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Hugo Moreira Groupe 4

Droit Pénal
Cas Pratique Galop d’essai : situation juridique Edmond Prochain et Edmon Enlaire
Edmond Enlaire se cache avec Vera Petou dans la Banque de France en vue de dérober un
bijou. Il aide Vera Petou a neutralisé les caméras de surveillance qu’ils ne peuvent évités.
Sarah Visseuse transmet un code à Edmond lui permettant d’ouvrir une grille bloquant son
avancé dans la banque. Il continu son chemin vers le coffre de la banque mais une péripétie
le sépare de Vera l’obligeant a continué seul. Edmond Enlaire arrivé à ouvrir le coffre-fort de
la banque mais ce dernier est vide, il sort de la banque mais il est arrêté par les forces de
l’ordre.
Entre temps Edmond appelle Sarah Visseuse pour lui ordonné de sortir de l’appartement où
elle retient le directeur de la banque qui lui a donné le code de la grille et d’éliminé le
directeur mais elle libère le directeur et s’enfuit rejoignant un véhicule prêté par Edmond
Prochain qui pensait lui que ce véhicule servirait à un cambriolage.

I/ Situation juridique de Edmond Prochain


Edmond Prochain prête son véhicule servant à retenir le directeur de la banque à son
domicile en pensant que son véhicule servirait au cambriolage.
En droit une infraction doit être constituée d’un élément moral, d’un élément matériel et
d’un élément légal. , la complicité dans la commission d’une infraction est punissable. La
complicité est réprimé par les articles 121-6 et 121-7 du Code pénal qui constituent l’élément
légal de cette infraction, qui précise que l’acte de complicité est commis par la personne qui
facilité la consommation de l’infraction par une aide ou une assistance. L’élément
matériel de la complicité qui est la contribution active du complice. Et
l’élément moral de la complicité est la contribution volontaire du complice mais lorsque
l'acte principal n'a aucun rapport avec l'infraction à laquelle le complice a voulu s'associer, la
condamnation sur le terrain de la complicité est exclue comme le dit un arrêt de la chambre
criminelle du 21 mai 1996.
Enfin la séquestration est définit article 224-1 du Code pénal comme « le fait, sans ordre des
autorités constituées et hors les cas prévus par la loi, d'arrêter, d'enlever, de détenir ou de séquestrer
une personne, est puni de vingt ans de réclusion criminelle. »

En l’espèce, Edmond Prochain prête librement sa voiture en sachant qu’elle permettra de


commettre une infraction, il pense cependant que l’infraction sera un cambriolage et non
une séquestration.
Donc en vue de la jurisprudence il semblerait qu’Edmond Prochain ne puisse pas être
poursuivie pour complicité de séquestration parce qu’il ne savait pas qu’il participerait à ce
type d’infraction qui si il l’avait sur aurait peut-être annulé sa participation active à l’acte
incriminé.
II/ situation juridique Edmond Enlair
Edmond Enlair tente de dérobé un bijou dans une banque mais après avoir ouvert le coffre
ce dernier est vide, il aide Vera Petou à neutralisé des caméras et il ordonne à Sarah Visseuse
d’éliminé le directeur de la banque.
a) La tentative de vol
La réalisation d’une infraction suppose la réunion des trois éléments vue ci-dessus.
Concernant l’élément légal La tentative est consacré par l’article 121-5 du Code pénal
« La tentative est constituée dès lors que, manifestée par un commencement
d'exécution, elle n'a été suspendue ou n'a manqué son effet qu'en raison de
circonstances indépendantes de la volonté de son auteur. » il résulte des dispositions
de l’article 121-4 du Code pénal que les tentatives de délit ne sont punis que si la loi
le prévoit. L’article 311-13 réprime la tentative de vol, le vol est défini article 311-1 du
Code pénal « Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. ». L’article
311-4 explique que « Le vol est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000
euros d'amende : Lorsqu'il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité
d'auteur ou de complice, sans qu'elles constituent une bande organisée ; Lorsqu'il est
précédé, accompagné ou suivi d'un acte de destruction, dégradation ou détérioration
etc. Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 euros
d'amende lorsque le vol est commis dans deux des circonstances prévues par le
présent article. »
Ensuite, Le commencement d’exécution constitue l’élément matériel de la tentative.
Le commencement d’exécution a été défini dans l’arrêt Lacour rendu par la chambre
criminelle de la cour de cassation le 25 octobre 1962 il s’agit d’un « acte qui doit avoir
pour conséquence direct et immédiate la consommation de l’infraction ».
Enfin, Enfin l’élément moral de la tentative est l’absence de désistement volontaire
prévu dans l’article 121-5 du Code pénal, qui se définit dans la jurisprudence comme
étant volontaire « lorsque l’agent a interrompu de lui-même sans être influencé par
aucune circonstance extérieur son commencement d’exécution » par le jugement
Fort-de-France du 22 septembre 1967. Il faut souligner aussi que l’arrêt Fleury du 9
novembre 1928 rendu par la chambre criminelle de la Cour de cassation montre que
l’impossibilité de résultat n’a aucune incidence quant à la répression de la tentative,
dès lors que le délinquant à manifester son intention de commettre l’infraction par un
commencement de matérialisation.

En l’espèce, Edmond Enlair s’infiltre dans la banque pour dérober le bijou, il parvient
à ouvrir frauduleusement un coffre mais le coffre se révèle vide.
En conclusion, même si l’infraction est impossible du fait de l’absence de bijou dans le
coffre tous les éléments constitutifs de la tentative de vol son présent dans les faits
commis par Edmond Enlair.

b) La complicité de dégradation d’un bien appartement a autrui


La dégradation du bien d’autrui est une infraction sanctionnée par le droit pénal elle
suppose la réunion des trois éléments caractéristiques de l’infraction. L’article 322-1
du Code pénal dispose que « la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un
bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30000 €
d’amende, sauf si il en est résulté un dommage léger ». Et l’article R 635-1 du Code
pénal explique que « la destruction, la dégradation ou la détérioration volontaires
d’un bien appartenant à autrui dont il n’est résulté qu’un dommage léger est punie de
l’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe ».
Ensuite la complicité est réprimé par les articles 121-6 et 121-7 du Code pénal qui
précise que l’acte de complicité est commis par la personne qui facilité la
consommation de l’infraction par une aide. L’élément matériel de la complicité qui est
la contribution active du complice. Et l’élément moral de la complicité est la
contribution volontaire du complice. Il faut rappeler que le complice encours les
même peines que l’auteur principal et que l’acte de l’auteur doit être punissable.

En l’espèce, Edmond Enlair « fait la courte échelle » à Vera qui va aspergé de peinture
l’objectif des caméras de surveillance au moyen d’une bombe aérosol.
Donc Edmond aide bien Vera pour qu’elle puisse commettre la délit, la caméra n’étant
pas détruite mais seulement dégradé on peut supposer que ces dégradations seront
légères ce qui rend Edmond Enlair complice de la dégradation légère d’un bien
appartenant à autrui.

c) Le mandat criminel
Une infraction doit réunir 3 éléments, l’infraction de mandat criminelle est une
infraction récente crée par une loi du 9 mars 2014 qui instaure dans l’article 221-5-1
du Code pénal que « Le fait de faire à une personne des offres ou des promesses ou de lui
proposer des dons, présents ou avantages quelconques afin qu'elle commette un assassinat
ou un empoisonnement est puni, lorsque ce crime n'a été ni commis ni tenté, de dix ans
d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende ».

En l’espèce, Edmond Enlair ordonne à Sarah d’éliminé le directeur de la banque qui est un
témoin en contrepartie de la réussite du cambriolage le partage des ressources tirés du bijou
seront distribué et Sarah en recevra une part. Sauf que Sarah va laisser vivre le directeur.
On peut donc conclure que le crime n’a pas été commis mais il fut ordonné, il semblerait
qu’Edmond Enlair soit responsable de la commission d’un mandat criminel.

Cas Pratique n° 4
Un maire souhaite se venger contre Henri. Pour cela il propose à un cantonnier de dégradé le
véhicule d’Henri en déversant des déjections canines dessus contre une somme d’argent.
Petit achète du matériel nécessaire à la commission de l’acte (gants, passe-montagne,
cuissardes en latex etc.) et contacte le chef du service de désinfection communale pour que
ce dernier lui mette à disposition les excréments qui permettra ensuite au cantonnier de
vidée le sac de matière fécales sur le véhicule. Au moment de la livraison le cantonnier
prend peur d’un éventuel usage par Henri d’une arme pour protégé son bien, le chef du
service est interpellé par la police sur le site de livraison au volant de sa camionnette
odoriférante.
Le cantonnier pourra t’ils être condamné pour tentative de dégradation d’un bien
appartenant à autrui et les deux autres pour ont-ils être condamné pour complicité de
tentative de dégradation d’un bien d’autrui ?
I/ La tentative de dégradation d’un bien appartenant à autrui.
La réalisation d’une infraction suppose la réunion de trois éléments : l’élément légal,
l’élément matériel et l’élément moral.
La tentative est consacré par l’article 121-5 du Code pénal « La tentative est constituée dès
lors que, manifestée par un commencement d'exécution, elle n'a été suspendue ou n'a
manqué son effet qu'en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur. »
il résulte des dispositions de l’article 121-4 du Code pénal que les tentatives de délit ne sont
punis que si la loi le prévoit. L’article 322-4 réprime la tentative de destruction d’un bien
appartenant à autrui.
L’élément légal est donc présent.
Le commencement d’exécution constitue l’élément matériel de la tentative. Le
commencement d’exécution a été défini dans l’arrêt Lacour rendu par la chambre criminelle
de la cour de cassation le 25 octobre 1962 il s’agit d’un « acte qui doit avoir pour
conséquence direct et immédiate la consommation de l’infraction ».
En l’espèce, le cantonnier à seulement réunis les éléments matériels lui permettant de
commettre l’infraction. L’élément matériel semble donc être inexistant car les faits ne
constituent que de simples actes préparatoires non punissables au titre de la tentative.
Enfin l’élément moral de la tentative est l’absence de désistement volontaire prévu dans
l’article 121-5 du Code pénal, qui se définit dans la jurisprudence comme étant volontaire
« lorsque l’agent a interrompu de lui-même sans être influencé par aucune circonstance
extérieur son commencement d’exécution » par le jugement Fort-de-France du 22
septembre 1967, ce même jugement considère que la peur est un désistement volontaire.
En l’espèce, le cantonnier a eu peur d’un éventuel acte de violence de la part de la victime ce
qui l’a stoppé dans sa volonté de commettre l’infraction. Donc l’élément moral est inexistant
car il y a eu un désistement volontaire.
On peut conclure que le cantonnier ne peut pas être poursuivi pour tentative de destruction
du bien d’autrui car tous les éléments constitutifs de cette infraction ne sont pas réunis.

II/ La complicité de tentative de dégradation du bien d’autrui.


En droit La complicité d’une tentative est punissable. En revanche, la tentative de complicité
n’est pas punissable. Chambre criminelle, 25 octobre 1962, Lacour. La complicité est
réprimée par les articles 121-6 et 121-7 du Code pénal qui constituent l’élément légal de
cette infraction qui précise que l’acte de complicité peut être un ordre.
L’élément matériel de la complicité qui est la contribution active du complice soumet la
répression de la condamnation au fait que l’acte principal soit un fait objectivement
punissable et l’arrêt de la chambre criminelle de la cour de cassation rendu le 28 mai 1990
explique que la non poursuite de la responsabilité de l’auteur du délit n’empêche pas la
poursuite de la culpabilité des complices.
Enfin l’élément moral de la complicité est la contribution volontaire, mais un arrêt de la
chambre criminelle du 23 mars 1978 rappel que les démarche de préparation de la
complicité ne suffise pas à caractérisé la complicité.
En l’espèce, le maire et le chef du service de désinfection communale ont tenté de participé à
la commission de l’infraction de dégradation du véhicules. Mais le cantonnier n’est jamais
venus au rendez-vous pour récupérer les déjections et n’a jamais commis l’infraction.
Donc les éléments constitutifs de l’infraction de complicité ne semblent pas être présents. La
complicité de tentative de dégradation d’un bien d’autrui ne peut pas être retenue.

Cas pratique n°5


Monsieur Duray est la cible de plusieurs menaces, l’une d’elles venant de Nelson via une
missive lui ordonne de dérobé le contenu d’un coffre dans la banque où il est employé.
Monsieur Duray ment sur les objectifs de l’acte qu’il envisage de commettre pour obtenir
l’aide de sa femme, sa femme accepte de lui préparer des aliments destiné à endormir le
gardien et son chien.
Le jour du passage à l’acte, madame Duray remet a son mari les aliments, son mari se rend à
la banque mais prit de panique il tue le gardien et le chien à l’aide d’une arme à feu et il
s’introduit dans la banque pour dérobé le contenu du coffre.
Nelson rejoint monsieur durray dans la banque au moment où la police fait irruption dans les
locaux.
Quel est la situation juridique des chacun des protagonistes ?
I/ Quant à Monsieur Duray
Sous la menace il a tenté de dérobé le contenu d’un coffre avec l’aide de sa femme mais par
ailleurs il a tué un homme et un animal.
a) La tentative de vol
La réalisation d’une infraction suppose la réunion de trois éléments : l’élément légal,
l’élément matériel et l’élément moral.
La tentative est consacrée par l’article 121-5 du Code pénal « La tentative est
constituée dès lors que, manifestée par un commencement d'exécution, elle n'a été
suspendue ou n'a manqué son effet qu'en raison de circonstances indépendantes de
la volonté de son auteur. ». Sans vérifier plus en profondeur si la tentative de vol est
constituée il faut souligner que n’est pas pénalement responsable, au sens de 122-2
du Code pénal, la personne qui a agi sous l’empire d’une force ou d’une contrainte.
La contrainte selon la jurisprudence est soit morale soit physique. La contrainte
morale s’entend d’une pression plus insidieuse exercée sur l’esprit de l’individu :
celui-ci était obligé d’agir comme il l’a fait. Il avait donc la maitrise physique de son
corps mais pas morale. La contrainte morale exonératoire est nécessairement
étrangère à la personne poursuivie, elle découle de menaces qu’un tiers fait peser sur
lui ou l’un de ses proches.

En l’espèce, Monsieur Durray est directement menacé par une missive qui prévoit
que la non réalisation de l’ordre prévu dans la menace entrainerai l’utilisation d’arme.
Donc il y a bien une contrainte morale exercé qui est extérieur à l’auteur de la
tentative de vol, Monsieur Durray ne peut pas être poursuivit pour la tentative de vol.

b) Les attentats à la vie.


Ces infraction sont prévu par Article 221-1 « Le fait de donner volontairement la mort
à autrui constitue un meurtre. Il est puni de trente ans de réclusion criminelle. » .
Ensuite l’article R. 655-1 du Code pénal punit « Le fait, sans nécessité, publiquement ou
non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en
captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe. »
Comme vue ci-dessus la personne qui agit sous l’empire de menace n’est pas
pénalement responsable.
En l’espèce, les menaces contraignait Monsieur Duray au vol d’un objet mais pas aux
actes d’atteinte à la vie du gardien et de son chien.
Donc Monsieur Duray peut être considéré comme meurtrier du gardien de l’animal et
encourt une sanction pénal.
II/ Quant à Madame Duray
Madame Duray à aider son mari dans son entreprise de neutralisation du gardien de la
banque et de son chien .
En droit une infraction doit être constituée de 3 éléments, la complicité dans la commission
d’une infraction est punissable. La complicité est réprimé par les articles 121-6 et 121-7 du
Code pénal qui constituent l’élément légal de cette infraction, qui précise que l’acte de
complicité est commis par la personne qui facilité la consommation de l’infraction.
L’élément matériel de la complicité qui est la contribution active du complice.
Enfin l’élément moral de la complicité est la contribution volontaire du complice mais lorsque
l'acte principal n'a aucun rapport avec l'infraction à laquelle le complice a voulu s'associer, la
condamnation sur le terrain de la complicité est exclue comme le dit un arrêt de la chambre
criminelle du 21 mai 1996.
En l’espèce, Madame Duray a volontairement aidé son mari en lui préparant des aliments
nécessaires à la neutralisation du garde, cependant son marielui a menti sur la nature exacte
de l’infraction qu’il souhaitait commettre.
Donc Madame Duray semble pouvoir échappé, au vue de la jurisprudence, à une
condamnation pour complicité .

III/ Quant à Nelson


Nelson exerce des menaces sur la personne de monsieur Durray pour obtenir le butin d’un
coffre.
La menace comme toute infraction nécessite la réunion de trois éléments, un moral, un
matériel et un légal. Selon l’article 222-17 du Code pénal « La menace de commettre un
crime ou un délit contre les personnes dont la tentative est punissable est punie de six mois
d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende lorsqu'elle est, soit réitérée, soit matérialisée
par un écrit, une image ou tout autre objet. ». La menace étant une contrainte exonérant la
responsabilité de l’auteur de l’infraction, tous actes commis sous la contrainte sous l’empire
d’une menace engagera la responsabilité de l’auteur de la menace.
En l’espèce, par une missive Nelson menace monsieur Duray mais il ne le contraint pas au
meurtre seulement au vol.
En conclusion, l’acte commis par Nelson réunis les éléments constitutifs de la menace, la
missive constituant la preuve de sa volonté. Cependant il n’ordonne que le vol. Il sera donc
responsable dans la tentative de vol mais pas des meurtres commis par monsieur Duray
contre le gardien et le chien.