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Notions : Mobilisation électorale, société civile Thème 1 : Le système politique démocratique

organisée, groupe d’intérêt

1-3 - Quelle est la contribution des organisations


politiques au fonctionnement de la démocratie ?

Activité 4 – Comment les organisations politiques contribuent-elles au fonctionnement de la démocratie ?


Greenpeace et le lobby du tabac

Objectifs :
 Comprendre la notion d’organisation politique
 Mettre en évidence les moyens utilisés

Tâche à réaliser :
 Sélectionner un exemple
 Répondre aux questions et compléter les tableaux

 Greenpeace

 une organisation politique…

Questions :
1. Compléter le tableau

Organisation politique valeurs


Objectifs : un ou
plusieurs ?
Mode de fonctionnement
Groupe d’intérêt identitaire
Support d’une cause

Document 1
En septembre 1971, un groupe de militants nord-américains, pacifistes et écologistes, embarquent à bord du Phyllis
Cormack pour protester contre les essais nucléaires américains prévus sur l'île d'Amchitka, au large de l'Alaska. Leur
but est d'empêcher ces essais en se plaçant au centre de la zone d'essai. Cette action fait sensation dans le monde entier
et atteint son but. En 1972, les Etats-Unis, sous la pression massive du public, annoncent la fin des essais nucléaires
atmosphériques.
Les militants de l'expédition cherchent alors un nom évocateur des problématiques qu'ils défendent : environnement et
pacifisme. Ce sera «Greenpeace».
Quelques années plus tard, en 1979, les bureaux européens, américains et ceux du Pacifique décident de mutualiser
leurs moyens et créent Greenpeace International.
Le bureau français, lui, ouvre en 1977. Mais en 1987, deux ans après l'attentat contre le Rainbow Warrior et suite à la
campagne de désinformation orchestrée par la France, il doit fermer ses portes. Greenpeace France rouvre finalement
deux ans plus tard, en 1989.
Les premières actions de Greenpeace concernaient la lutte contre le nucléaire et la protection des océans. Greenpeace
a ensuite progressivement élargi son combat : lutte contre le changement climatique, contre la pollution par les
produits toxiques, protection des forêts, dénonciation des OGM et des pesticides, promotion des énergies
renouvelables et de l’agriculture écologique.
Source : Greenpeace
Document 2 :

 Les moyens utilisés

Document 3 :
De la même manière que son mode d’organisation a peu varié depuis sa création, Greenpeace conserve un répertoire
d’action centré sur le procédé qui a garanti son succès : l’action directe non violente et médiatisée.
À l’origine de l’association, en 1971, trois Canadiens désireux de s’opposer à la réalisation d’un essai nucléaire
américain dans le Golfe de l’Alaska se sont embarqués sur un petit bateau dans le but d’aller s’interposer dans la zone
concernée, tout en ayant pris soin d’embarquer avec eux six journalistes, dont une équipe de la chaîne télévisée CBC.
Cette première action est un véritable mythe fondateur pour Greenpeace, « l’élément structurant d’un mode
opératoire » 
Cependant, à partir de la fin des années 1980, un deuxième axe vient compléter ce répertoire d’action (…).
Greenpeace l’aventurière est progressivement réorientée par certains de ses dirigeants vers un travail de négociation
avec les entreprises et les pouvoirs publics (…). À partir de là, l’activité de l’organisation écologiste s’articule
principalement autour d’un lobbying d’experts, relayé par l’action directe lorsque la négociation se révèle
infructueuse. (…)
En effet, si Greenpeace n’hésite pas à agir dans l’illégalité, au nom d’une légitimité à combattre les pratiques illégales
de certaines entreprises, elle s’est, en revanche, toujours refusée à causer des dégâts matériels, tout comme ses
militants ont pour consigne de ne jamais résister de manière violente aux forces de l’ordre : « L’action violente n’est
pas un moyen envisageable pour aboutir à la paix » 
Source : Nadège Fréour, Le positionnement distancié de Greenpeace, Revue française de science politique, 2004

Document 4 :
Un mois et demi après une action à la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle), des militants de Greenpeace se sont
introduits dans celle de Cruas-Meysse (Ardèche) pour « alerter » les autorités sur la « vulnérabilité » des piscines où
sont entreposés les combustibles usagés.
L’action a commencé vers 6 h 20 et s’est terminée environ deux heures plus tard. Cette centrale exploitée par EDF, qui
borde le Rhône, se situe à une quinzaine de kilomètres au nord de Montélimar (Drôme) et est constituée de quatre
réacteurs à eau sous pression. Vingt-deux militants antinucléaire l’ont investie en trois lieux différents, un premier
groupe allant à la rencontre des gendarmes pour « expliquer » leur action, selon Greenpeace. Un autre s’est dirigé vers
un bâtiment « accolé » à l’un des réacteurs de la centrale pour l’escalader ou y laisser des empreintes de mains à la
peinture afin de « démontrer son accessibilité ».
Enfin, quatre militants se sont suspendus à un bâtiment abritant une piscine de combustibles usagés et ont allumé des
fumigènes, d’après des vidéos diffusées par Greenpeace. « Certains se sont effectivement attachés à un des bâtiments,
il y a eu un petit feu d’artifice. L’action est désormais terminée et 22 personnes ont été interpellées ; une enquête
judiciaire est en cours », a annoncé la préfecture de l’Ardèche.
L’Autorité de la sûreté nucléaire (ASN), organisme indépendant, et EDF ont assuré que cette intrusion n’avait « aucun
impact sur la sûreté » des installations, en précisant que « les intrus[étaient restés en dehors de la zone nucléaire ».
Comme à chaque action de ce type, EDF va porter plainte et a condamné « des actions violentes d’un mouvement
multipliant les illégalités ».
« Nous voulons pointer du doigt les failles de sécurité des piscines d’entreposage du combustible usé, qui sont
conçues comme des bâtiments classiques avec une faible résistance. Il suffirait de faire un trou pour avoir un feu de
combustibles », a justifié Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de l’ONG, en rappelant le risque terroriste
en France.
Source : Sécurité nucléaire : des militants de Greenpeace s’introduisent dans la centrale de Cruas-Meysse, Le
Monde.fr avec AFP | 28.11.2017

Document 5 :
« Pour chaque secteur, en tant que lobbyiste, vous devez rencontrer régulièrement vingt à trente personnes de la
Commission : le fonctionnaire junior, l’administrateur principal, le chef de secteur, le chef d’unité… Vous devez
approcher l’échelon de base. C’est là que se rédigent les textes. Vous leur dites : “Ce point est important, car il y a tel
type d’intérêt en jeu”. Le vrai travail se fait au niveau de la Commission. Le député complètera un vide dans un projet
de directive, ou corrigera ce qui ne convient pas. Sur des sujets spécifiques, le parlementaire doit également être
convaincu. Nous devons donc le voir et le revoir, détaille le lobbyiste. Pour être écouté, nous devons porter un
message avec un contenu technique. »
Pour Antoine Féral, tout cela ne pose aucun problème. « Rien n’empêche que, une fois votre rendez-vous terminé,
votre interlocuteur rencontre une entreprise concurrente, une ONG qui vous veut du mal, ou des élus d’un village
concerné par l’activité de votre employeur… Chacun est libre de venir s’exprimer. Mais quand il y a des ONG qui
disent “pas de voiture en ville”, la discussion est bloquée d’entrée de jeu. Je préfère qu’une ONG dise “pas de voiture
qui pollue, mais faisons tout pour développer l’électrique” ».
C’est l’argument central des lobbyistes présents à Bruxelles : leur activité s’inscrit dans le débat démocratique. Les
ONG n’ont-elles pas également la possibilité de faire entendre leurs voix ? « Le lobbying, c’est le contre-pouvoir de la
société civile au sens large. C’est à dire celui des ONG, des milieux professionnels, des consommateurs, des syndicats
qui essaient de peser sur les processus de décision communautaires pour faire valoir leur point de vue. Le lobbying
fait partie intégrante du processus décisionnel à Bruxelles », estime par exemple Daniel Guéguen, lobbyiste auprès de
l’Union européenne depuis quarante ans. (..)
« Nous pouvons avoir l’impression que Greenpeace dispose d’une grosse force de frappe parce que leur bureau de
Bruxelles compte quinze salariés et un budget de 1,6 million d’euros en 2015 [8]. C’est la plus grosse ONG à
Bruxelles. Mais comparons la puissance de Greenpeace à celle de la Fédération européenne des industries chimiques,
le CEFIC [European chemical industrie council, ndlr]. Eux disposent de 150 employés et 40 millions de budget par
an, souligne Sylvain Laurens. Ce n’est pas à travers des campagnes d’influence concurrentes que les choses se
jouent. L’enjeu se situe au cœur des comités d’expertise, là où les organisations industrielles sont souvent les seules à
siéger. Les ONG n’ont pas toujours les moyens d’assister à ces huis-clos. Parce que le coût d’entrée est très élevé : il
faut parler un langage de toxicologue, être capable d’amener un rapport de 250 pages écrit par des scientifiques
qualifiés que l’on a éventuellement financés. »
Source : À Bruxelles, plongée dans le lobbying au quotidien, Observatoire des multinationales, 25 JANVIER 2017

Document 6 :
A:
Du 6 juillet au 25 octobre 2007 se tenait le "Grenelle de l’environnement" qui réunissait des représentants de l’Etat,
des ONG investies dans les questions environnementales, les partenaires sociaux et les collectivités locales. (…)
Les groupes de travail constitués au moment du Grenelle avaient définis des objectifs ambitieux dans de multiples
domaines : la biodiversité et les ressources naturelles, le changement climatique, les relations entre l’environnement et
la santé publique, les modes de production et de consommation, la question de la "gouvernance environnementale" ou
de la "démocratie écologique", la promotion de modes de développement durables favorables à la compétitivité et à
l’emploi, la conduite à observer vis-à-vis des organismes génétiquement modifiés (OGM), la gestion des déchets. (…)
Pour concrétiser les engagements pris, trente-trois chantiers opérationnels ont été lancés en décembre 2007 afin de
décliner les propositions d’action permettant l’application des conclusions du Grenelle. Ils devaient rendre leurs
premières conclusions au mois de mars 2008 afin d’alimenter le projet de loi de programmation sur l’environnement
qui devait être débattu au Parlement lors de la session de printemps. Plusieurs fois repoussé, le débat sur le projet de
loi de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement n’a débuté au Parlement qu’au mois
d’octobre : il a été adopté par l’Assemblée nationale le 21 octobre 2008 et transmis au Sénat.
Ce texte, dit "loi Grenelle 1", définit de grandes orientations et expose les choix faits sans pour autant toujours prévoir
leurs modalités concrètes d’application ou leur financement. Il traduit simplement au plan législatif les engagements
pris en octobre 2007.
B:
L'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF) a suspendu sa participation au processus du
Grenelle de l'environnement pour protester contre l'absence de concertation de la part du gouvernement, selon un
communiqué publié je aujourd'hui.
Source : Grenelle de l'environnement: l'Alliance pour la planète se fâche tout rouge, Libération, 6 décembre 2007

Questions :
1. Compléter le tableau

Définitions Moyens Exemples de moyens mis en place


par Greenpeace
Lobby Interne Contacts directs avec ceux quiVeille informationnelle/
font les lois Démarchage/analyses aux
parlementaires
externe Utiliser l’opinion publique Actions d’éclat/pétition
pour influencer les pouvoirs
publics
Coopération Participation institutionnalisé Dispositifs institutionnels et
à la prise de de négociation
décisions Peu Production d’informations
institutionnalisé aux pouvoirs publics
Contestation Recours à la force pour Grèves, manifestations,
contraindre les pouvoirs occupations de locaux
publics

2. Montrez qu’une même action peut être reliée à plusieurs moyens


3. Un groupe d’intérêt améliore-t-il toujours le fonctionnement de la démocratie?

Le lobby du tabac

Document 1 :
Le lobby du tabac est composé de trois acteurs unis par de puissants liens d'intérêts. Vous avez d'abord les «Big Four»,
les quatre multinationales qui contrôlent plus de 95% du marché français: Philipp Morris (Marlboro) British American
Tobbacco (Lucky strike, Dunhill..), Imperial Tobbacco (Gauloises, News..) et Japan Tobbaco (Camel, Winston...).
Vous avez ensuite les buralistes qui ont en France le monopole de la vente de cigarettes et passent un contrat de
gérance avec l'Etat. Le troisième acteur se trouve à Bercy. Sur les 18 milliards d'euros que génère chaque année
l'industrie du tabac, le ministère des Finances en récolte 15 milliards sous forme de taxes.
Source : Marc Lomazzi ,«Le lobby du tabac est composé de trois acteurs: le Big Tobacco, les buralistes et Bercy»,
Par Eugénie Bastié , Le Figaro, 15/05/2015

Document 2 :
Touraine (ministre de la Santé deF.Hollande) se sait sous surveillance. Les buralistes ont allègrement repris son
surnom de «MST», inventé par les médecins dès 2012, et affichent son portrait dans leurs bureaux de tabac en mode
«dead or alive». Car depuis qu’elle est en poste, la ministre des Affaires sociales avance démasquée : elle veut
instaurer le paquet neutre et obtenir une hausse maousse du prix des cigarettes pour enrayer la consommation,
responsable en France de 70 000 morts par an. L’Europe prend le chemin du paquet neutre, mais Touraine veut aller
plus vite et doit pour cela convaincre François Hollande. (…)Le hic, c’est qu’en matière de santé publique, le chef de
l’Etat est un libéral : l’homme qui n’a jamais fumé n’est pas loin de penser que chacun est responsable de sa santé. Ex-
député d’un département rural, le Président garde ses antennes chez les buralistes. Depuis 2012, il est tétanisé à l’idée
d’une coagulation des corporatismes. (…) En juillet 2014, l’heure des arbitrages a sonné : ce sera paquet neutre mais
sans hausse de prix. (…)
En septembre, le président de la puissante confédération des buralistes, Pascal Montredon, tombe donc de sa chaise
quand elle annonce le paquet neutre. «On était en confiance», pleure-t-il au téléphone de Touraine. La guerre ne fait
que commencer. Les Big Tobacco s’organisent. Quatre fabricants se partagent le marché mondial : British American
Tobacco (Lucky Strike), Japan Tobacco (Camel), Imperial (Gauloises) et Philip Morris (Marlboro). Agences de
communication, cabinets d’avocats - dont August Debouzy, l’avocat historique de Philip Morris en France, cabinet de
conseil en entreprises - le nom politiquement correct des lobbyistes : aucune strate d’influence n’est oubliée. Pour le
compte de Philip Morris, c’est Rivington qui va diriger toute la bataille. (…)
Sur la loi santé, c’est Matthieu Sassier qui est à la manœuvre pour Rivington. A peine trentenaire, passé par Havas et
le Sénat, où il a été brièvement assistant parlementaire, Sassier nage dans les eaux socialistes depuis quelques années.
Pour démonter le paquet neutre et toute hausse de prix, la palette de Rivington sera infinie : rendez-vous en tête-à-tête,
colloque à un jet de pierre du Palais-Bourbon, amendements livrés clés en main et même, comme le révélera le
magazine Challenges, une collecte de signatures parlementaires contre le paquet neutre via un mail où Rivington se
fait passer pour un député notoirement pro-tabac, le socialiste Jean-Louis Dumont. En 2014, lors d’un débat hyper
technique sur la fiscalité du tabac, le député de la Meuse a reconnu sans ambages avoir «reçu une aide
extérieure» pour affûter ses arguments.
Dans les moments chauds - veille de dépôt des amendements ou de séance publique -, l’intégralité du cabinet
Rivington carburera au tabac, sans compter les stagiaires, formés sur le tas pour harceler les parlementaires au
téléphone. Nom par nom, un «mapping» des anti-tabac et des élus «plus soft» - comprendre vacillants ou perméables -
est établi. Fils de buralistes, Alexis Bachelay était déjà sensibilisé à ces problématiques, et pour lui, la ligne Touraine
était «jusqu’au-boutiste». Par l’entremise de Rivington, le député PS des Hauts-de-Seine rencontre alors le patron
d’un des Big Tobacco, qui lui explique que «le seuil répression-prévention est atteint», avant de lui présenter
des «produits alternatifs moins nocifs que la cigarette» sur lequel l’industrie phosphore à bloc, comme le tabac
chauffé. «Les règles du jeu sont claires, chacun son métier : on écoute et on se fait sa propre idée»,justifie Bachelay.
(…)
Tout puissants, les fabricants œuvrent jusqu’à l’autre bout du monde. Il y aura même une manif de petits producteurs
de tabac indonésiens devant l’ambassade de France à Jakarta. Avec des pancartes surréalistes en français
bancal, «Paquet neutre: non». A Paris, KPMG diligente un rapport sur la contrefaçon au printemps 2015 et le cabinet
FTI Consulting, qui conseille l’industrie cigarettière, s’associe à l’institut Odoxa pour réaliser un sondage expliquant
que les Français jugent le paquet neutre - qui n’existe pas encore - inefficace. (…)
Une note circonstanciée signée par Marc-Pierre Mancel, chargé de la santé au PS, atterrit aussi sur le bureau de
Hollande. Paquet neutre sans effet sur le tabagisme en Australie, problèmes de propriété intellectuelle, explosion du
marché parallèle : sur 7 pages, tous les arguments du lobby y passent. Et pour cause, le document Word envoyé par
Mancel a été créé par Sassier pour le compte de Rivington avant d’être forwardé à la présidence !
Source : Laure Bretton, Paquet neutre : les trouvailles de sape du lobby du tabac, Libération, 26 juillet 2017

Document 3 :
Un "principe de transparence des relations d’influence de l’industrie du tabac". C'est ce qu'impose, depuis le mois de
mars, la loi de modernisation du système de santé adoptée l'an passé. Une loi qui met en lumière le travail de lobbying
de l'industrie du tabac en France. Notamment auprès des élus.
C'est ce qui ressort des documents disponibles en ligne sur le site du ministère de la Santé. Dans le détail, on constate
ainsi que 53 parlementaires ont reçu en 2016 un total de 6.629 euros de cadeaux de la part de Japan Tobacco
International. Un groupe qui possède, entre autre, les marques Winston ou Camel.
Le géant mondial a ainsi fait parvenir à 38 parlementaires une bouteille de champagne, à l'occasion des vœux en
janvier. Parmi eux, des personnalités de droite : Bernard Accoyer, Benoist Apparu, François Baroin, Nicolas Dupont-
Aignan ou André Santini, Laurent Wauquiez ou Eric Woerth. Autre cadeau : des invitations, d'une valeur de 151 ou
165 euros. Selon BFMTV, il s'agirait de places pour Roland-Garros ou des avant-premières. Deux députés se
retrouvent ainsi sur le "podium" de Japan Tobacco : Jean-François Mancel (529 euros) et Marie-Christine Dalloz (379
euros). Rapport de cause à effet ? Tous deux ont en tout cas soutenu nombre d’amendements pro-tabac ces dernières
années.
Source : Lobbying de l'industrie du tabac : 53 parlementaires ont reçu des cadeaux (mais tous ne les ont pas acceptés),
LCI, 09/2017

Document 4 :
Plusieurs centaines de buralistes venus de toute la France ont manifesté ce mercredi matin aux abords de Paris et dans
la capitale. Ils ont notamment mené une opération escargot sur le boulevard périphérique. En début d'après-midi, une
manifestation composée de délégations départementales de buralistes a démarré aux abords du ministère de la Santé
en direction de l'Assemblée nationale. Auparavant, à la mi-journée, les manifestants se sont rendus près du ministère
pour y déverser une tonne de carottes, le symbole de leur commerce. Ils se sont approchés à pied alors que le bâtiment
était protégé par les forces de l'ordre. (…)
Sous le slogan «Une France sans buralistes ?», ils dénoncent les nouvelles hausses de taxes décidées par le
gouvernement d'Edouard Philippe afin de porter à terme le prix du paquet de cigarettes à 10 euros. Leur argument :
cette hausse va favoriser la contrebande, inciter les consommateurs à s'approvisionner dans les pays frontaliers et
menacer l'existence des bureaux de tabac en les privant d'importantes recettes.
Le président de la Fédération des buralistes d'Île-de-France, Bernard Gasq, interrogé sur franceinfo, estime que la
hausse du paquet menace de fermeture environ «5 000 débitants». «On a d'ailleurs déjà vu que les augmentations de
prix successives n'avaient rien produit sur la santé publique», ajoute-t-il. Il explique aussi que la comparaison avec
d'autres pays qui taxent fortement le tabac ne tient pas : «Tous ces pays ont des frontières fermées. Nous, on a toutes
les frontières ouvertes, alors on ne pourra pas faire de politique de santé. C'est comme si on mettait de l'eau dans une
cuvette alors qu'elle est percée.»
Source : Tabac : les buralistes manifestent contre le paquet à 10 euros, Le Parisien, 04 octobre 2017
Questions :
1. Compléter le tableau (docs 1 et 2)

Organisation politique valeurs


Objectifs : un ou
plusieurs ?
Mode de fonctionnement
Groupe d’intérêt identitaire
Support d’une cause

2. Compléter le tableau (docs 2 à 4)


Définitions Moyens Exemples de moyens mis en place
par Greenpeace
Lobby Interne Contacts directs avec ceux quiVeille informationnelle/
font les lois Démarchage/analyses aux
parlementaires
externe Utiliser l’opinion publique Actions d’éclat/pétition
pour influencer les pouvoirs
publics
Coopération Participation institutionnalisé Dispositifs institutionnels et
à la prise de de négociation
décisions Peu Production d’informations
institutionnalisé aux pouvoirs publics
Contestation Recours à la force pour Grèves, manifestations,
contraindre les pouvoirs occupations de locaux
publics

3. Montrez qu’une même action peut être reliée à plusieurs moyens


4. L’influence d’un lobby sur le fonctionnement de la démocratie est-elle toujours positive ?