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Année Scolaire 2017 – 2018

MATHÉMATIQUES MPSI3

DS N˚2
Samedi 07/10/2017 (4h)

Les candidats sont invités à composer avec une encre suffisamment visible (en bleu foncé ou en noir
par exemple), le bleu pâle est à proscrire. Les candidats sont également invités à porter une attention
particulière à la qualité de leurs raisonnements ainsi qu’à la rédaction (les copies illisibles ou mal
présentées seront pénalisées). La référence des questions doit obligatoirement être mentionnée et les
résultats doivent être encadrés .

La calculatrice, les formulaires et les téléphones sont interdits.

Problème 1 : complexes
Les deux parties de ce problème sont indépendantes.

Partie I : Trigonométrie

Soit u = exp( 2i11π ). On pose S = u + u 4 + u 9 + u 5 + u 3 et T = u 2 + u 6 + u 7 + u 8 + u 10 .


Q1) Justifier les égalités : u 11 = 1 et u = u1 .
Q2) En déduire sans calculs que S et T sont conjugués.
Q3) Montrer que la partie imaginaire de S est positive (sans calcul numérique).
Q4) Démontrer que S + T = −1 et S × T = 3.
Q5) En déduire la valeur de S et celle de T.
¡ ¢ sin( 3π11 )
Q6) Par définition, tan 3π
11 = 3π .
cos( 11 )

3 10
= uu 3 +1
¡ 3π ¢ −1
(−u 3 )k ;
P
a) À l’aide des formules d’Euler, montrer que : i tan 11
=−
k=1
b) Vérifier que 4i sin 2π 10
¡ ¢
11 = 2(u − u ).
p
Q7) En déduire que tan 3π
¡ ¢ ¡ 2π ¢
11
+ 4 sin 11
= i (T − S) = 11.

Partie II : Cosinus et sinus hyperboliques complexes


z z
+e −z −e −z
Pour z ∈ C, on pose ch(z) = e 2 (cosinus hyperbolique complexe) et sh(z) = e 2 (sinus hyperbolique
complexe). On remarquera qu’il s’agit de l’exponentielle complexe.
1
Q8) a) Montrer que ∀z ∈ C, ez
= e −z .
b) Montrer que les fonctions ch et sh complexes sont périodiques (préciser une période).

1
c) Montrer que la fonction ch est paire et la fonction sh est impaire.

d) Soit x réel, exprimer cos(x) et sin(x) à l’aide des fonctions complexes ch et sh.

e) Exprimer ch(z + i π) et sh(z + i π) en fonction de ch(z) et sh(z).

Q9) Soient z, z 0 deux complexes, démontrer les relations :

a) ch2 (z) − sh2 (z) = 1.

b) ch(z) = ch(z) et sh(z) = sh(z).

c) ch(z + z 0 ) = ch(z) ch(z 0 ) + sh(z) sh(z 0 ) et sh(z + z 0 ) = ch(z) sh(z 0 ) + sh(z) ch(z 0 ).
0 0 0 0
d) ch(z) + ch(z 0 ) = 2 ch( z+z z−z 0 z+z z−z
2 ) ch( 2 ) et sh(z) + sh(z ) = 2 sh( 2 ) ch( 2 )

Q10) Soit z ∈ C avec z = x + i y sous forme algébrique, montrer que :

a) |ch(z)|2 = 12 ch(2x) + cos(2y) .


¡ ¢

b) |sh(z)|2 = 12 ch(2x) − cos(2y) .


¡ ¢

Q11) Résoudre dans C les équations :

a) sh(z) = 0, puis ch(z) = 0.

b) ch(z) = 1.

c) ch(z) = i .

Q12) a) Soit z 0 ∈ C, déterminer tous les complexes z tels que ch(z) = ch(z 0 ).

b) Déterminer tous les complexes z tels que ch(z) ∈ R.

c) Déterminer tous les complexes z tels que ch(z) ∈ i R.

Problème 2 : simplifications de sommes


Les parties de ce problème sont indépendantes.

Partie I
n
kz k .
P
Soit z un complexe différent de 1, et n un entier supérieur ou égal à 2, on pose : S n =
k=1
n
a) Démontrer que (1 − z)S n + nz n+1 = zk .
P
Q1)
k=1
z−(n+1)z n+1 +nz n+2
b) En déduire que S n = (1−z)2
.

Q2) Dans cette question on propose une autre méthode pour simplifier S n :
n k n n
µ ¶ µ ¶
P P k P P k
a) Justifier soigneusement les deux égalités suivantes : S n = z = z .
k=1 s=1 s=1 k=s
b) Retrouver ainsi la simplification de S n .

Q3) a) Calculer S n lorsque z = e i n , sous la forme r e i θ avec r et θ réels.
n n
k cos( 2kπ k sin( 2kπ
P P
b) En déduire n
) et n
).
k=1 k=1

2
Partie II

Dans cette partie, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2, on note pour tout complexe z :

n−1
X³ 2i kπ
´n
S n (z) = z +e n

k=0

Q4) Rappeler la formule du binôme de Newton.


n n−1
µ ¶
P P ¡n ¢ n−p 2i kpπ
Q5) Démontrer que S n (z) = p z e n .
p=0 k=0

Q6) En déduire la relation (R) : S n (z) = n(z n + 1).

Q7) a) En prenant z = e 2i a avec a réel, déduire de la relation (R) que :

n−1 kπ n cos(na)
(−1)k cosn (
X
− a) =
k=0 n 2n−1

b) Pour quelles valeurs de a la somme ci-dessus est-elle nulle ?


n−1
c) Simplifier pour a ∈ R, (−1)k sinn ( kπ
P
n
− a).
k=0

Partie III

Dans cette partie, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2, a désigne un complexe qui n’est pas
une racine n e de l’unité, et on note pour tout complexe z : Pn (z) = (az − 1)n − z n .

Q8) Déterminer soigneusement les racines du polynôme Pn , c’est à dire tous les complexes z vérifiant
Pn (z) = 0.

Q9) a) Développer le polynôme Pn (z).

b) Pour k ∈ ‚0 ; nƒ, déterminer a k le coefficient de z k dans l’expression développée du polynôme


Pn (z).

Q10) On admet que la somme des racines du polynôme Pn est égale à − aan−1
n
(les termes a k ont été définis
dans la question précédente), et que le produit des racines de Pn est égal à (−1)n aan0 .

a) Démontrer que :
n−1
X 1 na n−1
=
k=0 a −e
2i kπ
n an − 1

b) Démontrer que :
n−1 2i kπ
) = an − 1
Y
(a − e n

k=0

c) Justifier que la formule ci-dessus reste vraie pour tout complexe a ∈ C.

d) Soit a = e 2i α avec α réel, simplifier :

n−1 kπ
− α)
Y
sin(
k=0 n

– FIN –