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O U T I L D I D A C T I Q U E

ISOLATION THERMIQUE DES BÂTIMENTS

Université de Liège
O U T I L D I D A C T I Q U E

Isolation thermique des bâtiments

REMERCIEMENTS
Cet outil didactique a été
conçu et réalisé avec le soutien de Nous tenons à remercier les personnes et entreprises qui ont bien
la Région wallonne par le voulu autoriser l’utilisation de leurs photographies.
CIFFUL
Université de Liège Les architectes :
- Artau scrl
Paul WAGELMANS
- fhw, partenaire de l'action "Construire avec l'Energie"
& - Luc BODDIN, partenaire de l'action "Construire avec l'Energie"
Jean-Marc GUILLEMEAU - Joël COUPEZ, partenaire de l'action "Construire avec l'Energie"
- Jean-Marie DELHAYE, partenaire de l'action "Construire avec
Marie-Claire PIRENNE
l'Energie"
Brigitte ORTMANS - Manfred LEHRO
Jean WAGELMANS - Léo MICHAELIS, partenaire de l'action "Construire avec
l'Energie"
- Nathalie RIES
Avant-projet - Eric VANDEBROEK, partenaire de l'action "Construire avec
Catherine BALTUS l'Energie"

Les entreprises :
Comité de lecture - Eurobau - partenaire de l'action "Construire avec l'Energie"
- Vinay HODY
Université de Liège - Marc LIEVENS
Marc NOIRHOMME
Géraldine DUPONT Les organismes :
- CNAC
- CSTC
Université catholique de Louvain - Niedrig Energie Institut (D)
Claude CRABBÉ
Les firmes :
- Actis et tout particulièrement Olivier FERNANDEZ
- Ecobati et tout particulièrement Yannick NOEL
- Foamglas et tout particulièrement Emmanuel SELECK
- Renson et tout particulièrement Sébastien LABILLOY
- Rockwool et tout particulièrement Jean-Pierre BUSSCHOTS
- Unilin et tout particulièrement Claude VIGNOUL
ainsi que
Université de Liège - Argex
- Batiplum
- Celit
- Claytec
- Daewool
- Ecolith
- Eternit
- Ewitherm
- Fingo
- Gutex
- Gyproc
- Hoffmann et Dupont
- Homatherm
- Isocell
- Isoproc & Pro clima
Editeur responsable :
- Isover
S. Vanthourenhout
- Menuiserie Générale Desclée Frédéric
Rue Royale 45
- Natilin
1000 Bruxelles
- Pierret-system
Dépôt légal - Recticel Belgium
D/2009/1698/01 - Sibli
- Technichanvre
- Thermofloc
- Thermo-hanf
OUVRAGES UTILES

Brochures éditées par la Région wallonne


ο La ventilation des logements
ο Condensation et moisissures
ο Isolation thermique de la toiture plate
ο Isolation thermique de la toiture inclinée
ο Les fenêtres
ο Isolation thermique des murs creux 1 2 3
ο Isolation thermique des murs pleins
ο Optimisez votre maison - (1)
ο Construire avec l'énergie - guide pratique - (2)
ο Construire avec l'énergie - brochure technique - (3)
Guides pratiques pour architectes, édités par la Région wallonne
ο L'isolation thermique des murs creux
ο L'isolation thermique des toitures inclinées
ο La ventilation et l'énergie
ο La fenêtre et la gestion de l'énergie
4 5
ο La rénovation et l'énergie
ο L'isolation thermique des façades à structure bois
ο L'isolation thermique de la toiture plate
ο La conception globale de l'enveloppe et l'énergie
ο L'isolation thermique des façades verticales
Guides pratiques édités par le FFC
ο Isolation thermique des toitures inclinées - (4)
ο Isolation thermique des murs creux - (5)
ο La ventilation naturelle des habitations - (6)
ο La ventilation mécanique des habitations - (7) 6 7

La Terre est notre maison - (8)


Construire, rénover, habiter, en respectant l'Homme et l'environnement
de Françoise JADOUL - éditions Luc Pire - 2002

L’isolation écologique - (9)


Conception matériaux mise en œuvre
de Jean-Pierre OLIVA - éditions Terre vivante - 2001

Isoler la maison Préserver la planète - (10)


de Paul Wagelmans - éditions Nature & progrès - 2004 8 9 10

Guide pratique édité par la Région wallonne


Mettre en œuvre la performance énergétique
des bâtiments - (11)

11
Cet outil didactique se compose
de 8 modules, chacun étant défini par

une table d’orientation,

des fiches analyses


Université de Liège

Outil didactique disponible


auprès du
Fonds de Formation
professionnelle et des fiches outils.
de la Construction

Rue Royale 45
1000 Bruxelles
Tél.: 02 210 03 33
Fax : 02 210 03 99
http://www.laconstruction.be
E-mail : info@fvbffc.be
A

INTRODUCTION

Aujourd'hui, plus personne ne nie le lien entre la


consommation des énergies fossiles, les émissions
de CO2 et le réchauffement climatique; plus
personne ne peut éviter l'augmentation du coût
des énergies.

Aujourd'hui, chacun doit réagir. Et la meilleure


énergie est celle que nous ne consommons pas.
Aussi, l'isolation renforcée des habitations devient-
elle indispensable.

La Directive européenne sur la performance


énergétique des bâtiments, approuvée fin 2002,
impose que la réglementation thermique évolue.
C'est tout le secteur de la construction qui doit
s'adapter vers une amélioration de la qualité
énergétique de ses ouvrages.

L'outil pédagogique proposé ici ambitionne de


rencontrer le défi urgent de concilier confort de
l'habitation et économie d'énergie. A travers de
nombreux schémas et photographies, il illustre
l'importance du soin à apporter dans la mise en
œuvre de l'isolation, facteur essentiel de la per-
formance énergétique.

Cet outil démontre aussi le besoin d'évolution des


différents métiers de la construction et guide le
M. Grégoire,
professionnel vers une meilleure compréhension Directeur de la Direction
des bâtiments durables
des techniques permettant d'économiser l'énergie.
du Service public de Wallonie.

R. Hinnens,
Le défi à relever est grand mais indispensable car
Président du Fonds de Formation
c'est la planète que nous devons préserver. professionnelle de la Construction.
B

CONTENU DE L’OUTIL DIDACTIQUE

INDEX
Où trouver l’information
à partir d’un mot ?

Le présent document est un outil destiné aux


professeurs et formateurs des métiers de la Pourquoi isoler ?

ENJEUX
construction. Il développe la thématique de Quels impacts
l’isolation des différentes parois dans une sur ma maison ?
habitation unifamiliale. Et sur ma planète ?

Il contient

PRINCIPES
− un index, Quels principes
− huit modules. faut-il respecter
pour bien isoler ?

Chaque module se structure comme suit.

MATERIAUX
 Une table d’orientation. De quels matériaux
Elle présente les liens logiques entre les d’isolation
différentes fiches. disposons-nous ?
Comment choisir ?
 Des fiches analyses.
Elles offrent des contenus qui peuvent être
présentés sous forme de transparents ou de Comment
photocopies bien mettre en oeuvre
ο pour développer un module ou partie de MURS
l’isolation dans les
celui-ci, différents types de
ο pour constituer un cours avec un objectif parois verticales ?
spécifique.
PLANCHERS

 Des fiches outils. Comment


Elles présentent des suggestions pédagogiques, bien mettre en oeuvre
des questions-problèmes et leur solution, des l’isolation dans les
listes de contrôle... Ces propositions ne différents types de plancher ?
demandent qu’à être améliorées par le
professeur ou le formateur. Il lui appartient de
s’en inspirer ou de les adapter
FENETRES

Comment choisir et
ο à son public qu’il connaît mieux que
bien mettre en oeuvre
quiconque,
ο au temps et aux moyens dont il dispose, des fenêtres
ο aux objectifs qu’il vise. performantes ?
TOITURES

Comment
Les professeurs et formateurs sont autorisés bien mettre en oeuvre
à reproduire les fiches qui composent cet l’isolation dans les
outil didactique sous la réserve qu’elles différents types de toiture ?
soient strictement utilisées dans un
contexte de formation.
RACCORDS

Comment réaliser des


raccords performants ?
C0
INDEX

INDEX
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
C1

- Université de Liège - 2009


INDEX

Mot-clé Renvoi vers les fiches analyses

A
enjeux fenêtres fenêtres fenêtres fenêtres
apports solaires 9 6 7 8 10
matériaux planchers raccords
argile expansée 3 5 4

B
raccords murs

C I F F U L
blower door 11 9

C
matériaux murs planchers planchers toitures raccords
cellulose 7 9 5 6 8 4
matériaux
chanvre/chènevotte 7
matériaux
chaume 3
principes raccords
classes de pare-vapeur 13 5
coefficient de conductivité principes matériaux matériaux
thermique (λ) 4 2 4
coefficient de résistance à la raccords raccords principes matériaux
diffusion de vapeur d’eau (μ) 5 8 7 4

index
coefficient de transmission principes murs planchers fenêtres fenêtres toitures

thermique (U) 5 2 2 3 4 2
raccords
collage 4
matériaux
comportement au feu 4
principes principes principes toitures raccords
condensation interne 11 12 13 5 8
principes principes principes
condensation superficielle 8 9 10
matériaux
conditionnement 4

conductivité thermique (λ)


principes matériaux matériaux
4 2 4
enjeux enjeux principes
confort thermique 9 10 15
enjeux enjeux enjeux enjeux principes principes
consommation 6 7 8 9 3 15
continuité (isolation, pare- principes principes principes murs raccords

vapeur et sous-toiture) 7 8 11 4 2à9


matériaux
coton 3
murs murs
crépi 6 7

1
C2

- Université de Liège - 2009


INDEX

Mot-clé Renvoi vers les fiches analyses

D
matériaux
déchets d’isolation 13
enjeux
développement durable 2 à 11
principes principes matériaux raccords raccords
diffusion de vapeur d’eau 7 13 4 5 8

C I F F U L
E
matériaux
écobilan 4
enjeux
effet de serre 3
enjeux enjeux
énergie 2 4 à 11
matériaux
énergie grise 4
enjeux
énergie primaire 9
principes murs murs planchers fenêtres toitures raccords
étanchéité à la vapeur d’eau 13 8 12 10 11 14 5+8
principes principes murs planchers fenêtres toitures raccords
étanchéité à l’air et au vent 11 15 12 10 11 14 11

index
murs murs planchers fenêtres toitures raccords
étanchéité à l’eau 8 12 10 11 14 8
fenêtres fenêtres raccords
exfiltration 2 9 11

F
fenêtres fenêtres fenêtres
facteur solaire (g) 4 6 11
toitures
faux-plafond 13
matériaux matériaux
fibragglo 3 11
matériaux matériaux
fibre de bois 3 9
matériaux
fibre de coco 3

principes matériaux raccords


freine-vapeur 13 12 5
principes principes fenêtres fenêtres fenêtres raccords
fuites d’air 11 15 2 9 11 11

G g (facteur solaire)
fenêtres
4
fenêtres
6
fenêtres
11

2
C3

- Université de Liège - 2009


INDEX

Mot-clé Renvoi vers les fiches analyses

H
matériaux
hydrophile 4
matériaux
hydrophobe 4

I
matériaux

C I F F U L
impact sur la santé 4
matériaux
impact sur l’environnement 4
fenêtres fenêtres raccords
infiltration 2 9 11
raccords murs
infiltrométrie 11 9
raccords murs planchers toitures
insufflation 4 9 5 8
fenêtres
intercalaire 5
matériaux
isolant mince réfléchissant 11

index
J
matériaux fenêtres fenêtres fenêtres raccords raccords raccords
joint d’étanchéité 12 2 9 11 5 6 7

K
principes principes
K (niveau K) 6 3
enjeux
Kyoto 4

L
matériaux matériaux
laine de bois (WW) 3 9
matériaux matériaux planchers planchers raccords
laine de mouton 3 10 6 5 4
matériaux matériaux planchers toitures raccords
laine de roche (MW) 3 5 5 12 4
matériaux matériaux
laine de verre (MW) 3 5
matériaux matériaux murs
laine minérale (MW) 3 5 7
principes matériaux matériaux
lambda (λ) 4 2 4
matériaux matériaux toitures
liège (ICB) 3 8 6
matériaux matériaux
lin 3 8

3
C4

- Université de Liège - 2009


INDEX

Mot-clé Renvoi vers les fiches analyses

M
principes
maison basse énergie 3
principes
maison passive 3
manipulation de l’isolation matériaux

sur chantier 13

C I F F U L
matériaux
marquage CE 3
matériaux
matière première 4
principes principes
moisissures 9 12
mousse phénolique, matériaux

formaldéhyde de phénol 3
matériaux matériaux
mousse polyéthylène 3 5
matériaux murs murs planchers toitures raccords
mousse synthétique 3+5 4+6 17 5 6+7 4
mu (μ), coefficient de résistance principes principes matériaux raccords raccords

à la diffusion de vapeur d’eau 7 13 4 5 8

index
N niveau d'isolation thermique
globale (K)
principes
6
principes
niveau K 6

P
matériaux matériaux
panneaux autoportants 3 12
matériaux murs murs raccords raccords
pare-pluie 12 2 8 à 11 8 9
principes matériaux murs planchers toitures raccords
pare-vapeur 13 12 2+8 2+4+9 2 à 14 5+6+7
enjeux principes principes
parois chaudes 10 10 15
enjeux principes principes
parois froides 10 9 10
PEB - performance énergétique enjeux principes principes

du bâtiment 9 3 15
matériaux matériaux
perlite (EPB) 3 6
matériaux matériaux
plumes de canard 3 10

4
C5

- Université de Liège - 2009


INDEX

Mot-clé Renvoi vers les fiches analyses

P
principes principes principes raccords
pont thermique 8 9 10 13 à 29
protection de l'isolation sur matériaux
chantier 13
fenêtres fenêtres fenêtres
protection solaire 8 10 11
enjeux

C I F F U L
protocole de Kyoto 4
pollution et impact sur enjeux matériaux

l’environnement 6 4
matériaux matériaux
polystyrène expansé (EPS) 3 5
matériaux matériaux
polystyrène extrudé (XPS) 3 5

Q
principes principes
qualité de l'air 14 15

R
principes fenêtres principes principes raccords
raccords 7 2 8 13 tout

index
matériaux matériaux planchers
réflecteur mince 3 11 5
enjeux
règlement thermique wallon 5
matériaux matériaux raccords
roseau 3 9 4

S
principes matériaux toitures toitures raccords raccords raccords
sous-toiture 13 12 3 8 8 9 19
stockage de l'isolation sur matériaux

chantier 13

T
enjeux enjeux
température de confort 9 10
toitures toitures
toiture chaude 6 7
toitures toitures
toiture froide 5 8
toitures
toiture inversée 7
toitures toitures toitures
toiture verte 9 10 11
fenêtres fenêtres
transmission lumineuse (TL) 7 4

5
C6

- Université de Liège - 2009


INDEX

Mot-clé Renvoi vers les fiches analyses

T
principes murs planchers fenêtres toitures
transmission thermique 5 2 2 3+4+5 2
matériaux
tri des déchets sur chantier 13

U U (coefficient de

C I F F U L
principes murs planchers fenêtres toitures

transmission thermique) 5 2 2 3+4+5 2


principes
Umax 5

μ (prononcer mu)
principes principes matériaux raccords raccords
7 13 4 5 8

V
principes matériaux matériaux
valeur lambda (λ) 4 2 4
principes principes matériaux raccords raccords
valeur μd 7 13 4 5 8
principes principes principes principes matériaux raccords raccords
vapeur d'eau 12 9 7 13 4 5 8
principes principes principes fenêtres fenêtres
ventilation 10 14 15 9 10

index
matériaux matériaux
vermiculite (EV) 3 6
matériaux matériaux murs planchers toitures raccords raccords
verre cellulaire (CG) 3 6 4 8 12 2 4
principes principes
volume protégé 2 16 à 20
raccords matériaux
vrac 4 4

6
D0

ENJEUX

Titre de la fiche N°

table d’orientation

ENJEUX
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
LES ENJEUX DE L’ISOLATION 2
LIMITER L’EFFET DE SERRE 3
VISER LES OBJECTIFS DE KYOTO 4
RESPECTER LA NOUVELLE RÈGLEMENTATION PEB 5
POLLUER MOINS 6
ATTÉNUER NOTRE DÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE 7
RÉDUIRE LES INÉGALITÉS NORD-SUD 8
OPTER POUR UNE MAISON PERFORMANTE 9
AVOIR PLUS DE CONFORT 10
ÉCONOMISER L’ÉNERGIE 11

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 12
QUESTION-PROBLÈME : Pourquoi isoler ma maison ? 13
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 14
QUESTION-PROBLÈME : Et si l’on réduisait tout à 10 ... 15
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 16
QUESTION-PROBLÈME : Est-ce vraiment important d’isoler sa maison ? 17
D1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Pourquoi isoler ma maison ?

les enjeux de
l’isolation

C I F F U L
12-13

Penser globalement

limiter polluer
l’effet de serre moins
16-17
3 6

atténuer notre
viser les dépendance

table d’orientation
objectifs de énergétique
7
Kyoto
4
réduire
les inégalités
Nord/Sud
respecter la 8
nouvelle règle-
mentation 14-15
PEB 5

Agir localement

opter pour
une maison économiser
performante l’énergie
9 11
E N J E U X

avoir plus de
confort
10

1
D2

Penser globalement ma planète

limiter l’effet
de serre lutter contre le
3 réchauffement
climatique
épargner les polluer moins
réserves
6 empêcher les
pluies acides
réduire les
inégalités
nord/sud atténuer les
8 tensions
géopolitiques
Pourquoi
éviter
isoler ma les crises
atténuer notre énergétiques
viser les dépendance maison ?
objectifs de énergétique
7
Kyoto
4

opter pour
répondre à la une maison
directive performante
9
européenne sur avoir
la PEB plus de
économiser confort
m respecter la l’énergie 10
a nouvelle règle- 11
mentation n
ré PEB 5 s o
PEB = performance gi a i
énergétique des on m
bâtiments
ma

Agir localement
Les enjeux de l’isolation

2
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D3

Le soleil rayonne de l’énergie

Le rayonnement solaire est en


grande partie absorbé par la
Terre et est réémis sous
forme d’infrarouges A cause du CO2,
vers l’espace. les infrarouges
L’effet de serre est
sont réfléchis vers la Terre.
un phénomène naturel
Le renforcement de cet effet
indispensable à la vie sur Terre.
dû aux activités humaines
réchauffe la Terre et
perturbe les équilibres
climatiques.

Les bâtiments, les


transports et les industries utilisent
du pétrole, du gaz, du charbon. En les
brûlant, ils rejettent d’importantes quantités de
Limiter l’effet de serre gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère.

3
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D4

1997
A Kyoto, 160 pays se réunissent pour
1992 discuter des mesures pour faire face au
Le Sommet Planète Terre de Rio reconnaît un réchauffement planétaire. 2002
lien évident entre le développement Lors du sommet mondial de Johannesbourg, des
économique et la nécessité de protéger décisions internationales sont prises sur
l’environnement. la gestion de l'eau, l'énergie, la santé,
l'agriculture et la diversité biologique.

1987
Le rapport Bruntland définit la notion de
développement durable:
“ répondre à nos besoins présents
sans compromettre ceux des
2005
générations à venir ”.

Février 2005,
1982 c’est l’entrée en vigueur
du protocole de Kyoto.
La Directive Seveso établit des
exigences internationales en vue de prévenir Avec 140 autres pays dont la Russie, le
les accidents majeurs sur des sites industriels Japon, le Canada et la Chine, la
et à limiter leurs conséquences pour l’homme Belgique s’engage dans des démarches
et l’environnement.
concrètes notamment pour:

- limiter la production
1977 de gaz à effet de serre;
A Nairobi, la communauté
internationale établit un plan - renforcer l’efficacité
d’action pour
1972 énergétique des bâtiments,
combattre la A Stockholm, pour la première fois, du transport et des industries;
désertification. l’environnement
est placé au niveau des - accroître l’utilisation
préoccupations internationales.
d’énergies alternatives.

Viser les objectifs de Kyoto

4
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D5

2002
De nouvelles obligations
1996 La Directive européenne impose à chaque état-membre le respect de nouvelles
obligations en matière de performance énergétique des bâtiments (PEB).
Les années de prise de conscience
Les exigences sont renforcées : K 55 + Umax pour
chaque type de paroi + ventilation obligatoire.

2009
1985
Les années de tâtonnement
Prise de conscience de l’importance de l’isolation La Région wallonne met en place
thermique. La Région wallonne impose un niveau une nouvelle règlementation visant
d’isolation global pour les bâtiments neufs : K 70 la performance énergétique des
bâtiments (PEB):
le niveau de consommation
d’énergie primaire du logement
Ew doit être inférieur à 100.
1973
Choc prétrolier Ceci implique :
Augmentation du prix de l’énergie. Chacun isole, calfeutre... - un niveau d’isolation renforcé
en créant parfois des problèmes d’humidité. (max. K45),
- le respect de la norme de
ventilation de 1996,
- un système de chauffage
Avant 1973 performant,
- un système de production d’eau
Les années d’insouciance chaude sanitaire efficace.
L’énergie est bon marché; les habitations
ne sont pas isolées et très peu étanches.

Respecter la nouvelle règlementation PEB

5
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D6

Extraction Transport Raffinage Transport Consommation

Lorsqu’on brûle un combustible fossile (pétrole, gaz ou charbon), on produit du gaz carbonique (CO2), gaz inoffensif mais qui contribue à l’effet de serre.
Il ne faut pas oublier que l’on produit également beaucoup de polluants :
NOx, SOx... responsables des pluies acides, des composés organiques volatils (COV), du monoxyde de carbone (CO, gaz mortel)...

Plus nous consommons,


plus nous polluons !

Po l l u e r m o i n s

6
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D7

98 % de l’énergie que consomme


la Wallonie provient de l’extérieur

. uranium 31 %
. pétrole 30 %
. gaz 20 %
. charbon 14 %
. bois 3 %

. hydroénergie
. éolien
. solaire
. biomasse

La Wallonie ne produit que 2 %


de l’énergie qu’elle consomme

Source : Région wallonne - bilan 2004

Atténuer notre dépendance énergétique

7
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D8

Au nord, 20 % de la population mondiale


produisent 30% du pétrole
mais en consomment 70 % !

Europe
Amérique
du Nord

Asie

Moyen-Orient

Afrique

Amérique
du Sud

Au sud, 80 % de la population
mondiale produisent 70 % du pétrole
mais n’en consomment que 30 % !

Réduire les inégalités nord/sud

8
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D9

Une maison performante préserve l’énergie

 en tenant compte  en limitant les pertes par


- des apports solaires, - une meilleure isolation,
- des apports internes, - une ventilation régulée,
- de l’énergie primaire . - un système de chauffage efficient.
Augmenter les apports solaires
permet de réduire les
besoins de chauffage.

Pour obtenir la température de confort désirée,


la somme des apports........................... doit compenser ............................la somme des pertes.
apports
solaires
Énergie pertes par l’ensemble
apports nécessaire des parois
internes pour
conserver la
température pertes dues
de confort à la ventilation
chauffage désirée
pertes de
l’installation
de chauffage

Isoler les parois :


une priorité pour

pertes à la transformation
et à la distribution
énergie utilisée pour
le chauffage et
l’eau chaude sanitaire
énergie primaire L’énergie primaire est l’énergie directement prélevée à la planète.
économiser l’énergie
Elle comprend l’énergie consommée pour la chauffage et l’eau chaude sanitaire et garantir le confort !
mais aussi les pertes nécessaires pour transformer la “matière première”
(pétrole, gaz, uranium...) en énergie utilisable (mazout, gaz naturel, électricité...).

Opter pour une maison performante

9
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
D10

Le confort que l’on ressent dans une pièce dépend :


- de la température de l’air ambiant,
- de la température de surface des parois environnantes.

Température de
confort =
T° parois + T° air .
2
20 °C
maison non isolée maison isolée

Une maison mal ou peu isolée 29°C Une maison bien isolée
présentera des parois froides; 20°C présentera des parois chaudes ;
il faut chauffer plus pour 22°C la température de confort sera
atteindre la température 18°C aisément atteinte avec peu de chauffage.
de confort. 11°C

-10°C -10°C

T° extérieure T° paroi T° air T° de confort T° air T° paroi T° extérieure

Isoler les parois :


une priorité pour
économiser l’énergie
et garantir le confort !

Av o i r p l u s d e c o n fo r t
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
D11

En Région wallonne,
on peut économiser l’énergie
en agissant sur : les bâtiments les transports les industries

Dans un bâtiment,
on peut économiser l’énergie
en agissant sur : l’enveloppe les systèmes les comportements

Au niveau
de l’enveloppe,
on peut économiser l’énergie
en agissant sur : l’isolation thermique les apports solaires

Economiser l’énergie
E N J E U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

11
D12

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable de :


- donner des arguments en faveur de l'isolation thermique,
- resituer les enjeux de l'énergie en relation avec la planète, la
région, la maison.

C I F F U L
Durée
2 à 4 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- un tableau ou une grande feuille
- des post-it (5 par apprenant
- un rétroprojecteur)

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 4 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Pourquoi isoler ma maison ?”

fiche outil
Subdiviser le tableau en 3 zones :
- ma planète,
- ma région,
- ma maison.
13

2. Récolter les idées et les trier avec les


apprenants.

3. Engager les discussions et placer les post-it


suivant les 3 zones.
2
Etablir des liens entre les différentes idées
proposées.

4. En fonction des questions posées par les


apprenants, expliciter certaines notions avec
les fiches analyses. 3 à 11
E N J E U X


Évaluation
Utiliser en prétest et en post-test le questionnaire de la fiche 17
pour vérifier les acquis des apprenants.

12
D13

ma planète
QUESTION - PROBLÈME

Pourquoi
isoler ma
maison ?

m
a n
ré s o
gi i
on ma
ma

E N J E U X fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

13
D14

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable de :


- décrire les inégalités nord/sud dans la production et la
consommation du pétrole,
- proposer des solutions pour réduire les inégalités.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 15
- un rétroprojecteur

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 4 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Comment produit-on et consomme-t-on
le pétrole dans le monde ?”

fiche outil
Demander aux apprenants de répartir :
- 10 hommes (représentant les 6 milliards
d’habitants),
- 10 barils (représentant l’ensemble de la 15
production de pétrole),
- 10 jerrycans (représentant l’ensemble de
la consommation de pétrole).

2. Récolter les résultats, les confronter et les


corriger ensemble en s’aidant de la fiche 8. 8

3. Aborder les solutions pour réduire les


inégalités constatées en s’aidant de la
fiche 2.
2
E N J E U X


Évaluation
En fin de séance, demander à chacun de formuler en une phrase
(type slogan) l’idée principale qu’il retient.

14
D15

Et si l’on réduisait tout à 10...


Comment répartir
- la population ?
- la production de pétrole ?
- la consommation de pétrole ?
QUESTION - PROBLÈME

Amérique
Europe
du Nord Asie

Moyen-Orient

Afrique

Amérique
du Sud

Océanie

E N J E U X fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

15
D16

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable de :


- donner des arguments en faveur de l'isolation thermique,
- resituer les enjeux de l'énergie en relation avec la planète, la
région, la maison.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 17
- un rétroprojecteur

 Démarche proposée
Travail avec l’ensemble du groupe
 Supports

1. Introduire la question-problème :
“Est-ce vraiment utile d’isoler sa maison ?”

fiche outil
2. Demander aux apprenants de donner leur avis
oralement à l’ensemble des questions.
Comptabiliser les réponses données et inscrire
le chiffre dans la colonne correspondante.
17

3. Animer un débat sur chacune des questions et


le pourquoi des réponses.

Nuancer et enrichir les réponses en apportant


des compléments d’informations grâce
aux fiches 3 à 6 3à6
et aux fiches 9 à 11.

9 à 11
E N J E U X


Évaluation
En fin de séance, chaque apprenant complète par écrit le
questionnaire photocopié.

16
D17

je ne pas
Est-ce vraiment important d’isoler sa maison ? d’accord
sais pas d’accord

Il n’y a aucun lien entre l’effet de serre et isoler sa maison.


QUESTION - PROBLÈME

L’isolation, c’est obligatoire; c’est la seule bonne raison d’isoler.

Une bonne isolation permet de faire des économies de chauffage.

L’isolation n’apporte aucun confort thermique, c’est le chauffage qui


assure, seul, ce rôle.

Isoler, c’est une façon de réduire la pollution sur l’environnement.

E N J E U X table d’orientation C I F F U L - Université de Liège - 2009

17
E0

PRINCIPES

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
DÉFINIR LE VOLUME À PROTÉGER 2

PRINCIPES
VISER LA PERFORMANCE THERMIQUE 3
VALEUR LAMBDA 4
COEFFICIENT U 5
NIVEAU K 6
ASSURER LA CONTINUITÉ 7
ÉVITER LES PONTS THERMIQUES ET LES POINTS FAIBLES 8
CONDENSATION SUPERFICIELLE 9
ÉVITER LA CONDENSATION SUPERFICIELLE 10
ÉVITER LES FUITES D’AIR 11
CONDENSATION INTERNE 12
ÉVITER LA CONDENSATION INTERNE 13
VENTILER DE FACON RÉGULÉE 14
TROIS RÈGLES, UNE COHÉRENCE 15

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 16
QUESTION-PROBLÈME : Comment isoler cette habitation ? 17
QUESTION-PROBLÈME : Comment isoler cette habitation ? 18
SOLUTION PROPOSÉE : Placer une isolation continue autour du volume protégé 19
SOLUTION PROPOSÉE : Placer une isolation continue autour du volume protégé 20
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 21
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 22
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 23
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 24
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 25
E1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Quelles parois isoler ?

définir le volume
à protéger

C I F F U L
2
16 à 20

Quels points de vigilance ?

viser la assurer la
performance continuité de
thermique l’isolation
3 7 21 - 22

éviter les ponts


valeur lambda thermiques et éviter les fuites
d’air

table d’orientation
les points
4 faibles 8 11

coefficient U condensation condensation


superficielle interne
5 9 12

éviter la éviter la
niveau K condensation condensation
superficielle interne
6 10 13

ventiler de façon 23 - 24
régulée
P R I N C I P E S

14

Comment obtenir un bâtiment performant ?

trois règles
une cohérence
15 16 à 20

1
E2

Le volume protégé d’un bâtiment est le volume des locaux, chauffés ou non, qui doivent être protégés, du point de vue thermique,
de l’ambiance extérieure et/ou des espaces voisins non chauffés.

Pour vérifier si le volume est bien isolé, avec un crayon,


il faut pouvoir faire le tour du volume à chauffer sans
jamais relever d’interruption d’isolation; sinon il y a point faible
ou pont thermique dans l’enveloppe du bâtiment.

COMBLE HABITÉ

Toutes les parois délimitant ce


volume doivent être isolées :
- toiture, plafond ou plancher
en partie supérieure,
- parois verticales, portes et
fenêtres,
- dalle ou plancher en partie
inférieure.

SÉJOUR GARAGE Si une paroi intérieure sépare


un local chauffé d’un autre non
chauffé, un garage par exemple,
cette paroi doit être isolée.

Définir le volume à protéger

2
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E3

Prenons l’exemple d’une habitation de 120 m² nets habitables et d’un volume chauffé de 413 m³,
4 façades, 2 niveaux dont un sous-comble.
Si le volume protégé n’était constitué que d’isolant, voici les épaisseurs que l’on obtiendrait :

Maison efficace Maison basse énergie Maison passive

K45 K33 K17


Ew 96 Ew 48 Ew 34

Toiture 14 cm 20 cm 29 cm
102 m²

Mur 10 cm 15 cm 29 cm
202 m²

triple vitrage super isolant


Fenêtre double vitrage
double vitrage + châssis à très hautes
24 m² basse émissivité
performances

Dalle de sol 4 cm 8 cm 29 cm
86 m²

mécanique double flux mécanique double flux


Ventilation naturelle avec récupération de avec récupération de
chaleur chaleur

Consommation
2.212 l de mazout par an 779 l de mazout par an 242 l de mazout par an
pour le
soit 16,3 l/m².an soit 5,74 l/m².an soit 1,8 l/m².an
chauffage

Viser la performance thermique

3
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E4

Le coefficient de conductivité thermique d’un matériau,


appelé aussi valeur lambda (λ) ,
renseigne, pour un matériau homogène,
la quantité de chaleur qui traverse une épaisseur de 1m
par m² et par seconde
et ceci pour une différence de 1 K (1°C).

λ s’exprime en W/m.K.

Plus faible est la valeur lambda d’un matériau,


plus faibles sont les pertes de chaleur à travers ce matériau.

Valeur lambda

4
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E5

Le coefficient de transmission thermique d’une paroi,


appelé aussi coefficient U,
définit, pour une composition de paroi donnée,
la quantité de chaleur qui traverse 1 m²
par seconde
et ceci pour une différence de température de 1°C.

U s’exprime en W/m².K.

Quelques exemples :

Mur creux U = 0,38 W/m².K


brique ......................... 9 cm
coulisse ....................... 2 cm Plus faible est le coefficient U,
isolation PU ................. 6 cm plus faibles sont les pertes de chaleur à travers cette paroi.
bloc béton ................... 14 cm
plafonnage .................. 1 cm

La
Mur massif isolé U = 0,36 W/m².K Région wallonne
enduit extérieur ........................ 2 cm
isolation (laine minérale) .......... 6 cm
impose une valeur
béton cellulaire ........................ 20 cm maximale, appelée Umax
plafonnage .............................. 1 cm
(ancien kmax),
pour chaque type de paroi.
Paroi ossature bois U = 0,18 W/m².K
bardage .............................................. 2 cm Quelques exemples :
lame d’air ventilée ............................... 2 cm
pare-pluie ........................................... 1,5 cm Toiture Umax : 0,3 W/m².K
cellulose ............................................. 20 cm Paroi verticale Umax : 0,4 W/m².K
pare-vapeur ........................................ -
vide technique .................................... 4 cm Plancher sur sol Umax : 1,0 W/m².K
plaque finition ..................................... 1 cm Fenêtre Umax : 2,5 W/m².K

Coefficient U

5
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E6

Le niveau K qualifie le niveau d’isolation thermique globale de l’habitation.


Il est défini à partir de la composition des parois délimitant le volume protégé.

Plus faible est le niveau K, plus faibles sont les pertes,


meilleure est l’isolation thermique globale.

Toutes les parois du volume protégé


doivent être isolées !

toiture
Son isolation est aisée et évidente.

parois vitrées
Elles restent le point faible de
l’enveloppe. Les vitrages
performants sont à privilégier.

portes extérieures
Le panneau opaque doit aussi
être isolé.

murs
Ils doivent comporter une
couche de matériau isolant en
continuité avec les autres parois.

planchers
Souvent oubliée, leur isolation
thermique est aussi indispensable.

Niveau K

6
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E7

L’isolation doit être parfaitement continue


sur toute la surface du volume protégé.

1 2
parfaite jonction Du côté intérieur, parfaite jonction au
entre les finitions doivent être niveau des raccords de
éléments isolants: résistantes à la vapeur d’eau parois:
- panneau, (au besoin avec un pare-vapeur). - faîte de toiture,
- matelas, - toiture/mur,
- mousse, Du côté extérieur, - toiture/fenêtre,
- matériau insufflé, la protection contre les - mur/fenêtre,
- ... intempéries doit être très - mur/plancher,
perméable à la diffusion - ...
de vapeur d’eau.

Assurer la continuité

7
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E8

Une attention particulière doit être portée à la bonne continuité de l’isolation thermique au niveau des raccords.

Les points faibles et


les ponts thermiques
les plus importants se Assurer Parfaite continuité de
situent aux raccords : Risque l’isolation au niveau
l’isolation
de
- entre toiture et mur, condensation
en tout point des raccords : pas de
- entre mur et châssis, superficielle ponts thermiques.
- entre mur et
plancher.

Eviter les ponts thermiques et les points faibles

8
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E9

La vapeur d’eau présente dans l’air se condense de préféren-


ce sur les parois froides :
- simples vitrages,
- parois extérieures peu ou mal isolées (avec la présence d’un pont
thermique, par exemple).

C’est le phénomène de condensation superficielle.

Lorsqu’elle est momentanée, celle-ci ne pose en général pas de pro-


blème et est parfois difficilement évitable; c’est le cas de la buée sur
le miroir de la salle de bains.

Toute condensation superficielle prolongée dans un local peut :


- engendrer des moisissures,
- dégrader les matériaux,
- dégager des odeurs désagréables,
- être la cause de problèmes de santé.

Condensation superficielle

9
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
E10

Actuellement, une famille de 4 personnes peut produire entre 10 et 14 litres d’eau sous forme de vapeur.
Pour éviter la condensation superficielle, il est vivement conseillé de

limiter la production de
ventiler les locaux présenter des parois chaudes
vapeur d’eau

Pour ce faire, Pour ce faire, Pour ce faire,


- évacuer directement vers - évacuer l’air humide, - isoler les parois du volume
l’extérieur la vapeur d’eau du - introduire de l’air sec. protégé - sans pont thermique ni
sèche-linge, point faible,
- opter pour des appareils à faible - chauffer le volume.
production de vapeur.

Eviter la condensation superficielle


P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
E11

Les parois doivent présenter une bonne étanchéité à l’air et au vent afin d’éviter les fuites d’air chaud.

Les fuites d’air les


Garantir
plus importantes se
l’étanchéité
situent :
sur tout le
- sur le pourtour Garantir
Risque l’étanchéité pourtour par :
des châssis,
de à l’air - la continuité du
- aux raccords de
condensation en tout point plafonnage,
toiture (faîte et interne - un joint sur le
pieds),
pourtour des
- au niveau des
châssis (à
percements
l’extérieur et à
(gaines, points
l’intérieur),
d’éclairage,
- ...
cheminées...).

Éviter les fuites d’air


P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

11
E12

Si de l’air chaud et humide entre dans une paroi, il y a risque de condensation à l’intérieur de celle-ci,
c’est le phénomène de condensation interne.

La vapeur d’eau se condense alors sur la première paroi froide


qu’elle rencontre, par exemple, la sous-toiture.

Toute condensation interne prolongée peut :


- engendrer des moisissures,
- dégrader les matériaux, notamment les structures en bois.

Le risque est important car ce phénomène n’est pas


directement visible et lorsqu’il apparaît sur la paroi,
les dégâts peuvent déjà être importants.

Condensation interne
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

12
E13

Actuellement, une famille de 4 personnes peut produire entre 10 et 14 litres d’eau sous forme de vapeur.

Pour éviter la condensation interne, il est indispensable de

côté intérieur, côté extérieur,


placer un pare-vapeur. prévoir une sous-toiture perméable à la vapeur d’eau.
L’objectif de cette couche est L’objectif de cette couche est
de freiner, voire d’arrêter - d’empêcher toute humidité extérieure sous forme liquide
complètement, l’entrée de vapeur d’entrer dans la paroi
d’eau dans la paroi. mais aussi
- de permettre à toute éventuelle humidité intérieure
La mise en place du pare-vapeur sous forme de vapeur (l’humidité présente dans le bois par
demande beaucoup de soin au niveau exemple) de se diffuser aisément vers l’extérieur.
des raccords.

- matériau de couverture
- latte
- contre-latte
- panneau de sous-toiture à
diffusion ouverte
la vapeur est freinée la vapeur est arrêtée

classe E1 classe E2 classe E3 classe E4 - isolation


- feuille polyéthylène - feuille polyéthylène - bitume armé de - aluminium enrobé
< 0,1 mm > 0,1 mm polyester ou de de bitume à joints
- papier kraft - voile de verre voile de verre collés ou soudés
- ... bitumé - ... - ...
- ...

- pare-vapeur
- contre-gîtage (vide technique)
- matériau de finition
Eviter la condensation interne
P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

13
E14

Les bâtiments isolés efficacement deviennent étanches à l’air, d’où la nécessité


d’ assurer une ventilation contrôlée en permanence.

Il est vital de ventiler pour des raisons :

d’hygiène évacuer les odeurs, les polluants internes et


apporter de l’oxygène

éviter la condensation superficielle et interne,


de salubrité source de moisissures et de dégradations

apporter de l’air en suffisance pour garantir


de sécurité le bon fonctionnement des appareils à
combustion

Cependant, ventiler génère des pertes de chaleur.

Pour limiter les pertes d’énergie, il est important de :

dimensionner correctement éviter les pertes de charge trop


importantes en cas de sous-
le système de ventilation
dimensionnement
pouvoir réguler les apports obtenir un renouvellement
d’air frais en fonction des d’air continu suffisant : ni trop,
besoins ni trop peu
récupérer la chaleur de l’air recourir à un système double
sortant pour chauffer l’air flux avec récupérateur de
entrant chaleur

Ventiler de façon régulée


P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

14
E15

Garder Minimiser les pertes


les parois par les parois
et l’air chauds et les fuites d’air

Augmenter Réduire la
le confort consommation
thermique d’énergie

Améliorer
la qualité
de l’air

Assurer le renouvellement d’air en permanence

Trois règles, une cohérence


P R I N C I P E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

15
E16

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable :


- de définir un volume protégé,
- d’expliquer l’importance de la continuité de l’isolation,
- de situer les zones où il y a un point faible ou pont thermique,
- d’expliquer le rôle du pare-vapeur.

C I F F U L
Durée
2 périodes de
50 minutes
 Matériel
- photocopies des fiches 17 et 18
- un rétroprojecteur avec les transpa-
rents des fiches 19 et 20, 2 à 13

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Comment isoler cette habitation ?”.

fiche outil
Distribuer la fiche 17 (ou fiche 18).
Demander d’isoler efficacement l’habitation
donnée (durée : 10’).
17

2. Analyser avec l’ensemble de la classe les


réponses des différents groupes.
Expliquer certaines notions en se basant sur
les fiches-analyses. 18

3. Compléter les informations en lançant un débat


sur les pratiques que les apprenants ont déjà
observées sur chantier.
P R I N C I P E S

2 à 13


Évaluation
- Faire reformuler les points de vigilance.
- Proposer de refaire l’exercice avec la fiche 18 (ou fiche 17).

16
E17

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment isoler cette habitation ?

C I F F U L
COMBLE HABITÉ

fiche outil
SÉJOUR

P R I N C I P E S

CAVE

17
E18

Comment isoler cette habitation ?


QUESTION - PROBLÈME

COMBLE HABITÉ

SÉJOUR CUISINE

VIDE SANITAIRE

P R I N C I P E S fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

18
E19

- Université de Liège - 2009


SOLUTION PROPOSÉE

Placer une isolation thermique continue autour du volume


protégé.

C I F F U L
COMBLE HABITÉ

fiche outil
SÉJOUR

P R I N C I P E S

CAVE

19
E20

Placer une isolation thermique continue


autour du volume protégé.
SOLUTION PROPOSÉE

COMBLE HABITÉ

SÉJOUR CUISINE

VIDE SANITAIRE

P R I N C I P E S fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

20
E21

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable de :


- citer les précautions à prendre dans la mise en oeuvre
de l’isolation,
- justifier le recours à un pare-vapeur.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- voir matériel fiche 22
- un rétroprojecteur

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

fiche outil
1. S’inspirer du cours présenté fiche 22.

22

2. Compléter ce cours en se basant sur les


fiches 2 à 13.

2 à 13
P R I N C I P E S


Évaluation
Sur base de photocopies des fiches 17 et 18, demander
aux élèves d’annoter sur le schéma les précautions à prendre
dans la mise en oeuvre de l’isolation.

21
E22

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE

Présentation d’un cours : Institut technique Don Bosco à Verviers


Professeur : Paul Demoulin Date : 27.03.03 Titre : rôle et placement de l’isolation
Cours : pratique Niveau : 3° Nombre : 7 élèves Durée : 50’
Matériel pédagogique :
- une maquette pour montrer le comportement de la chaleur dans une maison en fonction
du placement de l’isolation,
- un mur creux briques + blocs sur une hauteur de 1,40 m,
- un mur en blocs sur une hauteur de 1,40 m,
- panneaux polystyrène, crochets, foreuse, cutter, mètre courant…
Présentation de la maquette avec isolation collée
contre les cloisons en bois.

C I F F U L
Une moitié de la maquette est réalisée suivant les règles A l’intérieur, seule une moitié de la couverture est com-
de l’art, l’autre comporte des malfaçons volontaires. plète, celle de droite a reçu un pare-vapeur, l’autre pas.

La maquette comprend 4 faces isolées, 2 faces plexi, La maquette est refermée et le diffuseur dégage de la fiche outil
un diffuseur de vapeur et un tuyau d’amenée d’air. vapeur. Cette vapeur représente visuellement l’air chaud.
P R I N C I P E S

Le professeur demande aux étudiants de placer l’isolant


dans le creux du mur et montre la difficulté qu’il y a à
insérer une plaque isolante dans un creux existant; il
présente une alternative : la pose de l’isolation directe-
En soufflant dans le tuyau, la vapeur sort par toutes les ment sur un mur en blocs, avant la pose des briques...
imperfections dans la pose de l’isolant. avec les points de vigilance au niveau des raccords.

22
E23

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable :


- d’expliquer l’importance d’isoler toutes les parois,
- de définir la valeur lambda, le coefficient U et le niveau K.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- voir matériel fiche 24
- un rétroprojecteur

 Démarche proposée

 Supports

fiche outil
1. S’inspirer du cours présenté fiche 24.

24

2. Compléter ce cours en se basant sur les


fiches 4 à 6 :
- valeur lambda,
- coefficient U,
- niveau K. 4à6
P R I N C I P E S


Évaluation
Organiser un débat pour justifier le bien-fondé du règlement
thermique wallon qui impose un Umax pour chaque type de paroi.

23
E24

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE

Présentation d’un cours : Ecole mixte d’enseignement spécial Maghin à Liège


Professeur : Jean-Michel Marquet Date : 23.05.03 Titre : initiation à l’isolation
Cours : théorique Niveau : 3°- 4° Nombre : 3 élèves Durée : 50’
Matériel pédagogique :
- thermomètre avec sonde contact,
- 3 maquettes extérieurement identiques (mur de plâtre, toit en zinc, fenêtre en plexi).
Maquette A : aucune isolation - Maquette B : isolation en toiture - Maquette C : isolation en toiture et sur les
murs. Pour les 3 maquettes, le mode de chauffage est constitué par une lampe à incandescence 60 watts.

C I F F U L
Présentation des 3 maquettes, extérieurement Avec la sonde de contact, mesure des températures
identiques. sur les toitures puis sur les murs.

Report des valeurs mesurées sur un tableau.


D’après ces valeurs, des déductions sont proposées fiche outil
sur la présence ou non d’isolation de la paroi.
P R I N C I P E S

Vérification des analyses en observant la présence Mesure des températures intérieures dans chaque
d’isolation dans chaque maquette. maquette. Laquelle est la plus efficace ?

24
E25

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable d’établir la cohérence


entre les exigences liées à
- l’isolation,
- l’étanchéité à l’air,
- la ventilation des bâtiments.

C I F F U L
Durée
1 période de
50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 17 ou 18
- un rétroprojecteur avec le transpa-
rent de la fiche 15.

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Comment obtenir une maison confortable ?”

fiche outil
Distribuer la fiche 17 (ou fiche 18).

Demander d’y renseigner les interventions


nécessaires à un confort optimal.
17

2. Analyser avec l’ensemble de la classe les


réponses des différents groupes.

Organiser les réponses en regard des


18
3 objectifs :
- confort thermique,
- consommation d’énergie,
- qualité de l’air.

3. Présenter la cohérence entre ces objectifs en


P R I N C I P E S

se basant sur la fiche 15.


15


Évaluation
Demander à chaque apprenant de justifier le bien-fondé du
règlement thermique wallon qui impose à la fois des exigences
sur l’isolation, la ventilation et l’étanchéité à l’air des bâtiments.

25
F0

MATÉRIAUX

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
CARACTÉRISTIQUES D’UN MATÉRIAU ISOLANT 2
FAMILLES D’ISOLANTS 3
CRITÈRES DE CHOIX 4
POLYURÉTHANE/POLYSTYRÈNE - LAINE DE ROCHE/LAINE DE VERRE 5
VERRE CELLULAIRE - PERLITE/VERMICULITE 6

MATERIAUX
CELLULOSE - LAINE DE CHANVRE/CHÈNEVOTTE 7
LIN - LIÈGE 8
ROSEAU - FIBRE ET LAINE DE BOIS 9
LAINE DE MOUTON - PLUMES DE CANARD 10
FIBRAGGLO - RÉFLECTEUR MINCE OU ISOLANT MINCE RÉFLÉCHISSANT 11
PARE-VAPEUR/FREINE-VAPEUR - SOUS-TOITURE/PARE-PLUIE 12
PRÉCAUTIONS SUR CHANTIER 13

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 14
QUESTION-PROBLÈME : Quelles sont les caractéristiques de ce matériau ? 15
F1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Qu’est-ce qu’un matériau isolant ?

caractéristiques familles
d’un matériau d’isolants

C I F F U L
isolant
2 3

Comment choisir ?

critères
de choix
4

carte d’identité

table d’orientation
des isolants
5 à 12 14-15

performances santé

coût environnement ...


M A T É R I A U X

Quelles précautions lors de la mise en oeuvre ?

précautions sur
chantier
13

1
F2
Un matériau est dit isolant lorsqu’il présente
une très faible conductivité thermique.
Bien qu’il n’y ait pas de prescriptions précises à ce
sujet, généralement, on considère que Différentes techniques existent pour maintenir l’air dans un matériau.
la valeur λ doit être inférieure à 0,065 W/m.K.
Créer un enchevêtrement de fibres : Créer un agglomérat de cellules :

laine de roche, de verre, de mouton, mousse polyuréthane,


cellulose... mousse polystyrène, verre cellulaire...
L’efficacité d’un matériau isolant thermique repose STRUCTURE FIBREUSE STRUCTURE CELLULAIRE
sur le fait qu’il emprisonne de l’air.

L’air est en effet un excellent isolant... pour autant


source : Cifful .

source : Isover .
qu’il soit sec et immobile !

Il faudra donc protéger cet isolant contre les


déplacements d’air en son sein :

- assurer l’étanchéité au vent à la face extérieure,

- assurer l’étanchéité aux courants d’air intérieurs,


laine de verre verre cellulaire
- éviter les fuites par les joints grâce à une parfaite
continuité du matériau.

laine de roche mousse synthétique


macrophotographies

Caractéristiques d’un matériau isolant

2
M A T É R I A U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
F3

Classement des isolants thermiques en fonction des matières premières

à base à base à base


synthétique composite
minérale végétale animale

polystyrène extrudé (XPS) laine de verre (MW) cellulose laine de mouton fibragglo
bois-ciment, bois-plâtre...
polystyrène expansé (EPS) laine de roche (MW) chanvre plumes de canard
réflecteur mince
aluminium + film plastique avec alvéoles
mousse polyuréthane verre cellulaire (CG) lin ...
ou aluminium + laine de mouton...
(PUR)
perlite expansée (EPB) liège expansé (ICB)
panneaux autoportants
polyéthylène extrudé utilisés dans le principe de préfabrication :
vermiculite exfoliée (EV) laine de bois (WW) panneaux auxquels sont associés le
mousse phénolique contre-lattage, la sous-toiture, l’isolation
(synthétique, minérale...), le pare-vapeur
(formaldéhyde de phénol) argile expansée (LWA) roseau et la finition intérieure.

... ... fibre de coco panneaux sandwichs

coton ...

chaume
...

La réglementation européenne des produits de la construction impose le marquage CE sur


tous les produits intervenant dans la construction. Le marquage CE implique que le fabricant
Les matériaux soulignés font l’objet d’une fiche
reconnaît avoir respecté une série de prescriptions générales imposées par l’Europe; ce n’est
signalétique fournie ci-après.
pas un label de qualité.
Entre parenthèses sont reprises les appellations
internationales simplifiées de certains matériaux.
Familles d’isolants

3
M A T É R I A U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
F4

Petit lexique
Nom de l’isolant énergie grise
Nom du matériau, famille, produits et mise énergie nécessaire à la
en oeuvre fabrication du matériau

famille d’isolant
hydrophobe
qui repousse l’eau
hydrophile
Matières premières qui absorbe facilement
l’eau
et mode de fabrication
(énergie grise) inflammable

matières / fabrication
qui s’enflamme facilement
ininflammable
qui ne peut être enflammé

usage
Types de conditionnement : rouleau, panneau, vrac... λ (lambda)
Utilisations possibles en construction coefficient de conductivité

conditionnement
thermique,
μ (mu)
coefficient de résistance
feu

eau
à la diffusion de vapeur
d’eau.
Caractéristiques du matériau .

vapeur d’eau
Ecobilan d’un produit

conductivité th
impact sur la santé et
l’environnement d’un
sources des photos : (nom de l’architecte, l’entreprise et/ou du fabricant)

produit sur tout son cycle


de vie, depuis sa fabrica-
coût

tion, jusqu’à son recyclage


en passant par sa mise en
Précautions à prendre sur chantier oeuvre, son entretien et

précautions
Coût relatif moyen au m² (fourniture uniquement) son démontage.

Bilan global
Évaluation
globale
du matériau
Conception : Cifful - Université de Liège

Critères de choix

4
M A T É R I A U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
F5

Polyuréthane Laine de roche

synthétique
Polystyrène Laine de verre

à base minérale
A partir de produits dérivés du pétrole, le procédé de fabrication A base de roches volcaniques (laine de roche) ou de sable et
fournit une structure cellulaire (mousse) composée de cellules produits recyclés (laine de verre), la laine est obtenue par fusion
fermées. Ce processus demande une importante quantité entre 1000 et 1500°C; les fibres qui la constituent sont ensuite
d’énergie. enrobées de résines afin d’offrir la stabilité et le maintien du

matières / fabrication
matières / fabrication
produit fini.

- en vrac (déposé ou projeté) - mur - en vrac (déposée ou insufflée) - mur

usage
usage

- panneaux rigides - toiture (plate - rouleaux - toiture


- panneaux composites (plâtre...) ou inclinée) - panneaux rigides, semi-rigides (inclinée ou
- éléments moulés (entrevous, - plancher - éléments moulés (coques...) plate)

conditionnement
conditionnement
coques...) - fondations (XPS) - éléments composites (alu...) - plancher
sources des photos : Rockwool + architecte Luc Boddin

feu
feu

eau
eau

sources des photos : Recticel Belgium + architecte Luc Boddin


de 0,023 à faible diffusion : dégagement de 0,032 à forte hydrofuge,

vapeur d’eau
vapeur d’eau

imperméable non combustible

conductivité th
conductivité th
0,040 W / m.K 10 à 300 de fumées 0,050 W / m.K diffusion : n’absorbe ni
ne propage pas
nocives de 1 à 1,3 ne retient l’eau
la flamme

coût
coût

Les fibres de laine minérale sont irritantes pour


Ces isolants libèrent des substances
la peau, les yeux et les bronches; il est indis-
toxiques surtout lors de pose projetée;

précautions
précautions pensable de se protéger lors de la mise en oeu-
il convient dans ce cas de se protéger
vre et de confiner le matériau entre des couches
efficacement (masques...).
étanches dans les locaux de vie.

D’un côté, des ressources non renouvelables mais


largement répandues sur Terre, une énergie grise élevée,
Ces matériaux présentent les meilleures performances des risques sur la santé, de l’autre, une bonne perfor-

Bilan global
Bilan global

isolantes et un coût très intéressant. Toutefois, la grande mance isolante et un prix attrayant. Les fabricants ont fait
sensibilité dimensionnelle des panneaux dans le temps des efforts importants pour garantir la fiabilité dans le
rendent ces performances aléatoires. temps et certains développent des filières de recyclage
pour réintroduire les déchets dans le processus de
fabrication.
Conception : Cifful - Université de Liège
Conception : Cifful - Université de Liège

5
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F6

Verre Perlite
cellulaire Vermiculite

à base minérale
à base minérale
Soumises à des températures élevées (près de 1000°C), les
A base de sable naturel et de verre recyclé (pare-brise) que l’on roches de type myca (vermiculite) ou volcaniques (perlite)
fait fondre à plus de 1000°C, le verre cellulaire se présente sous s’expansent pour atteindre 10 à 20 fois leur volume initial;
sources des photos : Sibli s.a.

forme de panneaux généralement de petit format. souvent, un hydrofuge ou un liant est ajouté pour en améliorer

sources des photos : Foamglas

matières / fabrication
matières / fabrication
les caractéristiques.

- vrac

usage
usage

- toiture - mur
- panneaux
- murs - plancher
- panneaux Il existe aussi des matériaux
- plancher (comble,
composites : béton, mortier

conditionnement
conditionnement
- fondations sous-chape...)
allégé...

feu
feu

perlite : en vrac :

eau
eau

matériau
de 0,045 permet la
diffusion de la hydrophile
de 0,038 à totalement totalement à 0,060
sauf si enrobé

vapeur d’eau
vapeur d’eau

vermiculite : vapeur

conductivité th
conductivité th
0,060 W / m.K étanche à l’air étanche incombustible incombustible
de 0,060 à en panneau : au bitume, au
(μ = infini) à l’eau 0,080 W / m.K 3à4 silicone...

coût
coût

Le verre cellulaire, produit fini, ne dégage pas


de substance toxique mais sa mise en oeuvre Ce produit ne dégage pas de substance

précautions
précautions
demande l’apport de bitume qui, lui, peut toxique connue.
dégager des gaz toxiques.

De gros efforts sont réalisés par les fabricants pour réduire


les impacts négatifs sur l’environnement (limitation de la
La ressource n’est pas renouvelable mais largement
pollution, recyclage du verre au niveau de la production,

Bilan global
Bilan global

disponible; l’énergie grise dégagée reste élevée.


recyclage en fin de vie...); toutefois, l’énergie grise néces-
Dans le cas d’utilisation en vrac, attention à la mauvaise
saire reste élevée.
stabilité dans le temps de ces produits (tassements dif-
Ce matériau présente d’excellentes qualités et convient
férenciés créant des zones non isolées).
parfaitement dans les cas où l’étanchéité à l’eau présente
un avantage essentiel (fondation, toitures plates).
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6
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F7

Cellulose Laine de chanvre


Chènevotte

à base végétale
à base végétale
L’ouate de cellulose est obtenue à partir de papiers imprimés de La laine est fabriquée à partir du chanvre vert. Elle peut être
récupération que l’on défibre et réduit en flocons; divers adjuvants mélangée à de la laine de mouton lavée ou à un liant (parfois
(gypse, sels de bore...) le stabilisent et lui confèrent ses qualités synthétique) pour se présenter sous forme de panneau.
finales. La chènevotte se présente en vrac sous forme de particules.

matières / fabrication
matières / fabrication
- en panneau - parois - vrac - parois

usage
usage

- en vrac destinée à être insuf- verticales à - rouleau verticales à


- panneau
flée (entre 2 couches) ou pro- structure bois structure bois
Sous forme composite :
jetée (sur le plancher des - toiture - toiture

conditionnement
conditionnement
- brique et bloc (chanvre+chaux)
combles par exemple) - plancher - plancher

sources des photos : Ecobati + Thermofloc + Isocell


- panneaux (bois+chanvre+lin)

feu
feu

eau
eau
sources des photos : Technichanvre + Ecobati + Thermo-hanf

de 0,035 à grande matériau difficilement de 0,039 à grande matériau difficilement

vapeur d’eau
vapeur d’eau

conductivité th
conductivité th
0,045 W / m.K perméabilité : hydrophile inflammable, 0,060 W / m.K perméabilité : hydrophile inflammable
1,5 de 1 à 2

coût
coût

La pose en vrac ou insufflée dégage beaucoup


Le port d’un masque est conseillé en cas de

précautions
de poussières et le port d’un masque est précautions
pose en vrac.
nécessaire.

Ressource de très grande disponibilité (c’est une opportunité Le chanvre est une plante annuelle ; elle peut constituer
intéressante pour le papier à recycler), la fabrication est une voie de conversion pour des agriculteurs qui fourni-

Bilan global
Bilan global

moins énergivore que pour obtenir à nouveau du papier raient ainsi la matière première pour des produits de la
(énergie grise très faible). C’est un matériau qui combine construction. Matériau renouvelable, à faible énergie grise,
un très bon rapport qualité-prix; efficacité de la pose il offre une excellente alternative aux isolants “tradition-
insufflée qui épouse bien tous les contours des zones à nels”. Il présente une remarquable résistance naturelle aux
isoler. champignons et insectes.
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F8

Lin Liège

à base végétale
à base végétale
L’isolation en lin est fabriquée à partir des fibres courtes du végé-
tal qui ne sont pas utilisées par l’industrie textile. Après un traite- Le liège provient de l’écorce de chêne-liège; celle-ci est réduite
ment minéral (sel de bore...), les fibres sont cardées et posées en en granules, ensuite expansée à la vapeur (300°C) et enfin
couches successives; des liants sont ajoutés (fibre polyester...) transformée en panneaux.

matières / fabrication
matières / fabrication
pour former la ouate qui constituera le produit fini.

- parois

usage
usage

- vrac
verticales à - vrac - mur
- rouleau
structure bois - rouleau - toiture
- panneau
- toiture - panneau - plancher

conditionnement
conditionnement
- feutre
- plancher

sources des photos : Natilin + boisconstruction.free.fr

feu
feu

eau
eau
sources des photos : Ecobati + architecte Jean-Marie Delhaye

de 0,037 à grande matériau inflammable de 0,032 à de 4,5 à 29 difficilement

vapeur d’eau
vapeur d’eau

conductivité th
conductivité th
0,047 W / m.K perméabilité : hydrophile à difficilement 0,055 W / m.K imperméable inflammable
1à2 inflammable

coût
coût

Matériau naturel, il ne présente pas d’effet


La pose en vrac ou insufflée dégage beaucoup
négatif connu. Attention toutefois aux éléments

précautions
de poussières et le port d’un masque est précautions
composites imprégnés et surfacés de produits
nécessaire.
synthétiques.

Le lin est une plante annuelle; il peut constituer une voie de Le chêne-liège est originaire des régions méditerranéennes.
conversion pour des agriculteurs qui fourniraient ainsi la A partir de l’âge de 25 ans, l’arbre présente une écorce, le
matière première pour des produits de la construction. liège, qui pourra être récoltée tous les 10 ans. Ses qualités

Bilan global
Bilan global

Toutefois, sa culture nécessite le recours à des pesticides isolantes combinées à une excellente résistance à l’eau et
qui posent question quant au respect de l’environnement. au feu en font un matériau exceptionnel.
Si l’énergie grise est peu élevée, des améliorations sont en Sa disponibilité reste limitée et, en réponse à la demande
cours pour la réduire encore (remplacement croissante, le délai de renouvellement de l’écorce est
des fibres polyester par un matériau naturel). régulièrement raccourci (on est passé de 10 à 7 ans !). Son
emploi est de ce fait à préconiser pour des usages bien spécifiques.
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F9

Roseau Fibre de bois


Laine de bois

à base végétale

à base végétale
Fabriquée à partir de restes de scieries, de bois d’éclaircissage
Les tiges de roseaux sont empilées parallèlement, comprimées ou de résineux indigènes, les fibres permettent de créer des pan-
mécaniquement et ensuite liées à l’aide de fils de fer galvanisés neaux, mous ou rigides, aux performances isolantes intéres-
pour former des panneaux de 2 à 5 cm d’épaisseur. santes. La lignine, contenue naturellement dans le bois, se charge
de la cohésion des fibres entre elles.

matières / fabrication
matières / fabrication

usage
usage

- panneau - panneau mou - toiture


- paroi verticale
- botte (couverture) - panneau rigide - plancher
- toiture
- treillis (support d’enduit) - paroi verticale

conditionnement
conditionnement

sources des photos : Claytec + architectes artau scrl

feu
feu

eau
eau
sources des photos : Pavatex + Holzflex + Homatherm + Gutex

0,056 W / m.K 1à2 bonne de 0,040 à 1à8 hydrophile à

vapeur d’eau
vapeur d’eau

conductivité th
conductivité th
résistance, inflammable 0,070 W / m.K imperméable inflammable
imputrescible selon traitement

coût
coût

Les panneaux ne présentent pas normalement


de dégagements toxiques en cours de pose ou
Le roseau ne subit aucun traitement et ne

précautions
précautions d’utilisation. Certains panneaux sont 100 %
dégage aucun produit toxique. naturels et peuvent être recyclés, compostés
ou utilisés pour produire de l’énergie thermique.

Le roseau est une plante annuelle ayant une résistance à


Ressource renouvelable à énergie grise limitée, le bois
l’humidité exceptionnelle; il est utilisé depuis l‘antiquité à la
dans la construction en tant qu’isolant sous forme de
fois comme isolant, support d’enduit (tant intérieur qu’ex-

Bilan global
Bilan global

panneau mou, trouve une voie supplémentaire de


térieur) mais aussi comme matériau de couverture.
développement.
L’énergie grise est très faible (quasi limitée au transport).
Sous forme de panneaux rigides (toutefois moins isolants)
C’est un matériau intéressant pour autant que le
en sous-toiture ou pare-pluie, il permet d’éliminer certains
développement de roselières suive la demande croissante.
ponts thermiques.
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F10

Laine de mouton Plumes de canard

à base animale
à base animale
Elle est utilisée depuis des millénaires comme isolant des habita-
tions par les peuplades d’Asie centrale. Les Allemands furent les Composée de 70 % de plumes de canard lavées et stérilisées à
premiers à la conditionner industriellement et à l’homologuer en 150°C, garanties sans matières allergènes, le liage est assuré
1990. par 10 % de laine de mouton lavée et 20% de fibres thermo-
sources des photos : Batiplum

La laine est tondue, cardée, traitée contre les insectes et le feu et fusibles (polyester).

matières / fabrication
matières / fabrication
parfois thermo-liée (polyester) afin d’en assurer la stabilité.

- vrac - parois - parois

usage
usage

- torsade (écheveaux utilisés verticales à verticales à


pour le calfeutrage) structure bois - rouleau structure bois
- rouleau - plancher - plancher

conditionnement
conditionnement
- feutre - toiture - toiture

sources des photos : Daewool + entreprise Vinay Hody

feu
feu

eau
eau

de 0,031 à 1à2 matériau de 0,033 à perméable à la matériau information

vapeur d’eau
vapeur d’eau

conductivité th
conductivité th
hydrophile ininflammable 0,035 W / m.K vapeur d’eau hydrophobe non disponible
0,037 W / m.K

coût
coût

Les additifs insecticides présentent une faible


Traitée contre les mites, le matériau est certifié
toxicité dont il faut tenir compte par le

précautions
précautions respectueux de l’homme et de la santé.
placement d’une finition adaptée dans les
La pose se fait sans protection particulière.
locaux de vie.

La laine provient de la tonte annuelle des moutons; elle


Les plumes de canard qui sont essentiellement un déchet
demande absolument à être traitée contre les mites; elle

Bilan global
Bilan global

d’abattoir constituent un produit de recyclage; elles offrent


n’est pas attaquée par les rongeurs. des performances isolantes supérieures aux laines
Sa tenue dimensionnelle dans le temps est mise en doute minérales.
et donc, à long terme, la qualité des performances isolantes. .
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10
F11

Fibragglo Réflecteur mine

composite
composite
ou isolant mince
réfléchissant

Le fibragglo est un panneau fabriqué à partir de fibres de bois Composé de plusieurs feuilles d’aluminium séparées par une
mince couche isolante à base synthétique (polyuréthane...) ou à
sources des photos : Actis

enrobées de ciment, de plâtre et ciment ou de magnésie. Cet


base naturelle (laine de mouton ou coton), ce produit présente la

sources des photos : Ecolith


enrobage rend la matière inerte et imputrescible, résistant bien
particularité de contenir la chaleur du bâtiment par rayonnement
aux insectes, aux micro-organismes et aux rongeurs. plutôt que par résistance à la conduction.

matières / fabrication
matières / fabrication
- fond de coffrage

usage
usage

- panneau rigide (fibragglo seul) - toiture


- support d’enduit
- panneau avec isolant rapporté - rouleau - mur
(polystyrène, laine minérale...) - plafond - plancher

conditionnement
conditionnement
- faux-plafond

feu
feu

eau
eau

l’aluminium
isolant non est inin-
0,083 à 2à6 bonne non conforme à étanche à l’air flammable

vapeur d’eau
vapeur d’eau

conductivité th
conductivité th
0,100 W / m.K résistance à la réglementa- et à la vapeur imperméable mais les mousses
inflammable
fibragglo seul l’humidité tion en vigueur d’eau fondent à 70°C

coût
coût

Pour être efficace, la mise en oeuvre de ce


Le fibragglo seul ne présente pas de dégage- matériau demande un soin extrême ce qui

précautions
ments toxiques; il est considéré comme un précautions rend difficile la garantie d’une performance à
matériau inerte (déchet de classe 3). long terme. (Voir rapport du CSTC renseigné
ci-dessous)

Le ciment, le plâtre et la fibre de bois sont issus de C’est un produit novateur provenant de l’industrie
matières premières largement disponibles; cependant la aérospatiale et frigorifique.
Les performances avancées sont mises en doute : chiffres

Bilan global
Bilan global

fabrication du ciment et du plâtre demande beaucoup


exagérés, risque réel de dégradation dans le temps; de
d’énergie (énergie grise élevée). Les panneaux fibragglo
plus, la mise en oeuvre doit particulièrement être soignée
ne constituent pas à proprement parler des isolants mais (voir rapport du CSTC: http://www.cstc.be). Toutefois, il
ils peuvent se révéler très utiles en tant qu’éléments de pourrait trouver un usage adéquat dans des locaux non
support, de coupure thermique ou de fond de coffrage. habités (porte de garage, chambre froide...).
Conception : Cifful - Université de Liège
Conception : Cifful - Université de Liège

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11
F12

Leur rôle est de limiter l’entrée de vapeur d’eau pour éviter la Leur rôle est d’assurer l’étanchéité à l’eau de la paroi. Par
Pare-vapeur condensation interne dans la paroi. Il faut toujours préférer un Sous-toiture contre, idéalement, ils seront très perméables à la vapeur
Freine-vapeur pare-vapeur placé indépendamment de l’isolation. Pare-pluie d’eau afin que l’humidité interne du bâtiment puisse se diffuser
Il faut soigner la fermeture des joints par un large recouvre- vers l’extérieur. Une lame d’air au-dessus de la sous-toiture ou
ment entre éléments avec pose de bande autocollante, de du pare-pluie doit assurer la ventilation de la sous-face du
joints mastic, dont l’efficacité dans le temps est garantie par le matériau; elle doit permettre aussi l’écoulement des
fabricant. éventuelles infiltrations d’eau.
matériaux synthétiques matériaux synthétiques

Le polyéthylène est couramment utilisé. Les polyéthylènes microperforés et feutres bitumineux présentent une très faible
Les polypropylènes permettent d’avoir une gamme de pare-vapeur de classes plus ouverture à la vapeur d’eau (ils sont à déconseiller dans certaines structures). Les
variées permettant de réaliser des parois aux performances bien maîtrisées. polypropylènes, plus récents, combinent d’excellentes qualités d’étanchéité à l’eau
Certaines peintures et certains papiers peints constituent également un pare-vapeur. et de bonne perméabilité à la vapeur d’eau.
matériaux à base de bois matériaux à base de bois

Papier armé, panneau de fibre de bois, panneau OSB... Les fibres de bois liées au latex (naturel) ou au bitume permettent d’obtenir des
sous-toitures imperméables à l’eau tout en étant perméables à la vapeur d’eau.
Leur épaisseur (15 à 24 mm) leur permet de participer à l’amélioration de la
performance isolante de la paroi ainsi que de supprimer certains ponts thermiques.
matériaux composites éléments préfabriqués matériaux composites éléments préfabriqués

Des panneaux multiplex avec finitions étanches, le Les panneaux auto-portants Les menuiserites (panneaux en fibre de Des panneaux sandwich combinent
carton-plâtre, les réflecteurs minces... constituent des combinent contre-lattes, ciment sans amiante)... sont aussi des sous- sous-toiture, isolation avec parfois
pare-vapeur. Dans tous les cas, il convient de bien sous-toiture, isolation, pare- toitures efficaces : imperméables à l’eau tout d’autres finitions (pare-vapeur, contre-
Conception : Cifful - Université de Liège Sources des photos : Isocell+Isoproc & Pro Clima+Ecobati+Actis+Gyproc+Unilin
Conception : Cifful - Université de Liège Sources des photos : Isocell+Isoproc & Pro Clima+Ecobati+Actis+Gyproc+Unilin

fermer les joints de raccord ainsi qu’entre éléments. vapeur et finition interne. en restant perméables à la vapeur d’eau. latte...)

M A T É R I A U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

12
F13

Stockage Manipulation Gestion des déchets

source : isover .
source : Rockwool .

source : architecte Luc Boddin .


Protection sous emballage et dégagement du sol Protection individuelle renforcée avec mousse projetée

Filière de récupération de déchets de laine de roche


source : CNAC .

source : Recticel Belgium .


. source : Isoproc & Pro Clima .

Stockage dans un local sec Protection contre les poussières de la cellulose projetée

source : Rockwool .
source : architecte Luc Boddin .

Répartition des charges (ici sur toiture métallique) Protection de la peau et des bronches avec la laine minérale Tri sur chantier dans des bigbags

Précautions sur chantier


M A T É R I A U X fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

13
F14

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module l'apprenant sera capable


- de citer des critères de choix essentiels pour l’utilisation
d’un matériau d’isolation donné,
- d’établir le bilan global d’un matériau isolant donné.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 15
- un rétroprojecteur

 Démarche proposée
Travail individuel et analyse collective
 Supports

1. Travail de recherche
Le professeur distribue des photocopies de la
fiche 15 et demande à chaque élève de récolter

fiche outil
pour une date à fixer les informations sur un
isolant.
Il est vivement conseillé à chacun d’apporter un
échantillon du matériau choisi.
15

2. A la date fixée, le professeur demande à


chaque élève de présenter les arguments
positifs et négatifs pour l’utilisation de ce
matériau.
Petit débat correctif à animer par le professeur
et “correction” des informations (voir fiches 2 à 2-11
11).
M A T É R I A U X

3. Le professeur fait une synthèse des différentes


fiches élaborées par les élèves, il peut proposer
de ranger ces matériaux par familles.


Évaluation
Distribuer la fiche signalétique d’un isolant et demander aux élèves
de formuler des arguments en faveur ou non de son placement dans
un type de paroi donnée (par ex., panneaux de liège dans un mur creux).

14
F15

Bilan global précautions conductivité th conditionnement matières / fabrication nom du matériau

vapeur d’eau
QUESTION - PROBLÈME

eau

usage

coût feu
Quelles sont les caractéristiques de ce matériau ?

M A T É R I A U X fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

15
G0

MURS

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
TYPOLOGIE 2
MUR CREUX ISOLÉ 3
MISE EN OEUVRE DE L’ISOLATION DU MUR CREUX 4
MUR MASSIF ISOLÉ 5
MISE EN OEUVRE DE L’ISOLATION D’UN MUR CRÉPI 6
ISOLATION PAR L’EXTÉRIEUR D’UN BÂTIMENT EXISTANT 7
PAROI OSSATURE BOIS ISOLÉE 8
MISE EN OEUVRE D’UNE PAROI OSSATURE BOIS ISOLÉE 9
BARDAGE SUR MAÇONNERIE 10

MURS
PAREMENT SUR OSSATURE BOIS 11
PERFORMANCE THERMIQUE D’UNE PAROI VERTICALE 12

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 13
QUESTION-PROBLÈME: Comment réaliser une paroi efficace sur le plan thermique ? 14
QUESTION-PROBLÈME : Quelle est la fonction de chaque couche ? 15
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 16
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 17
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 18
LISTE DE CONTRÔLE - mur creux isolé 19
LISTE DE CONTRÔLE - mur massif isolé 20
LISTE DE CONTRÔLE - paroi ossature bois isolée 21
G1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Comment réaliser un mur efficace ?

typologie

C I F F U L
2
13 à 15

Comment mettre en oeuvre l’isolation ?

mur creux isolé mur massif isolé paroi ossature


bois isolée
3 5 8

mise en oeuvre mise en oeuvre mise en oeuvre 16-17

table d’orientation
4 6 9

isolation d’un 18 à 21
bâtiment
existant
7

Quelles autres compositions ?

bardage sur parement sur


maçonnerie ossature bois ...
10 11

Quels points de vigilance ?

performance
M U R S

thermique d’une
paroi
verticale 12

1
G2

Mur creux Mur massif isolé Paroi ossaturée

Composition
bardage
brique lame d’air
enduit extérieur
lame d’air pare-pluie
isolation thermique
isolation thermique isolation et structure portante
bloc
bloc pare-vapeur
plafonnage
plafonnage vide technique
panneau de finition
Epaisseur totale
30 cm 29 cm 31 cm
Performance isolante (voir PRINCIPES, fiche 5 : coefficient U)
U = 0,38 W/m².K U = 0,36 W/m².K U = 0,18 W/m².K

Typologie

2
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G3

intérieur extérieur

intérieur

extérieur
plafonnage assure, avec le bloc de
1 cm béton, l’étanchéité à l’air

bloc de béton constitue l’élément porteur et assure,


14 cm avec le plafonnage, l’étanchéité à l’air

isolation
limite les déperditions thermiques
6 cm

lame d’air
stoppe le transfert d’humidité vers l’intérieur
2 cm

brique constitue une première barrière aux intempéries


9 cm et contribue à l’esthétique

Mur creux isolé

3
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G4
source : architecte Luc Boddin .

Placement d’un élément isolant (ici : verre cellulaire)


sous le premier bloc pour éliminer le pont themique

Mise en oeuvre du parement


après placement soigné de l’isolation

Elévation des blocs intérieurs


avec pose des membranes d’étanchéité

Placement des panneaux isolants contre les blocs :


bon contact contre le mur + fermeture et alternance des joints.
La pose des panneaux doit se faire en totale indépendance de la mise en Continuité de l’isolation du mur
Placement de l’isolation en pied de mur oeuvre du parement afin de garantir la continuité de l’isolation. jusqu’en charpente

Mise en oeuvre de l’isolation du mur creux

4
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G5

intérieur extérieur

intérieur

extérieur
plafonnage assure, avec le bloc de
1 cm béton, l’étanchéité à l’air

bloc de béton 20 cm
constitue l’élément porteur
(cellulaire,terre cuite ...)

isolation thermique
limite les déperditions thermiques
6 cm

enduit extérieur constitue un écran aux intempéries et


2 cm contribue à l’esthétique

Mur massif isolé

5
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G6
source : architecte Léo Michaelis.

Elévation des blocs intérieurs Placement des panneaux isolants destinés à être cimentés Pose d’un treillis sur les angles
pour protéger le pied de mur

Pose des premiers profils de pied de mur Pose d’un enduit sur le treillis

Placement de l’ensemble des panneaux isolants :


Pose des seconds profils de pied de mur contact parfait contre le mur et fermeture et alternance des joints Pose du crépi final

Mise en oeuvre de l’isolation d’un mur crépi

6
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G7
source : Cifful .

Les reliefs de la façade sont retaillés pour faciliter Les panneaux isolants sont collés sur la façade. Deux couches de crépi recouvrent l’isolant.
le placement de l’isolation. Tous les angles sont renforcés par des cornières et treillis. Un joint souple est posé autour des châssis.

Isolation par l’extérieur d’un bâtiment existant

7
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G8

intérieur extérieur

intérieur

extérieur
panneau joue un rôle purement
de finition esthétique

vide technique offre un espace aux


canalisations (électricité...)

pare-vapeur assure l’étanchéité à la


vapeur d’eau

isolation 20 cm limite les déperditions thermiques


structure bois 20 cm et assure la stabilité

pare-pluie constitue un deuxième écran à l’eau


15 mm et au vent

lame d’air garantit la longévité du bardage en


2 cm assurant sa ventilation

bardage constitue un premier écran aux intempéries


18 mm et contribue à l’esthétique

Paroi ossature bois isolée

8
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G9
source : architecte Léo Michaelis .

Pose du plancher sur vide sanitaire Fermeture soignée des joints

source : Thermofloc .

Contrôle de l’étanchéité à l’air


Pose des éléments préfabriqués... par test d’infiltrométrie

Placement des finitions intérieures


... jusqu’à la toiture Isolation de la paroi (ici : par injection de cellulose) et du bardage extérieur

Mise en oeuvre d’une paroi ossature bois isolée

9
M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
G10

intérieur extérieur

intérieur

extérieur
plafonnage
assure l’étanchéité à l’air
1 cm

bloc
constitue l’élément porteur
14 cm

isolation 6 cm limite les déperditions thermiques


chevronnage bois 6 cm supporte le bardage

film pare-pluie constitue un deuxième écran à l’eau et


au vent

lame d’air garantit la longévité du bardage en assurant la


lattage 20 mm ventilation

bardage constitue un premier écran aux intempéries


18 mm et contribue à l’esthétique

Bardage sur maçonnerie


M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
G11

intérieur extérieur

intérieur

extérieur
panneau joue un rôle
de finition purement esthétique

vide technique offre un espace aux


chevron canalisations

panneau pare- assure l’étanchéité à


vapeur 15 mm la vapeur d’eau

isolation 20 cm limite les déperditions


structure bois 20 cm et assure la stabilité

panneau pare-pluie constitue un deuxième écran à


24 mm l’eau et au vent

lame d’air stoppe le transfert d’humidité vers


4 cm l’intérieur

brique constitue un premier écran aux intempéries


9 cm et joue un rôle esthétique

Parement sur ossature bois


M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

11
G12

mur mur paroi


Critères de performance thermique
massif creux ossature
d’une paroi verticale
isolé isolé isolée

Il est indispensable de
Etre
Le plafonnage et la maçonnerie offrent une résistance placer un pare-vapeur.
étanche
suffisante au passage de la vapeur. Celui-ci doit être continu
à la vapeur
Un pare-vapeur n’est pas nécessaire avec des joints
d’eau
parfaitement fermés.

La couche extérieure n’est pas nécessairement étanche


Etre La couche extérieure
à l’eau de pluie mais elle doit au moins la drainer;
étanche empêche toute entrée
une lame d’air accélère l’assèchement
à l’eau d’eau de pluie.
et favorise l’évacuation de l’eau au point bas.

L’isolant est la couche la plus efficace pour limiter les pertes de chaleur.
Pour respecter le Umax , un minimum de 6 cm de laine minérale est exigé dans un mur
Conserver
creux traditionnel; il est de 7 cm pour une structure légère (bois, acier...).
la chaleur
L’isolation doit être parfaitement continue sur toute la surface du volume protégé;
les joints entre panneaux seront parfaitement fermés et les raccords soignés.

Etre
étanche Les fuites d’air se situent essentiellement au niveau des raccords et des percements.
à l’air Veiller à placer des joints étanches efficaces à ces endroits.
et au vent

Performance thermique d’une paroi verticale


M U R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

12
G13

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de donner la


composition de parois types en spécifiant le rôle de chaque
couche, en particulier le rôle de l’isolation thermique.

C I F F U L
Durée
2 à 3 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies des fiches 14 et 15

 Démarche proposée
Travail par groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Comment réaliser une paroi efficace sur le
plan thermique ?”

fiche outil
Donner la consigne de réaliser une composition
de paroi par coupage et collage des éléments
repris sur la fiche 14.
15
Veiller à diversifier les situations :
- mur creux,
- mur avec crépi ou bardage,
- mur massif non isolé,
- mur massif isolé,
- ossature bois,
- ossature-bois avec bardage,
- ...
Chaque groupe complète la fiche 15. 15

2. Récolter les résultats, les comparer et les


corriger ensemble en s’appuyant sur les
fiches 2 à 12.
2 à 12


Évaluation
M U R S

Demander à chacun de refaire l’exercice en permutant le type de


paroi.

13
G14

crépi
brique

bardage en bois

bloc de béton 9 cm
film pare-pluie

panneau pare-pluie
QUESTION - PROBLÈME

film pare-vapeur bloc de béton 14 cm

plafonnage

contre-lattes

lattes béton cellulaire 15 cm

isolation 4 cm

isolation 6 cm

béton cellulaire 20 cm

isolation + structure 15 cm
Comment réaliser une paroi efficace sur le plan thermique ?

M U R S fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

14
G15

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Quelle est la fonction de chaque couche ?

□ Qu’est-ce qui joue le rôle porteur ?

..........................................................................................................................................

C I F F U L
□ Qu’est-ce qui limite le plus les déperditions thermiques ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui protège contre la pluie ?

..........................................................................................................................................

fiche outil
□ Qu’est-ce qui empêche les infiltrations du vent ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui assure l’étanchéité à l’air ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui empêche la condensation interne (c’est-à-dire dans la paroi) ?

..........................................................................................................................................
M U R S

□ Qu’est-ce qui joue un rôle esthétique ?

..........................................................................................................................................

15
G16

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de placer correctement


une isolation dans un mur creux.

C I F F U L
Durée
3 à 4 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- maisonnette didactique
- matériaux isolants et outils
- photocopie de la fiche 19

 Démarche proposée
Travail par groupes
(2 apprenants)  Supports

1. Présenter l’objectif de l’exercice : réaliser


l’isolation des murs d’une maisonnette au stade

fiche outil
du gros oeuvre.

Mettre à disposition des matériaux isolants et


les outils nécessaires pour diverses méthodes
de fixation.

2. Demander aux apprenants de choisir :


- les isolants que l’on peut utiliser dans un mur
creux,
- les éléments nécessaires à leur mise en
oeuvre (crochets, outils nécessaires...).

Analyser collectivement les choix de chacun.

3. Procéder à la mise en oeuvre sur la maison-


nette didactique (voir fiche 17).
17


Évaluation
M U R S

Après placement de quelques m², procéder à une évaluation


collective du travail; pour ce faire, utiliser la fiche 19.
En fin de travail, chaque groupe utilise cette fiche 19 pour
auto-évaluer la qualité de mise en oeuvre.

16
G17

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE

Présentation d’un cours : Ecole Professionnelle de Froidmont à Liège


Professeur : Jean-Claude Collin Date : 16 mars 2004 Titre : Mise en place de l’isolation
Cours : pratique Niveau : 4° et 5° année Nombre : 7 élèves Durée : 3 x 50’
Matériel pédagogique :
- maisonnette réalisée en atelier par les élèves,
- panneaux isolants, crochets, foreuse, cutter, scie, niveau à bulle, mètre…

C I F F U L
Plan de pose de la maisonnette réalisée par les Pose du premier panneau, des crochets et des
élèves durant les premiers mois de l’année scolaire. rosaces.

Découpe des panneaux en fonction des tenons et


Mise en oeuvre des crochets et rosaces. fiche outil
mortaises afin d’avoir un emboîtement parfait.
M U R S

Contrôle : alternance des joints, resserrage soignée


Soin apporté au niveau des angles.
et fixations en suffisance.

17
G18

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de contrôler la qualité


d’exécution d’une paroi verticale isolée.

C I F F U L
Durée
1 période de
50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 19
(ou 20 ou 21)
- parois isolées (atelier ou chantier)

 Démarche proposée
Travail par groupes
(2 apprenants)  Supports

1. Rappeler la fonction de chacune des couches


des parois observées (à l’atelier ou sur

fiche outil
chantier).

2. Demander aux apprenants d’évaluer la qualité


d’exécution de ces parois en se basant sur la
fiche 19 (ou 20 ou 21).

19

3. Ecouter le rapport de chaque groupe,


confronter les résultats et en discuter
collectivement. 20

4. Etablir une synthèse des critères de qualité 21


d’exécution.


Évaluation
M U R S

Reproduire cette activité, individuellement, sur base d’autres parois


verticales isolées.

18
G19

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution d’un


mur creux isolé

 placer une étanchéité en Z en pied de paroi

C I F F U L
 ouvrir un joint vertical en pied de mur tous les mètres
 incliner les crochets (vers le bas)
 éliminer les bavures de mortier dans la coulisse
Etre étanche à l’eau  préserver l’ossature de la pluie et du vent

 placer l’isolant sur toutes les parois du volume


protégé
 veiller au bon contact des panneaux sur le mur
 fermer soigneusement les joints entre panneaux

fiche outil
 alterner les joints entre les panneaux
Conserver la chaleur
 veiller à la parfaite continuité de l’isolant au niveau
des raccords (pied de mur, angle, seuil, linteau...)

 fermer tout les joints de la maçonnerie portante,


y compris les joints verticaux
 placer un enduit du côté intérieur, par exemple
plafonnage
Etre étanche à la vapeur
d’eau

 veiller à la continuité de l’enduit sur l’entièreté


du mur
 placer des joints souples entre les châssis et
l’enduit

Etre étanche à l’air et au


vent
M U R S

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

19
G20

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution d’un


mur massif isolé

C I F F U L
 placer une étanchéité en Z en pied de paroi
 placer les profils de pied du mur
 protéger la base du mur par un système étanche

Etre étanche à l’eau


 placer l’isolant sur toutes les parois du volume
protégé
 veiller au contact des panneaux sur le mur
 fermer soigneusement les joints entre panneaux
 alterner les joints entre les panneaux

fiche outil
Conserver la chaleur  veiller à la parfaite continuité de l’isolant au niveau
des raccords (pied de mur, angle, seuil, linteau...)

 fermer tout les joints de la maçonnerie portante,


y compris les joints verticaux
 placer un enduit du côté intérieur, par exemple
plafonnage

Etre étanche à la vapeur


d’eau

 veiller à la continuité de l’enduit sur l’entièreté


du mur
 placer des joints souples entre les châssis et
l’enduit

Etre étanche à l’air et au


vent
M U R S

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

20
G21

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution d’une


paroi ossature isolée

C I F F U L
 placer une étanchéité en Z en pied de paroi
 placer un pare-pluie de manière continue pour
préserver l’ossature de la pluie et du vent

Etre étanche à l’eau

 veiller à la parfaite continuité de l’isolation dans


l’ossature
 veiller à la parfaite continuité de l’isolant au niveau
des raccords (pied de mur, angle, seuil, linteau...)

fiche outil
Conserver la chaleur

 placer un pare-vapeur du côté intérieur


 vérifier sa parfaite continuité et la bonne fermeture
des raccords
 éviter toute perforation ou déchirement du pare-
Etre étanche à la vapeur vapeur lors des interventions techniques
d’eau

 placer des joints souples entre les châssis et


l’enduit
 veiller à la continuité de l’enduit sur l’entièreté
du mur
Etre étanche à l’air et au
vent
M U R S

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

21
H0

PLANCHERS

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
TYPOLOGIE 2
PLANCHER LOURD 3
PLANCHER LÉGER 4
EMPLACEMENT DE L’ISOLATION 5
PLANCHER DES COMBLES 6
DALLE SUR SOL 7
CUVELAGE ISOLÉ PAR L’EXTÉRIEUR 8
CHAPE SUR STRUCTURE BOIS 9
PERFORMANCE THERMIQUE D’UN PLANCHER 10

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 11
QUESTION-PROBLÈME: Comment réaliser un plancher efficace sur le plan thermique ? 12

PLANCHERS
QUESTION-PROBLÈME : Quelle est la fonction de chaque couche ? 13
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 14
LISTE DE CONTRÔLE - plancher lourd isolé 15
LISTE DE CONTRÔLE - plancher léger isolé 16
H1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Comment réaliser un plancher efficace ?

typologie des
planchers

C I F F U L
2
11 à 13
Comment mettre en oeuvre l’isolation ?

plancher lourd plancher léger

3 4

Quelles autres compositions ?

table d’orientation
emplacement
de l’isolation
5

plancher dalle sur sol


des combles
6 7

cuvelage isolé chape sur


par l’extérieur structure ...
14 à 16
P L A N C H E R S

bois
8 9

Quels points de vigilance ?

performance
thermique d’un
plancher
10

1
H2

Plancher lourd Plancher léger

Composition
carrelage (1 cm)
plancher en bois massif (12 mm)
chape ciment (6 cm)
panneau OSB (15 mm)
film d’étanchéité à l’eau
pare-vapeur
isolation thermique (4 cm)
isolation thermique/structure bois (18 cm)
film d’étanchéité à l’eau
panneau de finition (24 mm)
hourdis (12 cm)

Epaisseur totale
23 cm 23 cm
Performance isolante sur vide sanitaire (voir PRINCIPES, fiche 5 : coefficient U)

U = 0,64 W/m².K U = 0,21 W/m².K

Typologie

2
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H3

carrelage
joue le rôle d’élément de finition
1 cm

chape au ciment
constitue un support lisse et plan
6 cm

film d’étanchéité à l’eau évite l’introduction d’humidité entre


0,2 mm les panneaux d’isolation

isolation thermique limite les déperditions


4 cm thermiques

film d’étanchéité à l’eau évite la remontée


0,2 mm d’humidité vers l’isolation

béton constitue la structure


12 cm portante

Plancher lourd

3
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H4

parquet en bois massif


joue le rôle de finition
12 mm

panneau OSB constitue un support plan pour le


15 mm parquet

empêche le passage de vapeur d’eau


pare-vapeur
dans l’isolant

isolation 18 cm limite les déperditions thermiques


gîte en bois 18 cm constitue la structure portante

panneau constitue le support de l’isolant


24 mm et la finition sur vide sanitaire

Plancher léger

4
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H5

Sur la structure portante Sous la structure portante Dans la structure portante


(sous la chape)

source : Fingo .

source : Rockwool .
Laine minérale
source : architecte Luc Boddin .

Mousse synthétique collée sous hourdis

source : Cstc .
source : Rockwool .

Mousse synthétqiue Laine minérale collée sous hourdis Laine minérale serrée entre gîtes de plancher

source : Actis .
source : Argex .
source : Isocell .

Réflecteur mince Argex damée sous dalle de sol à couler Cellulose insufflée entre gîtes de plancher

Emplacement de l’isolation

5
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H6

Pour isoler le plancher des combles, l’idéal est de placer un maximum d’isolation.
Dans tous les cas, il faudra veiller à l’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau.

Diverses solutions se présentent :

- un matériau en vrac entre les gîtes (cellulose, liège, laine minérale, argex...)
Source : Thermofloc - Ecobati .

- un matelas isolant, souple ou semi-rigide (laine minérale, laine de mouton...)


Cellulose

- un panneau isolant rigide (panneau EPS, XPS...); dans ce cas, il est recommandé
de bien fermer les joints en injectant de la mousse polyuréthane entre les joints
ou en insérant des bandes souples en polyéthylène.
Source : Entreprise Vinai Hody .

Laine de mouton

Plancher des combles

6
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H7

carrelage
joue le rôle de finition
1 cm

chape au ciment constitue un support lisse


6 cm et plan

film d’étanchéité à l’eau évite l’humidification des


0,2 mm panneaux d’isolation

isolation thermique limite les déperditions


4 cm thermiques

film d’étanchéité à l’eau évite la remontée


0,2 mm d’eau dans l’isolation

dalle de béton constitue la


12 cm structure portante

film d’étanchéité évite la remontée


à l’eau 0,2 mm d’eau dans le béton

sable évite la perfora-


5 cm tion du film

gravier constitue une


15 à couche de
40 cm drainage

géotextile
filtre les impuretés
pour préserver la
fonction drainante
du gravier

Dalle sur sol

7
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H8
Source : Foamglas .

Coupe de principe d’un cuvelage


isolé par l’extérieur Lit de sable Pose des panneaux isolants Pose d’un film polyéthylène

Pose du ferraillage sur écarteurs Coulage du béton Dalle coulée La maçonnerie peut commencer.

Cuvelage isolé par l’extérieur

8
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H9

carrelage
joue le rôle de finition
1 cm

chape au ciment coulée sur le profilé ondulé, constitue un support


3 à 6 cm lisse et plan pour le carrelage

profilé métallique associé au béton de la chape, il constituera


une armature raidissante

film d’étanchéité à empêche tout passage d’humidité,


l’eau et à la vapeur notamment lors du coulage de la chape

isolation 10 cm limite les déperditions thermiques


gîte 10 cm constitue la structure portante

panneau
joue le rôle de finition
12 mm

Chape sur structure bois

9
P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
H10

plancher plancher
Critères de performance thermique
lourd léger
d’un plancher
isolé isolé

Etre Il est indispensable de placer un


La chape et le film d’étanchéité placé
étanche pare-vapeur au-dessus de l’isolant.
sous celle-ci offrent une résistance
à la vapeur Celui-ci doit être continu avec des joints
suffisante au passage de vapeur.
d’eau parfaitement fermés.

Etre
Ce type de plancher, lorsqu’il est placé sur un vide sanitaire, est bien protégé
étanche
contre toute remontée d’eau.
à l’eau

L’isolant est la couche la plus efficace pour limiter les pertes de chaleur.
Conserver
Il doit être parfaitement continu sur toute la surface du volume protégé;
la chaleur
les joints entre panneaux seront parfaitement fermés et les raccords soignés.

Etre
Le point faible se situe au niveau des raccords entre le plancher et les parois
étanche
verticales. Une solution est de remonter le film d’étanchéité sur le pourtour du
à l’air
plancher.
et au vent

Performance thermique d’un plancher


P L A N C H E R S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
H11

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectifs spécifiques

A la fin du module, l'apprenant sera capable de :


donner la compositon de planchers types en spécifiant la fonction
de chaque couche, en particulier le rôle de l’isolation thermique.

C I F F U L
Durée
2 à 3 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies des fiches 12 et 13

 Démarche proposée
Travail par groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Comment réaliser une paroi efficace sur le
plan thermique ?”

fiche outil
Donner la consigne de réaliser une composition
de paroi par coupage et collage des éléments
repris sur la fiche 12.
Veiller à diversifier les situations : 12
- planchers légers
- avec air de foulée ou non,
- planchers lourds sur
- terre plein,
- sur vide sanitaire
- ...
Chaque groupe complète également la
fiche 13. 13

2. Récolter les résultats, les comparer et les


P L A N C H E R S

corriger ensemble en s’appuyant sur les


fiches 2 à 10.
2 à 10


Évaluation
Demander à chacun de refaire l’exercice en permutant le type
de plancher.

11
H12

carrelage hourdis

parquet en bois massif

chape de ciment poutrains et claveaux


thermique ?

chape isolante (avec argex par exemple)


QUESTION - PROBLÈME

dalle en béton armé

chape d’égalisation

sable
film en polyéthylène étanche (type Visqueen)

panneau étanche (type sous-toiture) gravier

feuille de mousse (isolant acoustique)

panneau acoustique

gîte
isolation 4 cm

isolation 6 cm
Comment réaliser un plancher efficace sur le plan

isolation 12 cm caissons métalliques

P L A N C H E R S fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

12
H13

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Quelle est la fonction de chaque couche ?

□ Qu’est-ce qui joue le rôle porteur ?

..........................................................................................................................................

C I F F U L
□ Qu’est-ce qui limite le plus les déperditions thermiques ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui protège contre l’humidité ascensionnelle ?

..........................................................................................................................................

fiche outil
□ Qu’est-ce qui protège contre l’humidité apportée par le béton ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui assure l’étanchéité à l’air ?

..........................................................................................................................................


P L A N C H E R S

Qu’est-ce qui empêche la condensation interne (c’est-à-dire dans la paroi) ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui joue un rôle esthétique ?

..........................................................................................................................................

13
H14

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de contrôler la qualité


d’exécution d’un plancher isolé.

C I F F U L
Durée
1 période de
50 minutes
 Matériel
- photocopies des fiches 15 et 16.

 Démarche proposée
Travail par groupes
(2 apprenants)  Supports

1. Rappler la fonction de chacune des couches


des planchers observés (à l’atelier ou sur
chantier).

fiche outil
2. Demander aux apprenants d’évaluer la qualité
d’exécution de ces planchers en se basant sur
la fiche 15 (ou 16)

15
3. Ecouter le rapport de chaque groupe,
confronter les résultats et en discuter
collectivement.

4. Etablir une synthèse des critères de qualité 16


d’exécution.
P L A N C H E R S


Évaluation
Reproduire cette activité, individuellement, sur base d’autres
planchers isolés.

14
H15

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution d’un


plancher lourd isolé

 s’assurer de la présence d’une rupture capilaire

C I F F U L
sous toute la surface du plancher (vide sanitaire et
membrane d’étanchéité sur murs porteurs)
 veiller à placer un film d’étanchéité sous et sur
l’isolation
 veiller à la bonne superposition des lés
Etre étanche à l’eau
 placer un pare-pluie de manière continue pour
préserver l’ossature de la pluie et du vent

 veiller à la parfaite continuité de l’isolation sur toute


la surface
 veiller à la continuité de l’isolation avec celle des
parois verticales (éviter les ponts thermiques)

fiche outil
Conserver la chaleur

 La chape et le film d’étanchéité assurent cette


fonction

Etre étanche à la vapeur


d’eau

 veiller à bien remonter les films d’étanchéité


le long des murs, sur tout le pourtour du plancher
P L A N C H E R S

Etre étanche à l’air et au


vent

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

15
H16

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution d’un


plancher léger isolé

C I F F U L
 s’assurer de la présence d’une rupture capillaire
sous toute la surface du plancher (vide sanitaire et
membrane d’étanchéité sur murs porteurs)

Etre étanche à l’eau

 veiller à la parfaite continuité de l’isolant entre les


gîtes
 veiller à la continuité de l’isolation avec celle des
parois verticales (éviter les ponts thermiques)

fiche outil
Conserver la chaleur

 placer un pare-vapeur au-dessus de l’isolant


 vérifier sa parfaite continuité et la bonne fermeture
des raccords
 éviter toute perforation ou déchirement lors de la
pose
Etre étanche à la vapeur
d’eau

 veiller à bien remonter le long des parois sur tout


P L A N C H E R S

le pourtour du plancher

Etre étanche à l’air et au


vent

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

16
I0

FENÊTRES

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
FENÊTRE-TYPE 2
TYPOLOGIE DES CHÂSSIS 3
TYPOLOGIE DES VITRAGES 4
VALEUR UW D’UNE FENÊTRE 5
FACTEUR SOLAIRE 6
TRANSMISSION LUMINEUSE 7
PROTECTIONS SOLAIRES 8
AÉRATEUR INTÉGRÉ DANS LA FENÊTRE 9
GESTION DES PAROIS VITRÉES 10
PERFORMANCE THERMIQUE D’UNE FENÊTRE 11

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 12
LISTE DE CONTRÔLE - fenêtre performante 13

FENETRES
I1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Comment obtenir une fenêtre efficace ?

fenêtre-type

C I F F U L
2

typologie des typologie des


châssis vitrages
3 4

valeur Uw
d’une fenêtre
5

table d’orientation
facteur solaire

transmission
lumineuse
7

Quels points de vigilance ?

protections aérateur intégré gestion des


solaires dans la fenêtre parois vitrées
F E N Ê T R E S

8 9 10

performance
thermique
11
12-13

1
I2

arrière-linteau

linteau
dormant
3 4 5
2
1

ouvrant Pour supprimer dans une fenêtre les


passages d’air par infiltration (c’est-à-dire de
Châssis à triple frappe l’extérieur vers l’intérieur) ou par exfiltration
(c’est-à-dire de l’intérieur vers l’extérieur), il
1. 1re frappe - étanchéité principale à l’eau faut placer des joints d’étanchéité.

2. chambre de décompression drainée Ceux-ci doivent se situer :

3. 2 e frappe - avec joint périphérique - entre le dormant et la paroi,


continu
- entre l’ouvrant et le dormant,
4. chambre pour quincaillerie
- entre le vitrage et le châssis.
1 2
5. 3 e frappe - amélioration acoustique 3 4
5

tablette de fenêtre

seuil

mur allège

Fenêtre-type

2
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I3

Châssis bois Châssis métal Châssis synthétique Châssis composite


Source : Ewitherm .

Source : Pierret-system .
Source : Pierret-system .

Source : Menuiserie Générale Desclée Frédéric .


Particularités

profils composés
profil bois massif aluminium, acier
PVC, polyuréthane, fibre de verre de différents matériaux :
ou lamellé collé profil creux à chambres multiples
profil creux à chambres multiples bois + isolant thermique + bois,
avec rupture thermique
alu + bois ...

Performance isolante (voir PRINCIPES, fiche 5 : coefficient U) - la valeur Uf ne concerne que le châssis (pas le vitrage)

Uf de 1,8 à 2,4 W/m².K Uf de 3,5 à 4,2 W/m².K Uf de 1,5 à 3 W/m².K Uf < 1 W/m².K

Typologie des châssis

3
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I4

Simple vitrage (glace monolithique) Double vitrage Double vitrage basse émissivité Triple vitrage

Composition

Feuille de verre qui peut Constitué de 2 glaces monolithiques Double vitrage dont une face
recevoir des traitements spéciaux ou feuilletées séparées par un vide a été recouverte d’une couche Constitué de 3 glaces monolithiques
pour améliorer ses qualités d’air de 6 à 12 mm; pour une incolore et invisible dite à séparées par des lames d’air,
- mécaniques (verre armé, trempé...), meilleure isolation thermique, “basse émissivité” dont le rôle le triple vitrage peut apporter des
- thermiques (verre réfléchissant...), on trouve aussi des est de contenir la chaleur à améliorations thermiques et
- lumineuses (verre teinté, imprimé...) doubles vitrages où l’air est remplacé l’intérieur du bâtiment par acoustiques importantes.
- ... par un gaz (argon, krypton...). réémission des ondes infrarouges.

Performance isolante (voir PRINCIPES, fiche 5 : coefficient U) - la valeur Ug ne concerne que le vitrage (pas le châssis)
Ug = 5,8 W/m².K Ug de 1,75 à 3 W/m².K Ug de 1,1 à 1,9 W/m².K Ug de 0,6 à 2,3 W/m².K

Facteur solaire (g)


g = 85 % g = de 75 à 81 % g = de 60 à 74 % g = de 20 à 67 %

Transmission lumineuse (TL)


TL = 90 % TL = de 65 à 83 % TL = de 37 à 79 % TL = de 20 à 73 %

Typologie des vitrages

4
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I5

La valeur U de la fenêtre, dénommée Uw, doit tenir compte


du coefficient de transmission thermique
- du vitrage, Ug,
- du châssis, Uf,
- de l’intercalaire, Ψg (pour Ψ, prononcer psi)

Déperditions
au travers du vitrage

Déperditions
via l’intercalaire

Déperditions
au travers du châssis

Si la fenêtre n’est pas équipée d’un aérateur ou d’un panneau


de remplissage, la norme NBN B62-002 donne la formule
suivante pour calculer le Uw.

Si Ug ≤ Uf : Uw = 0,7 Ug + 0,3 Uf + 0,3 Ψg (W/m².K)

Si Ug > Uf : Uw = 0,8 Ug + 0,2 Uf + 0,3 Ψg (W/m².K)

où Ψg = 0,11 W/m².K, intercalaire ordinaire


Ψg = 0,07 W/m².K, intercalaire isolant

Valeur UW d’une fenêtre

5
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I6

Le facteur solaire g indique la proportion d’énergie solaire qui traverse le vitrage

Le facteur solaire g, anciennement dénommé FS,


est le rapport entre l’énergie solaire entrant dans
le local à travers le vitrage et l’énergie solaire
incidente. Il s’exprime en %. Energie
solaire
1 Energie solaire incidente incidente
1
2 Energie réfléchie par le vitrage.

3 Energie traversant le vitrage.

4 Energie absorbée par le vitrage et transformée en chaleur.

5 Part de cette chaleur transmise à l’intérieur.

3 + 5
facteur solaire g = 3
2 Energie
1 4 Absorption directe
Pour un simple vitrage clair, g = 0,87 soit 87 %. transmise
Réflexion

Le facteur solaire g d'un vitrage est influencé par 5


- le type de vitrage,
- le nombre de couches de verre Energie indirecte
- le type de revêtement éventuellement appliqué sur le verre. transmise

Facteur solaire

6
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I7

La transmission lumineuse TL indique la proportion de lumière qui traverse le vitrage.

La transmission lumineuse TL est le rapport entre


le rayonnement lumineux qui traverse le vitrage
et le rayonnement lumineux incident.
Il s’exprime en %. Rayonnement
lumineux
incident
1 Rayonnement lumineux incident 1

2 Rayonnement réfléchi par le vitrage.

3 Rayonnement traversant le vitrage.

4 Rayonnement absorbé par le verre.

3
transmission lumineuse TL =
1 3 Transmission
2
Pour un simple vitrage clair, TL = 0,9 soit 90 %. 4 Absorption lumineuse

Réflexion

La transmission lumineuse TL d'un vitrage est influencée par


- le type de vitrage,
- le nombre de couches de verre
- le type de revêtement éventuellement appliqué sur le verre.

Transmission lumineuse

7
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I8

Une maison économe en énergie doit éviter toute surchauffe en été et ce sans recourir à la climatisation active.
Une protection solaire ne sera efficace que si elle est placée à l’extérieur du vitrage.
Débordements architecturaux Volet, persienne Store extérieur
toiture, balcon... mais aussi écran végétal...
Source : Renson .

© photo-daylight.com .

Source : architecte Joël Coupez .


Source : architecte Nathalie Ries

Protections solaires

8
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I9

Les joints d’étanchéité assurent l’étanchéité à l’eau mais aussi à l’air:


cela permet d’éviter les passages d’air intempestifs et non contrôlables
entraînant des déperditions par infiltration (c’est-à-dire de l’extérieur vers
l’intérieur) et exfiltration (c’est-à-dire de l’intérieur vers l’extérieur).

En plaçant un aérateur, on accepte d’amener de l’air dans le local mais


de façon contrôlable.
La norme NBN D50-001 impose que l’aérateur soit réglable soit en continu
soit en 5 positions minimum.

De plus, l’aérateur doit être équipé d’une coupure thermique pour éviter les
risques de condensation superficielle.

Aérateur intégré dans la fenêtre

9
F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
I10

En été En hiver
 pendant la journée,
se protéger par
des stores,
persiennes,  pendant la journée,
rideaux… capter et stocker
dans la masse des parois,

 durant la nuit,  durant la nuit,


ventiler conserver la chaleur
pour rafraîchir en fermant volets,
les parois. rideaux…

Gestion des parois vitrées


F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
I11

double double double double ou


Critères de performance thermique vitrage vitrage vitrage triple vitrage
+ + + +
d’une paroi verticale châssis châssis châssis châssis
bois métal synthétique composite

La fenêtre constitue un point faible dans l’enveloppe isolante d’une maison.


Conserver Le châssis et le type de vitrage doivent être choisis en cohérence.
la chaleur Plus le vitrage sera performant, plus le châssis devra l’être aussi.
De même, s’il y a un aérateur, il ne faut pas qu’il constitue une paroi froide, source de
condensation superficielle; pour ce faire, il présentera une rupture thermique efficace.

Lors du choix de vitrages aux performances isolantes élevées,


Profiter des il est important de tenir compte des valeurs g (facteur solaire) et TL (transmission lumineuse).
apports
solaires En hiver, les apports solaires gratuits sont à favoriser.
En été, il faut éviter la surchauffe, par exemple grâce à des protections solaires.

Etre
La fenêtre doit être étanche à l’eau.
étanche
Les joints d’étanchéité doivent garantir cette efficacité (voir critère ci-dessous).
à l’eau

La fenêtre doit être étanche à l’air afin de supprimer les passages d’air non contrôlés
Etre
(par infiltration et exfiltration), sources de pertes de chaleur et d’inconfort.
étanche
Un joint d’étanchéité doit être placé - entre le dormant et la paroi,
à l’air
- entre l’ouvrant et le dormant,
et au vent
- entre le vitrage et le châssis.

Performance thermique d’une fenêtre


F E N Ê T R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

11
I12

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable d’expliquer les critères


de performance d’une fenêtre et, sur base de ceux-ci, d’en contrôler
la qualité d’exécution.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 13

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Orienter chaque groupe vers différents


ensembles de fenêtres de l’école

fiche outil
2. Demander à chaque groupe d’évaluer la qualité
d’exécution des fenêtres observées en se
basant sur la fiche 13.

13
3. Ecouter le rapport de chaque groupe,
confronter les résultats et en discuter
collectivement.

4. Etablir une synthèse des critères de


performance d’une fenêtre, notamment en
s’aidant des fiches 2 à 11.

2 à 11
F E N Ê T R E S


Évaluation
Reproduire cette activité, individuellement, sur base d’une fenêtre
de la classe ou d’une autre réalisée en atelier.

12
I13

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution
d’une fenêtre
performante

C I F F U L
 choisir une fenêtre présentant une valeur Uw très
faible.
 en cas de présence d’aérateur, vérifier qu’il
possède bien une coupure thermique

Conserver la chaleur

 choisir le facteur g du vitrage en fonction des


apports thermiques souhaités
 choisir la TL du vitrage en fonction des apports
lumineux souhaités

fiche outil
 s’il y a des risques de surchauffe (par exemple,
Profiter des apports grand vitrage exposé au sud), placer une protec-
solaires gratuits tion solaire extérieure

 opter pour des châssis triple frappe, avec chambre


de décompression drainée
 veiller à placer un joint périphérique
(voir ci-dessous)

Etre étanche à l’eau

 veiller à placer un joint périphérique étanche


- entre le châssis et la paroi,
- entre le châssis et le vitrage,
- entre le dormant et l’ouvrant,
F E N Ê T R E S

- entre l’aérateur et - le chassis,


- le vitrage.
Etre étanche à l’air et au
vent

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

13
J0

TOITURES

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses
TYPOLOGIE 2
TOITURE INCLINÉE 3
TOITURE PLATE 4
TOITURE FROIDE 5
TOITURE CHAUDE 6
TOITURE INVERSÉE 7
TOITURE INCLINÉE = TOITURE FROIDE ? 8
TOITURE VERTE 9
TOITURE VERTE PLATE 10
TOITURE VERTE INCLINÉE 11
SUPPORT MÉTALLIQUE 12
FAUX-PLAFOND 13
PERFORMANCE THERMIQUE D’UNE TOITURE 14

fiches outils
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 15
QUESTION-PROBLÈME: Comment réaliser une toiture efficace sur le plan thermique ? 16
QUESTION-PROBLÈME : Quelle est la fonction de chaque couche ? 17
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 18
LISTE DE CONTRÔLE - toiture inclinée isolée 19
LISTE DE CONTRÔLE - toiture plate isolée 20
TOITURES
J1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

fiches analyses fiches outils

Comment réaliser une toiture efficace ?

typologie

C I F F U L
2
15 à 17
Comment mettre en oeuvre l’isolation ?

toiture inclinée toiture plate

3 4

toiture inclinée toiture froide


= toiture chaude
toiture froide ? à déconseiller
8 5 6

table d’orientation
toiture inversée

Comment mettre en oeuvre l’isolation ?

toiture verte support faux-plafond


métallique
9 12 13

toiture verte
plate
10
T O I T U R E S

toiture verte
inclinée
11

Quels points de vigilance ?

performance
thermique
18 à 19
14

1
J2

Toiture inclinée Toiture plate

Composition
couverture : ardoises, tuiles, zinc... étanchéité
latte et contre-latte (4 cm) isolation (10 cm)*
sous-toiture (ici : panneau de 18 à 22 mm) pare-vapeur
isolation-structure (20 cm) béton de pente (minimum : 6 cm)
pare-vapeur (ici : film polyéthylène) support lourd (12 cm)
contre-gîtage et finition (4 + 1 cm) finition (1 cm)

Epaisseur totale
31 cm 30 cm
Performance isolante
U = 0,20 W/m².K U = 0,30 W/m².K
* si valeur λ de l’isolant ≤ 0,034 W/m.K

Typologie

2
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J3

arrête l’eau et l’évacue vers la


couverture
gouttière

lattes sert de point de fixation au matériau


2 cm de couverture

contre-lattes facilite le drainage des eaux infiltrées


2 cm vers la gouttière

sous-toiture . évacue vers l’extérieur l’eau infiltrée


18 à 24 mm accidentellement
. constitue une étanchéité au vent
. protège l’isolation thermique du toit
. participe à la résistance thermique
du toit en limitant les courants d’air
. permet l’écoulement des eaux qui
se sont condensées au dos de la
couverture

isolation 20 cm - limite les déperditions thermiques


structure 20 cm - assure la stabilité

assure une étanchéité à la vapeur


pare-vapeur
d’eau

contre-gîtage permet le placement de


vide technique canalisations (électricité par exem-
2 cm ple) sans abîmer le pare-vapeur

finition
joue un rôle purement esthétique
1 cm

Toiture inclinée

3
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J4

étanchéité présente une étanchéité parfaite à


2 x 4 mm l’eau et au vent

isolation
limite les déperditions thermiques
thermique 10 cm

assure une étanchéité à la vapeur


pare-vapeur
d’eau

béton de pente oriente l’écoulement des eaux vers la


10 à 6 cm corniche ou la gouttière

support lourd
assure la stabilité
12 cm

finition
joue un rôle purement esthétique
1 cm

Toiture plate

4
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J5

Le fait de placer l’isolation sous ou dans la structure portante est la technique de toiture froide.

Elle a été fortement développée dans les années 70, mais est aujourd’hui déconseillée, et ce, pour 2 raisons :
- les conditions de vie ont évolué (production plus importante de vapeur d’eau dans l’habitation),
- la pose du pare-vapeur est très délicate, des risques de condensation interne peuvent survenir en cas d’imperfection.

Laisser un espace vide


et ventilé entre l’isolant
et l’étanchéité augmente
les risques de condensa-
tion interne.

Toiture froide

5
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J6

Aujourd’hui, il est préconisé de placer l’isolation au-dessus de la structure portante; c’est la technique de toiture chaude.

étanchéité

isolation thermique

pare-vapeur

support avec pente

finition intérieure

Source : Recticel Belgium .


Source : architecte Jean-Marie Delhaye .

Polyuréthane sur support béton Liège sur support bois

Toiture chaude

6
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J7

La toiture inversée est une variante de la toiture chaude.


Sa particularité : l’isolant est placé au-dessus de l’étanchéité

Il faudra donc utiliser des matériaux résistants à l’humidité : certains isolants synthétiques, le verre cellulaire... avec souvent la nécessité de
devoir la lester.

Cette technique est très peu utilisée pour les nouvelles habitations mais peut être envisagée dans le cas de rénovation :
- placer un isolant sur une toiture existante en bon état;
- l’étanchéité joue le rôle de pare-vapeur;
- attention toutefois à éviter les ponts thermiques au niveau des raccords.

lestage éventuel
(gravier, dalles sur
plots, caillebotis sur
gîtes...)

isolation thermique

étanchéité

support avec pente

finition intérieure

Toiture inversée

7
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J8

Dans le cas de toiture inclinée, la technique “toiture froide” est la plus souvent réalisée.
Pourtant, les imperfections de mise en oeuvre sont tout aussi réelles pour une toiture inclinée que pour une toiture plate.

Toutefois une donnée est différente : dans le cas d’une toiture inclinée, la vapeur d’eau peut traverser la paroi et être évacuée par la ventilation
qui doit être prévue entre la couverture et la sous-toiture; pour cela, il faut veiller à placer, de l’intérieur vers l’extérieur, des matériaux de plus
en plus perméables à la vapeur (choix judicieux de l’isolant et de la sous-toiture).

Source : Thermofloc - Ecobati .


Source : architecte Jean-Marie Delhaye .

Les risques de condensation interne - en remplissant d’isolant la totalité de l’espace - et en utilisant un panneau de sous-toiture
peuvent être fortement réduits : entre le pare-vapeur et la sous-toiture (par perméable à la vapeur d’eau
exemple en insufflant de la cellulose)

Toiture inclinée = toiture froide ?

8
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J9

Toiture végétalisée Toiture-jardin légère Toiture-jardin plantations le substrat retient une partie
et substrat de l’eau de pluie et permet le
développement des plantes

couche filtrante protège la couche de


(géotextile) drainage en permettant le
passage de l’eau

couche de drainage
(gravier, argex, pan- assure l’évacuation d’eau de
neau synthétique...) pluie excédentaire

couche de protection protège l’étanchéité contre


mécanique les détériorations dues aux
(anti-racines) racines et contre
et/ou film d’éventuelles agressions
polyéthylène mécaniques

étanchéité du fait de son accessibilité


2 x 4 mm difficile, opter pour une
réalisation bi-couche en
adhérence totale

isolation thermique (sa résistance à la


compression sera adaptée
aux charges)
limite les déperditions
thermiques

pare-vapeur assure une étanchéité à la


vapeur d’eau

support - assure la stabilité


et pente - oriente l’écoulement des eaux

Toiture verte

9
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
J10
Source : CSTC .

Polyéthylène Couche de drainage Géotextile Placement du substrat

Toiture verte plate


T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
J11

La manière dont la végétation est installée (semis,


plantation, tapis précultivés…) a une grande inci-
dence sur le temps que vont mettre les plantes à
se développer. De même, le type de végétation influ-
ence considérablement l’entretien qui devra être
apporté à la toiture.
Les plantes basses tels les lichens, mousses... sont idéales pour
les toitures en pente : la couche d’enracinement est mince
(quelques centimètres), la végétation se protège naturellement
contre les plantes indésirables (mauvaises herbes...) et il y a

Source : Entreprise Marc Lievens .


peu voire pas d’entretien nécessaire.
Placer un gazon en toiture présente certaines difficultés d’en-
tretien et de maintien (risques de dessèchements rapides dus à
l’influence plus prononcée des conditions climatiques et à une
couche de substrat réduite).
Source : photo Donneau - projet de l’architecte Manfred Lehro .

Toiture verte inclinée


T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

11
J12

étanchéité

isolation thermique

pare-vapeur

support avec pente

Cette technique est couramment utilisée sur les toitures


plates de bâtiments de type industriel mais elle est
également applicable avec des toitures métalliques inclinées.

Source : Foamglas .
Source : Foamglas .

Source : Rockwool .
Laine de roche Verre cellulaire Verre cellulaire

Support métallique
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

12
J13

Attention ... risque de condensation !


Placer l’isolation dans le faux-plafond présente un certain La solution la plus sûre réside dans l’isolation de la
risque. De la condensation peut apparaître sous la face du structure (principe de la toiture chaude ou toiture
béton et il “pleut” alors sur l’isolant. La pose du pare- inversée). Dès lors, la dalle n’est plus une paroi froide
vapeur n’est pas une solution fiable car toute imperfection ce qui évite les risques de condensation.
peut générer de la condensation interne.
Cette technique est donc déconseillée.

étanchéité

isolation thermique

pare-vapeur

support avec pente

vide

isolation thermique

pare-vapeur

faux-plafond

Faux-plafond
T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

13
J14

Critères de performance thermique toiture toiture


d’une toiture inclinée plate

Etre La couverture canalise l’eau de pluie vers le réseau d’égouttage.


étanche Dans le cas de toiture inclinée, la sous-toiture amène toutes les eaux infiltrées vers la
à l’eau gouttière ou la corniche

L’isolation est la couche la plus efficace pour limiter les pertes de chaleur.
Conserver
Elle doit être parfaitement continue sur toute la surface du volume protégé;
la chaleur
les joints entre panneaux seront parfaitement fermés et les raccords soignés.

Etre
Une couche doit assurer l’étanchéité à la vapeur d’eau : le pare-vapeur.
étanche
Cette couche doit être continue avec des joints parfaitement fermés;
à la vapeur
un soin important doit être apporté au niveau des raccords.
d’eau

Etre
étanche Les fuites d’air se situent essentiellement au niveau des raccords et des percements.
à l’air Veiller à placer des joints étanches efficaces à ces endroits.
et au vent

Performance thermique d’une toiture


T O I T U R E S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

14
J15

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de donner la


composition des toitures types en spécifiant la fonction de chaque
couche, en particulier le rôle de l’isolation thermique.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies des fiches 16 et 17.

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Introduire la question-problème :
“Comment réaliser une toiture efficace sur le
plan thermique ?”

fiche outil
Donner la consigne de réaliser une composition
de toiture par coupage et collage des éléments
repris sur la fiche 16.
16

Veiller à diversifier les supports et types de


finition. Chaque groupe doit également
compléter la fiche 17.

17

2. Récolter les résultats, les comparer et les


corriger ensemble en s’appuyant sur les
fiches 2 à 14
T O I T U R E S

2 à 14


Évaluation
Demander à chacun de refaire l’exercice en permutant le type de
toiture.

15
J16

dalle de béton armé

tuiles

chape de pente
ardoises
thermique ?

zinc à joint debout


isolation de pente
QUESTION - PROBLÈME

étanchéité double couche


gravier de lestage
voligeage

film polyéthylène microperforé (sous-toiture) pannes

film polyéthylène étanche (pare-vapeur)

panneau bitumineux (sous-toiture)


chevrons

lattes et contre-lattes
lattes

isolation 6 cm
Comment réaliser une toiture efficace sur le plan

panneau de finition

isolation 12 cm faux-plafond

T O I T U R E S fiche outil C I F F U L - Université de Liège - 2009

16
J17

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Quelle est la fonction de chaque couche ?

□ Qu’est-ce qui joue le rôle porteur ?

..........................................................................................................................................

C I F F U L
□ Qu’est-ce qui limite le plus les déperditions thermiques ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui empêche les infiltrations d’eau ?

..........................................................................................................................................

fiche outil
□ Qu’est-ce qui empêche la condensation interne (c’est-à-dire dans la paroi) ?

..........................................................................................................................................

□ Qu’est-ce qui assure l’étanchéité à l’air ?

..........................................................................................................................................


T O I T U R E S

Qu’est-ce qui joue un rôle esthétique ?

..........................................................................................................................................

17
J18

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de contrôler la qualité


d’exécution d’une toiture isolée.

C I F F U L
Durée
1 période
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies de la fiche 19 (ou 20);
- toiture isolée (à l’atelier ou sur
chantier)

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 apprenants)  Supports

1. Rappeler la fonction de chacune des couches


des parois observées (à l’atelier ou sur
chantier).

fiche outil
2. Demander aux apprenants d’évaluer la qualité
d’exécution de ces parois en se basant sur la
fiche 19 (ou 20).

19

3. Ecouter le rapport de chaque groupe,


confronter les résultats et en discuter
collectivement. 20

4. Etablir une synthèse collective des critères de


qualité d’exécution en s’aidant éventuellement
des fiches 2 à 14.
T O I T U R E S

2 à 14


Évaluation
Reproduire cette activité, individuellement, sur base d’autres toitures
isolées.

18
J19

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution
d’une toiture inclinée
isolée

C I F F U L
 placer une couverture pour arrêter et canaliser les
eaux de pluie
 assurer le drainage des eaux infiltrées
 placer une sous-toiture pour canaliser les
éventuelles eaux infiltrées, la neige et pour
Etre étanche à l’eau assurer une étanchéité au vent

 placer une épaisseur d’isolation suffisante


(minimum 10 cm)
 veiller à la bonne jonction de l’isolation avec les
parois verticales (volume protégé isolé)

fiche outil
Conserver la chaleur

 placer un pare-vapeur du côté intérieur


 veiller à la bonne fermeture des joints du pare-
vapeur (superposition + collage)
 fermer tous les joints entre la pare-vapeur et les
autres éléments (murs, gaines...)
 éviter toute perforation ou déchirement du pare-
Etre étanche à la vapeur
vapeur lors des interventions techniques.
d’eau

 veiller à la continuité de l’enduit de finition


intérieure
 placer des joints souples entre les fenêtres de
T O I T U R E S

toiture et l’enduit

Etre étanche à l’air et au


vent

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

19
J20

- Université de Liège - 2009


LISTE DE CONTRÔLE

Qualité d’exécution
d’une toiture plate
isolée

C I F F U L
 placer une étanchéité (pose collée, mécanique ou
en indépendance + lestage)
 veiller à la bonne superposition des lés ainsi qu’à
la parfaite fermeture des joints
Etre étanche à l’eau

 veiller à la parfaite continuité de l’isolation dans


l’ossature
 veiller à la parfaite continuité de l’isolant au niveau
des raccords (pied de mur, seuil, linteau...)

fiche outil
Conserver la chaleur

 placer un pare-vapeur du côté intérieur


 vérifier sa parfaite continuité et la bonne fermeture
des raccords (par collage ou tape adéquat)

Etre étanche à la vapeur


d’eau

 placer des joints souples entre les lanterneaux et


la finition intérieure
T O I T U R E S

Etre étanche à l’air et au


vent

Qualité globale ............ conditions remplies sur les ............ à réaliser

20
K0

RACCORDS

Titre de la fiche N°

table d’orientation
TABLE D’ORIENTATION 1

fiches analyses .
RACCORD MUR/PLANCHER 2
RACCORD TOITURE/MUR PIGNON 3
CONTINUITÉ DE L’ISOLATION DANS LA PAROI 4
PARE-VAPEUR 5
CONTINUITÉ DU PARE-VAPEUR 6
RACCORD PARE-VAPEUR/MUR ENDUIT 7
SOUS-TOITURE ET PARE-PLUIE 8
CONTINUITÉ DE LA SOUS-TOITURE ET DU PARE-PLUIE 9
THERMOGRAPHIE INFRAROUGE 10
TEST D’ÉTANCHÉITÉ À L’AIR 11

fiches outils .
SUGGESTION PÉDAGOGIQUE 12

Chaque ouvrage de raccord ci-dessous est abordé via .


une QUESTION-PROBLÈME suivie d’une SOLUTION-EXEMPLE : .

raccord mur creux/dalle de sol 13


raccord mur creux/châssis de fenêtre 15
raccord mur creux/toiture 18
raccord mur massif crépi/plancher lourd 20
raccord mur massif crépi/châssis de fenêtre 22
raccord mur massif crépi/toiture plate 24
raccord paroi ossaturée bois/plancher léger 26
raccord paroi ossaturée bois/châssis de fenêtre 28
RACCORDS
K1

- Université de Liège - 2009


TABLE D’ORIENTATION

Quels points de vigilance ?

raccord continuité pare-vapeur sous-toiture


mur-plancher de l’isolation et pare-pluie
2 4 5 8

C I F F U L
raccord continuité continuité de la
toiture-mur du pare-vapeur sous-toiture
pignon
3 6&7 9

Quels outils de contrôle ?

thermographie test d’étanchéité


infrarouge à l’air
10 11

Comment réaliser une isolation efficace ?

table d’orientation
Isolation plancher plancher fenêtre toiture toiture
aux raccords lourd léger inclinée plate

mur creux question- question- question-


problème problème problème
et solution- et solution- et solution-
exemple exemple exemple
13 & 14 15 à 17 18 & 19

mur massif
question- question- question-
problème problème problème
R A C C O R D S

et solution- et solution- et solution-


exemple exemple exemple
20 & 21 22 & 23 24 & 25

paroi
ossaturée question- question-
problème problème
et solution- et solution-
exemple exemple
26 & 27 28 & 29

1
K2

Continuité de
l’isolation assurée
par un bloc peu
conducteur de

Source : architectes fhw .


Source : monomur.free.fr .

chaleur

Premier bloc en béton cellulaire Bloc isolant en terre cuite

Continuité de
l’isolation assurée
par un bloc
Source : Foamglas .

isolant de verre
cellulaire

Bloc en verre cellulaire

Raccord mur/plancher

2
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K3
Source : architecte Luc Boddin .

Continuité de
l’isolation assurée
par un panneau
placé en tête de
mur pignon
Source : architecte Eric Vandebroek .

Raccord toiture/mur pignon

3
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K4

Quel que soit le type d’isolant choisi, un point essentiel est de veiller à la parfaite continuité du matériau sur la paroi à isoler.
Un grand soin doit donc être apporté lors de la mise en oeuvre afin d’éviter toute interruption de la couche isolante, et ce, quel que soit le mode de pose.

Fixation mécanique Collage Insufflation Dépôt


Source : Argex .

Source : Foamglas .
Source : Rockwool .

Source : architecte Luc Boddin .


Polyuréthane dans mur mixte Verre cellulaire collé derrière bardage Laine de roche dans mur creux Argex en vrac sous dalle de sol

Source : scrl Artau .


Source : Entreprise Vinay Hody .

Source : architecte Léo Michaelis .


Source : atelier Weiherhof Dominique Dethier.

Roseau avec crépi Polystyrène avec crépi Cellulose entre gîte Laine de mouton entre gîte

Continuité de l’isolation dans la paroi

4
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K5

Le pare-vapeur est placé contre l’isolant et toujours du côté INTERIEUR.


Il est destiné à freiner le passage de vapeur à travers l’isolation; il apporte aussi
une étanchéité à l’air à la paroi, qualité indispensable pour garantir l’efficacité (pas
mouillée) et la qualité (pas dégradée) de l’isolation; 2 caractéristiques essentielles
à assurer sur toute l’enveloppe du bâtiment.
Pour être efficace, le pare-vapeur doit être soigneusement mis en oeuvre :
- large recouvrement des lés,
- joints fermés avec bande adhésive,
- raccords étanches lors de toute interruption (structure, gaines, châssis...) ou de
toute rencontre avec une autre paroi (mur...).

Le pare-vapeur est caractérisé par la valeur μd.


La valeur μd est la résistance à la diffusion de la vapeur d’eau (μ) multipliée par son
épaisseur (d). Elle est exprimée en mètre (m).
Un matériau tout à fait perméable à la vapeur d’eau présentera une valeur μd =1.
Un matériau tout à fait étanche présentera un μd infini.
Le choix de la résistance μd du pare-vapeur, toujours placé côté intérieur,
dépend de la perméabilité des matériaux côté extérieur.
Il y a différentes classes de pare-vapeur :
Classe valeur μd matériau
- feuille polyéthylène < 0,1 mm
- papier peint plastifié
E1 2 < μd < 5 m - feuilles-cartons appelées freine-vapeur
- certaines peintures
- papier kraft avec feuille d’aluminium...
- feuille polyéthylène > 0,1 mm
E2 5 < μd < 25 m
- voile de verre bitumé...
Source : scrl IsoproC et pro clima .

- bitume armé de polyester ou de voile de verre


E3 25 < μd < 200 m
(épaisseur 3 à 4 mm)...
- aluminium enrobé de bitume à joints
E4 μd > 200 m
collés ou soudés (épaisseur 3 mm)...

Pare-vapeur

5
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K6
Source : architectes fhw .

Idéalement, le pare-vapeur se pose indépendamment de l’isolation avec des bandes les plus larges possibles pour limiter le nombre de joints.

Source : architecte Luc Boddin .


Source : scrl IsoproC et pro clima .

Tout raccord est refermé par les bandes prescrites par le fabricant du pare-vapeur ... avec une attention particulière lors de toute interruption

Continuité du pare-vapeur

6
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K7

Source : architecte Luc Boddin .


Source : architecte Léo Michaelis .
Source : scrl IsoproC et pro clima .
Source : scrl IsoproC et pro clima .

La jonction du pare-vapeur avec les parois adjacentes doit être réalisée avec un grand soin afin d’éviter toute fuite d’air au niveau de ce raccord.

Raccord pare-vapeur /mur enduit

7
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K8

La sous-toiture est placée contre l’isolant et toujours du côté EXTERIEUR. - tuile de terre cuite -
La sous-toiture (en paroi inclinée) ou le pare-pluie (en paroi verticale) a pour rôle
- latte -
d’évacuer vers l’extérieur l’eau qui s’infiltre accidentellement.
- contre-latte -
Cette étanchéité permet d’optimaliser la performance thermique de la paroi en
empêchant le passage du vent dans l’isolant. - panneau de sous-toiture -

Il est indispensable que la sous-toiture ou le pare-pluie permette la diffusion de la


vapeur d’eau contenue dans la paroi afin d’éviter toute condensation interne.
Pour cela, il faut veiller à ce que les valeurs des différents matériaux composant la
paroi soient de plus en plus faibles au fur et à mesure que l’on s’approche de l’ex-
térieur : c’est-à-dire élevée pour le pare-vapeur et moindre pour la sous-toiture ou
le pare-pluie.

- isolation -

- film pare-vapeur -

- latte -
(vide technique) .

- plaque de plâtre -

Opter pour des panneaux de sous-toiture à diffusion ouverte plutôt que des
films permet :

- d’améliorer la performance thermique de la paroi,

- d’apporter plus de rigidité à la charpente (épaisseur minimale de 15 mm),

- de garantir une bonne diffusion de la vapeur d’eau (valeur μd du panneau plus


faible que celle du pare-vapeur).
Source : architecte Léo Michaelis .

Sous-toiture et pare-pluie

8
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K9

Source : architecte Léo Michaelis .


Source : scrl IsoproC et pro clima .
Source : scrl IsoproC et pro clima .

Continuité de la sous-toiture et du pare-pluie

9
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009
K10

La thermographie infrarouge est


une technique photographique
de mesure des températures de
surface. Elle consiste ici à
analyser les déperditions
thermiques des parois.

Elle fait apparaître alors les


éventuels points déficients :
Source : Niedrig Energie Institut .

- en bleu foncé, les zones bien


isolées (la température de
surface est alors faible),
- en orange-jaune-vert, les zones
faiblement isolées,
- en rouge, les zones de grande
déperdition thermique
(la température de surface est
alors élevée).

Elle peut aussi se révéler


intéressante lorsqu’on intervient
sur un bâtiment existant pour
en améliorer la performance
énergétique : détection des
ponts thermiques, zones mal
isolées, fuites d’air...

Des primes sont activables


auprès de la Région wallonne
lorsque la thermographie est liée
à un audit énergétique du
bâtiment.

Thermographie infrarouge
R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

10
K11

Un test d’étanchéité à l’air La visualisation des infiltrations peut


consiste à mesurer et localiser se faire de 3 manières :
les flux d’air qui s’infiltrent au
travers de l’enveloppe d’un
bâtiment ou d’un local.
Les défauts d’étanchéité à l’air
causent :
• des entrées d’air froid, sources
d’inconfort (infiltrations),

Source : Hoffmann et Dupont sprl .


• des fuites d’air chaud (exfiltra-
tions), sources de déperditions, - associée à une thermographie infra-
rouge avec visualisation des endroits
• une diminution de l’efficacité
qui ont été refroidis par le passage
de l’isolation thermique,
de l’air provenant de l’extérieur,
• un risque de condensation
dans les parois,
• une perturbation des flux de
ventilation,
• une pénétration de bruit...
Les différentes techniques de
La technique consiste à mettre
visualisation présentées
les locaux en dépression ou
ci-contre offrent la possibilité
en surpression à l’aide d’un
d’intervenir avec certitude aux
ventilateur installé dans une
- par anémomètre qui détecte le endroits défaillants.
baie extérieure et à mesurer
déplacement de l’air à l’endroit de
l’air qui s’infiltre au travers de
l’infiltration, Il est vivement conseiller de
l’enveloppe. La dépression pro-
procéder à ce type de test
voquée par le ventilateur simule
dans les bâtiments lors de la
une situation équivalente à un
construction afin de vérifier
vent de 32 km/h soufflant sur le
d’abord et de parfaire ensuite
bâtiment.
toutes les jonctions réalisées
par l’entreprise.
Ce test est également connu Le test devient un instrument
sous le nom de blower door - par une fumée artificielle présentée de travail et non simplement
ou infiltrométrie. aux endroits perméables. un outil de contrôle.

Test d’étanchéité à l’air


R A C C O R D S fiche analyse C I F F U L - Université de Liège - 2009

11
K12

- Université de Liège - 2009


SUGGESTION PÉDAGOGIQUE


Objectif spécifique

A la fin du module, l'apprenant sera capable de réaliser un détail de


jonction correct au niveau constructif et au niveau thermique.

C I F F U L
Durée
1 à 2 périodes
de 50 minutes
 Matériel
- photocopies des fiches questions-
problèmes (voir ci-après)
- un rétroprojecteur.

 Démarche proposée
Travail par petits groupes
(2 à 3 apprenants)  Supports

1. Distribuer une fiche question-problème dif-

fiche outil
férente à chaque groupe.

Donner la consigne de compléter le schéma en


réalisant une isolation performante et efficace.
13

2. Récolter les résultats, les comparer et les


corriger ensemble en s’appuyant sur la fiche
solution-exemple.
14

3. Compléter l’information en s’appuyant sur les


fiches analyses.
R A C C O R D S

2 à 11


Évaluation
Demander à chacun de refaire l’exercice en permutant le type de
fiche.

12
K13

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


mur creux et dalle de sol ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

13
K14

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord mur creux et dalle de sol


(une des solutions possibles)
Point de vigilance
Assurer la continuité de la couche isolante en plaçant un matériau peu
conducteur de la chaleur (terre cuite alvéolée, béton ou verre cellulaire ...).

- brique de parement (9 cm)

C I F F U L
- lame d’air (3 cm)
- isolation (10 cm)
- bloc porteur (14 cm)
- plafonnage (1 cm)

- revêtement de finition (1 cm)


- chape (6 cm)
- feuille de polyéthylène
- isolation (8 cm)
- feuille de polyéthylène
- dalle de sol en béton (12 cm)
- feuille de polyéthylène
- sable (5 cm)
- empierrement (40 cm)

fiche outil
R A C C O R D S

14
K15

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


mur creux et châssis de fenêtre ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

15
K16

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord mur creux et châssis de fenêtre


(une des solutions possibles)
Point de vigilance
Assurer sur le pourtour du châssis :
- un resserrage soigneux de l’isolation : linteau, seuil et piédroits,
- des joints d’étanchéité souples tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

C I F F U L
- brique de parement (9 cm)
- lame d’air (3 cm)
- isolation (10 cm)
- étanchéité
(membrane polyéthylène)
- bloc porteur (14 cm)
- plafonnage (1 cm)

fiche outil
R A C C O R D S

16
K17

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Source : Entreprise EUROBAU .

C I F F U L
fiche outil
Mur creux avec 10 cm d’isolation - détail linteau

Source : Entreprise EUROBAU .

R A C C O R D S

Mur creux avec 10 cm d’isolation - seuil et pied de mur

17
K18

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


mur creux et toiture ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

18
K19

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord mur creux et toiture


(une des solutions possibles)

Point de vigilance
Assurer la parfaite continuité
- de l’isolation,
- du pare-vapeur.

couverture -

C I F F U L
latte et contre-latte -
sous-toiture -
isolation (15 cm) et chevron -
pare-vapeur -
contre-gîtage, vide technique (2 x 2 cm) -
plaque de finition -

fiche outil
- planche de rive
- panne
- isolation (10 cm)
- pièce de bois
jouant rôle de closoir
(en cas d’isolation
insufflée) et de
R A C C O R D S

contreventement
- sablière
- pare-vapeur noyé
dans l’enduit de finition
- enduit de finition

19
K20

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


mur massif crépi et plancher lourd ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

20
K21

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord mur massif crépi et plancher lourd


(une des solutions possibles)
Point de vigilance
Assurer la continuité de la couche isolante en plaçant un matériau peu conducteur de la
chaleur (terre cuite alvéolée, béton ou verre cellulaire...)

C I F F U L
- crépi (2 cm)
- isolation (6 cm)
- béton cellulaire (20 cm)
- plafonnage (1 cm)

- carrelage (1cm)
- chape (6 cm)
- feuille de polyéthylène
- isolation (8 cm)
- feuille de polyéthylène
- hourdis (12 cm)
minimum 30 cm pour protéger la base du crépi

fiche outil
- cimentage (2 cm)
- isolation (6 cm)
- profil de finition
- fondation (20 cm)
R A C C O R D S

21
K22

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


mur massif crépi et châssis de fenêtre ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

22
K23

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord mur massif crépi et châssis de fenêtre


(une des solutions possibles)
Point de vigilance
Assurer sur le pourtour du châssis
- un resserrage soigneux de l’isolation : linteau, seuil et piédroits,
- des joints d’étanchéité souples tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

C I F F U L
- crépi (2 cm)
- isolation (6 cm)
- béton cellulaire (20 cm)
- plafonnage (1 cm)

fiche outil
R A C C O R D S

23
K24

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


mur massif crépi et toiture plate ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

24
K25

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord mur massif crépi et toiture plate


(une des solutions possibles)
Point de vigilance
Assurer la parfaite continuité
- de l’isolation,
- du pare-vapeur.

C I F F U L
- étanchéité double couche
- isolation (15 cm)
- pare-vapeur
- panneau support de l’étanchéité
- lattes de pente
- structure
- contre-gîtage (2 cm)
- panneau de finition (12 mm)

fiche outil
R A C C O R D S

- crépi (2 cm)
- isolation (6 cm)
- béton cellulaire (20 cm)
- plafonnage (1 cm)

25
K26

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


paroi ossaturée bois et plancher léger ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

26
K27

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord paroi ossaturée bois et plancher léger


(une des solutions possibles)

Point de vigilance
Assurer la continuité de la couche isolante au pied de la paroi.

C I F F U L
- bardage à joints ouverts
- contre-latte et lame d’air (2 cm)
- panneau pare-pluie (22 mm)
- structure et isolation (15 cm)
- panneau pare-vapeur (18 mm)
- vide-technique (4 cm)
- panneau de finition (12 mm)

- revêtement de finition
- isolation phonique
- plancher préfabriqué :
- panneau OSB (22 mm),
- structure et isolation (15 cm),

fiche outil
- panneau étanche (22 mm)
mais perméable à la vapeur
(type sous-toiture)

R A C C O R D S

27
K28

- Université de Liège - 2009


QUESTION - PROBLÈME

Comment réaliser l’isolation de ce raccord


paroi ossaturée bois et châssis de fenêtre ?
(Différentes solutions sont possibles)

C I F F U L
fiche outil
R A C C O R D S

28
K29

- Université de Liège - 2009


SOLUTION - EXEMPLE

Raccord paroi ossaturée bois et châssis de fenêtre


(une des solutions possibles)
Point de vigilance
Assurer sur le pourtour du châssis
- un resserrage soigneux de l’isolation : linteau, seuil et piédroits,
- des joints d’étanchéité souples tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

- bardage à joints ouverts


- contre-latte et lame d’air (2 cm)

C I F F U L
- panneau pare-pluie (22 mm)
- structure et isolation (15 cm)
- panneau pare-vapeur (18 mm)
- vide-technique (4 cm)
- panneau de finition (12 mm)

fiche outil
R A C C O R D S

29