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VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 Par Kim Thúy . Éditeur LIBRE EXPRESSION (maison d’édition québecoise) Paru
VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 Par Kim Thúy . Éditeur LIBRE EXPRESSION (maison d’édition québecoise) Paru

VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017

VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 Par Kim Thúy . Éditeur LIBRE EXPRESSION (maison d’édition québecoise) Paru le
VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2017 Par Kim Thúy . Éditeur LIBRE EXPRESSION (maison d’édition québecoise) Paru le

Par Kim Thúy . Éditeur LIBRE EXPRESSION (maison d’édition

québecoise)

Paru le 5 Octobre 2009

Kim Thúy, née en 1968 à Saïgon et vivant à Montréal depuis plus de 30 ans, traque ses souvenirs, scande les mots de son enfance, revit le départ, les cicatrices, les doutes et les espoirs.

1- SITUER L’AUTEURE dans notre monde . Grâce aux nouvelles technologies nous avons eu la chance de nous approcher de la voix et du sourire de cette auteure « inconnue » jusqu’à présent puisque ce livre nous a offert l’occasion, une fois de plus de

« célébrer la lecture » de vagabonder dans les pages de cette

histoire réussie !! C’est toute une vie, une courte vie, qui se met

devant nous

Une histoire qui nous ouvre les portes d’une littérature

« minimaliste » comme me disait Carmelo. Voici ses mots :

Cela fait déjà deux jours que j'ai fini de lire Ru et je suis étonné par la sensibilité et la capacité de l'analyse que l'auteur montre, sur la base des expériences si difficiles qu'elle a dû vivre. Elle entremêle parfois le langage poétique avec le documentaire, l'analyse philosophique avec la

spontanéité. Moi, je dirais que c'est un livre

minimaliste,

où les brefs

paragraphes apparaissent peuplés des idées bien denses. J'apprécie que Kim Thuy nous montre une expérience testimoniale très précieuse et c’est une leçon de dignité vitale authentique. C'est sans aucun doute, incontournable pour nous tous. CARMELO

TERESA, dans un watsapp me parlait de la «

finesse
finesse

» du style

Et moi, je me demande comment faire pour aller vers cette finesse, cette littérature découverte, cette auteure qui nous propose de la philosophie

et de la spontanéité

?

Voici donc ce que je vous propose pour tout simplement « décorer » un peu le débat qui va « déferler » cette histoire testimoniale.

THÚY Kim , témoignage septembre 2017.
THÚY Kim
, témoignage
septembre 2017.

lors du Congrès de la FIPF de Kioto en

Le français, ma deuxième langue maternelle. Une langue n'est jamais qu'un outil de communication. Elle nous offre le parcours qu'elle a effectué sur la ligne du temps et les lieux qu'elle a traversés dans l'espace. Elle se présente à nous chargée de son histoire personnelle portant les traces de tous ceux qui l'ont nourrie. La langue vietnamienne a bercé mon enfance en coulant dans mon sang sous le soleil tropical de Saïgon, le bruit de ses millions d'habitants et les pas des militaires traversant le pays du Nord au Sud et du Sud au Nord, sans relâche, sans compromis.

Et puis, un jour, après la guerre, les voix se sont tues pour éviter la dénonciation, la prison, l'exécution. Le vietnamien de mon enfance est devenu dangereux pour nous-mêmes. Certains mots portaient en eux la notion de trahison ou d'anti-patriotisme. Certains autres rappelaient la défaite et les défunts. Ainsi, ma famille et moi avons quitté le Vietnam dans le silence.

Dans le fond de notre bateau, chacun se concentrait sur son souffle. Nous nous parlions à travers chacune des expirations qui marquait une seconde additionnelle en mer, en vie et sans pirate. Les privilégiés débarquaient sur des rives où le son de la langue vietnamienne correspondait à un groupe d'apatrides survivant dans un no man's land, libre de frontières, ajouré de fils barbelés. Après un temps d'attente, les plus privilégiés se sont envolé vers des cieux nouveaux.

Dans mon cas, j'ai été accueillie au Québec où la langue française m'a prise dans ses bras comme une mère adoptant une enfant orpheline de voix. À mon oreille, à la première minute de notre premier contact, elle a été musique. Elle était paix. Elle était pureté. Elle a marqué et est la marque de mon deuxième départ, ma deuxième naissance, ma deuxième vie. Depuis presque 40 ans, elle accompagne mes rêves et se réveille avec moi pour les transformer en projets, en réalités. Grâce à sa lumière si riche et sa chaleur si douce, j'ai pu voir ma langue maternelle ressurgir, émerger, briller de nouveau. De nouveau, je ressens mon vietnamien dans mes veines. En parallèle, le français m'enveloppe comme une peau. L'un est dans mes gènes, l'autre dans ma respiration. Les deux m'ont élevée et nourrie maternellement. Ils sont devenus inséparables. Car le vietnamien est essence ce que le français est amour. (SAMEDI 23 15h00-16h00)

APRÈS CE LONG PRÉAMBULE

QUI POURRAIT SERVIR DE

BIBLIOGRAPHIE POUR PRÉSENTER NOTRE AUTEURE , je reviendrais à ce mot bien ciblé de « Minimalisme ». Un des grands succès de cette

écriture est, à mon avis, la manière de finir chaque « petit chapitre » .Une fois la première lecture faite , j’ai pu constater qu’une autre histoire pourrait s’inventer à partir de chacune des dernières phrases. Et c’est cette « façon » d’écrire qui m’a fascinée pour l’habilité de l’écrivaine d’inviter le lecteur à cette réflexion souvent inquiétante et angoissante de ces phrases qui dessinent un futur livre ET LIBRE ; et qui ont déjà suscité de profonds sentiments…

JE VOUS PROPOSE

CES QUELQUES REFLÉXIONS À DEBATTRE ET

VOUS PRIE DE VENIR AVEC BEAUCOUP DE PARAGRAPHES SOULIGNÉS…

Ø Histoire émouvante avec une grande dose de réalité pure et dure

Ø Dans ce livre peuvent se reconnaître toutes les personne qui pour une raison ou autre ont dû quitter leur pays quand il/elle était enfant : immigrants, réfugiés, sans papiers… et qui ont été « obligés » de devenir citoyen sans frontières

Ø Une image merveilleuse parmi tant d'autres. Un étang de lotus en banlieue de Hanoi. Des femmes «au dos arqué, aux mains tremblantes», assises au fond d'une barque, qui vont d'une plante à l'autre, déposant délicatement à l'intérieur de chaque fleur quelques feuilles de thé qu'elles recueilleront au lendemain, tout imprégnées du parfum des lotus. Chaque feuille de thé conservera ainsi «l'âme de ces fleurs éphémères».

Ø Ce sentiment de déracinement est quelque chose qu’elle assume sans reproches , elle est en quête permanente de repaires (son nouveau pays sent à assouplissant des vêtements usagés qu'elle portait quand elle était petite.)

Ø Ce n’est vraiment pas un récit autobiographique comme l’auteure insiste à dire ??

Ø La beauté de son écriture malgré l’immense souffrance décrite et subie

Ø « Je suis une enfant de la loi 101**, francophile, francophone dans l'âme, explique-t-elle. Je parle vietnamien, bien sûr, mais c'est un vietnamien d'enfant, de cuisine. Ma langue, celle dans laquelle je suis capable de réfléchir, de ressentir les choses, c'est le français »

Ø Un conte de fées pour cette femme qui a été traductrice, interprète, avocate, restauratrice (elle a tenu pendant 5 ans le restaurant Ru de Nam, à Côte-des-neiges), avant de se mettre à l'écriture.

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** La Charte de la langue française (communément appelée la loi 101 1 ) est une loi définissant les droits linguistiques de tous les citoyens du Québec et confirmant le français comme langue officielle du Québec.

Proposée par le ministre du Développement culturel D r Camille Laurin, la loi est adoptée à l'Assemblée nationale du Québec le 26 août 1977 par le gouvernement péquiste de René Lévesque. La loi survient trois ans après la loi sur la langue officielle (la loi 22), votée par le gouvernement Bourassa en juillet 1974. Avant cette date, le Québec était de facto la seule province du Canada à pratiquer le bilinguisme anglais-français au niveau institutionnelle.

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Kim Thúy.

Traducción de Manuel Serrat Crespo

Alfaguara. Madrid, 2010

145 páginas, 16 euros

L’écrivaine Kim Thúy récolte les honneurs! Cette fois, elle se trouve dans la première sélection du plus prestigieux prix littéraire en Asie, soit le Man Asian Literary Prize 2012, pour son œuvre Ru (Libre Expression). Ru, un récit poétique et touchant, ne cesse de recevoir des éloges : lauréat du prix littéraire du Gouverneur général du Canada, Prix du Grand public La Presse, Grand Prix RTL-Lire 2010 (Salon du livre de Paris), finaliste au Prix des cinq continents de la Francophonie. Publié le 4 décembre 2012

https://www.youtube.com/watch?v=tHYM4EQd6hU

Kim Thuy vous présent e son ouvrage "Ru", Prix RTL - Lire 2010, aux éditions Liana Levi, lors du Salon du Livre de Paris 2010. http://www.mollat.com/livres/kim - thuy

Long interview à la TV canadienne, En français québecois

https://www.youtube.com /watch?v=Ft3XXKAA1zw

Ru était à peine sorti des presses que les droits étaient vendus en France, en Italie, en Suède, en Allemagne, en Espagne

Petit extrait de El País

Sobrevivir a la tragedia

Ru, primera novela de Kim Thúy, es un largo viaje de Vietnam a Canadá para escapar del comunismo. "En el camino quedaron muchos, estoy obligada a ser feliz", afirma la autora

¿Qué papel ha jugado su madre en la historia de su vida? "Y sigue jugando. A veces me pregunta ¿sabrás algún día lo que quieres? Desde niños nos preparó para la aventura que finalmente nos llevaría a Canadá. Después de una primera infancia de opulencia, con la llegada de los comunistas nos enseñó a fregar suelos y a comportarnos como criados para pasar desapercibidos. Ya cuando llegamos a Montr eal fue todo bastante más complicado porque yo solo sabía hablar vietnamita y me encontré con un país que hablaba inglés y francés. Ahora lo pienso y creo que siento la misma frustración que Henri, mi hijo. Yo tenía las palabras en mi mente, pero era incap az de pronunciarlas y eso hacía que me sintiese fatal y me daba mucha rabia. Ahora sé que vivo entre dos mundos y que los dos me pertenecen: Vietnam y Canadá, y eso me ayuda a asimilar muchas cosas que antes me causaban desazón