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Chapitre 0 : Définition des concepts de base

0.1 L Economie

Le mot économie a une origine grecque « oikonomos ». Il signifie « celui qui gère la maison » L économie est donc l étude de la manière dont les ressources limitées sont utilisées afin de satisfaire les besoins illimités. Science des choix rationnels sous contraintes, elle a pour but d expliquer et de prévoir les comportements de consommation et de production des acteurs de l économie. Pour se faire, elle utilise l analyse théorique et la recherche empirique.

Ces deux types de démarche sont complémentaires puisque la théorie guide la recherche empirique, tandis que cette dernière permet de vérifier les hypothèses et les conclusions de la théorie. Mais leurs méthodes sont différentes : l analyse théorique emploie le raisonnement déductif, tirant des conclusions d'une série d'hypothèses initiales, alors que la recherche empirique est inductive par nature.

L économie est subdivisée fondamentalement en deux volets qui sont la microéconomie et la macroéconomie ; même si il existe parfois des analyses économiques qui se trouve entre ces deux volets.

La "micro-économie" est la branche de l'économie qui analyse le comportement économique au niveau d'entités individuelles telles que le consommateur, le producteur. Les consommateurs sont considérés comme des offreurs de travail et demandeurs de produits et de services. Les producteurs sont des demandeuses de travail et des offreuses de produits et services. La "macro-économie" étudie l'économie à travers la formation et les relations qui existent entre les grands agrégats économiques (le Produit Intérieur Brut, l'investissement, la consommation, le taux de chômage, l'inflation, les échanges entre pays, etc.)

Plusieurs autres critères peuvent être utilisés pour définir l économie.

Economie du marché versus Economie de subsistance

Le terme d'économie de marché désigne un système économique où les décisions de produire, d'échanger et d'allouer des biens et services rares sont déterminées majoritairement à l'aide d'informations résultant de la confrontation de l offre et de la demande telle qu'établie par le libre jeu du marché. Confrontation qui détermine les informations de prix, mais aussi de qualité, de disponibilité.

L'économie de subsistance est une économie choisie ou subie, relativement ou totalement à l'écart des flux économiques, où règne essentiellement l autoconsommation. Les productions des biens

alimentaires, mobiliers ou immobiliers nécessaires à l'existence reposent sur la famille ou un groupe restreint sans qu'il y ait d'échanges commerciaux ou de manière très limitée.

Dans un pays où coexistent cette économie et un autre système (économie de marché) on parle d économie duale. L'économie de subsistance est souvent caractéristique d'une économie traditionnelle. Aussi, l économie de marché est parfois assimilée à l économie libre.

Economie libre versus Economie contrôlée

Economie libre est un système économique dans lequel les agents économiques (entreprises, individus) ont la liberté de vendre et d'acheter des biens, des services et des capitaux. Cette école de pensée estime que les libertés économiques (libre-échange, liberté d'entreprendre, libre choix de consommation, de travail, etc.) sont nécessaires au bon fonctionnement de l'économie et que l'intervention de l'État doit y être aussi limitée que possible. Une économie libre s'oppose à une économie planifiée dans laquelle toutes les grandes décisions sont prises par l'État.

Economie planifiée est une économie où les choix en matière d'investissement, de production et de fixation des prix sont faits par l'État ou ses organismes habilités. L'économie planifiée s'oppose à l'économie de marché.

Toutefois, dans la plupart des sociétés, l'économie de marché se combine avec des restrictions ou des balises imposées par l'État en vue du meilleur fonctionnement du marché. Une telle économie n'est pas incompatible avec l'existence de programmes sociaux et d'un État interventionniste, à moins que celui-ci ne dépasse une certaine limite. Dans la plupart des économies de marché, la part la plus importante des biens est régie par l'économie de marché.

Economie fermée versus Economie ouverte

Principes l économie Le comportement d une économie (un groupe d acteurs économiques qui interagissent au quotidien) reflète le comportement des différentes institutions ou individus qui la composent. De ce fait, l étude de l économie se fonde sur des principes ; dix (10) au total selon Gregory et Mark (2011) 1 .

1. Les individus font face à des arbitrages L un des arbitrages rencontré par l économie est celui qui concerne l efficacité et l équité. L efficacité signifie que l économie tire le meilleur parti de ses ressources rares. L équité signifie que les produits de ces ressources sont distribués de manière juste entre les acteurs de l économie.

2. Le coût d une chose mesure ce à quoi on renonce pour l obtenir ;

11 Economics, by Gregory N. Mankiw and Mark P. Taylor, 2 nd edition

3.

Les individus rationnels raisonnent à la marge ;

4. Les individus réagissent aux incitations.

Ces quatre premiers principes régissent le processus de décision des individus.

5. L échange est profitable pour tous ;

6. Les économies de marché sont habituellement un bon mode d organisation de l activité économique

7. L Etat peut parfois améliorer les situations du marché ;

Ces principes indiquent que les acteurs interagissent entre eux.

8. Le niveau de vie d une économie dépend de sa capacité à produire des biens et des services ;

9. Les prix augmentent lorsque la Banque Centrale imprime trop de monnaie ;

10. A court terme, l économie est confrontée à un arbitrage entre inflation et chômage.

Ces principes décrivent comment fonctionne l économie dans son ensemble.

0.2 La Gestion

Les sciences de gestion (ou "sciences du management") sont une discipline des sciences sociales principalement issues de l'économie. Elles sont à la croisée entre économie politique et économie d'entreprise. Elles sont également inspirées d'autres disciplines telles que la sociologie et la psychologie.

Si on considère que gérer et manager sont synonymes on peut d'abord se référer à Henri Fayol

pour lequel "administrer (gérer) c'est prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler". Cette

fonction consisterait donc surtout à piloter une société.

Pour l'auteur contemporain Henry Mintzberg un manager (ou gestionnaire) remplit trois rôles complémentaires et interdépendants : un rôle interpersonnel, un rôle informationnel et un rôle décisionnel. Ce dernier rôle nous rappelle une conception très traditionnelle de l'activité de gestion

qui serait d'abord l'art de la décision.

Les sciences de gestion se subdivisent en plusieurs disciplines à savoir la finance, la comptabilité, les théories des organisations, l organisation des entreprises, la logistique, la gestion des ressources humaines, le marketing, la science de la décision, etc. Les sciences de gestion ont pour objet d éclairer l action conduite de façon collective par des groupes humains organisés : entreprises, associations, administrations, etc. » que l économie qualifie d agent économique ou institutions.

0.3

Agent économique

L agent économique se définit comme toute personne physique ou morale qui participe à l activité économique. Les différents agents économiques sont regroupés dans différentes branches baptisées unités institutionnelles. Elles constituent les unités de base de la comptabilité nationale.

Une unité institutionnelle est un centre de décision autonome pouvant être une personne (ou plusieurs) physique, les économistes disent alors qu'il s'agit d'un ménage, ou une personne morale c'est-à-dire une entreprise, une administration publique ou une association. Elles sont susceptibles de posséder elles-mêmes des actifs, de souscrire des engagements, de s'engager dans des activités économiques et de réaliser des opérations avec d'autres unités.

Ces unités institutionnelles doivent exercer des opérations économiques pendant un an au moins sur le territoire national pour être comptabilisés dans les secteurs institutionnels. Ce territoire est, si on prend le cas de la Côte-d Ivoire l espace territoriale, l'espace aérien, les eaux territoriales et les espaces qui regroupent des ressources appartenant à la Côte-d Ivoire. En revanche les enclaves étrangères à l'image de consulats et ambassades qui sont en Côte-d Ivoire ne sont pas considérées comme des unités résidentes.

Les unités institutionnelles ayant la même activité principale et la même source principale de revenu sont regroupées en cinq secteurs institutionnels. On distingue cinq secteurs institutionnels résidents :

Les ménages,

Les Sociétés Non Financières (SNF)

Les Sociétés Financières (SF)

Les Administrations Publiques (APU)

Les Institutions Sans But Lucratif au Service des Ménages (ISBLSM)

L'ensemble des unités non-résidentes, dans la mesure où elles entretiennent des relations économiques avec des unités résidentes, sont regroupées dans une catégorie appelée Reste du Monde (RDM).

0.4 L Entreprise

Diverses approches permettent de définir l entreprise.

La législation allemande, selon Diemer, répondait à cette question en précisant que « l'entreprise

est le lieu où travaillent en commun l'entrepreneur comme chef d'entreprise, les employés et les ouvriers comme personnel, en vue d'atteindre les buts de l'entreprise et pour le bien

commun du peuple et de l'Etat ». Cette loi du 20 janvier 1934 insistait sur trois dimensions : le statut des personnes (l entrepreneur est présenté comme une figure emblématique de l esprit

d entreprise) ; les finalités de l entreprise et les aspirations des différents protagonistes (la finalité de l entreprise ne pouvant se réduire à une simple « maximisation » du profit). Une définition communément admise en économie consiste à définir l entreprise comme une "unité économique dotée d une autonomie juridique qui combine des facteurs de production (capital et travail) pour produire des biens ou des services destinés à être vendus sur un marché » (Beitone et ali, 2001). Aussi l entreprise est une unité de répartition qui crée des richesses servant à rémunérer l ensemble des agents économiques ayant participé à l activité de production de l entreprise

Aux yeux des économistes, l entreprise serait ainsi l unité fondamentale de l économie de marché et du capitalisme. Au-delà de ces qualificatifs, il convient de rappeler que l entreprise est une réalité économique et sociale. Par analogie avec le monde biologique et organique, l entreprise transite par une succession de phases que nous associerons à des étapes de la vie (naissance, croissance et développement, mort). Dans ce « combat » pour la vie, l entreprise doit faire face à un environnement à la fois économique, technologique, sociologique, institutionnel, international A cette occasion, elle se trouvera insérer dans un réseau socio-économique qui la poussera à rechercher des relations de complémentarité ou à développer des relations de concurrence. Enfin, les entreprises forment aujourd hui un ensemble hétérogène que l on appréhende à partir de deux clés d entrée : la dimension économique (activité, effectif, valeur ajoutée ) et la dimension juridique (propriété et personnalité morale)

Selon l école des relations humaines l entreprise est :

une organisation humaine ayant pour mission de créer une valeur économique ;

une organisation composée d êtres sociaux dont la psychologie influe fortement

l efficacité.

L organisation doit concilier les impératifs technique-économiques et les besoins du personnel.

Principaux auteurs: Mayo, Maslow, Mc Gregor

Selon l école des Behavioristes, l entreprise est une organisation complexe, une coalition de groupes aux intérêts divergents qu il faut rendre compatibles. Principaux auteurs : Simon, Cyert, March

0.5 Les besoins et les biens

Un agent (économique) pour vivre va avoir besoin de deux types de besoins qui peuvent exiger pour leur obtention un ou des échanges.

qui peuvent exiger pour leur obtention un ou des échanges.  L'ensemble des "besoins primaires" (finis

L'ensemble des "besoins primaires" (finis et dénombrables) ou physiologiques

L'ensemble des "besoins secondaires" (qui ne sont pas vitaux et non nécessairement finis et

dénombrables)

ne sont pas vitaux et non nécessairement finis et dénombrables) et qui sont subjectivement propres à

et qui sont subjectivement propres à tout individu

Remarque : Les besoins secondaires sont très difficiles à définir et à mesurer mais si nous raisonnons en des termes ensemblistes, nous pouvons simplement dire qu est "besoin secondaire" tout ce qui est exclu

de l'ensemble des besoins primaires

.
.

Un besoin est dit un "besoin économique" quand il concerne un "bien rare" dont l'obtention exige un ou plusieurs échanges. Ils s'opposent aux "biens libres" qui sont des biens disponibles à tous en

abondance, aucun travail (typiquement Les biens sont classés en :

)

n'étant supposé nécessaire pour en bénéficier.

C1. "Biens matériels" qui ont une réalité physique, palpable et qui peuvent être stockés ;

C2. "Biens intermédiaires" ou "services" dont la production et la consommation sont

simultanés ;

C3. "Biens virtuels" qui n'ont qu'une existence mathématique et souvent limitée dans le temps.

Quelques soit leurs classes, des biens ou services peuvent être complémentaires ou substituables.

D1. Deux biens sont dits "biens complémentaires" si la possession de l'un et de l'autre procure une satisfaction supérieure à la somme des satisfactions des deux biens s'ils étaient pris isolément (super-additivité). Ainsi, il y a complémentarité entre une voiture et de l'essence. Cela peut être interprété par la courbe d'indifférence suivante :

interprété par la courbe d'indifférence suivante : Le couple (voiture, essence) ont respectivement un minima

Le couple (voiture, essence) ont respectivement un minima sous lequel nous ne pouvons pas descendre afin que le coupe ait son intérêt de consommation (il ne vaut pas la peine d'acheter une voiture si l'essence tend vers zéro).

D2. Deux biens sont substituables si nous pouvons remplacer facilement l'un par l'autre, par exemple en cas de pénurie ou de hausses de prix. Le thé et le café sont substituts car, à défaut de l'un, nous nous reportons souvent sur l'autre. Cela est encore plus vrai pour deux marques d'une même boisson (Pepsi et Coca). Cela peut être interprété par la courbe d'indifférence suivante :

Effectivement, l'intersection avec les axes respectifs exprime justement la substitution totale possible d'un bien

Effectivement, l'intersection avec les axes respectifs exprime justement la substitution totale possible d'un bien par l'autre dans le panier.

On peut distinguer les biens en fonction de la sensibilité de la quantité demandée suite à une variation de revenu des consommateurs (élasticité revenu). Elle mesure. C est en effet la variation en pourcentage de la quantité demandée du bien X résultant d une variation de 1% du revenu R des consommateurs. Elle s écrit :

e

x R
x
R

x

R

*

R

x

La notions d'élasticité-revenu permet de classer les biens de la manière suivante :

"Biens inférieurs" : qui sont les biens de consommation dont l'élasticité par rapport au revenu est inférieur à 1 et donc dont la consommation diminue avec l'augmentation du revenu tel

que

diminue avec l'augmentation du revenu tel que  Biens supérieurs " : qui sont les biens

Biens supérieurs" : qui sont les biens de consommation de luxe dont l'élasticité par rapport au revenu est supérieur et dont la consommation augmente avec une augmentation du

revenu tel que

augmente avec une augmentation du revenu tel que  " Biens normaux" : qui sont les

"Biens normaux" : qui sont les biens neutres et dont le coefficient d'élasticité par rapport

au revenu est un peu différent de 1 tel que

.
.

Remarque: Une demande est dite "sensible au prix" lorsque le pourcentage de variation de la quantité demandée est supérieure au pourcentage de variation de prix. Dans le cas contraire, nous parlons de demande "rigide au prix".

0.6 Le Marché

Le marché est défini selon l approche de l économiste et celle du gestionnaire.

0.6.1 Marché au sens de l économie

Selon, l économie, le marché est le lieu concret ou abstrait de rencontre de l offre et de la demande pour un produit déterminé. Cette rencontre aboutit à des contrats de vente se traduisant par l échange de produits contre un prix (valeur monétaire du prix selon une appréciation conjointe entre acheteur et vendeur !). Trois critères permettent d identifier les marchés :

le critère de l espace géographique : marché local, marché régional, marché national, marché mondial ;

le critère temps ou date de disponibilité du bien échangé : marché au comptant (l échange

et la disponibilité sont simultanés), marché à terme (la décision d échange et la disponibilité du bien sont séparés dans le temps) ;

la structure du marché qui dépend de plusieurs éléments (caractéristiques du bien échangé, le nombre et la taille des opérateurs, la qualité de l information à la disposition des opérateurs, les conditions d entrée et de sortie, l adaptabilité réciproque de l offre et de la demande).

Dans la théorie économique, le critère nombre d offreurs et de demandeurs permet d identifier les marchés selon le tableau suivant. Fondamentalement deux types de marché s opposent, il y a le

marché de concurrence parfaite et les marchés imparfaits.

Offre un Quelques Infinité Demande (mono) (oligo) (poly) Un Monopole Monopsone Monopsone (mono) bilatéral
Offre
un
Quelques
Infinité
Demande
(mono)
(oligo)
(poly)
Un
Monopole
Monopsone
Monopsone
(mono)
bilatéral
contrarié
Quelques
Monopole
Oligopole
Oligopsone
(oligo)
contrarié
bilatéral
Infinité
Monopole
Oligopole
Concurrence
(Poly)

Dans les analyses économiques, le marché de référence est le marché de concurrence pure et parfaite (CPP). Ce marché est une construction abstraite dont l intérêt est surtout d ordre normatif. Il s agit d une structure de marché qui vérifie les cinq conditions suivantes :

L atomicité : l offre et la demande sont réparties entre un très grand nombre d agents de petite taille de telle sorte qu aucun d entre eux ne peut exercer un effet significatif sur le prix de marché ou sur les quantités offertes et demandées ;

L homogénéité du produit : toutes les marchandises livrées sur le marché sont similaires de sorte que les demandeurs soient totalement indifférents à la provenance du produit ;

La libre entrée et la libre sortie : la liberté d entrée signifie l absence de barrière de type réglementaire, technique, financier ou autre, de telle sorte que si les profits sont élevés, de nombreux entrants se présenteront et entraîneront une baisse des profits. A l opposé, si des opérateurs font des pertes, ils ont la possibilité de sortir sans que s y opposent des facteurs financiers, sociaux et autres ;

La transparence du marché : l information sur les quantités offertes et demandées, sur les prix proposés, sur les transactions, etc., est largement diffusée auprès des acheteurs et des vendeurs de sorte qu aucun offreur ne peut proposer un prix plus élevé que le prix de marché parce qu aucun acheteur n est disposé à payer ce prix ;

La mobilité des facteurs de productions : les facteurs de production existent en quantité illimitée ; ils sont mobiles et interchangeables en fonction de leurs productivités marginales.

0.6.2 Marché au sens de la gestion des entreprises

Dans la vision de la gestion des entreprises, le marché se définit concrètement par rapport à une entreprise, à un produit ou une classe de produits. Ce marché peut-être ou non localisé dans une

zone géographique donnée. Le marché de l entreprise est constitué par l ensemble de sa clientèle.

Il y a différents types de marché.

Le marché potentiel de l entreprise est constitué par les consommateurs actuels (qu il convient de conserver), les non consommateurs relatifs (qu il est possible de transformer en acheteurs effectifs) et les non consommateurs absolus. Les non consommateurs relatifs ne consomment pas les biens et services actuellement produit par l entreprise. Cette absence de consommation est souvent lié au fait que ces clients manquent d informations sur le bien

ou ignorent son existence ou encore parce qu ils ne disposent pas de moyens financiers pour se le procurer. Les non consommateurs absolus n achètent pas le produit pour des raisons profondes que celles-ci soient d ordre physique, psychologique, moral ou financier.

le marché réel d une entreprise est constitué par les consommateurs actuels et les non consommateurs relatifs.

Quelques notions sont liées au marché au sens de l entreprise !

La taille du marché détermine l intérêt ou non qu a une entreprise à se lancer dans la production et la commercialisation d un bien ou d un service sur ce marché. Soit x le nombre de consommateurs sur le marché réel

q

la quantité moyenne consommée par consommateur réel et par an

d

la dépense moyenne par habitant et par an

Le marché total annuel réel (en volume physique) s obtient par le produit entre x et q.

Marché physique = q * x

Le marché total annuel réel (en valeur monétaire) ou chiffre d affaires s obtient par le produit entre

x et d

Marché monétaire = d * x

L analyse du chiffre d affaires de l entreprise ne permet pas de savoir si elle a gagné ou perdu du terrain par rapport à ses concurrents.

La notion de part de marché recouvre trois sous notions que sont la part de marché globale, la part de marché relative et la part de marché servi.

La part de marché globale est donnée par le rapport entre les ventes de l entreprise (marché actuel de l entreprise) et les ventes totales du secteur (marché actuel total du produit).

Part de marché = marché actuel de l entreprise / marché actuel total

On peut l exprimé en unité physique ou en unité monétaire. Elle permet de mesurer le poids de l entreprise par rapport aux autres entreprises dans le secteur. Egalement permet-elle de comparer les ventes d une année à l autre. Si l entreprise maintient sa part de marché globale, elle se développe au même rythme que la moyenne de ses concurrents.

La part de marché « servi » est le rapport des ventes de l entreprise sur le marché effectivement visé par elle. La part de marché « servi » est toujours supérieure à la part de marché globale. La part de marché servi est un indicateur d efficacité.

La part de marché relative exprime les ventes de l entreprise rapportées au chiffre d affaires du concurrent le plus important. Elle traduit donc des rapports de force. Ainsi, une part de marché relative supérieure à 100% révèle une position de leadership. Une part de 50% indique que l entreprise vend la moitié de ce que vend le concurrent le plus important.

La segmentation du marché. Le marché de l entreprise est constitué par de nombreux acheteurs. Ceux-ci sont dispersés et hétérogènes dans leur comportements d achat et dans leur préférence. Egalement, il arrive parfois que la concurrence est plus prononcée à l intérieur de certains sous marchés. Ainsi, l entreprise a souvent intérêt, plutôt que de commercialiser ses biens tous azimuts, à rechercher un sous marché qui semble attractif, compatible avec ses objectifs et ressources et moins concurrent. Il est donc nécessaire de segmenter son marché en sous marchés homogènes selon un critère défini.

Segmenter consiste à identifier des groupes distincts de clients qui réagiront de la même façon à l offre de l entreprise. Ces groupes sont donc homogènes à l intérieur.

La segmentation d un marché est, par conséquent, le découpage de l ensemble hétérogène composé de tous les clients potentiels en sous-ensembles homogènes selon les besoins, les préférences et

les comportements d achat. Ces sous-ensembles sont appelés « segments ». Les segments doivent être déterminés de façon à permettre une réponse appropriée aux caractéristiques de la demande de chacun. Deux approches opposées sont envisageables pour réaliser la segmentation du marché. Il y a l approche qui part de l ensemble et procède à des découpages à l aide de critères définis au préalable ; c est la méthode de segmentation proprement dite, appelée encore méthode séparative

Aussi, y a-t-il l approche qui part des individus et crée des segments par

regroupement sur la base de similarités ou de « proximité » au sens mathématique du terme. C est

la méthode de typologie ou agrégative ou « ascendante ».

ou « descendante ».

0.7 La Valeur et le Prix

La "valeur d'échange" précise pour chaque bien, la quantité des autres biens qui lui est équivalent. Usuellement, l on considère que le "prix" (ou "monnaie") P est la forme monétaire de la valeur d'échange

Remarque : Le "prix" est le paramètre auquel s'intéresse l'économiste. Tout bien matériel ou

Remarque : Le "prix" est le paramètre auquel s'intéresse l'économiste. Tout bien matériel ou ressource humaine ainsi qu'une monnaie donnée à un prix dont il faut déterminer la valeur (relative)

soit de manière empirique soit avec des modèles mathématiques statistiques complexes.

déterminer la valeur (relative) soit de manière empirique soit avec des modèles mathématiques statistiques complexes.

Il existe différents types de prix dont voici un échantillon dans l'ordre d'un processus économique classique:

Le "prix de fabrication"

économique classique:  Le "prix de fabrication" est déterminé par les charges directes (mais pas

est déterminé par les charges directes (mais pas forcément

constantes

:

!)
!)

de fabrication (salaires, matières premières, machines, licences, brevets,

)

matières premières, machines, licences, brevets, )  Le "prix d'usine" est la somme du prix de

Le "prix d'usine"

licences, brevets, )  Le "prix d'usine" est la somme du prix de fabrication augmenté des

est

la somme du prix de fabrication augmenté des charges

est la somme du prix de fabrication augmenté des charges indirectes (taxes, impôts, frais administratifs, frais

indirectes (taxes, impôts, frais administratifs, frais de stockage, publicitaires, etc.). Afin de pouvoir modéliser un tant soit peu ce prix de manière théorique nous allons devons supposer le marché est à "flux tendu" ou à l'équilibre. En d'autres termes, les biens sont fabriqués directement en fonction de la demande et sans stockage et sans intervalle de temps entre la mise sur le marché et la vente (c'est une approximation grossière mais nous y sommes contraints). Dès lors :

grossière mais nous y sommes contraints). Dès lors :  Le "Prix de vente net" (ou

Le "Prix de vente net"

contraints). Dès lors :  Le "Prix de vente net" (ou vue de l'acheteur : le

(ou vue de l'acheteur : le "prix d'achat net"

vue de l'acheteur : le "prix d'achat net" ) qui est le prix d'usine augmenté de

) qui est le prix

d'usine augmenté de la "marge sécuritaire" ou "bénéfice brut"

la "marge sécuritaire" ou "bénéfice brut" de l'usine tel que : Remarque: Ce bénéfice brut sera

de l'usine tel que :

ou "bénéfice brut" de l'usine tel que : Remarque: Ce bénéfice brut sera investi dans de

Remarque: Ce bénéfice brut sera investi dans de multiples domaines par le fabricant (recherche et développement, redistribution aux investisseurs, etc.) et le solde doit permettre de se protéger contre les différentes fluctuations directes du marché c'est-à-dire : les salaires, les taxes, les prix des matières premières.

Nous pouvons alors envisager deux cas de figures:

Le bénéfice brut est plus grand que la somme des charges générales et charges non prévues (il y aura donc un bénéfice net) ;

Le bénéfice brut est plus petit que les charges générales (il y aura donc un déficit ou perte nette)

De ce qui a été défini précédemment il découle que :

Le "bénéfice net"

précédemment il découle que : Le "bénéfice net" est donné par la partie de la marge

est donné par la partie de la marge sécuritaire qui était prévue pour une

période et qui finalement n'a pas été utilisée par les charges imprévues telle que :

pas été utilisée par les charges imprévues telle que : durant cette période (4) Remarque: Si

durant cette période

(4)par les charges imprévues telle que : durant cette période Remarque: Si les ventes sont supérieures

Remarque: Si les ventes sont supérieures aux prévisions et que des quotes-parts de charges générales et imprévues ont été comptés aux clients, nous parlons alors pour ce supplément imprévu de "boni de suractivité" ce qui augmente bien évidemment le bénéfice net prévu. Dans le cas contraire, nous parlons de "coût d'inactivité partielle" ce qui diminue bien évidemment le bénéfice net espéré.

ce qui diminue bien évidemment le bénéfice net espéré.  Le "Prix d'appel" qui est le
ce qui diminue bien évidemment le bénéfice net espéré.  Le "Prix d'appel" qui est le

Le "Prix d'appel" qui est le prix d'usine multiplié par un facteur sentimental et artistique (mode, ragots, raisons subjectives), etc. Ce facteur peut être quantifié statistiquement à partir de l'unicité du bien, de la durée d'existence de celui-ci, du nombre d'acheteurs potentiels et ceci tant que personne n'intervient de manière à en modifier l'original après sa fabrication. Nous avons dès lors :

l'original après sa fabrication. Nous avons dès lors : (5)  Le "Prix de vente brut"

(5)

après sa fabrication. Nous avons dès lors : (5)  Le "Prix de vente brut" ou

Le "Prix de vente brut" ou vu de l'acheteur le "prix d'achat brut"

qui est le prixou vu de l'acheteur le "prix d'achat brut" d'appel augmenté de la marge bénéficiaire du vendeur

d'appel augmenté de la marge bénéficiaire du vendeur (intermédiaire entre l'usine et

du vendeur (intermédiaire entre l'usine et l'acheteur) plus les frais généraux de vente . La

l'acheteur) plus les frais généraux de vente . La marge du vendeur peut-être incluse dans un premier dans les charges directes mais les frais généraux ne sont pas déterministes mis à part dans un marché à flux tendu où il n'y en a pas et comme nous en avons fait l'hypothèse, nous avons :

et comme nous en avons fait l'hypothèse, nous avons : (6) Remarque: Le prix d'achat brut

(6)

Remarque: Le prix d'achat brut est aussi parfois appelé "prix de catalogue".

est aussi parfois appelé "prix de catalogue".  Le "Prix de revient" qui est le prix

Le "Prix de revient" qui est le prix de vente brut (ou d'achat selon le point de vue) diminué des différents déductions D possibles (étant une valeur négative) faites par le vendeur tel que :

une valeur négative) faites par le vendeur tel que : (7) Les agents du marché d'échange

(7)

Les agents du marché d'échange de biens admettent parfois une réduction du prix de catalogue. Les réductions existent que sous deux formes connues:

14

La "remise" qui est une bonification de prix accordée soit à un agent demandeur qui achète par fortes quantités un bien soit à un détaillant auquel est facturé un article de marque au prix de vente imposé par le fabricant (facteur stratégique commercial)

"L'escompte" ou "ristourne" qui est une déduction consentie à l'agent demandeur pour paiement au comptant ou pour règlement anticipé ou encore pour paiement à une époque convenue (nous y reviendrons formellement lors de notre étude de l'intérêt simple en calcul actuariel plus loin).

Dans

le

cas

le

plus

général qui soit

nous parlerons à un temps

t donné de "prix

d'exercice"

à un temps t donné de "prix d'exercice" (ou "prix facturé") auquel le bien peut être

(ou "prix facturé") auquel le bien peut être acheté ou vendu tel que :

auquel le bien peut être acheté ou vendu tel que : (8) Les facteurs à prendre

(8)

Les facteurs à prendre en compte lors de l'élaboration d'une politique de prix sont synthétisés de manière non exhaustive dans le diagramme suivant :

d'une politique de prix sont synthétisés de manière non exhaustive dans le diagramme suivant : 15

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