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Lycée Henri IV TD 15 : Applications linéaires HKBL

Exercice 15.0
Giuseppe Peano (Spinetta di Cuneo , 27 août 1858 -
Cavoretto, près de Turin, 20 avril 1932) est un VRAI - FAUX
mathématicien et linguiste italien. Né dans une famille Soient E et F deux K-ev de dimension finie
de métayers dans une ferme aux environs de cuéno dans 1. Tout endomorphisme f de E injectif est surjectif .
le piémont, il est contraint à une marche de 10 km par 2. Si f : E → F est est une application linéaire injective, alors f est bijective.
jour pour se rendre à l’école. On remarque très tôt ses 3. Pour tout endomorphisme f de E, Ker(f ) et Im(f ) sont supplémentaires
exceptionnelles qualités intellectuelles et il est envoyé
chez un oncle à Turin effectuer ses études secondaires. Il 4. La somme de deux automorphismes de E est un automorphisme.
rentre à l’université en 1876, devient docteur en 1880 et
enfin professeur d’université, toujours à Turin, en 1890. Exercice 15.1
Péano est surtout connu pour ses travaux sur la logique et la formalisation des Parmi les applications suivantes, lesquelles sont linéaires ?
mathématiques. Il a ainsi crée de nombreux symboles devenus courant comme
⊂, ∈, ∪, ∩, N... 1. idE : E → E, x 7→ x, où E est un Kev.
Son apport dans le domaine axiomatique est capital ! il construit l’ensemble des 2. F : R → R, f 7→ x2
entiers naturels à partir d’axiomes qui portent aujourd’hui son nom et,toujours dans
3. F : C(R) → C(R), f 7→ exp ◦f
cet esprit, après une lecture attentive des ouvrages de Grassmann (TD 14), il définit
la structure d’espace vectoriel dans un cadre abstrait et donne le premier la définition 4. H : C 2 (R) → C(R), f 7→ f 00 + f 0 + f
d’application linéaire. 5. I : RN → RN , (un ) 7→ (un+1 )
Il remarque que ses définitions ne se limitent pas à la dimension finie et propose
comme exemple R[X] en dimension infinie. Exercice 15.2
Dans tous les domaines des mathématiques il a le souci de donner des définitions
dépourvues d’ambigüités et des théorèmes dont la validité ne comporte aucune Déterminer une base du noyau et de l’image des endomorphisme de R3 suivants :
exception. Il trouve ainsi de nombreuses inexactitudes et erreurs dans les travaux de 1. f : (x, y, z) 7→ (x, 0, y)
ses prédécesseurs et devient le champion du contre-exemple pour mettre en défaut de
2. f : (x, y, z) 7→ (y + z, x + z, x + y)
nombreux résultats supposés exacts.
Le plus célèbre étant la mise en évidence d’une courbe, qui porte maintenant son 3. f : (x, y, z) 7→ (x + y + z, 2x − y − z, x + 2y + 2z)
nom, remplissant l’aire d’un carré, montrant ainsi que les définitions de courbes 4. f : (x, y, z) 7→ (x + 2y − z, x + 2y − z, 2x + 4y − 2z)
jusque là utilisées étaient trop faibles.
Champion des symboles, Péano en introduisit de nombreux dans ses cours, perdant Exercice 15.3
ainsi ses étudiants dans un dédale de formules qui n’avaient que peu de sens pour
eux. Après de nombreuses protestations, et plutôt que de renoncer à ces nouveautés Soit u ∈ L(E) ou E désigne un Rev.
qui lui paraissaient essentielles, il préféra recevoir tout le monde aux examens. Mal Montrer que, ∀λ ∈ R, l’ensemble Eλ = {x ∈ E | u(x) = λx} est un Rev.
lui en prit, il fut démissionné de l’académie militaire où il enseignait...
Il finit par consacrer la fin de sa vie à la mise au point et à la promotion d’un latin Exercice 15.4
dont le vocabulaire est conservé mais la grammaire très simplifiée. Il voyait celui-ci Soient E et F deux K-ev, f : E → F une application linéaire injective et (e1 , e2 , ...ep )
comme une langue auxiliaire pour les échanges internationaux, en particulier une famille de vecteurs de E.
scientifiques. Montrer que si la famille (e1 , e2 , ...ep ) est libre dans E, alors la famille de vecteurs
Il mourût d’une crise cardiaque en 1932. (f (e1 ), f (e2 ), ..., f (ep )) est libre dans F .

2013/2014 1 ludovic garcia


Lycée Henri IV TD 15 : Applications linéaires HKBL

Exercice 15.5 Exercice 15.8


  
Soit f ∈ L(E) . Montrer que : 1 2 M2 (R) → M2 (R)
Soit A = ∈ M2 (R) ainsi que l’application f :
2 4 M 7→ AM − M A
f ◦ f = 0 ⇔ Im(f ) ⊂ Ker(f )
1. Montrer que f est une application linéaire sur M2 (R).
Exercice 15.6
2. Expliciter une base de ker(f ) et une base de Im(f ).
Soit f ∈ L(E) . Montrer que : 3. Montrer que le commutant de A, ie l’ensemble des matrices de M2 (R) qui
1. – on a toujours : Im(f 2 ) ⊂ Im(f ) commutent avec A, est un sev de M2 (R) dont on donnera une base.
– et l’égalité
Im(f 2 ) = Im(f ) ⇔ Im(f ) + Ker(f ) = E
Exercice 15.9
2. – on a toujours : Ker(f ) ⊂ Ker(f 2 )
– et l’égalité Soit f ∈ L(E) . Montrer que :
Ker(f ) = Ker(f 2 ) ⇔ Ker(f ) ∩ Im(f ) = {0E }
rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g)
Exercice 15.7
Soient f et g deux endomorphismes d’un espace vectoriel qui vérifient : Exercice 15.10
f ◦ g ◦ f = f etg ◦ f ◦ g = g Soit f ∈ L(E, F ) avec E et F deux K-ev de dimensions finies respectives n et p.
Montrer que : Montrer que :
1. Im(g) ⊕ Ker(f ) = E
2. rg(f ) = rg(g) = rg(g ◦ f ) = rg(f ◦ g) rg(f ) ≤ min{n; p}

2013/2014 2 ludovic garcia