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CHAPITRE 5 CONTREVENTEMENTS

1. Definition et choix
2. Contreventements dans les batiments

2.1. Contreventement assuré par portiques

Fig.1
2.2. Contreventement assuré par pans rigides

Fig.2 Pans de contreventement triangulés


Dans le premier cas, la présence des triangulations crée souvent des difficultés pour
la réalisation d’ouvertures dans les pans de contreventement : on peut quelquefois
trouver une solution plus satisfaisante en disposant les éléments de triangulation non
plus sur la hauteur d’un étage, mais sur celle de deux étages (figures 2).
La mise en œuvre des remplissages en maçonnerie est dans tous les cas rendue moins
facile.

La solution de contreventement avec voiles en béton armé (figure 3) est


actuellement très répandue ; très souvent, les voiles en cause, disposés
transversalement aux bâtiments de forme rectangulaire allongée, constituent
également les éléments de transmission des charges verticales, sans être
obligatoirement renforcés par des poteaux. Ils assurent ainsi, dans des conditions
économiques, à la fois la transmission des charges de pesanteur et le
contreventement dans la direction transversale des bâtiments ; cet avantage est
évidemment surtout marqué pour les entreprises équipées d’un matériel de coffrage
approprié : banches et coffrages-tunnels.

Fig.3 Contreventement longitudinal d’un bâtiment. Disposition des pans


rigides
La solution consistant à assurer le contreventement par des remplissages en
maçonnerie (figure 4) de résistance suffisante est plus spécialement à retenir dans
le cas de bâtiments comportant un nombre limité d’étages. Il faut évidemment être
certain que les maçonneries en cause ne sont pas appelées à disparaître ou à être
modifiées (percement ultérieur d’ouvertures). Cette condition est en général réalisée
pour certains murs de cages d’escaliers, de séparation entre logements ou entre corps
de bâtiment au droit des joints, ou de pignons. Il n’existe pas de méthode de calcul
de caractère réglementaire permettant de déterminer les contraintes dans les
panneaux de maçonnerie sous l’action des forces horizontales appliquées aux
niveaux des planchers.
On est conduit à considérer dans les panneaux des diagonales comprimées
fictives, dont on se fixe la largeur par des considérations de bon sens et dont on
vérifie que la contrainte reste inférieure aux valeurs normalement admissibles pour
les maçonneries en cause.

Fig. 4
Système vulnérable
Plutôt favorable, si les parois de remplissage et le cadre sont liés en compression
uniquement. Particulièrement défavorable si les parois ne sont que partiellement
remplies
2.3. Noyaux pour immeubles-tours

Fig.5

Dans certains cas, le noyau de stabilité a été réalisé en béton armé, alors que
les parties périphériques comportaient une ossature – poutres et poteaux – en métal.
Il faut cependant noter que, dans certains immeubles-tours, ce sont les ossatures des
façades qui ont été conçues pour assurer la stabilité sous l’action du vent. Dans les
cas visés au premier alinéa de ce paragraphe, les calculs ne diffèrent pas, dans leurs
principes, de ceux correspondant à la solution du contreventement par voiles en
béton armé. Il faut déterminer la répartition des efforts entre les différents voiles
dans chaque sens et étudier notamment la résistance des linteaux entre éléments de
voiles situés dans un même plan.

Noyaux, parois
• haute rigidité et stabilité
Ex. Noyaux: cages d‘ascenseurs, cages d‘escaliers (largement espacées) :

Fig.6

2.4. Solutions mixtes


La difficulté essentielle est alors de définir la répartition des forces
horizontales entre les divers pans de contreventement, dont les déformabilités
peuvent être très différentes en raison de leurs dimensions et de leur constitution.
Enfin, le contreventement longitudinal d’un bâtiment de forme rectangulaire
allongée peut très bien être assuré différemment du contreventement transversal
: par exemple, ce dernier par voiles en béton armé et le premier par portiques, si
l’on peut disposer d’un nombre important de travées.

2.5. Contreventements des charpentes métalliques


On distingue deux types de structures:
a) Les structures à noeuds déplaçables. Elles sont constituées (pour
simplifier) par des assemblages du type articulation permettant une liberté
de mouvement de l'ensemble de la structure. Ils sont contreventés dans les
3 plans.

b) Les structures à noeuds non déplaçables. Elles sont constituées par des
assemblages de portiques à liaisons du type encastré (associées ou non à
des articulations) formant un ensemble rigide. Ces portiques sont dits de
contreventement. Ils sont contreventés dans les 2 autres plans.

Comment travaillent les contreventements dans les structures métalliques?


Classification des contreventements pour charpentes métalliques :

1) Contreventements conventionnels
Avec des barres

Avec des profiles

2) Contreventements alternatives
3. Emplacement et torsion des voiles dans les structures

3.1. Stratégies de l'emplacement des murs de contreventements


Les murs individuels peuvent être soumis à des déplacements axiaux, de
translation et de torsion. La mesure dans laquelle un mur contribuera à la
résistance des moments de renversement, les forces de cisaillement, et la torsion
dans chaque étage dépend de sa configuration en plan et l'orientation géométrique
ainsi que l'emplacement dans le plan de l'édifice. Les positions des murs de
contreventement dans un bâtiment sont généralement dictées par des impératifs
fonctionnels. Les dispositions des voiles dans un bâtiment peuvent être
facilement utilisées pour la résistance à une force latérale.
Les concepteurs des structures sont souvent en mesure de conseiller les
architectes sur les endroits les plus souhaitables pour les murs de
contreventements, afin d'optimiser la résistance sismique. Les considérations
structurelles majeures pour le mur porteur seulement seront les aspects de la
symétrie, la rigidité, la stabilité de torsion, et la capacité disponible de
renversement des fondations. La clé de la stratégie de disposition des murs de
contreventement est le désir que les déformations inélastiques soient distribuées
uniformément raisonnable sur tout le plan de la construction plutôt que d'être
concentrer seulement sur quelques murs.
Fig. 7 Arrangements du type de mur dans les hôtels et les immeubles
d'habitation

3.2. Effet de la torsion sur les systèmes des murs de contreventements


La stabilité de torsion de systèmes de murs peut être examinée à l'aide de la
Figure 8. Beaucoup de murs porteurs sont ouverts avec des parois de sections
minces et de petites rigidités à la torsion. Ainsi, dans la conception parasismique,
il est habituel de négliger la résistance à la torsion des murs individuels. Les
sections tubulaires sont des exceptions. On constate que la résistance à la torsion
des dispositions des murs de la Figure 8 (a) (b) et (c) pourrait être atteints que si
la résistance de force latérale de chaque mur par rapport à son faible axe est
significative. Comme ce n'est pas le cas, ces exemples représentent des systèmes
de torsion instable. Dans le cas de la disposition dans la Figure 8 (a) et (c), les
calculs peuvent ne présente aucun l'excentricité des forces d'inertie. Cependant,
ces systèmes ne répondront pas à la torsion.
Les Figures 8 (d) et (f) montrent des configurations stables en torsion. Même
dans le cas de la disposition de la Figure 8 (d), où l'excentricité significative
présenté sous l’axe est-ouest de la force latérale, la résistance à la torsion peut
être efficacement fournie par les actions induites dans le plan des murs court.
Cependant, les systèmes excentriques, tel que représenté par les Figure 8 (d) et
(f), sont des exemples particuliers qui ne doivent pas être favorisés dans les
bâtiments ductiles résistant aux séismes sauf les systèmes de résistances
additionnels de la force latérale, tels que les portiques ductiles, sont également
présents.
Fig. 8 Exemples pour la stabilité de torsion des systèmes de mur

Pour illustrer la stabilité en torsion de systèmes de murs inélastique, les


dispositions indiquées dans la Figure 9 peuvent être examinées. La force
horizontale, H, dans le sens de la longueur peut être résistée efficacement dans
les deux systèmes. Dans le cas de Figure 9 (a) l'excentricité, le cas échéant, sera
faible, et les éléments dans la direction courte peuvent fournir la résistance à la
torsion, même si le raidisseur de la section T peut ainsi être soumis à des
déformations inélastiques dues à la force sismique de cisaillement H.

Fig. 9 Stabilités en torsion de systèmes de murs inélastique

Sous l’action sismique E dans direction courte, la structure de la Figure 9 (a)


est apparemment stable, malgré l'excentricité importante entre le centre de masse
(CM) et le centre de rigidité (CR). Cependant, peu importe comment déterminer
la résistance des deux murs parallèles à E, il sera pratiquement impossible de
s'assurer que les deux murs atteignent simultanément l’état maximal (yield), en
raison des incertitudes inévitables des distributions de masse et la rigidité. Si l'un
des murs, soit B, le premier échec atteint d'abord, sa rigidité incrémentale
permettra de réduire à zéro, ce qui provoque des rotations excessives d’étage
comme indiqué. Il n'y a pas de murs dans le sens transversal à E (c'est à dire, la
direction long) pour offrir la résistance contre cette rotation, et donc la structure
est en torsion instable. En revanche, si l'un des deux murs parallèles à E dans la
Figure 9 (b), s’échec d'abord, comme c'est à nouveau probables, les murs dans la
direction long, ce qui reste élastique sous l'action E va stabilisé la tendance de la
rotation incontrôlée par le développement du cisaillement en plan, et la structure
est donc en torsion stable.
Les cages d'ascenseur et des escaliers se prêtent à la formation d'un noyau en
béton armé. Traditionnellement, ceux-ci ont été utilisés pour fournir la
composante majeure à la résistance de force latérale dans les immeubles de
bureaux à plusieurs étages. La résistance additionnelle peut être dérivée, si
nécessaire, à partir du périmètre des portiques comme indiqué dans la Figure 10
(a). La position Un tel noyau central peut aussi fournir suffisamment de résistance
à la torsion.

Fig. 10 Force de résistance latérale par des noyaux en béton armé

Pour une meilleure répartition de l'espace ou pour les effets visuels, les murs
peuvent être disposés en position non rectiligne, circulaire, elliptique, en forme
d’étoiles, rayonnantes, ou curvilignes. Alors que la répartition des forces latérales
d'éléments d'un tel système complexe de murs porteurs peuvent exiger un traitement
spécial de conception parasismique, en particulier celles relatives à la balance de
torsion, restent les mêmes que celles décrites ci-dessus pour les murs simples
rectiligne.

3.3. Comportement et dimensionnement à la torsion


Dans le contexte de l’action sismique, plusieurs faits sont à l’origine de la torsion
des bâtiments. D’abord l’existence d’excentricités structurales entre les centres de
gravité CM et les centres de rigidité CR :
- Les composantes horizontales de l'action sismique induisent dans une structure,
outre la flexion et le cisaillement, de la torsion, car le centre de gravité CMi, point
de passage de la force d'inertie engendrée par le tremblement de terre, n'est
généralement pas confondu avec le centre de torsion CRi de cet étage. Il en résulte
les moments de torsion Mt = Vy. (CMi CRi )x ou Mt = Vx. (CMi CRi )y ( voir
Figure 11).
- Dans une construction multi - étagée, les centres de masses CMi des différents
étages i ne sont pas nécessairement sur une même verticale, pas plus que les
centres de torsion CRi. Un niveau j dont le centre de masse CMj serait confondu
avec le centre de torsion CRj peut donc quand même être soumis à une torsion
résultant des décalages entre CM et CR aux niveaux supérieurs.

Fig. 11 Le décalage entre CM et CR entraîne une torsion du bâtiment

Ensuite l’existence d’incertitudes diverses sur les positions de CM et CR :


- La position du centre de masse CMi de chaque niveau n'est pas connue avec
précision, car elle dépend de l'utilisation : position du mobilier, affectation des
locaux en archives, salle de réunion, etc ...
- La position du centre de raideur CRi de chaque niveau n'est pas connue avec
précision, car elle dépend de la flexibilité réelle des diverses unités de
contreventement, qui est forcément estimée, en particulier dans les constructions en
béton.
On tient compte des phénomènes décrits en considérant 2 contributions à la
torsion :
- la torsion résultant de la non-coïncidence des centres de gravité CM avec les centres
de torsion CR, qu’on appelle dans la suite la torsion "naturelle", cependant que la
distance entre CM et CR est appelée excentricité structurale e0.
- la torsion résultant des incertitudes et phénomènes additionnels divers, qu’on
appelle dans la suite torsion "accidentelle" et qui est traduite dans une excentricité
accidentelle ea additionnelle à l’excentricité structurale e0.
Dans l’Eurocode 8, l’« excentricité accidentelle » additionnelle à
l’excentricité naturelle vaut: eai = ±0,05Li, où eai est l’excentricité accidentelle de la
masse du niveau i par rapport à sa position nominale, appliquée dans la même
direction à tous les niveaux et Li est la dimension du plancher perpendiculaire à la
direction de l’action sismique. Pour un séisme de direction y, les moments de torsion
de calcul à considérer dans l’analyse simplifiée sont Mt1 = Vi (e0x + 0,05 Li) et Mt2
= Vi (e0x – 0,05 Li). De même pour un séisme de direction x.
La réponse en torsion d'un bâtiment peut en pratique être calculée par deux
approches :
- une analyse à l'aide d'un modèle 3D de la structure, effectuée à l'aide d'un
logiciel permettant de considérer les flexibilités de tous les éléments structuraux. La
torsion naturelle est automatiquement calculée par ce modèle, mais pas la torsion
accidentelle.
- une analyse approchée, permettant un calcul manuel, mais qui demande
diverses hypothèses simplificatrices pour aboutir.
3.4. Répartitions de la force statique équivalente qui remplace la force
sismique. Comportement des structures symétriques et asymétriques.

Fig.12 Répartition verticale de la force sismique

Fig.13 Répartition horizontale de la force sismique

Fig.14 Bâtiment symétrique


Fig.15 Bâtiment asymétrique

Favorable

Défavorable
Défavorable (irrégulier)

Joint sismique
Structures soumises à la torsion

Structures soumises à la torsion

Régularités en plan
Régularités en direction verticale
4. Détermination des efforts

La détermination des efforts du vent sur un bâtiment est réalisée suivant


l’EC1 partie 1-4. Cette partie permet de déterminer les efforts du vent sur les
bâtiments courants jusqu’à une hauteur de 200m.
Les constructions particulières (pylônes en treillis, mâts et cheminées haubanés,
IGH à noyau central) ne sont pas traités par les règles données.
Les actions du vent varient en fonction du temps et sont de nature dynamique.
Les règles données permettent de modéliser l’action du vent par un ensemble
simplifié de pressions ou de forces dont les effets sont équivalents aux effets
extrêmes du vent turbulent.
Les efforts du vent exercés sur le bâtiment considéré dépendent en particulier:
 De la région dans laquelle se situe la construction,
 De l’altitude du site de la construction ;
 De la hauteur de la construction ;
 De l’environnement de la construction ;
 De la géométrie de la construction.
Calcul approché des résultantes de vent :
1) Calcul à l’aide de 2 points (vent trapézoïdal)

2) Calcul à l’aide de 3 points (vent parabolique)


L’effort sismique engendré sur une structure est lié à la transmission des
ondes sismiques du sol vers la structure. Ces ondes, ou accélérations, agissent sur
les masses qui sont accélérées horizontalement et verticalement engendrant ainsi des
efforts internes auxquels la structure doit pouvoir résister.
Ces efforts dépendent :
 De la zone sismique considérée et donc des accélérations pouvant être
produites par les séismes ;
 De la nature des sols qui peuvent jouer le rôle d’amortisseur ou à
l’inverse d’amplificateur de l’onde sismique ;
 De la classification des bâtiments (l’administration exigeant un degré
de protection supérieur pour des bâtiments dits sensibles, ce qui
implique des efforts plus importants pris en compte dans le calcul) ;
 De la conception de la structure du bâtiment (le comportement d’une
structure souple sera différent de celui d’une structure plus rigide tout
comme le comportement d’une structure régulière sera différent de
celui d’une structure irrégulière).
Il est difficile d’appréhender à priori le meilleur type de contreventement
dans une zone sismique. Pour illustrer on peut prendre l’exemple des
bâtiments contreventés par portiques qui sont généralement plus souples et
dissipent donc plus d’énergie par leur déformation. L’effort sismique qu’ils
subissent est donc plus faible qu’un bâtiment contreventé par des voiles qui
est plus rigide. Par contre le comportement des ossatures de portiques en béton
armé est moins bon car elles sont moins ductiles et ne résistent pas à une forte
fissuration contrairement aux voiles en béton qui peuvent dissiper de l’énergie
par fissuration (même importante) tout en conservant une capacité de
transmission des descentes de charges et des effort horizontaux.
Les calculs sismiques sont donc complexes et ce, d’autant plus que la
structure du bâtiment est irrégulière et mal conçue pour résister au séisme.
Dans le cadre du prédimensionnement que nous abordons, nous allons donner
des règles simplifiées de détermination des efforts sismiques. Elles peuvent
permettre de réaliser un Avant-Projet Simplifié mais ne sont en aucun cas
suffisantes dans le cadre d’une étude d’exécution. Les études d’exécution de
bâtiments en zone sismique conduisent souvent à réaliser des modélisations
3D sur des logiciels éléments finis qui permettent d’extraire ensuite les efforts
globaux et locaux servant à calculer les armatures des différents éléments.
Action du séisme suivant l’Eurocode 8 :

 Classes de sol
Vs,30 : vitesse moyenne des ondes de cisaillement sur 30m, à défaut on prendra
le SPT. Les classes de sol permettent ensuite de déterminer le paramètre de sol S
(coefficient d’amplification topographique) qui intervient dans le calcul de
l’accélération sismique.

 Spectre de calcul pour l’analyse élastique


Le spectre règlementaire permet de déterminer l’accélération que subit la
masse sismique de la structure en fonction de la période de la structure. En
approximation, on verra par la suite la méthode de calcul approchée de la période T1
du premier mode de vibration de la structure.

Fig.16 Spectre de calcul pour l’analyse élastique


 Accélération de calcul
L’accélération de calcul ag qui intervient dans les spectres s’exprime :

Ce coefficient pondère les accélérations en fonction de l’importance des bâtiments.


Les bâtiments d’importance vitale subissent des accélérations supérieures.
agR : Accélération maximale de référence au niveau d’un sol de classe A. Cette
accélération est donnée par la carte de zonage règlementaire et le décret donnant
pour chacun des cantons les accélérations à prendre en compte.
 Coefficient de comportement de la structure q
Ce coefficient, diviseur des efforts, est une approximation du rapport entre les
forces sismiques que la structure subirait si sa réponse était complètement élastique
avec un amortissement visqueux de 5% et les forces sismiques qui peuvent être
utilisées lors de la conception et du dimensionnement, avec un modèle linéaire
conventionnel, en continuant d’assurer une réponse satisfaisante de la structure. Les
valeurs du coefficient de comportement q, incluant également l’influence
d’amortissements visqueux différents de 5%, sont indiquées pour divers matériaux
et systèmes structuraux, selon divers niveaux de ductilité, dans l’EC8.
Le choix et la justification de ce coefficient est en général délicat et son importance
économique (diviseur des efforts) est fondamentale.
Niveaux de ductilité définis par l’EC8 : ils sont fonction de la capacité de
dissipation de l’énergie par la structure
 DCL : classe de ductilité limitée (ne concerne pas les structure béton)
 DCM : classe de ductilité moyenne (murs de grandes dimensions en béton peu
armé)
 DCH : classe de ductilité haute (avec dissipation d’énergie dans les rotules
plastiques).
Le coefficient q peut varier en fonction des structures de 1,50 (DCM) à 4,50 (DCH).

 Masse de la structure à prendre en compte


 Effort tranchant sismique à la base de la structure

 Effort tranchant sismique au niveau i


On se place là encore dans le cas de la méthode statique équivalente de l’EC8
qui admet une déformation linéaire de la structure.
5. Exemples

Exemple 1 Voile en béton armé

lw
4
bw
562,5
= 22,5 > 4
25
bw  max(0,15;hs / 20)
bw  max(0,15;3,06 / 20)
bw  max(0,15;0,153)
0,25m  0,153m
26,4 290,9 445,3 956,2

23,1 419,9 473,6 1080

16,5 863,9 834,4 2476,5

13,2 1308,0 4622,7


1079,8

9,9 1748,3 7417,3


Височина [m]

1304,5

6,6 2176,6 10961,9


1520,2

3,3 2665,5 15293,1


1718,3

0,0 3121,1 1875,5 20527,9

NEd [KN] VE [KN] ME[KN.m]


Effort tranchant

Exemple 2
On fait la solution du treillis, reposant sur deux appuis.

On ne fait travailler que les diagonales tendues. Les diagonales comprimées car du
fait de leur grand élancement, elles tendent à flamber sous de faibles efforts.
Vérification des pannes – flexion bi-axiale :
Vérification de la palée de stabilité :

Travaux dirigées (Problèmes à résoudre) :


1. Quel est le rôle des contreventements ?
2. Enumérez les types de contreventement pour bâtiments.
3. Quels sont les avantages des contreventements avec voiles en béton armé ?
4. Quel sont vos recommendations pour contreventements dans des bâtiments
avec charpente métallique?
5. Quel effet provoque le décalage entre CM (centre de masse) et CR(centre de
rigidité)?
6. Les efforts du vent exercés sur le bâtiment considéré dépendent de ………..
7. De quoi dépend l’action du séisme suivant l’Eurocode 8 ?
8. Le coefficient de comportement de la structure q représente……………
9. Enumérez les principes dans le calcul des voiles en béton armé.