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OWC (Oscillating Water Column)

Méthode numérique pour prévoir les caractéristiques d’une colonne d’eau


oscillante pour convertir d’énergie de la houle
Par M. Suzuki & Ch. Arakawa de Université of Tokyo au JAPAN

• Les équations régissant OWC & les conditions aux limites :


La figure suivante montre les caractéristiques de la chambre d’air
z
Β
x = l1 x = l2

iωt h chm iωt


ae Ρ = pe
z=0
d x
ΦΙ Φ ΙΙ
h
Domaine Ι Domaine ΙΙ
z = −h
Diagramme schématique de la chambre d’air
Ce modèle théorique était développé par les auteurs pour étudier les
performances hydrodynamiques d’un OWC installé au Port Sakata sur
les côtes Japonaises. La profondeur d’eau est ( h = 11m ), la largeur est
( Β = 6,5 m ) et la profondeur d’émersion frontale est ( d = 3 m ).
Les équations de base sont :
• La loi de Bernoulli linéaire (où on a négligé les termes
d’advection)
∂Φ Ρ
+ + g z = 0 (1)
∂t ρ
• et l’équation de Laplace :
∂ 2Φ ∂ 2Φ
+ = 0 (2)
∂ x2 ∂ z2

♦ Φ(x, z, t ) le potentiel de vitesse complexe.
♦ Ρ(x, z, t ) la pression complexe.
♦ ρ = masse volumique de l’eau.
pour un mouvement harmonique (séparation de variables) on écrira que :
iωt
Φ (x, z, t ) = φ (x, z ) e (3)
iωt
Ρ(x, z, t ) = p(x, z ) e (4)
φ (x, z ) = l’amplitude complexe du potentiel de vitesse oscillatoire.
p(x, z ) = l’amplitude complexe de la pression oscillatoire.
Les conditions aux limites utilisées sont :
± Condition à la surface libre.
± Condition à l’intérieur de la coque.
± Condition au fond.
Ë Décomposition en domaines :
♣ Domaine Ι :
∇ 2Φ Ι = 0
∂ ΦΙ ∂ Φ Ι ω2
− Κ ΦΙ = − Φ Ι = 0 en z = 0
∂z ∂z g
∂ ΦΙ
= 0 en z = −h (5) où
∂z
− i k (x −l 1 ) ch k o (z + h)
Φ Ι (x, z, t ) = η o e o
ch k o h
i k o (x −l1 ) ch k o (z + h)
+A o e quand x → −∞
ch k o h
ω2
= Κ = k o th(k o h)
g i ωa
& ηo = (6)
ω2 g
= Κ = − k n tg(k n h)
g
la solution est donnée par l’expression :
− i k (x −l 1 ) ch k o (z + h)
Φ Ι (x, z, t ) = η o e o
ch k o h
i k o (x −l1 ) ch k o (z + h)
+A o e (7)
ch k o h
∞ i k n (x −l 1 ) cos k n (z + h)
+ ∑ A ne
n =1 cos k n h
♣ Domaine ΙΙ :
∇ 2 Φ ΙΙ = 0
∂ Φ ΙΙ ∂ Φ ΙΙ ω 2 i ωp
− Κ Φ ΙΙ = − Φ ΙΙ = − en z = 0
∂z ∂z g ρg
∂ Φ ΙΙ (8)
= 0 en x = l 2
∂z
∂ Φ ΙΙ
= 0 en x = −h
∂z
où on a toujours les relations de dispersion :
ω2
= Κ = k o th(k o h)
g iωa
& ηo = (9)
ω2 g
= Κ = − k n tg(k n h)
g
la solution est donnée par l’expression suivante :
i cos k o (x − l 2 ) ch k o (z + h)
Φ ΙΙ (x, z, t ) = ( − η o + A o )
sin k o (l 2 − l 1 ) ch k o h
(10)
∞ ch k n (x − l 2 ) cos k n (z + h) i ω p
− ∑ An +
n =1 sh k n (l 2 − l 1 ) cos k n h ρgΚ
la vitesse de pilonnement (Heaving velocity) de la surface libre moyenne
de la chambre d’air est représentable par :
1 l ∂Φ 1 l ⎛ i ωp ⎞
z& = ∫l12 dx = ∫l12 ⎜⎜ Κφ − ⎟⎟ dx (11)
l 2 − l1 ∂z z =0
l 2 − l 1 ⎝ ρ g ⎠ z =0
les coefficients complexes sont déterminés en satisfaisant les conditions
de connexion (matching conditions) entre domaines.
♠ Matching conditions entre domaines :
Les conditions aux discontinuités entre les domaines (Ι) et (ΙΙ) assurent
que le potentiel de vitesse et que la vitesse horizontale sont égaux sur
les limites connectant ces deux domaines sauf sur le mur frontal.
Comme on a continuité des vitesses horizontales sur les limites entre les
deux domaines alors les vitesses dans la direction Oz sont nulles.
La relation entre de potentiel de vitesse et la pression est obtenue par la
loi de Bernoulli (équation 1). Si les vitesse sont les mêmes sur les limites
entre les deux domaines alors les pressions sont également continues
sur ces limites connectant les deux domaines :
∂ Φ Ι ∂ Φ ΙΙ
=
∂x ∂x (12)
Φ Ι = Φ ΙΙ pour (− h ≤ z ≤ −d)
et sur la partie frontale du mur on a :
∂ Φ Ι ∂ Φ ΙΙ
= =0 pour (− d ≤ z ≤ 0 ) (13)
∂x ∂x
La relation signifie que Ao et An sont égaux entre les domaines (Ι) et (ΙΙ)
et le nombre d’inconnues (Ao et An) est réduit de moitié. Par conséquent,
si la série infinie est approximées par une série finie de Nième ordre alors
le nombre d’inconnues est (N+1). Alors la condition de connexion simple
suivante est imposée :
Φ Ι = Φ ΙΙ pour (− h ≤ z ≤ −d)
∂ ΦΙ (14)
=0 pour (− d ≤ z ≤ 0 )
∂x
A fin de résoudre (14) pour déterminer les inconnues ( A o & A n ), les
deux cotés de (14) sont multipliés par ‘’ ch k o (z + h) ’’ et ‘’ cos k n (z + h)’’ et
puis intégrés de ( z = −h ) à ( z = 0 ). De cette façon on obtient un système
de (N+1) équations linéaires. Ce système se résous quand l’amplitude
complexe de l’onde incidente et la pression dans la chambre à air sont
données. De toute manière on peut résoudre ce système d’équations
directement en décomposant le potentiel de vitesse en un potentiel de
l’onde incidente, le potentiel de diffraction et le potentiel de radiation,
puisque les équations et les conditions aux limites sont linéaires.
Pour le problème de radiation on supposera que le mouvement d’air
oscillant dans la chambre, en absence d’onde incidente, est la cause.
Pour le problème de diffraction on supposera que la pression est liée à la
pression atmosphérique de l’onde incidente.
Alors les vitesses moyennes de pilonnement sont comme suit :
a=0
z& p = z& p = 1 (15)
a =1
z& a = z& p = 0 (16)
• Relation entre le problème de Radiation et le problème de
diffraction pour un OWC :
L’importante relation entre les deux phénomènes de radiation et de
diffraction pour un OWC est obtenue de la même façon que pour un
corps flottant. Pour le problème de radiation l’output de l’OWC et
l’énergie de l’onde rayonnée sont égaux. Par cette approche l’équation
Re (z& p ) ρ g2 2
suivante est obtenue : Β= ap (17) où
2 4 ω f (k o h)
2 ch 2 (k o h)
‘’Re ’’ signifie «la partie réelle de» et f (k o h) =
2 k o h + sh (2 k o h)
l’équation (17) exprime le lien entre la vitesse moyenne de pilonnement
( z& p ) et l’amplitude de l’onde rayonnée ( a p ).
La relation entre le problème de radiation et le problème de diffraction
est comme suit :
ω
ap = A o
ig
2 Re (z& p )
& (18) où
z& a = −
a ∗p
‘’ ∗ ’’ désigne complexe conjugué.
On obtient le potentiel de radiation pour la condition :
( p = 1, a = 1)
Le mouvement de pilonnement moyen z& dans la chambre d’air, obtenu
par superposition des problèmes de radiation et de diffraction, est obtenu
par l’expression suivante :
z& = z& a a + z& p p (19)
Introduisant le coefficient d’amortissement , D p , du système OWC, et
remplaçant ( p = D p z& ) dans l’équation 19, on obtient pour la vitesse de
pilonnement moyenne la formule :
z& a a
z& = (20)
1 − z& p D p
La puissance moyenne extraite par l’OWC est :
2
D z&
WOWC = A w (21) où
2
A w = surface d’eau dans la chambre OWC = Β W
La puissance de l’onde incidente est :
ρ g2a 2
Wi = W (22)
4 ω f (k o h)
l’efficacité ( η) de l’OWC est alors :
WOWC
η= (23)
Wi
En remplaçant ( z& a ) donné par (18) dans l’équation (20), et substituant
a p donné par (21), en plus en posant ‘’ z& p = z& p exp(i θ) ‘’ l’équation
suivante est alors obtenue :
4 cos θ
η=− (24)
⎧⎛ ⎞
2 ⎫
⎪⎜ 1 ⎪
&
Dp z p ⎨ − cos θ ⎟ + sin 2 θ⎬
⎜ ⎟
⎪⎝ D p z& p ⎠ ⎪
⎩ ⎭
On observe que l’efficacité d’un OWC n’est fonction que de ( θ ) et de
( D p z& p pour la pression dans la chambre d’air) ; l’efficacité maximale
(100%) d’un OWC est obtenue quand :
D p z& p = 1
&
θ = 180°
θ

Efficacité d’une chambre d’air fonction de la phase θ du pilonnement de paramètre D p z& p

L’efficacité est la même pour les valeurs inverses de ‘’ D p z& p ’’.


Voici comment varie la vitesse moyenne de pilonnement ( z& ) et la phase
( θ° ) d’un OWC en fonction ‘’ ω g Β ’’ pour le coefficient ( D p ) calculé par
la figure précédente :

Vitesse de pilonnement en fonction la fréquence angulaire

Remarque :
On a déjà présenté un modèle basé sur le théorie de corps flottant en
utilisant la solution des problèmes de radiation et de diffraction. Par
conséquence le coefficient d’amortissant (N), la masse ajoutée ( m a ) et
le coefficient d’excitation d’onde ( ε ). L’analyse est du mouvement était
obtenue par l’analyse de l’équation :
(M + m a ) &z& + (N + D p ) z& + c z = ε a exp(i ω t ) (25)
• M = la masse du corps flottant
• D p = coefficient d’amortissement
• c = ρ g A w = coefficient de rappel hydrostatique
• A w = Β W = surface du plan interne de OWC
• Β = la largueur de l’OWC
• W = la largeur de l’OWC
Le coefficient d’amortissement (N), la masse ajoutée ( m a ) et la masse
du flotteur (m ) sont obtenus du problème de diffraction comme suit :
z& p
zp =

⎡ (1 − ρ g z p ) A w ⎤
N = Re ⎢ ⎥ (26)
⎣⎢ &
z p ⎦⎥
⎡ (1 − ρ g z p ) A w ⎤
m a = Re ⎢ ⎥
⎣⎢ i ω &
z p ⎦⎥
m=0
Le coefficient d’excitation d’onde ( ε ) est obtenu en remplaçant ( z = 0 )
dans l’équation (19), soit :
A
ε = − w z& a (27)
z& p
iωt
En résolvant l’équation (25) avec ‘’ z = Ζ e ’’, on obtient comme
puissance extraite de OWC la formule suivante :
D p ( Ζ ω)
2 2
Dp ω2 ε a 2
WOWC = = (28)
2

(
2 ⎧⎨ c − m a ω 2 )2 2⎫
+ (N + D) ω ⎬
2

Remarque :
Noter que dans ce formalise mathématique le point ( x = l 1 , z = d ) est un
point singulier où théoriquement la vitesse est infinie, par conséquent
cette approche ne représente pas la réalité physique de l’écoulement au
voisinage de ce point où il se forme des tourbillons (rotationnel ≠ 0) à fin
de réduire cet effet on peut arrondir cette extrémité.
Á Problème d’onde non – harmonique dans l’espace des fréquences :
Dans un site réel les caractéristiques d’un OWC sont nécessaires pour
une onde non régulière (étude spectrale), dans ce but on va généraliser
le formalise mathématique de l’approche qui précède, on va alors poser :
1 +∞ i ωt
Κ p (t ) = la réponse impulsionnelle unitaire ≡ ∫−∞ z& p (ω) e dω (29)

puisque Κ p (t ) est une fonction causale, elle est replacée par :

Κ p (t ) =
1 +∞
[ ]
∫ Re z& p (ω) cos(ω t ) dω
π 0
(30)
1 +∞
[ ]
= − ∫0 Ιm z& p (ω) sin(ω t ) dω
π
Utilisant Κ p (t ) la vitesse de pilonnement de la surface d’eau libre dans la
chambre d’air est représentable par le produit intégral de convolution et
l’équation de mouvement est la suivante :
t
z& = z& a (t ) + ∫ Κ p (τ ) Ρ(t − τ) dτ
0
(31) où
⎡ 1 +∞ ω ⎤
z& a (t ) = Re ⎢ ∫0 z& a (ω) a (ω) e dω⎥
i t
⎣π ⎦
Ρ est la pression définie par z et les caractéristiques de la turbine
installée hors de la chambre d’air.

Coefficient d’amortissement ‘’N’’ et la masse ajoutée ma fonction de ω

t Βg
0 10 20 30
la réponse impulsionnelle en fonction du temps selon l’équation (29)