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ROYAUME DU MAROC

FORCES ARMEES ROYALES


ECOLE ROYALE D’INFANTERIE
COURS DE
PERFECTIONNEMENT

LA MENACE NUCLEAIRE ET LE
DANGER CHIMIQUE SONT DE PLUS EN PLUS
IMMINENTS. FAITES UN APERÇU DE CES
ARMES NUCLEAIRES ET CHIMIQUES OBJET
DE SPECULATION NOIRE ET QUELLE MENACE
REPRESENTENT-ELLES ?

Réalisé par : Assisté par :


CNE.Mohammed SADKI Lt. Col Khalid El ADLOUNI

15°
15° Promotion
Promotion
Année
Année 2002
2002 -- 2003
2003
INTRODUCTION
I- LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE A L’EPREUVE
DE L’HISTOIRE
Définition des armes nucléaires et chimiques -11
Histoire de l’apparition de ces armes -12
Menaces -13
II- LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE A L’EPREUVE
DE LA REALITE
Les pays nucléaires (clandestins) -21
Les pays potentiels -22
La Corée du Nord est le contrevenant rétif tant dans le -23

domaine nucléaire que dans celui des missiles


III- LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE A L’EPREUVE
DE LA TECHNOLOGIE MODERNE
Les transferts de technologie -31
L’espionnage industriel -32
Le traité de non prolifération (TNP) et celui d’interdiction -33

des essais nucléaires


CONCLUSION

L’emploi des armes de destruction massive n’est


pas un problème nouveau, il évolue dans sa nature
en particulier depuis le déclenchement de la guerre
froide.
Les armes en question sont capables, par leur
nature et leur objet, de causer de grandes
souffrances aux êtres humains. Leurs effets
destructeurs seront néfastes, en cas de leur
utilisation
.

Consciente de risque de déstabilisation


régionale ou générale, la communauté internationale
tente soit par le droit, soit par dissuasion militaire de
maîtriser la prolifération des armes de destruction
massive
.
Toutes les stratégies d’emploi d’armes nucléaires ne
sauraient faire abstraction de l’arsenal complémentaire que
constitue l’arme chimique
.

Ces deux forces de frappe massives ont ceci de


commun qu’elles revendiquent des capacités
d’anéantissement monstrueuses et leur efficacité demeure
telle que leur pouvoir d’attraction reste intact
.

La nouveauté dans des conflits futurs serait donc la


prolifération d’armes de destruction massive ; par
conséquent, la population civile dont l’extermination est
parfois devenue un véritable but de guerre en est
totalement visée ; pourtant tout un arsenal juridique pour
tenter de les limiter existe. Désormais, la menace est donc
d’autant plus inquiétante qu’elle est diversifiée
.

Aussi importe-t-il de s’interroger sur la réalité de la


menace que représente ces armes de destruction massive
.
I- LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE A L’EPREUVE
DE L’HISTOIRE
? Qu’est ce que l’arme nucléaire -11
On distingue deux catégories d’armes, d’une part, les armes
stratégiques à longue portée, visant les objectifs démografiques ou
économiques et d’autre part, des armes tactiques, destinées à usage
militaire à proximité des zones de combat. Les premières armes
nucléaires fabriquées avaient un but stratégique, ce sont celles qui ont
été utilisées en 1945 pour bombarder HIROSHIMA et NAGAZAKI.
La première comportait un dispositif à rapprochement et utilisait du
plutonium et a fourni 21KT. Par la suite fusent fabriqués des armes à
.fission plus puissantes
Les armes thermonucléaires furent mises au point ultérieurement à
partir de 1951, on assiste alors à un point extrême, fut une explosion
.soviétique d’une soixante de mégatonnes
Histoire d’apparition de l’arme nucléaire -12
Après les explosions qui ont frappé HIROSHIMA puis NAGAZAKI,
.le monde est entré dans l’ere nucléaire
L’utilisation de l’atome à des fins militaires a bouleversé la
stratégie, tant par la formidable puissance de feu instantanément
disponible que par la difficulté de s’en servir du fait de la démesure de
.ces effets
L’existence des arsenaux nucléaires a empêché un affrontement
majeur entre l’Est et l’Ouest, alors que bien des raisons de conflits
.étaient réunis. Mais les luttes n’ont pas manqué entre nations nucléaires
Après les Etats-Unis d’Amérique en 1945, l’union soviétique
accédait à partir de 1949, a une capacité nucléaire militaire. Cependant,
l’ensemble des données nucléaires allait être maintenu secret par les
.deux grands jusqu’au 1955
Au cours des vingt années suivantes les connaissances ont été
progressivement dévoilées et échangées, d’abord dans le cadre des
conférences de Geneves sur la technologie des réacteurs, ensuite lors
de la réunion à vienne, sur l’utilisation des explosifs nucléaires à des fins
.civils

Pendant cette époque, quatre nations allaient procéder à des


essais nucléaires. Le royaume uni dès 1952, la France à partir de 1960,
la Chine à partir de 1964, et l’Inde en 1974, apportant ainsi leur maîtrise
.des techniques
Qu’est ce que l’arme chimique -*11
Jusqu’alors réservées aux militaires, les armes chimiques sont
aujourd’hui à portée de main des terroristes. Elles sont officiellement au
premier rang des menaces qui pèsent sur la sécurité des populations
.civiles européennes
Définition des AC
Toute substance chimique (gazeuse, liquide, ou solide) qui pourrait
être employé en raison de ses effets toxiques directs sur l’homme, les
.animaux ou les plantes
Types d’agents chimiques
En 1915-1918, les toxiques utilisés étaient surtout des produits
suffocants, provoquant une inflammation rapide des voies respiratoires
déclenchant un œdème pulmonaire. Mais il y avait aussi l’utilisation de
.produits résicants qui brûlaient les yeux, la peau, les poumons
Histoire de l’apparition de l’AC-*12
Depuis 1935, les produits encore plus toxiques ont été découverts,
.qui, à des infimes, peuvent entraîner l’arrêt de la respiration et du cœur
En 1939,-1945, les Allemands ont utilisés des agents sanguins qui
sont absorbés par les voies respiratoires. Ils empêchent à l’enzyme du
sang de reconstituer la molécule de base. Le symptôme est
l’accélération rapide du rythme respiratoire, la mort se fait en 15 minutes.
.Les Allemands ont utilisé le Zyclon B dans les chambres à gaz
Protection : Des masques munis de cartouches filtrantes dont les filtres
en papier et en charbon arrêtent les aérosols et abaissent d’un facteur de
.100 000 environ la concentration en vapeurs toxiques
Les ampoules auto-infectantes contre les principaux agents, à
.utiliser immédiatement en cas de symptôme de contamination
13- Menaces
La grande crainte qu’on a vu apparaître pendant la guerre froide
.concerne la diffusion de ces armes
En effet, la guerre froide est la période où l’accumulation des armes
.nucléaires et chimiques a été la plus importante
Pendant cette période, on est arrivé à la fabrication de 7000 têtes
.nucléaires et de milliers de tonnes d’armes chimiques
La nouveauté dans des conflits futurs serait donc la prolifération
d’armes de destruction massive. C’est, par conséquent, la population
civile qui est visée, dont l’extermination est parfois devenue un véritable
but de guerre. La diffusion internationale est un sujet de préoccupation
puisque Niels Bohr (partisan de la coopération internationale), qui a
participé au projet Manhatton de construction de la bombe atomique, est
accusé en 1994 d’avoir livré des secrets nucléaires aux soviétiques
après son retour à Copenhaguen en 1945.
Cette accusation aurait été démontrée fausse récemment.
Tout d’abord, la menace se diversifié. Il y a eu la vente de capacités
balistiques (étude des lancers de projectiles) dans des pays tiers et
l’exportation de missiles pendant la guerre froide.
L’amélioration dans les états acquéreurs (exemple : L’Irak) est l’un
des principaux sujets de préoccupations aujourd’hui.
De plus, il peut y avoir des programmes de destruction massive.
Désormais, la menace est donc d’autant plus inquiétante qu’elle est
diversifiée. La deuxième raison d’inquiétude est dûe à la grande difficulté
à faire respecter par ces pays les engagements prés à l’égard des
grands traités de non-prolifération.
Lors de la conférence de Paris, le 11 janvier 1989, 149 pays
s’engagent à ne pas recourir aux armes chimiques. Le 5 février 1998,
165 l’ont signé (dont 11 pays de la ligue arabe sur 20) et 104 l’ont
approuvé. La Russie a été longue à ratifier la convention en raison du
montant des frais de destruction, estimé à 5.5 milliards de dollars.
Ces nouveaux acteurs sont très imprévisibles, il y a beaucoup
d’énigmes sur leurs méthodes de dissimulation, leurs idées stratégiques
et leurs doctrines d’emploi.
Voici quelques scénarios ou des armes de destruction massive
pourraient être utilisés.
Dans une opération extérieure, pour arrêter une expédition.
Dans une action terroriste. On peut avoir affaire à un terrorisme
d’état qui pourrait utiliser ou menacer d’utiliser de telles armes sur le
territoire d’un pays à l’occasion d’une opération militaire extérieure dans
le quel ce pays serait engagé :
Dans une attaque d’un Etat contre le terrorisme d’un pays
européen ou allié.
II- LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE A L’EPREUVE
DE LA REALITE
La notion d’armes de destruction massive est-elle-même entachée
d’imprécision. Il est nécessaire, du point de vue de l’analyse des
menaces, de distinguer des armes elles-mêmes des vecteurs afin de
caractériser la nature du risque qu’elles sont susceptibles de faire peser
sur les équilibres de la communauté internationale.
21 21- Les pays nucléaires (clandestins)
L’Inde s’est lancée dans un programme nucléaire dans les années
50 avec l’aide du Canada, elle construit alors un premier réacteur. A la fin
des années 80, sans aide extérieure, elle met en œuvre deux ensembles
industriels produisant de l’uranium hautement enrichi et du Plutonium.
Elle dispose d’environ 60 têtes. Elle possède aussi les savoir-faire
nécessaires à la réalisation d’engin thermonucléaires.
Réciproquement, le Pakistan s’est fixé comme objectif de ne pas
laisser l’Inde prendre un avantage irréversible en s’assurant le monopole
du nucléaire dans la région, et accessoirement de renforcer son prestige
parmi les pays d’Islam. Si son programme nucléaire a commencé dans
les années 60, c’est l’explosion Indienne de 1974 qui en marque le vrai
départ.
Dés les années 60, le Pakistan au moins au départ, bénéficié à
des fins industrielles, de l’aide du Canada et de la France. Malgré tous
ses efforts. Ce pays ne disposerait que d’une vingtaine de bombes et
serait capable d’en construire 2 par an compte tenu de sa production
annuelle d’uranium enrichi.
Israël demeure dans une attitude systématique « d ’ambiguïté
délibérée ». Cet Etat est incontestablement doté d’un arsenal nucléaire
non officialisé comme tel. Il est crédité d’une centaine de têtes nucléaires
et d’à peu prés autant de missiles balistiques d’une portée allant jusqu’à
1500 kms, avec des capacités virtuelles de plus grande portée puisqu’il a
mis un satellite sur orbite.
22- Les pays potentiels (l’Allemagne et d’Iran)
A terme, certains auteurs américains n’excluent pas totalement
l’éventualité que l’Allemagne entreprennent un programme militaire
nucléaire, bien qu’elle soit signataire du TNP et qu’elle se soit de
nouveau engagé en 1990 à rester non-nucléaire lors de sa réunification.
Ces auteurs s’appuient sur un sondage effectué en 1996 parmi les
personnalités politiques et militaires allemandes, d’où il ressort qu’elles
pourraient être intéressées par l’acquisition d’une capacité nucléaire
nationale, ceci dans le cas ou l’OTAN se désintégrait et que disparaissent
alors la présence américaine en Europe et, par suite, sa présence
nucléaire.
En effet, l’Iran pourrait être entraîné en réaction à la nucléarisation
clandestine d’Israël, à la constitution d’un programme militaire nucléaire.
Il parait en avoir virtuellement les moyens. Certains indices, en
apparence mineurs, montrent qu’il pourrait envisager :
-ㅅ Mise en exploitation de minerais d’uranium très pauvre.
-ㅇ Poursuite suspecte dans un pays qui regorge de pétrole, de la
construction avec l’aide de la Russie de réacteurs à finalité
énergétique.
De plus, il s’intéresse à la technologie des missiles avec la
complicité active de la chine, ces deux technologies étant
complémentaires. La Russie a de son côté, refusé de former des
ingénieurs en technologie balistique.
23- La Corée du Nord est le contrevenant rétif tant dans le domaine
nucléaire que dans celui des missiles
Une politique bilatérale de désarmement a été tentée par les Etats-
Unis avec la Corée du Nord. Le 16 février 1994 un accord cadre a ainsi
été inclu entre les deux pays, en application duquel la Corée du Nord
gèlerait son programme militaire nucléaire moyennant d’une part la
construction, aux frais de la Corée du Sud et du Japon (c’est aussi de
l’Union Européenne pour une part plus modeste), d’un réacteur à finalité
énergétique non proliférant, et moyennant d’autre part la fourniture
gratuite de pétrole par les Etats-Unis.
Alors que cet accord semblait récemment réunis en cause, une
nouvelle négociation vient d’être entamée, visent à lui l’exécution à un
engagement de la part de la Corée du Nord de surprendre l’exportation
de ses missiles balistiques et d’arrêter les essais en cours de ses
missiles à portée intermédiaire.
La menace demeure d’actualité depuis que la Corée du Nord a
réussi en 1998 le lancement d’un missile de portée intermédiaire qui a
survolé le Japon.
La Corée du Nord semble donc remettre en cause l’accord cadre
qu’elle avait conclu en 1984 avec les Etats-Unis, provoquant ainsi le
Japon qui, lui à toutes les capacités pour entreprendre immédiatement
un programme nucléaire.
III- LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE A L’EPREUVE
DE LA TECHNOLOGIE MODERNE
31- Les transferts de technologies
Avec l’aide de l’URSS, puis de la Russie, l’Inde a mis au point des
missiles balistiques ayant une capacité nucléaire d’une portée de 150 à
2500 kms qui sont en cours de développement en vue d’une mise en
service en 2008.
Elle possède également des missiles lanceurs de satellites, ce qui
devraient lui permettre dans un proche avenir de s’équiper de missiles de
portée intercontinentale.
Ces vecteurs sont complètes par une flotte iranienne composée de
Su 30, 40 machines soutenues par des avions ravitailleurs IL 78 MIDAS.
En revanche, le Pakistan a bénéficié, de la technologie chinoise. La
Chine a vendu des missiles Heft 1, 2 et 3 d’une portée allant de 100 à
300 kms, ne pouvant apparemment pas emporter de charges nucléaires.
De plus, la Corée du Nord a transféré la technologie du Nodong
pour lui permettre de fabriquer un missile balistique de 1500 kms de
portée, le Ghauri, teste le 16 avril 1998. Il pourra alors atteindre les
principaux centres urbains de l’Inde lorsqu’il sera en service.
32- L’espionnage industriel
L’affaire d’espionnage révélée aux Etats-Unis en Mai 1999, par la
commission Cox démontre que « la république populaire de Chine a volé
des informations ultra-secrêtes portant sur des armements américains
les plus perfectionnées.
Ces vols lui ont permis de concevoir et d’expérimenter des
armements nucléaires stratégiques modernes beaucoup plus vite que
par les propres moyens »
En 1964, en dépit d’un très faible potentiel technologique et
économique, mais grâce aux chinoix expatriés et aux citoyens
américains d’origine chinoise, la Chine se dote de l’arme nucléaire.
Dans les années 70, elle se procure grâce à sa politique
systématique d’espionnage industriel, relayée par une diaspora très
active, les plans de la bombe à Neutrons qui sera expérimentée 1988.
Le transfert de connaissance illustrant parfaitement l’attitude de la
Chine face au problème de la prolifération de l’arme de destruction
massive.
33- Le traité de non prolifération (TNP) et celui d’interdiction des
essais nucléaires
Signé en 1968, il interdit aux 5 pays officiellement détenteurs de
l’arme nucléaire de livrer du matériel ou des renseignements aux états,
lesquels s’engagent à ne pas produire de bombes. Le 11 Mai 1995, 175
pays ont décidé de rendre permanent ce traité qui avait été ratifié en
1970 pour une année de 25 ans et ce, malgré ses limites en particulier
dans le domaine de l’introduction des tests.
L’Ukranie notifiait le traité de non prolifération le 5 Décembre 1994
sous la pression de l’Union Européenne. L’Ukranie était le dernier pays
appartenant à l’ex-Union Soviétique à le faire. L’Union Européenne
parfaitement sensibilisée aux risques de prolifération liès à la
désagrégation de l’ex-Union Soviétique a pris des dispositions pour
limiter de fuite de cerveaux et le trafic nucléaire, nous en avons déjà
parlé.
ㄱ Le traité d’interdiction des essais nucléaires
Initié en novembre 1993, le traité d’interdiction totale des essais
nucléaires a été signé le 25 Mars 1996 par 154 pays dont les 5 « Etats
d’armes nucléaires ». Mais son entrée en vigueur est liée ratification par
44 pays désignés par l’agence internationale pour l’énergie atomique. Sa
ratification par ces pays est indispensable pour son application par le
communauté internationale.
Parmi eux, les Etats-Unis et la Chine ne l’ont pas ratifié. L’Inde, le
Pakistan et la Corée du Nord ne l’ont ni signé, ni ratifié.
Les systèmes d’armes de destruction massive
sont d’un emploi politique et technique délicat.
La communauté internationale, en particulier
occidentale, est parfaitement sensibilisée aux effets
incontrôlables de leur emploi aussi bien sur le plan
psychologique que sur le plan militaire.
Cependant, tant que certains Etats se voient en
possession des armes de destruction massive, leur
spectre n’est point écarté.
L’arsenal juridique établi à cet effet trouve des
limites dans la pratique courante, d’où, la nécessité
de dégager les voies et les moyens de renforcer ses
effets.
 LE MONDE DIPLOMATIQUE

 ARMEES D’AUJOURD’HUI

 REVUE DE L A DEFENSE NATIONALE

 SCIENCE ET VIE (Décembre 86)