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PROVA DE PROFICIÊNCIA EM LEITURA EM LÍNGUA

FRANCESA

LEIA OS DOIS TEXTOS E RESPONDA AS DEZ PERGUNTAS.

Leia o texto 1 para responder às questões de 1 a 5:

TEXTO 1

Littératures e-comparées: trois défis

Silviano Carrasco

E-lectures / E-écritures

Les écrans sont aujourd’hui partout et on n’y fait même plus attention. Si l’ars
de la reproduction artificielle de l’écriture fut employé il y a cinq siècles et suscita la
transformation la plus radicale des conditions de la vie intellectuelle dans l’histoire de
la civilisation occidentale, quelque chose de semblable arrive de nos jours.
Les conditions de la vie intellectuelle varient, dans le domaine de l’édition (du
livre ou du journal, comme les éditeurs le savent bien) et dans le domaine
académique. C’est bien là ce qui effraye les pouvoirs liés à la production et à la
distribution du livre, à la production et à la conservation du savoir, bien plus que la
révolution dans les modalités de lecture qui ne parvient pas à attirer l’attention des
comparatistes. Epur si muove : ce que nous appelons une transformation dans les
rituels et les contrats de lecture est arrivée.
Il n’y a pas et il n’y a jamais eu une seule modalité de lecture. À l’origine, la
lecture était orientée vers la production de sons (oralité), puis elle s’est orientée
essentiellement vers la production de sens (compréhension). Il est certain que, dans la
littérature électronique, c’est la lecture instantanée, superficielle, rhizomatique et
fragmentée qui prend le dessus, comme pour n’importe quelle consultation rapide
d’un annuaire téléphonique (dont on ne se sert plus) ou d’une monographie (dont les
étudiants ne se servent plus), de sorte qu’il est impossible d’opposer une lecture
profonde (sur papier) à une lecture superficielle (sur écran), de la même façon que
l’instantanéité ne va pas non plus effacer l’expérience intérieure de la lecture.
On apprend la lecture au cours d’un processus scolaire qui nous permet de
nous approprier l’écriture. Apprendre à lire aujourd’hui ne signifie donc plus entrer
dans les livres, bien que le livre soit toujours, pour la majorité des lecteurs, la forme la
plus élaborée qu’ils connaissent pour accéder au texte écrit et, par conséquent, au
savoir. Cela va sans dire, il n’en est plus ainsi ni pour l’employé de banque ni pour le
médecin, pour lesquels le savoir le plus profond réside dans leurs graphiques, leurs
codes et leurs banques de données sur écran, ni même pour les spécialistes en
littérature parce qu’ils disposent d’autres instruments d’accès au savoir : les banques
de données, la représentation en réseaux (de concepts, de circulation, de rapports), les
analyses quantitatives, etc.
Dans le domaine des études littéraires, la résistance est forte non seulement
parce que l’objet par excellence de la lecture littéraire, ainsi qu’on l’a conçue, est le
livre et non pas la pierre (de Rosette), ni le parchemin (d’Alexandrie), ni le codex (de
Liébana), mais aussi parce qu’on éprouve une réticence à accepter qu’il y ait d’autres
langages formels (celui des logiciels informatiques, celui des étiquetages des
ontologies) qui nous permettent de gérer l’information et, par conséquent, une
création de connaissances différente de celle propre au langage naturel, et, en ce qui
concerne sa capacité de stockage, bien supérieure au langage humain. Nous n’allons
pas nier la capacité de connaître que véhicule un vers de Rimbaud, mais nous ne
nierons pas non plus qu’avec ce langage, nous ne parvenons pas à stocker ni à
récupérer le vaste ensemble des connaissances humaines dont nous disposons
aujourd’hui.

Fonte: https://trans.revues.org/461

1. Dadas as afirmações abaixo


i. Nunca houve apenas uma modalidade de leitura
ii. A leitura fragmentária e superficial é uma novidade trazida pela literatura
eletrônica
iii. A experiência interior da leitura tende a desaparecer frente à ascensão
das novas mídias

É possível afirmar que:

a. Todas estão corretas


b. Todas estão incorretas
c. Apenas a primeira está correta
d. Apenas a segunda está correta
e. Apenas a terceira está correta

2. Na passagem: «Apprendre à lire aujourd’hui ne signifie donc plus entrer dans


les livres, bien que le livre soit toujours, pour la majorité des lecteurs, la forme
la plus élaborée qu’ils connaissent pour accéder au texte écrit et, par
conséquent, au savoir», os termos sublinhados podem ser traduzidos,
respectivamente, por:

a. disso, ainda que


b. não obstante, a menos que
c. dessa forma, a menos que
d. portanto, ainda que
e. disso, a menos que
3. Com base no texto, indique se as afirmações abaixo são Verdadeiras (V), Falsas
(F) ou Ausente do texto (A), se não podem ser nem comprovadas, nem refutadas, com
base no excerto:

V F A
a. A atividade de leitura hoje se encontra em declínio,
sobretudo entre profissionais cujo desempenho
depende de informações contidas em gráficos,
números e bancos de dados.
b. O posicionamento dos estudos de literatura comparada
frente às novas tecnologias está ligado a uma leitura
política mais ampla da batalha cultural que ocorre em
nossos tempos.
c. O conjunto de conhecimentos à nossa disposição é
hoje tão extenso que torna impossível que tenhamos
acesso à sua completude.

Leia o texto 2 para responder às questões de 6 a 10:

TEXTO 2

Les Fondements d’une grammaire du sens Retour à mes premières amours -

Patrick Charaudeau

1. Grammaires et finalités sociales

La description d’une langue, ainsi que son enseignement, s’inscrit dans un


contexte social, et c’est la nature de ce contexte qui fait que les pratiques de l’une et
de l’autre sont différentes. À chaque contexte correspond un état de la demande
sociale, et c’est celui-ci qui commande (ou du moins suscite) la réalisation d’objets
particuliers et de méthodes pour les élaborer, créant ainsi un « marché » des objets et
des outils. Si l’on applique cette hypothèse socio-économique au domaine des
sciences et de l’enseignement, on observera qu’il existe deux types de marché :
• un marché des systèmes de pensée dans lequel rivalisent différentes théories et
explications savantes sur la langue, chacune se définissant d’après ses propres
postulats et outils d’analyse. C’est ici que l’on trouve différentes théories
linguistiques (structuralistes, génératives, sémantiques, psycholinguistiques,
sociolinguistiques, pragmatiques, etc.) qui ont plus ou moins de succès selon les
époques et les contextes culturels, jusqu’à devenir des paradigmes de pensée, et c’est
dans ce cadre que l’on continue à écrire des thèses et des ouvrages savants sur telle ou
telle question linguistique (les quantificateurs, les articles, la deixis, les modalités,
etc.) ;
• un marché des systèmes d’exploitation dans lequel rivalisent différents produits
pédagogiques qui sont finalisés selon des objectifs d’apprentissage (langue
maternelle/langue étrangère/langue seconde) et des publics d’utilisateurs plus ou
moins déterminés (niveau d’apprentissage, natifs/étrangers, etc.). Le choix d’un type
de grammaire pour l’enseignement ne dépend donc pas, comme on le dit parfois, de
l’état de la science linguistique – ou du moins pas seulement – mais d’un ensemble de
facteurs qui préexistent ou coexistent dans le contexte social.
Cependant, la tradition scolaire a privilégié depuis fort longtemps une
grammaire générale prescriptive (il faut donner une raison d’être à l’apprentissage de
la langue) et morphologique (autorité́ de la chose écrite), autrement dit une grammaire
centrée sur la découverte et la description des formes, comme on le voit dans la
composition des ouvrages qui y sont consacrés : chapitre sur la formation des mots ;
une catégorisation en parties du discours (morphologie) autour d’unités qui
constituent les piliers de découpage du monde par la langue (substantif, adjectif,
verbe, adverbe) ; des règles de combinaison de ces formes et de construction des
phrases simples/complexes (syntaxe) qui devraient correspondre aux opérations
mentales qui permettent d’ordonnancer la pensée de façon hiérarchisée entre ce qui
est le plus important (proposition principale) et ce qui est secondaire (proposition
subordonnée). Même à l’heure actuelle, quand on parle de grammaire, c’est encore à
une grammaire morphologique divisée en parties du discours que l’on pense.
Quel pouvait être alors mon propre enjeu entre marché savant et marché
pédagogique? Il fut celui de tenter, non point une synthèse impossible entre ces deux
perspectives si différentes, mais une articulation dialectique entre elles, faisant en
sorte qu’une réflexion sémantique, issue d’explications savantes mettant en regard
forme et sens, puisse permettre de proposer d’autres types d’explication des faits de
langue.

2. Les conditions d’une grammaire du sens

Les catégories qui sont issues des nombreuses études sémantiques sur les
langues ne cessent d’être discutées autour de la question de savoir si elles peuvent être
déclarées universelles, si elles correspondent à des catégories de pensée
(indépendantes des langues) ou à des catégories strictement linguistiques liées aux
particularités de chaque langue ou famille de langues. Quelles seraient donc les
conditions d’une grammaire du sens qui ne nierait pas pour autant l’existence des
formes ni la nécessité de respecter les règles de construction, mais chercherait à
mettre en relation ces formes avec du sens ? La réponse est dans une démarche
inductivo-déductive : en partant d’une analyse fine des usages (parcours
sémasiologique), on tente de reconstruire des opérations mentales à différents niveaux
d’abstraction, opérations conceptuelles d’intention de sens permettant de redescendre
jusqu’à l’expression (parcours onomasiologique). C’est cette démarche qui a présidé
à la construction de ma grammaire.

Fonte: http://www.patrick-charaudeau.com/IMG/pdf/Grammaire_Mats_Fondement_GSE_.pdf

1. Na passagem «À chaque contexte correspond un état de la demande sociale, et


c’est celui-ci qui commande (ou du moins suscite) la réalisation d’objets
particuliers et de méthodes pour les élaborer, créant ainsi un « marché » des objets
et des outils» os termos sublinhados se referem, respectivamente, a:

a. contexte e méthodes
b. état de la demande sociale e objets particuliers
c. contexte e objets particuliers
d. état de la demande sociale e réalisation
e. correspond e réalisation
2. Na passagem «Cependant, la tradition scolaire a privilégié depuis fort longtemps
une grammaire générale prescriptive (il faut donner une raison d’être à
l’apprentissage de la langue) et morphologique (autorité́ de la chose écrite)» a
locução sublinhada tem o sentido aproximado de:

a. en faite
b. pour autant
c. en plus
d. surtout
e. pourtant

3. Com base no texto, indique se as afirmações abaixo são Verdadeiras (V), Falsas
(F) ou Ausentes do Texto (A) se não podem ser nem comprovadas, nem refutadas,
com base no excerto:

V F A
a. O reaparecimento da gramática do sentido, segundo o
autor, está ligado à contestação geral de hierarquias,
normas e critérios estritos de correção que
caracterizam a sensibilidade das sociedades pós-
modernas.
b. A tradição escolar privilegia uma perspectiva
gramatical associada a um olhar hierárquico sobre a
organização do pensamento e dos textos.
c. As discussões correntes sobre a universalidade das
formas semânticas, e de seu alcance para além do
campo estritamente linguístico ganham força em um
quadro de reavaliação do papel da gramática.