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CIRDI

Convention pour le règlement des différends relatifs


aux investissements entre Etats et ressortissants
d’autres Etats (Convention CIRDI)
Convention BIRD du 18 mars 1965

[ NB - Au 1er janvier 2010, la convention a été signée et ratifiée par tous les pays de l’Afrique francophone à
l’exception de Djibouti et de la Guinée Equatoriale.]

Les Etats contractants avoir assumé aucune obligation de recourir à


la conciliation ou à l’arbitrage, en aucun cas
 Considérant la nécessité de la coopération particulier ;
internationale pour le développement écono-
mique, et le rôle joué dans ce domaine par les Sont convenus de ce qui suit :
investissements privés internationaux ;
 Ayant présent à l’esprit que des différends Art.1.- 1) Il est institué, en vertu de la présente
peuvent surgir à toute époque au sujet de tels convention, un centre international pour le règle-
investissements entre Etats contractants et res- ment des différends relatifs aux investissements (ci-
sortissants d’autres Etats contractants ; après dénommé le centre).
 Reconnaissant que si ces différends doivent
normalement faire l’objet de recours aux ins- 2) L’objet du centre est d’offrir des moyens de
tances internes des modes de règlement inter- conciliation et d’arbitrage pour régler les différends
nationaux de ces différends peuvent être ap- relatifs aux investissements opposant des Etats
propriés dans certains cas ; contractants à des ressortissants d’autres Etats
 Attachant une importance particulière à la contractants, conformément aux dispositions de la
création de mécanismes pour la conciliation et présente convention.
l’arbitrage internationaux auxquels les Etats
contractants et les ressortissants d’autres Etats Art.2.- Le siège du centre est celui de la Banque
contractants puissent, s’ils le désirent, soumet- internationale pour la reconstruction et le dévelop-
tre leurs différends ; pement (ci-après dénommée la Banque). Le siège
 Désirant établir ces mécanismes sous les aus- peut être transféré en tout autre lieu par décision du
pices de la Banque internationale pour la re- conseil administratif prise à la majorité des deux
construction et le développement ; tiers de ses membres.
 Reconnaissant que le consentement mutuel des
parties de soumettre ces différends à la conci- Art.3.- Le centre se compose d’un conseil adminis-
liation ou à l’arbitrage, en ayant recours aux- tratif et d’un secrétariat. Il tient une liste de conci-
dits mécanismes, constitue un accord ayant liateurs et une liste d’arbitres.
force obligatoire qui exige en particulier que
toute recommandation des conciliateurs soit Art.4.- 1) Le conseil administratif comprend un
d°ment prise en considération et que toute sen- représentant de chaque Etat contractant. Un sup-
tence arbitrale soit exécutée et ; pléant peut agir en qualité de représentant si le titu-
laire est absent d’une réunion ou empêché.
 Déclarant qu’aucun Etat contractant, par le
seul fait de sa ratification, de son acceptation
ou de son approbation de la présente conven- 2) Sauf désignation différente, le Gouverneur et le
Gouverneur suppléant de la Banque nommés par
tion et sans son consentement, ne sera réputé
l’Etat contractant, remplissent de plein droit les

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fonctions respectives de représentant et de sup- 3) Dans toutes les sessions du conseil administratif,
pléant. le quorum est la moitié de ses membres plus un.

Art.5.- Le président de la Banque est de plein droit 4) Le conseil administratif peut adopter à la majori-
président du conseil administratif (ci-après dé- té des deux tiers de ses membres une procédure
nommé le président) sans avoir le droit de vote. S’il autorisant le président à demander au conseil un
est absent ou empêché ou si la présidence de la vote par correspondance. Ce vote ne sera considéré
Banque est vacante, la personne qui le remplace à comme valable, que si la majorité des membres du
la Banque, fait fonction de président du conseil conseil y ont pris part dans les délais impartis par
administratif. ladite procédure.

Art.6.- 1) Sans préjudice des attributions qui lui Art.8.- Les fonctions de membres du conseil admi-
sont dévolues par les autres dispositions de la pré- nistratif et de président ne sont pas rémunérées par
sente convention, le conseil administratif : le centre.
a) adopte le règlement administratif et le règle-
ment financier du centre ; Art.9.- Le secrétariat comprend un secrétaire géné-
b) adopte le règlement de procédure relatif à ral, un ou plusieurs secrétaires généraux adjoints et
l’introduction des instances de conciliation et le personnel.
d’arbitrage ;
c) adopte les règlements de procédure relatifs aux Art.10.- 1) Le secrétaire général et les secrétaires
instances de conciliation et d’arbitrage (ci- généraux adjoints sont élus, sur présentation du
après dénommés le règlement de conciliation président, par le conseil administratif, à la majorité
et le règlement d’arbitrage) des deux tiers de ses membres, pour une période ne
d) approuve tous arrangements avec la Banque en pouvant excéder six ans et sont rééligibles. Le pré-
vue de l’utilisation de ses locaux et de ses ser- sident, après consultation des membres du conseil
vices administratifs ; administratif, présente un ou plusieurs candidats
e) détermine les conditions d’emploi du secrétaire pour chaque poste.
général et des secrétaires généraux adjoints ;
f) adopte le budget annuel des recettes et dépen- 2) Les fonctions de secrétaire général et de secrétai-
ses du centre ; re général adjoint sont incompatibles avec
g) approuve le rapport annuel sur les activités du l’exercice de toute fonction politique.
centre.
Sous réserve de dérogation accordée par le conseil
Les décisions visées aux alinéas a, b, c et f ci- administratif, le secrétaire général et les secrétaires
dessus, sont prises à la majorité des deux tiers des généraux adjoints ne peuvent occuper d’autres em-
membres du conseil administratif. plois ou exercer d’autres activités professionnelles.

2) Le conseil administratif peut constituer toute 3) en cas d’absence ou d’empêchement du secrétai-


commission qu’il estime nécessaire. re général ou si le poste est vacant, le secrétaire
général adjoint remplit les fonctions de secrétaire
3) Le conseil administratif exerce également, toutes général. S’il existe plusieurs secrétaires généraux
autres attributions qu’il estime nécessaires à la mise adjoints, le conseil administratif détermine à
en oeuvre des dispositions de la présente conven- l’avance l’ordre dans lequel ils seront appelés à
tion. remplir lesdites fonctions.

Art.7.- 1) Le conseil administratif tient une session Art.11.- Le secrétaire général représente légale-
annuelle et toute autre session qui aura été soit dé- ment le centre, il le dirige et est responsable de son
cidée par le conseil, soit convoquée par le prési- administration, y compris le recrutement du per-
dent, soit convoquée par le secrétaire général sur la sonnel, conformément aux dispositions de la pré-
demande d’au moins cinq membres du conseil. sente convention et aux règlements adoptés par le
conseil administratif . Il remplit la fonction de gref-
2) Chaque membre du conseil administratif dispose fier et a le pouvoir d’authentifier les sentences arbi-
d’une voix et, sauf exception prévue par la présente trales rendues en vertu de la présente convention et
convention, toutes les questions soumises au d’en certifier copie.
conseil sont résolues à la majorité des voix expri-
mées. Art.12.- La liste de conciliateurs et la liste
d’arbitres sont composées de personnes qualifiées,

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désignées comme il est dit ci-dessous et acceptant payées pour l’utilisation de ses services ou par
de figurer sur d’autres sources de revenus, l’excédent sera sup-
ces listes. porté par les Etats contractants membres de la Ban-
que proportionnellement à leur souscription au ca-
Art.13.- 1) Chaque Etat contractant peut désigner pital de celle-ci et par les Etats qui ne sont pas
pour figurer sur chaque liste, quatre personnes qui membres de la Banque conformément aux règle-
ne sont pas nécessairement ses ressortissants. ments adoptés par le conseil administratif.

2) Le président peut désigner dix personnes pour Art.18.- Le centre a la pleine personnalité juridique
figurer sur chaque liste. Les personnes ainsi dési- internationale. Il a, entre autres, capacité :
gnées sur une même liste doivent toutes être de  a) de contracter ;
nationalité différente  b) d’acquérir des biens meubles et immeubles
et d’en disposer ;
Art.14.- 1) Les personnes désignées pour figurer  c) d’ester en justice.
sur les listes doivent jouir d’une haute considéra-
tion morale, être d’une compétence reconnue en Art.19.- Afin de pouvoir remplir ses fonctions, le
matière juridique, commerciale, industrielle ou centre jouit, sur le territoire de chaque Etat contrac-
financière et offrir toute garantie d’indépendance tant, des immunités et des privilèges définis à la
dans l’exercice de leurs fonctions. La compétence présente section.
en matière juridique des personnes désignées pour
la liste d’arbitres est particulièrement importante. Art.20.- Le centre, ses biens et ses avoirs, ne peu-
vent faire l’objet d’aucune action judiciaire, sauf
2) Le président, dans ses désignations, tient compte s’il renonce à cette immunité.
en outre, de l’intérêt qui s’attache à représenter sur
ces listes les principaux systèmes juridiques du Art.21.- Le président, les membres du conseil ad-
monde et les principaux secteurs de l’activité éco- ministratif, les personnes agissant en qualité de
nomique. conciliateurs, d’arbitres ou de membres du comité
prévu à l’article 5, alinéa 3 et les fonctionnaires et
Art.15.- 1) Les désignations sont faites pour des employés du secrétariat :
périodes de six ans renouvelables.  a) ne peuvent faire l’objet de poursuites en
raison d’actes accomplis par eux dans
2) en cas de décès ou de démission d’une personne l’exercice de leurs fonctions, sauf si le centre
figurant sur l’une ou l’autre liste, l’autorité ayant lève cette immunité ;
nommé cette personne peut désigner un remplaçant  b) bénéficient, quand ils ne sont pas ressortis-
pour la durée du mandat restant à courir. sants de l’Etat où ils exercent leurs fonctions,
des mêmes immunités en matière
3) Les personnes portées sur les listes continuent d’immigration, d’enregistrement des étrangers,
d’y figurer jusqu’à désignation de leur successeur. d’obligations militaires ou de prestations ana-
logues et des mêmes facilités en matière de
Art.16.- 1) Une même personne peut figurer sur les change et de déplacements, que celles accor-
deux listes. dées par les Etats contractants aux représen-
tants, fonctionnaires et employés de rang com-
2) Si une personne est désignée pour figurer sur parable d’autres Etats contractants.
une même liste par plusieurs Etats contractants, ou
par un ou plusieurs d’entre eux et par le président, Art.22.- Les dispositions de l’article 21
elle sera censée l’avoir été par l’autorité qui l’aura s’appliquent aux personnes participant aux instan-
désignée la première ; toutefois si cette personne ces qui font l’objet de la présente convention en
est le ressortissant d’un Etat ayant participé à sa qualité de parties, d’agents, de conseillers,
désignation, elle sera réputée avoir été désignée par d’avocats, de témoins ou d’experts l’alinéa (b) ne
ledit Etat. s’appliquant toutefois qu’à leurs déplacements et à
leur séjour dans le pays où se déroule la procédure
3) Toutes les désignations sont notifiées au secré-
taire général et prennent effet à compter de la date Art.23.- 1) Les archives du centre, sont inviolables
de réception de la notification. où qu’elles se trouvent.
Art.17.- Si les dépenses de fonctionnement du cen-
tre ne peuvent être couvertes par les redevances

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2) Chaque Etat contractant accorde au centre pour morale qui possède la nationalité de l’Etat
ses communications officielles, un traitement aussi contractant partie au différend à la même date
favorable qu’aux autres institutions internationales. et que les parties sont convenues, aux fins de la
présente convention, de considérer comme res-
Art.24.- 1) Le centre, ses avoirs, ses biens, ses re- sortissant d’un autre Etat contractant en raison
venus ainsi que ses opérations autorisées par la du contrôle exercé sur elle par des intérêts
présente convention sont exonérés de tous impôts étrangers.
et droits de douane. Le centre est également exempt
de toute obligation relative au recouvrement ou au 3) Le consentement d’une collectivité publique ou
paiement d’impôts ou de droits de douane. d’un organisme dépendant d’un Etat contractant ne
peut être donné après approbation par ledit Etat,
2) Aucun impôt n’est prélevé sur les indemnités sauf si celui-ci indique au centre que cette approba-
payées par le centre au président ou aux membres tion n’est pas nécessaire.
du conseil administratif ou sur les traitements, émo-
luments ou autres indemnités payés par le centre 4) Tout Etat contractant peut, lors de sa ratification,
aux fonctionnaires ou employés du secrétariat, sauf de son acceptation ou de son approbation de la
si les bénéficiaires sont ressortissants du pays où ils convention ou à toute date ultérieure, faire connaî-
exercent leurs fonctions ; tre au centre la ou les catégories de différends qu’il
considérerait comme pouvant être soumis ou non à
3) Aucun impôt n’est prélevé sur les honoraires ou la compétence du centre. Le secrétaire général
indemnités versés aux personnes agissant en qualité transmet immédiatement la notification à tous les
de conciliateurs, d’arbitres ou de membres du Etats contractants. Ladite notification ne constitue
comité prévu à l’article 52, alinéa 3, dans les pas le consentement requis aux termes de l’alinéa.
instances qui font l’objet de la présente convention,
si cet impôt n’a d’autre base juridique que lieu où Art.26.- Le consentement des parties à l’arbitrage
se trouve le centre, celui où se déroule l’instance ou dans le cadre de la présente convention est, sauf
celui où sont payés lesdits honoraires ou indemni- stipulation contraire, considéré comme impliquant
tés. renonciation à l’exercice de tout autre recours.
Comme condition à son consentement à l’arbitrage
Art.25.- 1) La compétence du centre s’étend aux dans le cadre de la présente convention, un Etat
différends d’ordre juridique entre un Etat contrac- contractant peut exiger que les recours administra-
tant (ou telle collectivité publique ou tel organisme tifs ou judiciaires internes soient épuisés.
dépendant de lui qu’il désigne au centre) et le res-
sortissant d’un autre Etat contractant qui sont en Art.27.- 1) Aucun Etat contractant n’accorde la
relation directe avec un investissement et que les protection diplomatique ou ne formule de revendi-
parties ont consenti par écrit à soumettre au centre. cation internationale au sujet d’un différend que
Lorsque les parties ont donné leur consentement, l’un de ses ressortissants et un autre Etat contrac-
aucune d’elles ne peut le retirer unilatéralement. tant ont consenti à soumettre ou ont soumis à
l’arbitrage dans le cadre de la présente convention,
2) « Ressortissant d’un autre Etat contractant » si- sauf si l’autre Etat contractant ne se conforme pas à
gnifie : la sentence rendue à l’occasion du différend.
 a) toute personne physique qui possède la na-
tionalité d’un Etat contractant autre que l’Etat 2) Pour l’application de l’alinéa 1, la protection
partie au différend à la date à laquelle les par- diplomatique ne vise pas les simples démarches
ties ont consenti à soumettre le différend à la diplomatiques tendant uniquement à faciliter le
conciliation ou à l’arbitrage ainsi qu’à la date à règlement du différend.
laquelle la requête a été enregistrée conformé-
ment à l’article 28, alinéa 3 ou à l’article 36, Art.28.- 1) Un Etat contractant ou le ressortissant
alinéa 3, à l’exclusion de toute personne qui. à d’un Etat contractant qui désire entamer une procé-
l’une ou à l’autre de ces dates, possède égale- dure de conciliation doit adresser par écrit une re-
ment la nationalité de l’Etat contractant partie quête à cet effet au secrétaire général, lequel en
au différend ; envoie copie à l’autre partie.
 b) toute personne morale qui possède la natio-
nalité d’un Etat contractant autre que l’Etat 2) La requête doit contenir des informations
partie au différend à la date à laquelle les par- concernant l’objet du différend, l’identité des par-
ties ont consenti à soumettre le différend à la ties et leur consentement à la conciliation, confor-
conciliation ou à l’arbitrage et toute personne mément au règlement de procédure relatif à

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l’introduction des instances de conciliation et Art.33.- Toute procédure de conciliation est


d’arbitrage. conduite conformément aux dispositions de la pré-
sente section et, sauf accord contraire des parties,
3) Le secrétaire général doit enregistrer la requête, au règlement de conciliation en vigueur à la date à
sauf s’il estime au vu des informations contenues laquelle elles ont consenti à la conciliation. Si une
dans la requête, que le différend excède manifeste- question, de procédure non prévue par la présente
ment la compétence du centre. Il doit immédiate- section ou le règlement de conciliation ou tout autre
ment notifier aux parties l’enregistrement ou le règlement adopté par les parties, se pose, elle est
refus d’enregistrement. tranchée par la commission.

Art.29.- 1) La commission de conciliation (ci-après Art.34.- 1) La commission a pour fonction


dénommée la commission) est constituée des que d’éclaircir les points en litige entre les parties et
possible après enregistrement de la requête confor- doit s’efforcer de les amener à une solution mutuel-
mément à l’article 28. lement acceptable. A cet effet, la commission peut,
à une phase quelconque de la procédure et à plu-
2) sieurs reprises, recommander aux parties les termes
 a) la commission se compose d’un conciliateur d’un règlement Les parties doivent collaborer de
unique ou d’un nombre impair de conciliateurs bonne foi avec la commission afin de lui permettre
nommés conformément à l’accord des parties. de remplir ses fonctions et doivent tenir le plus
 b) à défaut d’accord entre les parties sur le grand compte de ses recommandations.
nombre de conciliateurs et leur mode de nomi-
nation, la commission comprend trois concilia- 2) Si les parties se mettent d’accord, la commission
teurs ; chaque partie nomme un conciliateur et rédige un procès-verbal faisant l’inventaire des
le troisième, qui est le président de la commis- points en litige et prenant acte de l’accord des par-
sion, est nommé par accord des parties. ties. Si à une phase quelconque de la procédure, la
commission estime qu’il n’y a aucune possibilité
Art.30.- Si la commission n’a pas été constituée d’accord entre les parties, elle clôt la procédure et
dans les 90 jours suivant la notification de dresse un procès-verbal constatant que le différend
l’enregistrement de la requête par le secrétaire gé- a été soumis à la conciliation et que les parties
néral conformément à l’article 28, alinéa 3 ou dans n’ont pas abouti à un accord. Si une des parties fait
tout autre délai convenu par les parties, le prési- défaut ou s’abstient de participer à la procédure, la
dent, à la demande de la partie la plus diligente et, commission clôt la procédure et adresse un procès-
si possible, après consultation des parties, nomme verbal constatant qu’une des parties a fait défaut ou
le conciliateur ou les conciliateurs non encore dési- s’est abstenue de participer à la procédure.
gnés.
Art.35.- Sauf accord contraire des parties, aucune
Art.31.- 1) Les conciliateurs peuvent être pris hors d’elles ne peut, à l’occasion d’une autre procédure
de la liste des conciliateurs, sauf au cas de nomina- se déroulant devant des arbitres, un tribunal ou de
tion par le président prévu à l’article 30. toute manière, invoquer les opinions exprimées, les
déclarations ou les offres de règlement faites par
2) Les conciliateurs nommés hors de la liste des l’autre partie au cours de la procédure non plus que
conciliateurs doivent posséder les qualités prévues le procès-verbal ou les recommandations de la
à l’article 14, alinéa 1er. commission.

Art.32.- 1) La commission est juge de sa compé- Art.36.- 1) Un Etat contractant ou le ressortissant


tence. d’un Etat contractant qui désire entamer une procé-
dure d’arbitrage, doit adresser, par écrit une requête
2) Tout déclinatoire de compétence soulevé par à cet effet, au secrétaire général lequel en envoie
l’une des parties est fondé sur le motif que le diffé- copie à l’autre partie.
rend n’est pas de la compétence du centre ou, pour
toute autre raison, de celle de la commission doit 2) La requête doit contenir des informations
être examiné par la commission qui décide qu’il concernant l’objet du différend, l’identité des par-
doit être traité comme une question préalable ou si ties et leur consentement à l’arbitrage, conformé-
son examen doit être joint à celui des questions de ment au règlement de procédure relatif à
fond. l’introduction des instances de conciliation et
d’arbitrage.

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3) Le secrétaire général doit enregistrer la requête 2) Tout déclinatoire de compétence soulevé par
sauf, s’il estime au vu des informations contenues l’une des parties est fondé sur le motif que le diffé-
dans la requête que le différend excède manifeste- rend n’est pas de la compétence du centre ou, pour
ment la compétence du centre. Il doit immédiate- toute autre raison, de celle du tribunal doit être
ment notifier aux parties l’enregistrement ou le examiné par le tribunal qui décide s’il doit être trai-
refus d’enregistrement. té comme question préalable ou si son examen doit
être joint à celui des questions de fond.
Art.37.- 1) Le tribunal arbitral (ci-après dénommé
le tribunal) est constitué des que possible après Art.42.- 1) Le tribunal statue sur le différend
enregistrement de la requête conformément à conformément aux règles de droit adoptées par les
l’article 36. parties. Faute d’accord entre les parties, le tribunal
applique le droit de l’Etat contractant partie au dif-
2) férend, y compris les règles relatives aux conflits
 a) Le tribunal se compose d’un arbitre unique de lois, ainsi que les principes de droit international
ou d’un nombre impair d’arbitres nommés en la matière
conformément à l’accord des parties.
 b) A défaut d’accord entre les parties sur le 2) Le tribunal ne peut refuser de juger sous prétexte
nombre des arbitres et leur mode de nomina- du silence ou de l’obscurité du droit.
tion, le tribunal comprend trois arbitres ; cha-
que partie nomme un arbitre et le troisième, 3) Les dispositions des alinéas précédents ne por-
qui est le président du tribunal, est nommé par tent pas atteinte à la faculté pour le tribunal, si les
accord des parties. parties en sont d’accord, de statuer ex æquo et bo-
no.
Art.38.- Si le tribunal n’a pas été constitué dans les
90 jours suivant la notification de l’enregistrement Art.43.- Sauf accord contraire des parties, le tribu-
de la requête par le secrétaire général conformé- nal s’il l’estime nécessaire, peut à tout moment
ment à l’article 36, alinéa 3 ou dans tout autre délai durant les débats :
convenu par les parties, le président, à la demande  a) demander aux parties de produire tous do-
de la partie la plus diligente et, si possible, après cuments ou autres moyens de preuve, et
consultation des parties, nomme l’arbitre ou les  b) se transporter sur les lieux et y procéder à
arbitres non encore désignés. Les arbitres nommés telles enquêtes qu’il estime nécessaires.
par le président conformément aux dispositions du
présent article ne doivent pas être ressortissants de Art.44.- Toute procédure d’arbitrage est conduite
l’Etat contractant partie au différend ou de l’Etat conformément aux dispositions de la présente sec-
contractant dont le ressortissant est partie au diffé- tion et, sauf accord contraire des parties, au règle-
rend. ment d’arbitrage en vigueur à la date à laquelle
elles ont consenti à l’arbitrage. Si une question de
Art.39.- Les arbitres composant la majorité doivent procédure non prévue par la présente section ou le
être ressortissants d’Etats autres que l’Etat contrac- règlement d’arbitrage ou tout autre règlement adop-
tant partie au différend et que l’Etat contractant té par les parties se pose, elle est tranchée par le
dont le ressortissant est partie au différend ; étant tribunal.
entendu néanmoins que cette disposition ne
s’applique pas si, d’un commun accord les parties Art.45.- l) Si l’une des parties fait défaut ou
désignent l’arbitre unique ou chacun des membres s’abstient de faire valoir ses moyens, elle n’est pas
du tribunal. pour autant réputée acquiescer aux prétentions de
l’autre partie.
Art.40.- 1) Les arbitres peuvent être pris hors de la
liste des arbitres, sauf au cas de nomination par le 2) Si l’une, des parties fait défaut ou s’abstient de
président prévu à l’article 38. faire valoir ses moyens à tout moment de la procé-
dure, l’autre partie peut demander au tribunal de
2) Les arbitres nommés hors de la liste des arbitres considérer les chefs de conclusions qui lui sont
doivent posséder les qualités prévues à l’article 14, soumises et de rendre sa sentence. Le tribunal doit,
alinéa 1er. en notifiant à la partie défaillante la demande dont
il est saisi, accorder à celle-ci un délai de grâce
Art.41.- 1) Le tribunal est juge de sa compétence. avant de rendre sa sentence, à moins qu’il ne soit
convaincu que ladite partie n’a pas l’intention de
comparaître ou de faire valoir ses moyens.

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Art.46.- Sauf accord contraire des parties, le tribu- 2) La demande est, si possible, soumise au tribunal
nal doit, à la requête de l’une d’elles, statuer sur qui a statué. en cas d’impossibilité, un nouveau
toutes demandes incidentes, additionnelles ou re- tribunal est constitué conformément à la section 2
conventionnelles se rapportant directement à l’objet du présent chapitre. Le tribunal peut, s’il estime
du différend, à condition que ces demandes soient que les circonstances l’exigent, décider de suspen-
couvertes par le consentement des parties et dre l’exécution de la sentence jusqu’à ce qu’il se
qu’elles relèvent par ailleurs de la compétence du soit prononcé sur la demande en interprétation .
centre.
Art.51.- 1) Chacune des parties peut demander, par
Art.47.- Sauf accord contraire des parties, le tribu- écrit, au secrétaire général la révision de la sentence
nal peut, s’il estime que les circonstances l’exigent, en raison de la découverte d’un fait de nature à
recommander toutes mesures conservatoires pro- exercer une influence décisive sur la sentence, à
pres à condition qu’avant le prononcé de la sentence ce
sauvegarder les droits des parties. fait ait été inconnu du tribunal et de la partie de-
manderesse et qu’il n’y ait pas eu, de la part de
Art.48.- 1) Le tribunal statue sur toute question à la celle-ci, faute à l’ignorer.
majorité des voix de tous ses membres.
2) La demande doit être introduite dans les 90 dix
2) La sentence est rendue par écrit ; elle est signée jours suivant la découverte du fait nouveau et, en
par les membres du tribunal qui se sont prononcés tous cas, les trois ans suivant la date de la sentence.
en sa faveur.
3) La demande est, si possible, soumise au tribunal
3) La sentence doit répondre à tous les chefs de ayant statué. en cas d’impossibilité, un nouveau
conclusions soumises au tribunal et doit être moti- tribunal est constitué conformément à la section 2
vée. du présent chapitre.

4) Tout membre du tribunal peut faire joindre à la 4) Le tribunal peut, s’il estime que les circonstan-
sentence soit, son opinion particulière qu’il partage ces l’exigent, décider de suspendre l’exécution de
ou non l’avis de la majorité, soit, la mention de son la sentence jusqu’à ce qu’il se soit prononcé sur la
dissentiment. demande en révision. Si, dans sa demande, la partie
en cause requiert qu’il soit sursis à l’exécution de la
5) Le centre ne publie aucune sentence sans le sentence, l’exécution est provisoirement suspendue
consentement des parties. jusqu’à ce que le tribunal ait statué sur ladite requê-
te.
Art.49.- 1) Le secrétaire général envoie sans délai
aux parties copies certifiées conformes de la sen- Art.52.- 1) Chacune des parties peut demander, par
tence. La sentence est réputée avoir été rendue le écrit, au secrétaire général l’annulation de la sen-
jour de l’envoi desdites copies. tence pour l’un quelconque des motifs suivants :
 a) vice dans la constitution du tribunal ;
2) Sur requête d’une des parties, à présenter dans  b) excès de pouvoir manifeste du tribunal ;
les 45 jours de la sentence, le tribunal peut, après  c) corruption d’un membre du tribunal ;
notification à l’autre partie, statuer sur toute ques-  d) inobservation grave d’une règle fondamen-
tion sur laquelle il aurait omis de se prononcer dans tale de procédure ;
la sentence et corriger toute erreur matérielle  e) défaut de motifs.
contenue dans la sentence. Sa décision fait partie
intégrante de la sentence et est notifiée aux parties 2) Toute demande doit être formée dans les 120
dans les mêmes formes que celle-ci. Les délais pré- jours suivant la date de la sentence, sauf si
vus à l’article 51, alinéa 2 et à l’article 52, alinéa 2, l’annulation est demandée pour cause de corrup-
courent à partir de la date de la décision correspon- tion, auquel cas ladite demande doit être présentée
dante. dans les 120 jours suivant la découverte de la cor-
ruption et, en tout cas, dans les trois ans suivant la
Art.50.- 1) Tout différend qui pourrait s’élever date de la sentence.
entre les parties concernant le sens ou la portée de
la sentence peut faire l’objet d’une demande en 3) Au reçu de la demande, le président nomme im-
interprétation adressée par écrit au secrétaire géné- médiatement parmi les personnes dont les noms
ral par l’une ou l’autre des parties. figurent sur la liste des arbitres, un comité ad hoc

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de trois membres. Aucun membre dudit comité ne sentence comme un jugement définitif des tribu-
peut être choisi parmi les membres du tribunal naux de l’un des Etats fédérés.
ayant rendu la sentence, ni posséder la même na-
tionalité qu’un des membres dudit tribunal ni celle 2) Pour obtenir la reconnaissance et l’exécution
de l’Etat partie au différend ou de l’Etat dont le d’une sentence sur le territoire d’un Etat contrac-
ressortissant est partie au différend, ni avoir été tant, la partie intéressée doit en présenter copie
désigné pour figurer sur la liste des arbitres par l’un certifiée conforme parle secrétaire général au tribu-
desdits Etats, ni avoir rempli les fonctions de conci- nal national compétent ou à toute autre autorité que
liateur dans la même affaire. Le comité est habilité ledit Etat contractant aura désigné à cet effet. Cha-
à annuler la sentence en tout ou en partie pour l’un que Etat contractant fait savoir au secrétaire général
des motifs énumérés à l’alinéa 1er du présent arti- le tribunal compétent ou les autorités qu’il désigne
cle. à cet effet et le tient informé des changements
éventuels.
4) Les dispositions des articles 41-45, 48, 49, 53, et
54 et des chapitres VI et VII s’appliquent mutatis 3) L’exécution est régie par la législation concer-
mutandis à la procédure devant le comité. nant l’exécution des jugements en vigueur dans
l’Etat sur le territoire duquel on cherche à y procé-
5) Le comité peut, s’il estime que les circonstances der.
l’exigent, décider de suspendre l’exécution de la
sentence jusqu’à ce qu’il se soit prononcé sur la Art.55.- Aucune des dispositions de l’article 54 ne
demande en annulation. Si, dans sa demande, la peut être interprétée comme faisant exception au
partie en cause requiert qu’il soit sursis à droit en vigueur dans un Etat contractant concer-
l’exécution de la sentence, l’exécution est provisoi- nant l’immunité
rement suspendue jusqu’à ce que le comité ait sta- d’exécution dudit Etat ou d’un Etat étranger.
tué sur ladite requête.
Art.56.- 1) Une fois qu’une commission ou un tri-
6) Si la sentence est déclarée nulle, le différend est, bunal a été . constitué et la procédure engagée, sa
à la requête de la partie la plus diligente, soumis à composition ne peut être modifiée. Toutefois, en
un nouveau tribunal constitué conformément à la cas de décès, d’incapacité ou de démission d’un
section 2 du présent chapitre. conciliateur ou d’un arbitre, il est pourvu à la va-
cance selon les dispositions du chapitre III, section
Art.53.- 1. La sentence est obligatoire à l’égard des 2 ou du chapitre IV, section 2.
parties et ne peut être l’objet d’aucun appel ou au-
tre recours, à l’exception de ceux prévus à la pré- 2) Tout membre d’une commission ou d’un tribu-
sente convention. nal continue à remplir ses fonctions en cette quali-
té, nonobstant le fait que son nom n’apparaisse plus
Chaque partie doit donner effet à la sentence sur la liste.
conformément à ses termes, sauf si l’exécution en
est suspendue en vertu des dispositions de la pré- 3) Si un conciliateur ou un arbitre nommé par une
sente convention. partie démissionne sans l’assentiment de la com-
mission ou du tribunal dont il est membre, le prési-
2) Aux fins de la présente section, une « sentence » dent pourvoit à la vacance en prenant un nom sur la
inclut toute décision concernant l’interprétation, la liste appropriée.
révision ou l’annulation de la sentence prise en
vertu des articles 50, 51 ou 52. Art.57.- Une partie peut demander à la commission
ou au tribunal la récusation d’un de ses membres
Art.54.- 1) Chaque Etat contractant reconnaît toute pour tout motif impliquant un défaut manifeste des
sentence rendue dans le cadre de la présente qualités requises par l’article 14, alinéa 1er. Une
convention comme obligatoire et assure l’exécution partie a une procédure d’arbitrage peut, en outre,
sur son territoire des obligations pécuniaires que la demander la récusation d’un arbitre pour le motif
sentence impose comme s’il s’agissait d’un juge- qu’il ne remplissait pas les conditions fixées à la
ment définitif d’un tribunal fonctionnant sur le ter- section 2 du chapitre IV pour la nomination au tri-
ritoire dudit Etat. Un Etat contractant ayant une bunal arbitral.
constitution fédérale peut assurer l’exécution de la
sentence par l’entremise de ses tribunaux fédéraux Art.58.- Les autres membres de la commission ou
et prévoir que ceux-ci devront considérer une telle du tribunal, selon le cas, se prononcent sur toute

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demande en récusation d’un conciliateur ou d’un


arbitre. Art.64.- Tout différend qui pourrait surgir entre les
Etats contractants quant à l’interprétation ou
Toutefois, en cas de partage égal des voix, ou si la l’application de la présente convention et qui ne
demande en récusation vise un conciliateur ou un serait pas résolu à l’amiable est porté devant la
arbitre unique ou une majorité de la commission ou Cour internationale de justice à la demande de toute
du tribunal, la décision est prise par le président. Si partie au différend, à moins que les Etats intéressés
le bien-fondé de la demande est reconnu, le conci- ne conviennent d’une autre méthode de règlement
liateur ou l’arbitre visé par la décision est remplacé
conformément aux dispositions du chapitre III, Art.65.- Tout Etat contractant peut proposer des
section 2 ou du chapitre IV, section 2. amendements à la présente convention. Tout texte
d’amendement doit être communiqué au secrétaire
Art.59.- Les redevances dues par les parties pour général 90jours au moins avant la réunion du
l’utilisation des services du centre sont fixées par le conseil administratif au cours de laquelle ledit
secrétaire général conformément aux règlements amendement doit être examiné, et doit être immé-
adoptés en la matière par le conseil administratif. diatement transmis par lui à tous les membres du
conseil administratif.
Art.60.- 1) Chaque commission et chaque tribunal
fixe les honoraires et frais de ses membres dans les Art.66.- 1) Si le conseil administratif le décide à la
limites qui sont définies par le conseil administratif majorité des deux tiers de ses membres,
et après consultation du secrétaire général. l’amendement proposé est distribué à tous Etats
contractants aux fins de ratification d’acceptation
2) Nonobstant les dispositions de l’alinéa précé- du d’approbation. Chaque amendement entre en
dent, les parties peuvent fixer par avance, en accord vigueur 30 jours après l’envoi, par le dépositaire de
avec la commission ou le tribunal, les honoraires et la présente convention, d’une notice adressée aux
frais de ses membres. Etats contractants les informant que tous les Etats
contractants ont ratifié, accepté ou approuvé
Art.61.- 1) Dans le cas d’une procédure de conci- l’amendement.
liation, les honoraires et frais des membres de la
commission ainsi que les redevances dues pour 2) Aucun amendement ne peut porter atteinte aux
l’utilisation des services du centre, sont supportés à droits et obligations d’un Etat contractant, d’une
parts égales par les parties. Chaque partie supporte collectivité publique ou d’un organisme dépendant
toutes les autres dépenses qu’elle expose pour les de lui ou d’un de ses ressortissants, aux termes de
besoins de la procédure. la présente convention qui découlent d’un consen-
tement à la compétence du centre donné avant la
2) Dans le cas d’une procédure d’arbitrage, le tri- date d’entrée en vigueur dudit amendement.
bunal fixe, sauf accord contraire des parties, le
montant des dépenses exposées par elles pour les Art.67.- La présente convention est ouverte à la
besoins de la procédure et décide des modalités de signature des Etats membres de la Banque. elle est
répartition et de paiement desdites dépenses, des également ouverte à la signature de tout autre Etat
honoraires et frais des membres du tribunal et des partie au statut de la Cour internationale de justice
redevances dues pour l’utilisation des services du que le conseil administratif, à la majorité des deux
centre. Cette décision fait partie intégrante de la tiers de ses membres, aura invité à signer la
sentence. convention.

Art.62.- Les procédures de conciliation et Art.68.- 1) La présente convention est soumise à la


d’arbitrage se déroulent au siège du centre, sous ratification, à l’acceptation ou à l’approbation des
réserve des dispositions qui suivent. Etats signataires conformément à leurs procédures
constitutionnelles.
Art.63.- Si les parties en décident ainsi, les procé-
dures de conciliation et d’arbitrage peuvent se dé- 2) La présente convention entrera en vigueur 30
rouler : a) soit au siège de la Cour permanente jours après la date du dépôt du vingtième instru-
d’arbitrage ou de toute institution appropriée, pu- ment de ratification, d’acceptation ou
blique ou privée, avec laquelle le centre aura conclu d’approbation. A l’égard de tout Etat déposant ulté-
des arrangements à cet effet ; b) soit en toute autre rieurement son instrument de ratification,
lieu approuvé par la commission ou le tribunal d’acceptation ou d’approbation, elle entrera en vi-
après consultation du secrétaire général. gueur 30 jours après la date dudit dépôt.

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Art.73.- Les instruments de ratification,


Art.69.- Tout Etat contractant doit prendre les me- d’acceptation ou d’approbation de la présente
sures législatives ou autres qui seraient nécessaires convention et de tous amendements qui y seraient
en vue de donner effet sur son territoire aux dispo- apportés seront déposés auprès de la Banque, la-
sitions de la présente convention. quelle agira en qualité de dépositaire de la présente
convention. Le dépositaire transmettra les copies de
Art.70.- La présente convention s’applique à tous la présente convention certifiées conformes aux
les territoires qu’un Etat contractant représente sur Etats membres de la Banque et à tout autre Etat
le plan international, à l’exception de ceux qui sont invité à signer la convention .
exclus par ledit Etat par notification adressée au
dépositaire de la présente convention soit, au mo- Art.74.- Le dépositaire enregistrera la présente
ment de la ratification, de l’acceptation ou de convention auprès du secrétariat des Nations-Unies
l’approbation soit, ultérieurement. conformément à l’article 102 de la Charte des Na-
tions-Unies et aux règlements y afférents adoptés
Art.71.- Tout Etat contractant peut dénoncer la par l’assemblée générale.
présente convention par notification adressée au
dépositaire de la présente convention. La dénoncia- Art.75.- Le dépositaire donnera notification à tous
tion prend effet six mois après réception de ladite les Etats signataires des informations concernant :
notification.  les signatures conformément à l’article 67 ;
 le dépôt des instruments de ratification,
Art.72.- Aucune notification par un Etat contrac- d’acceptation
tant en vertu des articles 70 et 71 ne peut porter  ou d’approbation conformément à l’article 73 ;
atteinte aux droits et obligations dudit Etat, d’une  la date d’entrée en vigueur de la présente
collectivité publique ou d’un organisme dépendant convention conformément à l’article 68 ;
de lui ou d’un de ses ressortissants, aux termes de  les exclusions de l’application territoriale
la présente convention qui découlent d’un consen- conformément à l’article 70 ;
tement à la compétence du centre donné par l’un  la date d’entrée en vigueur de tout amende-
d’eux antérieurement à la réception de ladite notifi- ment à la présente convention conformément à
cation par le dépositaire. l’article 66 ;
 les dénonciations conformément à l’article 71.

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