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DROIT SOCIAL

Droit Social

Droit de la sécurité
Droit de Travail sociale

 Droit de travail : C’est l’ensemble des règles juridiques applicables aux relations individuelles et collectives qui naissent entre les
employeurs privés et leur salariés, à l’occasion de travail.
 Droit de la sécurité sociale : Liée à la réparation des conséquences de divers événements généralement qualifiés de «risques
sociaux» comme : La maladie, la maternité, l’accident de travail, le chômage…etc

I. Les caractères généraux du droit du travail :

1. Un droit protecteur : protéger les salariés.


2. Un droit évolutif : il règlemente les rapports individuels de travail (employeurs – salarié).
3. Un droit impératif mais négocié collectivement : constitué de nombreuses règles impératives.
4. Un droit relativement jeune :
5. Un droit répressif : sanctionné pénalement et civilement
6. Un droit parfois ineffectif : Les inspecteurs du travail exercent leurs missions dans des conditions difficiles.
7. Un droit ambivalent : Il protège les salariés, il légitime, autorise leur soumission.
8. C’est une matière interdisciplinaire : Il fait appel au Dr. Civil, pénal et administratif.
9. Un droit autonome : il est autonome par rapport aux autres branches du droit privé.
10. Un droit différencié : ses règles applicables sont différentes suivant de nombreux paramètres.
11. Un droit contrôlé : par l’inspection de travail.

II. Les sources du droit du travail :

1) La constitution : C’est la norme suprême en droit marocain, c’est l’ensemble des règles qui vise à définir les limites des
différents pouvoirs, ainsi que les droits et libertés reconnus aux citoyens.
2) La loi organique : Qui va préciser les modalités d’exercice du droit de grève.
3) Les actes réglementaires : ce sont les règles de droit émanant du pouvoir exécutif (décrets + arrêtes).
4) La jurisprudence.
5) Les sources professionnelles : les statuts, le contrat du travail, la convention collective, le règlement intérieur ou les usages.

III. Le champ d’application du droit du travail :

 Le droit du travail s’applique aux salariés du secteur privé.


 Entreprises assujetties :
 Toute sorte d’entreprise dans laquelle s’exécute un contrat de travail.
 Les entreprises et les établissements de l’Etat et des collectivités territoriales à caractère industriel, commercial ou agricole.
 Les coopératives, les sociétés civiles, les syndicats, les associations et les groupements.
 Les employeurs exerçant une profession libérale.

 Exceptions : Il ne s’applique pas :


 Aux fonctionnaires statutaires ou contractuels de droit public, relèvent du droit administratif.
 Aux bénévoles.
 Aux professions libérales et aux travailleurs indépendants (artisans, commerçants, artistes…)
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CHAPITRE 1 : Le contrat du travail :


1) Définitions :
- Art 6 du code du travail : « Toute personne qui s’est engagée à exercer son activité professionnelle sous la direction d’un ou plusieurs
employeurs moyennant rémunération quelle qu’en soit la nature».

2) Critères :
 Une prestation de travail : Tâche physique, intellectuelle ou artistique.
 Une rémunération : somme d’argent versée au salarié. (se distingue du bénévolat)
 Un lien de subordination juridique : Le travail est exécuté au sein d’un service organisé uniquement par l’employeur

3) Caractères du contrat : 4) Conditions de validité :

5) Contenu du contrat :
a. Les principales clauses obligatoires.
b. Nom, adresse et signature des parties.
c. Lieu et date du contrat.
d. Fonctions exercées et obligations professionnelles.
e. Lieu de travail.
f. Horaire du travail.
g. Rémunération et avantages sociaux.
h. Référence à la convention collective.

6) Les clauses particulières du contrat de travail :


A. Clause de la période d’essai :
 La période d’essai est une période transitoire, se situe au début de l’exécution d’un contrat de travail.
 Permettant à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié
d’apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.
 Les parties peuvent se séparer pendant cette période sans indemnité de préavis ni de licenciement ni de dommages & intérêts.
 Diminution de la durée d’essai est possible mais l’augmentation est impossible.
 Il débute le jour où le salarié commence ses fonctions et non pas le jour de signature de contrat.
 Durée de la période d’essai :
 Cadres et assimilés : 3 mois renouvelables une seule fois.
 Employés : 1 mois ½ renouvelables une seule fois.
 Ouvriers : 15 jours renouvelables une seule fois.
 Prolongation de la période d’essai : Le fait de retarder la fin de la période d’essai de plusieurs js ou semaines, En cas de :
 Congés payés et congé pour événement familial : prolonger l’essai du temps de congé annuel du salarié ou de la fermeture
annuelle de l’E/se.
 Congé sans solde : Celle-ci est prolongée d’une durée égale à celle absence.
 Maladie ou accident du travail : La durée se prolonge autant.
 Renouvellement de la période d’essai :
 Consiste à décider que l’engagement du salarié ne devient pas définitif, mais il demande une nouvelle période, tout en respectant les
durées maximales.
 Les conditions du renouvellement sont :
 Une mention obligatoire dans le contrat de travail.
 Accord exprès du salarié.
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 Renouvellement de la période d’essai :
 Poursuite du contrat.
 Confirmation du salarié dans son poste.
 Prise en compte de l’essai dans l’ancienneté : car il fait partie du contrat de travail.
 Exclusion des règles du licenciement et de la démission pendant la période d’essai.
 Pas de justification du motif énoncé.
 Rupture de la période d’essai sans indemnité ni formalisme.

 Rupture de l’essai :
 L’employeur qui met fin à la période d’essai, il doit respecter les obligations découlant de toute rupture d’un contrat de travail :
 Remettre au salarié un certificat de travail.
 Régler les salaires dus pour la période d’activité, ainsi qu’une indemnité de congés payés.

B. Clause probatoire :
 Il s’agit d’un changement d’emploi (une promotion).
 S’il y’a rupture de la période probatoire, le salarié retrouve ses anciennes fonctions.

C. Clause de mobilité :
 C’est la stipulation d’un contrat par laquelle un salarié accepte à l’avance que son lieu de travail puisse être modifié, et d’exercer ses
fonctions dans les différents établissements, agences ou succursales où l’E/se déciderait de le muter.
 Clause de mobilité géographique et professionnelle.
 Conditions de validité de la clause de mobilité.
 Mise en œuvre de la clause de mobilité pour motifs disciplinaire.
 Refus du salarié.
 Mutation s’accompagnant d’une modification du salaire.

D. Clause de garantie d’emploi :


 L’employeur s’engage à ne pas rompre le contrat pendant un certain temps, sauf en cas de faute grave.
 L’employeur qui ne respecte pas l’engagement est tenu de réparer l’entier dommage causé au salarié, en conséquence, il doit
l’indemniser pour la perte de salaire jusqu’au terme de la période de garantie.

E. Clause de Dédit – formation :


 Par laquelle le salarié s’engage à rester dans l’entreprise en contrepartie de sa formation.
 Si le salarié rompt le contrat avant la fin de cette période, il devra rembourser le coût de la formation à son employeur.
 Il ne peut valablement être mise en œuvre que si la rupture du contrat de travail est imputable au salarié.

F. Clause de d’exclusivité :
 Interdire au salarié d’exercer une activité concurrente : Interdire à un salarié, pendant l’exécution de son contrat, d’exercer une
autre activité, même si elle n’était pas concurrente à celle de son employeur.
 Distinction avec la clause de non- concurrence : qui ne prend effet qu’à compter de la rupture du contrat de travail.

G. Clause de d’exclusivité :
 C’est une disposition écrite figurant dans un contrat de travail dont l’objet est d’interdire à un ancien salarié l’exercice d’une activité
professionnelle concurrente qui porterait atteinte aux intérêts de son ancien employeur, pendant pour une durée déterminé après son
départ de l’entreprise et dans un certain espace géographique.
 Les conditions de validité de cette clause :
 Etre limitée dans le temps.
 Etre limitée dans l’espace.
 Comporter une contrepartie financière versée par l’employeur.

H. Clause d’objectifs (clause de quotas ou de résultats) :


 L’employeur fixe à un salarié un résultat chiffré, quantifié qu’il devra réaliser sur une période donnée.

I. Clause de secret professionnel :


 Tout salarié est tenu de respecter une obligation de confidentialité vis-à-vis de son employeur, à l’égard des autres salariés de
l’entreprise et les personnes extérieures.
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L

7) Les différents types de contrat du travail :


A. Contrat à durée déterminée (CDD) :

 Les situations de recours au CDD sont :


 Durée de la suspension : Remplacement d’un salarié dont le contrat de travail est suspendu (sauf suspension due à la grève).
 Durée de l’accroissement : Accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise.
 Durée de la saison : nature de travail saisonnière.
 Durée du chantier, de mission ou du projet : certains secteurs et certains cas exceptionnels fixés par texte réglementaire ou par
convention collective.
 Ouverture de l’E/se pour la 1er fois, ou d’un nouvel établissement, ou démarrage d’un nouveau produit.