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Droit fiscal

 Code fiscal annoté, coloré + table des matières


Ex : actions plus taxable ap 6 mois  Vente après 6 mois

Ex : Augmentation taxe sur alcool  Ailleurs ou moins (accise)


 Perte de revenu imposable, perte sur PIB  Apd de quand est-ce que trop de taxes,
impots  Apd de quand on risque de pousser à évitement.

Chapitre 2 : Introduction
2.1 Première approche
« Droit fiscal général »  En venant en voiture, je paye accise sur carburant, TVA,
taxe de mise en circulation

 Cela intéresse tout le monde :


 Le droit fiscal intéresse chaque citoyen, par les interactions continuelles qu’il a avec la
vie des citoyens. Il intéresse tout le monde, car nous sommes tous soumis à l’impôt.
Qui est soumis à l’impôt ? A quel impôt ?
Qu’en est-il du pays dans lequel on se trouve ? Quel impôt doit-on payer ? Celui du
pays entrant, du pays sortant ?
Exemples… : on est taxables sur nos déchets par la commune, taxes régionales (sur les
eaux usées), En venant en voiture, je paye accise sur carburant, TVA, taxe de mise en
circulation
Les impôts sont multiples et on les « vit » chaque jour, les taxes sont là
continuellement (électricité, achats, …)
Doit-on aller acheter ailleurs (à l’étranger) si on paie moins ? Il y a des choix à faire.
Exemple : acheter un immeuble en France car on est moins taxé ?
 Mais aussi, quel est l’intérêt de cette matière pour le gestionnaire, le manager, le
dirigeant d’entreprise, le conseiller, ...?

Plus largement, le droit fiscal intéresse chaque citoyen, par les interactions
continuelles qu’il a avec la vie des citoyens:
Achats quotidiens TVA
Achat carburant Accises, TVA, impôts sur les revenus: déduction
de frais professionnels
Achat immeuble Droits d’enregistrement/TVA (si construction)
Flandre : 10%
Wallonie : 12,5%
Impot sur la fortune dans certains pays
Achat voiture Taxe d’immatriculation, de circulation, impôts
sur les revenus: déduction de frais, avantages
en nature, …
Importations Droit de douane (quand produit hors UE)
Perceptions de revenu Impôt sur le revenu

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Décès (+Modes de vie) Droits de succession

NB : Il y a débition de droit de douane quand produit vient de hors UE mais il y a un tarif


douanier unique régi par UE et cette même UE peut aussi négocier avec tel ou tel pays
(tiers) pour tel ou tel produit.

Il y a comme dans le tableau, des impôts sur différents évènements tels que les décès
(droits de succession,…)

Quand on achète un immeuble, on paye un droit d’enregistrement (législation régionale


de la région où est situé l’immeuble).

Si je fais une donation (législation régionale) à ma fille qui est en Flandres


 Quelle législation est applicable ?

L’impôt prend aussi en considération certains modes de vie (ex : avant on taxait famille
sur le revenu combiné). Maintenant, si mariage on décumule.  Mariés sont + taxés.
Si enfant, ça change aussi.

 Mais aussi :

Choix des déplacements Fiscalité


environnementale (°1)
Travail: localisation de la Rattachement à la fiscalité
profession d’un Etat donné, ou d’une
région (°2)
Investissements Impôts sur les revenus,
financiers taxe sur les opérations de
bourse, …
Création d’une société Impôt des sociétés (//
impôt des pers.
physiques)
Définitions :
- Fiscalité environnementale (°1) :
 On utilise la taxation dans un but désincitatif, pour ne pas adopter un
certain comportement. Par exemple, mettre taxation sur les emballages
plastiques, les prix augmentent pour nous inciter à ne plus acheter cela. On
essaie d’empêcher un comportement. Mais la quantité de taxe va influencer les
différentes classes sociales, vu que 1 € en plus sur une cannette, les personnes
avec moins de possibilités financières vont arrêter plus rapidement ce
comportement que les personnes plus aisées.
Mais est-ce un revenu pour l’Etat ? On doit alors faire attention à qui supporte
la taxe.
Si elle est vraiment juste et bien conçue, elle est désincitative alors non car les
gens vont plus acheter.
Il faut aussi que ça soit juste (Rapport pauvre-riche).
Elle peut aussi aider au recyclage par exemple, sur les déchets.

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On retrouve aussi les impôts incitatifs  2 produits comparables où un est
plus polluant que le l’autre  moindre taxation sur le moins polluant ou
subside (QUEL CHOISIR ?) et désincitatif.
 On voit donc qu’on peut donner soit des subsides soit des avantages fiscaux.

- (2°) Si travail en France mais vit en Belgique  Qui taxe ? Les deux ont leur
raison de taxer. Soit un seul, soit les deux mais alors double imposition. Dans le
même temps, on doit aussi tenir compte de la fiscalité régionale en même
temps que l’internationale et l’européenne.

Rôle de l’impôt
 Financement des dépenses publiques :
 Etat est reconnu quand il peut asseoir sa souveraineté qui se caractérise par la
maitrise d’un territoire ( Maitrise politique, gestion de l’Etat (Admin),
système de police, judiciaire) Fonctions régaliennes

 On peut aussi avoir la question des routes privées ou publiques ( Si


publique, va-t-on mettre un impôt ou faire un emprunt)

Dans ce cas, on décide jusqu’à quel point l’interventionnisme va avoir lieu.

 Il peut aussi servir à la redistribution des richesses.

 Fonction incitative ou désincitative (recherche, environnement, emploi,


immobilier, énergie, …)

 Protection du contribuable contre l’arbitraire fiscal :

PRESSION FISCALE : quand on considère les impôts, il faut penser aux droits et
services que l’on a (école peu chère, police, justice), il y a un retour. Mais on se
demande si cela justifie l’impôt.

Jusqu’où le fisc peut-il aller ?


 Peuvent-ils checker tout, n’importe quand ?
L’organisation des relations entre contribuables et fisc est essentielle. On a remarqué
que les droits du contribuable ont été plus largement appliqués et elle s’est améliorée.
La protection du contribuable, très sensible depuis très longtemps.
 2 LOIS :
–Droits fondamentaux
•Consentement à l’impôt
•Pouvoirs de l’administration v. libertés individuelles
•…
–Droits garantis par la Constitution

 Magna Carta : les nobles se sont opposés aux rois parce qu’il prenait trop
d’impôt donc ils imposent de donner leur consentement avant d’être imposé.
Début de reconnaissance pour le contribuable. Ajd, le parlement doit avoir donné
son accord. Ensuite, le principe d’égalité des citoyens donc égalité devant l’impôt.

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2.2 Le gestionnaire et le droit fiscal

Gestionnaire fiscal doit:


 Rencontrer les obligations fiscales (day to day) (déclaration TVA,
déclaration impôt des sociétés, problèmes liés au personnel, douanes, ...)

 Intégrer la composante fiscale dans certaines décisions:

o Achat d’une nouvelle machine: analyse du coût/rentabilité de


l’investissement (savoir où si imposer ou pas quand on achète)
o Engagement de personnel: comment le rémunérer ... au mieux!

 Anticiper : planification fiscale : Tout gestionnaire doit préparer la situation


fiscale à l’avance, afin de prévoir et analyser les situations fiscales de
manière à prendre les meilleures décisions.

Exemple : mettre son activité en société  Est-ce que bien dans tous les cas ?
SI je veux liquider dans 5 ans quel sera l’impact ?
Même si bon impact ajd, est ce que je ne suis pas rattrapé demain.

La planification fiscale : réfléchir à l’application des règles dans leur conséquences sur
aujourd’hui et demain.

Pour réaliser ces objectifs, il faut connaître les règles fiscales: nécessité :

 D’appréhender les mécanismes fondamentaux du système fiscal belge.


 De suivre l’évolution de la réglementation.
 D’analyser correctement une situation pour lui donner la bonne solution.

Pour réaliser ces objectifs, il faut connaître les règles fiscales :

 Identification des règles fiscales


 Compréhension
 Application (avec une vision prospective : identifier les conséquences
aujourd’hui, demain et après-demain)
 Vue prospective (vue à moyen et LT): Identifier les conséquences
aujourd’hui, demain et après-demain ! la fiscalité se prépare au jour le jour,
l’année fiscal commence le 1er janvier jusqu’au 31 décembre. Il faut toujours
se demander quelles seront les conséquences demain et après demain.

Exemple : Concernant ce dernier point, prenons un exemple. Si aujourd’hui nous


achetons un immeuble en tant que personne physique, les droits d’enregistrement
s’élèvent à 12,5% du prix de l’immeuble. Vu que l’on achète en tant que personne
physique, on ne peut pas amortir notre bien. On pourrait alors décider de mettre
l’immeuble en société, ce qui permet notamment la déduction des droits
d’enregistrement et l’amortissement de l’actif. L’analyse des taux d’imposition pour les
sociétés et les personnes physiques nous montre que l’impôt est moins élevé dans le

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cas des sociétés. La solution logique serait donc de passer l’immeuble en société, de
manière à payer le moins possible. Mais en tant que personne physique, les plus-
values réalisées en cas de vente de l’immeuble ne sont pas taxables. Par contre, elles
sont taxables dans le cas de sociétés, surtout quand le bien est amorti.

EXEMPLE : création de société, j’amène du K. La société reçoit ce qu’il va lui permettre


de commencer mais c’est du K et non du revenu imposable.
Si il liquide, il récupère son K sans impôt.
Pendant la vie de la société, si ça marche bien et que je souhaite retirer de l’argent.
On fait réduction de K de 100.000€ (K libéré), je ne suis pas taxé, et je les mets en
poche. Ou dividendes avec un impôt de 30% (actionnaire personne phys.)
Cela paraît attrayant de faire une réduction de capital. Mais attention il faut regarder
les conséquences directes mais également sur le CT, LT.

2.3 L’influence du droit fiscal sur les secteurs de l’entreprise

Dirigeant doit comprendre les solutions proposées pour pouvoir choisir mais ne fait
pas l’analyse complète.

Comptable doit tenir compte des conséquences fiscales de ses opérations


Exemple : une voiture : on peut l’amortir sur 5 ans. Et si notre voiture roule 5000 km par an,
pensez-vous que notre amortissement sur 5 ans soit une bonne solution ? Pas optimal de
l’amortir sur 5 ans : on va l’amortir sur une période plus longue car ça sera plus intéressant.
L’amortissement tient compte de l’usure réelle, dans ce cas-ci, l’amortissement devra être faite
sur une durée plus longue. Cela a des conséquences fiscales : l’administration va devoir
approuver notre délai d’amortissement, il y aura des conséquences fiscales positives
(reversement) ou négatives (sanctions, devoir rembourser, …)

RH doit avoir connaissance des applications fiscales relatives aux règles de gestion de
personnel ;
 Il faut savoir les impacts fiscaux des salariés, ou alors va-t-on sous-traiter, avoir des
indépendants, quels seront les impacts fiscaux ?

Fiscaliste interne : un spécialiste vient faire la gestion des aspects fiscaux. Mais
parfois mieux d’avoir un avis externe.

L’avocat fiscaliste : sera peut être nécessaire s’il y a un litige avec l’administration
fiscale. Il vaut mieux bien gérer ses affaires pour éviter les litiges avec l’administration
fiscale et faciliter dans l’ensemble la gestion de l’entreprise.

NB : Comptable et fiscaliste sont deux termes différents. Un comptable a une formation


de base en fiscalité, tandis que le fiscaliste est un expert de la fiscalité.
Fiscaliste et avocat fiscaliste sont deux termes différents. La seule différence réside dans le
fait que l’avocat fiscaliste a la capacité de plaider devant un tribunal.

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Mais il faut toujours se mettre à la pointe dans toutes les professions au niveau fiscal.

Si on prend telle ou telle voie, ou cela va-t-il nous mener ?


Quel est l’impact prévisible d’une décision sur les recettes fiscales, cela est l’évaluation
ex-ante (au préalable) dans les analyses économiques. Il faut aussi analyser ex post
(posteriori).
L’entreprise est impliquée dans sa relation avec l’autorité perceptrice. Elle paie
l’impôt, elle peut faire en sorte de payer ce qui est dû et pas plus. Pour l’aider,
l’entreprise peut être accompagnée par un conseiller.  Politique fiscale à mettre
en place
Le citoyen a aussi des obligations comme remplir sa déclaration et payer ses impôts ?
Il peut donner son avis, avoir un esprit critique. La fiscalité est d’ordre publique.

Exemple : FIL CONDUCTEUR :


•Martin a une idée géniale pour réaliser un produit nouveau. Il a déjà analysé sa
faisabilité technique.
•Il doit maintenant envisager sa rentabilité potentielle.
•Il aura besoin de crédit: préparer le projet pour convaincre les banques. Dès lors,
deux questions se posent:
1. A-t-il bien pris en considération tous les éléments nécessaires pour déterminer la
rentabilité du projet? Autrement dit, a-t-il [correctement] intégré les conséquences de
son projet? A-t-il tenu compte des impacts fiscaux?
2. Plus largement, quelles seront ses obligations vis-à-vis des autorités publiques?

Sur le plan fiscal, on retrouve donc différentes questions :


•L’impôt: introduction générale
•Le statut fiscal de l’entrepreneur
•Passage en société? Le statut fiscal de la société
•Engager des travailleurs?
•Envisager un développement international?
•Transformer l’entreprise?

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Chapitre 3 : Définition générale de l’impôt
3.1 Définition de l’impôt
Définition générale et analyse des termes de la définition

Intro : L’impôt est en Belgique, payable en argent mais avant on pouvait le faire en
nature (Dîme).
Mais ajd, on peut encore le faire dans le cas où, on a par exemple, une belle collection
d’œuvre d’art mais décès  Droits de succession.
Il faudra donc vendre ces œuvres, mais on pourrait léguer à des musées publics. On
négocie alors avec l’Etat pour payer avec des biens et des objets.

Mais c’est une prestation pécuniaire  Payable en argent.


Il est à charge de particuliers (pers. Phys. Et morales).

 « (1) une prestation pécuniaire (2) requise des particuliers (3) par voie d’autorité, (4)
à titre définitif (5) et sans contrepartie, (6) en vue de la couverture des charges
publiques »

1. Prestation pécuniaire:
L’impôt est en principe payable en argent mais voir supra. Pas en nature car
évaluation plus difficile.

2. L’impôt est à charge des « particuliers » (requise=obligatoire)


Ce sont les personnes en opposition à l’autorité publique, (pers. morales, phys,
communes)

Càd des personnes privées: individus, sociétés à but lucratif, associations …(Phys. ou
morales). Il ne paye que des impôts si des éléments le rattachent à la Belgique.

 En règle, l’Etat ne prélève pas des impôts à sa charge; mais il peut en mettre à
charge d’autres niveaux de pouvoir (communes qui est propriétaire d’un immeuble)

3. Par voie d’autorité= prélèvement obligatoire, pas discutable (ne peut y


déroger), loi d’ordre public

4. L’impôt est perçu à titre définitif


Pas de restitution en cas d’excédent : Si j’avais les impôts prélevés sont supérieurs à ce
qu’on veut payer (dépenses publiques)  Excédent, le solde excédentaire ne sera
jamais rendu au contribuable.

≠ emprunt forcé, imposé par l’Etat mais avec restitution des fonds au terme.
 Emprunt forcé dit intérêt et donc il faudra un autre impôt :
On est forcé de prèter mais il rembourse à la fin. Toutefois, il y a des intérêts et donc
des impôts vont être mis en place pour les payer (impôts différés)

Charge d’intérêt sur l’emprunt forcé = impôt différé à charge du futur

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5. Pas de contrepartie
Pas de contrepartie directe, on ne reçoit rien directement en échange.
Il y a un bénéfice, une contrepartie mais indirecte.

Mais bénéfice des dépenses publiques: infrastructures, hôpitaux, écoles, routes, …

≠ redevance (voir plus loin)

6. En vue de la couverture des charges publiques


 Les fonctions essentielles de l’Etat: armée, justice, police, travaux publics, soins
de santé, écoles (2 derniers + importants  + d’impôts)
 Il y a une évolution qui veut aussi de plus en plus que l’impôt ait trois
fonctions distinctes :

o Fonction de redistribution des revenus : progressif pour les personnes


physiques. Les riches payent pour les moins riches.
o Fonction d’interventionnisme économique: aides aux entreprises, aides
aux investissements, …
o Rôle incitatif ou dissuasif : cfr supra

L’impôt influence donc certaines politiques : (% incitatif et dissuasif)


»Sur le plan économique
»Sur le plan environnemental :
Par exemple, lorsque l’on achète de l’essence, on paye une bonne partie de taxes. Si
l’essence devient encore plus chère, cela signifie que les taxes augmentent. Cela aura
pour conséquence que l’on utilisera moins la voiture, ce qui sera en définitive bon pour
l’environnement.
»Sur le plan moral: fiscalité de la famille :
→ Il y a 30 ans : monsieur travaille, madame travaille, ils sont mariés et pour l’impôt des
revenus on cumulait le revenu des deux époux. Si on cumule le revenu des époux :
impacte : on paie plus d’impôt.
Donc qu’est-ce qu’on fait puisqu’on paie plus d’impôt en étant marié, ayant les mêmes
ressources mais n’étant pas mariés : on ne se marie plus. Effet pervers.
Aujourd’hui on ne cumule plus le revenu des époux. Donc cela peut aussi traduire un
certain nombre de choix de politique plus personnelle concernant la société.

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Définition de la Cour de Cassation :
«L’impôt est un prélèvement pratiqué par voie d’autorité par l’Etat, les régions, les
communautés, les provinces ou les communes sur les ressources des personnes qui y
vivent ou y possèdent des intérêts, pour être affecté aux services d’utilité publiques »

Similarités :
Toujours par voie d’autorité (obligatoire), pour les services d’utilité publiques,
mais il ne précise pas la voie pécuniaire car il a pensé aux droits de succession. Cette
définition fait référence au système belge en parlant de l’état, régions, communautés,…
(peuvent prélever l’impôt) il faut répartir le gâteau entre ces différents niveaux
de pouvoirs. Voir si un pouvoir prend une décision, l’effet que ça a sur les autres
pouvoirs.

MAIS il faut se concentrer sur les conditions et règles de rattachement à un territoire


fiscal pour voir à quelle disposition je dois obéir car comme vu, la définition et donc
les dispositions sont relatives au système constitutionnel.

Il faudra alors se pencher sur la matière imposable, les ressources.

 Donc cette définition complète la définition donnée ci-avant en certains points :


1) La Cour de Cassation fixe un facteur de rattachement ; on peut être taxé parce
qu’on vit dans le pays ou parce que l’on y a mis du capital et qu’on en perçoit des
revenus.
2) La Cour de Cassation définit les autorités qui ont la capacité de prélever
l’impôt. Elle ajoute les communautés, qui possèdent un pouvoir fiscal mais qui ne
l’exercent pas. Cela provient du fait que l’on ne sait pas définir avec précision à
quelle communauté les gens appartiennent.

Ne pas confondre…
Impôt et redevance :
La redevance n’est pas un impôt .
L’impôt répond à certaines règles fiscales mais elles ne sont applicables qu’en matière
fiscale.
La redevance n’étant pas un impôt va répondre à des règles de droit commun.
Elle est perçue en contrepartie d’un avantage personnel fourni au citoyen, il y a donc
contrepartie directe. Par exemple, la télévision.

Il y a donc deux éléments distinctifs :

 Le service est rendu par l’autorité qui perçoit la redevance, au profit de celui
qui la paye.
 Il y a une proportionnalité entre le montant perçu et la valeur du service
rendu, il y a une contrepartie directe entre ce qui est payé et ce qui est donné.
Ex : télévision, égout, stationnement

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Impôt et sécu sociale :
Il y a une législation spécifique qui s’y applique et notre système est conçu pour que
les cotisations sociales soient versées dans des caisses spéciales et non dans les
caisses générales qui se mélangent avec les autres impôts. C’est un prélèvement
spécifique.
Mais ressemble très fort à l’impôt car sert à couvrir des dépenses publiques et car il
s’agit d’un prélèvement obligatoire, réalisé par l’autorité publique.

 Les cotisations de sécurité sociale ne sont pas des impôts


 Législation spécifique
 Versées à des entités spécifiques
 Pas affectées au budget général de l’Etat mais à un budget spécifique

NB ; dans certains pays, c’est dans le budget général


C’est obligatoire et pris par Etat.

Impôts ou pas ? :
Amendes NON, il y a caractère de sanction
Taxe sur TV  Oui mais attention au caractère car peut être une redevance
Redevance Radio  Non
Taxe Nucléaire oui
Bons Non, on est remboursé avec des intérêts et ce n’est pas à titre définitif.
Successions en déshérence  succession revendiquée par l’Etat soit, en l’absence
d’autres successeurs légaux ou institués, soit parce qu’aucun des successeurs légaux
ou institués n’accepte la succession, soit parce que les successeurs légaux sont tous
déshérités ou soit, parce qu’il y a indignité successorale ou incapacité à recevoir.
Pas un impôt, pas une recette fiscale mais bien diverse.
Ventes de biens appartenant à l’Etat  NON, il reçoit le prix de vente qui va pour
couvrir les dépenses publiques mais pas un impôt.
Biens confisqués  NON, c’est une sanction.
Charges urba  Non selon la loi mais attention à la nature des charges.

 Exemple de l’impôt avec barbe en Russie où si pas rasée, on est imposé. On sait
alors qu’on arrivera a taxer ceux qu’on veut taxer car on sait qu’ils ne se raseront pas.
C’est pour absolument faire payer des gens qui seraient obliger de la payer alors que si
autre taxe, ils auraient pu l’éviter.
Mais c’est un impôt discriminatoire.
On soumet un impôt à une catégorie dont on sait qu’elle n’échappera pas à la taxe.
C’est donc clé pour le législateur fiscal.
ATTENTION AU PCP DE LEGALITE

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Les entités qui ont des compétences fiscales
On retrouve :
 L’Etat, (prélève un impôt sur le citoyen)

 Il s’organise en subdivisions politiques (comment se financent-elles (impôt à


l’Etat puis transfert, Etat se finance pour ses compétences et les subordonnées
prélèvent ses impôts pour ses compétences) :
Les régions,
Les communes ;
Les communautés ;
Les provinces.
En Belgique, on a des régions, des provinces, des communes qui peuvent tous prélever
des impôts pour se financer mais attention à la reglementation pour pas que prélève
deux fois la même chose.

 L’Europe ( Quelles implications dans la fiscalité d’un Etat), l’OCDE qui s’occupe
de la fiscalité et dont les mesures influencent la fiscalité. (Institutions internationales).
Exception concernant les droits de douane en Europe. Il existe un tarif douanier
commun, les Etats refusent donc une partie de leur recette fiscale au profit de l’UE.

 Les autres Etats : on doit penser que ceux-ci ont leur fiscalité. Chaque Etat est
souverain et donc a ses taxes,… et chacun est taxé sur son territoire.
On a alors le problème où 2 Etats veulent taxer  Problème de double imposition.

Impôts et niveaux de pouvoir


Pas d’impôts au niveau des communautés car difficile de cibler qui est imposable.
AU 1er janvier 2015, réforme où plus de pouvoir des régions et donc nécessité de plus
de pouvoir d’imposition pour se financer.

Recettes publiques belges (voir synthèse)


Attention income = revenu imposable
Revenue= les recettes publiques

• Analyse de données chiffrées:

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Types d’impôts
Différents pouvoirs percepteurs
Niveaux de l’impôt
Comparaison avec les autres pays de l’UE

(Tableau pg 25-26 slide séance 2)

Les cotisations sociales ne sont pas repris dans les impôts à payer.
Ensuite détail des recettes d’impôts directs (revenus + accessoires) et indirects. On
remarque des recettes relativement stables. Les recettes fiscales telles qu’elles
bénéficient aux différents pouvoirs. On a une tendance d’augmentation des recettes
fiscales accordées aux régions. Pour les communes, faibles mais stables. Et une partie
est distribuée à l’UE.

Dans le tableau suivant : taxes sur les propriétés, on frappe le capital en tant que tel.
On peut se dire qu’on ne taxe pas une plus-value mais peut être par après sur les
successions.

Taxes environnementales sont faibles, surtout les accises sur le gaz, mazout,…
Si on veut que diesel disparaisse, on risque de voir les recettes sur celui-ci diminuer.
(incitatif, désincitatif)

Page 27 :
On a les répartitions des revenus fiscaux entre les niveaux de gouvernement.
On retrouve des Etats centralisés tels que : l’Irlande, Malte, Royaume-Uni.
Les plus décentralisés : Allemagne, Belgique.
En France, on a bcp de taxes locales par exemple.

Pour étudier le profil fiscal de qqn, je dois étudier toutes les taxes qu’il subit
(fédérales, communales, …)

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Environnement international
Où dois-je aller m’installer ?
Quelle est la structure fiscale de cet Etat ?

Lorsque l’on décide de déménager vers des pays étrangers, il faut savoir s’ils sont
fiscalement attractifs (comparaison des taux d’imposition respectifs), et aussi s’ils ont
le pouvoir de me taxer, pour éviter tout problème de double taxation du revenu.

On remarque que la Belgique est le pays avec le taux nominal le plus élevé (33,99%).
Le taux d’intérêt réel, comprenant les intérêts notionnels est lui un peu moins élevé.
On remarque aussi que les nouveaux états membres tels que Chypre ou la Bulgarie ont
des taux extrêmement bas, ce qui explique que beaucoup d’entreprises sont tentées de
délocaliser dans ces pays. Certains pays, tel que l’Autriche, ont d’ailleurs diminué leur
taux pour rester compétitif.

•Les Institutions internationales


Organisations classiques
L’Union Européenne
Existe-t-il des impôts européens?
Quelle influence l’UE a-t-elle sur la fiscalité des Etats membres?

ANALYSE :
En page 28, on voit les différences de revenu entre Etats membres.

Danemark, principalement d’impôt sur le revenu, on a aussi une fiscalité indirecte


lourde.

L’Etat avec la plus grosse fiscalité indirecte est SE.

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Tableau 2 pg 29 :

Dans une optique européenne, on voit qu’entre 2000 et 2013, on a une diminution de
l’impôt des personnes physiques. Idem sur le revenu des sociétés.
Pour la TVA, on a stabilité ou légère augmentation.

En Belgique, on a taux important de taxation des sociétés. Mais Bulgarie, Chypre,


Irlande ont des taux faibles car moins d’infrastructure, moins de retours par rapport
aux services,…. Le fait de devoir passer l’eau est cher et donc Chypre et Irlande doivent
se rendre attractifs.
On voit aussi que les nouveaux états membres (ex-URSS) ont une fiscalité plus légère
que la notre. Chez nous, le système est ancien. On a besoin d’une recette fiscale et donc
on augmente le taux. Dans ces anciens Est, il avait un système fiscal différent de celui
de maintenant qui est neuf. On a pas de niche fiscal, la base est large et donc le taux
peut être plus faible.
On peut donc jouer sur les bases pour avoir un taux plus faible. Et donc si le taux est
plus faible, cela ne veut pas dire que fiscalité moins lourde.

Bulgarie ; 10% de taux d’imposition avec TVA de 20%. C’est un choix pragmatique.

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On fait rentrer de la recette. Mais les 10% c’est peu. Même avant, il était plus bas car
pour impôt sur le revenu, il faut administration car sinon les riches ne paient pas si
c’est trop haut car l’administration ne fait rien, elle est passive. Ainsi, on pense que
10% est acceptable pour tout le monde et que tout le monde va payer.
Quand on développe qqch de correct, on peut à terme essayer d’augmenter les impôts
car les gens sont rentrés dans le système fiscal.

Tableau 1 p30 :
On considère l’impôt sur les revenus. En Belgique, il a diminué. En Bulgarie, comme
vu, il était haut puis diminue. Les gens ne payent pas spécialement moins d’impôt. IL y
a peut être moins d’impôt et plus de TVA mais en Europe, impôt lourd.

Tableau 2 :
La Belgique a baissé mais reste haut. Au-dessus, la France et l’Allemagne, On doit
toutefois analyser le taux effectif.

Tableau 1 p31 :
On a min de taux de base de min 15%. On peut avoir les taux réduits pour les produits
de base.
En Belgique, on est haut mais la Rép, Tchèque est + avec taux d’impot sur revenu
moins. Mais est ce que la TVA (indirect) est plus juste que impot sur le revenu.
C’est un choix de structure.

Les taux restent stables. Mais augmentation dans certains pays pour nouvelles
recettes après la crise.

Tableau 1 P32 :
Europe taxe fort mais on a plus de services offerts que USA, par exemple sur le plan
scolaire.

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Impôts directs et indirects
Direct :
Frappe une situation durable ou permanente : impôt sur le revenu d’immeuble, ou sur
le revenu où je frappe un évènement régulier.

Indirect :
Perçus à l’occasion d’un acte ou d’un fait déterminé qui doit être renouvelé pour que
l’on puisse le prélever une nouvelle fois.
Ex : achat pain choco, vente d’un immeuble, frais de droit de succession.

Pq distinction ?
Les caractéristiques sont différentes sur perception déclaration d’impôt,… Les voies
de recours ne sont pas pareilles non plus.

Impôt direct :
- Par rôle : on a un document officiel qui établit le montant de l’impôt qu’on transmet
au contribuable et qui fait avis de paiement.
- Généralement payé par le contribuable débiteur directement au fisc, à l’état.
Mécanismes anticipés de l’impôt (qui nous aident à payer nos impôts) = précomptes :
VAI : les indépendants doivent de manière volontaire et périodique verser des impôts
anticipativement – précompte professionnel que l’employeur verse à l’état –
précompte immobilier – précompte mobilier.
Précompte = on paie un acompte sur l’impôt, dont on devra tenir compte plus tard.
Ex : j’ai un revenu de 100, le taux de l’impôt des de 40% : je devrai 40 euros d’impôts.
L’employeur a fait le prélèvement du précompte professionnel, il a prélevé 35 du
précompte professionnel. Est-ce que je dois encore quelque chose à l’état quand je fais
l’AER (Avertissement Extrait de Rôle) : oui : je dois encore payer 5 : le précompte est
imputé sur l’impôt que je dois.
Et si je dois 40 et que l’employeur a prélevé 45 : alors on est remboursé.
Cette technique de précompte vise à assurer le bon paiement d’un impôt sur le revenu.

Indirect :
- Pas de voie de rôle : l’impôt est du sur chaque opération taxable.
Exemple : quand on achète une voiture on l’achète avec la TVA au prix d’achat.
- Paiement indirect = Pas payé par le contribuable directement au fisc. Il y a un
intermédiaire entre le contribuable qui paie l’impôt, et l’état. Par exemple : le
boulanger, le vendeur de voiture, …
Par exemple si j’achète mon pain, je paie de la TVA dessus mais elle sera retransmise

16
par après au fisc.

Qui peut prélever quoi ?

Impôt sur le revenu :


 englobe 4 impôts : Impôt des personnes physiques, impôt des personnes morales
(ASBL), impôt des sociétés, impôt des non-résidents (par rapport aux trois autres
impôts, qui visent les personnes physiques ou morales qui ont leur résidence en
Belgique).

Analyse sur IREV diminue  Quelle recette sur TVA ( A augmenter ? car plus de
revenu dans la poche)

Les droits de douanes : sont prélevés par douanier et vont à l’UE. Ce n’est donc pas une
recette. . On sait que l’UE a une compétence exclusive en matière de douane. Et l’UE
contrôle un champ de fiscalité indirecte. Il existe une possibilité d’harmoniser en
matière d’impôt indirect en ce qui concerne la TVA, les accises (sur l’alcool pour éviter
que les états mettent des taxations sur leur propre production) et les droit d’apport.

On niveau droit de succession et enregistrement, on a 5 codes (2 reg. Wall, 2 Bx et 2


Flandres). On a donc des questions difficiles :
 J’habite en Wall mais un hériter à Bx et un à Anvers. QUI PAYE OU ?

17
Normalement, là où décès mais règle qui permet d’éviter qu’une région soit lésée si
pas de stay long.

 Je suis flamande, je vends en Wall, l’acheteur est BX. La recette fiscale est payée là
où se trouve le bien.

Au niveau communal, on ne peut pas faire ce qu’on veut, il faut harmonisation dans
les types de taxe et le niveau de taxation. Il y a donc une circulaire où taxes que les
communes peuvent prélever.

Importance de la distinction: harmonisation de la fiscalité européenne (traité)


de Rome
Exemple, droit de douane que par Europe. Elle contrôle aussi la fiscalité indirecte et
donc pas de taxes discriminatoires sur des biens étrangers.
Le traité dit aussi que possible d’harmoniser les impôts indirects entre les pays
européens. (Règles de base harmonisées et donc opérations internatio facilitées).

Il y a aussi harmonisation des accises sur l’alcool pour pas de taxe protectrice de leurs
produits. (Ex Whisky qui était moins taxé que le porto).

 COMPARAISON SLIDE 1 PG 35  Quels sont les impacts de gestion,…

Impôts sur les revenus, le K, la fortune, la dépense, la consommation


•Le revenu: produit du capital
Taxation de la source de richesse: le revenu
o Immobilier (le revenu produit par l’immeuble), attention quand on
habite dans son immeuble
o Mobilier : sur les dividendes et intérêts
o Travail : sur le K travail et humain qui donne des revenus càd le salaire
des travailleurs.

 On taxe ce que la richesse va générer, on taxe un produit du K, le dividende. C’est ce


qui revient périodiquement, régulier et ça définit ce qu’est le revenu en droit civil.

On ne prend dans ce cas pas en compte la taxation de plus-values car c’est de


l’exceptionnel et non un revenu régulier.
Notre système part du fait qu’on taxe le revenu périodique et pas les plus values mais
ensuite exception pour le patrimoine des personnes physiques.  4 catégories de
revenus avec la 4eme qui est revenu divers (ART 90 DU CODE) où on taxe certaines
plus values.

•Le capital= impôt spécifique sur le capital


Revenu accumulé = épargne
Taxation à l’occasion de certaines opérations
Vente d’immeubles (≠ supra)
Donation, succession
Apport de capital en société

18
 Capital que l’on taxe souvent quand transfert de K.

•La fortune= impôt général sur le K


C’est considéré comme une accumulation de richesse.
Revenu accumulé = épargne
Taxation du seul fait de son existence
Périodicité de l’impôt
Faible taux

 Impôt qui frappe sur la détention de la fortune. Mais attention si la fortune reste
stable, on risque de plus avoir de fortune  Problème.
On va adopter des taux peu élevés. Un bon impôt sur la fortune est un impôt qui est
inférieur au revenu généré par la fortune.

N’existe pas en Belgique mais bien dans des pays tel que « l’impôt sur la fortune »
en France, qui consiste en le fait que tout capital du contribuable est taxé (même les
tableaux dont on dispose).

 L’impôt sur le capital frappe la fortune et les actifs dont on dispose. Ces actifs sont
taxés en tant que tels, qu’ils soient productifs de revenus ou non, c’est-à-dire que l’on
est taxé sur ceux-ci pour le simple fait d’en être propriétaire.

•La consommation ou la dépense


Frappe le revenu ou le capital au moment où il est dépensé
TVA (intérêt de l’IREV ou sur la consommation plus intéressant ?)
On peut réduire ainsi la charge fiscale en consommant moins et
donc moins de recettes publiques. On pourrait réflechir à taxer la
production perso.
Accises : aussi sur consommation
Impôt général sur la dépense : pourrait remplacer l’IREV (car
représente une taxe sur tout ce qu’on dépense)

MAIS :
On doit définir la matière imposable càd l’assiette imposable.
Ensuite on définit la base imposable, càd la valorisation de l’assiette imposable.

19
3.2 Caractéristiques de l’impôt : les éléments essentiels
La matière imposable ou assiette
La matière imposable est l’élément sur lequel on va taxer .
= «Elément ou un ensemble d’éléments ayant une valeur économique à partir desquels
est déterminée la base d’imposition»

 La matière imposable, c’est le revenu (mobilier, immobilier et professionnel).


Il s’agit donc d’un élément textuel, et non d’un élément chiffré

Il faut donc préciser ce qu’on veut taxer.


Exemples de matières imposables:
 Vente d’un immeuble (perception de droits d’enregistrement)
 Perception d’un revenu (perception d’un impôt sur le revenu)
 La fortune
 La livraison d’un bien (perception de TVA)

La base imposable
C’est la valorisation de ce sur quoi on va taxer (l’assiette imposable).
Il s’agit donc d’une valorisation de la matière imposable, et d’un élément chiffré.

Si je perçois un salaire, c’est facile car on doit simplement déclarer ce que l’on reçoit.
Si en travaillant je reçois aussi une voiture, cette voiture est-elle aussi un revenu
imposable ? Oui car c’est un revenu payé en nature.
Mais comment va-t-on l’évaluer ?
Comment va-t-on déterminer la valeur de notre avantage ?
Si je prête de l’argent et que l’on me paie les intérêts en pain au chocolat, c’est aussi
considéré comme un revenu en nature.

On valorise donc sur la valeur réelle (prix, valeur reçue,…) ou de manière forfaitaire.

On fait forfaitaire quand :


- Pas de déclaration de ses revenus ;
- Sur les revenus bruts de location de bâtiments, il y a difficultés car bcp
d’immeubles et donc bcp de locataire  Bcp de revenus à analyser. (Si bcp
d’immeubles).
 On a donc un revenu cadastral qui représente le revenu de l’immeuble et qui
est forfaitaire.

Par exemple, si on oublie de remplir notre déclaration fiscale, le fisc procède à


l’évaluation d’une base imposable forfaitaire sur base d’un certain nombre d’indices.
Un autre exemple est le cas des forfaits professionnels applicables à certaines
professions, tels que les boulangers. Le revenu des boulangers est évalué sur base
forfaitaire : le fisc connaît le nombre de kg de farine acheté, et peut en déduire le
nombre de pains vendus. Puisqu’il connaît la marge sur chaque pain, il peut aussi
déduire le bénéfice du boulanger, et ainsi connaître l’impôt effectivement dû.

20
Exemples de base imposable :
o Revenu de l’immeuble: le loyer perçu
o Revenu du travail: le salaire + les avantages en nature (valorisation ??)…
o Vente d’un immeuble: le prix de vente
o Droits de succession: la valeur de l’actif successoral
o TVA: le prix du bien livré ou du service presté

CASUS :
La première, celle d’une vente d’immeuble pour une valeur totale de 100.000€.
Imaginons qu’il reste des travaux à faire dans cet immeuble, et que le vendeur ne
permette l’accès à celui-ci que dans un an. Le fisc doit-il taxer aujourd’hui sur
100.000€ ? La réponse est non, le prix de vente réel du bien doit être diminué des
intérêts sur la période d’un an. Dans le cas contraire, si on entrait dans l’immeuble
aujourd’hui, mais que l’on ne payait que dans un an, le prix de vente réel du bien
devrait être augmenté des intérêts.

Imaginons maintenant une seconde situation dans laquelle un locataire doit payer
200€/mois et possède un bail de 9 ans. Le bailleur invite le locataire à s’occuper de
remplacer la toiture de l’immeuble qui n’est plus en ordre, et ce à ses frais. Le fisc ne
doit bien évidemment pas seulement taxer le loyer, il doit tenir compte de la valeur de
l’avantage résultant des travaux sur l’immeuble. Le loyer réel du locataire sera donc
bien supérieur au loyer effectivement payé.

Le fait générateur de l’impôt


 Apd de quand il existe et apd de quand payer ?
Tant que l’évènement n’a pas lieu, rien n’est du. C’est l’élément déclencheur.

 Fait générateur = acte juridique ou événement qui fait naître la dette fiscale.

Exemples :
Droit de vente sur les immeubles: la conclusion de la vente (= accord des
parties sur l’objet et le prix), le compromis est une vente mais pas la
proposition de vente. La vente doit être parfaite (accord entre les parties sur la
chose et le prix et donc peut taxer sur un accord oral)

Droits de succession: le décès


Il peut être important dans certaines situations (exemple en droit civil) de
déterminer la date exacte du décès. Car si des parents mariés meurent dans un
accident de voiture, celui qui sera mort en 2e sera devenu héritier « pendant
quelques instants » de l’héritage du premier décédé (il est donc cohéritier avec
ses enfants).

Impôt sur le revenu: la perception du revenu :


L’impôt est donc dû le dernier jour de la période fiscale, c’est-à-dire le 31
décembre à minuit, pour des raisons essentiellement pratiques
Exemple : on est commerçant (plombier) : on établit notre facture, le client ne
nous a pas encore payé, le plombier a une créance sur son client et cette
créance fait partie du revenu imposable.

21
Grande différence : les médecins, les titulaires de professions libérales sont
taxables sur leurs recettes (un fois que l’argent est perçu).

Impôt sur la fortune: la possession d’une fortune

Confusion des concepts en jurisprudence : La matière imposable et le fait générateur


La Cour constitutionnelle s’est prononcée sur la définition de la notion de « matière
imposable »
« La matière imposable est l'élément générateur de l'impôt, la situation ou le fait qui
donne lieu à la débition de l'impôt. La matière imposable se distingue de la base
imposable, qui est le montant sur lequel est calculé l’impôt »

Tarifs d’imposition
Droit fixe : le montant est fixe, constant.
Il s’agit par exemple de la taxe sur les télévisions, qui s’élève à 100€ dès lors qu’on
détient une télévision, ou de la taxe communale à payer pour l’obtention d’un
passeport.
Un acte où tarif pas prévu mais on le présente quand même à l’admin pour enregistrer,
c’est 50€. On fait ca car la formalité d’enregistrement donne une date certaine et donc
authentification.

Ad valorem :
Fondé sur des quantités.
On a ça en termes d’accises. (1€ par litre,…) : essence, gpl, diesel,…

Droit proportionnel :
L’impôt est fonction linéaire de la base imposable.
= X % * base imposable

•Exemples:
Droit sur les ventes d’immeubles: 12,5% (région wallonne)
TVA: 21 %
ISoc: 33,99%

Tarif progressif :
On varie imposition en fonction du revenu, de la fortune, de la base imposable. (+ on a,
+ on est taxé).
On pourrait avoir du dégressif.
= Le taux augmente en fonction de l’importance de la base imposable

22
On va donc retrouver des tranches d’imposition :

Droit progressif par tranche:


 Le droit, tarif augmente en fonction de la tranche imposable

 IPP, tarif réduit en ISOC (PME):

Example:
Sur les 25000, je le decompose en différentes tranches:
10.000 à 10%  1000€
10.000 à 20% (de 10.000 à 20.000)  2000€
5.000 à 30% (de 20.000 à 25.000)  1500€
 4500€ en tout.

 Chaque tranche a le taux y afférant.

Exemple (tableau différent) :


Sur 100.000 :
10.000 à 10%, 20%, 20.000 à 30%, 60.000 à 50%
= 39.000
Sur 50.000 :
10.000 à 10%, 10.000 à 20%, 20.000 à 30%, 10.000 à 50%
=14.000

RAPPEL : Pour avoir un impôt, il faut

 Déterminer la matière imposable


 Fait générateur
 Déterminer base imposable
 Le contribuable
 Un taux d’imposition

23
Distinctions :
Taux moyen
Utile que dans le progressif par tranches. Moyenne des taux appliqués.

>< Taux marginal


Sur exemple de taux progressif simple, le taux d’imposition marginal est de 30% (Le
plus élevé du tarif pour son revenu). (Le plus haut pour un tarif en général (50%))

Taux effectif : il s’agit du taux qui est payé par le contribuable

>< Taux légal


Prévu par la loi.
Mais le taux effectif comprend certains moyens pour réduire ; les intérêts notionnels
(on est imposé sur 800 au lieu de 1000), le taux effectif est alors réduit.

Tarifs préférentiels ou réduits


On entre dans des choix de politique fiscale. C’est le législateur qui décide.
Exemple : taux de 33,99, pour la PME, on peut avoir taux progressif par tranches mais
que dans certaines conditions.

Quand on vend un immeuble, des frais d’enregistrement. Mais le législateur peut


prévoir des frais moindres. SI par exemple, on achète une habitation modeste, on peut
payer moins que 12,5%. On veut inciter à l’acquisition de la propriété.
En région Wallonne, si achète un 3eme immeuble, on paye 15%  Ce n’est plus
préférentiel mais ok pour les gens qui ont les moyens.

En matière de TVA, on a aussi des tarifs préférentiels. Taux = 21% et réduits à 6% (1ère
nécessité), 12% (HORECA)

Impôt en principal et additionnel


On a l’impôt des personnes physiques puis on a des additionnels décidés par les
communes par exemple. L’Etat met en place le principal puis les communes et les
régions pour les additionnels.

Exemple explicatif sur taux : Une personne travaille et est soumise à l’impôt sur le
travail suivant l’impôt progressif par tranche. Son revenu imposable annuel est de
20000 euros. Puis cette personne subit un accident grave donc ne sait plus travailler
pendant longtemps et reçoit une indemnité de 100.000 euros. Va-t-elle subir une
taxation en taux progressif ? Progressif par tranche ? Progressif par tranche et taux
moyen ? Quel serait l’impôt à payer ?

Cette personne reçoit 20.000 habituellement puis reçoit une indemnité. L’imposition
est plus lourde sur les 100.000 que sur 5*20000. Sur le plan fiscal, dans ce type de
situation, payée en une fois, faut-il appliquer la règle normale ? Pour les 100.000
euros, on va :

 Si Taux progressif : prendre le taux qui est donné pour 20.000 et l’appliquer aux
100000 euros.

24
 Si Taux progressif par tranche : on va utiliser le taux moyen. On va voir à quel taux
moyen il était taxé avant l’accident puis on va appliquer ce taux moyen à l’indemnité
qui a été prélevée.

ATTENTION : si variation de revenus d’une année à l’autre, c’est compliqué car taux
varient également. Ces gens sont des indépendants ou bien surtout les sportifs, les
artistes. Donc un tarif progressif (et par tranche aussi) appliqué année après année ne
prend pas en compte les variations de revenu. Donc on a une façon de lisser la
progressivité l’impôt dans le temps

Contribuable ≠ redevable
o Contribuable = celui qui supporte économiquement l’impôt (Ex Tva= Nous)
o Redevable = celui qui doit verser l’impôt à l’autorité (Ex Tva= commerçant)

Le législateur détermine qui paye l’impôt et comment il est forcé de le payer. Mais
celui qui verse n’est pas spécialement celui qui supporte l’impôt (Ex : TVA on supporte
et on paye au commerçant qui lui paye à l’autorité).

 On distingue : l’obligation (verse à Etat) à l’impôt et la contribution (qui supporte)


à l’impôt.

Exemple :
Droit sur les ventes d’immeubles:
•Contribuable: l’acheteur
•Redevable: le notaire qui passe l’acte notarié
 Soit il enregistre et va à l’administration pour payer l’impôt.
 Le vendeur a vendu 100.000 et l’acheteur doit enregistrer dans les 4 mois. Si
acheteur se tâte, la sanction risque d’être le montant du droit éludé. Le vendeur va donc
payer mais il va ensuite les réclamer à l’acheteur qui supporte mais ne paye pas.
 Si acte notarié, c’est lui qui présente à enregistrement et donc il paye et on
supporte. Mais il passe à condition que ce soit payé avant.

TVA sur l’achat d’une lessiveuse:


•Contribuable: l’acheteur
•Redevable: l’assujetti qui vend le bien et perçoit l’impôt à charge de l’acheteur,
pour le reverser à l’Etat

Rem. Droit d’enregistrement en Flandre !

25
Exemple application:
Impôt sur boite de nuit :
Obligation à l’impôt (redevable) : exploitant des locaux
Supporte l’impôt : l’exploitant augmente ses prix mais risque de moins de personnes.
Ou il n’augmente pas mais réduit son bénéfice. (contribuable)
Tarif : 0.4€ par pers
Base : Le tarif est fixe
Fait générateur : organisation de la fête, comptage à l’entrée.

Pour ne plus payer, on n’organise plus de fête, on ne danse plus.

En Belgique :
On a l’Etat fédéral mais aussi grosse régionalisation (droit d’enregistrement, de
succession)

Exemple sur le dividende :

Une société verse un


dividende à son
actionnaire. Situation
qui n’est pas si
compliquée que ça mais
se complexifie d’autant
plus lorsque la société et
l’actionnaire sont dans
des états différents
(arrive très souvent).

On a une société Belge avec un actionnaire Belge. La société génère un bénéfice et paie
l’impôt des sociétés à l’état général. Elle a un bénéfice après impôt en poche et verse
un dividende à ses actionnaires. Elle donne 100 à l’actionnaire (personne physique). Je
reçois 100, c’est un revenu pour moi donc je suis taxée à l’impôt des personnes
physiques.

Mécanisme permet à l’état de recevoir la recette au meilleur moment et éviter que la


personne physique n’ait pas économisé pour pouvoir donner l’impôt.  Mécanisme de
prélèvement anticipé de l’impôt. On prélève de façon anticipée et c’est la société.
Quand la société donne un dividende à ses actionnaires, elle doit directement prélever
l’impôt du par l’actionnaire et le donner à l’état (= précompte mobilier, impôt prélevé
à l’avance par la personne qui doit un revenu). Le taux ici était de 25% et est passé à
27% et ajd depuis 2017 de 30% de précompte mobilier. Donc sur les 100 de
dividende, elle prélève 30 et j’empoche 70.

Assiette de l’impôt: le dividende


Base imposable: montant du dividende (100)
Tarif d’imposition: taux fixe de 25% (27% depuis le 01/01/2016, 30 en 2017)

26
Fait générateur: l’attribution ou le payement de dividendes par la société
Contribuable: l’actionnaire
Le redevable: la société (c’est la société qui retient à la source le précompte mobilier)

Autre situation : je suis un employeur qui verse un salaire de 2000 euros brut à mes
employés. Donc le législateur va dire que l’employeur doit verser les salaires mais doit
retenir un montant correspondant à l’impôt des personnes physique. Donc l’employé
reçoit un revenu sur lequel on a prélevé un précompte professionnel.

Les indépendants génèrent leurs propres revenus. Dans ce cas ci, il n’y a pas de
précompte retenu par un employeur mais une obligation de faire des versements
anticipés (acomptes sur l’impôt final dans les caisses de l’état). Mesure de précaution
pour protéger l’indépendant de faire des dépenses excessives.

 Mécanisme de prélèvement de l‘impôt par la personne qui verse est régulièrement


utilisé pour protéger leurs recettes fiscales. Assurer un étalement dans le temps du
prélèvement de la recette fiscale.

27
Comment accorder un avantage fiscal :
Afin d’avoir un avantage fiscal, on peut jouer sur la matière imposable, sur le fait
générateur ou sur le contribuable, le tarif etc. Si, par exemple, j’empêche le fait
générateur de se déclencher, j’accorde un avantage fiscal.

 Sur le contribuable
o impôt des sociétés, on a un certain nombre d’entités, expressément
visées par le législateur qui sont à titre d’exception sorties de l’impôt
des sociétés. Une exonération pour les intercommunales hospitalières
mais soumission à l’IPM. Avantage fiscal a certaines catégories de
sociétés. Exonération

o Impôt des personnes physiques. Un diplomate étranger n’est pas soumis


à l’impôt des personnes physiques chez nous. Règles de courtoisie
internationales. On ne taxe pas les diplomates étrangers et nos
diplomates belges sont toujours soumis à l’impôt belge. Règle
d’exonération réciproque. Exclusion du champ de l’impôt

 Sur la base imposable : j’ai une base de X taxable à 10%, si je la réduis, le


contribuable paiera moins d’impôt. La réduire en réduisant un élément de
revenu, ou en augmentant un élément déductible. Exemple : les intérêts
notionnels. On déduit de la base imposable un élément fictif.

 Sur le tarif : en prévoyant des tarif réduits, préférentiels.

 Sur l’impôt : je peux accorder des réductions d’impôt, des crédits d’impôt.
Lorsque je veux accorder des avantages, en jouant sur la base et sur l’impôt, je
peux favoriser grandement un certain nombre de contribuables.

 Exclusion (de principe) >< exonération (exception)

Je joue avec ça relativement à des objectifs, exemple : surtaxe des comportements que
je ne veux plus voir.

Exemple : on a un impôt sur 25.000 euros. On accorde un abattement de 5000 donc


on a plus que 20000 qui est taxable. Comment appliquer cet abattement dans un tarif
progressif par tranches ? Si j’impute mon abattement sur la tranche la plus haute du
tarif, je donne un avantage différent au contribuable selon leur niveau de revenu. Ca
crée des disparités entre les contribuables. Plus on a du revenu, plus l’abattement a un
intérêt pour lui. Donc ceux qui ont les plus hauts revenus, bénéficient d’avantages plus
élevés. Ca devrait être le contraire non ? Si on met à la première tranche, chacun
bénéficiera du même abattement. On parlera donc d’un abattement sur la première
tranche de revenu. Ici, on joue sur la base imposable. Mais pourrait on donner cet
avantage en utilisant une réduction d’impôt ? Je calcule l’impôt puis par après je le
réduis. Quand abattement de 5000, je réduis de 500. Dans le cas de l’impôt, on peut
dire qu’on diminue de 500 l’impôt.  procédés équivalents = réduction d’impôt vaut
l’abattement sur la première tranche. (Refaire exercice)

28
Les additionnels
Comme vu, c’est un montant en plus de l’impôt de base.
 Exemple
Application des additionnels communaux à l’IPP
Impôt de base : 5.000€ à un pouvoir d’imposition
8% d’additionnels : 5000 * 8% = 400 à un autre pouvoir d’imposition
 Impôt total : 5000 + 400 = 5400€

Additionnels au précompte immobilier


-Base = 1.000 €
-Taux RW: 1,25%
-Partie RW: 1.000 * 1,25% = 125
-Centimes additionnels communaux (ou provinciaux): 2.000 (20 unités) additionnels:
s’ajoute à la part de la RW
 Centimes: 2.000 centimes = 20 unités = 20 fois la part de la RW
125 * 20 = 2500
 Pr Immo total = 125 + 2500 = 2.625

•Même mécanisme pour les additionnels communaux à l’IPP

Perception de l’impôt
•Fixation de la base imposable:
o Par déclaration :
•IRev (On reçoit l’AER où on voit ce qu’on a déjà versé (précompte)
Déduit du du)
•TVA
•Droits de succession (déclare le patrimoine du défunt)
o Par le fisc :
•Absence de déclaration : l’administration fiscale peut alors intervenir
et substituer une base qu’elle détermine elle même sur base d’éléments
qu’elle dispose.
•…

•Payement de l’impôt:
Par le contribuable
•IRev: l’individu, la société
•Droits de succession: les héritiers
Par un tiers
•Salaire: l’employeur prélève le précompte professionnel
•Dividendes: la société prélève le précompte mobilier
•TVA: l’assujetti perçoit la taxe puis paye

 Les pouvoirs percepteurs :


•Etat fédéral:
TVA
Droits de douane (de suite à l’admin des douanes (européanisé)
Irev (attention: 6ème réforme de l’Etat)

29
•Régions :
Précompte immobilier
Irev (6ème réforme de l’Etat Additionnels régio)
Droits de donation et de succession
•Provinces
Additionnels IPP et PrI
•Communes
Additionels IPP et PrI
Taxes diverses
Nb: attention à la réforme de l’Etat récente!

30
Chapitre 4 : principes fondamentaux
Principes constitutionnels
 Principe de légalité de l’impôt :
Pas d’impôt sans loi. (Aussi pour Régions, communautés, provinces, communes)

Art 170 : Doit être établi par une loi. Un impôt ne peut pas être prévu par un arrêté
royal ou ministériel.

 Conséquences
1. La Loi doit donc déterminer les éléments constitutifs de l’impôt: assiette, base,
tarif, fait générateur, redevable
 Mesures d’exécution peuvent être prises par le Roi :

La loi ne peut pas tout contenir. On peut admettre l’idée que des précisions
soient adoptées par le pouvoir exécutif. Il y a des arrêtés d’exécution qui
donnent des précisions. On a un code des impôts sur les revenus et aussi
l’arrêté d’exécution qui reprend toutes les disposition d’exécution du code des
impôts sur les revenus.

Le roi ne peut pas aller trop loin. Donc on retrouve dans les A. d’exécution des
choses qui peuvent être contestées. En matière de TVA, la loi établit le principe
qu’on doit avoir des factures, et l’A. D’exécution dit tout ce qui doit être
mentionné sur les factures.
Art 36 AR sur CImpôts, prévoit évaluation sur ATN.

2. Art. 170 Const.: le principe de légalité s’applique à chaque niveau de pouvoir:


Communautés, Régions, provinces et communes
 Autonomie fiscale mais limitation.

3. IN DUBIO CONTRA FISCUM


 Quand la règle est susceptible de plusieurs interprétations: choix de
l’interprétation la plus favorable au contribuable

 Principe d’égalité (non-discrimination) : ART 172


Des catégories comparables doivent être considérées de la même façon. Sinon, on doit
les traiter différemment.
Il ne doit pas y avoir de discrimination, de privilèges.
Il faut donc une égalité en matière fiscale (art 172) comme en général dans la
constitution (Art 10 et 11)

•Exemple:
« Les sociétés sont tenues de verser une cotisation annuelle forfaitaire.
Le Roi fixe… par arrêté délibéré en Conseil des ministres, les cotisations dues par les
sociétés, sans que celles-ci ne puissent toutefois dépasser 868 EUR. Pour ce faire, il
peut opérer une distinction sur la base de critères qui tiennent notamment compte de
la taille de la société ».

31
C’est le roi qui décide donc des tarifs  Encontre du principe de légalité et révolte des
sociétés car discrimination contre les sociétés. Mais la Cour de cassation a accepté car :
1) Il existe une cotisation maximale de 868€.
2) Il s’agit d’un critère objectif de discrimination ; la taille des sociétés

 Principe d’annualité : (ART 171)


La loi doit être votée chaque année. Le pouvoir législ doit donner son autorisation de
prélever l’impôt pour l’année suivante (avant 31 déc). On donne un consentement à
l’impôt et un moyen de pression contre l’autorité.

Mais difficultés :

On fait ça pour des raisons politiques et financières.


Exemple: la commune X vote en janvier 2007 le règlement communal fixant les
additionnels communaux à appliquer aux revenus recueillis pendant l’année 2006. Ce
n’était donc pas constitutionnel. Mais l’Etat a finalement validé ça.

Attention:
Pour les personnes physiques, l’impôt est dû sur le revenu annuel. C’est périodes sont
cloisonnées entre elles. Pas de connexion entre ces périodes. Par exemple, pour
l’année 2016, je fais une perte de 100 dans ma société et en 2017, je serai bénéficiaire.
Quand se présente le fait générateur de l’impôt sur les revenus ? En Belgique, la
jurisprudence dit que le fait générateur est la fin de la période imposable (31
décembre). Jusqu’au 31 décembre, le législateur peut modifier la loi applicable au
revenu de 2016. Je travaille en me disant que je serai taxé sur base du tarif qui est
dans le code. Jusqu’au 31 décembre, le législateur pour toujours modifier le tarif 
degré d’incertitude pour le contribuables.

Il n’y a pas de lien entre les années. Toutefois, si perte puis bénéfice sur 2 exercices, il
se pourrait que je n’aie plus rien dans ma poche.

La loi n’est pas non plus rétroactive :


On ne peut pas revenir sur ce qui est acquis mais bien pendant l’exercice (jusque
31/12)  Principe d’analité.

Principes généraux, non-constitutionnels

1. Le droit fiscal fait partie du droit public :

La loi fiscale régit des relations entre l’Etat et le citoyen (=/= relations entre citoyens).
C’est donc une relation de droit public.

-La loi fiscale doit s’appliquer:


-Prohibition de la fraude
-Interdiction des accords entre le fisc et le contribuable portant sur l’application de la
loi fiscale (mais accords possibles sur des questions de fait)
 C’est d’ordre public.

32
2. Droit fiscal et territorialité :
La loi fiscale belge ne peut s’appliquer que sur le territoire belge (permet de prélever
l’impôt au profit d’une certaine autorité).
–Il faut donc un lien de rattachement avec le contribuable
–L’impôt belge ne peut être recouvré que sur le territoire belge : on ne peut envoyer
un huissier chez qqn qui doit qqch à la Belgique, en France.
•Aujourd’hui, élargissement des possibilités de recouvrement, entre les EM de l’UE

La loi fiscale ne s’applique que sur un territoire donné  Problème de double


imposition.

NB :
1. Règlement (loi qui va s’appliquer en tant que telle et sur l’ensemble du territoire européen)
Exemple : règlement douanier.
2. Directive (rapprocher la législation, unification, harmonisation) Le parlement adopte la directive
et l’adoption formelle se fait quand le conseil l’a dit. Le rôle du parlement varie. Texte qui donne
des directives aux états membres et ceux ci doivent les transposer dans leur état. Elles obligent les
états membres à faire du travail législatif dans un certain délai pour qu’ils puissent transposer
dans leur droit interne. Exemple : réglementation TVA. Règle précise pour les agences de voyage
donnée par un arrêté royal qui reprend ce que la directive dit. On constate que ce qu’il y a dans
l’arrêté est pareil que la directive. Il n’a pas été fait dans les délais mais a été approuvé car tout a
été transcrit tel quel.
3. Décision

3. Principe de non-rétroactivité :

On ne peut pas revenir sur qqch qui est déjà taxé ou prévu avec taux.
Exemple:
Précompte mobilier sur les dividendes et intérêts
–Fait générateur : payé ou attribué
–Payement le 15/12/2015 -> Taux applicable : 25%
–Loi programme décembre 2015 (pour 2016) : augmentation du taux à 27%
=> pour l’avenir
–Loi programme décembre 2016 (pour 2017) : augmentation du taux à 30%(*)
 pour l’avenir

On fait cela pour protéger le citoyen.


ART 2 CCivil : la loi doit être prévisible au moment ou j’agis, je dois savoir quelles
règles s’appliquent sur moi. On ne modifie pas après coup. + ART 190 Constitution
pour fondements.

 Le contenu de la norme doit être prévisible et accessible pour que l’administré


puisse mesurer les conséquences d’un acte déterminé au moment où cet acte se
réalise. Donc, la taxe ne peut frapper que des faits qui surviennent après l’entrée en
vigueur du règlement ou tout au moins à partir du 1er janvier de l’exercice imposable
au cours duquel la taxe est instaurée.

EXEMPLES :
Quand le fait générateur survient ? Nous avons une position qui dit que tout se fige
le 31 décembre à minuit. Ca veut dire que le législateur qui modifie la loi fiscale le 30
ou 31 décembre. Exemple : je fais un bénéfice non taxable en avril puis le 30

33
décembre, on instaure une loi qui dit que c’est taxable. Formellement, le législateur
pourrait dire que ça l’est à partir du 1 janvier 2016 mais le problème c’est qu’il taxe les
plus value à partir du 1 janvier 2015. Donc je vais devoir payer. Cette législation est
valable et n’a pas d’effet rétroactif car fait générateur au 31/12.

 Principe de bonne administration :


S’est développé récemment car depuis 30 ans les relations entre l’état et le citoyen ont
été améliorées. L’administration a des devoirs envers les citoyens.

3 aspects :
- obligation d’informer les contribuables de la législation en application, de
toutes les positions administratives (publier les circulaire administration = les
positions de l’administration qui explique comment l’administration comprend
une loi et va l’appliquer). Ou ces infos sont publiées ? Sur Fisconet on trouve
toutes les infos utiles.
- obligation d’avoir de bonnes relations avec le contribuable (courtois, poli, ne
pas faire de pression sur le contribuable)
- obligation de communiquer les infos nécessaires à notre défense.

Ce principe implique l’idée que le citoyen/contribuable doit pouvoir travailler dans un


climat serein et prévisible. Et dans ce cadre là, le citoyen peut être en contact avec
l’administration et des accords peuvent être conclus. Je peux déduire mes frais
professionnel et pour ma profession je dois lire les journaux. Normalement les frais
professionnel doivent être prouvés. Je ne vais pas pour autant demander chaque ticket
de caisse du kiosk à journaux. Je vais donc faire un accord avec l’administration pour
dire que je l’achète 3 fois par semaine par exemple.
Dans la pratique, il y a des accords ; Et certains contribuables ne veulent pas qu’ils
soient remis en cause. On peut les remettre en cause pour l’avenir car les circonstance
ne sont plus les mêmes (pas d’effet rétroactif, sous réserve que l’accord qu’on conclu
avec l’administration ne sera pas valide s’il ne respecte pas la loi fiscale).

Frais propres à l’employeur : je travaille pour votre société et je suis envoyé au resto
pour discuter un contrat. Je sors ma carte de crédit et je le paie. En rentrant à la
société, je demande qu’on me rembourse. La société me fait le remboursement et donc
c’est un remboursement de frais propre à l’employeur. Je ne suis pas imposable sur
cette somme car ce n’est pas un revenu. Applicable que pour les frais propres à
l’employeur. Si je me déplace en voiture, vers mon travail ces frais m’incombe à moi, je
dois les supporter mais l’employeur donne une petite indemnité. On analyse ça
comme une augmentation de rémunération.

Frais de repas : le travailleur mange et ce sont ses dépenses, ça n’incombe pas à


l’employeur. Parfois on doit aller manger avec des clients donc prend un caractère
professionnel. C’est donc déductible mais la déductibilité est limitée.

 Ce principe donne une protection au contribuable, notamment si un accord a été


conclu valablement, il doit être respecté. Pour le passé cependant, il cède devant le
principe de légalité de l’impôt.

34
Exemple : Un travailleur prend sa voiture tous les matins pour aller au lieu de travail
= frais professionnels déductibles. Le travailleur a évalué forfaitairement ses frais
mais en n’utilisant pas les règles prévues par la loi. Il a pris l’évaluation pour les
avantages de toute nature. A un moment donné, on constate qu’un montant trop élevé
a été déduit grâce à ça. Le travailleur dit que l’administration n’a pas réagit donc pense
que l’administration était d’accord avec ce qu’il faisait. Alors que non !
L’administration n’a pas donné l’accord donc on va rectifier la situation même dans le
passé.

4. Principe de non bis in idem (pas 2x) :

Quelle est la portée de ce principe ? Pas deux fois une imposition. Phénomène de la
double imposition voire multiple imposition. Mais uniquement quand juridique. On
distingue deux concepts :

o Double imposition juridique


- au sens stricte : quand un même impôt frappe le même redevable, la
même période imposable et le même pouvoir percepteur.
Je reçois 2 avertissements extraits de rôle sur base de la même
déclaration de 2015 car j’ai déménagé. Je ne vais pas payer deux fois
le même impôt, erreur de l’administration fiscale. = NON BIS IN
IDEM. Protection contre la double imposition
 Il y a double imposition juridique quand :
- Même impôt
- Même redevable
- Même base
- Même pouvoir percepteur
- Même période imposable
-
o Double imposition économique : apparaît lorsqu’un de ses éléments
diffère. Si pas le même redevable par exemple. (RELIRE SYNTHESE
TRES BON)

Exemple : Société dans sa relation avec son actionnaire. On a une activité que j’exerce
comme personne physique. Je déclare mon revenu à l’impôt des personnes physiques.
Je veux mettre cette activité en société.
 Je deviens donc actionnaire de la société. Quel est l’impôt global que va supporter
cette activité ? L’actionnaire reçoit un dividende et est taxé dessus en plus de son
revenu. La société fait un bénéfice qui va être taxé dans le chef de l’impôt des sociétés
puis le solde restant est distribué à l’actionnaire et donc re-taxé. Subit 2 impôts dans le
chef de deux contribuables différents. Double imposition du profit généré par la
société.

On suppose un bénéfice imposable de 100. Le taux d’impôt des sociétés est de 34%, je
suppose qu’on distribue le solde après impôt à l’actionnaire (25% ou 30% de
précompte).

35
100 * 34% = 34 et donc 100 – 34 (ISOC) = 66 puis 66 * 30% = 19,8(Précompte) donc le
montant total est 53,8 euros. C’est légal car pas la même base ni le même impôt.

Double imposition internationale :


 Que se passe-t-il si la société est dans un état et l’actionnaire dans un autre état ?
Deux états peuvent taxer : double imposition internationale. On doit se demander
comment la double imposition survient et quel est le rattachement utilisé par les états
pour taxer une personne. La Belgique taxe les résidents et les non résidents. La
Belgique peut dire : je taxe les résidents sur tout le revenu = taxe du revenu mondial.
Souci d’égalité envers les contribuables.

On peut limiter la taxation au revenu territorial. Si je suis résident belge et j’achète une
propriété en Espagne. Je l’occupe parfois et le reste du temps je le loue. Je reçois un
loyer. Règle du revenu mondial : je dois déclarer le revenu à l’étranger pour être taxé
dessus. Dans l’état étranger, on va être taxé aussi.

L’état dont je tire des revenus (de la source) ne peut taxer que le revenu
territorial. L’état de résidence peut taxer le revenu mondial ou le revenu
territorial.

Si les 2 états appliquent des impôts territoriaux alors il n’y a aura pas de double
imposition. Pas toujours favorable pour le contribuable d’utiliser le territorial.

MAIS Chaque Etat a le pouvoir de taxer lorsqu’il y a un facteur de rattachement


avec son territoire: une personne ou un revenu

36
Distinction filiale- succursale :

EXEMPLE : Une société belge a un magasin à Liège. Elle ouvre un magasin à


Maastricht. Sur le plan fiscal, on dira qu’elle a un établissement stable à l’étranger
(succursale à l’étranger). La Belgique taxe la société sur le revenu mondial donc la
Belgique va taxer le résultat du salon de thé de Liège et Maastricht. Au Pays-Bas, vont
taxer sur base territoriale.  double imposition internationale.

Mais si filiale :
Exemple : J’ai une société en Belgique qui va établir une filiale en France : ma filiale
française est taxable en France, elle sera considérée comme une entité résidente en
France : Taxable en France. Donc pas de double imposition.

Dans le cas d’une filiale, cela signifie que la société-mère et la société-fille sont
considérées comme deux entités distinctes. Il n’y aura donc en aucun cas de double
imposition internationale. Par contre, dans le cas d’une succursale, il n’y a pas d’entités
juridiques distinctes, ce qui ouvre la porte à des possibilités de double taxation
internationale.

Cette distinction entre filiale et succursale est importante notamment en cas de pertes.
Imaginons qu’au lieu de réaliser un bénéfice dans le pays de non-résidence, notre société
réalise une perte. Si la société dans le pays de non-résidence est une succursale, cela
signifie qu’il n’y aura pas de taxation dans le pays de non-résidence, vu qu’il y a une
perte. De plus, on sera taxé sur le revenu mondial dans le pays de résidence. Il y aura donc
une absorption de la perte par le bénéfice réalisé dans le pays de résidence. Par contre,
si l’on s’est implanté sous forme d’une filiale, on devra payer l’entièreté des impôts dans
le pays de résidence, et en plus être capable de supporter la perte dans le pays de non-
résidence. La charge est donc plus élevée dans le cas d’une filiale en cas de perte.

Les succursales favorisent donc l’implantation des entreprises à l’étranger mais ne


résolvent pas le problème de la double imposition internationale. Dans le cas des
filiales, c’est le contraire, elles résolvent le problème de la double imposition
internationale, mais ne favorisent pas les entreprises à s’implanter à l’étranger.

37
Exemple pour succursale : ????????? A DEMANDER
ISOC 30%
RS 25%
IPP 30%

La société a un bénéfice de 100 et ait l’impôt des sociétés. L’état étranger va prélever à
la source puis ensuite le précompte mobilier en Belgique (uniquement).

Bénéfice = 100
Impôt = 30% * 100 = 30
Solde restant = 70
Retenue à la source 25% * 70 = 17,5
70 – 17,5 = 52,5 (=net frontière)  précompte mobilier 30% * 52,5 =15,75
Au total, 30 + 17,5 + 15,75 = 63,25 > 53,8 donc il vaut mieux investir dans le pays de
résidence. Elle sera plus lourde car retenue à la source dans le pays étranger. Et peut-
être que l’impôt des sociétés à l’étranger est plus ou moins élevé.

Ce que reçoit l’actionnaire c’est un dividende de 70 et ce dividende subit le précompte


et retenue à l’étranger. La base imposable à l’étranger 70 et celle en Belgique est de
52,5. L’impôt étranger est un élément déductible donc on peut enlever les 17,5.

Flux de revenu qui est taxé dans l’état de la source et dans l’autre état. Est-ce que
l’impôt supporté dans l’état de la source est déductible dans l’état de résidence ou
pas ? En Belgique, OUI il est déductible. Pas le cas dans tous les états.

Double imposition : 2 méthodes pour éliminer


 Principalement utilisées dans cadre international.

1. Exemption : le revenu qui subit la double taxation, on va le sortir de la


base imposable. Comment fonctionne-t-elle ? Nous sommes dans l’état
de résidence donc il taxe le revenu mondial. On part de l’hypothèse que
le contribuable a un revenu de 140 soumis à un impôt de 40% donc il
paie un impôt de 56. Puis on examine ce qui se passe si le contribuable
reçoit une partie de son revenu de l’étranger. 100 dans le pays de
résidence et 40 de revenu à l’étranger. D’abord on taxe le revenu
mondial donc on a 56 puis on sort de la base imposable le revenu
étranger (40). Quand on élimine la double imposition, il y a une perte de
recette fiscale. En la supprimant, l’état de l’actionnaire renonce à sa
recette, l’état de la société renonce à la recette ou bien partage  donc
sacrifice d’un des deux.

38
Hypothèse où taux ER=ES.

1. Imputation (crédit d’impôt) on joue au niveau du calcul de l’impôt.


J’impute sur mon impôt dans ER l’impôt qui a été payé à l’étranger. J’ai
un revenu mondial de 140, je calcule mon impôt qui est de 56. Je sais
que j’ai payé 16 d’impôt à l’étranger et je vais appliquer l’imputation.
J’impute sur 56, l’impôt que j’ai payé à l’étranger donc il reste 40 (56-
16).
Hyp. idem

Mais taux ne sont pas toujours (voire jamais) =. Si c’est le cas, les résultats sont
équivalents.

Résidence > source : exemption plus favorable pour contribuable

Déterminer l’impôt pour un contribuable qui aurait un revenu de 800.

39
1) Calculer l’impôt sur le revenu mondial en A. Revenu mondial = 800 puis on
impose donc 800 * 40% = 320.
2) Calculer l’impôt dû en B. 300 * 30% = 90
3) Calculer l’impôt dû en A avec méthode d’exemption. 500 * 40% = 200 et 300 *
30% = 90 donc 290
4) Calculer l’impôt du en A avec la méthode de l’imputation. 800 * 40% - (300 *
30%) = 230 ensuite 230 + 90 = 320

On va investir dans un pays ou le taux est moins élevé. Si on fait exemption, l’impot
global est moins élevé pour l’investisseur donc c’est un avantage d’avoir investi dans
un pays ou le taux de taxation est moindre. Si imputation, ce n’est pas plus avantageux
pour le contribuable. On a une plus grande garantie d’égalité. Méthode d’imputation
protège l’état de résidence.

Résidence < source : exemption est – favorable pour le contribuable


Si au contraire, l’Etat de résidence = 30% et de la source = 40%.

Voir feuille annexe.

En résumé,

 Plus le taux d’imposition est élevé dans l’état de résidence, plus la méthode
d’exemption est avantageuse pour le contribuable en termes de réduction
d’impôts.
 Plus le taux d’imposition est élevé dans l’état de la source, plus la méthode
d’imputation est avantageuse pour le contribuable en termes de réduction
d’impôts.
 Si le taux d’imposition est plus élevé dans l’état de résidence que dans
l’état de la source :
- La méthode d’imputation bénéficiera à l’état de résidence, qui aura une
recette fiscale plus élevée.
- La méthode d’imputation ne favorisera pas l’investissement à l’étranger.
- La méthode d’exemption favorisera l’investissement à l’étranger, là où les
taux d’imposition sont moins élevés.
 S i le taux d’imposition est moins élevé dans l’état de résidence que dans l’état
de la source :
- La méthode d’imputation bénéficiera à l’état de la source, qui aura une
recette fiscale plus élevée.
- La méthode d’imputation favorisera l’investissement à l’étranger.
- La méthode d’exemption ne favorisera pas l’investissement à l’étranger, là
où les taux d’imposition sont plus élevés.

Sur base des exemples synthèses.


Si l’on regarde les différentes méthodes selon le point de vue de l’administration
fiscale, on remarque que l’état de résidence ne reçoit que 26 dans le cas de
l’imputation, alors que le revenu généré sur son territoire devrait mener à une
recette fiscale de 30. Il a donc moins que ce qu’il devrait avoir, à cause d’un taux
d’imposition plus élevé à l’étranger. En effet, dans le cas de l’imputation, la recette

40
fiscale dépend du taux d’imposition à l’étranger. Plus le taux sera élevé, plus le
montant à imputer sera élevé, ce qui aura comme conséquence une diminution du
revenu fiscal de l’état de résidence.

En règle générale, l’état de résidence accepte la méthode d’imputation de l’impôt


étranger, mais dans une certaine limite. En effet, l’état de résidence peut stipuler que
le montant maximum de l’imputation qu’il est susceptible d’accepter est égal à l’impôt
qu’il percevrait sur ce revenu. Dans notre exemple, au lieu d’imputer 16, l’état
imputerait 12 (40*30%). De cette manière-là, la charge fiscale de l’état de résidence
est effectivement 30, ce qu’il devrait percevoir si le revenu était taxé en son sein.

Mais quels sont les pays pratiquant l’exemption, et ceux pratiquant l’imputation ? Il
existe en fait deux grands blocs : les pays de la vieille Europe, qui pratiquent
l’exemption, et les pays anglophones (USA et Royaume-Uni), pratiquant l’imputation

41
Comment éliminer la double imposition internationale
 Par l’harmonisation: UE :
 Cette technique essaye de faire en sorte que la double imposition
internationale ne se présente plus. Comme son nom l’indique, il y a une
tentative d’harmonisation des règles, notamment au niveau européen. Il y a par
exemple au niveau européen un mécanisme permettant d’éviter la double
imposition économique des dividendes dans les sociétés faisant partie
d’un même groupe, sur le territoire européen : le mécanisme des revenus
définitivement taxés (RDT).
• Par l’application de méthodes spécifiques:
Elles sont soit dites « fortes » càd exemption et crédit d’impôt.
On a là, une élimination de la double imposition nationale ou internationale.
Mais le législateur est partagé sur cette idée.
Si on supprime toutbien pour contribuables mais pas bon pour négocier avec
autres Etats

Soit dites « faibles »:


–Déduction de l’impôt étranger (considéré comme charge) au
titre de frais déductibles (« net frontière »). Cette méthode est
appliquée en Bel, si par exemple un revenu immo, on peut
déduire la taxe de la propriété.
–Taux d’imposition réduits (dans ER ou ES). Ca s’apparente à
imputation mais limitée. Ce taux est soit appliqué par Etat de
résidence soit par la source.
Si j’ai une retenue à la source de 15% (limitée à 10 ou 15) mais
que le précompte est de 15%, la convention n’a pas d’intérêt.
Mais ajd, précompte de 30%  Intérêt.

 Qui et comment les appliquer :


Soit l’Etat, unilatéralement :
 L’État peut aussi appliquer des méthodes spécifiques. Il peut en adopter de
deux types :
- Soit par l’Etat, unilatéralement
o Art. 155 et 156 CIR (personnes physiques)
155 : quand convention préventive sinon 156 + COMPLETER AVEC
JU
o Art. 217 anc. CIR (sociétés)
 Il s’agit de règles dans lesquelles l’État décide seul du régime qui va
s’appliquer à la double imposition. Il s’agit par exemple des articles 155
et 156 du CIR pour les personnes physiques, et de l’article 217 de
l’ancien CIR pour les sociétés. Il est à noter qu’actuellement, l’article
217 n’existe plus.
- Soit par convention conclue entre 2 ou plusieurs Etats
o Conventions bilatérales préventives de la double imposition
o Conventions multilatérales

42
Principes spécifiques à l’impôt sur les revenus :

•Taxation du revenu mondial


–Résidents = revenu mondial
–Non-résidents = revenu territorial (de source belge)

 Taxation du revenu global


–Taxation de l’ensemble des revenus: professionnels, immobiliers, mobiliers,
divers, on doit donc tout additioné pour déterminer la capacité contributive.

–Avant 1962, taxation cédulaire : taxation par boites, chaque catégorie


subissait sa taxe distincte des autres taxes.

–Depuis 1962: taxation du revenu global


•Raisons : temps et réalité
•Nuance: revenus mobiliers – revenus divers

• Taxation du revenu net


→ On ne prélève l’impôt que sur ce que le contribuable a effectivement en poche
= Revenu brut – frais
Revenu brut : cela peut être un revenu réel brut, mais aussi un revenu forfaitaire.
Pareil pour les charges.
Cette règle veut que l’on taxe le revenu net, c’est-à-dire le revenu brut diminué des
éventuelles charges déductibles. Chaque fois qu’il nous est demandé de déterminer
une base imposable, il faut se poser deux questions :

1) Quel est le revenu brut ? revenu réel (loyer), revenu forfétaire (cadastral)
2) Que puis-je déduire de ce revenu brut, pour aboutir au revenu net ? Ce sont des
charges réellement déducitble

Ce revenu net peut être déterminé sur une base réelle ou une base forfaitaire. En effet,
le revenu brut, ainsi que les charges déductibles, peuvent être déterminées sur base
réelle ou base forfaitaire. Il en est donc de même pour le revenu net.

COMPLETER TOYT AVEC AMANOTE !!!!!!!

RESTE P 43 +FIN COURS 1 + COURS DU MARDI SOIR (JU) + COURS DU MERCREDI


+ EXERCICES

43
Le précompte immobilier
Le précompte immobilier est devenu un impôt définitif, qui va dans les caisses des
régions.
 ART 257 CIR

Les régions peuvent accorder des réductions principalement relativement au nombre


d’enfants à charge, si handicapés, invalides de guerre, si immeuble improductif,…

Improductivité : l’immeuble ne peut pas être utilisé par le propriétaire mais cela à
cause de qqch qui est indépendant de sa volonté. L’immeuble est par exemple, devenu
insalubre, la route devant est fermée pour cause de travaux.

Les revenus professionnels


Restent globalisés et subissent un impôt progressif par tranches.

Loi dit qui c’est un revenu qui provient directement ou indi. D’activités de toute
nature.

 Faut :
Travail qui nécessite une organisation. Il faut une force humaine aussi.
Exemple ; je tond la pelouse, (force humaine) mais y a t il organisation.

Répété : répétition dans la réalité ou l’intention, dans le cadre d’une organisation

Dans un but de lucre : intention de produire des bénéfices Faut toutefois une
répétition pour que ce soit un revenu professionnel.

1. Un travail: utilisation de la force humaine dans le cadre d’une activité organisée


>< revenus immobiliers, mobiliers et divers
La force humaine va montrer la différence avec le revenu mobilier. Il faut donc voir si
on passe son temps à gérer les immeubles, sa rente,… C’est là la frontière avec le
revenu professionnel.

2. Répété:
>< opération isolée
revenu professionnel >< revenu divers (ART 90)
On peut avoir plusieurs activités professionnelles en même temps.

3. But de lucre : être payé mais aussi avec répétition.

4. « directement ou indirectement »: revenus de remplacement càd quand il y a


absence d’une activité professionnelle (indemnité suite à un accident de travail;
chômage) ou revenus différés (pensions). Mais pas toujours même taxation.

44
 Mais il faut distinguer :
On a les exploitants ;
Les salariés (+ dirigeants (gérants, administrateurs)) ;
Les professions libérales ;
Les revenus de remplacement.

Les règles applicables à ces catégories peuvent varier.

Les exploitants et professions libérales sont indépendants.


Pour les salariés, il y a contrat de travail et donc LIEN DE SUBORDINATION.

Mais dans les indépendants, il y a certains dirigeants. Pourtant, au regard de la


fiscalité, ils seront dans les salariés.

•Revenu imposable (c’est un revenu net) =


BRUT – FRAIS PROFESSIONNELS

Revenu brut:
-exploitants: bénéfices de toutes les opérations  dès qu’il a une créance certaine et
liquide !!
-Professions libérales: recettes (effectivement encaissées)

Revenu brut est réel ou forfaitaire: barèmes pour certaines professions: boulangers,
bouchers, cafetier, marchands de journaux…

Frais professionnels = frais réels ou forfaitaires (pour certaines catégories de revenus


– art. 51 CIR)

Ce qui est vu pour les exploitants va être valable pour l’ISOC.


ART 179 et svts CIR
Art 183 : sont des spécificités par rapport à l’impôt des personnes physiques, mais
uniquement en termes de bénéfice  Pas de revenus immobiliers.

ART 23 et svts, le législateur pose la distinction entre les différents revenus.


24-25 : bénéfices
27 : profit
30 et svts : rému salariés
41 et svts ; les plus-values
Art 49 : frais professionnels.

Exemple : Le médecin ne sera taxable que quand c’est encaissé.


L’exploitant dès la facture.
Avocat en PP  Taxable sur les recettes. Je la mets en société, je deviens taxable sur les
créances (comme exploitant).

45
Revenons au revenu brut : déterminé sur base réelle mais dans certains cas de
manière forfaitaire.
On a donc des barèmes pour les « petits indépendants » tq coiffeur, boulanger,
libraire,… (Ex : x Kg de farine  x pains à y€  X de revenu imposable). C’est plus
facile pour l’administration fiscale et pour l’indépendant.

Les frais professionnels déductibles (du revenu brut) : ce sont des frais réels que la
contribuable va prouver. Mais dans certains cas, il y a des forfaits mais que pour
certaines catégories de frais. On pourra déduire le montant sans devoir prouver. (Art
51).

Exemple : je bosse rue varin, taxable mais y a t il une activité professionnel ? (lucre,
organisation, répétition). Si tout Ok  OUI.

Licite, illicite :

La législation définit des activités légales et illégales mais pour l’administration fiscale,
on taxe les activités illégales. Mais comment connaître ces revenus ?  Problème.
Il y aura taxation quand il est chopé. Ou via les signes extérieurs de richesse.

La TVA frappe la livraison de biens et services.

Ex : je suis trafiquant de drogue et chopé à la frontière. Mais pas de TVA là dessus


(Cour européenne de justice).
Si par contre morphine pour hôpital, il devrait y avoir.

Pour un trafiquant de drogue frais déductibles ?


Si concurrence déductible  déductibles ?
Si j’élimine un concurrent  Frais déductibles ?

Je dois obtenir une grosse commande illicite. Je dois toutefois verser des pots de vins.
Je vais devoir corrompre. Je ne peux pas le faire en principe.

J’ai une société d’avocats, avec de bons bénéfices. Je pourrais donc acheter un
appartement à la côte à disposition du gérant. Elle aura dans ses frais, des
amortissements, frais d’entretien, des intérêts d’emprunts,…
Mais est-ce des frais professionnels déductibles ?
 Tous les revenus de la société sont des revenus professionnels mais idem ainsi pour
les frais. Mais ici, il n’y a pas d’objet social relatif à ça. Elle a fait un acte illicite et je
rejette toutes les dépenses relatives à ça. Les sociétés vont donc créer des
immobilières ou adapter l’objet social.

MAIS : est ce que toujours applicable (que quand pas dans objet social, on ne peut pas
déduire) ?

46
Bénéfices d’entreprise
•Les règles en matière de bénéfices d’entreprise « IPP » s’appliquent mutatis mutandis
à l’ISoc.
•A l’ISoc, elles sont complétées par des règles spécifiques
•Distinguer :
–Les bénéfices ordinaires
–Les bénéfices exceptionnels: « plus-values »

Bénéfice ordinaire d’entreprise :


•Moment d’imposition: « créance certaine et liquide »
•Exemples :

–Vente en décembre 2016 pour 10.000 €, avec payement d’un acompte en décembre
et du solde en janvier 2017: les 10.000 € = recette imposable en 2016
–Agent immobilier: vente d’un immeuble sous condition d’obtention d’un prêt par
l’acheteur: la vente n’est parfaite qu’au moment de réalisation de la condition
suspensive:
•Acte sous condition signé en 2016
•Prêt accordé en 2017  la créance de prix devient certaine et liquide  taxation en
2017

Rev imposable = brut – charges


En pratique, REVENU BRUT = Chiffre d’affaires HTVA – achats sortis

Incidence de la TVA:
-Entreprise est assujettie à la TVA
-La TVA frappe le consommateur final;
-L’assujetti intervient comme intermédiaire: il collecte la taxe auprès du
consommateur pour la verser à l’Etat

 La TVA est neutre, en principe, pour l’entrepreneur.

La TVA :
Impôt indirect, qui est perçu à chaque stade de production.
Si le boulanger, qui doit verser la taxe, est défaillant, l’Etat perd la recette fiscale. On va
donc percevoir un petit morceau de la taxe et chaque opérateur doit verser à l’Etat
percepteur. La défaillance d’un opérateur est donc moins impactant.
 C’est le consommateur final qui va supporter la taxe.

Exemple : fermier (Photo)

 On a un taux moyen d’imposition de 25%. A chaque étape, la taxe de la précédente


se retrouve dans la base imposable du suivant. On taxe la taxe. Il y a un effet de cumul.
La taxe va avoir une influence sur la structuration des entreprises. Sur le plan
économique, on va fusionner les stades de production.

47
Mais on introduit le principe de taxe due et taxe à payer et donc on peut déduire une
partie.
La TVA :
•La TVA est une taxe à la consommation
•À charge du consommateur final

Elle se caractérise par :


•Son payement fractionné
•Son mécanisme de « Taxe due / Taxe déductible »

On déduit la partie déjà due au stade précédent.


On donc bien une taxe sur la valeur ajoutée, la recette perçue correspond à 10% de la
VA globale.

–On applique un taux plus élevé à un stade de production (par exemple au stade 3 –
vente de la farine au grossiste)?
Tva à récupérer au dernier stade et la taxe sur la VA reste de 30.

–On applique un taux plus élevé au dernier stade?

48
•Revenus de nature immobilière / mobilière:
–Si capital affecté à l’activité professionnelle  revenu professionnel

•Exemples:
–Compte bancaire de l’entreprise de Martin: intérêts créditeurs = rev. professionnel
(le compte est affecté à sa profession)
–Dans le cadre de son activité de vente de chaussures, Martin a plusieurs magasins.
Certains d’entre eux sont franchisés, et les franchisés payent un loyer pour le magasin:
immeubles affectés à la profession  Professionnel

Les bénéfices de l’entrepreneur comprennent aussi :


ART 24-25 :
–La rémunération de son travail personnel: ce n’est pas une charge déductible :
Mais salaire versé au travailleur est déductible mais pas ce qu’il se verse lui-même.
–Les avantages de toute nature qu’il obtient : font partie du bénéfice imposable
–Les profits de spéculation
–Les sommes affectées au remboursement total ou partie de capitaux empruntés, à
l’extension de l’entreprise ou à l’accroissement de valeur des éléments de l’actif
–Réserves, fonds de prévision, provisions quelconques, résultat reporté à nouveau…
–Indemnités obtenues en cours d’exploitation, en compensation d’une réduction de
bénéfices; en réparation totale ou partielle d’une perte temporaire de bénéfices
(Art. 25 CIR)

Les frais déductibles :


ART 49 : disposition de base. + Conditions à remplir pour que des frais puissent être des
frais pro déductibles. On doit déduire les frais pour la période imposable à laquelle ils
sont reliés. Pas de lien à faire entre un revenu donné et la dépense qui lui est relative
mais rattachement des frais pro avec la période. On peut déduire des frais de 2017 même
si le revenu espéré n’est pas encore réalisé. Faire coller la période de déduction des frais
avec la période ou ces frais sont exposés.

Les frais déductibles sont les frais exposés en vue d’acquérir ou de conserver des revenus
professionnels. Rapport nécessaire entre les faits et la conservation des revenus. On ne
peut pas déduire des frais qui n’ont pas de lien avec les rev pro. Je suis gérante d’un
commerce, je peux exposer des frais de voyage pour aller voir un fournisseur à l’étranger,
il y a une relation entre le voyage et l’activité pro. Mais si le voyage n’a aucun lien avec
l’activité pro (je pars à la plage pour bronzer), alors on a plus de relation entre la
dépense et l’activité pro. Cette obligation pèse sur le contribuable, donc il doit garder les
preuves.

Rapport entre les frais et le revenu qu’on espère acquérir. Le fisc a un droit de regard sur
ce rapport mais il faut un lien de nécessité entre les frais et le revenu mais le fisc n’est pas
juge de l’opportunité de la dépense. C’est l’opérateur éco qui décide de la manière dont il
exerce sont activité éco. Exemple : on a des commerçants qui ont des magasins à Liege,
ces personnes déduisent des frais pro de voiture. Les voitures sont les plus belles voitures.
Le fisc arrive et dit que c’et excessif. Ces modèles sont trop luxueux, couteux et donc pas
justifiés. Permet de rejeter les dépenses déraisonnables. Les contribuables ont pu
démontrer que dans leur activité pro, il était important d’avoir des belles voitures (donne

49
confiance aux banquiers, fournisseurs, …). Attention : c’est au cas par cas, beaucoup de
dispositions limitatives. Le fisc juge de la réalité de la dépense, de la relation de la
dépense avec l’activité mais ne peu pas juger de l’opportunité de la dépense. A METTRE
EN ORDRE
PRINCIPES GENERAUX (art. 49 CIR)
Applicables à tous les rev. Professionnels :

« Sont déductibles les frais que le contribuable a faits ou supportés pendant la


période imposable en vue d’acquérir ou de conserver les revenus imposables et
dont il justifie la réalité et le montant au moyen de documents probants (= un écrit)
ou, quand cela n’est pas possible, par tous autres moyens de preuve admis par le droit
commun, sauf le serment.
Sont considérés comme ayant été faits ou supportés pendant la période imposable, les
frais qui, pendant cette période, sont effectivement payés ou supportés ou qui ont
acquis le caractère de dettes ou pertes certaines et liquides et sont comptabilisés
comme telles ».

 Frais « faits ou supportés » (dans le cadre de l’activité professionnelle)


 RATTACHEMENT A L’ACTIVITE PROF.
-Critère précisé par la jurisprudence
-Conséq.: ventilation des frais mixtes
-Ex. frais relatifs à l’immeuble mixte; frais de personnel utilisés à la fois dans
l’activité prof. et à titre privé; voiture; …

50
 « Pendant la période imposable »
-Condition précisée à l’art. 49 al. 2 CIR
-Payés / dettes certaines et liquides (et comptabilisées comme telles)
-Comptabilisation dans une comptabilité régulière (en fonction des critères
comptables applicables au contribuable)
-La dette doit être certaine: son principe est établi avec certitude
-La dette doit être liquide: son montant doit être fixé précisément et
définitivement
-Dette certaine mais non liquide: non déductible
-Déduction à opérer lors de la survenance du 1er événement: payement ou dette
certaine et liquide le contribuable n’a pas le choix

Exemple : en décembre 2016, réparation d’une machine:


- payement immédiat de la facture en 2016: frais déductible pour l’année de revenus
2016
- facture établie en 2016 par le réparateur: dette certaine et liquide: déduction en
2016
- réparation le 31 décembre; le réparateur établit la facture le 1er janvier: au 31/12:
dette certaine pour le preneur, mais non liquide, s’il ne connaît pas précisément le
montant dû pour la réparation

Attention slide p14

Question :
Est-ce qu’une société peut déduire des frais en dehors de son objet social ?
 Pharmacien qui achète un immeuble et le met à la disposition du gérant pour les
vacances  Possible de déduire les frais ?

51
En vue d’acquérir ou de conserver les revenus professionnels
 « Rapport nécessaire avec l'acquisition ou la conservation des revenus résultant,
pour le contribuable, de l'exercice de son activité professionnelle »

IL faut donc un lien avec l’activité, les frais doivent être inhérents à l’activité
professionnelle FRAIS NECESSAIRES.

-> Mais le fisc n’est pas juge de l’opportunité des frais; il peut vérifier leur réalité et
le lien avec l’activité. Il faut donc la justifier. Il faut garder les preuves afférentes à
ces frais qui sont déduits.

Exemple : magasin dans le centre ville où déduit des frais de grosses voitures mais le
fisc dit que c’est exagéré, et juge donc la valeur. On permet donc que les dépenses
déraisonnables soient rejetées.
On peut quand même montrer que c’est nécessaire d’en mettre plein la vue.  Ok
mais c’est au cas par cas et il existe beaucoup de dispositions limitatives qui ne
permettent pas de déduire l’entièreté des frais dans tous les cas.

Si on a une facture le 31 décembre de 20000 pour prestation  Fisc demande de


démontrer de quoi il s’agit. On veut vérifier la réalité.
Certaines prestations sont déductibles mais il faut montrer que c’est réel.
Ces prestations sont souvent remises en cause quand on reçoit des factures de société
de management. Le fisc demande alors de montrer que les prestations ont vraiment
existé, il faut prouver la réalité de la situation.

 Ne sont pas des frais professionnels


- Les frais liés à des besoins personnels
- Les frais de formation qui ne sont pas en relation avec l’activité: ex.: conseil fiscal suit
une formation en archéologie
- Les frais de déplacements privés

Des frais de nature personnel ne sont pas déductibles au nom de frais professionnels.
Ex, le logement. Les frais de formation aussi sont nuancés. Ex, je suis médecin et je vais
à un séminaire de cardiologie à Rome  Déductible.
Ex, séminaire sur l’homéopathie, hypnose, c’est déductible si bien justifié.

Je (Avocat) pars par exemple faire une formation pour qualification supplémentaire au
States  Déductible.
Mais si pour management alors qu’il ne le sera que dans le futur (associé d’un cabinet),
ça risque de ne pas passer.
On rejettera aussi quand on fait des formations avant toute activité pro, mais des frais
préparatoire à l’activité ne seront pas toujours rejetés On se demande quand
l’activité commence.

52
Preuve des frais
- Preuve que les conditions de déduction sont réunies: contribuable
- Démontrer la réalité et le montant des frais
- Preuve (documents probants): hiérarchie:
- Documents justificatifs
- Facture, reçu fiscal, autre doc imposé par règlem.;
- Sinon, autres moyens de preuve (sauf le serment)
- Possibilité de conclure des accords avec le fisc (art. 50 § 2 et art
342 CIR) mais ça doit rester légal, on peut conclure un accord sur une durée
d’amortissement de tel bien ou sur le forfait d’utilisation d’une voiture.

Il faut donc conserver les factures et documents prouvant de la réalité et du montant.

- Documents justificatifs détruits, volés


- Si pratique courante est de ne pas donner doc. justificatif
 Autres moyens de preuve :

Cas dans lesquels la pratique ne donne pas néc. de justificatifs:


• 1° les frais que l'on range communément dans la catégorie des frais de
représentation;
• 2° certains frais inhérents à l'utilisation d'une voiture automobile à usage mixte
(essence, huile, produits d'entretien, accessoires de faible valeur, etc.) (*) même si par
exemple taxi, bus, on va avoir un justificatif ajd.
• 3° les menus frais inhérents à l'entretien des locaux professionnels (matériel et
produits d'entretien, etc.);
• 4° certains frais de déplacements professionnels occasionnels (transport en
commun, taxis, etc.)
(ComIR 49/20)
(Rem.: prudence – souches de caisse)

Preuve - Accords individuels


- sur un montant de frais
- sur un pourcentage de frais (par ex. frais de représentation évalués à 3 % du revenu
semi-brut)
- sur la quotité professionnelle lorsqu'il s'agit de frais mixtes (voitures, immeubles, …)

MAIS ATTENTION : Accord « explicite » / implicite :


On dit 30% pour tel frais, on garde ça pour le futur mais on refait si les conditions
changent.
Accord révisible: si conditions changent, si contribuable n’a pas fourni toutes les
données, …

Mais on ne peut pas dire que accord implicite quand on déduit 50% mais pas d’accord
et pas de contrôle  On pensait que Ok implicitement mais NON. Il doit avoir contrôlé.

Si pas d’accord contribuable/contrôleur: fixation d’un forfait « raisonnable » par le


contrôleur

53
Les frais non-déductibles (ART 53)

Si ca rentre ici  NON. Mais sinon on regarde 49 et on voit si oui ou non.


Mais art 53 est une liste limitative. De plus ART 198, liste en plus ce qui est non-
déductible pour les firmes soumises à l’ISOC.

• Dépenses ayant un caractère personnel… et toutes autres dépenses non nécessitées


par l’exercice de la profession
• IPP, y compris sommes versées à valoir sur cet impôt, additionnels à l’IPP et au PrI
mais uniquement quand on soumis à l’IPP. Quand ISOC, c’est dans l’art 198.
• Cotisation spéciale pour la sécurité sociale
• Accroissements, majorations, frais et intérêts de retard afférents à l’IPP et aux
précomptes
• Amendes (Excès de vitesse), amendes transactionnelles, confiscations, pénalités de
toute nature

NB : Le précompte mob est-il déductible à titre de frais pro ? Le précompte immo


afférant à mon activité commerciale ?
ATTENTION, le 5° de l’article 53 ne concerne que des majorations, intérêts de retard.
Si litige concernant un impôt mais je le paye quand même. Si’ je gagne, je reçois l’impôt
payé + intérêts de 7%. Si je perds, c’est ok et je ne paye pas d’intérêts de retard alors
que si pas payé, je dois les payer en plus du montant.

Quand c’est habitation privée, non-déductible. Quand c’est pour le professionnel, ça


devrait être déductible.

• Frais de vêtements, sauf vêtements professionnels spécifiques


• 50% de la quotité professionnelle des frais de réception et de cadeaux d’affaires (à
l’exception des articles publicitaires portant de manière apparente et durable la
dénomination de l’entreprise donatrice)
• 31% de la quotité professionnelle de frais de restaurant (exc°: frais de restaurant des
représentants du secteur alimentaire)
• Frais de toute nature se rapportant à la chasse, pêche, yachts, bateaux de plaisance,
résidences de plaisance ou d’agrément « sauf dans l’éventualité et dans la mesure où
le contribuable établit qu’ils sont nécessités par l’exercice de son activité
professionnelle en raison même de l’objet de celle-ci ou qu’ils sont compris parmi les
rémunérations imposables des membres du personnel au profit desquels ils sont
exposés »

 Tous les frais qui dépassent de manière déraisonnable les besoins professionnels.
Elle va rejeter l’aspect déraisonnable et on ne rejette que ce qui est déraisonnable.
Mais subjectivité sur le déraisonnable.

• Rémunérations attribuées au conjoint travaillant avec le contribuable car on


pourrait ainsi diminuer son résultat.
– Exc°: rémunération au conjoint aidant
• Rémunérations à d’autres membres de la famille du contribuable dans la mesure où
elles excèdent un salaire normal…
• Certains avantages sociaux (accordés aux travailleurs)

54
• Lutte contre la corruption: (Pas de déduction pour ce qui est versé dans le cadre de
corruption)
– Les commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres, vacations ou
honoraires occasionnels ou non, gratifications, rétributions ou ATN accordés,
directement ou indirectement, à une personne
• Dans le cadre d’une corruption publique en Belgique…ou d’une corruption privée en
Belgique;
• Dans le cadre d’une corruption publique d’une personne exerçant une fonction
publique dans un Etat étranger ou dans une organisation de droit international
public… Dans certains pays, c’est pourtant obligatoire mais c’est non déductible.

Partiellement déductible
Frais liés à l’immeuble affecté à l’activité professionnelle
Voir slide

Frais liés aux capitaux empruntés à des tiers


Principe: les frais financiers afférents à des capitaux empruntés à des tiers et affectés à
l’activité professionnelle sont déductibles (art. 52, 2° CIR).

L’intérêt est donc un revenu pour la personne qui prête. C’est un revenu imposable.

Mais problème quand j’emprunte chez qqn de proche (qui m’aide un peu dans la
boite) et donc je lui en donne car plus intéressant que rémunération.

Limites:
– intérêts « exagérés »: art. 55 CIR :
Ca doit correspondre au taux du marché et on ne peut déduire que ça. Ce taux dépend
de la situation du contribuable (+ risqué, + le taux sera haut). Il faut pouvoir prouver à
l’administration que le taux du marché est celui là  Demande à une banque.

– Intérêts payés à des « non-résidents privilégiés »: art. 54 CIR :

– Des intérêts, redevances, autres rémunérations


– Payés ou attribués
– Directement ou indirectement
– À des contribuables non-résidents
• Non soumis dans son pays à un impôt sur les revenus
• Ou soumis à un régime de taxation notablement plus avantageux que celui
auquel ces revenus sont soumis en Belgique
– A moins que le contribuable belge justifie par toutes voies de droits
– Qu’ils répondent à des opérations réelles et sincères et
– Qu’ils ne dépassent pas les limites normales

55
Les amortissements (Art 61)
Ils sont normalement déductibles.

• Principes :
– Dépréciation réellement survenue
– Pendant la période imposable
– Basés sur valeur d’investissement ou de revient

Martin a acheté son immeuble professionnel pour le prix de 100.000 € + 20% de frais
(droits d’enregistrement, frais de notaire, …). On peut amortir la construction et pas le
terrain  Scinder les valeurs et ca peut susciter des difficultés vis à vis de
l’administration.

Amortissement de l’immeuble:
– Valeur d’amortissement? Prix d’acquisition
 Notion définie par législation comptable
– Durée d’amortissement?
• Principe : 30 à 33 ans voire moins pour certains types.
• Cas particuliers:
– Immobilisations incorporelles: 5 ans min (art. 63 CIR – « sont »)
– Invest. en oeuvres audiovisuelles: 3 ans min (id.)
– Station rechargement pr véhicules électriques: 2 ans (art.
63/1 CIR – « peuvent »)  Incitatif

– Quid des frais accessoires?


Pas ceux relatifs aux terrains mais bien à la construction  ART 62
• Règle fiscale: amortissement (art. 62 CIR)
– Intégral pendant la période imposable au cours de laquelle ces frais sont
exposés;
– Soit au même rythme que le principal
– Soit à un autre rythme que le principal

Mais on peut faire une RV sur frais accessoires au terrain à condition que ce qui est
comptabilisé (frais accessoires + val) soit supérieur à la valeur réelle.
Ces frais sont des non-valeurs.

• Méthodes d’amortissement : (Influence la base imposable


– Linéaire : c’est la règle mais on peut parfois utiliser la méthode dégressive.
– Dégressive
– Cas particuliers: doublement de l’annuité linéaire – lois d’expansion économique –
matériel et outillage/bâtiments industriels

Voir slide par rapport à ça.

56
Frais de voiture
ATTENTION : distinction ente boite soumis à IPP et ISOC.

IPP : Principe est de déduire ce qui est lié à l’activité professionnelle mais pas pour le
privé.

A l’impôt des sociétés, il n’y pas de distinction. L’utilisation à des fins privées est
relative à une rémunération qu’on donne, il faut donc la comptabiliser.

En IPP, on doit savoir montrer les km que l’on a fait pour le professionnel. Il y a les
trajets maison-travail mais aussi les autres trajets : visite de clients,… Il y a deux règles
différentes.

Pour le domicile-travail, on déduit 15c/km. Cela recouvre l’ensemble des frais afférant
au véhicule sauf intérêts. En ne touchant pas aux 15c, l’Etat nous taxe toujours un peu
plus.

Autres trajets : déductible mais pas à 100% mais 75% mais aussi pour tous les frais :
entretien, amortissements, carburant.

57
Régime des plus-values
 Est-elle réalisée en cours d’activité ou en cas de cessation de l’activité ?
On a une différence juridique quand PP et que cessation.

•Régime des plus-values en cours d’activité – régime des exploitants

•3 catégories de plus-values :
–Plus-values latentes : qui existe potentiellement mais pas encore actée
–Plus-values exprimées : on pense qu’il y a réalité et on l’exprime
–Plus-values réalisées : on le sait, on a cédé l’actif et fait une plus value.

Plus value latente :


Non taxable car le fisc ne voit pas ça. Mais exception qu’on ne trouve pas chez PP : le
contribuable acte une moins-value sur des actions et parts. A l’IPP, ça pourrait être le
cas mais en général quand PP, on détient ça dans le patrimoine privé.

Exprimée :
Taxable, la plus-value est un résultat sur le plan comptable et donc sur le plan fiscal.
Mais on paye sur qqch qui n’est pas réalisé  pas l’argent. C’est donc en principe
taxable mais le contribuable n’a pas le cash et donc par exception c’est exonéré pour
PP et aussi à l’ISOC sous condition d’intangibilité. (Art 190 al 2)

Réalisé :
Taxable en principe mais il y a des régimes particuliers par exemple, le régime de la
taxation étalée.

+ SLIDE POUR ARTICLES

 ART 47 :
« Etalement de taxation de la plus-value sous conditions de remploi du montant reçu
sur la réalisation de l’actif. (PAS LE MONTANT DE LA PLUS-VALUE)

Mais on distingue les plus values forcées (quand sinistre, il y a généralement une
assurance qui va permettre de réaliser cette plus-value ou quand qqn est responsable
du dommage, il devra payer  Possibilité de +).
Et les plus-values volontaires.

Attention on ne fait des plus-values que sur les immobilisations corporelles et


incorporelles. Il faut que ça soit détenu depuis au moins 5 ANS. Mais attention il y
distinction quand forcé ou volontaire. En effet, si forcé, il n’y a pas de conditions.

Dans la plus-value volontaire (car seulement là que délai), le début du délai court à
partir de la date d’acquisition.

 Est ce que tous les actifs (corpo et incorp) détenus depuis plus de 5 ans peuvent
faire l’objet de plus values volontaires ?
Pour les incorporelles, il faut que des amortissements aient été actés.

58
Paragraphe 1 1° : Qu’est ce qu’une aliénation (dans le cas du volontaire) ? Signifie que
la propriété passe d’une personne à une autre. On a donc : la vente, donation,
succession, apport, échange.

 Que faut-il remployer quand plus value ?


- Volontaires : la valeur de réalisation
- Forcées : Le montant de l’indemnité

Exemple : machine vendue pour 1000€. Il faut remployer 1000€. Si vente pour 1000
et 500 (N) et 500 (N+1) pour paiements. Quand même pour 1000.

Mais si 500 en N et 10% du bénéfice en N+1 pour un bien totalement amorti  ?????

 Dans quel délai faut-il remployer ?


Au plus tard à la cessation de l’activité. Mais hors cas de la cessation : art 47 par. 3 1°
2°.

Immeuble brûle et je reçois indemnité le 30 juin 2017. Je prends donc 31 déc 2017 + 3
ans, on est donc au 31 déc 2020.
Le délai commence à courir le 31 déc de l’année.

Si 1000 en 2017 et 500 en 2018 (bien totalement amorti). J’aurai deux délais (1er
jusque 2020 et l’autre jusque 2021).

Pour les volontaires c’est aussi 3 ans et calcule à partir du premier jour de la période
imposable. Si je vends ajd, le délai court jusqu’au 31 décembre 2019, le 1 er janvier
2020.

Si je vends un immeuble ajd, une machine achetée au mois de janvier peut-elle être
remploi ? OK !
Délai ? Oui car Art 47 parag 3 2°. Le délai commence le 1er janvier.
Bon actif ? L’actif que je dois prendre en remploi est une immo corp ou incorp, qui est
amortissable. (ART 47 parag. 2).
Ex : si immeuble, ok mais pas pour le terrain.

 Dans quels actifs vaut-il mieux remployer (voiture, machines, immeubles) ?


Dans un immeuble, on peut prendre comme remploi, les investissements que j’ai fait
en 2016 (N-1) et 2015 (N-2). (Parag. 4).
Quand on prend un immeuble bâti, un navire, délai de remploi prolongé à 5 ans.

 Que se passe-t-il quand j’ai remployé ?


La taxation étalée de la plus-value se fait au rythme des amortissements des biens
acquis au titre de remploi. Elle commence donc à l’acquisition du bien que je
commence à amortir. IL faut donc prendre qqch qui s’amortit sur longtemps, par
exemple, un immeuble sur 30 ans car taxation étalée sur plus longtemps.

Tant qu’on n’a pas remployé, la plus-value est immunisée. Le mieux est donc
d’attendre la fin du délai et de prendre un immeuble où le délai peut être prolongé et

59
bien le faire dans le délai. Attention que si tout le remploi n’est pas fait, on doit payer
l’entièreté de la taxation sur la plus-value.

Détermination de la plus-value
PGE 11 slide 2. ART 43

Les taux applicables


•Principe: taux plein
•Exception:
–Exonérations
–Taxation étalée
–Taux réduits: Art. 171 CIR (seulement PP)

 Principe: les taux réduits (IPP) – en cours d’activité


–Plus-values sur immob corporelles:
•16,5%
–si actif affecté à l’activ prof depuis + de 5 ans
–Si pas d’option pour taxation étalée
•Taux plein si
–Actif affecté depuis – de 5 ans
–Ou option pour taxation étalée non satisfaite
–Plus-values sur immob financières:
•16,5% si détenu depuis + de 5 ans
•Taux plein si détenu depuis – de 5 ans
–Plus-values sur immob incorporelles:
•Taux plein/taxation étalée si cond remplies

ATTENTION : comparer art 44 bis et ter avec le 47

60
Les autres revenus professionnels
Quel est l’intérêt de mettre en société.

Martin a mis son entreprise en société


-Il est « dirigeant d’entreprise » (point 4.1)
 Comment est-il taxé?
-La société emploie des travailleurs
 Régime de taxation des salariés? (point 4.2)
 Les rémunérations versées par la société sont-elles déductibles? (renvoi point 5:
l’impôt des sociétés)

Il y a changement du statut fiscal.

Régime des dirigeants


 Détermination du revenu net :
 Le dirigeant perçoit des « rémunérations » (art. 30 CIR)
 Les rémunérations des dirigeants comprennent (art. 32 CIR):
-Les tantièmes, jetons de présence, émoluments et toutes autres sommes fixes ou
variables allouées par des sociétés, autres que des dividendes ou des remboursements
de frais propres à la société;
-Les avantages de toute nature (pas ATN si j’avance le resto avec le client);
-Certaines indemnités;
-Le loyer d’immeubles, quand il doit être requalifié en rémunération

 Qui est « dirigeant d’entreprise »?


2 catégories: personne physique qui :
1)Exerce un mandat d’administrateur, de gérant, de liquidateur ou des
fonctions analogues;

2)Exerce au sein de la société une fonction dirigeante ou une activité dirigeante


de gestion journalière, d’ordre commercial, financier ou technique, en dehors
d’un contrat de travail.

 pas de contrat de travail; pas de lien de subordination


 Caractère indépendant de l’activité
Activité au sein d’une société

 Activité au sein d’une « société »: v. art. 2 CIR:


« toute société, association, établissement ou organisme quelconque régulièrement
constitué qui possède la personnalité juridique et se livre à une exploitation ou à des
opérations de caractère lucratif »
Si vraie ASBL, on est pas dirigeant.

61
 Quelle est la différence entre les deux catégories ?
Pourquoi distinguer ? Quelle est la ≠ enter les deux catégories ? Car il y a des règles
spéciales qui vont s’appliquer à certains dirigeants.
2 dispositions anti-abus (requalification des loyers en revenus professionnels et
intérêts d’avance en dividendes) qui s’appliquent aux dirigeants de la 1ère catégorie et
également le principe d’attraction .

Principe d’attraction : l’administrateur ou gérant de société est taxable au titre de


rémunération de dirigeant d’entreprise pour tout ce qu’il perçoit de la société. Ce
principe ne s’applique pas dans le cas où administrateur en tant qu’avocat ou
architecte, les honoraires dans ce cas ne subissent pas ce principe d’attraction.
Pour ces dirigeants d ‘entreprise, ils peuvent déduire frais réels (législateur va vérifier
qu’il n’y a pas une double déduction, voir que ce soit bien réparti entre personne et
société) mais également un forfait de frais professionnels. Le forfait est de 3% de la
rémunération avec un maximum à 2390€. Le montant maximum est moins élevé pour
les dirigeants que pour les autres catégories (comme salariés). Car l’essentiel des
charges sont pris en compte par la société.

Disposition anti-abus :

1. Requalification des intérêts en dividendes : ex : apport en K, bénéfice et


rémunération en dividende. Les charges fiscales qui pèsent sur la structure au-delà
des 53%. (ISOC 33%, PM 30%). Si je prête à la société, elle me verse un intérêt (limite
de versement de l’intérêt). Requalification lorsque l’on prête à la société à un taux
excessif au taux du marché, l’excédent sera requalifié en dividende. La seconde
hypothèse, si le montant total des avances excède les fonds propres de la société
(réserve taxées + K libéré), les intérêts afférents à l’excédent seront aussi qualifiés
comme dividendes. VOIR GERK !
Le K libéré c’est ce qui est effectivement libéré et apporté par l’actionnaire, c’est du K
et le législateur le traite toujours comme K. Pas de taxation à l’impôt sur les revenus
lors de l’apport et pour la société, ne représente pas un bénéfice imposable. Et lors du
remboursement de ce K libéré, il n’y a pas lieu de taxer. Ex : société a 20000€ de K
libéré et réalise bénéfice, si elle me verse dividendes, moi, en tant qu’actionnaire, je
suis taxé à 30%, donc plutôt que de verser des dividendes, on va prélever sur le K
libéré et je le récupère sans impôt. Si cela est réalisé, on risque un retour de flamme en
cas de prêt à la société, on diminue les fonds propres.
L’avance est « tout prêt d’argent représenté ou non par des titres. » On prête de
l’argent (fixer les modalités par écrit), c’est une avance. Ou on vend à la société, elle ne
nous paie pas tout de suite, on met en compte courant administrateur.
L’avance doit être consentie par une PP à une société dont elle possède des actions ou
parts (donc actionnaires, mais pas nécessairement actionnaires dirigeants). Et vise
dans une 2ème hypothèse, le dirigeant même non-actionnaire. Pour éviter toute
ambiguïté, on vise aussi le conjoint y compris les enfants, jusque 18 ans.

Exemple : photo poyon

62
2. Dirigeant met son immeuble à disposition de la société : on est taxé sur le loyer
réel : loyer brut – 40% de charges → pas taxé sur le revenu cadastral.
Sije suis dirigeant, et que je reçois mon revenu professionnel, je peux déduire mes
frais professionnels réels (difficile d’atteindre 40%) et forfaitaire (3%+…). La location
permet de faire sortir une somme de la société, est une somme taxable mais
déductible à 40% et donc intérêt à se verser un revenu immobilier.
Gonfler le loyer pour bénéficier de l’avantage fiscal : autre avantage revenu immobilier
pas dans la base des cotisations sociales.
On va regarder le loyer et avantages locatifs recueillis par la personne physique. Ce
loyer ne peut pas excéder 5/3 du revenu cadastral revalorisé (Art. 1 A.R./CIR)

Régime des salariés


 Comment on détermine la rémunération nette (avantages sociaux et ATN).

 Revenu net :
Les rémunérations des salariés comprennent:
- Les traitements, salaires, commissions, …, obtenues en raison ou à l’occasion de
l’activité professionnelle à un titre quelconque, sauf en remboursement de frais
propres à l’employeur;
- Les avantages de toute nature…;
- Certaines indemnités…;

Il y a des éléments de revenus qui sont exonérés (art. 38 CIR) :


-Les allocations familiales, car pas dans le cadre du travail,
-Les allocations pour soins de santé
-Certains frais de déplacement,
-Les indemnités « Plan PC privé »
-Certaines indemnités…
Voir le texte légal.

Revenu net= brut – frais pro déductibles (réels ou forfaitaires) (ART 51)

 Mais est ce que toutes les catégories peuvent avoir frais pro forfaitaires ?
Salariés ?

 Avantages sociaux :
Art 38 exonère certains éléments au titre d’avantages sociaux.
Il n’est pas taxable dans le chef du travailleur mais doit-il être déductible dans le chef
de l’employeur ?
Oui habituellement ce sera non déductible mais parfois si :

 Certains avantages sociaux sont exonérés pour le bénéficiaire et déductibles pour


l’employeur:
-Voyages collectifs de maximum 1 jour pour le personnel
-Utilisation occasionnelle des installations de l’entreprise
-Distribution gratuite de potage, café, rafraichissements pendant les heures de travail

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-Formation professionnelle spécifique du personnel
-Transport collectif, gratuit ou à prix réduit, de membres du personnel jusqu’au lieu de
travail, organisé par l’employeur

 Les ATN :
Cela s’ajoute à la rémunération en espèce. Ils sont taxables mais quelle base à prendre
en considération ? Sur quoi taxer ?
ART 36 CIR : sur la valeur réelle de l’avantage.
Mais on trouve certaines évaluations forfaitaires : art 18 AR/CIR (+1 en 36).

Si il n’y a pas d’exception, il y aura taxation sur la valeur réelle.

APPLICATIONS : ATN VOITURE quand c’est pour notre compte et on doit évaluer cette
partie privée qui constitue l’ATN. Avant, on faisait sur base du kmtrage à titre privé.
Nouvelle règle va dépendre de la taille et pollution de la voiture. + Elle pollue, + l’ATN
est grand.

Si 115g CO2  5,5%


Si 120g  0,1*5= 0,5  Taux de 6% (ART 36 parag 2)

Slide !!!! DNA veut dire que non-déductible à l’ISOC.


FIN SEANCE 5 ET DEBUT SEANCE 6

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Début JU SUR REVENUS DIVERS ET MOBILIERS

 Dans le cas avant (SLide 1 page 18), on a souci si 3 enfants,… dans la société
opérationnelle.

Dans le cas de la holding, ce qui se passe dans la gestion de l’opérationnelle est gérée
par la holding  Moins d’impact de la gestion par les enfants. L’actionnaire va donc
vendre ou apporter des actions à la holding et il va faire une PLUS-VALUE INTERNE.
Ces plus values ne sont pas taxées, la holding a du K libéré, elle réduit son K avec
remboursement à l’actionnaire (non-taxable), elle verse ce remboursement en faisant
remonter des dividendes vers elle  Actionnaire reçoit de l’argent non-taxé.

Vaut mieux etre dans GAAR (anti-abus) que dans exagération de la loi du 25 décembre
2016.

Impot des sociétés


Sont soumises à l’ISOC, les sociétés résidentes. (ART 179)
 Elle est taxable en Belgique sur son revenu mondial. SI non-résidente, ce sera sur le
revenu territorial. Attention, la succursale est un élément d’un établissement stable
(faut quand on est non-résident), on trouve la définition à l’art …. (JU)

 Société ? (ART 2 PARAG 1 5°), c’est une entité qui a la personnalité juridique (SPRL,
SA, SNC, régie communale autonome (pas simple), intercommunales, SCS, SC par
action, GIE,…).

ART 180 !!!

Certaines intercommunales n’étaient pas soumises à l’ISOC  On a supprimé ça et


donc, EN PRINCIPE, elles sont soumises à l’ISOC mais faut exploitation ou opérations à
caractère lucratif.
Pour les intercommunales hospitalières restent exclues du champ d’application de
l’ISOC.

 Société résidente ? (Art 2 par 1 5°). Les critères ne sont pas cumulatifs. Mais souci
si siège social d’un côté et siège de direction dans l’autre pays  Risque d’être
considéré comme résident dans 2 Etats. Donc, risque d’être taxé 2* sur le revenu
mondial si même règle dans ces pays là.

Détermination de la base imposable


On part du résultat comptable  retraitements fiscaux.
On va accepter la règle comptable sauf si déroge à la loi fiscale.

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1. Détermination du résultat :
Bénéfice reporté, en réserves, les dividendes,.. (JU)
DNA : On a les spécificités fiscales. On a des dépenses que le législateur n’accepte pas
 A reprendre en compte

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