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CHAPITRE 3 : LES RETRAITES

Le mot retraire signifie deux choses :


- C’est la cessation d’une activité professionnelle sous certaines conditions.
- On peut bénéficier d’une pension appelée pension retraite.

A la fin de la seconde guerre mondiale, la France à fait le choix d’un système de retraite par
répartition. On a crée un régime universel, c’est à dire que l’ensemble des français sont
affiliés à se régime (secteurs public, privé et indépendant). C’est en créant la sécurité sociale
que l’on à adopter ce système par répartition. C’était une proposition du conseil national de la
résistance. Ce choix de la répartition s’est avérée judicieux puisque la période après la
seconde guerre mondiale à été une période de croissance des revenus du travail. Ensuite parce
que la salarisation a été croissante et puis aussi puisque les taux d’intérêts étaient faibles voir
quelques fois négatifs pendant la période des trente glorieuses. Depuis les années 70, ces
conditions sont assez différentes :
On connaît une croissance ralentie des revenus d’activité, le processus de salarisation est
arrivé à maturité, on connaît un chômage élevé, les taux d’intérêts réels deviennent positifs.

I Le système de retraite actuel et ses contraintes


A) le système de retraite en France

Après la seconde guerre mondiale, la France fait le choix de la répartition. Cela signifie que
les retraites sont payées par les cotisations des actifs. L’assurance vieillesse est un contrât
social inter générationnel qui fait intervenir trois types d’interventions :
- La génération t +1 : c’est celle qui est actuellement en retraite. Elle a donc accumulé
une créance sur la génération t qui la suit.
- La génération t qui est celle qui va honorer sa dette envers ses ainés en versant des
cotisations sociales. C’est la génération active. Elle renonce à un pouvoir d’achat et
elle accumule une créance sur la génération t-1.
- La génération t-1 qui s’acquittera de cette créance lorsqu’elle deviendra active.

Ce système repose sur un enchainement de créance et de dettes. Il s’appui sur trois principes :
- le principe de solidarité : solidarité entre les générations et entre les individus de
différentes classes. On a instauré le minimum vieillesse pour limiter les écarts sociaux.
- L’universalité : ce concept concerne l’ensemble des français
- L’efficacité : tout d’abord, le revenu moyen des actifs est équivalent à celui des
retraités. De plus, le nombre de personnes âgées qui reçoit le minimum vieillesse
diminue (moins de 9% en 1999).

Ce système de retraite est soumis à 3 risques :


- celui de la révolte des actifs par le biais du vote. Lacé de voir leurs taux de cotisation
augmenter, ils choisissent un autre programme de retraite. Aujourd’hui, ce taux
correspond à 25% des rémunérations brutes. Sans changement, ce taux devrait
augmenter de 0.4% par an jusqu’en 2040.
- Le risque financier. C’est l’équilibre des caisses qui dépend du rapport entre les
cotisants et les retraités.
- C’est le risque économique. Il est dit que ce système pèse sur la consommation des
actifs et donc évidemment sur la croissance. En revanche, le système français à des
contraintes plus spécifiques.

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B) Contraintes pesant sur le système français.
a) le vieillissement démographique

C’est la modification de la structure par âge de la population au profil des plus âgés ainsi
que l’augmentation de plus en plus lente de la population.
Il y a deux grandes causes :
- La baisse de la fécondité depuis 1965. Ceci rétrécit la base des pyramides des âges.
- La baisse de la mortalité des personnes âgées.

L’une des conséquences de cela est l’augmentation du ratio de retraité potentiel par rapport
aux cotisants potentiel (entre 20 et 59ans). C’est le taux moyen de dépendance. C’est le
nombre de personnes âgées pour chaque tranche de 100 personnes en âge de travailler. Ce
taux est aujourd’hui en France de 0,35. En 2030, il sera supérieur à 0.6. Ce taux vari selon les
régimes professionnels. Cela signifie qu’en 2040 on comptera 7 personnes retraitées pour 10
actifs. A l’heure actuelle, on à quasiment 4 retraités pour 10 actifs. Pour mesurer l’ampleur de
cette tendance, on va faire des projections. On mesure l’ampleur du recul de l’âge légal de la
retraite pour conserver constante au niveau de 1995 la part des retraités potentiels par rapport
à celle de la population totale soit 20%.

En prenant l’hypothèse de 2,1 enfants par femme et en ne retenant que les projections les plus
favorables on obtient les résultats suivant :
- En 2010, l’âge de départ en retraite devra être de 61ans pour que la part des retraités
potentiels par rapport à celle de la population totale soit de 20%.
- En 2020, l’âge de départ en retraite devra être de 65 ans
- En 2030, cet âge passe à 68 ans
- En 2040, 69 ans
- En 2050, 70 ans.

Certain économistes contestent cet idée que la contrainte démographique pèse sur le régime
de répartition. L’idée est d’avoir d’autres critères pour bien évaluer les retraites. Ils estiment
qu’une économie en croissance dégage des gains en productivités. Tout d’abord, elle peut
améliorer le niveau de vie moyen de la population. De plus ces gains peuvent payer les
retraites.
Selon eux, la contrainte qui existe est seulement celui du choix de la répartition et non pas
celui de la démographie.

B les contraintes du marché du travail

Le marché du travail influence les régimes de retraite par deux biais.


- Le chômage
- La mobilité croissante des salariés.

Pourquoi le chômage est un facteur important en ce qui concerne le financement des


retraites ?
Plus le nombre de chômeur est important, plus le nombre de personnes qui cotisent est faible.
De ce fait, la conséquence première est un déséquilibre entre les recettes et les dépenses. Pour
lutter contre le chômage, on incite les personnes les plus âgés à partir en retraite. Les
conséquences sont que les personnes qui partent en retraite ne cotisent plus. De plus, il faut
financer ces nouvelles retraites.

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