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tpimérhée El pblmphiga COLLECTION YONDER PAR JEAN HYPPOLITE MARTIN HEIDEGGER QU’APPELLE-T-ON PENSER ? |ALOYS BECKER ET GERARD GRANEL PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE 18, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS 7 A ma file compagne pour som seiscatome anniversaire MH. La rina rag iti rapide 'BAS HEUT DENKEN ? ae oe Ee eatin © 010 Pres Unters Pcs Put exon nie AVANT-PROPOS Le pedsent ouvrage content, ane qu'on y ait apporté de change- iment, le texte des deux cours, une heute hebdomadsire chacun, ‘qui oat Gt tenus sous le méme die A 'Univessité de Feibourg-ea- Brisgan le semeste Phiver 19stgs2 ot le semeste TEE 1952. Le texte de chacane de es legone Wane heure est margné pat 7 rumézotage en chiffes romaine Les intervalles d'une semaine, et pafois plus longs encore, gui séparient ces heures de legon ont rendu néceraze une répéion, {gee laguelle les auditeurfunten toujours remis dans le courant de fe quils avaient entendu & la legon précédente. Ces reprises et ‘tarstions sont publiées en un ensemble eépaté du cours hirméme. Elles peavent re Ines pour ellermémes selon leur propre enchal- ‘ement, ou comme la tatsition dune heute de coats & autre MH INTRODUCTION 1 Det appulison penur? est, 20 moins par sa seconde parte, un louerige qui constitu luiméme une tradseton. Les onze heures da semeste été 1932 tont en eet consarées presque torslement Als tmuduction des buit premiers mots du fxgment VI de Parménie, Erlongue la onsitme heure nous apprenons qu'il agit fnalement de txdvize ces mots en grec» (), nous comprenons da méme coup aque le semeste Whiver 19st-19$2 aléait dei ele dautze que la ‘Cceaduction » de trois mote de Nietiche et que ovvmage consttue (@un bout 4 Vautre — mais en un eens fondamental qui fst ict ‘enter Wéclaircir — one tadtion. Dans ext « apprentissage de Ia peasée » que le lire es en lniméme, il serait etrange que nov Slapprenions pis 1 penser quelque peu la traduction elleméme. “Traduire re dit en allemand « Gheriewen », Mais, que ce soit un mot ou Faure, ils ne commencent & fice sige qu’ Ia condition que fous accentuions la particole : « Dieses aber Obecutge ist aur ‘moglich as Obeseten » : « Mais cette Teadwioe ert possible qe comme Traduction (3). » Cete accentuation fit du mot un signe Encore fruil que nous poisons recevoit ce signe, cestadire
    , Mais ce passage avert aucun autre passage que le pasiage AVBtee de Pétant :« Dieses Obrsezen gelingt nur in einem Sprang tuad zwar im Sprung eines cinsigen Blickes, der etblieke was die Worte Br Huyevat, geechsch gehore, sagen » #« Cote Traduction ne ase que par ua saut une sorte desaut ot cela saute aux yeux en ‘un instant — ce que les mots ty xyeva,dcouds de fagon greeque, ‘yeslent dire (2). » Cert donc & pats de PB de Téant que nous fel ne sont pas qe la «cla sagulite» quelle i dane ce lingage et expsée en eft a danger de eusombrit tout & ft dvore pate our. Le pines apprensent qu le oes dob Jn ene, quileréaue, quelle emble drop parite et etce inexplicablement dere les colonnes de Tair. Sous le grande sccuton eatégorale des eats de Teant ct des tate de Bice ‘Arstoce vera de méme #efacer « pout toxjame » 1Bby tuys dns Taporie x 2 La grande tosoure, esti le ree Diemeat orgie de Tare dans le parle ob ile sourd » of jullie Gini), est devene le manque de rssouce, le démuement ‘trtng, In questo Ia plus loinaine», car ele ecle quand on trance — litéralement done rigor de la pene, ei en ser ans sans rissionjusg's Kant (0) Antenten 290. a MARTIN HEIDEGGER ‘Mais Patménide pale sane crsinte. Il pace du sein Pune me de \éant dans ton Bere, qui ne demande nallement povr fi un « saut dda separ», car est le propre des Gres. La douce lume « dail leurs » dans laquelle baigne later est encore woxrignes — lumiére de nut, L'aube ext encore lamitze de nul elle int encore la nuit ‘Laube ext ce long moment tout le temps fragile, mais en luiméme semblable 1 lui-mtme et tel que eien ne se bese, que ven ae s'est tncore levé jee moment qui tout & Pheu basculeraIi-méme, mais fen qui tout ext al encore, et pour slong moment lemme. L'aube tle moment du méme. Lube est eetelumitve« auitenses, et 200 point vraiment « de nut, exe elle vien duileus. "ARNrpiy gis. "Aandrpiov? Comment le moment « de méme » extil cel dane Tumi « dlleus » ? Cet ailleus est celui du jout. Laube provient de soa avenis,et est pourquoi elle y va — et de quelque fagon pour yy disparate» . w [Le sens de la Traduction greoque se comprend & partis de cette rive quelle quite ct que nous avons exsayé de fare parte. Sur cette five et pour les « premiers Gree», Bre nest ps digne de question ‘comme Bere de Fant. L'8by Eyucvar€ Se sei , en ce Sens que st @) (a) War Aa Dede 38 (3 as Ae ent? QU'APPELLE-T-ON PENSER? ” La tention est certs indvitable de voir dans cete dernitee dlisinction un retour & peine disimulé de Vantique dualté de la pensée et de langue, cele servant de moyen dexprssion de allel, Mais cere représentation tsaditionselle est dh refaste. ‘Que secouvze done la distance reconnue entee« das Gesprochene » et « das Gesagte »? Elle reconvee, aussi bien pour Pieménide que ppour Is Metaphyrique occidentale, et aussi bien pour Heidegger ‘encore que pat coaséquent aussi pour sa tadacton, le lt que nous re pensons pas encore, ou, ce qu est méme chose, left que nous fe patloas pas encoge, a0 sens précis que le livre donne 8 ce « pas encore». Sinous ne pensons pas encore cst que ce qui demande A fee peneé «ee sete». Nous avons erayé de montrer qu'il e retire aust bien pour la premize peniée que pour nowsmémes, bien que ‘ce ne rot pas de fagon identique. On pourrait montrer également que la clan siagullze qui teavenait de ses xyons Py Quyevoe de Parménide it encore TA pour Platon et Aristote, malgré YPloigaement du 8, selégué pur le soleil au rang d'une question horizon. ‘Mais afesil pas aussi question d'une « slsame Verdisterang », d'un « érange obscarcasement » Ala suite daguel« czte clare plos tard fst défaut» (x)? Il este done &comprendze comment Ploigne- ‘ment exréme de ce qui eit plus proche que toute chore Certddie de Viv deven fy (et méme sous la forme x 2b &), ‘commeat cet éloigaement ext pour Platon et Aristote Pepparition Se in digit de gurtion de VBtze tant, ends que ce méme éloi- [pocment nest plue pour now quane gueto, este de Fag ‘wirdig », ext devenu simplement« fxgich ». Poser cette question ‘Pest pont nous, en notre temps qui doane a penser, demander + ‘« Wat beirt Denken? » Nout voulions appatemment demandee ‘moins que cel ; nous ne voulions qwateindre tne certsine pense (0) Wa hee Danton 7,2 1" MARTIN HEIDEGGER ea Traduction. Mais a question « Qu'eppelle-on penser ?» coust devant toutes les autes. 1 aufitcependant, en un sens, que novsayons apergu que « dize ce gui est s'est pas une affire de langage constitu, encore moins delanguge & consttuer. De quelque fag que le ivzexéponde vl ‘question qu'il ouvee, Cesta-dice de quelque fagon que Ia parole de Heidegger eeoigne ou retouve «la rive greeque, nous savons pout ce qui conceme note peopes que aous sommes libra das le langage. Libees,c'esta-dire niaidé niemptché pacce quiest «parle» @entendre cz qui est« dit», pourleze-diee. Pourtat ce qui est dt nest propose ct acceaible que dans ce qui est part. La fgon dont une parcle ‘xaque sous ce quelle dit, ss ce quel nits dir, ert ce qui en elle cet vcitablement paclant t cela est pas A som tous une fagon pase. ‘On voit par exemple dans Kant un ptler presque toujours désertique ‘cache et protéger» en luile plas oinain ele plus for jalistement. ‘Als leeate de a Critique dt la Baier pare om entend — on pest centendse — cx quelled gronder comme un barge. De pres, ce ‘oat des efors dans les phrases (presque toujours cbscarcissants abard) pour rearder ce quelles apportent. La violence de ces ‘étours eet la plue sublime t-duction de Ia pensée, amour de la Coloaie, qui et Iuiméme Is Padeur de Ia Prsie proche: | Mancer Trigt Schur, on de Qual 0 gubn (1. [La tsiton profonde de cette « absence de limite» de a parole qui pense est A cherher dant le fait que cere parole est cleméme toujours le « néchite Heimische », toujours privée du proche par Vimmédiat. Ausi par amour da proche etelle toujours en partance ‘pour Pétrange carte de Peaposiion, non povr les orthodoaes d'un Jargon qui lui sit « propre ». Lassons enfin le live le dire (0) Andee pat QU’APPELLE-T-ON PENSER? 9 «Mais il srt peut-dteetempe que la langue cate ttre tenue en size pu le pacer habituel et qu'elle prenne sa tonalité fondamentale de son dice le plus hau, san que pour autant le pasler couremier soit svalé au sang d'uae dégénézescence ou d'un avilissement ‘Dans un tel eat, i e suai pas non pls de pale simplement daa dice Aleve», paisque eel, d'apetseete expression mime en tout eas, eat encore et toujours appedeié den bas. "e Pourquoi cee référence Is langue ? Powe nous iacalquer de nouvers que dan a langue, et avec la langve, nove sommes sur wn terriin mouvant, ou mieux dans une mer houleute (2)-» Es bagi abr der Beicum Ie Meee Gérard Graves. (0) War hia Dnt 2, 6 PREMIERE PARTIE COURS DU SEMESTRE D’HIVER 1951-1952 1 Nout accbdont a ce que Von appelle penter si nousmémes ppeasons, Pu qu'une tlle tentative renssee nove devons te pets 4 appreadee la pense. "Aursit6t que nove nous engagcons dans cet appretisaage, nowt ‘avons dh avout par I que nous ae sommes pas encore en pouvoir applle pourtant celui qui peut penser, et & bon ‘roi, Cari ext animal ratonnable. La raion, la «ratio» ve déploie ‘dans la pensée, Ea tact ql ext animal risonnable, homme doit ‘pouvoir penser, si seulement il le veut. Toutefis, Vhomme veut [Peutéte penser et ae le peat pourtant pas. En fn de compte, il vest ‘op, dint cere volonté de pense, et est pousquol il pet top peu [Lhomune peut penser, en ce sens qu'il en ala posi. Mais cote possblite ne nous guraait encore pas que la chose est en notre pouvoir. Car cela eelement ext en notre pouvois, que nous dészons ‘Mais Pause part nous désicons en vésité seulement Cel, qui de $00 cbté nous dévie nour-mémes, cesta-dire nous dans notre dre, en se 2s (MARTIN HEIDEGGER sévdlnt & note re comme ce qui ous teat dans note tte. Tenit ‘yeu dite proprement garder, fire palte sue le pitrage. Ce qui nous tient dans aotre eure ne now ten cependant aust longtemps que de notre cSté nous aus ee-tenons ce qui nous tent. Nous le re-tenons lorsque nove ne permetions pus qu'il sorte dela mémoie. La memoir ct le rasemblement dela pensée. Rastemblement sur ol? Sur ‘gui nour tient dans Ia mesure ob lest gucdé dans notee pensée iB gatde parce qu'il continue 8 dre ce quil faut garder dans la peasée, Ce qui ca gatdé dans la pene est ce gai fot dott d'une ouvenance et ela parce que nous le désicons. Ce nest que lor ‘nous désizons ce quien 20% exige déze gad dans la pensée que pensée eit en sotze pouvais. Pour que It pensée soit en note powwols, nous devons ‘Papprendse, Qu'estce qu'spprendre ? Ces fire que ce que aous fa- fone ete filzons pat soit 'écho de la révlation chaque fois de ‘Feseatiel. Nous apprenons la peasée en peltat atention & ce qui exige fce gurdé dans a peasée. "Notre langue nomme pa exemple ce qui apparent besvence de Vai: Paimable, Dela meme fagon, nous omsmerons maintenant ce igo en to exge Are gardé dans In pense : le pensable (das Beden- ‘liche) Tout pense dow & penser. Mais il ne fait jamais ce don jqven tant que ce qui donne & penser et dg de lui-mime ce qui cexige déte gardé dane In pensée. Nous sommerons maintenant et ‘dan a suite ce qui exige coatindmen (pace que ds son orgine et avant tote anee chose) ere gaedé dan la pensée = « ce qui donne le plus 1 penser ». Quer-ce que « ce qui doane le pls & penser »? Comment se montretil dans aot temps qui donne & penser? “Cogan pl ena eu nou ne ensns pas ere; toujours «pas encore, bien que état dv monde devine constamment ce ql ‘donne davantage penser. Ceueévolution du monde para cependant exige plutt que Vbomme agisc, et ce sans ki au lieu de paler ans dee conferences et des coagrés, au leu de 4 mouvoir dans Ik QU’APPELLE-T-ON PENSER? » simaple repeéventation de ce qui devrait dere et de Ia fagon dont il faodni le faire, ly 2 doe manque dagir et en aucune fagon de peasée. 'Bt pourtant | Ilse pour que Vbomme taditionne ait dja ‘wop agit top pea pensé depuis des sicles. Mais comment quelqu’an peueil anjourdhui prétendze que aous ne pensone pas encore, alors ‘gue partout ike pour la pillotophie ext vif qu'il efit entendse ‘ovjours plas, que tout le monde reut savoir e qu'il en est de la Philosophie? ‘Les phlosophes sont « les» penseur, Il +appellent sisi parce que cest propzement dans Ie phlorophie que se oue la ensée. Personae ne vouda coatester qu'il existe anjourdhul un intéte| pour la philosophic. Mas reset encore quelque chore aujourd"hal 4 quoi homme ne itéreste pat — au sens oll compeend ce mot ? Tnter-este veut dive: dze parm et eatee les choses, se teaie au comur d'une chose et demenrer suprés dele. Mais pout Vinerese ‘modeine ae compte que ce qui ext intéressant». La caractritique de ce qui est «intéresunt» est que cela peut dis Pintant suivant ‘mouse deja deven indifren et Ere remplacé pa atte chose, qui ‘nous concemne aloes tout aussi peu que ls peécédent. I est feéquent Teste quiet ean, e¢appaement arog, de prtedee aque ce gui Jone le plo penser aon note ope ce ie que nos pens ps ence, Now avons done & dma cette sma. ‘fo a convient encore mux de commence simplest pat Temlgue, Carle pourt, an le a ob ce qe ete sfrmation ‘eur de devindai er cli, ue Pesigence une désoastenon tombe aust. lle die dose Ce dn pls 2p den ate tmp ida 2 pe (et sat pons pt ere Comical fut compre le texme « ae Bedenlche » dat nd, Ces ce gu nou done 8 pense. Prenony bien ede Gt labors ds muintnun son pote chaque mot. Ilys ce lex, Guill now donne h penser aimtne, 2 pete de to, comme Je SEisancee ly + cei tel, il arene nous pour que 08 Elin ation sh pot ave pet nor nu os Stra: pose gue nus fe penons. “Ce qu nous donne A poner test par consequent ca aucune fagon nse pat nous ne mows a pa attend pout fe éabl, i ee présente pas non ps gee & nove sess Ce Qu de sotméne ton oe rs pos, Ss a oe feo gu os te pens pas encore Ce du sige maitenat now ne sommes. pu encoreparvenos devas dane le domaine de ee ul die de Thane te pur dant In pert en on ron cen ela Gest, {nton tee que now ter hommes de dows tourmons ps encore Snifunmest vers ce asi ite fe pom. Qoe Rowse pesions pos encore, coset donc poement toe later, un sea dass Prods oy tot au pln un mangoemens dco de "homme, Des QU’APPELLE-T-ON PENSER? 3 lors une elle négligence humaine pourri, de fagon humsine, trouver son reméde dans des mesutesapptopites, Que Phomme sit oublewx onaezsit bien & penter, mat seulement pout un moment. Que nos ‘ne pensions pas encoge doanerait bien + pense, mais, comme Eat ‘momentané ct guéisable de Phomme modern, ae povrcit jamais {exe nommé « ce qui donne le plus & penser » par excellence. C'est [pourat ainsi que nous le nommoas, et nous voulons indiquer par Tice qui sit: que aous ne pensions pus encore ne tent socunement 4 ce que homme ne ee toumne pas encore aufisamment vers ce qui deste tere gazdé dans a pensde — qui le dsize post ans die de faisance, ct parce qu'il demeure dans ron etre ce qui demande & fae pensé. Que nous ae pensions pas encore vient plutét du fit que c& qui demande sins! tire pensé se détourse Inieméme de homme, et mime s'est déja détournt depuis longtemps de hui. ‘Ausstée, aous voulons savoir quand eet événement ett produit. [Nous voulons méme, avant cela, demander avec plos de cuioité ‘encore commen il peut se ste, en fa de compte, que nous ayons le savois dun événement de ce genre? Les quertions de cere nate, ‘03 Ion ext aux agues, Yeaepéreront tout & fait quand novs sutons jour encoze cect: ee qui nous donse proprement& penser ne est pat déoumné de Phomme & wn moment queleonqae, en un temps (que Yon puise daterhistoriquemeat ; cst en eft depuis toujours {gee ce qui demande proprement& exe pensé se tent sins détoarné. ‘Disutre part, Vhomme de notre histoire « toujouts pensé de sguelgue fagon; ila méme pens le plus profond, quil« conf lx ‘mémoie. En tant qu'il pense sins il ext resté et zeste attaché 8 ce {qu demunde A éze pense. Czpendant, "homme os pas vritablement Te pouvoir de penser, suas longtemps que ce qui demande & etre pense reste, [Mais si nous ne voulons pas nous en laisser conter — nous qui sommes dan cette salle —ilv allot que nous sécusions tout ce Qui 4 dit jusqu'ci comme ne faisant qu'un seule chat de prétentions 6 MARTIN HEIDEGGER vide. Nos sjostrons qb ei re dela somace. Tart bon ve sous peeévérions le pos longtemps posible dug ue ule atte de ene ja es sins element que 2008 Sou tenon i dtuace deste pour ct ca, gree sol ise fest quer ov Pate sent leet dns ape, Het on eet Su go ce qua it jog, sins que tote I cussion gst Toy sen voirave dentine, poeciément lt gue cate {Tacasion pie constner woe pew, La raton de cet Eat de howe ent equ sence de son ete pense py Pet Fat fewer et tne cst su hans, ewe di ce qo sures imrche pope et bien dfn, La sone ne pense ps. Voll une phe choqunte Lanoas cee phe son exacts hogs, Mame ous a conpleons sate pa ete sae que sees, Ccpendat, a tovjossqucgue chose t voit — Asa unite par Slane ave le pee, Cotpport e tour eforme utenti, Se devin emt fractocor, ques le gute et devene visible Shi este enue a pense ersten, et mtne qu exit de tlle ‘pon qu'on ne peaty jer de pont. n'a pari de pot ay 8 Gre moe Csr pourol toute ls pastels de fort, es Ponteaweine qu, mjosthntpeckement, voudentpemee ‘Eournt¢ecange commode ent a pate te ees, oat treme inure, Cet pogo! ence nous devorssoppret Suintennt, pout avant que now vesons des aces, le exctre Se ce ate Y se om ae ‘ apprendce Pprendee vet die ie que ce que our hits ee fos pu sot cho dea rxcaton cage fois {eTessenel Pour que aus pusins lef i fat que nows nos Stetions en chemi Sura yee gue ove cisisions lorsque nos “pprenos la pedi fat sans toot ne ps no méprente dns ec hie so ee guestos el nous present Tes questions das itu sow devens ows cng st cells gui cherchent Cel 46 avanct ins a tien A voir QU APPBLLE-T.ON PENSER? » aqui ne peat tte découvrir anone décor Nous ne porvons jana spend, nous meres rout ue du mtn cue. Imentnoar déapprenone Pour le cs Gut ous oc nook oe Posvonsapprenaea pete qo i pos uppers railerent fon etencewaiontl, Msi en pour cls aces que nous fhe en sltve maps ma conniooce ‘Nous disor: homme ne pense pas encore, ei ne pene pa précatmen perce que cx gel demande f ue pent e dou de Ts. Si homme ne peme pst est aaconement poor la sele Sen goo to nv ee {Sie re toutreni toujours vers Thome pout fe pee Ge gsi demande ttre poneé ne dtoure de Fromme, 1 se ss dat Cons nie prooneont vo te tind connisnce dec tl ql vee dep tovjous? (On méme le nomer? Ce guise sete sefee avenement. Mase ‘eter fest pase. Le remot et vneent Ce te ste foot mime tucker Pomme ot le prone dan sa eq Blt ‘Sreillement qe tote chose priests guile cere ee concen. Datei patel, ev ce gu roivon volo, cone lo rele drs Nain est sunt ce gut peut prec feet homme ce qul touche —le« tobe env sem Eigronigne, pring el It échppe en we setrantdevat Ii L'evéatnent ‘einement pour le pls pee ace toute cove maienant présente fs! pene nfiment acon de oot actuel Ge doit tetae devant now now tke peéceément du mime rmonvement sve ll que atu Te tmsguios tout deste ou om, Cf tne x nou ee rnguons pu da txt. Los nos poe. fons ce mouvement deeiemen, ous sommes nowrmémes Pub tout street ue les olen grates en ovement ret si noes atize en eine. Quand dea sorte ote sores tie din le mouvement vers ce qui now te alors noe Eee dh tmpreint de ce «en mouvement vers.» Dane ce moovement Yet ry MARTIN HEIDEGGER ce guise tie, ou nique sosttsce is i, Nowe Sonne oo dan ce «ndcaton» non pus Postsaement ark sol wn ncn cect et par coats x gue fetta Ba mowremett vt» it hs mont ce gal se ee a tnt que Thome o ase ce Mouvement ven a comme gn ek gu pe Ages, ant ado ce le Sete Ba el qu monte dae cone dco, Phone i Mosant, Vbonas ss set cepenast pe premrenet Teme carte ce, co desde es ou sitaemes on Monts: As conte iomune thom gene i fesse qlar ste, qullesven movement voter ql monte Tint dn a enon esenan Son opine enh uit tte Monza. Ce ui en tr toa oo Ga, et un Montat sous emomocs vo Mont» Dns eowveeat ver eg ‘i, mune eu Mase Perce que ee Most, epson Imei dacs ston de ce leo, suannce pas tat i pve rot, mi pot le weet lane Le oo deat tne sgiestion lds di, dann une egute pose on bymne Net me a Mote, Le potte continue par les vers suivants: [Nos sommes bart dialer Es ous oes prde Pres la lone 2 ranger Les exquises pour Vaymne portent, &chté de tts tls que Le Serpent, La Montre, Le Nymple, également exit de. Maloy. ‘Nowe pouvons tradsite le terme grec put : Mémoise. Note langae dit: « das Gedichiais » (a mémoize), mais elle dit aussi : « die [Exkenntnis» (la connaiseanee), « die Befugas » (Pautorisation), et QU’APPELLE-T-ON PENSER? 9 de nouveau :« das Begrbais » Penterrement),« das Geschchnis » (Céréoemen). Kant pat exemple, dans ton emploi du langage, dit ‘antbe «die Eekenntnis»,eatbt «das Exkenatair». Nous pouvons, apres cela, sane faire violence 4 la langue, traduie Mongo ‘Pune fagon’ qui fase écho au féminin grec « dle Gedichnis » ‘Hlderin emploie en eft le mot geee Moai comme le aoe dune Titanide. Elle et, selon le Myth, la fille de Cel et de Tete, Myre veut dite In parol dsaate. Die, cest pour les Gres sendre rmanifeste, fie apputltee,exactement fie appaalee le pace et ‘ee qui ext dans le parire, ce qui est dans ton Epiphanie. MSDoe est, dans son dite, ce qui est: c'est dane le dewolement de #8 requéte, ce qui puratt. MiQog et In requéte qui touche tout Pece de Vhomme a Tavance et rdicalement, la sequéte qui novs fat penser A 'éant qui paalt, qui est. Adyoe dit Ia méme chote. MiDog x Aévos sleatent aucanement, comme le toutwenant de Phistice de a philosophic e crit, daas une opposition due 4 ls philosophic clle-méme; et pefesément les premiers penseuts parm let Grees (Psrménide, fragment 8) emploient Mtoe et Afyos dans le méme fens. Mies et Adyas ae stécarent Pan de Pete et ne Popposent Yun & Paute que Hoa Maga Abas ne peuvent gerder leur etre primi. Cet ce qui est dé accompli dans Plata. Cet un préjoge Se Phistoize et de a phillogie, hévté du rationalism moderne ets la bse du Platoaisme, que de croite que le Midoc at eé détrult par le Abyos, Le religieux n'est jamais déteut par la logique, mais toujours uniquement pa le fit que le Dieu se retire. “Madmosyae, I ile de Ciel et de Terre devient, comme fancte de Zeus, en neuf auts la Mize des Muses. Jeu et Musique, Danse et Podsie apparticnnent au sein de Mnémoryne, 4 la Memoie. Hest ‘manifeste que ce mot désigne autre chore que la seule faculté, dcerminable parla psychologic, de etenit le pase dans la repeé- sentation, Mémoie pente Ace qui a &é pensé. Mais, tat le nom de la Mire des Muses, « Mémoire » ne sigalfe pos une pensée xe (MARTIN HEIDEGGER quleongue de simporte quel pensable. Mémoice est le sassemnble- {heat dela pense sur ce qui partout désirerit re dé gardé dans la pensée, Mémoige es lerasemblement dela pensée dele. Elle protege [opres delle elle enfouit en elle ce 3 quoi faut chaque fois penser TTavance en tout ce qui est et qui se zévele 4 nous comme I'éant, comme grant le rssemblement de Tete (als Wesendes, Gewe- fendes) (1). Mémoite, la Méze des Muses | La pensée fel bce qui ‘demande A etre pensé ext le fond d'od sour la podsie. La podsie ce Sout done les enux, qui parfois coulent 4 rehours vers Ia source, ‘er la pensée comme pense Sele. Ansi longtemps eependant que hows eroirons pouvoir tendre de a logique un éelaielssement su ce {quest la pensée, aust longempe nous ne pourrons nous metre A ‘penser a fagon dont route potsicsepse das a peasée file, Tout ce Gi tombe sous la podsiejailit d2 e rcuellement aupets.. » qui etext de In pense Sle. Sous le ttte+ Marmene, Holden dit: [Nous sommes ww More, priv dees (Qui nous? Now, les hommes davjourdhu, les hommes de ce « jourd?nai» qui duze depuis longtemps dij et pour encore long femps, dans une « longueur de temps » doat aucune chronologic historique ae pest prendre Ia mesure. Dans le mime hymne Marme- ‘gm ilest it « Long est | le'Tempe.» savor le temps dans lequel fous sommes un Monste privé du sens. Cela ne doane-il pas ass i penser, que aous sopons wn Moastee, et préistment un Monstze pave du sens? Peuttie ce que le poste veut dite par ces mots, et pat eeux qui suivent, apparent il ce en quoi anonce pour nous Ee qui donne le ploe& penser ? Peutétee appartienti précsément & (x teh verte da Gowen dom sane: Wis Gig le Veaming ae Bee na Gente Se eran es Wee. Da a 1Somtnd Zo das wets ova» pomauct neon donee eee ‘Son ar ant» Ceo 0a He) st ce qv note afimation sr note temp ety de penser comme ce cpanel pt poner? Fee testo son ‘ions sufitrmensapporensalle quelque lumiee ila parle Ge pote? Peudae ann qe on oa h pane de Hollen price qvle er potige, now appelle dive fan plus the ‘Fexigene cpr ane fgon quits et un nella soe, sr le Chemin dane pene qu ves ute ce el donne le pass peer? Male tou, fe sea gue peut avoir In serene 4 In pce de olen ree pour le moment bic. De quel doit citenoae tn pote, et pdchnent clei, sor le chemin ane tentative de fotée? Cost ce rote potlematiue, Rest eglemeat dant Fombre la question du tern tds nies ob fut ue demestea ‘dence a pote 0 mes promerr ans pe nt Ss ret aes seme at en sree cepa ranean seinem nee neces Ses recat hae re Serre rae set fingnete Se mat encom et qc Soman ire san sone Sor degtit eeu tpn ae ee ec ie Cace l e Eanes i ec ae a tae Sta ee oa reeds Sat iene can aan scm sats Stems mit it ee ” MARTIN HEIDEGGER 1 plus parsseant, Nous sommes tenus de laisse la parole podtique dans ac vith, dane la best. Cela exclu pas, mai incl que nous pensions Is parole poétique ‘Lotsque nous recouroas ila parole de Héldclin en introduisant| tout expres dans le domaine de a pensée, nows devoas assurément fous gander dassimiler sans réflexion ce que Hldelin dt podti- Gquement A ce que nous nous destinons & pease sous ce terme : ‘Tee qui donne le pus & penser» Le Dit qu es posse etle Dit quiest pense ne sont jamais evar; mas ie sont patois mae, savoit Toraque Fabime entre podsie et pensée, netement tranche, «’ourre ‘éaat. Cela peut ee produire quand la podsie est posie sublime et ‘qpand la pense est pense profonde. Lirdessus également Héldedin {avait berucoup de choes. Nous Papprenons des deux stophes qui font iniulées Sura o¢ Aline Sarat Saino Sof Pearl rende crate Sons crs 3 la jose Devalaiei? Ne tit rin gui ot ple grand? Pour complare ton regard Qe para sir bes Dies Encl? (La seconde strophe donse la séponse) Qa pnst I plas profond ime le plus vsast {Et comprend la aaj Qa a red le monde 2 jor ea fin de Sages pence ‘Sow dent bau (Ce qui sous conceene, cet le vers: Det ona le las profoed aime le plas svat QU’APPELLE-T-ON PENSER? s [Mais trop ficilement sous éehappent dans ce vers les mots proprement parlants, et qui pour eela sont les mots-suppors, les “Cverbes ». Nous estendons le verbe lorsque nous accestuons Je ‘yer autzement, uae fagon qui nest pas dant les babitudes de Voreile habisele = Qi elas profnd a pone sve pla vont La prosimité abeole des deux verbes ¢ 4 pend » et « aime » forme le centze de ce vers. Le dsiz repore dans la penée. Bronnant rasionalieme que cali qui fonde Vamoue su I penade, Désasteate pensée que celle qui est en train de deveair sentimeatale. Mais de tout cela oa ae peut tourer trace dans ce ver. Nove ne prenons Is mesure de ce quil dit que si nous sommes eapables de penser. est ppousquoi aous demandons : « Qu'appelle-von penser?» ‘Ce qu'on appele» par exemple: nxger, nous ne pourons jamais Vapprendse & travers on teité sur la nage. Ce quon appellenager, seul le save dans le torrent nous le dit. La question « Quappellet-on penser? » ne trouve jamais sa réponse dans une détermination Conceptulle de la pense, dias une déGnition, ni dans un dévelop- ‘pement lborieux de son contens. Dans ce qui Fit, nous ne pentons pas air la peneée, nous demeutons en dehors de la pure sélexion ‘gu fie dela pensée son objet. De grands penseus, Kant d'abord, casuite Hegel, ont reconna Pinfrecuosit de cette stexion Is ont done dd essayer de ve tetiereélexivemeat hors de cette xxi. (a cela les atl conduits? A quoi sontils ainsi parvenus ? Cel fous doaners beaucoup A penser, lorsque, en tempe vouls, note chemin nous y conduim. La pense sur la pensée te développe en (Cccident comme lepiqe. Calle-ci 2 rassemblé des connaissances particles sur une fgon purtiulitve de penser. Ces sealement fout ecemment qu'on a fai fuctifersclentiiquement ces connait- ‘ances dea logigue, et ce dans une sence particule qui se nomme ‘logistique». Elle es la pls spéciale de toutes es seiencesspéciaes 4 (MARTIN HEIDEGGER La logistique passe actuellement en sombre dendeots, avant tost dans les pays englo-sazons, pour la seule forme possible de philo- sophie strict, patce que ses eéslats et ses méthode sont d'un {apport si et immédiat pout la construction du monde technique Er Dogstique cominence ainsi sctuellement, en Amérique et ailleurs, ‘euablirson emprie ue esprit, comme étant la veritable philosophic de Pavoni, Parle fait que I logistique S'accouple se mane propre vec la psychologie moderne et a pryehunalyse, et avec la sciologe, Te cartel de la philosophie moatante es au compet. Cette invasion rest pourtant aucune fagon le ut des hommes. Ce sont plutd cs Alsciplines qu parcipene sv dein @'ane puissance qui vent de loin, et pour laquelle peu-tce ler termes grees oknas (pote) cet sheen (echnigue) testent les vocables convenabes,& condition Geils disignent, pour nous qui pensons, Cla qui donne & penser. m se ope cn qicntca faeces foe era ipshancacetce i uiatriassciimernfu te Ee reece tcc coer igveah uaameeeres een srolemest A conion qv sot une pes et venlement ab tp tceenss palceloea itt ot Sal ane gemini ont tan pasate cee ras cou pin fear Loe fora tain a Tigelic pas ha QU’APPELLE-T.ON PENSER? ra deux choses: dane parte ton qu st cli de cv alfimation ; Fase par sn exits pedi Nowe aati te es ome el pene dans note temps qui done b pense xt ue nowt ne pensons pus encore. Passe pour quelque chose qui donne | penser» put eee ce ‘wi, dans Téat dan grind sealade, évelle Teppeension. Nows Applons sins ce qui ev ceri ce qui est tombre, ce Ul ‘Benagant, ce quest obser, en some ce ul nous et costae Sinoas pistons de ce qsie donne penser» aoe ongeonr bite aussie quelque chose de «mara» et par quelque chose de ‘égai Une petcation gui pseu tempo qe donne pense» et encore de ce quien ule donne le plus A pense et pr tne APavaee accords dios une tonalite agave: Ele «salem en Sve les tats de noterar de Pepe, ser tsi contae, Ele ‘en ent ux phénoméaes qu ne alent nel engender out full, aux phéaomaes aise, Ellen cheche le soya nea Femeat dans un manque — pts nose pase dan Tea qe la pte nous manque. ‘On cnnat ser ce ton dis le ugement d note aque. On pai une gettin, da deta de ecient fjord bat Ton pce dela pone de equine», Partout on pouralepertout on vot se deiner I dene, la erracion,Tundatnerment ‘menajant do monde. Ty parout un ceain genre de seporage Toranct aie fosille que fut les pester ot daw ler buon Cest dune cemaine fgon ltéraiement ples fale gue de ire quelque choe Cesenil ede vmaimest pene. Dane sue fgpn, Ge genre de litte commence def te fate eameun, Os teouve que le monde set pas seslement en dilceaton, ais gu rovle au ntat du non ses. Nicaace dt — qui voy ben au lh {ou clades sommes ob eter an ls andes une ing du ste pine — Nieuache dt sor ce met ct puck nple pare que peste «Le ser cot. » Ce qu veu dea slain 6 MARTIN HEIDEGGER 'érend, Desolation ext plus que destrction. Désolation est plus finite quanéantissement. La dextrction abokit seulement ee dal a xh et qa a dé €di@ jsquvc. Mais ln désolation bare Vavenir lt ‘rossance e empéche tout éieation, La déslation ext plus snitre ‘quele simple anéantssement. Lai aus sbolit et méme encore le i, ‘andis que ls désolaton cultive précisément et dead tout ce qui farotte et tout ce qui empiche. Le Sahara en Afigue est qu'une forme de désert. La désolation de Ia terre peut raccompagaer de Pattie du plus haut standing de vie de Vhomme, t avs bien de YVorgenisstion dan éat de bonheweuniforme de tout les hommes. La ‘ézolation peut ete Ia méme chore dans les deux cas et tout haater dea fagon ia plus sinite, A savoir en te cachant, La dérlation nest ps un simple ensablement. La désolaton ext, la cadence maxima, le baanstement de Maénosyne. La parole : « Le désert cro. » vient dn autre Hew que let jogements courts sur notre temps (Le désere rot.» disit Nitache iy prés de soizante-dix ans; tril joute + « Maleus& celui qui protege le désert | » (Or il semble que I'afrmation : «ce dui donae le plus & penser dans notte tempe qui danse & penser ext que nous ae pensoas pas encore », ftse également parte da concert des voix qui estiment ‘que 'Eatope d'ssjourdhui est malade, et que 'époque actuelle es en tain de descendce la peate. ‘Ecostone-a de pls prt. Note afitmatin veat que ce qu donae le plus & pear sit que nour ne pensions pus encore. Elle ne dit ‘i que nous ne penton plus, ni eaeément que nous ne peasons pas