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L’essentiel de la gestion de

trésorerie

Elaboré par : Nisrine BOUBRID


Sommaire

Chapitre 1 : Définition de Trésorerie et motifs de détention ................................................................... 1


1. Définition de trésorerie............................................................................................................................. 2
2. Rôle de la trésorerie .................................................................................................................................. 2
3. Gestion de trésorerie ................................................................................................................................. 4
4. Motifs de détention de trésorerie .............................................................................................................. 4
4.1. Motifs de précaution .............................................................................................................................. 4
4.2. Motif de transaction .............................................................................................................................. 5
4.3. Motif de spéculation .............................................................................................................................. 5

Chapitre 2 : Les différents horizons de la gestion de trésorerie et instruments mis à la disposition du


trésorier marocain ....................................................................................................................................... 5
1. Les différents horizons de la gestion de trésorerie .................................................................................. 5
1.1. La gestion de trésorerie à un horizon court terme ............................................................................... 5
1.1.1. L’élaboration du budget de trésorerie................................................................................................ 6
1.1.2. La construction du plan de trésorerie ................................................................................................ 8
1.2. La gestion de trésorerie à un horizon moyen et long terme ............................................................... 10
2. Les instruments de financement et de placement mis à la disposition du trésorier ............................. 12
2.1. Les instruments de placement de l’excédent de trésorerie ................................................................. 12
2.2. Les instruments de financement du déficit de trésorerie ................................................................... 14

Références……………………………………………………………………………………………………………………………………………..16

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Chapitre 1 : Définition de Trésorerie et motifs de détention

1. Définition de trésorerie

La trésorerie d'une entreprise est définie comme étant l’ensemble des liquidités disponibles en
caisse ou en banque. Elle est calculée sur la base du solde de la caisse, des comptes bancaires et
chèques postaux. Elle sollicite, de la part du trésorier de l’entreprise, des connaissances en
techniques bancaires et financières précises. La gestion de la trésorerie s'articule autour de la
gestion de deux grands axes : les liquidités et les risques financiers.

La gestion des liquidités englobe toutes les activités relatives aux rentrées d’argent, la capacité de
paiement de l’entreprise, la rentabilité des fonds engagés et la réduction des risques qui y sont liés.
Elle permet d’optimiser leur exploitation, en anticipant les risques qui peuvent en découler,
notamment au niveau des taux d’intérêt.

L'objectif est d'avoir un solde proche de 0. Si ce dernier est négatif, l'entreprise connait un risque
financier et doit faire appel à de coûteux dispositifs pour continuer son exploitation. Si le solde est
très largement excédentaire, cette ressource non utilisée gagnerait à être placée pour générer un
rendement complémentaire.

De nombreux facteurs ont une influence négative ou positive. L'apport d'argent frais en capital,
l’autofinancement, de nouveaux emprunts, des cessions d'actif, des réductions de stock, des délais
de paiement accordés au client et des crédits fournisseurs plus importants vont augmenter les
ressources financières disponibles. Un accroissement de l'activité non financé, va au contraire les
diminuer.

2. Rôle de la trésorerie

Pour meiux comprendre le rôle de la trésorerie dans une entreprise, il faut d‘abord savoir que la
trésorerie est solidaire de toutes les autres fonctions de l’entreprise, puisque tous les actes qui
caractérisent la vie d‘une entreprise entrainent au final une opération d‘encaissement ou de
décaissement.

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BRUSLURIE assigne cinq (5) rôles à la trésorerie :

• La gestion des liquidités, la maitrise et la couverture des risques de change et de taux ;

• L’organisation et le contrôle du département de trésorerie (maitrise des cycles et procédures


entrainant des flux de trésorerie) ;

• L’assurance de la rentabilité et de la solvabilité à court terme ;

• L’utilisation optimale des excédents de trésorerie ou la recherche des moyens de


financement à court terme au moindre coût ;

• L’équilibre entre solvabilité et rentabilité.

A ces cinq rôles, SION&AL en ajoute quatre autres comme étant essentiels :

• Assurer la liquidité de l’entreprise pour faire face aux échéances de paiement des salaires,
le respect des échéances fournisseurs, celles vis-à-vis de l’Etat, les organismes sociaux, les
banques… ;

• Réduire le coût des services bancaires par une bonne négociation des conditions bancaires
pour minimiser le montant des frais financiers et procurer un maximum d’économie à
l’entreprise ;

• Améliorer le résultat financier en ayant concrètement moins de frais ou plus de produits


financiers en fonction du sens de la trésorerie, mais aussi en élaborant des prévisions fiables
permettant la gestion optimale de la trésorerie ;

• Assurer la sécurité des transactions en utilisant les moyens de paiement et circuits


télématiques sécurisés.

Ces affirmations nous permettent alors de dire que la trésorerie n’est donc pas que le solde des
flux monétaires, mais elle est la synthèse de toutes les politiques de l’entreprise et elle joue un
rôle essentiel dans la vie des entreprises.

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3. Gestion de trésorerie

La gestion de trésorerie consiste à faire l’équilibrage continu entre sécurité et rentabilité. Le


trésorier a le souci de solvabilité de l’entreprise c’est à dire la préoccupation d’honorer ses
échéances au moindre coût. Une comptabilité de la trésorerie à jour doit permettre d’avoir une
connaissance quotidienne du niveau d’encaisse. La préoccupation de la gestion de trésorerie au
jour le jour est d’optimiser le coût global du financement à court terme et d'assurer un rendement
optimal des placements.

Le financier est confronté quotidiennement aux décisions relatives au choix du moyen de paiement
(chèque, virement, effet ...) et du mode de financement (escompte découvert...) à l’affectation des
fonds à telle ou telle banque. Les contraintes sont nombreuses, coût de financement, conditions
bancaires différentes, rémunération des placements, gestion des risques (taux d’intérêt, change,
liquidité).

Le but ultime est de répondre à ces contraintes en maintenant un niveau d’encaisse le plus proche
possible du ″niveau zéro″, procéder à la coordination entre les différents comptes de la société pour
limiter leur déséquilibre et négocier les meilleures conditions bancaires (taux, commissions).

4. Motifs de détention de trésorerie

D‘après KEYNES, toute entreprise doit conserver par devers elle un certain « stock de monnaie »,
pour faire face à tout instant aux dépenses qu’elle doit ou souhaite réaliser .Si l’on pouvait prévoir
parfaitement l’avenir, et si des décaissements étaient synchronisés aux encaissements, il ne serait
pas nécessaire de constituer une réserve de moyens d’échange.

Selon KEYNES, on distingue trois motifs qui poussent les personnes physiques ou morales de
détenir de la trésorerie.

4.1. Motifs de précaution

La trésorerie, telle que présentée dans l'entreprise n'est pas une science tout à fait exacte. Les
meilleures prévisions sont parfois prises en défaut ne serait-ce qu'à cause des jours non ouvrés. Les
précautions seront d'autant moins nécessaires avec la diligence de la banque et la rapidité des
formalités.

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4.2. Motif de transaction

L'entreprise, en effectuant des opérations d'achats/ ventes quotidiens dont la majeur partie est à
crédit, est obligée de disposer de liquidité suffisante à échéance, tout en pouvant bénéficier de
réductions commerciales si l'exécution était immédiate.

4.3. Motif de spéculation

L'entreprise, dès lors qu'elle dispose de grandes quantités de fonds, peut placer une partie dans des
conditions intéressantes, sur des produits financiers standards en particulier, auprès des institutions
financières ou des banques.

Après avoir défini et mis en exergue les motifs de détention de liquidité, le chapitre qui suit
exposera les différents horizons de la trésorerie (horizon court terme/moyen et long terme) ainsi
que les outils appropriés à chacun des horizons.

Chapitre 2 : Les différents horizons de la gestion de trésorerie et instruments


mis à la disposition du trésorier marocain

1. Les différents horizons de la gestion de trésorerie

Le trésorier participe à l’élaboration de prévision à différent niveaux :

• à long terme pour équilibrer les grandes masses d’emplois et de ressources en


choisissant des formes de financement ou d’investissement appropriés ;

• à court terme pour assurer l’équilibre quotidien des encaissements et décaissement


;

1.1. La gestion de trésorerie à un horizon court terme

La gestion de la trésorerie à court terme d’une entreprise vise deux objectifs essentiels :

• assurer la solvabilité à court terme ;

• optimiser les résultats opérationnels et financiers de l’entreprise. La solvabilité de

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l’entreprise traduit sa capacité à faire face à ses échéances au cours de l’exercice à
venir.
Dans le but de réaliser les deux objectifs cités ci-dessus, le trésorier d’entreprise se doit de prévoir
au mieux les besoins de la trésorerie. La prévision se fait traditionnellement en deux étapes :
l’élaboration du budget et l’élaboration du plan de trésorerie.

1.1.1. L’élaboration du budget de trésorerie

Il s'agit de prévoir à court terme (3 à 6 mois) l'avoir en banque en fonction des prévisions
d'encaissements et de décaissements. Si le budget fait apparaître des découverts, il faudra trouver
de la trésorerie, et s’il y a des excédents il faudra les placer.

Le budget de trésorerie est établit à partir d’autres budgets, à savoir :

• Le budget des encaissements,

• Le budget de TVA,

• Le budget des décaissements,

Solde initial de trésorerie de la période


+Les encaissements de la période
-Les décaissements de la période

Le tableau suivant illustre la manière dont se présente un budget de trésorerie :

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Tableau : Présentation du budget de trésorerie

SOURCE : Cours gestion de trésorerie, Chapitre 1 Budget de trésorerie, Professeur : Mr


Cisternino.

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Le budget de trésorerie joue pourtant un rôle essentiel dans le dispositif de la gestion financière et
il est établi en reportant à chaque période, la trésorerie antérieure comme trésorerie initiale.La
trésorerie finale s’obtient en faisant le solde de la trésorerie initiale et finale.

1.1.2. La construction du plan de trésorerie

C'est un tableau sur lequel sont portés tous les encaissements et décaissements prévus au cours de
la première année, en les ventilant mois par mois.

Chaque entrée ou sortie de fonds (en TTC pour les opérations assujetties à la TVA) est portée dans
la colonne du mois où elle doit normalement se produire : par exemple, un achat effectué en janvier
et payable en mars, est imputé dans la colonne des décaissements de mars.

Grâce à ce tableau, on connaît instantanément : le solde de trésorerie du mois et le solde cumulé


d'un mois sur l'autre.

Il permet aussi de vérifier si les factures pourront être payées sans problème grâce aux
disponibilités du moment.

Les définitions énoncées sont illustrées par le modèle du plan de trésorerie dans le tableau suivant :

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Tableau : Plan de trésorerie

SOURCE : https://www.afecreation.fr/pid1610/plan-tresorerie.html

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Dans le cas d’une trésorerie positive (excédentaire) : Quel type de placement effectuer ? Quel
montant ? Pour quelle durée ?

Dans l’optique d’une trésorerie zéro et selon les objectifs de l’entreprise, le trésorier peut diminuer
l’excédent de trésorerie en investissant (croissance et développement de l’entreprise), soit en
remboursant par anticipation des emprunts de l’entreprise, soit en réglant les fournisseurs au
comptant, ou encore en effectuant des placements.

Dans le cas d’une trésorerie négative (déficitaire) : Quel type de financement le trésorier doit-il
privilégier ? Quel montant ? Pour quelle durée ?

L’élimination des soldes négatifs peut s’opérer soit par la mobilisation des créances commerciales
existantes (escompte d’effets négociables), soit par l’obtention de crédits bancaires de trésorerie
(tel que le découvert bancaire). Une fois ces décisions prises, le trésorier doit incorporer les frais
et les produits financiers dans le plan de trésorerie.

Contrairement au budget de trésorerie qui est établi de manière mensuelle, le plan de trésorerie doit
être effectué quotidiennement, que l’on appelle également à court terme « les fiches de suivi au
jour le jour ».

1.2. La gestion de trésorerie à un horizon moyen et long terme

La gestion de la trésorerie à moyen et long terme passe par la gestion du niveau de trésorerie. Ce
dernier, dépend directement de deux ratios : de l’équilibre financier à long terme et de l’importance
du besoin en fonds de roulement de l’entreprise.

La trésorerie résulte de la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement


de l’entreprise. Ainsi par exemple, une entreprise qui autofinance de manière importante ses
investissements, et qui a des délais de règlements clients bien supérieurs à ceux de ses fournisseurs,
a des besoins importants en trésorerie, et donc une trésorerie négative.

Inversement, une entreprise qui finance par emprunt ses investissements, et qui encaisse
rapidement ses clients, a en principe une trésorerie positive, dès lors que son résultat est en rapport
avec ses besoins de financement.

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La trésorerie est ainsi la résultante de tous les flux financiers traversant l’entreprise et des modes
de financement retenus. Toute variation du FR ou du BFR aura donc des répercussions immédiates
sur la trésorerie. C’est ce que le financier analyse au travers du tableau de flux.

Ainsi, nous pouvons retenir cinq causes de dégradation de la trésorerie :

• La crise de croissance : une forte augmentation des ventes provoque une augmentation
proportionnelle du BFR. Les lignes de crédit CT n’étant pas toujours facilement ajustables
(dans les délais et dans les proportions nécessaires) les ressources deviennent insuffisantes
pour financer l’exploitation. La solution est d’augmenter les capitaux permanents ou
anticiper le financement court terme avec les banquiers.

• La mauvaise gestion du BFR : l’entreprise laisse se dégrader le délai de paiement des


clients ou accroît inutilement le niveau de ses stocks. Dans ce cas, le BFR augmente plus
vite que les ventes. La solution: prendre conscience que des procédures doivent être mises
en place et sensibiliser tous les acteurs concernés.

• Un mauvais choix de financement : le FR devient insuffisant car l’entreprise autofinance


trop d’investissements par rapport à sa rentabilité. La solution : recourir à une augmentation
de capital ou à un emprunt à long et moyen terme.

• La perte de rentabilité: l’accumulation de pertes diminue les capitaux propres et par


conséquent, le FR se dégrade. La solution: dans tous les cas, il faut reconstituer les fonds
propres par une augmentation de capital.

Dans le but d’éviter les problèmes de trésorerie cités ci-dessus, le trésorier se doit de prévoir les
besoins de trésorerie à moyen et long terme et cela en effectuant le tableau de financement. Le
tableau de financement complète le plan de trésorerie au niveau du long terme. Il permet de
s’assurer de l’équilibre global de la structure financière sur une longue période. Le tableau de
financement permet l’évaluation des besoins d’argent à moyen et long terme. En fonction des
objectifs d’investissements, des choix de financement et des décisions en matière de délais de
paiement clients et fournisseurs.

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Tableau 1 : Modèle du plan de financement

SOURCE : www.compta-facile.com/le-plan-de-financement-previsionnel/

2. Les instruments de financement et de placement mis à la disposition du trésorier

2.1. Les instruments de placement de l’excédent de trésorerie

Les entreprises qui disposent d’un excédent de trésorerie ont tendance à rembourser leurs dettes
avant échéance ou encore à garder les disponibilités pour faire face à des coups de conjoncture.
Lorsque la trésorerie est excédentaire, le trésorier a de ce fait, tout intérêt à recourir au placement
des liquidités plutôt que de les utiliser de façon peu judicieuse ou encore d’accumuler des
disponibilités oisives.

Cependant, le but des placements n’est pas de réaliser des profits financiers mais il réside dans
l’optimisation de l’utilisation de l’excédent de trésorerie des entreprises. Pour cela, des produits
spécifiques ont été conçus pour répondre à cette caractéristique.
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Le trésorier n’étant pas certain du montant et de la durée des actifs de trésorerie, doit prendre en
considération deux critères lors du choix de la formule de placement à adopter.

Les deux préoccupations du trésorier en ce qui concerne le placement des excédents de trésorerie
sont les suivantes :

• La liquidité: le trésorier doit être sûr qu’il peut sortir du placement instantanément ou quasi
instantanément. Néanmoins, cette sortie immédiate suppose l’existence d’un marché
secondaire actif ou d’une clause de rachat à tout moment. Cela suppose aussi que le taux
de rentabilité est incertain puisque le prix de sortie n’est pas connu.

• La sécurité: comme nous l’avons précisé précédemment, le rôle du trésorier n’est pas de
créer du profit en investissant dans des placements risqués. Dans ce cas, il se doit d’analyser
en termes de risque de taux et de risque en capital le niveau de sécurité des placements qu’il
réalise.
Les instruments de placement les plus communément pratiqués au Maroc sont les suivant :

a) Les dépôts à terme

Il s’agit d’une somme d’argent bloquée sur un compte bancaire, qui engendre des intérêts pour
celui qui effectue le placement. La rémunération d’un tel placement est librement fixée entre la
banque et le client dès lors que leur échéance effective est au moins égale à un mois. Toutefois,
elle peut être fixée ou indexée sur le marché monétaire.

b) Les bons de caisse

Ils correspondent à des dépôts à terme qui sont matérialisés physiquement par des bons
nominatifs ou anonymes. Leur durée varie selon les banques (généralement de trois (03) à
quarante-huit (48) mois).

c) Les OPCVM Obligataires ou de taux

Ils sont généralement définis pour une maturité précise (durée de vie moyenne des obligations en
portefeuille). Ces OPCVM sont destinés aux épargnants recherchant un placement à moyen terme,
peu risqué, mais dont la performance, modeste, est régulière dans le temps.

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d) Les OPCVM Monétaires

Investis en obligations et titres de créances négociables à court terme, les OPCVM monétaires sont
destinés principalement aux institutionnels et aux entreprises pour une optimisation de la gestion
de trésorerie.

2.2. Les instruments de financement du déficit de trésorerie

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles la trésorerie de l’entreprise se retrouve négative.

Parmi les plus fréquentes : la mauvaise synchronisation des encaissements/décaissements,


l’entreprise fait face à des dépenses non-attendues, une mauvaise gestion des délais clients et
fournisseurs...etc.

Cependant, le trésorier de l’entreprise dispose de plusieurs moyens pour financer la trésorerie, en


passant par le circuit bancaire tel que le découvert bancaire ; soit par le biais d’autres entreprise tel
que l’affacturage.

Les techniques de financement à court terme dont dispose le trésorier sont nombreuses et variées,
pour cette raison son choix doit se faire selon les deux critères suivants :

• la qualité des garanties que l’entreprise peut apporter à la banque ;

• Le coût comparé des différents moyens de financement.


Les crédits à court terme accordés par les banques sont destinés à couvrir les besoins de
financement liés à l’exploitation et aux activités cycliques de l’entreprise à savoir : les stocks, les
créances clients, la trésorerie...etc. Les instruments de placement les plus communément pratiqués
au Maroc sont les suivants :

a) La facilité de caisse

La facilité de caisse permet par des financements ponctuels, de régler le problème de


synchronisation des entrées et sorties de fonds.

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b) Le découvert bancaire

Il correspond à un financement de trésorerie, sur une période plus longue. Il est accordé à
l’entreprise, lorsque celle-ci anticipe une rentrée de fonds. Toutefois, il est déconseillé de faire
appel à ce type de financement de manière habituelle et durable, du fait de l’importance des coûts
qu’il engendre. Il est fréquent que les banques n’accordent de découverts qu’en contrepartie du
cautionnement des associés ou des dirigeants (cas des petites entreprises).

Remarque

L’avantage des crédits de caisse est leur flexibilité. Le montant du crédit correspond précisément
aux besoins de l’entreprise. L’inconvénient majeur de ce type de crédits réside dans l’importance
des frais financiers qu’ils engendrent.

d) L’escompte

L’escompte est un crédit que la banque met à la disposition de l’entreprise contre remise d’un effet
de commerce non échu. Le crédit accordé correspond au montant de l’effet de commerce. Le client
de l’entreprise devient le client de la banque qui devient propriétaire de cet effet commercial, pour
cette raison la banque choisit les effets qui lui paraissent les plus solides. Toutefois, en cas de non-
paiement, c’est l’entreprise qui supporte le risque de défaillance de son acheteur.

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Références

• Delienne Belier Annie, Khath Sarun, «Gestion de trésorerie», PARIS, 2000.


• Levasseur Michel, « Gestion de trésorerie ». ECONOMICA, 1979.
• Conseils pour optimiser sa trésorerie, http://portail-des-pme.fr/finance/conseils-
pouroptimiser-sa-tresorerie

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