chaque extrémité de la salle : une porte
a demi-fermée. La corniche supérieure de cette
illustration supporte une rangée de plumes d’au-
truche, symibole de maat, alternant avec l’uraeus.
Au milieu : l’Esprit des Eaux Eternelles, étendant
ses mains au-dessus de l’(Eil d’Horus cl d’un plan
d’eau. A droite : deux déesseslde la loi ; Ani ado-
rant Osiris; le jugement de la conscience ct le
dieu-scribe Thoth avec sa plume, symbole de la
loi.

55

(( Déification du corps du défunt ». Ici le défunt


proclame que chaque partie de son corps est, en
réalité, celle de quelque dieu ou encore, en dernier
lieu, qu’elles sont en fait deux colonnes divines,
l’étoile d’Orion ou l’uraeus. Formule a lire comme
suit, de haut en bas :
Ceci est (nom d’une partie du corps)
D’Osiris-Ani triomphant
Nom du dieu
Image du dieu.

62
56 57

Le scribe a prQb3_b1en1en[ Cgmmis une erreur Ces quatre amulettes sont placées avec la mornie.
dans ce passage. La légende semble n’avoir en A partir de la gauche : Ledjed d’or » AI11 pro-
<< :

effet aucun rapport avec la vignette qu’elle accom- met d’en apporter una Osiris. La Boucle defor-
<<

pagne. Il existe en revanche une image similaire nalin »- C’6$I H116 1I1CnI§ltl0n Poul" que 131116
dang lg Papyrus de Nu (envirgn 1650 avant _]_-(1,), d’Ani revienne et accornplisse le voeu de son Ka.
l’une des plus anciennes éditions illustrées connues <<L’oreiller » :l’objet figurant dans la vignette
du Livre des Morts. On la trouve au chapitre ou est un appui-téte; Ani, comme tous les Egyptiens,
le défunt apres avoir glorié les singes, Esprits devait étre horrié a la pensée qu’on puisse le de-
de l’Aube << qui contentent les dieux grace aux pecer et il souhaite ardemment n’étre jamais de-
flammes de leurs bouches », en appelle 21 ce der- capité.
nier afin qu’ils Femménent au Restau. Les singes Ceci est une incantation.
lui ayant répondu, le trépassé poursuit son che- Ani invoque la protection d’Isis, dont c’est
min. le syrnbole. Sous un titre peine différent Le
2'1 <<
coeur de Cornaline » on retrouve presque mot
pour mot dans deux autres chapitres de ce papy-
rus, cet episode de L’oreil1er », complete toute-
<<

fois d’une explication toute mutilation interdi-


:

sait a jamais au défunt d’espérer en une autre vie.

58

Ani et sa femme en adoration, alors que le de-


funt s’appréte a étre admis dans les Champs de la
Paix, séjour des arnes vertueuses.
59

La vignette représente la chambre de la momie.


Chaque mur est décoré d’une gurine et de co-
lonnes de hiéroglyphes. Au milieu : Anubis veil-
lant sur la mort. Dans les carrés qui l’entourent
on voit les quatre enfants d’Horus, Isis et Neph-
thys, une colonne djed et sur un pylone Anubis
avec un fléau, un sceptre Kherp et deux menazfs. Les
colonnes extérieures sont occupées par deux ?1mes-
oiseaux, deux flammes et deux statuettes-ushabti.
Si le nom d’Ani vient £1 étre prononcé dans le di-
vin appel nominal, alors les ushabti répondront
pour lui, (( ensemengant les champs, remplissant
d’eau le lit des riviéres et transportant du sable ».
Chacun des personnages représentés s’adresse £1
la momie, lui offrant sa protection.
60 rieure de la vignette, Ani accompagné de son Khazl
bit est conduit vers Thoth par trois dieux. On le
Sekhet-Hetepet (les Champs de la Paix) et rnontre alors, gouvernant une barque et s’adres-
(<va et vient clans les enfers ». Ani adore les dieux sant l’irnage d’un faucon. A droite, une momie
21

qui habitent a Sekhet-Hetepet et leur demande de et trois mares ; puis Ani au travail dans les champs
l’aider a obtenir le droit d’y pénétrer a son tour adorant un oiseau Bennu et, assis, tenant un scep-
poui" tlewiiir un Khu, boire, labourer, II1()lSSO11—
<< tre. On distingue aussi des pieux ou du blé — trois
ner, combattre, faire l’amour, ne jamais étre es- Khus et kas et encore trois mares ; enfin Ani labou-
clave et toujours occuper une position qui lui rant. En bas I une ile avec des marches et deux ba-
assure une certaine autorité. » Dans la partie supé- teaux.

67
L61

<< Approvisionnement du défunt dans les En-


fers ». Le texte extrémement court accompagnant
cette vignette contient une invocation au dieu-s0-
leil Ré A qui Ani exprime le voeu de devenir khu
en Amenta. I1 adresse aussi des priéres aux quatre
gouvernails des cieux, syrnbolisant les points car-
dinaux. Vignette: Ani, adorant le dieu-soleil Ré
21 téte de faucon ornée d’un disque solairc et d’un
cobra. Les sept vaches sacrées et le taurau symbo-
lisent la nourriture destinée £1 Ani dans l’autre
rnonde. A cété : les quatre gouvernails des cieux
et quatre triades de dieux.
;<

70
1

62 dans la main droite. Mehurt porte la couronne


et les ornements d’Hathor, y compris le menat.
<< Priére 51 H;1[hQr et Mehurt »_ Le défum invO_ Elle regarde devant elle, travers un bouquet de
231

que la protection et l’aide de la deesse Hathor dans eurs de lotus provenant de la montagne au pied
les enfers en l’assurant que durant sa vie terrestre de laquelle la tombe est situee.
il l’a bien servie. Vignettes Ani et Thothu devant
:

une table d’0ffrandes, adorant Osiris-Seker, 21


tete de faucon (Seker ou Sokaris, dieu de la necro-
pole, dont on celébrait le culte it Memphis) repre-
sente debout dans un autel avec les emblemes du
pouvoir. Derriere lui, Hathor, la deesse-hipp0-
potame et Mehurt, autre incarnation de cette
meme divinite, face :31 une table d’o1°frandes. On
ignore la nature exacte de l’0bjet qu’Hathor tient

71
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77
Le Papyrus
d’ll1Zl7’l€](€7" (e1w.1370 41/.J.-C.)
2

I-Iymne de priére é. Osiris» et discours de


<<

Thoth. Hunefer et sa femme adorant Thoth qui


tient les emblémes de la vie, flanqué de deux scep-
tres was. La ligne verticale de hiéroglyphes énu-
mérant les titres d’Hunefer est d’un intérét parti-
culier parce qu’elle nous apprend la date du pa-
pyrus : le cartouche est en effet celui de Seti I"
dont le régne commenga vers 1370 av. J.-C.
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82
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3 le tréne jaillit une Fleur de lotus sur laquelle les


quatre enfants d’I-Iorus se tiennent face au grand
La pesée du coeur. Anubis conduit Hunefer dieu. Le udjat ailé porte un emblérne shm et une
clans la Salle de Double Maai, ou son coeur (sa plume.
conscience) est pesé par rapport 21 la plume de
l’01"dre, de lavjustice et de la vérité. Anubis vérie
l’aiguille de la balance, observe par le monstre
<< Dévoreur de Morts ». Thoth enregistre le resul-
tat, puis Horus conduit Hunefer vers l’autel ou
Osiris est assis sur un tréne. Derriére lui, ses soeurs
Isis et Nephthys. De l’eau qu’0n apergoit derriere

83
4

Dans ce <<Chapitre de l’avenir quotidien » se


trouve une priére trés caractéristique pour bene-
cier dans 1’Au-Delzi de la faveur divine et ainsi
pouvoir manger des giteaux et boire de la biére.
Suit 1’én0ncé d’une partie du rituel prévu avant
Yenterrement de la momie. La vignette représente

Donner une bouche au défunt ». Ici cére~


<<

monies célébrées au tombeau, dont celle dite


de a l’0uverture de la bouche ». Le prétre
vétu d’une peau de leopard tient un encen-
soir et un vase de libation. Les deux autres
se préparent it toucher les yeux et la bouche
du défunt avec les instruments rituels : do-
loire et serpent 21 téte de bélier (ur-hekau).
Entre eux: une table d’oFFrandes. Pres du
tombeau et de la stéle, la momie d’HuneFer,
supportée par Anubis et deux pleureuses.

84
la procession funebre un autel et la momie allon-
1

gée sur une civiere £1 bord de la barque mortuaire,


le tout tire jusqu’a la tombe par deux boeufs, l’un
et l’autre ornés de la gure d’Anubis. Un prétre
brule de l’encens et fait des libations devant la ci-
viere suivi d’un autre lisant un rouleau de par-
chemin, d’un groupe de pleureurs et d’un servi-
teur chargé d’objets appartenant a Hunefer.

6-7

(< Prieres et glorifications pour entrer aux enfers scene dans laquelle le Chat (c’est-a-dire Ré) tue le
et en sortir ; transformations ; jeux de dames ». serpent. On voit Hunefer marcher simultanément
Comme dans le papyrus cl’Ani, ciest une sorte cle dans des directions opposées a partir du symbole
questionnaire théologique auquel le défunt doit d’Amenta, montrant par la qu’il est libre d’entrer
répondre avant d’étre admis a poursuivre son et de sortir des enfers. Dans le tableau suivant,
voyage dans l’autre monde. Les illustrations ne se il joue aux dames, autre manifestation de son désir
rapportent qu’a la premiere partie de ce texte, deliberté.
au contraire du papyrus d’Ani ou les vignettes de
Khepera, Tem, du dieu-lion Rehu et d’Uatchit, L’ame d’Hunefer. Hunefer adorant les deux
la Dame de la Flamme concernent la totalité du lions qui symbolisent hier et aujourd’hui (Osiris et
chapitre. Le papyrus d’Hunefer s’acheve sur la Ré). Entre eux, l’horizon avec le disque solaire.

85
8-9-10 (Ci-dessus) quatre vases, sous la civiére, sont probablernent
cles canopes contenant les viscéres du défunt.
Os1r1s assis, le éau et la crosse sur les genoux.
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Hunefer agenoullle a la table d offrande, devant Hunef 51 ggnoux dwant d6uX dé€sSeS_S€r_
un O1S€auB€7mu' ‘ pents ; table d’offrande; dieu étendant sa main
Un dieu téte de faucon portant la double c0u-
21 au-dessus dc l’(Ei1 d’Horus ; 1’Esprit des Eaux
ronne. La momie d’Hunefer étendue sur une ci- Eternelles dans la méme attitude par rapport au
viére gardée par les émes d’Isis et Nephthys ; les lac qui est son attribut habituel.

86
11 (A gauche) i

Hunefer et sa Femme priant les dieux d’Amenta ;


un pyléne conduit A Amenta ; quatre dieux y corn-
pris Ré ; Thoth agenouillé devant Mehurt tenant
un udjat.

12- 13 (Ci-contre et ci-dessous)

Hunefer prie Re, dont la téte émerge de 1’autel


funéraire et qui est entouré de ses princes souve-
<<

rains », les quatre enfants d’Horus.

Hunefer agenouillé devant sept dieux, désignés


cornrne les protecteurs d’Osiris. Chacun d’eux est
armé d’un couteau.
14

Hunefer poursuit avec succés Pidentication


rituelle des dieux chargés de veiller sur Osiris.
On le voit agenouillé devant cinq d’entre eux
reconnaissables leur tétc de bélier.
21
15

Le Chat, symbole de Ré, tranche la téte du Ser-


pent des Ténébres, Apophis. Hunsfer s’identie
au Chat et s’attribue ainsi la victoire remportée sur
les ennemis du dieu-soleil.

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d’/qbi. (mu. 1100 av. J.-C.)


1

Hymne a Ré-Harmakhis (<< Horizon ») a son


lever. Apres avoir récité les titres de Re, Anhai enu-
mére les faveurs qu’elle attend de lui : par exem-
ple, qu’on lui donne dans l’au-dela a manger, a
boire ainsi que diverses offrandes ; qu’elle
soit admise en la compagnie des dieux et que son
corps revienne a la province de Thebes. Vignette :
Anhai, membre du college d’Amun-Re a Thebes,
se tient en adoration devant le dieu-soleil Re;
devant elle, une table d’offrande. Elle tient un sis-
tre et des ileurs dans la main gauche. Contraire-
ment a Thuthu, femme d’Ani et a Nasha, épouse
de Hunefer, elle porte un vétement presque trans-
parent. Le faucon, clisque solaire sur la téte, sym-
bolise le lever du soleil. Au-dessous, le symbole de
l’est s’élevant de la montagne, bien que ce symbole
soit souvent associé avec l’ouest et le soleil cou-
chant. Sur l’autre face du soleil l’CEil brlé d’Ho-
:

rus avec le symbole shen et une plume. Parmi les


personnages priant le soleil, quatre singes (les Es-
prits de l’Aube) Isis et Nephthys, et l’ame-oiseau
cl’Anhai. Au-dessus de chaque oiseau, le nom
d’Anhai disposé pour des raisons de symétrie, dans
des directions opposées.

98
99
2

invocations adressées 51 Osiris par Horus et


Thoth. I1 énumérent ce qu’ils ont fair pour le
grand dieu dc la mort, et lui dernandent d’étre fa-
vorable il Anhai. Horus la conduit vers les portes
qu’elle devra successivement franchir avant d’at-
teindre Osiris.

100
8

Passage des pylénes secrets cle la rnaison d’Osi-


<<

ris ». Anhai, naturellement, nomrne comme il


convient les dieux a tétes d’animaux qui garclent
les portes et la laissent alors passer. Elle se retr0u-
ve nalement devant une table d’0FFrande 21 l’en-
trée de la salle du Double Maat (a gauche), les
mains levées en signe d’adorati0n vers la déesse qui
apparait clans l’illustrati0n suivante.
4

La Pesée du Coeur du Mort. La déesse Maat


(en haut a gauche) se tient a l’entrée de la salle
du Double Maat. Horus (au centre) conduit
Anhai vers les balances ou son coeur (plateau
de droite) sera pesé par rapport a la déesse
(plume d’autruche et signe ankh). Au-dessus,
un groupe de dieux assis a des tables d’of-
frandes. Plus bas a gauche Thoth, symbolise
:

aussi par le singe perché au sommet de la ba-


lance, note le verdict sanctionnant favorable-
ment cette épreuve. A droite Maat accompa-
2

gnée d’Amentit, qui porte aussi une plume


d’autruche, éléve ses mains pour exprimer sa
joie et accueille Anhai atriomphante». A
noter que, au contraire du papyrus d’Ani
et de celui d’Hunefer, les vignettes de_celui-
ci ne contiennent aucune image d’Osiris, me-
me dans la scéne capitale du jugement.

102
103
5 avec un homme, peut-étre son mari ; Anhai
en adoration devant un oiseau Bennu, quel-
(< Sekhet-I-Ietepet », les Champs de Paix. Anhai, ques 0ffY&I1d€S 6t (165 dé€sS6S dfr 1’Au—D6l21. 3
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prime le respect que lui inspirent les dieux. Mé- 6uv€. 4 une barque avec des marches qui
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daillon du haut un homme creusant une m0nta-


: symbolisent peut-étre 16 T6rtr€ PriII10Tdi1 ;
gne ; Anhai s’inclinant devant trois divinités ; deux iles. Sur l’une d’elles, quatre dieux des
Thoth ; Anhai dans une barque avec un homme ; Champs dc Paix, er deux oiseaux Bennu au bord
deux dieux. 2 Anhai travaillant dans les champs
: de l’eau.

104
6 compagnent ces illustrations ne gure-nt pas dans
le Livre des Morts. Il s’agit d’un discours dc bien-
La trinité Ptah-Seker-Osiris cornbinant tous les venue dédié aux déesses du sud et du nord dc
dieux de la création, dc la mort et dc l’autre m0n- l’Egypte (respectivement en haut et en bas droite)
211

de assise dans un autel. Une peau d’animal d’0i1 assorti dc quelqucs louanges gloriant le divin
le sang s’éc0ule goutte él goutte est pendue 21 un trio.
poteau devant le tréne. Les courts textes qui ac-

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5 avec un hornme, peut-étre son mari ; Anhai
en adoration devant un oiseau Bennu, quel-
<< Sekhec-Heteper », les Champs dc Paix. Anhai, ques 0ffrand@s er des déesses dc l’Au-Deli. 3 2

avec des eurs et un sistre, dans la posture qui €X- Anhai 1-1b0L1fanE un Champ Sur l’&utr6 riV€ du
prime le respect que lui inspirent les dieux. Mé- Heuve. 4 : une barque avec des marches qui
daillon du haut : un homme creusant une monta- SyfI1bOliS€nK plt-élf 16 Tfff PfiI'n0fdi¥11 ;
gne; Anhai s’inclinant dc-vant trois divinités; deux iles. Sur l’une d’elles, quatre dieux des
Thoth ; Anhai dans une barque avec un homme ; Champs dc Paix, ct deux oiseaux Bennu au bord
deux dieux. 2 I Anhai travaillant dans les champs de l’eau.

104
6 compagnent ces illustrations ne gurent pas dans
le Livre des Morts. I1 s’agit d’un discours de bien-
La trinité Ptah-Seker-Osiris combinant tous les venue dédié aux déesses du sud et du nord de
dieux de la création, de la mort et de l’autre mon- l’Egypte (respectivement en haut et en bas A droite)
de assise dans un autel. Une peau d’animal d’0u assorti de quelques louanges gloriant le divin
le sang s’éc0ule goutte 21 goutte est pendue :51un trio.
poteau devant le tréne. Les courts textes qui ac-
106
E

7 vive. Dans le médaillon du haut le texte dit : Sa-


<<

lut, (nom du dieu) qui viens de (nom du lieu);


La Protestation d’Innocence, avec son introduc- salut, (nom du second dieu) qui viens de (nom de
tion. Anhai assure a quarante-deux dieux qu’elle l’endroit d’ou ilvient).
n’a pas commis certains péchés : lc vol de gateaux Plus bas : _]e n’ai pas (nom du premier péché)
<(

a leur préjudice, actions délibérément méchantes, ou (nom du deuxiéme).


etc. On trouve ici un témoignage interessant de Plus loin a droite Thoth tenant une palette de
l’usage que les Egyptiens faisaient de l’irrigati0n scribe ; une gure a téte de faucon vérifie l’exac-
en agriculture. Anhai afrme en effet n’avoir ja- titude de la balance dont les plateaux sont vides ;
mais creusé les berges d’une riviére ou court l’eau enfin, la déesse Maat.

107
8

Bréves priéres aux dieux faites au nom d’Anhai.


A droite Osiris, Anhai en adoration. Au centre
: :

la rnomie d’Anhai, en haut du double escalier


d’Herm0p0lis, vénérée de l’autre cété par des
dieux a téte de bélier. Les huit disques au-dessus
dc l’escalier représentent les huit grands dieux
cosiniqucs dc la cité. A gauche la création, scé-
:

ne qui ne se trouve pas dans le Livre des Morls.


Nu porte la Barque du Soleil contenant sept divi-
nités ; au-dessus un scarabée (symbolé de la nais-
:

sance et dc 1’aube) et le disque solaire. Les deux


personnages placés sens dessus-dessous sont Osi-
ris ct Nut.

108
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