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Institut d’Administration des Entreprises

MÉTHODOLOGIE DU MÉMOIRE
DE MASTER PROFESSIONNEL 2nde ANNEE

1- Quelques réflexions relatives au fond :

Le mémoire se distingue du rapport de stage. Il doit présenter une réflexion structurée


en réponse à un problème de gestion. Ce problème de gestion peut ne correspondre qu’à
une partie des tâches effectuées en entreprise durant le stage.

Il convient de faire émerger une problématique, c’est-à-dire un angle (jugé pertinent)


sous lequel on va analyser le/les problèmes à traiter. La problématique, c’est l’enjeu (ou
l’ensemble des enjeux) qui sous-tend(ent) le problème de gestion qui constitue le sujet
du mémoire. Par exemple, un problème d’approvisionnement sera analysé sous l’angle
de la dépendance, du risque...
Cette problématique est inspirée non seulement par la connaissance de l’entreprise et
des méthodes éventuellement en vigueur en son sein, mais également par des théories
apprises au cours de la formation ou par le biais d’une recherche bibliographique
effectuée au cours du stage.
En d’autres termes, il ne s’agit pas de traiter le problème de gestion à partir d’une
posture naïve (et de la seule intuition), mais de mobiliser en les adaptant et en les
complétant éventuellement des théories, concepts ou grilles d’analyse existants.
Il faut bien préciser la question à laquelle on va proposer des réponses. Consulter le
chapitre consacré à la « question principale et le plan de travail » dans l’ouvrage de
Michel Beaud1 Cette question doit apparaître clairement sur le fond (il faut l’expliciter,
l’argumenter, en montrer les intérêts…) et sur la forme (il faut la mentionner clairement
– gras, encadré…).
La question doit être liée à un problème de gestion. Si on traite un problème à
connotation juridique par exemple, il convient de montrer son importance ainsi que son
utilité pour la gestion d’une organisation.

La recherche bibliographique a pour objet de :


- Bénéficier de l’éclairage des travaux déjà existants sur le sujet ;
- Clarifier les concepts utilisés ;
- Identifier les outils et méthodes disponibles avec leurs intérêts et limites afin de choisir
ceux qui offrent le plus de pertinence par rapport à la problématique et au contexte ;
- Comparer des expériences d’entreprises différentes afin d’élargir la problématique à
d’autres situations.

1
Michel Beaud (1994) L’art de la thèse, comment préparer et rédiger une thèse de doctorat, un mémoire
de DEA ou de maîtrise ou tout autre travail universitaire, Paris, Guides Repères, La Découverte.
1
La définition des termes utilisés, la réflexion conceptuelle, la présentation des
différentes approches proposées dans la littérature doivent permettre d’avancer dans la
réflexion et la résolution des problèmes et ne pas revêtir simplement un aspect
compilatoire et descriptif : le mémoire est un travail démonstratif. Par exemple, sur
un sujet concernant l’étude du coût de revient d’un produit, si les différentes méthodes
(coût complet, direct costing, coût marginal) sont présentées, ce sera dans la perspective
de déterminer celle qui est la mieux adaptée au problème particulier de l’entreprise dans
laquelle se déroule le stage.
Il est bien évident que si de telles questions subsistent après que maints professionnels
et chercheurs y ont réfléchi, ce n’est pas une réponse universelle qui est attendue dans le
mémoire. Tout d’abord, parce que toute réponse reste contingente à une série
d’éléments fluctuant dans le temps et l’espace. Et par ailleurs, parce que la nécessaire
prise en compte de facteurs de contingence dans le cadre d’une entreprise est une source
de complexité légitimant l’émergence de points de vue différents voire opposés.

La réflexion menée par le stagiaire et présentée dans le mémoire doit donc à la fois
conduire
- à résoudre, au moins partiellement, un problème réel de gestion (le stage a une visée
pratique) et
- à développer ses connaissances, voire celles du lecteur, en matière de méthodes de
gestion (le stage est un élément majeur de la formation).

2- Consignes relatives à la forme :

Le mémoire doit être clairement structuré en parties (si possible deux), chapitres,
sections et paragraphes et comporter des titres pertinents qui ne doivent pas être trop
généraux. Chaque partie, chapitre et section doit avoir une introduction et une
conclusion qui assurent la cohérence de l’ensemble : chaque introduction partielle
annonce l’étape de la démonstration que l’on s’apprête à aborder ; chaque conclusion
partielle résume l’apport du développement précédent et ses limites qui justifient le
passage au développement suivant. Il est fondamental de bien soigner ces transitions
dont la seule lecture doit permettre de comprendre précisément le cheminement
démonstratif du travail.
L’utilisation de schémas récapitulatifs et de synthèses est vivement recommandée.
Par convention, le « je » est à proscrire dans les développements ; utiliser le « nous » de
majesté ou mieux la forme impersonnelle.
Il va sans dire que la syntaxe et l’orthographe doivent être irréprochables.

2.1. Structure du mémoire :

- Page d’en-tête
- Une page blanche
- Même page que l’en-tête
- Remerciements
- Sommaire (principaux titres, avec les numéros des pages)

2
- Introduction
- Présenter le contexte du sujet et les caractéristiques de l’entreprise utiles à sa
compréhension (les éléments descriptifs complémentaires seront consignés en
annexe).
- Définir le problème (une ou plusieurs questions), à partir notamment de
l’analyse bibliographique. Bien mettre le problème en évidence (souligné ou
encadré ou en gras).
- Délimiter le problème, donc exclure ce qui n’appartient pas au sujet. Expliquer
pourquoi on le délimite.
- Présenter les intérêts du sujet (pour l’entreprise et pour le stagiaire)
- Intérêts pratiques (à quoi cela va-t-il servir ?)
- Intérêts méthodologiques (en quoi ce travail va-t-il contribuer à
améliorer les méthodes de gestion ?)
- Intérêts théoriques (en quoi cette réflexion peut-elle compléter la
connaissance que l’on a des entreprises ?)
- Problématique (quel est / quels sont les enjeux fondamentaux de gestion qui
sous-tendent le problème à traiter et qui vont donc orienter les solutions
proposées ?).
- Annonce du plan.

- Développement (2 parties, éventuellement 3)

- Conclusion
- Résumé rapide des résultats et des propositions
- Limites du travail (en référence aux intérêts a priori exposés en introduction)
- Approfondissements éventuels qui pourraient être initiés.

- Bibliographie
- Table des matières (plan détaillé avec pagination)
- Index des tableaux
- Index des schémas
- Glossaire
- Annexes (titrées, numérotées, paginées)

Remarques :
- La pagination se fait à partir de la page blanche
- Les annexes sont paginées séparément
- Interlignes : 1,5
- Marges : 2,5 (haut, bas, gauche et droite)
- Police : Times New Roman 12 (ou équivalent)
- Tableaux et schémas numérotés et titrés, avec source et date

2.2. Bibliographie :

- Utilisation de la littérature : il faut impérativement citer les sources :


- présenter l’idée et mentionner la source. Ex : comme le montre la
chaîne de valeur de l’entreprise (Porter, 1991) ; ou : comme le montre
Porter (1991)…

3
- ou citer l’auteur entre guillemets et mentionner la source. Ex :
en contexte PME, «les partenaires sont davantage potentiellement
concurrents plutôt que rivaux directs» (Puthod, 1995, p.65).
- indiquer lorsqu’un auteur est cité par un autre. Ex : les entreprises
recherchent par le partenariat des ressources qui vont compléter les
leurs (Geringer, 1988, cité par Bacus Montfort, 1997)

Présentation de la bibliographie :
- Ouvrage rédigé par un seul auteur :
ANZIEU D. (1984) Le Groupe et l’Inconscient. L’Imaginaire groupal, Dunod, Paris.
- Ouvrage rédigé par deux auteurs :
BALLET J., de BRY F. (2001), L’entreprise et l’éthique, Seuil, coll. Points, Paris.
- Ouvrage collectif :
BRABET J. et al. (1993), Repenser la GRH, Economica, Paris.
- Article :
LACROIX M. (2000), « Investissements immatériels des firmes agroalimentaires : des
enjeux informationnels », Economies et Sociétés, série « systèmes agroalimentaires »,
n°10-11/2000.
- Contribution :
PEREZ R. (1998), « Management de crise ou crise du management : l’affaire Perrier-
Nestlé », in Valeur, marché et organisation, Presses académiques de l’Ouest.

***
*
C’est l’étudiant qui doit prendre l’initiative de solliciter son tuteur. Il convient de lui
transmettre des rapports d’étape afin qu’il puisse mieux conseiller et orienter le travail.

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