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Général

Nous n’avons rien à perdre.


L’objectif n’est pas de gagner en crédibilité. Nous n’arriverons pas à corriger, surtout face à lui
qui maîtrise parfaitement tous les arguments du système
L’objectif est de dégrader l’image de Macron, quitte à perdre en crédibilité, pour pousser des
gens dans l’abstention.
Il faut donc tout le temps, tout le temps, être dans l’offensive. De manière calme et souriante,
mais ferme, sans ciller.
Il s’agit de paraître sympathique et de rendre Macron le plus antipathique possible. Donc :
- L’amener à s’énerver et à se montrer arrogant
- Ne pas jouer le rôle de la prof, ne pas être arrogante
- Toujours être souriante, ferme et au débit rapide, mais souriante, ne se laissant pas
interrompre, mais souriante
Si le débat est électrique, nous avons moins à perdre que lui, et donc nous gagnons des %.
Il faut l’amener sur le pur terrain politique, sur des choix précis, où il sera bloqué par sa
rhétorique abstraite habituelle.
Le message essentiel à passer est : Macron, c’est 5 ans de Hollande en plus, et le recyclage de
tous les socialistes qui nous ont menés au désastre.
Revenir sans cesse à cela, c’est l’objectif numéro 1 du débat.
De quoi parler ? Comment en parler ?
Il faut être politique, ne jamais s’avancer sur le terrain technique, c’est son terrain. Son objectif
est d’y retourner sans cesse. C’est un technocrate pur sucre, il sera toujours meilleur sur le plan
technique.
S’expliquer, c’est s’excuser.
Mais ce n’est pas un débat de sous-secrétaire d’Etat aux déclarations fiscales, c’est un débat de
président.
Si retour permanent de sa part sur une question technique, signaler que la réponse a déjà été
donnée, et repartir sur nos sujets de prédilection.
Avoir comme objectif de toujours pouvoir parler de nos sujets, pas de ceux de Macron :

- Il est le ministre du chômage, de la dette et des impôts (bilan Hollande/Macron)


- Nous voulons créer de l’emploi, du pouvoir d’achat, préserver la protection sociale,
protéger les Français dans la mondialisation (inverse du bilan Hollande/Macron)
- Nous sommes les seuls capables de lutter contre le terrorisme et l’insécurité (Macron n’a
pas de programme)
- Nous voulons réduire l’immigration et lutter contre le communautarisme (Macron veut
l’inverse)

Ton
Toujours être souriante, gentille. Ne pas avoir un ton agressif. Mais sans cesse attaquer, être
ferme et ne pas se laisser interrompre (pas de « monsieur Macron, monsieur Macron, monsieur
Macron, mais une reprise de parole rapide).
L’attaque idéale, c’est la phrase qui peut avoir l’air anodine, mais qui cache un point inadmissible
pour Macron et pour lui seul. Comment cela fonctionne ? Macron ne fait pas de politique. Il ne
sait pas ce que les gens vont comprendre ou retenir quand il parle. Il confond le niveau des gens
avec celui de ses amis ou des journalistes. Il est donc possible de le mettre hors de lui par une
allusion finement placée, que les téléspectateurs ne comprendront pas, mais que lui
comprendra, et à laquelle il pensera devoir réagir fermement.
Exemple : Vous savez M. Macron, j’ai rencontré depuis que je fais de la politique des milliers et des
milliers de Français. Qui m’ont raconté leurs parcours de vie, leurs aspirations, leurs
préoccupations, qui sont bien souvent loin d’être des anecdotes, contrairement à ce que pensent
certains, et qui ont beaucoup influencé la façon dont j’ai construit mon projet.
Il est possible qu’il surréagisse au terme « anecdote » sans que personne ou pas grand monde ne
comprenne pourquoi il réagit comme ça. C’est l’objectif.
Autre axe, l’humour. Les bons mots marqueront les esprits. Ne pas hésiter même à faire de
l’autodérision (on a l’impression d’être ridicule et de s’abaisser, alors que c’est l’une des rares
marques de confiance en soi qui puisse provoquer l’estime). Utile en cas de réponse à une
attaque notamment.
Exemple : M. Hollande, M. Valls, Mme Royal, et maintenant Mme Taubira sont vos soutiens. On y
retrouve toute la vieille-garde socialiste. Mais dites-moi, il ne manque que Dominique Strauss-
Kahn !
Exemple : J’aurais aimé m’inspirer un peu de vos discours, mais ils sont tellement inconsistants que
j’ai eu beau cherché, je n’ai pas trouvé une phrase à sauver !
Comment marquer sa différence par rapport à Macron, points positifs à utiliser ?
Montrer qu’on est concerné par les problèmes des gens, de manière très simple, presque
démagogique (on s’en moque, ce qui compte, c’est de toucher) ; le gain est immédiat, il est
encore plus élevé si cela pousse Macron à s’énerver.
Très important de placer à plusieurs moments que tu es une mère, qui a élevé (le terme est
important, pour te distinguer de lui qui prétend avoir des petits-enfants) 3 enfants. Et que cela
t’aide à comprendre les problèmes que connaissent beaucoup de mamans et de papas. « Vous savez
M. Macron, il y a une différence entre vous et moi, c’est que j’ai élevé 3 enfants, et que cela m’a
appris… »
Autre exemple : j’ai une attention particulière pour nos compatriotes en situation de handicap et
leurs familles. Je sais que vous m’avez reproché d’en avoir parlé lors du premier débat, peut-être
que c’est un sujet qui ne vous touche pas, mais moi, il me touche.
Comment répondre au parti pris des journalistes ?
Si les journalistes commencent manifestement à prendre le parti de Macron et à te poser des
questions dérangeantes alors qu’ils ne le font pas avec Macron, leur répondre avec le sourire,
mais de manière ferme : « J’ai déjà répondu à cette question », ou bien « êtes-vous candidat ? si
c’est le cas, cela m’avait échappé »
Comment répondre à ses interruptions permanentes ?
Rester calme et souriante, mais lui dire vivement « vous ne devriez pas vous énerver, tout va
bien se passer… » « Vous avez pu vous exprimer, ayez la délicatesse de me laisser le faire »
Ou : « ça recommence ? rien d’autre à me dire ? On a déjà entendu ça ».
Comment répondre à une crise de nerfs de sa part (ce qu’on espère !) ?
Il ne faut pas répondre en riant, ou en se réjouissant, parce que les gens n’aiment pas qu’on
donne l’impression d’être fier d’un coup.
Il faut au contraire à ce moment prendre une mine inquiète, concernée, pour accompagner les
Français dans leur interrogation : qui est ce personnage ?
Mais qui êtes-vous ? Etes-vous capable de vous maîtriser ? C’est très inquiétant ce genre de
comportements. On attend d’un président beaucoup de sérénité. (ne pas le dire, mais, sous-
entendu : vous voulez avoir
Comment répondre à une attaque totalement imprévue, sur par exemple des révélations
concernant nos affaires, ou sur tel ou tel personnage ?
Ne pas paraître déstabilisée, jouer sur le côté « vos médias amis ont joué à ce petit jeu pendant
toute la campagne de premier tour, voilà que vous usez des informations confidentielles que
vous fournisses les services de l’Intérieur de M. Fekl ou ceux de la défense M. Le Drian puisqu’il a
été admis qu’ils vous fournissent des notes et vous prêtent même des conseillers…