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Droit des personnes

Loi du 3 février 2016  sur la fin de vie


Droit des personnes une parfaite illustration des langages des juristes : car on distingue le
langage courant des personnes et le langage juriste.
Dans le langage courant : personne= individu, humain et de fait la plus part des manuels en
droit des manuels entament le droit des cours de personnes par des citations du style « la
personne est la raison d’être du droit, l’humanisme la mise à sa place, au centre de la vie, de
la société et du droit ».
Portalis : « les lois sont fait
Ce n’est pas parce que tous les êtres humains sont des personnes au sens juridique, que
toutes les personnes sont également des êtres humains.
D’un point de la technique juridique, la personnalité est une coquille vide. C’est disons, une
simple étiquette que le droit positif, loi de l’état, colle sur telle ou telle réalité sociale pour y
permettre d’accéder à la vie juridique.
Personne « personare », personne à l’époque n’était le masque qui permettait d’avoir un
rôle sur scène. La personnalité est le masque dont le Droit affuble certaines entités sociales
afin de leur permettre de jouer un rôle sur la scène juridique. Rigoureusement définie, la
personnalité juridique c’est l’aptitude à être titulaire de droit, titulaire actif, et passif c’est-à-
dire des obligations (tenu d’un devoir).
 La personnalité est une notion abstraite, c’est une construction intellectuelle, et en
tant que notion abstraite on a la personnalité mais on doit la tenir indépendante des
supports auxquels elle s’applique.

Cela explique deux choses :


 Les êtres humains n’ont pas toujours eu la personnalité juridique, ce qui
démontre bien qu’il est faux de penser, personne= humain
 Les êtres humains ne sont pas les seuls à jouir de la personnalité juridique.

Exemple 1 : les personnes avec pas de personnalité :
1) L’esclavage : il n’a été aboli en France qu’en 1848, loi Schloecher. Décret-loi des 27
avril et 3 mai 1848. De fait il est clair qu’il ne sait pas arrêter du jour au lendemain et
il s’est poursuivi de manière clandestine jusqu’en 1900-05. Les esclaves étaient bien
une catégorie d’humain qui n’avaient pas la personnalité juridique. Ça impose donc
de séparer personnalité juridique et humain. C’était des choses, particulières, un
peu protégé mais des choses tout de même. (Code noire deux versions : première
élaborée par Colvert 1685, promulgué par louis 14 et seconde 1724 promulgué à son
tour par louis 15). Ancien code civil, 60 articles réglant la vie des esclaves noires dans
les iles françaises. Il était légiférer qu’ils n’avaient pas la personnalité juridique.
Art 12 : les enfants qui naitront des mariages entre esclaves, seront esclaves. Et
appartiendront aux maîtres des femmes esclaves et non à ceux de leurs maris.

2) La mort civil : fiction en vertu de laquelle un maitre, personne physique faite de chair
et de sang, quoique qu’encore vivant, était réputé mort aux yeux de la loi. Si bien
qu’alors que la personne était vivante, sa succession s’ouvre. S’il était marié il y avait
une dissolution de son mariage. Epoux épouse considéré comme veuf et l’individu
perdait tous ses droits. (droit de vote, d’aller en justice, il n’est plus rien). Institution
originale, elle concernait deux types d’individus :
 Certaines personnes qui entraient en religion étaient considéré comme morte et le
droit les considérées comme tels, ainsi que les pires criminels qui soient étaient
envoyés aux travaux à perpétuité.

Esclavage abolie en 1854.


Ce n’est qu’à partir de cette date en France que tous les êtres humains ont pu jouir
de la personnalité juridique.

La personnalité juridique n’est qu’une enveloppe, un concept, il n’est pas


ontologiquement lié à la personne humaine. C’est finalement le droit qui décide
d’attribuer cette qualité aux conditions qu’il fixe.

2ème Exemple : certains auteurs aimeraient beaucoup attribuer la personnalité juridique aux
animaux, pour l’instant pas accepté, mais le fait que l’on se pose cette question montre que
ça serait possible d’attribuer cette personnalité aux animaux. Ça sépare donc de la notion
d’individu.
Loi du 16 février 2015, on a dit que cette loi est venue enrichir le statut des animaux. Ils sont
protégé depuis 1850, cette loi réprimait les mauvais traitements, tortures infligés aux
animaux, c’était dans le code pénale.
Arrêt du 4 septembre 2007 cour de cassation : « les actes de pénétration sexuelle commis
par une personne à un animal, étaient pénalement répréhensibles, indépendamment de
toute violence, brutalité ou sévices ». (Sodomie de poney). Après cette date protection des
animaux, il n’en reste pas moins que l’animal est un bien et non une personne.
Avant 2015 l’art 528 du code civil « sont meubles par nature les animaux ». Puis
simplification du droit  il a été modifié. La loi introduit dans code civil l’article 515-4. « Les
animaux sont des êtres doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les
animaux sont soumis aux régimes des biens. »
Mais deux interprétations possible : sont-ils des biens ?
On ne sait toujours pas si l’ambition de l’auteur était de dire que c’était des biens ou pas.
Rien ne nous permet d’affirmer que l’animal est un bien, on sait juste que on leur applique le
régime juridique des biens.  Arrêt du 9 décembre 2015 : jurisprudence tendance à dire
qu’on éloigne l’animal par sa nature des droits. On peut concevoir que les animaux aient
quelque droit, en ses déclarations des droits de l’animal proclamée par l’Unesco en 78,
claquée sur la DDHC.
Par ce biais là on pourrait faire de l’animal une PJ. Néanmoins il manque une partie de sa
définition de la PJ. En effet un animal ne peut avoir d’obligations. Techniquement il parait
difficile d’octroyer la personnalité juridique aux animaux. Le législateur n’a pas franchi le
pas. Cela étant, d’autres pays ont créés des catégories juridiques intermédiaires. Par
exemple l’inde en 2013 a accordé un statut intermédiaire aux dauphins. C’est le statut de
personne non humain. Cela a été réitéré par un tribunal de Buenos aires concernant une
femelle orang-outan pour qu’elle permettre d’être libre.
En l’état actuel du droit français le droit n’est attribué qu’à deux types d’entités. C’est-à-dire
les personnes faites de chair et de sang, qui ont une existence biologique, ces personnes
sont dites physique car elles peuvent être appréhendées par leur sens. Les personnes
morales : généralement des groupements de personnes physiques ou des groupements de
biens. (Syndicats etc…) à l’inverse la personne morale n’est pas appréhendable par les sens,
n’a pas de chair.
Cette distinction est vraiment le fil conducteur du cours des droits des personnes. Plan
toujours personnes physiques/ morale. Mais il repose sur un archaïsme, car avec ce type de
plan on nous laisse croire que la personnalité des personnes physiques est très différente de
celle des personnes morales. Vielle idée selon laquelle la vraie PJ n’est attribué qu’aux
personne physiques et que par exception on va l’attribuer aux personnes morales. Et qu’on
procède par analogie en accordant un peu aux sociétés, personnes moral.
Faux : car les deux personnalités physique et morale sont vraiment très semblables. Qu’il
s’agisse de physique ou moral la PJ signifie la même chose, aptitude d’être titulaire de droit
et d’obligations. Ce qui change c’est juste le support. Archaïsme renforcé par le code civil
mais il date de 1804. Il n’évoque même pas dans le livre 1 intitulé les personnes, les
personnes morales. Le code civil se subdivise en 13 titres, qui traitent de la PJ, personnalité
etc…, il ne se consacre qu’aux êtres humains.
Quelques petites adaptations, exemple les règles protectrices des êtres humains ne
concernent pas les sociétés. Au-delà de ces distinction Personne physique et morales
suscitent les mêmes questions, problématique. Le concept de PJ est un concept homogène
car simplement technique, c’est une construction. A partir de ce concept homogène toute
la matière gravite autour de la notion de PJ. Il faut donc s’intéresser à cette notion et pas aux
supports auxquels elle s’applique.
La PJ pose toujours les mêmes questions, ce n’est pas de savoir à qui elle s’applique mais
qu’est-ce qu’elle confère comme droit et qu’est-ce qu’elle impose comme obligations. Ainsi
que quand est ce qu’elle apparait. A partir de quand on va bénéficier de droit, naissance,
majorité, délais qui s’écroule.

Deux questions :
 A quelle condition reconnaît-on la personnalité juridique ?
 Une fois qu’elle est apparue quelles sont les conséquences de cette
reconnaissance ?

Première partie : La reconnaissance de cette personnalité juridique


Elle n’a rien d’une donnée naturelle, on ne nait pas une personnalité juridiques. C’est un
élément du discours juridique. C’est le droit qui décide et qui attribue la PJ aux conditions
qu’il fixe.
Deux conséquences :

 Positive : le droit détermine des conditions de la reconnaissance juridique, le


droit détermine les conditions de l’attribution de la PJ. Question est de savoir
dans quelle circonstance.
 Négative : ça veut dire que le droit se réserve la possibilité de limiter cette
attribution. Il n’y a pas de personnalité juridique. Ou alors dire ok il y a PJ mais il
limite les conséquences. Effet particulier. On en arrive aux mineurs et aux
majeurs protégé. C’est le droit qui peut se réserver la possibilité de limiter
conséquences de la PJ.

Titre 1 : l’attribution de la personnalité juridique


Simple de dire que pour que la PJ existe il faut qu’il soit une personne. Première question est
donc l’existence d’une personne. Mais la deuxième étape après exister et se distinguer c’est
l’individualisation.

Chapitre 1 : l’existence de la personne


Section 1 : l’existence de la personne physique
Début de la personne et sa fin. Le droit doit également prendre en compte des tas
d’hypothèses sur le doute de l’existence.
Deux problématiques qui émanent de cette existence :
1- début / fin ?
2- les doutes de cette existence ?

Paragraphe 1 : les bornes de l’existence.


Il faut fixer date de l’acquisition de la PJ et date de la perte de la PJ.

 Pour ce qui est de l’acquisition, abolition de la mort civil en 1854. Depuis tous les
êtres humains sans exceptions bénéficient de a PJ à coté de leur naissance.
Encore faut-il préciser que la naissance n’est pas une condition suffisante,
l’enfant doit n’être vivant et viable. Dans certains cas cependant, le droit va
admettre de faire rétroagir l’attribution de la personnalité avec le vieux adage de
la maxime « l’infans conceptus pronato abitur. ».Enfant considéré comme née,
chaque fois qu’il y va de son intérêt.

 Début de la personnalité pour enfant vivant et viable, PJ coïncide avec la


naissance. C’est quand il se sépare de sa mère qu’ils formeront alors deux êtres
distincts et qu’il acquière la PJ. La naissance n’est pas en elle-même suffisante.
Un enfant née et caché n’a pas de PJ, la naissance doit être portée à la
connaissance de l’état, art 65 et suivant. Dans les trois jours il faut qu’il soit
annoncé et déclaré à la mairie. Il faut donc qu’il soit nait vivant et viable. Si
l’enfant est mort née, il est alors qu’une chose, donc pas une personne. Vivant et
aussi viable, c’est à dire qu’on attribue la PJ à un enfant capable de vivre. Ce qui
exclue deux catégories d’enfants :
-Les enfants normalement formés mais qui naissent avant terme alors que leurs organes ne
sont pas suffisamment développés pour vivre, grands prématurés.
-Ainsi que les enfants qu’on va dire non normalement conformés, par exemple les enfants
acéphales dès lors qu’on coupe le cordon ils arrêtent de vivre. Il va être vivant mais pas
viable, donc on ne lui accorde pas la PJ.
Il faut vraiment que les deux conditions soient remplies.
Enfant mort-né n’a pas de droit, pas de PJ. L’état civil va pouvoir rédiger acte d’enfant sans
vie mais c’est juste acte d’état civil ça ne reconnait pas PJ. Autre conséquence en matière
pénale à partir du moment que PJ apparait lors que enfant vivant et viable on ne pourra
jamais retenir l’infraction d’homicide à l’encontre d’une personne qui aurait causé la mort
d’un embryon ou d’un fœtus. Car l’homicide ne concerne que l’attente causé à la personne.
Solution retenue par jurisprudence, arrêt VO rendue par CEDH, contre France, avait rendu à
un arrêt ou la CEDH n’avait pas donné raison. (Médecin pose stérilet à une femme enceinte).
Autre affaire, ou médecin avait causé la mort d’un enfant une minute après sa naissance, là
le médecin a pu être condamné de chef d’homicide. La condamnation peut parfois se jouer à
une minute près, ce qui répète la fragilité de la solution.
Par dérogation du principe il y a des cas dans le code civil ou l’enfant non encore née est déjà
capable d’acquérir des droits. Article 725 alinéa premier.
La maxime infans conceptus peut jouer dans des tas d’autres hypothèses, il faut être
certains d’avoir un enfant conçu, on peut faire remonter la conception jusqu’à 300 jours
avant l’accouchement.
Première condition Enfant conçu et deuxième condition pour cette maxime être née vivant
et viable.
Les conséquences de cette PJ.
Pour les personnes physiques, la personnalité juridique cesse avec la mort.
Les morts au sens juridique sont des choses sacrés car les sépultures sont protégées tout
comme leur mémoire. Pendant longtemps on a considéré que la définition de la mort était
l'arrêt cardiaque mais la loi ne définit pas précisément la mort.

On se réfère donc à une définition tirée du Code de la Santé Publique prévu pour prélever
des organes et selon eux la mort répond à 3 critères cliniques :
– L'absence totale de conscience et d'activité motrice spontanée
– L'abolition de tous les réflexes du tronc cérébral
– L'absence totale de ventilation spontanée

/!\ Ces critères sont cumulatifs

Cependant, la jurisprudence prend en compte la plupart du temps la mort cérébrale ce qui


veut dire que les héritiers ou créanciers devront attendre la fin des fonctions cérébrales.
Nous pouvons donc en déduire que donner la mort à une personne même si elle est
consentante est un assassinat.

/!\ L'euthanasie active n'est pas autorisée en France

De plus, le droit protège la dignité de la personne via l'article 16 du Code Civil et il fait partie
d'autres principes :
– L'article 28 du Code de Déontologie Médical dit que le docteur n'a pas le droit de
donner la mort
– On ne peut pas prouver la volonté d'une personne qui souhaite mourir, elle peut
changer
Décision : Arrêt Pretty par la CEDH du 29 Avril 2002 qui a décidé qu'il n'était pas possible de
déduire de l'article du droit à la vie un droit de mourir car la requérante préparait son
suicide

Le législateur a pris 3 lois sur cette question :


– Loi du 4 Mars 2002 qui fait des soins palliatifs un droit du malade. Cela veut dire que
le patient ou ses proches peut décider d'interrompre les thérapies actives et laisser
venir la mort.
– Loi du 22 Avril 2005 sur le droit des malades en fin de vie dissuade le personnel
médical de s'obstiner dans les soins et permet un traitement antidouleur même si il
constitue un risque fatal pour le patient ou arrêter un traitement. La décision pourra
être faite par le patient ou un de ses proches
– Loi du 2 Février 2016 qui permet une sédation profonde et continue au titre des
soins palliatifs mais il n'y a pas de traces d'autorisation d'euthanasie active ni de
suicide assisté

Lorsque le malade meurt l’État doit en être informé dans les 24h par le biais d'un acte de
décès le plus souvent fait par les pompes funèbres. Cet acte va permettre l'enterrement ou
l'incinération.
Il peut arriver quelque fois d'avoir des doutes sur la mort d'une personne :
– Lors de la disparition soudaine de la personne
– Lors d'une disparition où la vie de la personne est en jeu
Exemple : Crash d'avion

B- Les doutes sur l'existence

Dans certains on ne sait pas si des personnes sont vivantes car elles ne se présentent plus
à leur domicile, on parlera d'absence. En revanche, si la non-présence est due à un péril on
parlera de disparition.
/!\ Les conditions de l'absence sont ne plus avoir de nouvelles et plus d'apparition

Un régime juridique de l'absence se met en place en 2 étapes :


– Le temps de la présomption d'absence où on présume que l'absent est en vie. Le
juge des tutelles va alors établir jugement préventif d'absence qui dure 10 ans et si
on ne va pas devant le juge la présomption va durer 20 ans. Aussi pendant 10 ans le
mariage reste en vigueur

/!\ La demande est faite par tous les intéressés c'est à dire les successeurs et les créanciers.

– Le temps de la présomption de décès où on présume que l'absent est mort. Le juge


va alors établir un jugement déclaratif d'absence qui vaut acte de décès si la
personne ne réapparaît pas au bout de 10 ans. Sa succession va s'ouvrir et son
mariage se dissoudre

Si la personne réapparaît elle devra demander l'annulation des jugements elle va obtenir
l'annulation du jugement de décès, et ses biens lui seront rendus dans la mesure du
possible car il se peut qu'ils soient déjà vendus mais le mariage quant à lui reste dissout.

Cependant, si la personne disparaît dans des conditions où sa vie a été en péril la


procédure sera plus rapide, le jugement déclaratif de décès sera directement établit et en
cas de réapparition il faudra que la personne demande l'annulation du jugement et on va
essayer de lui rendre ses biens dans la mesure du possible mais le mariage reste dissout

II- L'existence des personnes morales


L'existence des personnes morales a soulevé un débat important à travers 2 idées. En
effet, pour certains, il est naturel d'accorder la personnalité juridique aux personnes
physiques mais l'attribuer à des personnes morales est impossible. Pour d'autres les
personnes morales méritaient d'avoir une personnalité juridique et on ne devait pas les
considérer comme des personnes imaginaires
A- Le bienfondé théorique de l'existence des personnes morales

/!\ Le Code Civil n'aborde pas les personnes morales

Définition : Les personnes morales sont divers groupements dotés de la personnalité


juridique
/!\ Tous les groupements ne sont pas des personnes morales
Exemple : La Mafia n'est pas une personne morale

.La nature de la personne morale


La notion de personne morale désigne un groupement de personnes ou de biens pourvus
de la personnalité juridique et capable d'agir sur la scène juridique c'est à dire capables
d'avoir des droits comme assigner quelqu'un en justice, conclure des contrats et être soumis
à des obligations comme réparer les dommages infligés

Au début la notion de personne morale a été évoquée lors de la Révolution française dans le
but de subtiliser l'argent de l’Église dans l'intérêt public. Plus précisément la question était
de savoir si l'article relatif à la propriété pouvait être appliqué envers l’Église. C'est ainsi
que 2 thèses se sont affrontées :
– La thèse de la fiction qui affirme que les personnes morales ne peuvent pas être
assimilées à des personnes physiques parce que ce sont des êtres fictifs. Par
conséquent, les seuls êtres à bénéficier du droit de propriété et des droits naturels
sont les personnes physiques. De plus pour exister, une personne morale doit être
reconnue par la loi.
– La thèse de la réalité qui affirme que les personnes morales existent
indépendamment de toute reconnaissance de la loi
/!\ L’Église a été dépourvu de ses richesses donc c'est la théorie de la fiction qui a gagné

Aujourd'hui la théorie de la fiction précise que le droit ne vise que des personnes
physiques et que les personnes morales sont justes des constructions de l'esprit. La
personne morale est donc un être fictif qui a besoin de la reconnaissance de la loi pour vivre
ce qui veut dire qu'elle ne pourra pas agir en justice sans cette reconnaissance.
Cette théorie se base sur le postulat suivant « il est naturel d'assurer la personnalité aux
personnes physique » ce qui veut dire que ce n'est pas naturel de l'accorder aux personnes
morales. Cependant ce postulat possède quelques objections :
– Techniquement il n'est pas naturel d'accorder la personnalité juridique à des
personnes physiques
Exemple : L'esclavage
– Il mélange le support de la personnalité juridique avec la nature de la personnalité
juridique alors que la nature doit être détachée de son support. En effet la
personnalité juridique est l'aptitude à être titulaire de droits et obligations soit une
chose immatérielle donc il sera possible d'avoir d'autres supports
Exemple : Personnes morales, animaux, plantes

– Ils estimaient que la volonté ne pouvait être que la volonté individuelle de la


personne physique mais cette idée a été réfutée sociologiquement par Durkheim
qui a prouvé l'existence d'une conscience collective qui n'était pas obligatoirement
la somme des volontés individuelles.

Exemple : Le Parlement
/!\ De nos jours c'est la théorie de la réalité qui l'emporte

Toute la sociologie a démontré qu’un groupe peut avoir une existence indépendante, et une
conscience collective des individus qui la compose. Dès lors que le groupe est suffisamment
bin organisé il peut s’organiser. E groupe a un intérêt distinct de celui de ces membres, et on
put donc en déduire qu’il a une existence distincte.
La volonté collective doit s’exprimer via un membre humain vivant à partir du moment où la
s’est exprimé il n’a plus raison de subordonner la PM à des conditions supplémentaires
Dès qu’un groupe peut s’exprimer on n’a plus besoin du législateur pour dire que le
groupement existe, ce qui témoignerait entre nous
La cour de cassation a apporté une solution au problème.
 Pour ce qui est d la solution le législateur n’a jamais pris parti pour la théorie de la fiction
ou celle de la réalité mais il a pu arriver que la loi reconnaisse ou non la personnalité
juridique à tel ou tel groupement.
Exemple : Le GIE (groupement intérêt économique). Pour le GIE le législateur a clairement dit
d’abord en 1967 e t1989 que ce groupement pouvait avoir la personnalité juridique à tel et
tel condition. Là, le législateur s’est prononcé.
Contre-exemple : Les fonds communs de classement (mise en communs de valeurs
mobilières) et le législateur n’a pas octroyer la personnalité juridique.
Quand il y a pas de loi spéciale la question reste en suspens, vous constitue un
groupement avec des amis à vous, sur les lignes de société, c’est un groupement particulier
car on l’organise de façon particulière
Aura-t-on la personnalité juridique ? Si on veut faire un contrat de travail on a besoin de la
personnalité juridique, le juge doit répondre et s’il ne répond pas il y a déni de justice avec
l’article 4 du code civil, il devra en cas de silence de la loi dire oui ou non. Dans cette
hypothèse la cour de cassation a dit que : Arrêt de principe de 1954 : Groupement on ne
savait pas si la personnalité juridique ou non, car aucune loi spéciale, la Cour de Cassation a
du se prononcer pour si ce groupement pouvait renoncer en justice ou non. « La
personnalité civile, n’est pas une création de la loi. Elle appartient en principe à tout
groupement pourvu d’une possibilité d’ expression collective pour la défense d’intérêts
licites, dignes, par suite, d’être juridiquement reconnus et protégés.». Un groupement n’a
pas besoin de la loi pour exister. La CC ose clairement que la personnalité civile est attribué
au groupement à trois conditions :
*1ere condition : Il faut avoir un groupement, mais peu importe quel groupement
*2ème condition : doit avoir la possibilité d’une expression collective
*3ème condition : en vue de la protection d’intérêt licite

Soit on a un groupement reconnus par la loi, expressément reconnus par la loi. (Association,
sociétés, GIE,…). Or, elle va dire que par exemple pour la société condition d’existence :
inscription au RCS, pour l’association c’est le dépôt des statuts à la préfecture
Si on n’est pas dans un cas visé par la loi, est bien c’est donc l’arrêt de principe qui pose les
conditions pour avoir une existence.

B. La diversité de la personne morale


Il y a plusieurs classifications :
-Personne morale de droit public : L’état, région, département, les communes
-Personne morale de droit privé : Les sociétés, les associations,
-Celle qui consiste à opposer les personnes morales si elles poursuivent un but lucratif ou
non :
*Celle ayant un but lucratif : Les sociétés article 1832 du Code Civil « La société est un
contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent d’affecter à une entreprise
commune des biens ou leur industrie, en vue de partager leurs bénéfices ou de profiter de
l’économie qui pourra en résulter. » C’est-à-dire que la société est un contrat par lequel
plusieurs personnes mettent, en communs des accords, dans un but lucratifs. S’il y a pas de
but lucratif, que du divertissement on ne peut pas répondre à la définition de la société. A
partir de là, il y a une différence de sociétés :
-LES SA, les SARL. Toutes celles-là sont des sociétés commerciales
-LES SCI : sociétés immobilières
-Les SCP : sociétés civile professionnelle
Trois critères pour être une société :
*Avoir un but lucratif
*Avoir des apports (en numéraire, en nature, en industrie)
* « L’affectio societatis »: LE CRITERE DE LA SOCIETE ! C’est la volonté pour les associés
d’œuvrer ensemble sur un pied d’égalité à une œuvre commune.
L’opposé de l’affectio societatis c’est le lien de subordination, le fait de commander, diriger
autrui.
L’associé est le contraire du salarié.
Est-ce que toute société est une personne morale ?
 Article 1842 : Les sociétés ne bénéficient de la PJ et donc ne deviennent donc des
personnes qu’à compter de leur immatriculation au registre du commerce et des
sociétés (RCS)
Exemple : 2 personnes décident de mettre en commun, l’une un peu de ses économies,
l’autre un immeuble qu’elle vient d’hériter. Ils veulent ouvrir une franchise, un macdo. Et
mettre la forme de la SARL. Elles rédigent le contrat de société, c’est-à-dire les statuts (qui
dirige, comment se nomme la société, quels sont les pouvoirs du gérant). Une fois que ces
statuts sont dirigés on les pose au tribunal de commerce. Or, à défaut de cette
immatriculation, la société n’existera pas et il n’y aura pas de PJ distincte de celle de ces
membres.
« Article 1832 : La société est un contrat conclu entre deux ou plusieurs personnes »
Depuis 1985 la société peut être instituée par l’acte de volonté d’une seule personne. C’est
l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limité).
Le but est de distinguer le patrimoine. En principe on pense que l’EURL va augmenter
l’économie mais ça ne fonctionne pas
*Les PM à but non lucratif : Tantôt des groupements de personnes tantôt des groupements
de biens.
*Groupements de personnes (pendant longtemps ont été suspects puisqu’ils
s’immiscent dans les affaires de l’Etat, finalement admis). Association, syndicats,
GIE
 Association (loi de 1901 « L’association est la convention par laquelle
deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs connaissances
ou leur activité dans un but autre que celui de partager un bénéfice. Il
y a trois critères : -Mise en communs de connaissances ou d’activités
-Poursuite d’un but non lucratif
-Affectio societatis
/ ! Ne pas confondre membres d’une association qui sont les
sociétaires, et les membres de sociétés on els appellent les associés.
Quant au fond, la société ne se définie plus uniquement par la
recherche de bénéfices.
Depuis 1978 : la société son but c’est pour réaliser des bénéfices mais
aussi des économies. Or réaliser des économies peut aussi être un but
pour l’association. On a un but qui appartient au deux entités, donc
risque de confusions.
Comme pour la société, il ne suffit pas que l’association existe pour
qu’elle est la personnalité juridique. La loi a prévu des critères
d’existences de l’association.

Tout d’abord il y a trois types d’associations :


-Celles qui n’ont jamais été déclarés en préfectures : Aucune existence légale
-Celle qui a été déclaré en préfecture. A partir du moment où le nom de l’association a été
publiée au JO, l’association bénéfice de la petite PJ. Elle peut acquérir des immeubles mais
uniquement des immeubles nécessaires à son activité.
-Les associations déclarée en préfecture et reconnus d’utilité publique par un décret du
Conseil d’etat. Elles ont la grande PJ.

 Syndicats : Groupement de personnes exerçant la même profession en


vue de la décision de leurs intérêts communs. Les statuts doivent être
rédigés et déposés à la mairie de leurs sièges.

 GIE
Activité complémentaire. A l’instar de la société n’acquerra la personnalité juridique qu’à
compter de sa publication au RCS.

*Groupements de biens
Acte juridique par lequel une ou plusieurs personnes vont décider d’affecter des biens, des
droits, des ressources, à la réalisation d’intérêt général et à but non lucratif. (Prix Goncourt,
Science Po IEP)
PM catégorie diverse et en perpétuelle évolution. En pratique comment fonctionnent les
PM ? Qui prend la parole dans une association ? Qui représente physiquement la société ?

Paragraphe 2 : Les modalités pratiques de l’existence de la personne morale


Il y a la vie et il y a la mort de la personne morale. Pour la vie des PM : Comment viennent-
elles à la vie ? Pour elles, les naissances ne sont pas biologique mais administrative ou
judicaire. Une fois naît, la personne morale doit être administré, géré. Elle ne peut agir que
par le biais d’une personne physique et d’organes qui vont transposer leurs volontés.
Les organes décisionnels
-Les organes de décisions : pour les syndicats et les associations : c’est l’Assemblée générale
-Pour les décisions moins importantes : Comité
Les organes d’exécution :
-Pour les associations : l’exécutif c’est
-Pour les sociétés : c’est les dirigeants
-Pour les syndicats : c’est le Secrétaire général
 Pour la mort : c’est la dissolution. Il y a d’une part :
-la dissolution naturelle : La personne morale a toujours un but. C’est l’objet de l’association.
Or si elle perd son objet, elle meurt.
Autre mort naturelle : il y a plus d’expression d’objet collectif, il n’y a plus d’intérêt individuel
-la dissolution civile : trop de dettes, mouvements dangereux, dissolution de force quand il y
a danger, dans le cadre d’une dissolution judiciaire, d’une secte

Chapitre 2 : l’identification de la personne


L’attribution de la PJ suppose que la personne puisse être identifiée. La question ne
renvoie pas à l’existence de la personnalité en général mais à l’identification de la personne
de manière particulière.
Bibliothèque, amis, religion, fortune culture = éléments d’identification mais trop
mobiles et intrusifs. Ainsi le Droit pose certains éléments d’identification des personnes
beaucoup plus stable. C’est ceux qui constituent l’Etat d’une personne. Ce sont les qualités
le plus stable d’une personne : nom, date de naissance, nationalité, genre...
L’Etat des personnes c’est l’ensemble des éléments qui concourent à identifier et à
individualiser chaque personne dans la société (date et lieu de naissance, filiation, nom,
domicile, situation matrimoniale). Pour les personnes physiques on parle de l’Etat civil (que
l’on oppose à l’Etat politique  question de la nationalité).
Filiation et situation matrimoniale des personnes physiques relèvent du Droit de la
Famille. Pour les personnes morales elles relèvent du Droit des sociétés.

Section 1. Les éléments de l’Etat des personnes.

On ne peut pas ici faire le tour de l’Etat d’une personne. Il nous reste 3 éléments qui
permettent classiquement de définir l’Etat d’une personne : désigner l’Etat d’une personne :
le nom, le localiser : le domicile et le genre.

§1. Le Nom.

Pour la PM on peut faire un total acte de création contrairement au nom des personnes
physiques qui est soumis à des conditions plus strictes.
A. Le nom des personnes physiques.
Cela regroupe son prénom et son nom de famille (nom patronymique)
1. Le prénom.
C’est l’élément d’identification d’une personne au sein d’une famille. Aujourd'hui
grande liberté pour les parents.
Il faut le distinguer du surnom, le surnom est un élément d’identification sociale sans
aucune valeur juridique.
Il relève du choix des parents, jusqu’à une loi du 8 janvier 93 seuls les prénoms en
usage dans les différents calendriers ainsi que les prénoms issus des grands personnages de
l’Histoire pouvaient être donnés en prénom (loi de 1802).
Depuis 93, le principe est la liberté dans le choix des parents c’est l’article 57 alinéa 2
du CC. En cas de désaccord c’est le JAF qui intervient. S’ils parviennent à se mettre d’accord
leur liberté de choix est tout de même soumise au contrôle de l’officier d’Etat civil qui reçoit
la déclaration de naissance (contrôle tout de même très souple). Si le prénom choisi semble
contraire à l’intérêt de l’enfant, l’officier informe le Procureur. Si ce dernier est d’accord avec
ça, il avertit le JAF qui peut ordonner la suppression du prénom.
Si les parents persistent, c’est le JAF qui doit trouver un prénom à l’enfant.
S’opposer à la liberté de choix des parents est un acte grave. On peut s’y opposer
pour motif grave : il faut que le choix du prénom soit contraire à l’intérêt de l’enfant.
Jurisprudence bien fournie :
- Noms de fleurs admis en général
- Noms villes jamais
- Noms de structure ont du mal à passer (ASSEDIC)
- Nom de marques (chanel) peuvent passer
- Noms de dessins animés sont admis
- Contraction des prénoms des parents est admise
- Les noms de famille en prénom ne passent pas non plus
Ce qui est jugé ridicule pour l’enfant ne passe pas : Fraise (Myrtille passe), MJ,
Nutella, Titeuf (CC Civ. 12 Fév. 2012 : explique le refus en analysant le caractère du
personnage = Titeuf est naïf, ignorant et obsédé sexuel  Donner à un enfant ce prénom
donnerait un handicap certain nécessitant la suppression de ce prénom.
Associé au contexte ou au nom de famille du prénom peut devenir ridicule : Lydie
Ote, Robin Des Bois, Jumeaux Bâbord & Tribord, Hitler.
Même si le contrôle ne se solde pas par un changement de prénom, un individu peut
toujours a posteriori changer de prénom. A la base le prénom est immuable mais il y a des
exceptions à certaines conditions (art 60 du CC). Ce changement est moins grave pour le
changement des prénoms (compétence du JAF), que pour celui du nom (compétence du
gouvernement). Il faut tout de même avoir une requête légitime pour changer de prénom
(seule condition de fond). On change de prénom par exemple pour un transsexuel qui a
changé de sexe, pour les étrangers ayant acquis la nationalité française (francise leur
prénom pour faciliter l’intégration), pour une condition religieuse pour trouver un emploi.
Les changements pour convenance personnelle ne passeront jamais.
Une personne a un prénom mais depuis plusieurs années elle se fait appeler par un
autre prénom. La question est de savoir si l’usage justifie ce changement de prénom. La
jurisprudence est extrêmement fluctuante : certains jugements de fond l’admettent d’autres
le refusent (inconvénient du pouvoir d’appréciation confié au juge). Mais 20 ans d’usage
peuvent justifier un changement de prénom, on contourne ainsi la loi

2. Le nom.

Loi du 4 mars 2002 : évolution dans les règles d’évolution du nom de famille. Favorise
l’égalité et la liberté des parents. Certes liberté, néanmoins, est beaucoup moins grande
qu’en matière de nom de famille. Tout d’abord parce qu’il est le croisement de plusieurs
valeurs :
- Il caractérise l’appartenance d’un individu à sa famille.
- Il est un élément de police. On ne peut pas en faire n’importe quoi, l’Etat a besoin
que l’immutabilité du nom soit préservée
Une loi interdit au PP de faire l’usage d’un autre nom de famille que celui qui est inscrit sur
l’acte de naissance (coutume contra legem de la femme mariée).

a. L’attribution originaire du nom.

Le nom de famille résulte d’un rapport de filiation, puisque le nom n’est rien d’autre que
le symbole d’appartenance d’un individu à une famille. Quand il n’y a pas de filiation c’est
une décision administrative qui viendra établir un nom.
Jusqu’à très récemment il fallait distinguer les différentes filiations (ordonnance du 4
juillet 2005).
- Filiation adoptive
- Filiation légitime (enfant né d’un mariage)
- Filiation naturelle (enfant né hors mariage)
o Enfants naturels Simples
o Enfants naturels Adultérins

Pour tous les enfants nées avant cette loi, c’est toujours l’ancien système qui
s’applique. Ces règles anciennes,
- En cas de filiation légitime les parents avaient un choix à faire : les parents
avaient le choix entre : le nom du père, celui de la mère, ou les 2 accolés dans
l’ordre qu’ils choisissent. S’ils ne sont pas d’accord on attribue le nom du père à
l’enfant.
- Pour la filiation naturelle, si elle est établie à l’égard des 2 parents ce sont les
règles précédentes qui s’appliquent. Soit elle est établie de manière successive à
l’égard d’un des 2 parents et on attribue le nom du premier qui reconnait l’enfant.

L’ordonnance de 2005 ne distingue plus aucune filiation la seule question est de


savoir si la filiation est établie à l’égard d’un seul ou des 2 parents.
- A l’égard des 2 parents : enfant porte au choix des parents soit le nom du père
soit le nom de la mère soit les 2 accolés. En cas de désaccord, c’est le nom du
père qui l’emporte.
- A l’égard d’un seul parent : très souvent c’est la mère et c’est le nom du seul
parent qui se transmet.
-
Il nous reste le cas de la filiation adoptive. Il en existe 2 types :
- L’adoption simple : les liens de l’adopté avec sa famille d’origine ne sont pas
coupés (lié à 2 familles). Si l’enfant est adopté par un couple il conserve son nom
d’origine mais accolé à ce dernier on trouve le nom de l’un des 2 adoptants au
choix.
- L’adoption plénière (plus poussée que la précédente) : tous les liens de l’adopté
avec sa famille d’origine sont coupés. En cas d’adoption plénière on applique les
règles précédentes en cas de double filiation et s’il n’y a qu’un adoptant c’est son
nom qui est transmis.

Hypothèse de l’enfant trouvé : hypothèse de l’enfant dont la mère a accouché sous


X. cet enfant va bénéficier d’un nom de famille (et d’un prénom) que va lui trouver l’officier
d’Etat civil. L’usage est de donner 3 prénoms dont le dernier fera office de nom de famille.
Mais l’officier doit être raisonnable.
Titre de noblesse = accessoire du nom qui se transmet archaïquement de mâles en
mâles par primogéniture.

b. Le changement de nom.

Il faut distinguer les vrais des faux changements de nom.


Les faux :
EX. Johnny Hallyday = nom de scène, pseudonyme choisi pour exercer une activité. Parfois ce
pseudonyme va être le seul nom sous lequel la personne va être connue.
EX. la femme mariée, il est d’usage qu’elle puisse prendre le nom de son mari, mais toujours
le nom de naissance sur les papiers d’identité. Et lors du divorce la femme perd le Droit
d’user du nom de son mari (sauf si le mari l’autorise et si le JAF l’autorise en raison d’un
intérêt légitime au vue d’une profession, d’une notoriété...)
Il est possible d’ajouter à son nom de famille à titre d’usage le nom du parent qui ne vous a
pas transmis son nom. Là encore ce n’est qu’une apparence de changement.
Les vrais changements de nom impliquent une modification de l’acte de naissance, acte
extrêmement long puisqu’il y a une modification de l’Etat civil.

Il est possible d’ajouter à son nom de famille à titre d’usage le nom du parent qui n’a pas
transmis son nom.
Sur les vrais changements, l’attribution du nom de famille résulte de la filiation. Ainsi quand
la filiation se modifie, possibilité de changement de nom. La filiation peut être détruite ou
établissement de la filiation.

L’adoption est un changement de filiation = possible changer de nom. Le changement de


nom de famille —> art 61 et suivants du CC
Art 61-1 « Toute personne qui justifie d’un intérêt légitime peut demander à changer de
nom » Il semble que deux cas de figures caractérisent l’intérêt général de l’article
- Eviter le port d’un nom ridicule
- Eviter l’extinction d’un nom illustre
Art 61-2, éviter l’extinction du nom. Les collatéraux sont toutes les personnes qui descendent
d’un auteur commun. Collatéral au 1er degré : frère sœur / ensuite oncle, tante / neveu,
nièce …
D’après cet alinéa on peut changer de nom pour qu’il perpétue dans le temps.
La différence avec le changement de prénom c’est qu’ici la demande n’est pas formée devant
le juge parce que le nom est un élément d’identification et l’état le contrôle. C’est le
gouvernement qui instruit la demande et le changement de nom doit être autorisé par
décret. Il va être publié au JO et dans les deux mois suivant la publication tout intéressé peut
faire opposition —> conseil d’état qui tranche le litige. Cette possibilité de changement de
nom va être très surveillée pour les P, pour les PM liberté plus étendue.

La CEDH et la CJE (deux juridictions européennes ) protègent le nom de famille au titre de


liberté de la vie privée ( art 8 de la CEDH ) . Plusieurs arrêts rendus —> Arrêt CUSAN et
FAZZO contre l’Italie du 7 janvier 2014 : le couple a une petite fille M.Fazzo reconnait l’enfant
et demande à l’office de état civil que la petite porte le nom de sa mère. La demande est
rejetée et il inscrit la petite sous le nom de Fazzo. Le couple introduit une requête en droit
international. Avant devant les juridictions nationales, estiment qu’il n’y a pas de règles
concernant au nom, mais cette règle correspond à un principe enraciné dans la conscience
sociale et dans l’histoire Italienne.
Les époux saisissent la cour de Strasbourg, ils portent plainte car la règle italienne porte
atteinte de l’art 8 ans la mesure où ils n’ont pas le choix entre le nom de la mère et du père.
La cour rappelle :
- Art 8, ne vise pas explicitement le nom de famille mais en tant que moyen
d’identification personnel le nom d’une personne relève de sa vie privée et familiale
- Art 8 est violé par le système Italien, importance d’une progression vers l’égalité des
sexes et l’importance de l’élimination de toutes discriminations fondées sur le sexe dans
le choix du nom de famille —> La cour condamne l’Italie
La question est de savoir si notre système ne relève pas parfois d’une conception patriarcale.

Conseil d’état a interprété l’art 61 et il dit qu’apriori tous peuvent changer de nom avec des
motifs d’ordre affectif.
EX :
Conseil d’état du 30 Janvier 2014 —> des motifs d’ordre affectif peuvent dans des
circonstances exceptionnelles caractériser l’intérêt légitime de l’art 61 pour déroger au
principe de fixité du nom établie par la loi.
Jugement du 2 Octobre 2014 —> En l’espèce une femme voulait changer de nom invoquant
des motifs d’ordre affectif. Elle était veuve et s’était remariée mais voulait porter le nom de
son mari défunt. Elle demande à la garde des sceaux, à l’époque cette garde refuse donc
demande au tribunal administratif. Il estime que les motifs caractérisent l’intérêt général
pour changer de nom.

LE NOM DES PM
Pas rattaché à une famille. Peut être chargé d’histoire
Il résulte d’une décision des membres du groupement. On utilise le terme de dénomination
sociale pour une société / de titre pour une association.
Le nom est fixé dans les statuts de la personne morale donc peut être modifié suivant les
règles de modification des statuts ou dans la loi.
Le nom d’une personne morale peut être l’objet de n’importe quelle fantaisie. La seule
limite est le respect des droits des tiers —> un conflit risque de surgir si une personne
morale choisit le nom déjà porté d’une personne ; soit la personne est connue, soit le nom
qu’une personne a déjà déposé.

1. Le domicile
Pour identifier une personne il faut également la situer
La notion de domicile est la même mais particularité pour les PM

A. DOMICILE DES PP

- L’art 42 du code de procédure civile —> le tribunal compétent est celui du domicile du
défendeur. Depuis les 30’, les successions en ce qui concerne les meubles est régi par la loi
du dernier domicile du défunt.
- Art 175 du CC, sur le mariage : il devra être célébré dans la commune où l’un des époux
aura son domicile ou sa résidence.
- Art 102 —> le domicile de tout français quant à l’exercice de ses droits se trouve où il a
son principal établissement. Cette définition figure dans le code civil ; la définition du
domicile peut être différente selon les branches du droit. Le droit pénal est plus large pour
le domicile « le lieu où une personne quelle y habite ou non a le droit de se dire chez elle
quel que soit le titre juridique de son occupation et l’affectation donnée aux locaux.
- Lieu du principe établissement : Le lieu d’une personne où elle vit habituellement, de fait
dans la plupart des cas (domus = la maison ) . Parfois il y a un problème, un cadre habite
dans le Sud, se fait licencier et retrouve un travail à Paris. Il y loue un studio : la semaine à
Paris et le weekend il redescend voir sa femme. Quantitativement il habite à Paris
cependant on ne considère pas que son domicile se trouve à Paris des lors qu’il continu à
recevoir l’ensemble de son courrier dans le sud, qu’il y garde ses comptes en banques …
son domicile sera dans le sud.
On dit souvent que le domicile est la réunion d’un élément matériel et un élément
intentionnel (la personne a l’intention de s’établir à cet endroit)
Art 103 du CC « Le changement de domicile s’opérera … »

Distinction entre résidence et domicile


Les mineurs ne peuvent pas choisir leur domicile : chez leur père et mère.
Les forains / nomades doivent choisir une commune de rattachement et donc un domicile
légal.
Les SDF n’ont pas de domicile fixe, la plupart du temps ne s’inscrivent pas dans une
commune donc n’ont pas de domicile.

Art 111 du CC

Atteinte au principe d’unicité du domicile, elle est cantonnée pour une certaine opération :
vente, le temps d’un procès.

B. DOMICILE DES PM

Il s’agit du lieu où sont concentrés les organes de direction et d’administration. Le lieu de


production industriel est indifférent. EN principe les personnes morales n’ont qu’un seul
siège donc un seul domicile pour la personne morale. Le fait qu’une personne morale n’est
qu’un domicile créait un effet pervers car la plupart des sièges était à paris or les
justiciables devait saisir les juridictions du lieu où était le défendeur mais tous se trouvait à
paris.
De plus le fait de parler d’unicité, nuisait au petit justiciable et les petits justiciables devait
aller loin de chez eux (cout supplémentaire à la charge du justiciables.)

-La jurisprudence a donc construit une théorie très pratique constituant pour les personnes
morales une exception pour le principe d’unicité du domicile des personnes morales : C’est
la jurisprudence des Gares Principales

L’hypothèse était la suivante : A l’époque un usager des chemins de fer a eu un litige avec la
compagnie de chemin de fer. Il habitait Bayonne et utilisait la ligne Bayonne-Paris et c’est sur
cette ligne qu’il subit un accident. Si on s’était tenu à la règle il aurait dû saisir à Paris car le
siège était là-bas. Or par soucis de protection et proximité, les tribunaux ont considéré à
l’époque qu’il pouvait saisir les tribunaux de n’importe quel lieux dans lequel la personne
morale à une gare principale.
La décision du 18 juin 1876 : chemin de fer d’Orléans : Cette jurisprudence a été construite
pour la compagnie des chemins de fers. Elle s’est ainsi imposée à tous. C’est maintenant la
théorie de succursale. La théorie c’est que tout personnel moral n’a qu’un siège social, mais
que par exception est toutefois considéré comme docile tout lieu dans lequel la personne
morale dispose d’une établissement suffisamment important et organisé pour représenter
cette personne morale. Ce qui veut dire que dans la pratique on est pas obligé d’assigner à
paris si la personne morale à une antenne

Principe et exception

2. Le genre

Dans le langage courant, le genre c’est l’apparence. Or le genre pris dans le sens apparence
physique ne permet pas forcément d’identifier quelqu’un car il y a un risque de
discrimination. On laisse donc ce sens de côté. Ainsi, en droit, le genre réside dans une
réalité beaucoup plus objective si bien que le genre va permettre d’identifier une personne. Il
s’agit du sexe pour les personnes physique et là a priori le sexe va permettre d’identifier la
personne physique et pour les personnes morales il faudra identifier la forme (SA,…)

A. Le sexe des personnes physiques

Le sexe contrairement à l’orientation sexuelle se voit. Le masculin et le féminin se


différencient. L’évolution scientifique, les progrès de la médecine on entrainait une
évolution. Les frontières ont bougés. Des concepts philosophiques et sociaux sont également
considérés que le sexe n’est pas une donnée naturelle ou biologique mais une construction
sociale
« On ne nait pas femme on le devient » Simone de Beauvoir «  Le sexe est plus difficile
c’est une donnée sociologique. Le sexe c’est bien un résultat de la culture que de la nature

Il y a donc trois sexes :


-Le sexe chromosomique inscrits dans nos gènes (on ne peut pas le changer) et là oui le sexe
est une donnée biologique
-Le sexe anatomique : celui-là peut être changé. On creuse une cavité vaginale.
-Le sexe sociologique : résulte de l’inscription de l’individu dans tel ou tel milieu avec ou tel
ou tel détermination

Bouleversements culturels. Ils n’ont pas modifiés aux règles qui président à la
reconnaissance initiale du sexe.
La détermination initiale ne pose aucune difficulté. Pourtant deux problèmes peuvent être
mentionnés :

-Il peut arriver qu’un Problème apparaisse lorsque l’on écrit un acte de naissance
-Qu’on ne puisse pas déterminer le sexe, c’est l’hypothèse de l’intersexuel.

Si on met cette double réserve de côté, la détermination du sexe est plutôt simple. La
question du changement du sexe postérieur est plus dure car tout a été bousculé par
l’évolution culturelle. Très classiquement quant au changement de sexe, la Cour de Cassation
disait que c’était interdit : pour le motif qu’un tel changement était contraire au principe de
l’indisponibilité de l’état des personnes. (Il ne nous appartient pas de choisir notre état avec
nos éléments d’identification, on n’a pas la libre disposition de notre état)

Certes, ce principe connait de plus en plus d’exceptions. Le don d’organe est de plus en plus
autorisé, la prostitution largement toléré, et pour la GPA il suffit de croiser la frontière et
d’aller aux Etats Unis. C’est ainsi que la Cour de Cassation a estimé pendant longtemps qu’il
n’était pas possible pour une personne de changer de sexe. Or de nombreux transsexuels
introduisaient de nombreuses instances malgré le refus de la cour de cassation. Les
transsexuels souhaitaient que soit reconnus leur souffrance issus de leur syndrome « le
transsexualisme ». Ils voulaient bénéficier du changement de sexe sur leur état civil.

Un transsexuel belge s’est avisé de saisir la CEDH de Stras. Et cette cour européenne a donné
raison. IL y a donc un arrêt de principe de B contre France le 25 mars en 1992, a considéré
qu’un transsexuel avait un droit au changement de sexe sur e papiers d’état civil.
Sur le fondement de l’article 8 de la CEDH, condamnation France.
LA cour de cassation a donc été forcée. Elle a rendu deux arrêts célèbres eux aussi :
Assemblée Plénières du 11 décembre 1992 qui a consacré le changement de droit.
Un des deux arrêts était le cas de René qui avait suivi une opération et qui était devenue
Renée. La 1ere instance et la CA avaient admis changement de nom mais pas de sexe. (Dû à
l’indisponibilité de la personne). La Cour de Cassation casse l’arrêt d’appel, effectue un
revirement de jurisprudence, disant que le sexe, et les papiers d’état civil peuvent être md
visa est à l’article 8 de la CEDH, l’attendue st donc « Lorsque à la suite d’un traitement
médico chirurgicale, suivi dans un but thérapeutique, une personne présentant le syndrome
du transsexualisme ne possède plus tous les caractères de son sexe d’origine, et a pris une
apparence physique le rapprochant de l’autre sexe, auxquelles correspond son
comportement social, le principe du principe dû à la vie privée, justifie que son état civil,
indique désormais le sexe dont elle a l’apparence.
La Cour de Cassation ajoute « que le principe de m’indisponibilité de la personne ne fait pas
obstacle au changement de sexe »

Attention tout de même car pour la Cour de Cassation si on relit l’arrêt de principe, le
changement de sexe doit être apparent. Ce n’est que par l’apparence que René est devenu
Renée. La Cour de Cassation se contente de dire que René a pris apparence d’une femme.
Pour la Cour de Cassation le sexe reste le sexe de naissance, chromosomique. René est opéré
oui, il subit le syndrome de transsexualisme. La cour de Cassation lui accorde le changement
de sexe mais il n’en ^prendra que l’apparence

 Arrêt Godwin du 11 juillet 2002 : Arrêt rendu par la grande chambre


de la CEDH : arrêt rendu à l’unanimité : Le RU se voit condamné. La
CEDH affirme qu’elle n’est pas convaincue que l’on puisse continuité
d’admette que le sexe est déterminé par des conditions biologiques »
 C’est-à-dire qu’il considère qu’il faut regarder le sexe social, le genre,
qui signifie l’identité sociale de personne. C’est la manière dont on se
comporte qui nous détermine, détermine la personne socialement.
LA théorie du genre est appliquée mais fait l’objet de controverses. A l’école on dit au
garçon qu’il fasse de la danse,… etc.
Par ailleurs pour la Cour de Cassation : LA commission nationale consultative des droits de
l’Homme (CNCDH) : avis du 27 juin 2013 : elle sert à guider le législateur et elle s’inquiète de
la vulnérabilité sociale d’une partie de la société que sont les transsexuelles car ils sont
stigmatisés. De plus elle estime qu’il faut changer la loi et qu’il faut admettre l’identité de
genre au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination. Elle considère quoi fut
retirer l’expression identité sexuelle et la remplacer par identité de genre.

En 2013, les premières revendications de genres arrivent à la Cour de cassation qui rend
deux arrêts : Le 4 mars 2013
-Dans ces deux affaires les requérants demandés leur changement de sexe au nom de la
reconnaissance de l’identité de genre. Et il n’avait pas été opéré. LA Cour de cassation refuse
donc le changement de sexe dans ces deux arrêts. Pour la Cour de cassation, le changement
de sexe a l’état civil est autorisé mais à deux conditions :

*Il faut démonter l’existence du syndrome transsexuel médicament parlant


*montrer l’irréversibilité de la transformation de son apparence

Ce qui est demandé c’est donc qu’il y est l’ablation des organes génitaux. L’angoisse de la
Cour de Cassation c’est de donner un changement de sexe à quelqu’un qui a gardé ses
organes génitaux.

Dans les arrêts du 13 février 2012 : LA Cour de cassation refuse de se fonder uniquement sur
une requête d’identité de genre.

Arrêt rendu contre la Turquie : 10 Mars 2015. Arrêt YY contre Turquie. Le système Turque
exigeait pour autoriser le changement de sexe à l’état civil : Conditionne le changement de
sexe à l’état civil et veut qu’il y ait l’incapacité de procréer.
Elle se fait condamné par la Cour en 2015 : on ne peut pas conditionner ce changement de
sexe à une stérilisation.
 Si on transpose à al Franc c’est presque pareil le fait qu’il n’est pas possibilité de
procréer et la France va donc ce faire à nouveau sanctionner

Décision du TGI de tours : décision dans laquelle le requérant réclamait de naitre ni de sexe
féminin ni de sexe masculin « il est nait avec un micro pénis et un vagin rudimentaire ». Il
avait était indiqué sur l’état civil comme féminin. Or il ne se sentit pas plus homme que
femme et cela la rendu malade. Le requérant à plus de 60 ans. Et pour al première fois les
juges français acceptent l’inscription du sexe neutre à l’état civil. Il y a donc la
reconnaissance de la théorie du genre t on s’éloigne des critères biologiques.

En Australie le sexe neutre a était autorisé.

Il faut donc admettre l’idée qu’on n’est pas biologiquement déterminé pour homme ou
femme. ET c’est donc autorisé une catégorie intermédiaire

.La forme des personnes morales


Il peut paraître bizarre de parler de genre des personnes morales parce qu'elles n'ont pas
d'identité biologique donc pas de sexe. Cependant, il s'agit de déterminer la forme juridique de
la personne morale
Exemple : Société ou association
Ensuite il faut aller plus loin
Exemple : SARL, SA, SNC
De plus, les règles applicables sont différentes en fonction de la forme de personne morale
Exemple : Société Code de Commerce et Code Civil
Info Greffe est le site qui recense tous les extraits K bis des sociétés dans la mesure où elles
sont toutes immatriculés au RCS. Important pour les tiers qui veulent rentrer en contact avec
la société.

Les éléments d'identification des personnes concernent aussi les tiers parce que la
personnalité juridique est l'aptitude à exercer des droits sur la scène juridique. Il faut s'attarder
sur l'état de la preuve des personnes ou publicité de l'état des personnes

II- La preuve de l'état des personnes


Les procédés de preuve ou publicité sont différentes pour les personnes physiques et les
personnes morales

A- Pour les personnes physiques


2 modes de preuves sont admises :
– La preuve par titre ou acte d’État Civil
– La preuve par possession d’État c'est à dire une possibilité de prouver en l'absence de
titre
.La preuve par titre
Afin de recensé leurs fidèles, les Curés du Moyen-Age ont enregistrés sur des registres les
baptêmes, décès, mariages et le pouvoir royal les a utilisé pour collecter les impôts. En 1792,
le pouvoir civil confisque la tenue des registres des actes de l’État ancêtre l’État Civil.

Ces registres ont pour but de prouver l'état d'une personne physique :
– Article 34 du Code Civil
– Instruction générale qui date de 1999 qui est un texte qui s'adresse à tous les officiers
d'Etat Civil, comment ils doivent établir les actes

L’État Civil est tenu par plusieurs personnes :


– L'Officier d’État Civil ou Maire
– Les adjoints
– Conseiller municipal quelconque
– Agents communaux

Ils vont rédiger les actes d’État Civil c'est à dire des écrits par lesquels l'autorité publique
constate les principaux événements qui concourent à circonscrire l’État d'une personne
physique.
Exemple : Naissance, reconnaissance, mariage
/!\ Les règles de rédaction sont très précises

Ces actes sont authentiques vu qu'ils sont rédigés par des officier publics ce qui veut dire que
rien ne pourra les contester sauf l'inscription en faux
Cette force probante ne concerne que ce que l'Officier a pu constater comme une date des
témoins. Parallèlement, tout ce qu'il n'a pas pu constater comme par exemple le sexe pourra
être contesté
Décision : Homme du TGI de Tours
Ces écrits ont pour objet de retracer les principaux éléments d'identification de la personne et
c'est pourquoi ils doivent avoir des mentions obligatoires d'identification qui concernent les
types d'actes déclarés à l'Officier. De plus, les mentions spéciales concernent la nature de
l'acte.
Exemple : Pour une naissance les mentions obligatoires sont la date, le lieu

La transcription est l'obligation légale d'adresser un acte officiel à l'Officier d’État Civil du
lieu de naissance qui prendra effet directement sur les registres.
/!\ Obligatoire pour tous les actes d’État Civil comme la déclaration de disparition par
exemple

Les mentions en marge sont un fait qui consiste à mentionner sur un acte l'existence d'un autre
acte ou d'un fait
Exemple : Acte de naissance comportera en marge la reconnaissance

→ L'objectif de ces deux méthodes est d'assurer aux tiers une information complémentaire sur
l'identité d'une personne. Cependant, seules les copies des actes authentiques peuvent être
délivrés à la personne concernée ou à ses proches. L'administration publique peut obtenir ces
registres et demander des extraits des actes.
Les actes doivent comporter certaines mentions mais lorsqu'un acte est irrégulier il est
entaché de nullité par les tribunaux par une atteinte substantielle c'est à dire qui porte atteinte
à l'intégrité de l'acte.
Exemple : Acte de mariage dressé alors qu'un des mariés est absent donc nullité du mariage
ou officier incompétent
/!\ La nullité à des conséquences lourdes vu qu'elle va priver la preuve de l’État Civil d'une
personne
Pour les irrégularités bénignes, une rectification est possible
Exemple : Tromper sur l'heure de la naissance
.La preuve par possession d'état
C'est un mode de preuve secondaire moins fiable que la preuve par titre. C'est le fait pour un
individu de se comporter ou d'être considéré dans un état alors que juridiquement il n'a pas cet
état
Exemple : Se comporter et être considéré comme le fils de quelqu'un même si juridiquement il
n'est pas le fils de cette personne
/!\ C'est donc une situation de fait
Elle a aussi un grand poids pour la filiation
Selon l'article 311 du Code Civil « La possession s'établit par une réunion suffisante de faits
qui révèlent le lien de filiation et de parenté entre une personne et la famille à laquelle elle est
dite appartenir. »

De plus elle est constituée par 5 faits :


– Considéré comme un fils et lui les considère comme ses parents
– Les présumés parents ont subvenu à son éducation et son entretien
– Cette personne est reconnue comme leur enfant dans la société
– Cette personne est considérée comme l'enfant par l'autorité public comme l'école
– Porter le nom de celui ou ceux dont on le dit issu

Si on généralise, la possession d'état nécessite 3 éléments cumulatifs :


– Le nomen c'est à dire porter le nom d'un individu
– Le tractus soit le traitement
Exemple : Fait de traiter quelqu'un comme son mari, son enfant
– La fama ou réputation c'est à dire considéré comme tel par la société

Il appartient aussi aux témoins d'affirmer cette possession d'état qui peuvent passer devant
le notaire afin d'établir un acte de notoriété dans lequel ils déclarent cette possession d'état
/!\ Notaire, mairie juge
La possession d'état a un rôle probatoire même reconnue par le législateur en raison de
l'article 310-1 qui précise que « la filiation se prouve par l'acte de naissance de l'enfant, l'acte
de reconnaissance ou par l'acte de notoriété constatant la possession d'état »

En cas de destruction du titre officiel, la possession d'état peut remplacer le titre officiel.
En effet, soit la possession d'état vient contredire une mention que l'officier d'état civil a pu
constater lui-même, difficile car c'est un acte authentique avec grande force probante.
Soit la possession d'état vient contredire un élément d'état civil qui n'a pas pu être constaté par
l'officier d'état civil donc cet acte sera officiel mais avec une valeur probante plus faible. Ce
sera laissé à l'appréciation du juge.
/!\ Titre contre possession d'état c'est le titre qui gagne si l'officier a pu constater
Titre contre possession d'état le juge va trancher dans le cas où l'officier n'a pas constaté

Lundi 21 mars, la CA a infirmé le jugement de Tours : pour avoir le sexe neutre. Ce qu’a
admis le TGI de tours, et la CA d’Orléans a refusé car sinon cela créerait une nouvelle
catégorie sexuelle. Il n’appartient pas aux juges de changer les catégories sexuelles, mais au
législateur.

II. Preuve pour les personnes morales

Pour ces personnes morales, la preuve est la publicité de leurs éléments d’identification. C’est
sans doute plus important que pour les personnes physiques car une personne physique on
peut l’avoir devant soi. Or pour les personnes morales ce n’est pas pareil car il n’y a pas de
réalité, et vaut mieux savoir qui on a devant soi. Le système est diversifié car la preuve de
l’existence et des principaux éléments d’identification, résultera de la décision administrative
qui est à l’origine de la création. Soit c’est l’acte constitutif qui lui est déposé auprès d’une
autorité administrative. Pour le reste, il faut savoir que certaines opérations à la vie d’une
personne morale font l’objet d’une publication spéciale. Nous avons aussi un certain nombre
de registres pour les personnes morales. Exemple : registre de sessions de fonds de
commerce. Dans ce cas de société doit procéder à une publication légale, qui va mentionner le
prix de la cession, la personne à qui elle cède le fonds de commerce. Le but est de connaitre
ce que font les personnes morales afin d’éviter que la personne morale le dilapide le fruit, le
prix de la cession du fonds de commerce.
Ce sont des registres spéciaux en général, ils sont encrés au tribunal.
L’objet social va circonscrire le champ d’action de la personne morale. Si la personne agit en
dehors de son objet social en principe elle est réputée incapable.

La limite à la personnalité juridique s’appelle les incapacités.


Titre 2 : Les limitations de la personnalité juridique

En guise d’introduction : Il y a des limitations à la personnalité juridique et c’est ce qu’on


appelle l’incapacité. L’incapacité c’est l’envers de la capacité juridique. C’est parce qu’une
personne jouit de la personnalité juridique qu’elle est capable. Or la capacité n’est pas une
donnée naturelle mais une attribution du droit. L’attribution juridique dépend de lui, à la fois
positivement, mais aussi négativement, lorsqu’il restreint cette capacité. Ainsi certaines
personnes vont être privé de la possibilité de conclure tel ou tel contrat et le conclure seul. La
définition de l’incapacité est alors la suivante : c’est une restriction à la personnalité juridique.
Les incapacités sont les diverses manifestations des restrictions légales, restrictions apportées
à la personnalité juridique, d’une personne dont l’activité juridique est ainsi comme surveillé.
Il y a plusieurs sortes d’incapacité : les mineurs, les personnes sous tutelle/curatelle, …

Il y a deux manières de classer les incapacités :

-En raison de leur fondement : Pourquoi le droit va-t-il créée ces incapacités ?
-L’objet de l’incapacité car elles sont susceptibles de degrés : sur quoi portent-elle ?

Les incapacités suivant leurs fondements : Les professions médicales, c’est l’article 909 du
Code Civil, « les membres de la profession médicale, de la pharmacie, ainsi qu’auxiliaire
médicaux, ayant prodigué des soins, ne peuvent pas recevoir d’héritage… ». Eviter le
chantage, que quelqu’un durant sa maladie essaie de faire du chantage.
-Article 903 indique que « le mineur âgé de moins de 16 ans ne pourra aucunement disposer »
disposer de ces biens, les vendre, les donner. Il ne peut pas le faire.
-Article 414-1 : ne s’intéresse pas à une certaine catégorie mais c’est un principe d’ordre
général « pour faire un acte juridique valable il faut être sain d’esprit »

 On a des incapacités de protection : on pour finalité de protéger


certaines personnes car leur discernement parait trop faible. On les
présume incompétente, incapable de gérer au mieux leurs affaires, leurs
intérêts. Il y a un risque et les incapacités vont les protéger contre ces
risques.

 On a donc les incapacités de défiances, on se méfie des médecins,… :


elles ont pour finalité d’empêcher l’incapable, les empêcher d’agir soit
à titre de sanctions, soit l’empêcher de nuire aux tiers.

On va voir la distinction des incapacités en fonction de leur objet :


Toute la matière s’articule autour d’une distinction fondamentale selon le degré de
l’incapacité.
Soit une personne est seulement encadrée dans l’exercice de ses droits. Le plus souvent pour
la protéger et on parle d’une incapacité d’exercice. Dans la capacité d’exercice, la personne
jouit d’un droit mais ne peut pas l’exercer seul car ce serait trop dangereux pour elle.
Attention, cette incapacité peut porter que sur certains actes, elle est dite spéciale. Exemple :
On va imposer l’assistance d’une tierce personne pour conclure des actes juridiques comme
par exemple la vente d’immeuble.
L’incapacité peut porter sur l’ensemble des actes juridique et non spécial, et ainsi elle ne
pourra pas exercer de manière générale toute seule, ce seront tous les actes qui seront visés, ce
sera aune incapacité d’exercice général. La personne va être privée de tel ou tel droit : on se
méfie d’une personne ou d’une relation et on craint que cette personne n’abuse : c’est
l’hypothèse du médecin. Là, l’incapacité est beaucoup plus radicale car cette incapacité va
empêcher à la personne de jouir d’un droit : ce sont les incapacités de jouissances.

Les incapacités d’exercice peuvent être générales ou spécial. Pour les incapacités de
jouissances : et si on l’a fait pas porter sur tel ou tel droit : si elle est générale elle ne peut pas
jouir de tous les droits et donc mort civil. La personnalité juridique c’est justement entre
titulaire d’obligations et de droits. Les incapacités de jouissance ne peuvent être que spéciales.
Les incapacités sont les diverses manifestations. Diverses manifestations des restrictions
légales : rien de compliquer : pour qu’une personne soit frappée d’une incapacité dans
certaine circonstance ou après une procédure, on a besoin du support de la loi. Seule la loi
peut prévoir ces incapacités.
L’article 1123 « toute personne peut contracter si elle n’en est pas déclarer incapable par la
loi »
Restriction légale de l’incapacité.
Les incapacités ont vocation a touché autant les personnes physiques que les personnes
morales.
L’incapacité des personnes morales c’est tout ce qui est hors du champ de son objet social.
Exemple : si c’est une société commerciale qui fait des piscines elle n’a pas à faire de
barbecue : c’est ce qu’on appelle le principe de spécialité. Les personnes morales sont
relativement capables par rapport à leur objet social.
Or elles sont privées du droit d’effectuer des actes en dehors de leur spécialité statutaire.

La personne morale ne bénéficie pas de ces droits : incapacités de jouissances. Elle ne peut
pas jouir des droits qui or de son objet social.

On prend un incapable et on le surveille. Or l’étendue de cette surveillance va varier suivant


les facultés de l’incapable : Par exemple distinction entre mineure et majeure
Mineure : incapacité d’exercice mais il a jouissance de ces droits. Le mineur ne peut agir seul.
On va prendre en compte l’évolution de ces facultés, et donc sa maturité : le droit admet que
le mineur peut accomplir certains actes seuls au fur et à mesure de sa maturité. Sa capacité
augmente au fil du temps.

Pour le majeur : c’est pareil. On va faire attention à ces facultés mentales et c’est en fonction
de l’altération des facultés mentales. Les majeurs qui auront les facultés mentales les plus
altéré auront des représentants pour presque tous les actes, et au contraire ce qui n’est pas trop
altéré pourront être autorisé à réaliser seul certains actes.
Or c’est la gravité qui compte. L’étendue de la surveillance dépend de la gravité des actes
juridiques considérés. Il y a lieu de réintroduire une distinction : du plus léger au plus
important : acte conservatoire (acte plutôt léger car ils ne tendent qu’à conserver le
patrimoine mais n’atteigne pas la substance même du patrimoine), acte d’administration (il
s’agit d’administrer son patrimoine et de le faire fructifier), acte de disposition ( ce sont les
plus graves car ils portent atteinte à la substance même du patrimoine et font sortir un bien du
patrimoine d’un personne : vendre, donner,… on se méfie des actes de dispositions)
On comprend que selon le régime d’incapacité choisi, la surveillance sera plus importante
pour les actes de dispositions que pour les actes d’administration ou conservation.

Chapitre 1 : les incapacités d’exercice


Les incapacités d’exercice renvoi à une restriction superficielle : elle n’est pas privée d’agir,
mais privé d’agir seul, à la différence de l’incapacité de jouissance.

Il y a soit des incapacités générales ou spéciales. On se centre sur les incapacités des
personnes physiques. Incapacité des personnes morales existent mais ça relève du droit des
sociétés. Mais les personnes morales peuvent subir des capacités d’exercice (exemple : une
société en cp, cessation de paiement, plus de dettes que de rentrer d’argent, elle fait l’objet
d’une procédure judiciaire, et le juge pourra confier la gestion de la société à un
administrateur et le dirigeant est mis de côté
L’administrateur hadock prend les mesures, modifie les statuts, procédé à une
augmentation de capital, et il va procéder à des actes spéciaux : incapacités d’exercice
spéciale

Les capacités d’exercice des personnes physiques peuvent être limitées dans deux cas :
 En raison de l’âge de la personne : les mineurs
 En raison des facultés mentales : incapacités des majeurs

Dans les deux cas, le but est de protéger la personne. Que la personne soit jeune et/ou des
facultés mentales altérées, le but est de protéger la personne contre sa faculté de discernement

Section 1 : Majeurs protégés

La grosse réforme de la protection juridique des majeurs elle date du 5 mars 2007. L’ancienne
loi traités de personnes « incapables » mais cette appellation a été modifié. En principe les
mineurs sont toujours frappés d’une incapacité juridique. Or, quand on est face à un majeur,
on est avec le principe de capacité juridique. La limitation de capacité juridique est donc une
mesure exceptionnelles quand elle rappe les majeurs. C’est une exception qui tend clairement
à se multiplier. Pour deux raisons :
- L’évolution de la médecine psychiatrique qui permet de révéler au grand jour des maladies,
des troubles mentaux alors qu’avant on voyait une personne en totale possession de ces
moyes, et aujourd’hui avec cette évolution on arrive à déceler des troubles du
comportement. (théorie qu’avec le stress on est des troubles mentales)
- L’allongement de la durée de vie : les personnes vivent de plus en plus longtemps et le
risques de maladies et de déficiences mentales va de pairs avec les déficiences mentales.
Plus une personne vieillis plus elle est faible donc c’est un risque potentiel (Alzheimer qui
s’installe plu facilement chez les personnes âgées)

Le nombre de majeurs sous protection est en augmentation constante. On les dénombrait


350000 en 1990-2000 et 830000 de nos jours. Il ne s’agit pas de la population les plus âgés
car plus de 50% des personnes protégés au moins de -59 ans et seulement 32,5% ont plus de
75 ans. Les chiffres sont en constantes évolution et s’explique que pour partie le dispositif de
protection de personnes majeures s’applique parfois à des marginaux, c’est-à-dire à des
personnes qui dépenses sont comptés. (Personne n’est pas altérée mais juste souci avec la
dépenses). Ce sont les marginaux qui font abaisser les chiffres pour la jeunesse en dessous des
60 ans.
La protection des majeurs visent les biens des personnes. Il y a avait deux cas :
-interdiction judiciaire pour les aliénés
-Les prodigues et les faibles d’esprit : on met en place un conseil judiciaire uniquement pour
les biens
Ce n’est qu’à partir de 1838 que le législateur s’est intéressé aux aliénés. Les biens des
aliénés été défendus mais les droit de sa personne le devienne également. La grande réforme
est arrivée le 3 janvier 1968, qui a reformé le droit des incapables majeurs. On ne parle plus
de faibles d’esprit, prodigues et aliénés, mais incapables majeurs.

La loi de 1968 met des choses en place et elle s’est montrée lacunaire et a subi des critiques.
Donc, en 2007, le législateur est intervenu à nouveau.

1ere étape : pourquoi la loi de 1968 n’a pas satisfait la population ? Car le dispositif avant
1968 était imprécis, les termes révélait l’insuffisance des connaissances médicales (termes
dans la loi : imbécilité, de démence, fureur, étaient les termes utilisés pour qualifier les
malades susceptibles e bénéficier d’une protection.
-La deuxième reproche était qu’on laissait tout à la famille, le rôle de protection lui été
délégué, or la famille n’était as surveillé et le risque face à une personne faible, la famille
n’abuse du patrimoine et des biens de cette personne.
-Peu de mesures constituaient les aliénés

2ème étape : loi du 3 juillet 1968. Sont grands intérêts est d’avoir distingué plusieurs catégories
de personnes à distinguer : elle amis en place une protection graduée en fonction du besoin
d’aide à apporter à la personne (quel niveau d’assistance à besoin la personne incapables).
L’ancien article 490-1 : prévoyait quelque chose de novateur, l’indépendance entre le
traitement médical et la protection judiciaire. Désormais, la protection juridique d’une
personne ne dépend pas du tout de la nature du traitement médical qu’elle suit.

La loi de 1968 a été dépassée par l’évolution démographique.

3ème étape : beaucoup de critiques lui ont été adressés. Les graduations ne sont pas suffisantes.
Le juge des tutelles était complétement dépassé car il s’occupait de la mise sous tutelle des
personnes marginales. Il y avait beaucoup trop de compte de tutelle et donc impossibilité de
surveillait des comptes de tutelle et donc beaucoup de problèmes avec détournement de biens
et d’argent. A ca on rajoute l’explosion du nombre de personnes mise sous tutelle. Tous ces
détournements ont conduit à la loi du 5 mars 2007. A partir de cette loi on ne parle plus
d’incapables mais de personnes vulnérables. L’un des grandes idées de cette loi a été
distingué l’aspect juridique de la protection et l’aspect social de la protection de l’autre. Le
but était de désengorgé le juge des tutelles. L’aspect civil, juridique reste confié aux juges des
tutelles. A cité de ca il ne s’occupe plus du côté sociale. Le juge des tutelles n’accompagne
plus les marginaux, ça relève de l’aide sociale et depuis la loi, l’aide sociale relève soit du
conseil régional, soit du département.
Ces mesures étaient imbriquées dans le code de l’aide sociale. L’aide dans la loi de 2007, ces
personnes marginal passe un contrat avec le préfet et des mesures seraient mise en place :
-Le juge des tutelles s’est vu ces compétences limités pour que son travail soi mieux fait.
Ainsi, on a accordé un statut professionnel au mandataire judiciaire. C’est maintenant une
profession, il y a une formation, c’est ce qu’on appelle mandataire judiciaire à la fonction des
majeurs. Professionnalisation de l’encadrement
-Surveiller les comtpes en banques des personnes mise sous protection et doit rendre des
comptes
-On impose l’audition de la personne protégée. A chaque fois qu’il y a une procédure la
concernant elle doit être auditionnée. Toutes les mesures de protection sont temporaires. Le
but en auditionnant la personne et en formant les gens qui vont l’encadrer, le but de la loi de
2007 c’est de s’intéresser plu à la personnalité de la personne vulnérable, prise en compte de
la personne même de l’incapable. Elle a conservé les mêmes régimes de protection que la loi
de 1968. La protection des majeurs vulnérables est susceptible d’emprunter deux voies :

Paragraphe 1 : la protection désorganisée


(Petites mesures de protections un peu disparates dont on peut se servir.)

Cette protection a vocation à s’appliquer dans deux cas :


-Il peut arriver que l’altération des facultés mentales soit de courtes duré. Dans ce cas no ne
peut pas mettre un régime de protection organisée donc on met le régime de protection
désorganisé
-Alors même que l’altération des facultés mentales s’annonce comme durable il se peut tout à
fait qu’aucun régime de protection ne soit organisé. Il faut des mesures immédiates pour
revenir sur des actes que les personnes peuvent faire

C’est la loi de 1968 qui met en place :


-des actes juridiques : altération passagère ou altération ancrée mais pas de régime de
protection. C’est l’article 414-1 qui dispose que pour faire un acte valable il faut être sein
d’esprit » a contrario si on n’est pas sain d’esprit il encoure la nullité. La nullité peut être
obtenue dans les cinq ans de sa conclusion. Chercher cette nullité : Soit que ce soit
l’incapable doit que ce soit ces héritiers mais il faut prouver le trouble mentale. Le trouble
mentale est un fait juridique donc preuve par tous moyens.
Il faut distinguer la preuve de l’acte et la preuve du trouble.

Toutefois, par exemple, en matière de tutelle la preuve est facilitée, c’est l’article 503, car si la
cause qui a justifié la tutelle a notoirement existé à l’époque de l’accomplissement de l’acte,
la nullité pourra également être demandée. (Prouver la cause qui a justifiait la tutelle)

Le principe est inverse pour les faits : la loi de 1968 a prévu un régime qui a posé que els
majeurs fussent-ils incapables et donc troublés dans leurs facultés mentales, les majeurs
répondent toujours des dommages qu’ils peuvent causés. Une distinction s’impose :
La folie ou le trouble passager est une cause d’irresponsabilité. Or, en matière pénale, on ne
va pas juger une personne atteinte de folie, elle ne s’avait pas ce qu’elle faisait.
Or si la personne causait un dommage en matière civile, ça doit être réparé.
Ainsi, on peut avoir une personne atteinte d’un trouble qui tue une personne, mais on dit
qu’on ne peut pas juger cette personne au pénale car elle est folle. Mais la famille demande un
dédommagement en matière civile, et là, la personne devra réparer le dommage.

Paragraphe 2 : la protection organisée

Cette protection dite organisée peut être organisée par deux personnes :
-organisée par la loi, le législateur. Le législateur va mettre en place le régime des majeurs
vulnérables
-. Le système organisé peut l’être par l’incapable lui-même, l’incapable va organiser sa
propre protection. Organisée par les proches de l’incapable
A-La protection organisée par la loi

Ces régimes sont gradués. Dans l’ordre croissant de gravités on a : le régime de sauvegarde de
justice, la curatelle, la tutelle. Ces régimes sont spécifiques ils ne fonctionnent pas de la même
façon. On a trouvé des régimes intermédiaires avec la loi de 2007 : une tutelle allégée, une
curatelle renforcée,… mais par exemple la tutelle allégée ne correspond pas à la curatelle
renforcée.

1. les règles communes à tous ces régimes de protection

Certes, c‘est la loi de 2007 qui a mis en place ces règles, mais la loi de 2007 a répétée des
mesures qui existaient dans la loi de 1968 :
-Le principe de nécessité : un régime de protection ne sera prononcé que si la personne ne le
nécessite vraiment. La mesure doit s’imposer, l’article 428 formules se précise. A partir du
moment où la protection est strictement nécessaire, les conditions la loi doivent s’interpréter
strictement
-Les formules de protection nécessaire ne sont que temporaires. La mesure est prévue que
pour un an pour la sauvegarde de justice. Pour ce qui est de la tutelle et de la curatelle, les eux
mesures devaient être prononcés pour une durée qui ne devait jamais excéder 5 ans.
La loi du 16 février 2015 a modifié l’article 441 du code civil sauf exception la tutelle eut être
prononcé pour une durée qui ne peut excéder 10 ans.
-le principe de subsidiarité : principe commun aux trois régimes. Un régime spécial de
protection ne sera mis en place que si aucune n’autre moyen tiré du droit commun ne peut
pallier aux problèmes. Exemple : en droit des couples mariés, une disposition prévoit qu’un
époux peut toujours être autorisé en juste à représenter son conjoint.
-le principe de proportionnalité la mesure prononcée doit être proportionné à l’état de la
personne. Régime de priorité familiale dans la mesure du possible on essaie de confier le rôle
de tuteur à la famille, le rôle de tuteur à un membre de la famille.

a. Les règles communes aux conditions d’ouvertures

-Conditions de fond : Ces conditions tiennent à la personne concernée ainsi qu’aux personnes
susceptibles de demander l’ouverture d’une mesure. Pour ce qui est de la personne faisant
l’objet de la protection, sous l’empire du droit antérieur, les conditions était, l’intempérance,
l’oisiveté, prodigalité. Avec la loi de 2007, il n’ait plus questions de ces termes. C’est l’article
425 qui s’occupe maintenant de cela. « Toute personne dans l’impossibilité de pouvoir seul à
ses intérêts en raison d’une altération, médicalement constatée, altération soit des facultés
mentales, soit des facultés corporelles, qui l’empêche de manifester sa volonté, peut bénéficier
d’une protection juridique »
L’altération des facultés mentales : dans les 3 cas il l’a faut, ou altération des facultés
corporelles empêchement de dire à volonté, l’altération doit empêcher la personne à pouvoir
seul à ses intérêts.

Pour la loi de 2007 : elle ouvre le champ des personnes pouvant demander une protection :
-la personne elle-même qui se sent défaillir peut demander une mesure de protection. Quand
elle voit le coup venir
-En présence d’un conjoint, le conjoint peut/ pacsés/concubin
-Les enfants : les descendants
-Les ascendants : les frères/sœurs
-Le curateur (si la personne est déjà sous curatelle et il faut une tutelle)
-Le procureur de la République
-si on arrive à montrer des liens proches avec le majeur vulnérable on peut demander

Le juge des tutelles ne peut pas saisir d’office.

b. Les conditions procédures pour les régimes de protection

Les conditions procédurales :


Dans ce cas la demande pour les trois régimes doit être portée par le juge des tutelles. C’est le
seul compétent pour décider d’une mesure de protection, une exception pour ce qui est de la
sauvegarde, cette dernière peut découler d’une simple déclaration faite par le médecin traitant
au procureur de la république.
Trois éléments procéduraux communs (Que ce soit curatelle tutelle sauvegarde) :
 Demande doit toujours être suivie d’un certificat médical, à défaut, la
demande est irrecevable. Il faut le certificat médical d’un médecin écrit
sur une liste qui est établie par le PR. On veut éviter certificat médical
du médecin traitant qui a parfois du mal à etre objectif. Le vrai médecin
peut prendre l’avis du médecin traitant mais il y a la aucune obligation.
 La personne pour laquelle on envisage une mesure, doit avoir été
entendu ou au moins appelé avant que le juge statu. A part si la
personne est dans l’incapacité de se déplacer.
 La présence d’un avocat est facultative, possible mais non obligatoire.
Comment s’organise la mesure ?
On part du principe que conditions de fond sont accepté. Si le juge accorde ce principe, on va
avoir certains organes de protection qui vont être mis en place et qui vont dépendre de la
mesure choisit. Dans tutelle organe de protection sera tuteur ou curateur dans curatelle.
Mais il y a des organes qui se retrouvent tout le temps, ceux sont ceux de surveillance et
décisionnel. On retrouve toujours le corps médical, le juge compétent ainsi que le procureur
de la république.
Sur le corps médical il faut savoir que l’on a le rôle du médecin traitant. Ce dernier n’a qu’un
rôle consultatif lorsqu’il s’agira de dresser le certificat médical, mais on peut sans passer. Il
peut aussi être à l’origine d’une déclaration d’une sauvegarde de justice.
Le deuxième médecin est celui qui va faire le certificat médical, c’est le médecin spécialiste,
celui issus de la liste. Avis indispensable pour acte plus important. On va le consulter pour
déclencher la mesure, pour le renouvellement de la mesure, ainsi que pour la mesure de la
personne.
Le juge des tutelles est partenariat avec le procureur de la république. Notion de contrôle et
de surveillance. Principale organe décisionnel. Son rôle et surtout de déclencher une ouverture
de la mesure. C’est lui qui l’a déclenché et c’est lui qui détermine les pouvoirs conféré aux
tuteurs ou au curateur.
Procureur de la république, un peu près la même mission que juge des tutelles, mission de
surveillance, mai juges doit surveiller tuteur, et organes qui gravitent autour, mais le procureur
surveille le juge des tutelles.
Il faut comprendre que quand le médecin traitant et à l’origine d’une déclaration de
sauvegarde de justice il s’adresse directement au Procureur de la république, pas besoin de
deuxième juge.
Une fois que décision d’ouverture de mesure de protection et prise On a besoin de rendre
publique cette mesure  publicité. On informe les tiers qu’une personne va voir ses attitudes
juridiques limités. Et c’est les tiers qui commandent cette publicité. On a un répertoire civil
(RC), mention va être inscrite dedans. Seule la tutelle et curatelle vont l’objet de publicité pas
la sauvegarde.
Cela va être renvoyé dans les actes d’état civil de la naissance de la personne protégé, en
marge il y aura écrit RC (pour qu’on aille voir le répertoire et voir la mesure qui est prise).
2- les règles spécifiques à chaque régime

Au nombre de trois, du plus léger au plus lourd.

A) La sauvegarde de justice :
Conditions de fond ceux sont les mêmes que pur tutelles et curatelle, il faut altération des
facultés mentales /corporelle. Loi de 2007. Altération faisant que la personne est empêchée de
manifester sa volonté.
Avant la sauvegarde est ouverte pour oisif prodige, et intempérant. Avec la reforme on
considère que ces difficultés sont plus des difficultés sociales, elles sont traités par le
département ou la région. Juge de tutelle ne s’occupe plus que des altérations mentales ou
corporelles. C’est le critère pour les trois régimes. Comme la sauvegarde est le régime le
plus faible il ne considère que les altérations les plus faibles. Le plus souvent le majeur va
voir ses facultés mentales altérés mais de manières temporelles.
Le plus souvent la sauvegarde va être demandé par le médecin traitant qui envoie un courrier
au procureur de la république. Ici pas de juge de tutelle ; de manière exceptionnelle et plus
rarement ouverture prononcé par juge des tutelles. Le juge des tutelles va décider d’ouvrir une
mesure de sauvegarde dans l’attente que les mesures pour la curatelle tutelle soit ouverte.
Il faut fixer le terme de cette mesure, la mesure en principe ne peut dépasser un an
renouvelable. (article 439 CC). Renouvelable une fois.
Quant aux effets, l’essentiel c’est que ce n’est pas une mesure d’incapacité. On traite ce
régime dans ceux d’incapacités mais c’est en réalité un regime de protection provisoire qui
laisse à la personne protégée sa pleine capacité civile. La personne placée sous sauvegarde
conserve tous ses droits. Pourtant ce n’est pas un incapable, il va faire des actes mais on va
pouvoir a posteriori revenir sur les actes que la personne sous sauvegarde a pu faire.

La personne de sauvegarde dispose de deux actions qui sont en principe refusés aux autres
personnes (article 435) :
 Action en réduction pour excès. Soit le contrat est en défaveur du
majeur et on va venir revoir les termes du contrat pour l’équilibrer. On
laisse agir la personne mais on vient constater après que tout va bien et
on redéfinit s’il faut.
 La rescision pour lésion. Même idée, c’est un déséquilibre entre les
prestations issues d’un contrat sauf que dans la réduction pour excès on
redéfinit les termes alors que là fasse à la lésion on demande la nullité.
La rescision. Majeur ne sera plus tenu par ce contrat qui portait atteinte
à ses intérêts.

En dehors de ces hypothèses la personne sous sauvegarde est comme une personne normale.
Elle doit engager ses engagements, va faire ses actes. Mi-chemin entre personne normale et
celle incapable d’agir seul, mais c’est tout de même un régime de protection et non
d’incapacité.

b) curatelle

On dit qu’il y a trois régimes d’incapacités mais faux, en réalité la sauvegarde est un regime
de protection donc c’est en réalité la curatelle qui est le régime le plus faible.

Curatelle c’est véritablement un regime d’incapacité car la personne sous curatelle est bien
un incapable majeur. C’est-à-dire que sa capacité juridique est limitée, encadrée afin de le
protéger contre une altération de ses facultés personnelles. C’est tout de même le plus faible
car il s’agit pas de l’empêcher d’agir le but c’est qu’il soit assisté. Par contre personne
sous tutelle on l’empêche d’agir. Sous curatelle on a une activité juridique mais elle sera
aidée, assistée. C’est un régime d’assistance. C’est bien la personne sous curatelle qui signe
ses actes mais elle devra être accompagné elle ne peut agir sans assistance mais sous tutelle la
personne ne signe pas, on est donc dans un regime de représentation. (De protection
d’assistance et de représentation).

Dans la curatelle on a le majeur et le curateur. Il va l’assister, donner son avis, à la fois pour
décision concernant les biens mais aussi et parfois pour décisions concernant la personne
même du majeur.

La mesure de curatelle (on s’adresse au juge des tutelles), est enclenchée par la demande de la
personne elle-même. Ou encore son partenaire (conjoint pacsés concubins), parents ou alliés,
toutes personnes qui entretient avec elle des liens étroits et stable ainsi que le procureur de la
république. Ces personnes vont saisir le juge des tutelles et ce dernier sa première mission
lorsqu’il décide d’ouvrir une mesure de curatelle et de désigner le curateur.

Comment on le désigne ?

La loi de 2007 a changé la donne, maintenant ce qui prévaut dans ce choix est d’abord de
savoir si la personne a déjà désigné quelqu’un (mandat de protection future). Juge dans ce
cas doit suivre cette désignation, c’est la priorité. Si jamais personne est désigné, le curateur
légale ça va être le conjoint ou pacs concubins. A défaut là on remonte chez les parents. A
défaut, les amis mais comme entre 68 et 2007il y a eu trop d’abus entre les familles etc, on a
professionnalisé le curateur, en dernier coup la curatelle sera confié a un mandataire
judiciaire, personne dont c’est la profession, ou alors un établissement de santé, ou médico-
social.
Mais ce n’est pas une obligation pour les conjoint parents etc. Parfois ce n’est pas qu’il n’y a
pas de famille juste qu’elle refuse.

Une fois que le curateur est choisi il va être élu pour une durée de 5 ans, il peut y en avoir
plusieurs. Par exemple un qui s’occupe des biens et l’autre de sa personne.
Ainsi que possibilité d’avoir quelqu’un qui aide le curateur.

En principe les personnes prodige intempérant et oisif ne pourront pas bénéficier de la mise
sous curatelle. Cela veut dire que le critère permettant de déterminer si on met une
personne sous tutelle ou curatelle est la gravité de l’altération car il reste que personne
altérés. S’il s’agit altération grave pour que la personne soit remplacé pour ses actes civiles
alors tutelle mais si juste besoin d’être assisté alors curatelle.

Principe clair, l’aide du tuteur devra arriver pour tous les actes de la vie civile.

On peut adapter la curatelle à la personne qu’il s’agit d’adapter. Au nom du principe de


proportionnalité le juge (sous sa décision de justice), va énumérer certains actes que le majeur
incapable pourra faire seul. A l’inverse le juge peut se décide pour mesure de curatelle et voir
que la personne doit être assisté pour tous.

Le majeur en curatelle ne peut sans l’assistance de son curateur, ne peut faire aucun acte
sans pour lequel un tuteur aurait besoin du conseil de famille.

Le majeur protégé ne peut pas non plus recevoir des capitaux et les employés seul. Il ne peut
pas agir, se marier sans le consentement du curateur. Pareil pour le PACS. Cela veut dire que
le curateur à tout le temps un droit de véto sur la vie de la personne sous curatelle.

Est-ce qu’on peut dépasser ce droit de véto ?

Oui on peut demander au juge des tutelles, et on peut dépasser ce droit avec acceptation
de ce juge.

Le but est d’individualiser la mesure, dans le cas de curatelle car parfois la personne est tout
de même capable de faire quelques trucs ; cette modularité on la retrouve dans la curatelle
renforcée qui se rapproche très fortement de la tutelle. Elle est prévue à l’article 572 du code
civil c’est le curateur qui perçoit seul les revenus de la personne mise en curatelle, c’est lui
qui assume à l’égard des tiers le règlement de toutes les dépenses. Et s’il y a un excédant, il
doit le verser sur le compte d’un dépositaire agréé pour que la personne sous curatelle n’ait le
droit à rien, pas le droit à ces comptes. La mesure peut durer 5 ans mais chaque années le
curateur doit rendre des comptes.
On est très proche d’une tutelle.

Les actes faits par le majeur sans l’assistance de son curateur sont nuls. Sanction est la
nullité des actes. Personne sous curatelle bénéficie aussi de la rescision pour lésion.

La curatelle quand son délais se fini, soit on considère que ça améliore et là on allège un peu
la curatelle ou on la lève, soit ça empire et on bascule sur un régime de tutelle.
Si l’état du majeur protégé ne s’améliore pas la mesure peut être renouvelée pour une période
plus longue. Autre cause de la fin de la mesure c’est le décès de la personne ou encore la
mobilité géographique. Eloignement de du territoire national met fin à cette mesure.
Possible aussi que la curatelle bascule sur tutelle.
c) tutelle

On retrouve aussi une liste des personnes limités pouvant demander l’ouverture de cette
mesure. Pour ouvrir une mure de tutelle il va falloir demander que le majeur doit être
représenté dans tous les actes de la vie civile. Il faut deux choses :
 La constatation médicale d’une altération sérieuse des facultés mentales
ou corporelles
 La nécessité de cette représentation.

La durée de la mesure avant 2015 était de 5 ans mais la loi du 16 février 2015 autorise le
prononcé d’une tutelle pour 10 ans.
Cause d’extinction, amélioration de la santé (peu probable), décès. Depuis 2007 il y a une
idée de souplesse qui se manifeste, deux possibilités, soit une tutelle complète (ou renforcée)
soit une tutelle simplifiée (très proche de curatelle renforcée, difficile de les distinguer).
Sous la tutelle complète qui est celle classique, là il y a un régime similaire très simple, c’est
le régime du mineur qui est tout le temps représentés par la tutelle de ses parents. Le majeur
sous tutelle aura aussi un subrogé tuteur, ainsi que le conseil de famille. Pour ce qui est de la
désignation du tuteur règles les mêmes que pour désignation du curateur si la personne ne
désigne personne, on bascule sur conjoint, ou encore parents et sinon pour finir mandataire.

On se prononce pour le type de tutelle article 457, cette tutelle renforcée sera prononcé dans
les cas les plus graves (altérations majeurs très graves) ou pour les majeurs les plus fortunés.
Cela revient à dire que plus on a de l’argent plus on risque de se faire avoir et d’être entouré.
Patrimoine important mise sous tutelle complète.

Tutelle simplifié on a bien un tuteur mais pas de conseil de famille (4 personnes de la famille).
Le fonctionnement de la tutelle, après que juge choisit si simple et complète, l’idée qui
innerve de la tutelle est que personne sous tutelle doit être représenté dans tout actes civils.

Tuteur peut faire seul actes les moins grave, soit seul les actes conservatoires et
d’administrations. Par contre pour les actes de dispositions il aura besoin de l’accord du
conseil de famille.
Le majeur quant à lui ne peut accomplir valablement aucun acte juridique. Si il en accomplie
ils seront nuls. (On décide tout de même parfois qu’ils sont capables de faire quelques petites
choses, on leur laisse accomplir seul certains actes usuels).

Pour toutes les décisions qui concernent sa personne, si son état le permet le majeur peut
prendre seul les décisions relatives à sa personne. Ce n’est que si cela st impossible que le
juge des tutelles autorise le tuteur à représenter la personne dans ces situations. Personne
représenté même pour les actions relevant de la personne elle-même. Donc pas beaucoup de
libertés individuelles. Pour ce qui est du mariage ou du PACS, il faut la représentation du
tuteur et autorisation du conseil de famille, à défaut autorisation du juge des tutelles. Pareil
pour divorce.
Problème peut apparaitre quand le majeur protégé veut le divorce mais que son tuteur est son
conjoint, c’est dans ce genre de cas qu’on fait appel au juge des tutelles.

B- La protection organisée par l’incapable lui-même ou la famille


Section 2 : Mineurs

Partie 2 Les connaissances de la personnalité juridique