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Évaluation des immobilisations corporelles 3

chapitre

section 7
la réévaluation des immobilisations
corporelles
Depuis 1945, divers textes ont permis la réévaluation des immobilisations. Ainsi, la loi
de finances pour 1977 et pour 1978 a permis de réévaluer légalement les immobilisations
inscrites au bilan des entreprises à la date du 31 décembre 1976. La caractéristique principale
de cette réévaluation a été d’être effectuée sans incidence fiscale.
Depuis le 1er  janvier 1980, date limite de l’application de ces deux lois, les plus-­values
dégagées lors des réévaluations d’immobilisations sont imposables. Cependant, les amortis-
sements fiscaux peuvent être calculés sur la valeur réévaluée.

7
86
76
02
L’article L. 123‑18 du Code de commerce autorise la réévaluation de l’ensemble des immobilisa-

49
:1
28
tions corporelles et financières.

2.
.7
77
.1
60
1.  La réévaluation libre

:1
42
61
883
Conformément à l’article  214‑27 du PCG, les immobilisations peuvent être réévaluées à

:8
06
36
leur valeur actuelle (c’est-­à-­dire une valeur s’appréciant en fonction du marché et de l’utilité

57
15
de l’immobilisation pour l’entité – voir ci-­dessus section 2).

:2
gia
olo
L’écart entre la valeur actuelle et la valeur nette comptable constatée lors d’une opération

hn
ec
d’ensemble de réévaluation ne participe pas à la détermination du résultat. Il est inscrit
sT

directement dans les capitaux propres (compte 1052 « Écart de réévaluation libre »).
de
re
Lib

L’écart de réévaluation peut être incorporé en tout ou partie au capital. Il ne peut pas
éit
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compenser les pertes, sauf s’il a été préalablement incorporé au capital. La réévaluation
ive
n
:U

libre est peu pratiquée car elle est fiscalisée.


om
x.c
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exemple
lar
ho
sc

Au 31 décembre N, la société Benjamin a réévalué l’ensemble de ses immobilisations.


nal.
tio

Parmi celles-­ci, un ensemble immobilier acquis le 1er janvier N–9, payé 475 000 € (dont 100 000 €
na
er

pour le terrain) et amortissable en 25 ans est réévalué. La valeur d’utilité est fixée à 500 000 € dont
int

155 000 € pour le terrain).


Il est possible de présenter le tableau d’analyse suivant :
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Valeurs avant Valeurs Écarts de


Éléments
réévaluation réévaluées réévaluation
Terrains 100 000 155 000 55 000
Constructions 375 000 495 000 120 000
Amortissements des constructions 150 000 150 000

Valeur nette de la construction 225 000 345 000

Valeur totale 325 000 500 000 175 000

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3 Évaluation des immobilisations corporelles
chapitre

Il est à noter que dans ce type de réévaluation, il n’a pas été touché aux amortissements.
L’écriture de réévaluation comptabilisée sera la suivante :

31.12.N
211 Terrains 55 000
213 Constructions 120 000
1052 Écarts de réévaluation libre 175 000
Réévaluation de l’ensemble immobilier.

À compter de l’année N+1, l’amortissement à comptabiliser chaque année sera de 345 000/15 =


23 000 au lieu de 375 000/25 = 15 000.

7
Ce complément d’amortissement, qui ne sera pas repris sur l’écart de réévaluation libre, sera fiscale-

86
76
ment déductible (puisque l’écart de réévaluation a été pris en compte en N dans le résultat imposable).

02
49
:1
Si la cession avait lieu en décembre N+2 pour 550 000 €, cette cession serait ainsi comptabilisée :

28
2.
.7
77
.1
31.12.N+2

60
:1
42
462 Créances sur cessions d’immobilisations 550 000

61
83
775 Produits des cessions d’éléments d’actif 550 000

8
:8
06
Cession de l’ensemble immobilier

36
57
15
:2
675 Valeur comptable des éléments d’actif cédés 454 000

gia
olo
2813 Amortissements des constructions 196 000

hn
ec
(375 000 × 10/25) + (345 000 × 2/15)
sT

211 Terrains 100 000 + 55 000 155 000
de
re

213 Constructions 375 000 + 120 000 495 000


Lib

Valeur comptable
éit
rs
ive
n
:U
om
x.c
vo

2.  La réévaluation légale


lar
ho
sc
al.

Les immobilisations non amortissables devaient être évaluées à leur valeur d’utilité (valeur
n
tio
na

qu’un chef d’entreprise prudent et avisé accepterait de décaisser) au 31 décembre 1976. La


er
int

plus-­value a été portée dans un compte de réserve (compte 1053 « Réserve de réévaluation  »).
Les immobilisations amortissables devaient être évaluées à leur valeur nette comptable
indexée, l’index étant fonction de la date d’acquisition du bien. La plus-­value a été portée
dans un compte de provision réglementée (compte  146 « Provision spéciale de rééva-
luation »). Cette provision doit être reprise au cours de chacun des exercices suivants au
prorata des amortissements pratiqués (compte  78726 « Reprises sur provisions régle-
mentées (provision spéciale de réévaluation »).

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