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MINISTERE DE LA DEFENSE

DIRECTIVE SUR LE COMMANDEMENT


INTERARMEES PERMANENT HORS DU
TERRITOIRE METROPOLITAIN

PIA n° 03-201.1

N° 674/DEF/EMA/EMP.4/NP du 04 octobre 2006


14, rue Saint-Dominique – 00456 Armées - Tél : 01.42.19.68.74. – Fax : 01.42.19.43.64.
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

Paris, le 04 octobre 2006

ÉTAT-MAJOR N° 674/DEF/EMA/EMP.4/NP
DES ARMÉES

Division EMPLOI

Le général d'armée Henri BENTÉGEAT


chef d'état-major des armées

destinataires « in fine »

OBJET : Le commandement interarmées permanent hors du territoire


métropolitain.

REFERENCES : Voir annexe 1 PIA.

P. JOINTE : PIA n° 03.201.1 (édition 2006).

DOC. ABROGE : Directive n°674/DEF/EMA/EMP.4/NP du 3 juillet 2001.

J’ai l’honneur de vous adresser la directive sur le commandement interarmées permanent


hors du territoire métropolitain.
Elle définit les principes du commandement interarmées permanent hors du territoire
métropolitain et précise les attributions afférentes dans les domaines du commandement
opérationnel et du commandement organique.

Elle concerne les commandants interarmées (COMIA) auxquels je confie des missions
permanentes hors du territoire métropolitain dans un espace géographique dénommé
« zone de responsabilité permanente » (ZRP).

14, rue Saint-Dominique – 00456 Armées - Tél : 01.42.19.68.74. – Fax : 01.42.19.43.64.


Ces autorités sont :
- les commandants supérieurs des forces de souveraineté (COMSUP) dans les
collectivités territoriales outre-mer ;
- les commandants des forces de présence prépositionnées à l'étranger (COMFOR)1,
- les commandants des zones maritimes de l’océan Indien (ALINDIEN), de l’océan
Pacifique (ALPACI), Méditerranée (CECMED), Atlantique (CECLANT),
Manche-Mer du Nord (COMAR Manche).

Cette directive :
- expose les principes du commandement interarmées permanent ;
- définit les attributions des COMIA et les responsabilités de leurs adjoints ;
- délimite leurs zones de responsabilité permanente ;
- précise les responsabilités opérationnelles et organiques vis-à-vis des formations
déployées ;
- délimite le cadre d’exécution des missions des COMSUP sur le théâtre national en
complément de l'instruction relative à l'organisation territoriale interarmées de
défense (OTIAD) - PIA 03.202 - qui régit leurs responsabilités dans le domaine de
la défense sur le territoire ;
- assure la cohérence de la répartition des ressources pour remplir les besoins
correspondant aux différentes missions (missions de défense, action de l'Etat en
mer, sûreté aérienne, soutien, etc…).

Elle entre en vigueur à compter du 1er septembre 2007, date à laquelle elle remplace la
version du 3 juillet 2001.

1
Les commandants de troupes (COMTROUP) déployés sur un territoire étranger ne sont pas concernés par la présente
directive ; les dispositions d’organisation du commandement interarmées et leurs attributions opérationnelles sont arrêtées par
l’EMA/CPCO.
Les modalités permanentes d’organisation et de soutien de leurs forces sont régies par l’instruction permanente sous timbre
EMA/ORH relative à l’organisation des commandements interarmées permanents hors du territoire métropolitain.
L'organisation et le fonctionnement des états-majors des COMTROUP sont fixés par le chef d'état-major de l'armée de terre
dans le cadre de ses attributions organiques.
DESTINATAIRES :

- Monsieur le général d’armée, chef d’état-major de l’armée de terre (3 ex)


- Monsieur l’amiral, chef d’état-major de la marine (3 ex)
- Monsieur le général d’armée aérienne, chef d’état-major de l’armée de l’air (3 ex)
- Monsieur le général d’armée, directeur général de la gendarmerie nationale (3 ex)
- Monsieur le vice-amiral d’escadre, commandant la zone maritime Atlantique (3 ex)
- Monsieur le vice-amiral d’escadre, commandant la zone maritime Méditerranée (3 ex)
- Monsieur le vice-amiral, commandant la zone maritime océan Indien (3 ex)
- Monsieur le contre-amiral, commandant la zone maritime Manche - Mer du Nord (3 ex)
- Monsieur le contre-amiral, commandant supérieur des forces armées aux Antilles (3 ex)
- Monsieur le général de brigade aérienne, commandant supérieur des forces armées en Guyane (3 ex)
- Monsieur le général de brigade, commandant supérieur des forces armées dans la zone sud de l’océan Indien
(3 ex)
- Monsieur le général de brigade, commandant supérieur des forces armées en Nouvelle Calédonie (3 ex)
- Monsieur le contre-amiral, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française et commandant
la zone maritime océan Pacifique (3 ex)
- Monsieur le général de brigade aérienne, commandant des forces françaises stationnées à Djibouti (3 ex)
- Monsieur le général de brigade, commandant des forces françaises stationnées au Cap-Vert (3 ex)
- Monsieur le colonel, commandant des forces françaises stationnées au Gabon (3 ex)

DESTINATAIRES POUR INFORMATION :

- Monsieur le secrétaire général de la Défense nationale (2 ex)


- Monsieur le directeur du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense (2 ex)
- Monsieur le directeur de l’information et de la communication de la Défense (2 ex)
- Monsieur le délégué aux affaires stratégiques (2 ex)
- Monsieur le secrétaire général pour l’administration (2 ex)
- Monsieur le contrôleur général des armées, chef du contrôle général des armées (2 ex)
- Monsieur le général d’armée, inspecteur général des armées (terre) (2 ex)
- Monsieur l'amiral, inspecteur général des armées (marine) (2 ex)
- Monsieur le général d’armée aérienne, inspecteur général des armées (air) (2 ex)
- Monsieur le général d’armée, inspecteur général des armées (gendarmerie) (2 ex)
- Monsieur le vice amiral d’escadre, inspecteur des forces en opération et de la défense du territoire (3 ex)
- Monsieur le directeur central du service de santé des armées (3 ex)
- Monsieur le directeur central du service des essences des armées (3 ex)
- Monsieur le général, directeur interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (2 ex)
- Monsieur le général de division, chef de l’état-major interarmées de force et d'entraînement (2 ex)
- Monsieur le général de corps aérien, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (2 ex)
- Monsieur le général de corps aérien, directeur du renseignement militaire (2 ex)
- Monsieur le général de division, commandant les opérations spéciales (3 ex)
- Monsieur le vice-amiral d’escadre, directeur de l’enseignement militaire supérieur (2 ex)
- Monsieur le général de division, directeur de la protection et de la sécurité de la Défense (2 ex)
- Monsieur le général, directeur du service d’infrastructure de la défense
- Monsieur le directeur des affaires juridiques
- Monsieur le directeur général de la sécurité extérieure
- Monsieur le général de division, chef du cabinet militaire du ministre de l’outre-mer
- Monsieur le général de brigade, commandant le service militaire adapté
- Monsieur le colonel, commandant le groupement interarmées des actions civilo-militaires
- Monsieur le colonel, commandant la base de transit interarmées
COPIES INTERNES :

- MGA
- S/C OPS
- S/C PLANS
- S/C RI
- S/C ORG
- CEMA/CAB
- ESMG-P
- SLI
- ORH
- EMPL
- CPCO
- PI
- MA
- PPE
- MO
- EA
- MA
- BF
- DCE
- Toutes sections d’Emploi
- Toutes cellules du CPCO
- Archives

NOTA : la PIA jointe est accessible sous format informatique sur le site INTRADEF de la division Emploi de
l'état-major des armées (http://www.ema.defense.gouv.fr/fichiers/intranet_emploi/accueil divemp.htm.)
SOMMAIRE

1. PRINCIPES DU COMMANDEMENT INTERARMEES PERMANENT HORS DU


TERRITOIRE METROPOLITAIN
1.1 Principes page 8
1.2 Organisation générale page 8
1.3 Responsabilités du COMIA page 9
1.4 Rôles des subordonnés du COMSUP/COMFOR page 10

2. ZONE DE RESPONSABILITE PERMANENTE


2.1 Principes page 11
2.2 Délimitation page 11

3 ATTRIBUTIONS DU COMIA
3.1 Domaine opérationnel page 12
3.2 Domaine organique page 12
3.3 Domaine territorial page 13
3.4 Adaptation aux COMFOR page 13

4. RELATIONS INTERNATIONALES MILITAIRES


4.1 Attributions des COMIA page 14
4.2 Responsabilité particulière des COMIA en Afrique page 14
4.3 Cas des COMFOR page 15

5. RENSEIGNEMENT – ZONE D’INTERET


5.1 Les besoins en renseignement du COMIA page 16
5.2 La mission permanente de renseignement du COMIA page 16

6. MISSIONS SUR LE THEATRE NATIONAL OUTRE-MER


6.1 Cadre d’emploi national page 17
6.2 Défense du territoire page 19
6.3 Participation à l’action de l’Etat en mer page 21
6.4 Circulation aérienne militaire page 22

7. COMMUNICATION page 23

8. COMPTES RENDUS page 23

6
ANNEXES

ANNEXE 1 : Liste des textes de référence page 24

ANNEXE 2 : Délimitation des zones de responsabilité


permanente page 28

ANNEXE 3 : Répartition des zones de responsabilité


permanente page 35

ANNEXE 4 : Glossaire page 36

7
1. PRINCIPES DU COMMANDEMENT INTERARMEES PERMANENT HORS
DU TERRITOIRE METROPOLITAIN

1.1 Principes

Le commandement interarmées permanent hors du territoire métropolitain est fondé sur


les principes suivants :

continuité « Paix – Crise – Guerre » du dispositif prépositionné, pour permettre au chef


d’état-major des armées d’ordonner les missions adaptées aux circonstances ;

unicité de commandement, pour identifier une seule autorité à chaque niveau de


responsabilité ;

permanence pour être à même d’apprécier en temps réel toute évolution de la situation et
réagir en conséquence ;

réunion des responsabilités opérationnelles et organiques2 dans les mains des COMIA
en vue de garantir en permanence la cohérence opérationnelle ;

économie et adaptabilité des capacités et des moyens : le dimensionnement des


structures de forces déployées de façon permanente hors du territoire métropolitain
répond au juste besoin des missions militaires permanentes qui leur sont dévolues ;
cependant, ces structures doivent être organisées pour être en mesure :
- d'accueillir des moyens supplémentaires ;
- de renforcer une structure projetée à partir de la métropole ;

cohérence de la coopération internationale, en recherchant l’adéquation des objectifs


de diplomatie militaire avec les responsabilités opérationnelles et la coordination entre les
différents commandements et leurs correspondants civils et militaires étrangers ;

coordination civilo-militaire, pour assurer une réponse adaptée des armées aux besoins
de l’Etat sur le théâtre national dans les respect de leurs prérogatives respectives et du
rôle et des spécificités des armées.

1.2 Organisation générale

Le COMIA exerce son autorité sur l’ensemble des formations des trois armées, sur les
unités de la gendarmerie3 placées pour emploi auprès des armées et sur les directions et
les services qui lui sont affectés de façon permanente ou en renfort pour effectuer les
missions ordonnées par le CEMA.

La chaîne de commandement opérationnel relève directement du chef d’état-major des


armées (CEMA).
Le COMIA, subordonné direct du CEMA, y est intégré au titre de contrôleur opérationnel
des formations qui lui sont affectées pour l’exécution de ses missions.

Dans les armées, les chaînes de commandement organique relèvent de chacun des chefs
d’état-major d’armée et des directeurs centraux des services ; les COMIA sont intégrés
dans ces chaînes organiques4.

Les COMIA ont autorité d’emploi sur les organismes locaux des services interarmées
(SSA, SEA, DIRISI, PIA).

2
Les commandants de zone maritime cités supra dérogent à ce principe.
3
Gendarmerie maritime, gendarmerie de l’air et prévôté (hors missions propres de police administrative ou judiciaire).
4
Les commandants des zones maritimes cités supra dérogent à ce principe.
8
Les autorités dont relèvent les autres services du ministère de la défense représentés
localement (SID, CSN, ASA) peuvent donner au COMIA l’autorité d’emploi sur les
échelons locaux de ces organismes.
Les relations entre les COMIA et les échelons locaux de la direction de la protection et de
la sécurité de la défense font l'objet de directives conjointes CEMA - DPSD.

Le COMIA dispose d'un état-major interarmées (EMIA) qui est un organisme interarmées
(OIA). L’EMIA est organisé en divisions fonctionnelles et en bureaux qui peuvent
contribuer à la constitution d’un poste de commandement interarmées (PCIA).
L’EMIA est dirigé par le chef d'état-major interarmées (CEMIA), colonel ou capitaine de
vaisseau breveté de l'enseignement militaire supérieur, directement subordonné au
COMIA.

L'organisation des échelons de commandement de zone maritime, concernés par la


présente directive, fait l'objet de dispositions de l'état-major de la marine validées par
l’EMA.

Le COMSUP/COMFOR est assisté par trois adjoints d’armée appelés « Adjoint terre»,
« Adjoint mer», « Adjoint air».
Le COMSUP/COMFOR désigne son suppléant.

Lorsqu'ils existent, les directeurs locaux du service de santé, des travaux et des
commissariats ont également rang d'adjoints directs du COMIA.

Les autres directeurs, chefs de détachement ou responsables locaux de services qu'ils


soient interarmées ou à vocation interarmées relèvent du COMSUP/COMFOR par
l'intermédiaire du CEMIA.

Une instruction particulière sous timbre EMA/ORH précise les modalités de mise en
œuvre de la présente directive dans les domaines de l’organisation et du soutien
interarmées.

1.3 Responsabilités du COMIA

Le contrat opérationnel fixé par le CEMA est l’expression, actualisée annuellement, des
objectifs opérationnels qui sont assignés au COMIA. Il constitue la base du dialogue de
commandement entre le CEMA et le COMIA.

Pour la réalisation de ces objectifs, le COMIA se place au niveau opératif.

Les instructions, orientations stratégiques et objectifs de pilotage émanant de l’EMA sont


formalisées dans une directive qui est adressée au COMIA annuellement.

En complément de leurs attributions opérationnelles, les COMSUP et COMFOR


reçoivent des attributions organiques et territoriales dans la limite des prérogatives des
chefs d’état-major d’armée ; les directives afférentes leurs sont adressées.

Dans l'exercice de son commandement, le COMIA met en œuvre le pilotage par le


contrôle de gestion.

9
1.4 Rôles des subordonnés du COMSUP/COMFOR

Le COMSUP/COMFOR peut confier à ses grands subordonnés (le CEMIA, les adjoints
d'armée et les trois directeurs précités) des responsabilités d’animation transverse
opérationnelles, territoriales ou organiques.

Les adjoints d'armée du COMSUP/COMFOR sont les conseillers de celui-ci dans les
domaines spécifiques de leur armée, en particulier en matière d’emploi des forces.
Ils représentent leur armée pour les travaux nécessitant l’expertise associée.

Les adjoints d’armée s’appuient sur les divisions et bureaux de l’EMIA pour accomplir
les missions que leur confie le COMSUP/COMFOR. Leurs relations avec l’EMIA sont
établies en liaison avec le CEMIA, dans le respect des prérogatives de ce dernier.

Chaque adjoint peut exercer le commandement d’une formation de son armée.

10
2. ZONE DE RESPONSABILITE PERMANENTE

2.1 Principes

La zone de responsabilité permanente (ZRP) est la zone géographique précisément


délimitée dans laquelle se mènent les missions attribuées à titre permanent à un COMIA
par le CEMA.

D’autres missions permanentes ou des missions de circonstance peuvent y être confiées


par le CEMA à une autre autorité.

Cette zone constitue l’espace nécessaire à l’action du COMIA et à la continuité du


commandement pour :
- la déclinaison régionale des fonctions stratégiques de protection et de prévention
associée à la posture permanente de sûreté (PPS) ;
- les relations internationales militaires et la coopération opérationnelle militaire
régionale conduites à son niveau en fonction des directives par pays de EMA/RI ;
- l’expertise de théâtre et la préparation opérationnelle par bassins régionaux des
missions de projection décidées pour l’évacuation des ressortissants ou en faveur de
la paix.

La proximité géographique, les dominantes différenciées de milieu d’action des COMIA


et les capacités d’élongation de leurs moyens militaires induisent parfois des situations
impliquant deux ou plusieurs COMIA. Des directives de l’EMA et une coordination
adaptée entre les COMIA concernés sont mises en place pour y remédier.

La notion de zone de responsabilité permanente est une disposition d’organisation


militaire qui ne fait pas obstacle aux règles juridiques nationales et internationales en
vigueur.

2.2 Délimitation

La ZRP comprend des espaces terrestres, aériens5 et maritimes. Elle est déterminée
d’après des critères stratégiques qui dessinent les ensembles géopolitiques régionaux
intéressant les missions de défense confiées aux armées.
Les limites des ZRP s’appuient sur les frontières des Etats et respectent la cohérence des
espaces maritimes.

Les ZRP incluent :


- les territoires des collectivités territoriales6 d’outre mer ;
- les zones maritimes7 incluant les eaux territoriales des nations étrangères ;
- les pays dans lesquels les COMIA sont susceptibles de pouvoir intervenir rapidement
dans le cadre de missions avec projection de forces ou de secours humanitaire ;
- les territoires des pays étrangers pour lesquels les COMIA sont chargés de conduire,
comme autorité menante, les relations et les actions de coopération régionales
militaires8 ;
- les espaces aériens nécessaires aux actions conduites.

Les ZRP sont fixées en annexes 2 et 3 de cette directive.

5
Les espaces aériens représentent la continuité aérienne des espaces terrestres et maritimes sous-jacents.
6
Les départements et régions d’outre-mer, collectivités territoriales d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution et
Nouvelle-Calédonie seront dénommées par commodité dans le texte « collectivités territoriales d’outre-mer ».
7
La zone maritime, notion juridique définie par le décret 74-968 du 22 novembre 1974 en cours de refonte, est instituée pour
la sauvegarde des intérêts nationaux en mer ; elle est placée sous le commandement d'un officier de marine. Les ZRP et les
zones maritimes ont toutefois des tracés correspondants pour permettre l’exercice du contrôle opérationnel cohérent avec les
responsabilités administratives.
8
L’attribution de ces responsabilités est arrêtée par EMA/RI.
11
3 ATTRIBUTIONS DU COMIA

3.1 Domaine opérationnel

Le COMIA est directement subordonné au CEMA pour l’emploi opérationnel des forces.

Le COMIA est responsable de la réalisation du contrat opérationnel que lui fixe le


CEMA. Il s’appuie sur les moyens et capacités militaires mis à sa disposition. Il évalue
l’adéquation de ces moyens avec les missions qui leurs sont imparties et rend compte au
CEMA de ses éventuelles difficultés à honorer son contrat opérationnel.

Dans le cadre de son contrat opérationnel, il fixe aux unités sous son commandement des
contrats opérationnels propres.

Le COMIA exerce le contrôle opérationnel des forces qui lui sont confiées par le chef
d'état-major des armées.
Il peut recevoir le contrôle opérationnel de moyens supplémentaires occasionnels.
Il peut déléguer à l’un de ses adjoints le contrôle opérationnel des moyens militaires
engagés dans certaines missions, conformément aux principes arrêtés pour le
commandement interarmées des opérations. Dans ce cas, il met à sa disposition le centre
d’opérations de l'EMIA, qui peut comprendre des composantes déportées.

Il exerce la direction et le suivi de l’activité des forces par l’intermédiaire de moyens de


commandement interarmées incluant un centre d’opérations.
Il peut, en cas d'engagement opérationnel dans sa ZRP, être désigné commandant menant
(supported commander) de la force. Il peut également se voir confier des responsabilités
de commandant concourant (supporting commander) en soutien d'une autre autorité dans
sa ZRP ou dans les ZRP adjacentes.

Le COMIA entretient une veille opérationnelle permanente dans sa ZRP pour être en
mesure d’initier les réponses adaptées aux menaces avec la réactivité nécessaire.

Les COMIA adjacents entretiennent une concertation suivie et coordonnent les activités
des forces dont ils ont le contrôle opérationnel lorsque celles-ci œuvrent en limites
communes de leurs ZRP respectives.

L’EMIA doit être en mesure d’activer un PCIA, ou le noyau clef d’un PCIA, de niveau
opératif, permettant de conduire en autonome une opération limitée ou, en s’appuyant sur
des renforts nationaux, de conduire une opération plus importante en volume ou en durée.

Le COMIA est sollicité, pour contribuer par son expertise aux travaux de planification,
d’anticipation et aux différentes études opérationnelles ou techniques relevant du niveau
stratégique de l’EMA.

3.2 Domaine organique

Les attributions organiques9 du COMIA ont pour objectif de lui donner la maîtrise de la
préparation des forces qui sont mises à sa disposition en vue de leur emploi opérationnel.
Elles doivent également permettre de soutenir l’activité des formations répondant à des
besoins propres de préparation opérationnelle des armées.

Le COMIA veille à l'adéquation de la préparation opérationnelle interarmées et à celle


des unités avec les missions définies dans les contrats opérationnels.
Il en fixe les objectifs détaillés et en assure la programmation et la coordination en
conformité avec les directives annuelles et avec les instructions permanentes sur la
préparation opérationnelle et les normes en vigueur que lui adressent le CEMA et les
chefs d’état-major d’armée.

9
Concerne uniquement les COMSUP et COMFOR.
12
Il s’assure de la disponibilité et du niveau de préparation de l’ensemble des moyens
(personnel et matériels) mis à sa disposition, y compris les forces stationnées et
tournantes et les services, et contrôle leur aptitude à remplir les missions qui leur sont
assignées.
Il planifie et conduit les exercices et entraînements interarmées.

Le COMIA gère les potentiels qui lui sont alloués dans le respect des priorités
opérationnelles.

En vertu de sa position dans les diverses chaînes organiques, il dialogue, par la voie
hiérarchique normale des armées et des services, avec les chefs d’état-major d’armée et
les directeurs centraux des services, afin que l’ensemble des moyens nécessaires à
l’accomplissement des missions ordonnées par le CEMA soient entretenus ou mis en
place. Il reçoit les délégations de signature nécessaires.

Le COMIA est garant de l’application des dispositions, des directives et règles édictées
par les chaînes organiques des armées et services.

Il est assisté pour ces tâches par les adjoints d'armée, les directeurs et responsables locaux
des services, chacun pour ce qui le concerne. Il respecte le principe de subsidiarité dans
ce domaine et les attributions spécifiques des adjoints d’armée. Il peut leur déléguer sa
signature pour les questions et la correspondance relevant de leur armée d’appartenance.

Le COMIA émet un avis sur les dérogations aux règles d’emploi des moyens militaires
qui restent de la compétence des autorités organiques.

Le COMIA est garant de la cohérence organique interarmées et apporte une attention


toute particulière à la mutualisation et à la rationalisation du soutien commun (matériel
commun, soutien de l’homme), pour lequel il doit exercer un rôle de coordination majeur.
Il oriente l’activité des moyens de soutien en fonction de la situation du moment et des
priorités opérationnelles et procède à des arbitrages en cas de nécessité.

Il assure l’administration, réalise la notation et exerce la responsabilité disciplinaire vis-à-


vis du personnel des OIA et OVIA placé sous ses ordres suivant les dispositions en
vigueur dans les armées et au sein du ministère de la défense.

3.3 Domaine territorial

Les COMSUP/COMFOR exercent des responsabilités d’ordre territorial sur l’ensemble


des formations stationnées, de passage ou en renfort.
Ils s’attachent à développer une politique locale pérenne dans les domaines dont ils ont la
charge afin d’assurer la cohérence du dispositif interarmées dont il exerce le
commandement.

3.4 Adaptation aux COMFOR

Les COMFOR exercent le contrôle opérationnel des forces placées sous leurs ordres ou
envoyées en renfort.
L’autorité des COMFOR s'étend aux forces de la prévôté.

Les COMFOR disposent des structures de commandement et de soutien adaptées aux


dispositifs placé sous leurs ordres et aux conditions locales ; elles font l'objet de
dispositions arrêtées par l'état-major des armées.

13
4 RELATIONS INTERNATIONALES MILITAIRES

4.1 Attributions des COMIA dans le domaine des relations internationales militaires

Les relations internationales militaires relèvent de la responsabilité du CEMA.

Dans le cadre des relations internationales militaires, les COMIA sont chargés, dans leur
ZRP, du niveau de conduite des relations bilatérales militaires et de la coopération
militaire opérationnelle régionale, suivant les directives de l’EMA.

Ils entretiennent des relations avec les forces armées des pays de leur ZRP et notamment
avec celles des pays de stationnement lorsqu’ils sont implantés à l’étranger ; ils
s‘appuient pour cela sur les attachés de défense mis en place auprès des représentants de
la France ou sur les attachés de défense non résidents (ADNR) affectés dans leur état-
major.

Les relations avec les autorités étrangères sont entretenues en étroite liaison avec les
autorités diplomatiques françaises du lieu.

Ponctuellement, ils peuvent être conduits à mener des actions de relations internationales
militaires avec des pays situés dans la ZRP d’un autre COMIA (cas des pays contigus ou
situés sur une façade maritime).
Dans ce cas, les relations doivent être cordonnées entre les deux COMIA impliqués en
s'appuyant sur les notions de commandement menant et de commandement concourant
(supported et supporting commanders)10.

Les COMIA agissent sur la base de directives fixées par l’EMA dans les documents
suivants :
- contrat opérationnel spécifique à chaque COMIA (révisé annuellement) ;
- directive permanente pour les relations internationales ;
- instruction particulière pour les relations internationales militaires dans leur ZRP ;
- orientations régionales annuelles.

Les COMIA peuvent être associés au niveau de conception et recevoir des responsabilités
significatives au niveau de coordination des relations internationales dans des domaines
transverses dépassant éventuellement le cadre de leur ZRP.

La préparation, la conception et la mise en œuvre des relations et de la coopération


militaire régionale sont réalisées en liaison et coordination avec les postes diplomatiques
concernés (par l'intermédiaire des attachés de défense) et, en ce qui concerne le continent
africain, en liaison avec les coopérants militaires français intégrés dans les organisations
sous régionales.

Les COMIA rendent compte à l’EMA de leurs actions de coopération militaire


opérationnelle régionale.

4.2 Responsabilité particulière des COMIA en Afrique

En Afrique, sous couvert des chefs de mission diplomatique, les COMIA sont les
correspondants désignés des organes militaires des communautés économiques
régionales. Ils accompagnent et soutiennent dans leur ZRP les forces de ces organisations
sous-régionales (brigades régionales de la Force africaine en attente).
Ils exercent des attributions en matière de coopération militaire structurelle régionale et
sont assistés pour cela par un officier détaché de la direction de la coopération militaire et
de défense (DCMD).
Ils proposent à l’EMA les plans de coopération militaire régionale correspondants.

10
Pour chaque pays, EMA/RI définit les responsabilités des COMIA menants/concourrants en matière de coopération
opérationnelle. Cette répartition fait l’objet d’une diffusion régulière sous forme de tableaux.
14
Ils conduisent à leur niveau la mise en œuvre du dispositif RECAMP et recherchent les
renforts éventuellement nécessaires avec l’aval de l’EMA.

4.3 Cas des COMFOR

Un officier de l’état-major du COMFOR exerce les fonctions d’attaché de défense auprès


du poste diplomatique du pays de stationnement.
Le COMFOR, représentant du CEMA, est tenu étroitement informé des activités de cet
officier dans sa fonction d’attaché de défense.

15
5. RENSEIGNEMENT - ZONE D’INTERET

Le renseignement constitue à la fois un moyen et une fin de l’action du COMIA .

5.1 Les besoins en renseignement du COMIA

Afin de mener à bien les missions permanentes ou de circonstance qui lui sont confiées,
le COMIA a des besoins en renseignement.
Ces besoins portent sur une région dite zone d’intérêt (ZI) dans laquelle la direction du
renseignement militaire (DRM) et les différents responsables militaires français locaux, y
compris les attachés de défense (AD), doivent systématiquement informer le COMIA du
renseignement qu’ils ont acquis. La ZI dépasse le cadre de la ZRP ; les ZI respectives de
deux COMIA peuvent ainsi se chevaucher.

Les modalités d’expression des demandes de renseignement des COMIA relatives à leur
ZI font l’objet de directives de la DRM.

La délimitation des ZI est effectuée par la DRM, en coordination avec l’EMA.

5.2 La mission permanente de renseignement du COMIA

La veille stratégique est l’une des missions permanentes du COMIA.

Dans le domaine du renseignement d’intérêt militaire, la DRM oriente et coordonne


l’action des COMIA qui sont responsables de l’acquisition, d’une première exploitation et
de la diffusion du renseignement sur leur ZRP.

La mission de renseignement dans la ZI s’exerce dans les conditions suivantes :


- missions normales de recueil11, de recherche12 et d’exploitation de première phase
dans les pays où un attaché de défense non résident (ADNR), membre de l’état-major
du COMIA, est accrédité ou dans les pays où aucun AD n’est accrédité ;
- missions normales de recueil dans les pays où un AD est accrédité, à charge pour le
COMIA de communiquer à l’AD le renseignement recueilli ;
- missions occasionnelles de recherche dans les pays où un AD est accrédité, mais
toujours avec l’accord de l’AD ou aux termes d’une directive spécifique.

Les COMIA saisissent également toutes les occasions liées notamment aux activités de
leurs forces (escales, missions, projections,…) pour recueillir des compléments de
renseignement.

Ils transmettent aux COMIA voisins le renseignement les intéressant.

Deux instructions particulières précisent les responsabilités respectives des COMIA et


des attachés de défense dans le domaine de leur mission de renseignement.

11
Recueil : acquisition occasionnelle d’un renseignement sans qu’une action volontaire ait été entreprise dans ce but.
12
Recherche : action volontaire entreprise en vue d’obtenir un renseignement.
16
6. MISSIONS SUR LE THEATRE NATIONAL OUTRE-MER

6.1 Cadre d’emploi national

6.1.1 Missions

Les moyens militaires contribuent à l’affirmation de la souveraineté et à la défense du


territoire et à diverses missions au profit de la collectivité nationale.
Ces missions sont conduites dans les zones sous souveraineté nationale (territoire et eaux
territoriales), dans celles soumises à une juridiction nationale (ZEE), en haute mer et dans
les espaces aériens sur jacents.

En dehors du territoire métropolitain, elles concernent :


- les commandants de zone maritime ;
- les COMSUP et leurs adjoints dans les collectivités territoriales outre-mer ;
- ALINDIEN et ALPACI, pour certaines missions relevant de l’exercice par l’Etat de
ses pouvoirs de police en mer.

Les armées peuvent, en outre, être engagées dans des actions de développement
spécifiques des collectivités territoriales outre-mer liées à leurs caractéristiques
physiques, humaines et économiques propres. Ces actions, conduites en concertation
étroite avec l’ensemble des autorités civiles, peuvent revêtir des formes diverses,
notamment :
- actions de formation professionnelle ;
- prestations au profit des collectivités locales ;
- soutien par des moyens militaires dans un certain nombre de domaines d’intérêt
général (transports, sécurité, santé des populations, etc.…).

6.1.2 Cadre d’emploi

Sur le théâtre national, la mise en œuvre opérationnelle des moyens militaires respecte le
principe d’organisation du commandement interarmées des opérations.

L’emploi des armées dans le cadre national doit prendre en compte une exigence de
réactivité des moyens tout en veillant au respect des prérogatives du CEMA et à la
conformité des conditions juridiques de leur emploi ; le COMIA définit les modalités
pratiques nécessaires pour y répondre.

Le COMIA informe l’EMA au plus tôt des situations nécessitant un arbitrage dans les
priorités d’emploi des moyens entre les missions opérationnelles de défense et la
participation aux missions interministérielles.

Il lui appartient de soumettre à l’EMA/CPCO les règles d’engagement qui lui


apparaissent nécessaires.

Le COMIA exerce ses attributions militaires en cohérence avec le cadre interministériel.

Lorsque les missions ont un caractère interministériel, l’engagement des moyens procède
d’un processus pré-décisionnel et décisionnel à respecter. Il nécessite de transmettre à
l’EMA/CPCO une analyse et une appréciation sur la mission envisagée, en vue d’une
décision du cabinet du ministre de la défense.
Le cadre juridique de l’engagement en conformité avec la réglementation en vigueur doit
être validé.

Il limite la participation des armées à des tâches ne relevant pas de leurs missions
spécifiques, aux besoins avérés, exprimés officiellement par les autorités responsables,
couverts par les protocoles ou conventions nécessaires établis avec elles.

17
Il apporte son concours à la gendarmerie par ses capacités de soutien et coordonne de
façon suivie son action avec les chefs des formations de gendarmerie implantées ou en
renfort dans les collectivités territoriales d'outre-mer.

6.1.3 Relations des COMSUP avec les autorités civile locales

Les COMSUP doivent entretenir en permanence une coopération étroite avec les autorités
civiles représentant l’Etat et, le cas échéant, avec les autorités du gouvernement
territorial, des provinces et des assemblées locales pour les sujets de leurs compétences
respectives.

Avec le représentant de l’Etat, cette coopération s'exerce en temps normal dans les
domaines suivants :
- la planification des mesures de crise (défense civile et militaire) ;
- les actions d’aide au service public et les concours apportés aux autres ministères sous
réserve de leur acceptation par l’EMA ;
- les échanges d'informations ;
- la concertation sur les affaires d'intérêt commun (service militaire adapté, affaires
domaniales, économiques et financières, administratives, judiciaires et de conventions,
missions de présence sur le territoire).

6.1.4 Emploi des unités du service militaire adapté

Les COMSUP ont autorité sur les formations du service militaire adapté (SMA) au même
titre que sur les autres formations affectées, sous réserve des dispositions relatives aux
attributions techniques dans les domaines concourrant à la formation professionnelle qui
relèvent du commandement du SMA (COMSMA).

Ils entretiennent des relations avec le ministère de l'outre-mer chargé de la tutelle du


SMA par l’intermédiaire du COMSMA et, localement, avec le représentant de l’Etat, en
particulier pour les actions de soutien des collectivités locales ou de coopération avec des
pays de leur ZRP.

L’engagement opérationnel du SMA est réservé à la défense civile et tient compte des
capacités militaires spécifiques de ces unités et de leur potentiel disponible, compte tenu
des normes d’activité militaire en vigueur.
Il est réalisé sous contrôle opérationnel du COMSUP.

Le COMSMA est consulté pour tous engagement exceptionnel des unités du SMA.

Le COMSUP fixe les objectifs et contrôle le niveau de préparation opérationnelle des


unités du SMA pour les missions qu’elles sont susceptibles de recevoir.

18
6.2 Défense du territoire

La défense du territoire regroupe la défense « sur le territoire », la défense maritime du


territoire et la défense aérienne du territoire ; elle s’inscrit dans le cadre de la posture
permanente de sûreté (PPS).

6.2.1 Défense sur le territoire

La défense « sur le territoire » recouvre deux domaines : en temps normal, la


contribution des armées à la défense civile et le cas échéant, la mise en œuvre de la
défense opérationnelle du territoire.

La participation des armées aux missions de défense civile, réalisées sous la


responsabilité de l’autorité civile, comprend :
- des missions de sécurité civile, concours de moyens militaires à la prévention des
risques de toute nature, au secours et à la protection des personnes, des biens et de
l’environnement lors d’accidents, de sinistres ou de catastrophes ;
- des missions de sécurité générale (défense et protection des installations de l’Etat,
protection des infrastructures indispensables à la défense et à la vie des populations,
aide au service public à partir de plans spécifiques, prévention et riposte face aux
menaces terroristes, exceptionnellement maintien de l’ordre).

Sur le territoire des collectivités territoriales outre-mer, la contribution des armées à la


défense civile est de la responsabilité des COMSUP en tant qu’officiers généraux de zone
de défense (OGZD) ; les principes en sont fixées par la PIA 03.202 relative à l'OTIAD.

En cas d’activation de la DOT (pour mémoire), le COMSUP exerce les fonctions de


commandant de zone de défense conformément aux dispositions de la PIA 03.202 relative
à l'OTIAD.

6.2.2 Défense maritime du territoire

La défense maritime du territoire concourt à assurer la sécurité du territoire, et à protéger


les intérêts nationaux contre les menaces venues de la mer dans toute la profondeur des
approches maritimes.

Elle est permanente et a pour objet :


- de surveiller les approches du territoire national sur ses façades maritimes, de déceler
et d'évaluer la menace qui peut s'y exercer ;
- de renseigner les autorités civiles et militaires sur les activités suspectes ou hostiles
en mer et les menaces d'origine maritime ;
- de s'opposer aux actions menées par voies de mer contre le territoire national et aux
entreprises adverses contre les intérêts nationaux dans les approches de ce territoire,
en particulier, dans toutes les zones littorales et maritimes où la France dispose de
droits d'exploitation.

Conformément au décret de référence [5], la responsabilité de la défense maritime du


territoire des collectivités territoriales d’outre-mer incombe au COMSUP.

Dans ce domaine, il s’appuie sur son adjoint Mer et peut lui déléguer le contrôle
opérationnel des moyens qui y sont engagés.

19
6.2.3 Défense aérienne du territoire

La défense aérienne concourt, en liaison avec la défense civile et avec les autres formes
militaires de la défense, à la sécurité du territoire, notamment à la protection des
installations prioritaires de défense.

Elle est prioritaire et permanente et a pour buts de :


- surveiller l’espace, les approches aériennes du territoire et l’espace aérien national ;
- détecter et évaluer la menace, fournir aux autorités gouvernementales et au
commandement militaire les éléments de la situation aérienne et spatiale leur
permettant de prendre les décisions qui leur incombent ;
- faire respecter en tout temps la souveraineté nationale dans l’espace aérien français ;
- s’opposer à l’utilisation de l’espace aérien national par un agresseur éventuel ;
- concourir à la diffusion de l’alerte aux populations en cas de danger aérien ou spatial
inopiné.

Conformément au décret de référence [6], les responsabilités de défense aérienne sont,


dans les collectivités territoriales outre-mer, exercées par l’adjoint Air, sous l’autorité du
COMSUP.

Dans ce cadre, il assure la conduite des opérations de sûreté aérienne dont la direction
générale est assurée par le Premier ministre ; il reçoit alors, par délégation du COMSUP,
le contrôle opérationnel des moyens mis à la disposition du COMSUP pour l’exécution
de cette mission.
A ce titre, l’adjoint Air :
- tient le COMSUP informé de la disponibilité des moyens air et de toute action
interférant sur la posture opérationnelle des forces ;
- peut demander, au COMSUP, en fonction des circonstances, que des moyens
supplémentaires soient placés sous son autorité ;
- prend les mesures conservatoires et informe les services de police et de douane
compétents en cas d’atterrissage sur un aérodrome militaire d’aéronefs en infraction
ou suspectés d’infraction ;
- veille à la coopération des services de contrôle de la circulation aérienne, qu’ils soient
nationaux ou non.

L’adjoint Air est désigné haute autorité de défense aérienne (HADA)13 et assure,
conformément aux instructions de références [7] et [8], la mise en œuvre des mesures
actives de sûreté aérienne.

13
La liste des HADA est arrêtée par le ministre de la défense sur proposition du commandant de la défense aérienne et des
opérations aériennes (COMDAOA), en liaison avec les COMSUP pour les collectivités territoriales outre-mer.
20
6.3 Participation à l’action de l’Etat en mer (AEM)

6.3.1 Collectivités territoriales outre-mer

Outre-mer, au titre du décret de référence [24], le délégué du gouvernement (Préfet ou


Haut-Commissaire) est le représentant de l’Etat en mer, il a autorité dans tous les
domaines où s’exerce l’action de l’Etat en mer. Il dispose d’un assistant chargé de
coordonner l’action en mer des administrations et des services de l’Etat14 ainsi que la
mise en œuvre de leurs moyens.

Le COMSUP est le conseiller du délégué du gouvernement (DDG) pour l'emploi des


moyens militaires qui participent aux missions de l'AEM.

L’assistant du DDG, officier de marine commandant de zone maritime, cumule cette


fonction avec celle d’adjoint Mer du COMSUP.

Le commandant de zone maritime est responsable de l’exécution des missions


interministérielles relatives à l’AEM et rend compte de son action au délégué du
gouvernement, et pour ce qui concerne l’emploi des moyens militaires, au COMSUP.

Il élabore et soumet à l’approbation du COMSUP, avant présentation au délégué du


gouvernement, la composition du dispositif militaire et les limites de son emploi
opérationnel pour l’opération envisagée.

Il coopère avec les COMIA adjacents et les forces alliées engagées dans ces missions.

6.3.2 Cas particulier des zones maritimes Océan Indien et Océan Pacifique

Dans les zones maritimes océan Indien et océan Pacifique, situées au delà des eaux sous
souveraineté ou juridiction françaises, la compétence juridique de la France découle
uniquement de l’application du droit international.

Conformément au principe retenu dans la refonte du décret de référence [32], ALINDIEN


et ALPACI exercent dans leurs zones maritimes respectives, océan Indien et océan
Pacifique les fonctions de délégué du Gouvernement15 pour l’application des dispositions
prévues par la loi relative aux modalités d’exercice par l’Etat de ses pouvoirs de police en
mer [29] et de ses décrets d’application [30] et [31].

ALINDIEN et ALPACI conduisent en mer, avec les moyens de la défense qui leurs sont
confiés par le CEMA, les actions concourrant à l’application par l’Etat de ces pouvoirs.

Sans porter atteinte à leurs responsabilités interministérielles dans ce domaine; ils en


réfèrent à l’EMA pour obtenir toutes directives nécessaires à leurs missions.

Ils coordonnent leurs actions opérationnelles avec les COMIA adjacents concernés.

14
La coordination avec les moyens des Territoires ou des Collectivités doit faire l’objet d’accords particuliers locaux.
15
Dans ces zones, ils sont les seules autorités chargées de l’application de la loi précitée.
21
6.4 Circulation aérienne militaire (CAM)

Dans le cadre des besoins définis par le COMSUP, par délégation du commandant de la
défense aérienne et des opérations aériennes, l’adjoint Air est chargé de la mise en œuvre
de la circulation aérienne militaire, dans le respect des dispositions fixées par l'arrêté de
référence (3). Il est le correspondant désigné pour traiter avec les autorités civiles et
militaires compétentes des questions relatives à la circulation aérienne et à la gestion de
l’espace aérien lié au département ou au territoire concerné.

A cet effet :
- il co-préside le comité de gestion de l’espace aérien lorsque cette instance est créée et
il exerce, auprès des autres usagers militaires de l'espace aérien, les mêmes
attributions qu'un président de comité interarmées de circulation aérienne militaire
(CICAM) en métropole ;
- il participe, en tant que de besoin, et conformément aux termes de l’arrêté du 17 juin
2003 portant désignation des organismes chargés d’assurer simultanément des
services de la circulation aérienne, à la circulation aérienne générale et à la circulation
aérienne militaire.

22
7. COMMUNICATION

La communication vers les médias tient une place déterminante dans l’exercice du
commandement et en particulier dans la conduite des opérations et des exercices dans
lesquels les forces peuvent être impliquées.
En effet, la cohérence et la nature du discours tenu par les acteurs militaires de tous
niveaux influencent fortement les opinions publiques et jouent sur la perception de
l’efficacité de l’action des armées.

Dans ce domaine, l’action des COMIA répond aux objectifs suivants :


- les forces engagées dans une opération ou un exercice majeur ont à prendre en compte
la gestion des médias, en conformité avec les ordres qui s’y attachent ;
- tout événement susceptible d’avoir un impact médiatique doit faire, le plus rapidement
possible, l’objet d’un compte rendu à l’ensemble de la chaîne de commandement
opérationnel, à la cellule de communication du CEMA et aux chaînes organiques qui
pourraient être concernées.

Le COMIA prend contact avec la cellule de communication du CEMA


(EMA/CAB/COM) pour solliciter les éléments de langage et directives de
communication nécessaires et recueillir les conseils nécessaires sur la conduite à tenir vis-
à-vis des médias selon la situation du moment.

En cas de déclenchement d’une opération spécifique dans sa zone de responsabilité, un


module communication (conseiller communication, un ou plusieurs officiers de presse)
peut être détaché auprès du COMIA par l’EMA pour renforcer sa cellule de
communication permanente.

8. COMPTES RENDUS

En cas d’événement affectant la mise en œuvre ou le respect du contrat opérationnel et


susceptible d’avoir un retentissement important, le COMIA informe immédiatement
l’EMA/CPCO et transmet à l’EMA et aux armées les comptes rendus prévus par les
procédures propres aux armées concernées.

Le COMIA adresse un point de situation hebdomadaire à l’EMA/CPCO et un compte


rendu mensuel des activités majeures et des prévisions à l’EMA. Les armées sont
destinataires pour information de ces éléments.

Il transmet chaque année son appréciation sur l’exécution de son contrat opérationnel
sous une forme libre faisant ressortir son niveau de réalisation.

Il rédige un rapport de fin de commandement au terme de sa période de responsabilité.

23
ANNEXE 1

PRNCIPAUX TEXTES DE REFERENCE

La liste suivante reprend les principaux textes applicables pour l’action des COMIA.

Une édition de tous les textes de référence pour l’action des armées sur le territoire
national est diffusée régulièrement par EMA/EMPLOI 4 et disponible sur le site intradef
de la division EMPLOI.
Une édition de tous les textes de référence pour l’action des COMIA outre mer et relatifs
au soutien est diffusée régulièrement par EMA/SLI.

Textes généraux

1. Code de la Défense : par souci de simplification, le gouvernement a regroupé dans le


code de la défense du 21 décembre 2004 des textes, datant de 1791 à nos jours, relatifs
à la défense telle qu’elle est définie par l’ordonnance 59-147 du 07 janvier 1959.

2. Décret n° 2005-520 du 21 mai 2005 fixant les attributions des chefs d’états-majors.

3. Arrêté du 22 janvier 1987 modifié fixant les attributions du commandant de la défense


aérienne en matière de circulation aérienne.

Défense du territoire

4. PIA 03.202 n° 544/DEF/EMA/EMP.4/NP et n° 1039/DEF/EMA/LORH/.1/NP du 27


janvier 2005 relative à l’organisation territoriale interarmées de défense.

5. Décret n° 73-237 du 02 mars 1973 modifié (BOEM 105) relatif à la défense maritime
du territoire (en cours de refonte).

6. Décret n° 75-930 du 10 octobre 1975 , modifié, relatif à la défense aérienne et aux


opérations aériennes classiques menées au-dessus et à partir du territoire national.

7. Instruction interministérielle n°10150 SGDN du 1er mars 1994 relative à la sûreté


aérienne.

8. Instruction ministérielle n° 3226/DEF/C.34/.. du 12 octobre 1990 relative à la sûreté


aérienne.

9. Plan Vigipirate Interarmées n° 310/DEF/EMA/EMP.4/.. .. du 25 mars 2004.

10. Document-cadre EMA/EMPLOI sur le rôle des armées dans la lutte antiterroriste du
09 décembre 2002.

11. Note n° 147/DEF/EMA/EMP.4/.. du 13 février 2003 relative au rôle des armées dans la
lutte antiterroriste.

12. Note n° 166/DEF/EMA/EMP.4/.. du 20 février 2003 relative au rôle des armées dans la
lutte contre le terrorisme.

24
13. Note n° 899/DEF/EMA/EMP.4/CD du 16 octobre 2003 relative aux mesures internes
aux armées pour faire face à des menaces d’action terroriste.

Textes relatifs à l’emploi des forces

14. PIA 03.201 - n° 673/DEF/EMA/EMP.1/NP du 06 août 2003 (ex instruction n° 2000)


Doctrine interarmées du commandement en opérations (Titre I et titre II).

15. PIA 00.200 - Version de septembre 2003 - (ex instruction 1000) - Doctrine interarmées
d’emploi des forces en opération

16. Glossaire interarmées de terminologie opérationnelles. Edition 3 – 2004.

17. PIA 00.300 - Contrats opérationnels à 3 ans.

18. Doctrine interarmées pour la prévention des crises, le volet militaire


n° 1100/DEF/EMA/EMP.1/NP du 20 juin 2000.

19. Instruction n° 658/DEF/EMA/EMP.1/NP du 02 juillet 2001 : doctrine interarmées sur


la communication opérationnelle.

20. Mémento opérationnel interarmées d’intervention NRBC sur le territoire national


n° 670/DEF/EMA/EMP.4/.. du 24 juin 2004.

21. Décret 84-26 du 11 janvier 1984 portant organisation des recherches et du sauvetage
des aéronefs en détresse en temps de paix (SAR).

22. Instruction du 23 février 1987 portant organisation et fonctionnement des services de


recherches et du sauvetage des aéronefs en détresse en temps de paix (SAR).

Action de l’Etat en mer

23. Décret n° 2004-112 du 6 février 2004 relatif à l’organisation de l’action de l’Etat en


mer.

24. Décret n° 2005-1514 du 6 décembre 2005 relatif à l’organisation outre-mer de l’action


de l’Etat en mer.

25. Arrêté du 19 avril 1972 fixant la liste des missions en mer incombant à l'Etat et
désignant l'administration chargée de la coordination nécessaire pour l’exécution de
chacune de ces missions.

26. Arrêté du 30 avril 1974 fixant la liste des missions en mer incombant à l'Etat dans les
départements d’outre-mer et désignant l'administration chargée de la coordination
nécessaire pour l’exécution de chacune de ces missions.

27. Instruction ministérielle n° 171/DEF/EMM/OPL/DRE du 1er juin 2005 relative à la


définition des zones maritimes.

28. Loi 94-589 du 15 juillet 1994 modifiée relative aux modalités de l’exercice par l’Etat
de ses pouvoirs de contrôle en mer.

29. Décret 95-411 du 19 avril 1995 relatif aux modalités de recours à la coercition et de
l’emploi de la force en mer.

30. Décret n° 97-545 du 28 mai 1997 relatif aux modalités de l'exercice par l'Etat de ses
pouvoirs de contrôle en mer.
25
31. Loi n° 2005-371 du 22 avril 2005 modifiant certaines dispositions législatives relatives
aux modalités de l’exercice par l’Etat de ses pouvoirs de police de mer.

32. Décret n° 74-968 du 22 novembre 1974 fixant l’organisation des commandements de


zones maritimes (en cours de refonte).

33. Décret 88-531 du 02 mai 1988 portant organisation du secours, de la recherche et du


sauvetage des personnes en détresse en mer.

34. Instruction du premier ministre du 29 mai 1990 relative à l’organisation des recherches
et du sauvetage des personnes en détresse en mer.

Textes relatifs aux relations internationales militaires

35. Directive n° 15000 pour la conduite des relations internationales.

36. Directives n° 5000/DEF/EMA/MO/.. du 24 juin 2004aux commandants interarmées


permanents hors du territoire métropolitain pour les relations internationales.

37. Instruction générale pour les missions militaires (I.Gé.M.Mil)


n° 763/DEF/EMA/RE1/DR du 10 février 1995.

Textes relatifs à la protection des installations

38. Décret n° 2006-212 du 23 février 2006 relatif à la sécurité des activités d'importance
vitale

39. Instruction interministérielle provisoire n°10056/SGDN/PSE/PPS/.. du 16 février 2006


portant doctrine de sûreté maritime et portuaire.

Textes relatifs à la planification

40. Directive interministérielle n° 30/SGDN/PSE/PPS du 05 janvier 2001 sur les plans


ressources.

41. Directive générale interministérielle n° 10010/SGDN/PSE/PPS/.. du 05 janvier 2001


sur la planification de défense et de sécurité.

42. Instruction n° 4000 (n° 819/DEF/EMA/EMP.3/NP) du 29 septembre 2003 sur le


processus de planification des opérations interarmées.

Textes relatifs à la préparation opérationnelle et au RETEX

43. PIA 07.201, 07.301 et 07.302 (anciennement 12.000) sur la préparation opérationnelle
interarmées, les règles communes de montage des exercices interarmées et la base de
données des exercices.

44. Instruction PIA 07.202 (anciennement 14.000) sur le processus de retour d’expérience
(RETEX) des opérations, expérimentations et des exercices interarmées et interalliés.

45. Directive n° 625/DEF/EMA/EMP.3/.. du 12 juin 2006 pour la préparation


opérationnelle interarmées pour la période 2006-2011.

Textes relatifs au renseignement


26
46. PIA 02-300 (directive d'application de la doctrine interarmées du renseignement),
approuvée par lettre n°1076/DEF/EMNEMP.I/NP du 27 novembre 2003.

47. Instruction conjointe n° 1/DEF/EMA/LORH1 et 217/DEF/DRM/DIR/.. du 4 janvier


2005 relative aux attributions de la DRM.

48. Directive conjointe n° 237/DEF/EMA/EMP.4/.. du 28 février 2005 - n° 1610/DEF/


GEND/OE/SDDOP/DEF du 17 février 2005, relative à l’échange d’informations entre
les armées et la gendarmerie nationale dans le cadre de la défense civile.

49. Directive conjointe n° 430/DEF/EMA/EMP.4/.. - n° 2255/DEF/DPSD/BPEG/DR du


25 avril 2006 relative aux concours réciproques entre la direction de la protection et de
la sécurité de la défense et l'organisation territoriale interarmées de défense.

50. Instruction n° 55/DEF/DRM/DIR/.. du 30 avril 2003 relative à la mission de


renseignement des commandements interarmées permanents hors du territoire
métropolitain.

Service militaire adapté

51. Décret n° 91-1000 du 30 septembre 1991 modifié, relatif au commandement du service


militaire adapté.

52. Arrêté interministériel du 30 septembre 1991modifié, portant mission et organisation


du service militaire adapté.

53. Instruction interministérielle n° 1565/DEF/EMA/OL.2 et 2617/DAESC/COMSMA du


31 juillet 2002 relative à l’application de l’arrêté interministériel portant mission et
organisation du service militaire adapté.

54. Directive provisoire n° 823 /DEF/EMA/EMP.4/NP du 30 août 2001 sur les activités
militaires du service militaire adapté.

27
ANNEXE 2

DELIMITATION DES ZONES DE RESPONSABILITE PERMANENTE

COMMANDEMENT LIMITES DES ZRP

COMSUP - Les départements des Antilles,


ANTILLES
- une zone délimitée par :

- au nord :
le parallèle 28°00'N de la côte des Etats-Unis jusqu'au point 28°00'N - 058°45'W,

- à l'est, la ligne joignant les points :


28°00'N - 058°45'W,
10°00'N - 040°00'W,

- au sud, la ligne joignant les points :


10°00'N - 040°00'W,
10°00'N - 051°00'W,
08°30'N - 060°00'W (point côtier de la frontière entre le Venezuela et le Guyana).

- à l'ouest :
la côte orientale d'Amérique et le canal de Panama au nord du parallèle 09°00'N
(écluses de Miraflores),

territoires, eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris.

- les territoire du Bassin des Caraïbes : le Mexique, les pays de la CFCAC16, le Costa-
Rica, le Panama, le Vénézuéla, le Belize et la Colombie.
.

COMSUP - Le département de la Guyane,


GUYANE
- une zone délimitée par :

- au nord, la ligne joignant les points :


08°30'N - 060°00'W (point côtier de la frontière entre le Venezuela et le Guyana)
10°00'N - 051°00'W,
10°00'N - 040°00'W.

- à l'est, le méridien 040°00'W jusqu'à la côte du Brésil.

- au sud, la côte sud américaine,

eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris,

- les territoires du bassin de l’Amazonie : le Brésil, le Suriname, le Guyana, l’Equateur.

16
CFAC : Conférence des Forces Armées Centraméricaines (Nicaragua, Guatemala, Honduras, Salvador).
28
COMSUP - Le territoire de la Polynésie française,
POLYNESIE
FRANCAISE - la ZEE française bordant l’île de Clipperton17,

- une zone délimitée par les points suivants :

04°00'S - 171°00'W,
04°00'S - 110°00'W,
32°00'S - 110°00'W,
32°00'S - 171°00'W,

territoires, eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris.

COMSUP - Le territoire de la Nouvelle-Calédonie, de ses dépendances et de Wallis et Futuna,


NOUVELLE
CALEDONIE
- une zone délimitée par les points suivants :
09°30'S - 171°00'W,
09°30'S - 173°30'E,
01°00’N – 168°00’E,
01°00’N – 141°00’E,
point nord de la frontière terrestre entre l’Indonésie (Irian Jaya) et la Papouasie-
Nouvelle Guinée (02°40’S – 141°E),
point sud de la frontière terrestre entre l’Indonésie (Irian Jaya) et la Papouasie-
Nouvelle Guinée (09°15’S – 141°E),
11°00’S – 141°00’E,
11°00’S – 142°08’E ;
côte est de l’Australie à partir de la latitude 11°S,
41°10'S - 144°25'E,
56°00'S - 144°25'E,
56°00'S - 171°00'W,
09°30'S - 171°00'W,

territoires, eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris.

- le territoire de l’Australie.

17
L’appartenance de cette zone à la ZRP du COMSUP Polynésie française vise à conserver la cohérence des responsabilités
opérationnelles et de l’organisation de l’action de l’Etat en mer.
En effet, dans la ZEE française bordant l’île de Clipperton, le décret de référence [24] confie la responsabilité de l’action de
l’Etat en mer au haut-commissaire de la République en Polynésie française, assisté par le commandant de la zone maritime de
Polynésie française et conseillé, pour l’emploi des moyens militaires, par le COMSUP PF ; celui-ci doit donc être chargé des
missions permanentes de souveraineté dans la zone.
29
COMSUP - Le département de la Réunion,
ZONE SUD DE - le territoire de Mayotte,
L'OCEAN INDIEN - les îles Eparses,
- les Terres Australes et Antarctiques françaises,

- une zone de l’océan Indien définie par les points suivants :


05°15’S – 043°10’E ;
00°00'N-051°00'E,
00°00'N-063°00'E,
40°00'S-085°00'E,
48°50'S-079°10'E,
54°00'S-058°20'E,
54°00'S-045°00'E,
26°50’S- 037°30’E,
limite sud de la ZEE du Mozambique à partir du point est de la frontière terrestre
entre l’Afrique du Sud et le Mozambique (26°50’S – 032°50’E),
point est de la frontière terrestre entre le Kenya et la Tanzanie (04°50’ S - 039°10’E),
limite nord de la ZEE de la Tanzanie jusqu’au point (05°15’S – 043°10’E),

territoires, eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris,

- les territoires des états contribuant à la brigade régionale sud de la force africaine en
attente (FAA)18.

18
La SOUTHBRIG est la brigade de la communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC).
En 2006, les états concernés sont : le Botswana, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, de
l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe.
30
COMFOR
DJIBOUTI - Le territoire de la république de Djibouti,

- les eaux territoriales et l’espace aérien djiboutiens,

- les territoires des états contribuant à la brigade régionale est de la force africaine en
attente (FAA)19,

- le territoires du Yémen.

COMFOR
CAP VERT - Le territoire de la république du Sénégal,

- les eaux territoriales et l’espace aérien sénégalais,

- les territoires des états contribuant à la brigade régionale ouest de la force africaine
en attente (FAA)20,

- le territoire de la Mauritanie.

COMFOR
GABON - Le territoire de la république du Gabon

- l’espace aérien gabonais,

- les territoires des états contribuant à la brigade régionale centre de la force africaine
en attente (FAA)21.

19
L’EASBRIG est la brigade de l’Inter-Governmental Authority for Development (IGAD), communauté économique régionale
de l’Afrique de l’Est.
En 2007, les états concernés sont : le Soudan, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie, l’Ouganda, le Kenya.
20
L’ECOWAS SF est la brigade de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO).
En 2007, les états concernés sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Gambie, la Guinée, la Guinée
Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sierra Leone, le Togo,
21
L’ECCASBRIG est la brigade de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).
En 2007, les états concernés sont : l’Angola, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Congo, le République
Démocratique du Congo, le République Centrafricaine, le Rwanda, le Burundi, le Tchad.
31
ALINDIEN - L'océan Indien
à l’exception de la ZRP du COMSUP Zone sud de l'océan Indien,

- la mer Rouge limité au nord par le parallèle 29°53'N

- le golfe Arabo-Persique.

- la ZRP s’étend jusqu’aux limites suivantes :


- au nord-est,
côte d’Asie continentale,
point côtier sud de la frontière entre le Vietnam et la Chine (21°30’N – 108°E),
limite sud de la ZEE de la Chine,
limite nord puis est de la ZEE des Philippines,
limite nord-est de la ZEE de l’Indonésie jusqu’au méridien 141°E,
point nord de la frontière terrestre entre l’Indonésie (Irian Jaya) et la Papouasie-
Nouvelle Guinée (02°40’S – 141°E),
dans le détroit de Torres ligne reliant le point sud de la frontière terrestre entre
l’Indonésie (Irian Jaya) et la Papouasie-Nouvelle Guinée (09°15’S – 141°E) le
point (11°S – 141°E) et le point côtier de l’Australie (11°S – 142°08’E),
côte ouest de l’Australie à partir de la latitude 11°S,
jusqu’au point 41°10'S - 144°25'E,
- à l’est au sud de l’Australie par le méridien 144° 25’E jusqu’au continent
Antarctique (67° 00’S),
- à l'ouest, limites de la ZRP du COMSUP zone sud de l’océan Indien et côte africaine
jusqu'au point côtier de la frontière terrestre entre l’Afrique du Sud et la Namibie,
puis le méridien 017° est jusqu’au continent Antarctique,
territoires, eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris,

- les territoires de Bahreïn, Qatar, E.A.U, Oman, Arabie-Séoudite, Jordanie, Irak,


Koweït, Iran, Pakistan, Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Myanmar, Thaïlande, Cambodge,
Laos, Vietnam.

32
ALPACI - L’océan Pacifique
à l’exception des ZRP du COMSUP Nouvelle-Calédonie et du COMSUP
Polynésie française,
- et les mers adjacentes, limités :

- au nord, par le détroit de Behring (66°N),


- à l’ouest par le tracé suivant,
côte orientale de l’Asie continentale,
point côtier sud de la frontière entre le Vietnam et la Chine (21°30’N – 108°E),
limite sud de la ZEE de la Chine,
limite nord puis est de la ZEE des Philippines,
limite nord-est de la ZEE de l’Indonésie jusqu’au méridien 141°E,
point nord de la frontière terrestre entre l’Indonésie (Irian Jaya) et la Papouasie-
Nouvelle Guinée (02°40’S – 141°E),
limites de la ZRP du COMSUP Nouvelle-Calédonie,
au sud de l’Australie par le méridien 144° 25’E jusqu’au continent Antarctique
(67° 00’S),
-à l'est,
par les côtes d'Amérique,
dans le canal de Panama, jusqu’au écluses de Miraflorès (09°N),
jusqu'au méridien 070°00'W, puis ce méridien jusqu'au continent Antarctique,

eaux territoriales et espaces aériens sur-jacents étrangers compris,

- la Corée du Sud, le Japon, le Chili.

33
CECLANT - L’océan Atlantique jusqu’à l’Antarctique,
à l’exception des ZRP du COMSUP Antilles, du COMSUP Guyane et du
COMFOR Cap-Vert,
- limité :
- à l’ouest, au Sud de l’Amérique du Sud par le méridien 070° ouest,
- à l’est, par le détroit de Gibraltar (méridien 005°55' ouest) et au sud de
l’Afrique par le méridien 017° est,

- la Manche, la mer du Nord et la mer de Norvège


à l’exception de la ZRP de COMAR Manche,

- la mer Baltique et le Canal de Kiel jusqu’à l’écluse de Brunsbuttel,

- l’océan glacial Arctique jusqu’au détroit de Behring à la latitude 66° nord,

eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris, territoires étrangers exclus.

CECMED - La mer Méditerranée, jusqu'au méridien 005°55'W à l'ouest,

- la mer Noire,

eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris, territoires étrangers exclus.

COMAR MANCHE - La Manche et la mer du Nord, limitées :


- au nord, par le parallèle 57° nord,
- à l’est, par l’écluse de Brunsbuttel du canal de Kiel,
- à l’ouest, par la ligne joignant la limite est de la côte du département d’Ille-et-
Vilaine (48°38N - 001° 34’W), les deux points (48°49’N - 001°49’W) et
(48°53’N - 002°20’W), et le cap Land’s End (50°02’N - 005°40’W).

eaux territoriales et espaces aériens étrangers compris, territoires étrangers exclus.

34
ANNEXE 3

REPARTITION DES ZONES DE RESPONSABILITE PERMANENTE DES COMIA

CO M AR
Manche

CECLANT
CECMED ALPACI

COMSUP FAA COMFOR COMFOR


F F CV
F F Dj
COMSUP
F AG COMFOR
FFG ALINDIEN
COMSUP
COMSUP FAPF FAZSOI
COMSUP
F ANC

35
ANNEXE 4

GLOSSAIRE

ADNR Attaché de défense non résident


AEM Action de l’Etat en mer
ALINDIEN Commandant de la zone maritime Océan Indien
ALPACI Commandant de la zone maritime Océan Pacifique
ASA Action sociale des armées
CECLANT Commandant de la zone maritime Atlantique
CECMED Commandant de la zone maritime Méditerranée
CEMA Chef d’état-major des armées
CEMIA Chef d’état-major interarmées
COMAR Manche Commandant de la zone maritime Manche – Mer du Nord
COMFOR Commandant des forces prépositionnées
COMIA Commandant interarmées
COMSMA Commandement du service militaire adapté
COMSUP Commandant supérieur des forces de souveraineté
COMTROUP Commandant des troupes déployées
CSN Commandement du service national
DCMD Direction de la coopération militaire et de défense
DIRISI Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des
systèmes d’information
DPSD Direction de la protection et de la sécurité de la défense
DRM Direction du renseignement militaire
EMA/CPCO Centre de planification et de conduite des opérations de l’état-
major des armées
OIA Organisme interarmées
PCIA Poste de commandement interarmées
PIA Poste interarmées
SAR Search and rescue
SEA Service des essences des armées
SMA Service militaire adapté
SSA Service de santé des armées
ZEE Zone économique exclusive
ZRP Zone de responsabilité permanente

36