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Exercices de TD : Commerce international

1 Balance des paiements

Exercice 1.1 :
Soit : BC : la balance courante, Sp : l’épargne privée, I : l’investissement,
G : les dépenses publiques et T : les impôts.
1. Montrer que : BC = (Sp − I) − (G − T ). Que reflète un excédent de la
balance courante?

2. En réécrivant cette identitée comptable, déterminer les différentes affec-


tations possible de l’épargne privée.

Exercice 1.2 :
Un déficit de la balance des transactions courantes est-il compatible avec
un excédent de la balance globale (solde cumulé du compte des transactions
courantes et du compte financier hors avoir de réserves)? Quel est le signe du
solde du compte des avoirs de réserves? Les avoirs de réserves ont-ils augmenté
ou diminué?

Exercice 1.3 :
1. Enregistrer les opérations suivantes dans une balance des paiements sim-
plifée :

-a- Exportations d’une valeur de 2 milliards d’euros, payées immédiatement


en devises.
-b- Paiement de 1 milliard d’euros de services financiers à des firmes non
résidentes.
-c- IDE sortant d’une valeur de 7,5 milliards d’euros (paiement en devises).
-d- IDE entrant d’une valeur de 3 milliards d’euros (paiement en devises).
-e- Paiement par la Communauté Européenne d’une subvention de 0,45 mil-
liard d’euros.
-f- Paiement de salaires à des travailleurs non résidents pour une valeur de
0,15 milliard d’euros.

2. A l’aide des soldes de la balance des paiements, expliquer simplement la


relation entre le solde courant et l’évolution du taux de change (à l’égard des
monnaies des principaux partenaires).

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2 Modèle ricardien.

Exercice 2.1 :
On considère deux pays, le nord (N) et le sud (S), qui produisent deux biens
1 et 2, avec du travail L. Le coût unitaire en travail du bien i dans le pays j
est noté aij : a1N = 2 ; a2N = 4 ; a1S = 3 ; a2S = 12. Les pays disposent des
dotations suivantes en travail : LN = 4000 et LS = 9000. On désigne par yij
la production de bien i dans le pays j et par yj le revenu national du pays j
mesuré en bien 1, choisi comme numéraire. p est le prix du bien 2 en termes
de bien 1. Les comportements de consommation sont les mêmes dans les deux
pays : d1j = 0, 5yj et d2j = 0, 5(yj /p).

1. Donner toutes les caractéristiques d’autarcie de chaque pays. Représentation


graphique

2. Quel est l’avantage comparatif de chaque pays? Les deux pays pratiquent
le libre-échange. Quel est le prix de libre-échange?

3. Quels sont les niveaux des productions, des consommations et des échanges
à ce prix? Donner une représentation graphique. Comment apprécier le gain à
l’échange?

4. Que valent les salaires en économie ouverte? Comment sont-ils situés par
rapport aux productivités du travail?

Exercice 2.2 :
Soit deux pays, Nation (N) et Etranger (E) produisant deux biens (1 et 2)
en utilisant un seul facteur de production, le travail. La productivité du travail
dans chaque branche est pour chaque pays :
Nation : a1N = 10λ a2N = 10λ avec λ ≥ 0.8
Etranger : a1E = 8 a2E = 2

Le bien 1 est choisi comme numéraire : p, y, w désignent le prix du bien 2,


le revenu national et le taux de salaire exprimés en unités de bien 1.

1. Comparer la situation de ces deux pays. Ont-ils mutuellement intérêt à


échanger? Si oui, dans quel intervalle est compris le prix d’équilibre de libre-
échange? Justifier votre réponse.

2. Coment se manifeste pour chaque pays le gain à l’échange? Sous quelle(s)


condition(s) le commerce international procure-t-il un gain mutuel aux deux
pays?

3. Les ressources en travail des deux pays sont LN pour Nation et LE = 4LN
pour Etranger. Les conditions de demande, identiques dans les deux pays sont

2
d1j = 0.5yj et d2j = 0.5yj /p (j = N, E). Exprimer le prix d’équilibre de libre-
échange, p, en fonction du paramètre λ dans le cas où le commerce procure un
gain mutuel aux deux pays. Illustrer graphiquement la relation entre le prix
d’équilibre de libre-échange et le paramètre λ dans le plan (λ, p). Interpréter.

4. Etablir la relation entre le rapport des taux de salaire de libre-échange,


wN /wE , le prix d’équilibre de libre-échange p et le paramètre λ. Illustrer
graphiquement cette relation dans le plan (p, wN /wE ) pour λ = 1.

5. ”La concurrence des pays à bas salaires est un handicap insurmontable


pour la compétitivité des pays développés”. Commenter cette affirmation à
l’aide de l’exemple illustré ci-dessus.

Exercice 2.3 :
On raisonne dans le cadre du modèle théorique des avantages comparatifs :
Deux pays (A et B), et deux biens (1 et 2), un facteur de production (le travail
noté L). cji désigne les besoins unitaires de la branche i du pays j.
cA A B B
1 = 4, c2 = 2, c1 = 1, c2 = 8

p est le prix relatif du bien 2 en termes de bien 1, y est le revenu national


exprimé en unités de bien 1. Les fonctions de demande sont identiques dans les
deux pays :
 
y
d1 = by et d2 = (1 − b)
p
Les dotations en travail sont respectivement LA et LB .

1. Dans quelle branche chaque pays dispose-t-il d’un avantage comparatif?

2. Dans quel intervalle est compris le prix d’équilibre de libre échange?


Justifier.

3. Exprimer le prix d’équilibre en fonction des paramètres b, LA et LB dans


le cas où l’échange procure un gain aux deux pays.

4. On suppose que les deux pays sont de la même dimension : LA = LB .


-a- Illustrer graphiquement la relation entre p et b. Comment varie le gain
à l’échange du pays A avec le paramètre b? Pour quelles valeurs de b ce gain
est-il maximum? Nul?
-b- Interpréter en montrant l’influence des conditions de demande sur la
répartition du gain à l’échange.

5. On suppose que les deux pays sont d’inégales dimensions : le pays B est
grand par rapport au pays A : LB = δLA , avec δ > 1.
-a- Illustrer graphiquement la relation entre p et δ pour b = 1/2.
-b- Interpréter en commentant la proposition suivante : ”les grands pays
profitent moins du commerce international que les petits”.

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3 Modèle factoriel.

Exercice 3.1 :
On se place dans le cadre du modèle HOS à deux biens, notés 1 et 2, produits
avec du capital K et du travail L. On désigne par yi la production du bien i,
par Ki la quantité de capital utilisée par la branche i et par Li la quantitée de
travail utilisée par la branche i. Les fonctions de production s’écrivent :

y1 = K10,2 L0,8
1
y2 = K20,8 L0,2
2

Le bien 1 est choisi comme numéraire. On désigne par p le prix du bien


2 en termes de bien 1, par y le revenunational en termes de bien 1, par w la
rémunération unitaire du travail (salaire) en bien 1 et par r la rémunération
unitaire du capital en bien 1. On appelle ki l’intensité capitalistique de la
branche i : ki = Ki /Li .

1. Ecrire les relations qui traduisent l’allocation optimale des ressources, en


expliquant la démarche. Exprimer k1 en fonction de w/r et k2 en fonction de
w/r. Représentation graphique.

2. Ecrire la relation qui lie p à w/r. Représentation graphique.

3. Le pays dispose d’une dotation en capital de K = 800 et d’une dotation


en travail de L = 400. Quelles sont les valeurs limites de w/r? Quelles sont les
valeurs limites de k1 et de k2 ? Quelles sont les valeurs de p à partir desquelles
le pays passe en spécialisation totale? Expliquer la démarche. Représentation
graphique.

4. Soit b la part du revenu national évalué en bien 1 consacrée, par les


consommateurs, au bien 1 : d1 = by, y étant égal au revenu national évalué en
bien 1 (0 < b < 1). On démontre qu’en autarcie :
 
w 0, 2(1 − b) + 0, 8b K
=
r 0, 8(1 − b) + 0, 2b L

On suppose b = 0, 75. Que valent w/r, k1 et k2 en autarcie? Représentation


graphique.

5. Le pays s’ouvre sur l’extérieur et pratique le libre échange. Il est con-


sidéré petit. Le prix mondial p est égal à 0,6. Enoncer le théorème de Stolper-
Samuelson. Le théorème est-il vérifié ici? Expliquer. Le résultat dépend-il du
numéraire choisi?

Exercice 3.2 :

4
On se place dans le cadre du modèle : 2 pays (A et B), 2 biens (1 et 2) et 2
facteurs de production (capital noté K et travail noté L).
Le bien 1 est choisi comme numéraire. p est le prix du bien 2, Yj le revenu na-
tional du pays j, wj la rémunération unitaire du travail en j et rj la rémunération
unitaire du capital en j.
Les fonctions de production s’écrivent :

y1 = K10,75 L10,25
y2 = K20,25 L20,75

Les dotations en facteurs sont les suivantes :

KA = 80; LA = 80; KB = 30; LB = 70

1. Etablir la relation entre p et w/r.

2. On suppose ici que les conditions de demande sont identiques : D1j =


0, 5Yj et D2j = 0, 5Yj , j = A, B.
Quel est alors, en libre échange, le bien exporté par le pays A? Ces spécialisations
sont-elles conformes à la loi des proportions de facteurs?

3. Supposons que les deux pays pratiquent le libre-échange, mais les de-
mandes exprimées dans chaque pays sont maintenant D1A = 0, 25YA et D1B =
0, 9YB , quel est alors le bien exporté par le pays A? La loi des proportions de
facteurs est-elle vérifiée? Expliquer.

4. Les deux pays refusent tout commerce de marchandises entre eux. En re-
vanche le capital circule librement entre eux, le travail restant immobile entre les
deux pays. En reprenant les demandes exprimées dans la question 2, et sachant
que le capital se déplace vers le lieu où il est le mieux rémunéré, caractériser la
situation finale à laquelle on doit aboutir dans chacun des deux pays, du point
de vue de w/r et p. Commenter.

4 Modèle standard :

Exercice 4.1:
Le Brésil augmente sa production de café du fait d’une extension de ses terres
cultivables. En fonction de la réaction du prix modial du café, montrer sur un
graphique et expliquer pourquoi cette augmentation de la production de café
peut aboutir à une amélioration ou une détérioration de bien-être du Brésil.

Exercice 4.2:
1. Sous quelle(s) condition(s) un transfert international entre deux pays
détériore les termes de l’échange du donneur?

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2. En pratique, une part importante de l’aide internationale aux pays en
développement est conditionnelle. Par exemple, la France peut financer un
projet d’irriguation en Afrique, mais à la condition que les pompes, pipelines
ou matériaux de construction soient achetés en France plutôt que dans un autre
pays. En quoi cette conditionnalité de l’aide affecte l’impact d’un transfert
international sur les termes de l’échange de chaque pays? Cette conditionnalté
de l’aide a-t-elle un sens pour le donneur? Peut-on imaginer un scénario où
cette aide conditionnelle dégrade la situation du receveur?

5 Localisation

Exercice 5.1:
Une entreprise doit faire le choix de la localisation de sa production. Elle
peut produire au Maroc ou en France ou encore dans les deux pays. Ce dernier
est son marché principal avec une demande de 40 alors que la demande sur le
marché marocain est de 5. Le Maroc a en revanche des coûts de production
plus faible, de 6 par unité contre 7 en France. Le prix du bien est égal à 10 dans
les deux pays. Un coût fixe de 30 par implantation existe. Si la firme vend sur
place elle ne paye pas de coûts de commerce, sinon elle paye t par unité vendue
sur le marché étranger.

1. Montrer que le profit de l’entreprise est égal à 80 si elle produit dans les
deux pays.

2. Montrer que si elle choisit de concentrer sa production en France, la firme


aura un profit de 105 − 5t, et de 150 − 40t si elle s’implante au Maroc.

3. Supposez que le Maroc et la France n’ont pas d’accord d’intégration et


que de ce fait les coûts de commerce sont élevés, à 6 par unité vendue. Montrer
que la firme aura intérêt à produire dans les deux pays. Expliquer.

4.Le Maroc et la France signent un accord de libre-échange et réduisent ainsi


les coûts sur le commerce à 2 (coûts de transport). Montrer dans ce cas que la
firme a intérêt à concentrer sa production en France et exporter vers le Maroc.
Expliquer.

5. Si le Maroc et la France réduisent les coûts de Transport de telle manière


à réduire les coûts de commerce à 1 par unité vendue, montrer que la firme a
alors intérêt à localiser sa production au Maroc. Expliquer.

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6 Concurrence monopolistique

Exercice 6.1:
On considère l’industrie automobile du pays A composée de n firmes symétriques
et dont les ventes annuelles sont de 900000 voitures. La demande adressée à
tout producteur quelconque est donnée par :
−P ∗ )
h i
X = S n1 − (P30000

Où X est le nombre de voitures vendues par l’entreprise, S les ventes totales
de l’industrie, P le prix demandé par le producteur et P ∗ le prix moyen des
autres entreprises.
Les entreprises sont supposées considérer les prix de chacune d’entre elles
comme donnés. On suppose également que le coût total est C = 750000+5000X.

1. Quelle est la structure de ce marché? (Montrer que les entreprises


présentes sur ce marché réalisent des économies d’échelle).

2. Montrer que plus il y a d’entreprises et plus le coût par unité produite


est fort. Tracer la courbe de coût moyen en fonction de n.

3. Exprimer la fonction de demande sous forme inverse et déduire le revenu


marginal de la firme (représentative). Quelle est la condition de maximisation
du profit? Donner l’expression du prix d’équilibre et représenter celui-ci sur
le graphique précédent (ou : Montrer que plus il y a de firmes, plus le prix
demandé sera faible).

4. Quel est le nombre d’entreprises et le prix d’équilibre de long terme?

5. On considère le pays B où les ventes annuelles de voitures atteignent


1,6 millions d’automobiles. De la même façon que pour A, donner le nombre
d’enterprises et le prix d’équilibre de long terme de l’industrie automobile dans
le pays B.

6. On suppose que les pays A et B peuvent échanger des voitures sans coûts
entre eux, créant ainsi un nouveau marché, intégré, avec des ventes totales de 2,5
millions d’unités. Quels sont les effets de la création de ce marché intégré.? (à
synthétiser en termes de nombre de firmes et de prix dans un tableau comparant
chaque marché individuel avec le marché intégré).

7
7 Politique commerciale :

Exercice 7.1 :
Supposons que les fonctions de demande et d’offre d’un bien i sur le marché
d’un pays j soient données respectivement par :

Qdi = 140 − 20pi et Qsi = 20pi − 20

où pi représente le prix en unités monétaires.


1. Tracer les courbes d’offre et de demande du bien i et indiquer le prix
d’équilibre ainsi que les quantités produites et consommées en l’absence de com-
merce.

2. On suppose que le pays est en libre-échange. Le prix mondial est tel que
pi = 2. On suppose que l’offre mondiale du bien i est infiniment élastique au
prix pi = 2 et que les coûts de transports sont nuls.
-a- Quel sera le prix dans le pays concerné?
-b- Trouver les quantités produites, consommées et échangées.
-c- Calculer la valeur du surplus des consommateurs et des producteurs.

3. On suppose que le gouvernement du pays j impose un tarif douanier ad


valorem de 50% sur ses importations de bien i.
-a- Définir un tarif ad valorem.
-b- Déterminer graphiquement le nouveau prix dans le pays j, ainsi que les
effets consommation, production, commerce et revenus de droits de douane.
-c- De quoi dépend la taille des effets consommation, production, commerce
et revenus de droits de douane.
-d- Calculer le niveau des droits de douane qui serait prohibitif sur les im-
portations.
-e- Calculer et représenter graphiquement le surplus des consommateurs et
des producteurs.

4. On suppose que le gouvernement instaure un quota de 40 unités sur les


importations du bien i.
-a- Evaluer et discuter les conséquences de l’instauration du quota sur les
différents agents économiques.
-b- Comparer avec les effets du droit de douane précédemment étudié.

Exercice 7.2 :
Les Etats-Unis imposent un quota sur leur importations de sucre. Les chiffres
donnés ci-dessous sont les chiffres réels mais arrondis pour rendre les calculs
plus simples. Ce quota a fait passer la production nationale de 5 à 6 millions
de tonnes et la consommation nationale de 9 à 8 millions de tonnes. Le prix
pour le consommateurs américain est de 480$ la tonne contre 280$ la tonne au
niveau mondial.

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1. Quel est le montant du quota?

2. Faire un graphique montrant les effets du quota. Pourquoi le quota fait-il


augmenter le prix du sucre aux Etats-Unis?

3. Quelle est la perte (en millions de dollars) pour les consommateurs


américains?

4. Quel est le gain (en millions de dollars) pour les producteurs de sucre
américains? Que seraient-ils prêts à payer (en termes de lobbying, de contribu-
tions éléctorales etc...) pour garder le bénéfice du quota?

5. Quel est le montant de la rente du quota et qui la recoit?

8 Politique commerciale stratégique et dumping


réciproque

Exercice 8.1 :
On considère 2 firmes (A et B) de deux pays distincts (respectivement 1
et 2) produisant un bien homogène. Dans le pays 1, la fonction de demande
inverse est p(Y ) = 5−Y , avec Y la consommation totale. La firme du pays 1 est
caractérisée par la fonction de coût suivante : CA (yA ) = 1 + ca yA . La fonction
de coût de la firme concurrente est CB (yB ) = 1 + cb yB .

Concurrence sur un marché local


Le coût de transport unitaire du pays 1 vers le pays 2 est τ (τ > 0). Les deux
firmes sont en concurrence à la Cournot sur le marché 1 (la firme A n’exporte
pas).On suppose : ca = 1 et cb = 1/2

1. Lorsque la firme B vend sur les deux marchés, les prix qu’elles pratiquent
sont-ils les mêmes?

2. Qui supporte la charge financière du coût de transport?

3. Déterminer et tracer les fonctions de réactions des deux entreprises.

4. Caractériser l’équilibre de Cournot du marché du pays 1.

5. Existe-il une valeur limite de τ éliminant l’entreprise B du marché 1?

6. Dans le cas où les échanges commerciaux ne sont pas nuls, y-a-t-il gain
ou perte à l’échange pour l’économie 1?

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Concurrence sur un marché tiers
On suppose maintenant que les deux firmes sont exportatrices en concurrence
sur un marché tiers.
Les deux firmes supportent le même coût de transport τ . La fonction de
demande inverse dans le pays tiers est p(Y ) = 5 − Y .

1. Déterminer et représenter les fonctions de réaction des deux firmes.


Déterminer les conditions d’équilibre.

2. Montrer l’effet de l’instauration par le gouvernement du pays 1 d’une


subvention s par unité exportée au profit de la firme A sur la part de marché
de cette firme et sur son profit.

3. Montrer l’effet de la mise en place d’un accord commercial entre le pays 1


et le pays tiers (accord revenant à réduire les coûts de commerce de τ à τ ∗ < τ
pour la firme A.

4. Montrer l’effet d’un progrès technique venant à réduire le coût de pro-


duction de la firme A : ca = 1/δ.

5. Discuter les conséquences d’une subvention à la production, d’une poli-


tique commerciale et d’une subvention de R&D.

Exercice 8.2 :
Boeing et Airbus vendent des avions sur le marché asiatique. La demande
d’avions est caractérisée par la relation p = 100 − 0, 25(x + y), p étant le prix
d’un avion en millions de dollars, x et y le nombre d’avions produits par Boe-
ing et Airbus. Les deux entreprises ont des comportements de type Cournot
(concurrence sur les quantités).

1. Sachant que les fonctions de coût total de chacune des deux entreprises
0
s’écrivent C(x) = 500 + 25x et Cy = 500 + 25y, quelles sont les fonctions de
réaction de chacune des deux entreprises? Quelles sont les quantitées produites
et le prix d’équilibre? Donner une représentaton graphique dans le repère (x, y).

2. Quels sont les coûts et les profits d’équilibre?

3. Boeing recoit une subvention s (en millions de dollars) par avion exporté
vers le marché asiatique de la part du gouvernement américain. On suppose
que s < 75. Quelle est la nouvelle fonction de réaction de chacune des firmes?
A l’équilibre, quelles sont les quantitées produites et le prix en fonction de s.
Commenter les résultats. Représentation graphique.

4. Y a-t-il détournement de rente (profit shifting)? Au profit de quelle firme?


Le profit total (des deux firmes réunies) s’est-il accru? Y a-t-il gain ou perte
des consommateurs asiatiques?

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5. Déterminer la subvention optimale pour Boeing, c’est à dire la subvention
qui maximise le bien être collectif G défini comme le profit de Boeing après
subvention moins le coût de la subvention supporté par le contribuable américain
: G = π − sx.

6. Donner toutes les caractéristiques de l’équilibre avec subvention optimale.


Représentation graphique.

7. Que se passe-t-il si la subvention atteint 75? Donner les caractéristiques


de l’équilibre dans ce cas et comparer au cas de la subvention optimale. Y a-t-il
gain ou perte pour les consommateurs?

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