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Guide Juridique
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Service du Bulletin officiel des collectivités Locales
Code
Tome 1-2

Guide Juridique des Collectivités Locales

2010

 Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

Sommaire

Présentation

TITRE I Extraits des discours royaux relatifs à la décentralisation et à la déconcentration

TITRE II Attributions et organisation du Ministère de l'Intérieur

Décret n° 2-97-176 du 14 chaabane 1418 (15 décembre 1997) relatif aux attributions et à l'organisation du ministère de l'intérieur tel qu’il a été modifié et complété par le décret n° 2-04-750 du 14 kaada 1425 (27 décembre 2005), le décret n° 2-05-1585 du 12 joumada 1428 (28 juin 2007) et le décret n° 2-08-159 du 19 moharrem 1430 (16 janvier 2009).

27

TITRE III Organisation des communes urbaines et rurales et leurs groupements

Loi n° 78-00 portant charte communale promulguée par le dahir n°1-02-297 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002), telle qu’elle a été modifiée et complétée par la loi n°01-03 promulguée par le dahir n°1-03-82 du 20 moharrem 1424 (24 mars 2003) et la loi n°17-08 promulguée par le dahir n° 1-08-153 du 22 safar 1430 (18 février 2009).

49

Décret n° 2-03-136 du 21 moharrem 1424 (3 avril 2003) fixant le nombre des arrondissements, leurs limites géographiques, leurs dénominations ainsi que le nombre des conseillers communaux et d’arrondissement à élire dans chaque arrondissement tel qu’il a été modifié par le décret n° 2-08-735 du 2 moharrem 1430 (30 décembre 2008).

92

Décret n° 2-03-529 du 13 rejeb 1424 (10 septembre 2003) fixant le ressort territorial des préfectures d’arrondissements et les arrondissements qui en relèvent.

94

Décret n° 2-04-161 du 14 joumada I 1425 (2 juillet 2004) fixant les modalités d’exercice du pouvoir de substitution.

96

TITRE IV Organisation des préfectures et des provinces

Loi n° 79-00 relative à l’organisation des collectivités préfectorales et provinciales promulguée par le dahir n° 1-02-269 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002).

101

Décret n° 2-04-752 du 6 hija 1425 (17 janvier 2005) relatif aux conditions de nomination et de rémunération du chef de cabinet et des chargés de mission auprès du président du conseil préfectoral ou provincial.

118

Décret n° 2-09-321 du 17 joumada II 1430 (11 juin 2009) fixant le nombre des membres des conseils préfectoraux et provinciaux.

119

2010

Guide Juridique des Collectivités Locales

le nombre des membres des conseils préfectoraux et provinciaux. 119 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales

TITRE V Organisation des régions

Loi n° 47-96 relative à l’organisation de la région promulguée par le dahir n°1-97-84 du 23 kaada 1417 (2 février 1997).

123

138

141

Décret n° 2-09-319 du 17 joumada II 1430 (11 juin 2009) modifiant et complétant le dahir n° 1-59-351 du 1 er joumada II 1379 (2 décembre 1959) relatif à la division administrative du Royaume).

Décret n° 2-97-246 du 12 rabii II 1418 (17 août 1997) fixant le nombre des régions, leur nom, leur chef-lieu, leur ressort territorial et le nombre de conseillers à élire dans chaque région ainsi que la répartition des sièges entre les divers collèges électoraux et la répartition entre les préfectures et provinces du nombre des sièges revenant aux collectivités locales tel qu’il a été modifié et complété par le décret n° 2-03-531 du 13 rejeb 1424 (10 septembre 2003) et le décret n° 2-09-322 du 17 joumada II 1430 (11 juin 2009).

TITRE VI Finances, comptabilité et fiscalité des collectivités locales

Loi n° 45-08 relative à l’organisation des finances des collectivités locales et de leurs groupements promulguée par le dahir n° 1-09-02 du 22 safar 1430 (18 février 2009).

Décret n° 2-09-441 du 17 moharrem 1431 (3 janvier 2010) portant règlement de la comptabilité publique des collectivités locales et de leurs groupements.

147

158

Loi n° 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales promulguée par le dahir 1-07-195 du 19 kaada 1428 (30 novembre 2007) tel qu’elle a été modifiée et complétée par la loi n° 05-10, promulguée par le dahir n° 1-10-22 du 26 safar 1431 (11 février 2010).

192

TITRE VII Code pénal, Responsabilité des ordonnateurs, des contrôleurs et des comptables publics et Déclaration de patrimoine

Principales dispositions relatives aux diverses infractions et de leur sanction contenues dans le dahir n° 1-59-413 du 28 joumada II 1382 (26 novembre 1962) portant approbation du texte du Code pénal tel qu’il a été modifié et complété.

Loi n° 61-99 relative à la responsabilité des ordonnateurs, des contrôleurs et des comptables publics promulguée par le dahir n° 1-02-25 du 19 moharrem 1423 (3 avril 2002), telle qu’elle a été modifiée et complétée par la loi de finances n° 48-03 pour l'année budgétaire 2004 promulguée par le dahir n° 1-03-308 du 7 kaada 1424 (31 décembre 2003), la loi de finances n° 38-07 pour l'année budgétaire 2008 promulguée par le dahir n° 1-07-211 du 16 hija 1428 (27 décembre 2007) et la loi de finances n° 48-09 pour l'année budgétaire 2010 promulguée par le dahir n° 1-09-243 du 13 moharrem 1431 (30 décembre 2009).

245

255

Loi n° 54-06 instituant une déclaration obligatoire de patrimoine de certains élus des conseils locaux et des chambres professionnelles ainsi que de certaines catégories de fonctionnaires ou agents publics promulguée par le dahir n° 1-07-202 du 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008).

261

Guide Juridique des Collectivités Locales

2010

par le dahir n° 1-07-202 du 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008). 261 Guide Juridique des

TITRE VIII Gestion des services publics locaux

Dahir n° 1-62-008 du 2 ramadan 1381 (7 février 1962) relatif à l’attribution des charges de mandataires des marchés de gros des communes urbaines.

269

Loi n° 54-05 relative à la gestion déléguée des services publics promulguée par le dahir n° 1-06-15 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006).

270

Décret n° 2-06-362 du 14 rejeb 1427 pris pour l’application des articles 5 et 12 de la loi n° 54-05 relative à la gestion déléguée des services publics promulguée par le dahir n° 1-06-15 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006).

278

Loi n° 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination promulguée par le dahir n°1-06-153 du 30 chaoual 1427 (22 novembre 2006).

279

Décret n° 2-09-538 du 5 rabii II 1431 (22 mars 2010) fixant les modalités d’élaboration du plan directeur national de gestion des déchets dangereux.

295

Décret n° 2-09-285 du 23 rejeb 1431 (6 juillet 2010) fixant les modalités d’élaboration du plan directeur préfectoral ou provincial de gestion des déchets ménagers et assimilés et la procédure d’organisation de l’enquête publique afférente à ce plan.

297

Décret n° 2-64-394 du 22 joumada I 1384 (29 septembre 1964) relatif aux régies communales dotées de la personnalité civile et de l’autonomie financière.

300

TITRE IX Patrimoine communal

Dahir du 7 Chaabane 1332 (1er juillet 1914) sur le domaine public dans la zone du Protectorat Français de l’Empire Chérifien tel qu’il a été complété et modifié par le dahir du 14 safar 1338 (8 novembre 1919) et la loi n° 10-95 sur l’eau promulguée par le dahir n° 1-95-154 du 18 rabii I 1416 (16 août 1995) telle qu’elle a été complétée.

309

Dahir du 24 safar 1337 (30 novembre 1918) relatif aux occupations temporaires du domaine public, complété par la loi 9-96, promulguée par le dahir n° 1-97-03 du 16 ramadan 1417 (25 janvier 1997).

312

Dahir du 17 safar 1340 (19 octobre 1921) sur le domaine municipal.

316

Arrêté viziriel du 1 er joumada I 1340 (31 décembre 1921) déterminant le mode de gestion du domaine municipal tel qu’il a été modifié et complété par le décret n° 2-02-138 du 20 hija 1422 (5 mars 2002).

318

Dahir du 22 moharrem 1369 (14 novembre 1949) relatif à certaines autorisations d’occupation du domaine public municipal.

320

Dahir du 26 chaoual 1373 (28 juin 1954) relatif aux domaines des groupements dotés de jemâas administratives (relatif aux domaines des communes rurales) tel qu’il a été complété par le dahir n° 1-58-344 du 18 joumada I 1378 (25 novembre 1958).

321

Décret n° 2-58-1341 du 25 rejeb 1378 (4 février 1959) déterminant le mode de gestion du domaine des communes rurales.

324

2010

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déterminant le mode de gestion du domaine des communes rurales. 324 2010 Guide Juridique des Collectivités

Décret n° 2-02-139 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) relatif à l’approbation des délibérations des conseils des communes rurales relatives aux domaines privé et public desdites communes.

326

Loi n° 7-81 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et à l’occupation temporaire promulguée par le dahir n°1-81-254 du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982).

327

Décret n° 2-82-382 du 2 rejeb 1403 (16 avril 1983) pris pour l’application de la loi n° 7-81 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique et à l’occupation temporaire, promulguée par le dahir n° 1-81-254 du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982).

340

Loi n° 22-07 relative aux aires protégées promulguée par le dahir n° 1-10-123 du 3 chaabane 1431 (16 juillet 2010).

342

TITRE X Police administrative

1. Circulation et roulage

Principales dispositions concernant les collectivités locales et les autorités déconcentrées contenues dans la loi n° 52-05 portant code de la route promulguée par le dahir n° 1-10-07 du 26 safar 1431 (11 février 2010).

353

Décret n° 2-78-157 du 11 rejeb 1400 (26 mai 1980) fixant les conditions de l’exécution d’office des mesures ayant pour objet d’assurer, la sûreté et la commodité des passages, la salubrité et l’hygiène publiques.

374

2. Hygiène et santé publiques

Dahir du 3 chaoual 1332 (25 août 1914) portant réglementation des établissements insalubres, incommodes ou dangereux tel qu’il a été modifié et complété par le dahir du 22 joumada II 1352 (13 octobre 1933), le dahir du 3 joumada II 1356 (11 août 1937), le dahir du 1 er kaada 1361 (9 novembre 1942) et le dahir du 28 rebia I 1369 (18 janvier 1950).

376

Dahir du 15 redjeb 1334 (18 mai 1916) édictant des pénalités contre les détenteurs à un titre quelconque de denrées, animaux ou marchandises, qui les soustrairaient ou tenteraient de les soustraire au paiement des droits des marchés ou des portes tel qu’il a été modifié par le dahir du 22 hija 1347 (1 juin 1929).

383

Dahir n° 1-58-401 du 12 joumada II 1378 (24 décembre 1958) relatif à l’avertissement taxé pour la répression de certaines infractions aux règlements municipaux d’hygiène et de protection des plantations tel qu’il a été modifié par loi n° 14-88, promulguée par le dahir n° 1-90-91 du 13 joumada I 1413 (9 novembre 1992).

384

Dahir portant loi n° 1-75-292 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1977) édictant des mesures propres à garantir les animaux domestiques contre les maladies contagieuses tel qu’il a été modifié et complété par la loi n° 9-96, promulguée par le dahir n° 1-97-03 du 16 ramadan 1417 (25 janvier 1997), la loi n° 46-01, promulguée par le dahir n° 1-02-254 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002) et la loi n° 06-05, promulguée par le dahir n° 1-06-51 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006).

385

Dahir portant loi n° 1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) édictant des mesures relatives à l’inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou d’origine animale.

389

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2010

animaux vivants et des denrées animales ou d’origine animale. 389 Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

Loi n° 28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires promulguée par le dahir n° 1-10-08 du 26 safar 1431 (10 février 2010).

392

Loi n° 10-95 sur l’eau promulguée par le dahir n° 1-95-154 du 18 rabii I 1416 (16 août 1995) telle qu’elle a été complétée par la loi n° 42-09, promulguée par le dahir n° 1-10-104 du 3 chaabane 1431 (16 juillet 2010).

402

Décret n° 2-05-1326 du 29 joumada II 1427 (25 juillet 2006) relatif aux eaux à usage alimentaire.

429

Loi n° 11-03 relative à la protection et à la mise en valeur de l’environnement promulguée par le dahir n° 1-03-59 du 10 rabii I 1424 (12 mai 2003).

433

Décret n° 2-93-1011 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) relatif à la réorganisation des organismes chargés de la protection et de l’amélioration de l’environnement.

446

Loi n° 12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement promulguée par le dahir n° 1-03-60 du 10 rabii I 1424 (12 mai 2003).

453

Décret n° 2-04-563 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) relatif aux attributions et au fonctionnement du comité national et des comités régionaux des études d’impact sur l’environnement.

459

Décret n° 2-04-564 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les modalités d’organisation et de déroulement de l’enquête publique relative aux projets soumis aux études d’impact sur l’environnement.

466

3. Urbanisme, lotissements, groupes d’habitations et morcellements

Loi n° 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements promulguée par le dahir n° 1-92-7 du 15 hija 1412 (17 juin 1992).

469

Loi n° 12-90 relative à l’urbanisme promulguée par le dahir n° 1-92-31 du 15 hija 1412 (17 juin 1992).

481

4. Inhumations, exhumations et transports de corps

Dahir n° 986-68 du 19 chaabane 1389 (31 octobre 1969) relatif aux inhumations, exhumations et transports de corps tel qu’il a été modifié par le décret n° 2-80-522 du 8 safar 1401 (16 décembre 1980) et le décret n° 2-02-700 du 20 rabii I 1424 (22 mai 2003).

499

Arrêté du ministre de la santé publique n° 310-96 du 4 chaoual 1416 (23 février 1996) pris en application de l’article 3 du dahir n° 986-68 du 19 chaabane 1389 (31 octobre 1969) relatif aux inhumations, exhumations et transports de corps.

501

TITRE XI Organismes à compétences territoriales

Dahir portant loi n° 1-75-168 du 25 safar 1397 (15 février 1977) relatif aux attributions du gouverneur tel qu’il a été modifié et complété par la loi n° 34-85, promulguée par le dahir n° 1-86-2 du 26 rebia II 1407 (29 décembre 1986) et le dahir portant loi n° 1-93-293 du 19 rebia II 1414 (6 octobre 1993).

505

Dahir portant loi n° 1-93-51 du 22 rebia I 1414 (10 septembre 1993) instituant les agences urbaines.

508

Loi n° 41-90 instituant des tribunaux administratifs promulguée par le dahir n° 1-91-225 du 22 rebia I 1414 (10 septembre 1993) tel qu’elle a été complétée par la loi n° 54-99, promulguée par le dahir n° 1-99-199 du 13 joumada I 1420 (25 août 1999) et la loi n° 68-00, promulguée par le dahir n° 1-00-329 du 27 chaabane 1421 (24 novembre 2000) et modifiée par la loi n° 80-03 instituant des cours d’appel administratives, promulguée par le dahir n° 1-06-07 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006).

512

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par le dahir n° 1-06-07 du 15 moharrem 1427 (14 février 2006). 512 2010 Guide Juridique

Loi n° 31-90 portant réorganisation du Fonds d’équipement communal promulguée par le dahir n° 1-92-5 du 5 safar 1413 (5 août 1992) tel qu’elle a été complétée par la loi n° 11-96 promulguée par le dahir n° 1-96-100 du 16 rabii I 1417 (2 août 1996).

521

Principales dispositions concernant les collectivités locales contenues dans la loi n° 62-99 formant code des juridictions financières promulguée par le dahir n° 1-02-124 du 1 er rabii II 1423 (13 juin 2002) telle qu’elle a été modifiée et complété par la loi n° 52-06, promulguée par le dahir n° 1-07-199 du 19 kaada 1428 (30 novembre 2007).

524

Dahir n° 1-08-67 du 27 rejeb 1429 (31 juillet 2008) relatif au Corps des agents d’autorité.

536

Principales dispositions concernant les attributions de l’inspection générale de l’administration territoriale contenues dans le décret n° 2-94-100 du 6 moharrem 1415 (16 juin 1994) portant statut particulier de l’inspection générale de l’administration territoriale du ministère d’Etat à l’intérieur.

542

Arrêté du ministre de l’intérieur n° 1502-02 du 16 chaabane 1423 (23 octobre 2002) relatif à la création, l’organisation et aux attributions des services extérieurs de la direction de la protection civile et leurs compétences territoriales.

545

TITRE XII Gestion déconcentrée de l’investissement

Discours de S.M. le Roi Mohammed VI à l’occasion de la présentation de la Lettre Royale au Premier ministre, relative à la gestion déconcentrée de l’investissement.

553

Lettre adressée par S.M. le Roi Mohammed VI au Premier ministre au sujet de la gestion déconcentrée de l’investissement.

557

Décret n° 2-03-727 du 2 kaada 1424 (26 décembre 2003) relatif à l’organisation des centres régionaux d’investissement tel qu’il a été complété par le décret n° 2-09-435 du 23 hija 1430 (11 décembre 2009).

563

Décret n° 2-02-187 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions.

564

Décret n° 2-04-683 du 16 kaada 1425 (29 décembre 2004) relatif à la commission régionale chargée de certaines opérations foncières.

566

Arrêté du ministre de l’intérieur n° 366-02 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions.

573

Arrêté du ministre de l’économie, des finances, de la privatisation et du tourisme n° 367-02 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions pour la location des immeubles du domaine privé de l’Etat devant recevoir des projets d’investissement.

574

Arrêté du ministre de l’équipement n° 368-02 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions.

576

Arrêté du ministre de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des mines n° 369-02 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions.

578

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mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions. 578 Guide Juridique des Collectivités Locales

Arrêté du ministre délégué auprès du ministre de l’agriculture, du développement rural et des eaux et forêts chargé des eaux et forêts n° 370-02 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions tel qu’il a été complété par l’arrêté du Premier ministre n° 3-8-04 du 19 moharrem 1425 (11 mars 2004).

581

Arrêté du directeur général de la sûreté nationale n° 371-02 du 20 hija 1422 (5 mars 2002) portant délégation de pouvoirs aux walis des régions.

583

 

TITRE XIII Statut particulier du personnel communal

Décret n° 2-77-738 du 13 chaoual 1397 (27 septembre 1977) portant statut particulier du personnel communal.

587

Décret n° 2-85-265 du 29 rebia I 1407 (2 décembre 1986) modifiant et complétant le décret n° 2-77-738 du 13 chaoual 1397 (27 septembre 1977) portant statut particulier du personnel communal.

591

 

TITRE XIV

Elections

Loi n° 9-97 formant Code électoral promulguée par le dahir n° 1-97-83 du 23 kaada 1417 (2 avril 1997) telle qu’elle a été modifiée et complétée.

595

Décret n° 2-08-520 du 28 chaoual 1429 (28 octobre 2008) fixant la liste des cercles, des caïdats et des communes urbaines et rurales du Royaume ainsi que le nombre de conseillers à élire dans chaque commune tel qu’il a été modifié et complété par le décret n° 2-09-320 du 17 joumada II 1430 (11 juin 2009) et le décret n° 2-10-050 du 30 rabii I 1431 (17 mars 2010), le décret n° 2-10-365 du 16 kaada 1431 (25 octobre 2010).

667

Arrêté du Premier ministre n° 3-11-09 du 6 rabii I 1430 (4 mars 2009) relatif à l’avance sur le montant de la participation de l’Etat au financement des campagnes électorales

 

menées par les partis politiques, les unions de partis politiques et les syndicats participant

705

à

l’élection des membres de la Chambre des conseillers.

 

TITRE XV

Etat civil

Loi n° 37-99 relative à l’état civil promulguée par le dahir n° 1-02-239 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002).

709

Décret n° 2-99-665 du 2 chaabane 1423 (9octobre 2002) pris pour l’application de la loi

 

n° 37-99 relative à l’état civil tel qu’il a été complété par le décret n° 2-04-331 du 18 rabii

719

II

1425 (7 juin 2004).

 

Références de quelques arrêtés et circulaires en langue arabe pris en application de certains textes relatifs aux collectivités locales

727

 

INDEX (Glossaire)

735

 

Autres références

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11 Décret n° 2-05-688 du 22 rabii I 1427 (21 avril 2006) relatif au Bulletin
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Décret n° 2-05-688 du 22 rabii I 1427 (21 avril 2006)
relatif au Bulletin officiel des collectivités locales
(B.O n° 5418 du 4 mai 2006).

LE PREMIER MINISTRE,

Vu la loi n° 47-96 relative à l’organisation de la région, promulguée par le dahir n° 1-97-84 du 23 kaada 1417 (2 avril 1997), notamment ses articles 32, 52 et 55 ;

Vu le décret n° 2-98-401 du 9 moharrem 1420 (26 avril 1999) relatif à l’élaboration et à l’exécution des lois de finances, notamment son article 4 ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 14 rabii I 1427 (13 avril 2006),

DECRETE :

Article premier : Le Bulletin officiel des collectivités locales est édité par les soins du ministère de l’intérieur et comprend une seule édition, en langue arabe.

Article 2 : Sont publiés dans le Bulletin officiel des collectivités locales, outre les textes généraux relatifs aux collectivités locales, les résumés des délibérations et les actes émanant de ces collectivités, notamment :

- les actes pris par les organes compétents des collectivités locales ;

- les décisions se rapportant aux collectivités locales prises par l’autorité de tutelle ;

- tous autres actes ou documents dont la publication audit bulletin est prévue par les lois ou les règlements en vigueur.

Article 3 : La périodicité de parution du Bulletin officiel des collectivités locales est fixée par le ministre de l’intérieur.

Article 4 : Le tarif d’abonnement et de vente au numéro de l’édition du Bulletin officiel des collectivités locales est fixé par arrêté conjoint du ministre de l’intérieur et du ministre des finances et de la privatisation.

Article 5 : Le ministre de l’intérieur et le ministre des finances et de la privatisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.

Fait à Rabat, le 22 rabii I 1427 (21 avril 2006). DRISS JETTOU.

Pour contreseing:

Le ministre de l'intérieur, CHAKIB BENMOUSSA. Le ministre des finances et de la privatisation, FATHALLAH OUALALOU.

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Le ministre des finances et de la privatisation, FATHALLAH OUALALOU. 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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Guide Juridique des Collectivités Locales

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1  Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

Présentation

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La décentralisation occupe une place centrale dans le processus de développement des institutions politiques et administratives du Royaume du Maroc. Ce processus a été marqué par des étapes importantes de transfert aux collectivités locales, de compétences élargies dans plusieurs domaines.

Consacrées par la constitution de notre pays, les collectivités locales ont été dotées d’un arsenal juridique important et diversifié qui n’a cessé d’évoluer au rythme des progrès réalisés et des étapes franchies dans de nombreux domaines relevant des compétences de ces collectivités.

C’est la raison pour laquelle, il a été jugé nécessaire de regrouper l’ensemble de la matière ayant un rapport avec la gestion des affaires locales, dans un document unique portant le titre : « Guide Juridique des Collectivités Locales ».

Le contenu de ce guide a été rehaussé par les Extraits des Discours et des Lettres Royales, adressés par S.M. LE ROI, aux membres et participants aux multiples institutions, forums et rencontres nationales et internationales portant sur la décentralisation.

Ce guide contient également, des lois, des décrets et des arrêtés ainsi que des références des circulaires relatives à la gestion des affaires locales. Les différentes matières, traitées dans ce guide, sont répertoriées par titres selon leurs objets afin de faciliter l’accès aux textes recherchés par les lecteurs.

L’utilisateur de ce guide y trouvera les textes relatifs à la décentralisation dans leur version consolidée et mise à jour, ce qui lui permet de disposer de l’ensemble du corpus législatif et réglementaire jusqu’ici éparpillé dans de nombreux textes disparates, publiés à des dates différentes. Outre les textes sur la décentralisation, le présent guide contient également les principales dispositions publiées dans différentes lois et règlements devant être portées à la connaissance des élus locaux, chargés de veiller à leur application.

Le présent guide est accessible sur le site web du Bulletin Officiel des Collectivités Locales :

www.bocl.gov.ma

Les lecteurs qui le souhaitent, peuvent faire part de leurs propositions, analyses et commentaires pour enrichir les prochaines éditions de ce guide, à l’adresse électronique:

dgcl_dajedc@interieur.gov.ma

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Guide Juridique des Collectivités Locales

de ce guide, à l’adresse électronique: dgcl_dajedc@interieur.gov.ma 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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Guide Juridique des Collectivités Locales

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1  Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

TITRE I.

Extraits des Discours Royaux relatifs à la décentralisation et à la déconcentration

Extrait du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI devant les responsables des Régions,
Extrait du discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI
devant les responsables des Régions, wilayas,
préfectures et provinces du Royaume, cadres de
l'administration et représentants des citoyens
(Mardi 12 octobre1999 au Palais Royal de Casablanca)
Le nouveau concept d’autorité…
« (…) Notre administration territoriale se doit d'axer son intérêt sur des
domaines qui revêtent désormais une importance particulière et un
caractère prioritaire, telle la protection de l'environnement et l'action
sociale, et de mobiliser tous les moyens pour intégrer les couches
défavorisées au sein de la société et assurer leur dignité.
Si notre choix porté sur la décentralisation est inébranlable, et pour
conférer à celle-ci une dimension nouvelle, nous ordonnons à notre
gouvernement de soumettre à notre appréciation un projet de loi amendée
permettant d'adapter le régime communal aux innovations de la vie locale
et ce, à la lumière des recommandations du 7ème colloque national qui
ont reçu l'approbation de notre vénéré père, que Dieu bénisse son âme.
La Région, qui a été consacrée par la constitution de notre Royaume,
constitue un jalon essentiel dans la consolidation de la démocratie locale,
un domaine fécond pour le développement économique et social et un
vaste espace pour la réflexion et la planification, dans un cadre large et
pour un avenir meilleur, dans la coopération et l'harmonie avec les autres
entités territoriales, en tant qu'outil d'unification et facteur de cohésion.
Nous ordonnons à cet égard à notre gouvernement de s'atteler, dans les
plus brefs délais, à l'élaboration d'un ensemble de textes d'application
de la loi régissant la Région afin que cette institution puisse participer à
l'œuvre de développement.
La décentralisation ne peut atteindre les objectifs escomptés que si,
parallèlement, est engagé un processus de déconcentration qui implique
le transfert des attributions de l'administration centrale à ses délégués
locaux(…) ».
Extrait du discours de S.M le Roi Mohammed VI à la Nation à l'occasion du
Extrait du discours de S.M le Roi Mohammed VI à la Nation
à l'occasion du 25 ème anniversaire de la Marche Verte
(6 novembre 2000)
L’unité nationale et territoriale…
« (…) Le Maroc a également proposé à l’autre partie, en septembre à
l’occasion de la rencontre de Berlin, l’engagement d’un dialogue franc et
constructif pour examiner les moyens de parvenir à une solution politique
dans le cadre de la souveraineté marocaine et de l’unité nationale
et territoriale, et dans le respect des principes démocratiques, avec la
promotion d’une décentralisation élargie et de la régionalisation, concept
à même de permettre à l’ensemble des fils des provinces du sud d’assurer
la gestion et le développement de leur région pour en faire un édifice
invulnérable et une des assises solides de l’Etat marocain unifié (
)
».
Extrait du discours de S.M le Roi Mohammed VI à la Nation
à l'occasion du 26 ème anniversaire de la Marche Verte
(6 novembre 2001)
La régionalisation…
« (…) Dans ce contexte, Nous sommes déterminé à consolider la
régionalisation, adoptant, à cet effet, une démarche de développement
régional intégré, en vertu de laquelle la région ne se réduit pas à ses
seules structures et dimensions administratives, institutionnelles et
culturelles, mais constitue, plutôt, un espace propice au développement
intégré, évoluant en synergie avec la région et pour la région.
Nous avons estimé que la mise en œuvre de cette approche devrait
commencer par les Régions Sud et Nord du Royaume, d'une manière
qui tienne compte de leurs spécificités respectives, et dans le cadre de
plans de développement régional intégré(…) ».
Extrait du discours du trône du 30 juillet 2002 au Palais
Marshan à Tanger
Les centres régionaux d'investissement…
« (…) A cet égard, l'entrée en service des Centres Régionaux
d'Investissement, et la mise en oeuvre des orientations énoncées dans
la lettre que Nous avons adressée à Notre Premier Ministre au sujet de
la gestion déconcentrée de l'investissement et des réformes judiciaires,
administratives, législatives, financières et sociales, qui doivent
accompagner ces mesures, tout cela est de nature à faire de l'année
prochaine, l'année de la mise à niveau économique par excellence.
(…) S'il est des régions qui focalisent Notre attention, et qui incarnent Notre choix stratégique
(…) S'il est des régions qui focalisent Notre attention, et qui incarnent
Notre choix stratégique de faire de la Région un espace propice pour
l'investissement, ce sont bien nos provinces du Nord et du Sud, dont
Nous entendons faire un modèle de développement régional intégré
(…) ».
Extrait du discours de S.M le Roi Mohammed VI à la Nation
à l'occasion du 28 ème anniversaire de la Marche Verte
(6 novembre 2003)
La démocratie et les provinces du sud…
« (…) En effet, en l'espace de quatre années de labeur, le paysage
marocain a été foncièrement transformé à tous les niveaux. Nous
sommes déterminé, dans le cadre de Notre action visant à asseoir
la pratique démocratique sur des bases saines et solides, à doter les
diverses régions du Royaume d'une plus grande cohésion, afin d'affirmer
plus nettement leur personnalité distinctive, dans le cadre d'un Maroc uni
et riche de l'apport de ses diverses composantes régionales (…) ».
Extrait du discours royal à l’occasion de la fête du trône
du 30 juillet 2004
Les élections de 2007…
« (…) Assurément non ! Aussi, appelons-Nous la classe politique à
assumer ses responsabilités pour faire des élections de 2007 un véritable
tournant, donnant ainsi une forte impulsion qualitative au processus
démocratique en cours, pour l'avènement d'un nouveau paysage
politique, avec une majorité homogène et une opposition constructive, qui
rivalisent et alternent selon le verdict des urnes, et grâce à des élites en
phase avec leur époque, qui ne se définissent pas selon des idéologies
de gauche ou de droite, mais plutôt en termes de bonne gouvernance de
la chose publique, véritable épreuve à l'aune de laquelle se mesurent la
noblesse et la pertinence de l'action politique (…) ».
Extrait du message de SM le Roi aux participants
à la Rencontre nationale du Code de l'urbanisme
(03/10/2005)
Les plans d'aménagement et d'urbanisme…
« (…) il incombe aux collectivités locales d'assumer les responsabilités
précises qui leur sont dévolues pour réaliser le renouveau urbanistique
escompté, en donnant leur avis en la matière et en participant à
l'élaboration et au contrôle des plans d'aménagement et d'urbanisme, et ce, dans les limites de
l'élaboration et au contrôle des plans d'aménagement et d'urbanisme, et
ce, dans les limites de leurs compétences et en parfait accord avec les
méga projets et investissements structurants.
A cet égard, Nous réaffirmons la nécessité, pour les élus, les pouvoirs
publics et l'ensemble des citoyens et des intervenants dans ce secteur,
de se conformer scrupuleusement aux normes et conditions stipulées
dans les règlements accompagnant les plans.
Eu égard au caractère transversal du secteur de l'urbanisme et aux
responsabilités communes à bon nombre de ses intervenants, aux
niveaux national, régional et local, une bonne préparation du nouveau
Code devrait se baser sur une approche démocratique fondée sur
une large concertation avec l'ensemble des secteurs et des instances
concernés, ainsi que sur une implication des promoteurs immobiliers et
des acteurs locaux, notamment le secteur privé concerné par l'habitat
social.
Eu égard au caractère transversal du secteur de l'urbanisme et aux
responsabilités communes à bon nombre de ses intervenants, aux
niveaux national, régional et local, une bonne préparation du nouveau
Code devrait se baser sur une approche démocratique fondée sur
une large concertation avec l'ensemble des secteurs et des instances
concernés, ainsi que sur une implication des promoteurs immobiliers et
des acteurs locaux, notamment le secteur privé concerné par l'habitat
social.
Il faudrait également engager un dialogue constructif avec ces opérateurs
et se mettre à leur écoute tout en veillant à la périodicité et à la régularité
de ce dialogue au niveau régional, et ce, sous l'impulsion des agences
urbaines, qui, ainsi que Nous l'avons souligné dans le Discours du Trône
de cette année, doivent s'acquitter pleinement du rôle qui est le leur
(…)».
Extrait du discours de S.M le Roi Mohammed VI à la Nation
à l'occasion du 30 ème anniversaire de la Marche Verte
(6 novembre 2005)
La régionalisation avancée…
« (…) Au même titre que les partis politiques, les populations et les
élus de la région, notamment les chefs de tribus, connus pour leur
expérience, leur sagesse et la haute estime dont ils jouissent auprès de
Notre Majesté, seront consultés à leur tour pour recueillir leurs vues sur
le projet de mise en œuvre d'une régionalisation avancée et adaptée aux
spécificités de cette région de la patrie qui Nous est chère (
)
».
Extrait du discours royal à l’occasion de la fête du trône du 30 juillet 2008
Extrait du discours royal à l’occasion
de la fête du trône du 30 juillet 2008
La gouvernance territoriale…
« (…) Pour que les pouvoirs publics puissent être mieux à l'écoute des
besoins effectifs du citoyen, et que les prestations qui lui sont fournies
par l'administration et les conseils élus, soient de meilleure qualité,
Nous appelons le gouvernement à adopter, en matière de gouvernance
territoriale, une démarche fondée sur une décentralisation accrue et
une régionalisation élargie, moyennant l'accélération de la politique de
déconcentration (…) ».
Extrait du discours de S.M le Roi Mohammed VI à la Nation
à l'occasion du 33 ème anniversaire de la Marche Verte
(6 novembre 2008)
La régionalisation et la bonne gouvernance locale…
« (…) Aussi avons-nous décidé, avec l'aide de Dieu, d'amorcer une
nouvelle phase dans le processus continu des réformes globales que
Nous conduisons, en lançant la dynamique d'une régionalisation avancée
et graduelle, englobant toutes les régions du Maroc, avec, à leur tête, la
région du Sahara marocain.
A cet égard, Nous réaffirmons la ferme volonté qui Nous anime de
permettre à toutes les populations et aux fils de cette région de prendre
en charge la gestion démocratique de leurs affaires locales, dans le
cadre d'un Maroc unifié. Cela devrait se faire, soit par la mise en place
d'une régionalisation élargie et appropriée, qui procède de notre propre
volonté nationale, soit à travers l'autonomie proposée, une fois qu'elle
aura fait l'objet d'un compromis politique, et que les Nations Unies
l'auront adoptée comme solution définitive au conflit.
La régionalisation envisagée est une réforme structurelle de fond. Un
effort collectif est, donc, nécessaire pour que ce projet soit mis au point et
porté à maturité. C'est pourquoi J'ai jugé bon de t'entretenir de la feuille
de route qui doit y présider, tant au niveau de ses finalités et de ses
fondements qu'à celui des approches qui s'y rattachent.
Notre ambition est grande de voir ce chantier prometteur favoriser
l'ancrage de la bonne gouvernance locale, consolider la politique de
proximité vis-à-vis du citoyen, et permettre de réaliser, au niveau régional,
le développement socio-économique et culturel intégré escompté.
Pour que ces objectifs puissent voir le jour, cette réforme doit reposer sur
les principes d'unité, d'équilibre et de solidarité.
Par unité, l'on entend l'unité de l'Etat, de la Nation et du territoire, en dehors
Par unité, l'on entend l'unité de l'Etat, de la Nation et du territoire, en
dehors de laquelle aucune régionalisation ne pourrait avoir lieu.
Quant à l'idée d'équilibre, elle renvoie à la nécessité de déterminer
les compétences exclusives de l'Etat et de doter, en même temps, les
institutions régionales des prérogatives nécessaires pour leur permettre
de s'acquitter pleinement des missions de développement qui leur
sont dévolues, et ce, dans le respect des impératifs de rationalisation,
d'harmonie et de complémentarité.
Le principe de solidarité nationale demeure la clé de voûte de toute
régionalisation avancée. De ce fait, le transfert de compétences vers
une région implique nécessairement que celle-ci puisse disposer de
ressources financières provenant de l'Etat et de fonds propres.
En outre, la réussite de la régionalisation passe par l'adoption d'un
découpage efficient propre à favoriser l'émergence de régions
économiquement et géographiquement complémentaires et socialement
et culturellement harmonieuses.
A l'instar de ce que Nous faisons pour la gestion des questions majeures
de la Nation, Nous avons décidé d'adopter une approche démocratique,
inclusive et participative dans l'élaboration de ce projet.
A cet effet, Nous entendons, avec l'aide de Dieu, mettre sur pied une
commission consultative pluridisciplinaire, composée de personnalités
reconnues pour leur compétence, leur vaste expérience et leur hauteur
de vue. Nous lui confierons le soin de proposer - après l'avoir soumise
à Notre Judicieuse Appréciation- une conception générale de la
régionalisation, en gardant à l'esprit toutes les dimensions y afférentes,
ainsi que le rôle qui revient aux institutions constitutionnelles compétentes
dans sa mise en œuvre.
Nous sommes particulièrement attaché à ce que la conception générale
de ce grand projet donne lieu à un débat national aussi large que
constructif, auquel prendront part toutes les institutions et les autorités
compétentes, ainsi que les instances représentatives et partisanes, et
les structures académiques et associatives qualifiées.
Quoique nous fassions pour la faire avancer, la régionalisation restera
fort limitée si elle ne s'accompagne pas de la consolidation du processus
de déconcentration. Aussi faut-il donner une forte impulsion à l'action de
l'Etat, au niveau territorial, surtout en ce qui concerne la réorganisation
de l'administration locale, et la nécessité de lui conférer plus de
cohérence et d'efficacité, ainsi que l'impératif de renforcer l'encadrement
de proximité.
A cet égard, Nous donnons Nos Directives au Gouvernement pour qu'il
Nous soumette des propositions concernant la création de nouvelles
préfectures et provinces, et ce, en tenant compte des impératifs de la bonne gouvernance territoriale,
préfectures et provinces, et ce, en tenant compte des impératifs de
la bonne gouvernance territoriale, des spécificités et des potentialités
propres à certaines régions, ainsi que des besoins de leurs populations
respectives en matière de développement.
Nous engageons, également, le gouvernement à préparer une charte
nationale de la déconcentration, avec pour objectif de mettre en place
un système efficace d'administration déconcentrée, qui marque une
rupture effective avec la pratique d'un centralisme figé, un système basé
sur une approche territoriale, ainsi que sur le transfert de compétences
relevant du pouvoir central vers les services externes, structurés en
pôles techniques régionaux (…) ».
Extrait du discours de SM le Roi à l'ouverture
de la nouvelle session du Parlement.
(Rabat le 08/10/2010 )
L’intégrité territoriale….
la bonne gouvernance territoriale…
« (…) Notre démarche, dans cette entreprise, repose sur une politique
participative, de proximité qui requiert la mobilisation de toutes les
énergies et le déploiement de diverses initiatives, ainsi que l'optimisation
de l'action de tous les conseils élus, parmi lesquels le parlement occupe
une place prééminente.
(…) Nous tenons donc à réaffirmer la nécessité de rationaliser le travail
parlementaire, en mettant, d'abord, en cohérence les règlements
intérieurs des deux Chambres et en veillant à ce que celles-ci remplissent
leur mission de façon homogène et complémentaire, comme étant une
seule et même institution. Leur objectif commun est de veiller à la qualité
des lois et à l'exercice d'un contrôle efficient, et de s'impliquer dans
un débat constructif sur les questions nationales, notamment la bonne
gouvernance territoriale et la nécessité de préserver et de renforcer les
mécanismes démocratiques et les outils du développement.
(…) Nous réaffirmons donc que le nouveau concept de l'autorité, proclamé
dans Notre discours fondateur dudit concept, à Casablanca, en octobre
1999, reste toujours de mise et garde toute sa pertinence. Ce n'est ni
une mesure de circonstance dictée par une conjoncture passagère, ni un
label destiné à la consommation. Il s'agit plutôt d'une doctrine de pouvoir
marquée par l'attachement permanent à l'esprit et à la lettre du concept,
qui demeure constamment de rigueur et en vigueur. Ce concept ne
s'entend pas non plus selon une acception parcellaire, qui le confine à la
seule administration territoriale. Il a, au contraire, une dimension globale
et un caractère contraignant pour tous les pouvoirs et les organes de
l'Etat, qu'ils soient exécutifs, législatifs ou judiciaires. Voilà pourquoi, cher peuple, ton premier
l'Etat, qu'ils soient exécutifs, législatifs ou judiciaires. Voilà pourquoi, cher
peuple, ton premier Serviteur veillera toujours à la préservation de ce
concept et à sa bonne application par tout détenteur de pouvoir, à qui il
appartient de mettre en œuvre, sous le contrôle d'une justice intègre, les
mécanismes juridiques de suivi, de reddition des comptes et de sanction,
prévus à cet effet.
Sur le plan stratégique, la défense de la marocanité de notre Sahara,
qui reste la cause sacrée de notre pays, exige que vous vous mobilisiez
ensemble, avec l'efficacité et la constance requises, sur tous les fronts
et au sein de toutes les instances locales, régionales et internationales
pour faire échec aux manœuvres désespérées des adversaires de notre
intégrité territoriale. Il vous appartient aussi d'animer la mobilisation
populaire générale et d'engager des initiatives constructives pour gagner
un soutien accru en faveur de notre proposition audacieuse d'autonomie,
et ce, dans le cadre d'une diplomatie parlementaire et partisane agissant
en cohérence et en synergie avec l'action efficiente de la diplomatie
gouvernementale (
)
».

Guide Juridique des Collectivités Locales

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 Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

TITRE II.

Attributions et organisation du Ministère de l’Intérieur

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Décret n° 2-97-176 du 14 chaabane 1418 (15 décembre 1997) relatif aux attributions et à l'organisation du ministère de l'intérieur (B.O n° 4558 du 5 février 1998, rectificatif au B.O n° 4570 du 19 mars 1998) tel qu’il a été modifié et complété par le décret n° 2-04-750 du 14 kaada 1425 (27 décembre 2005) (B.O n° 5280 du 6 janvier 2005), le décret n° 2-05-1585 du 12 joumada 1428 (28 juin 2007) (B.O n° 5547 du 30 juillet 2007, en arabe) et le décret n° 2-08-159 du 19 moharrem 1430 (16 janvier 2009) (B.O n° 5707 du 9 février 2009, en arabe).

La traduction en français, des dispositions parues aux B.O publiés en arabe, est non officielle.

LE PREMIER MINISTRE,

Vu la Constitution et notamment son article 63 ;

Vu le dahir n° 1-95-40 du 27 ramadan 1415 (27 février 1995) portant constitution du gouvernement ;

Vu le dahir portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à l'organisation communale, tel qu'il a été modifié ou complété ;

Vu le dahir n° 1-63-273 du 22 rabii II 1383 (12 septembre 1963) relatif à l'organisation des préfectures, provinces et de leurs assemblées, tel qu'il a été modifié ou complété ;

Vu le dahir du 26 rejeb 1337 (27 avril 1919) organisant la tutelle administrative des collectivités et réglementant la gestion et l'aliénation des biens collectifs, tel qu'il a été modifié ou complété ;

Vu le décret royal n° 137-66 du 20 safar 1386 (9 juin 1966) portant loi relatif à l'institution et à l'organisation du service militaire ;

Vu le décret n° 2-85-394 du 27 rejeb 1405 (18 avril 1985) conférant au ministère de l'intérieur les pouvoirs et attributions en matière de promotion nationale, d'urbanisme et d'aménagement du territoire ;

Vu le décret n° 2-93-44 du 7 kaada 1413 (29 avril 1993) relatif à l'emploi supérieur de secrétaire général de ministère ;

Vu le décret n° 2-94-100 du 6 moharrem 1415 (16 juin 1994) portant statut de l'inspection générale de l'administration territoriale ;

Après examen par le conseil des ministres réuni le 13 joumada II 1418 (16 octobre 1997),

DECRETE :

Article premier : Le ministre de l'intérieur est chargé de l'administration territoriale du Royaume dans le cadre de sa compétence, veille au maintien de l'ordre public, informe le gouvernement et assure la tutelle des collectivités locales.

Article 2 : Le ministère de l'intérieur comprend, outre le cabinet du ministre, l'administration centrale et les services extérieurs.

Article 3 : (modifié et complété par le décret n° 2-04-750 et le décret n° 2-08-159) L'administration centrale, comprend, d'une part :

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n° 2-08-159) L'administration centrale, comprend, d'une part : 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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- Le secrétariat général ;

- La direction générale des affaires intérieures ;

- La direction générale de la sûreté nationale ;

- L'inspection générale des forces auxiliaires ;

- L'inspection générale de l'administration territoriale ;

- La division des transmissions,

qui sont rattachés directement au ministre, et d'autre part :

- La direction générale des collectivités locales ;

- La direction générale de l'urbanisme, de l'architecture et de l'aménagement du territoire ;

- La direction des affaires rurales ;

- La direction de générale la protection civile ;

- La direction de la formation des cadres administratifs et techniques ;

- La direction de la coordination des affaires économiques ;

- La direction des régies et des services concédés ;

- La direction des affaires administratives ;

- La direction des systèmes d'information et de communication ;

- La division des transmissions ;

- La division de la coordination des affaires sociales ;

- La division des liaisons et de l'organisation.

Article 4 : Le secrétaire général exerce, sous l'autorité du ministre, les attributions qui lui sont dévolues par les dispositions du décret n° 2-93-44 du 7 kaada 1413 (29 avril 1993) susvisé.

Article 5 : La direction générale de la sûreté nationale demeure régie par le dahir n° 1-56- 115 du 5 chaoual 1375 (16 mai 1956) relatif à la direction générale de la sûreté nationale.

Article 6 : L'inspection générale des Forces auxiliaires demeure régie par le dahir portant loi n° 1-72-524 du 18 moharrem 1393 (22 février 1973) relatif à l'organisation générale des Forces auxiliaires.

Article 7 : Outre les attributions qui lui sont dévolues par le décret n° 2-94-100 du 6 moharrem 1415 (16 juin 1994) susvisé, l'inspection générale de l'administration territoriale a pour mission de procéder, sur instructions du ministre, à des inspections dans les provinces, préfectures, cercles et circonscriptions.

Elle est chargée, en outre, d'entreprendre, dans les mêmes conditions, des inspections dans les collectivités locales que sont les régions, les préfectures, les provinces, les communes et leurs groupements et démembrements.

Article 8 : (modifié et complété par le décret n° 2-04-750) La direction générale des affaires intérieures a pour mission de connaître des affaires ayant une incidence politique, de préparer et d'organiser sur le plan matériel les élections, de gérer le personnel d'autorité, d'assurer le suivi en matière de libertés publiques et de mettre en œuvre les orientations du ministère en matière de coopération internationale.

Elle est chargée, en outre, d'organiser la coordination de l'action de l'ensemble des services en charge de la sécurité et de l'ordre public et veille, à ce titre, à l'évaluation et au suivi permanents de la situation sécuritaire dans le Royaume.

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et au suivi permanents de la situation sécuritaire dans le Royaume. Guide Juridique des Collectivités Locales
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Elle met en œuvre, sur le plan opérationnel, la stratégie nationale en matière de lutte contre les réseaux de trafic des êtres humains et de surveillance des frontières.

Lui est rattachée l'Ecole de perfectionnement des cadres dont l'organisation et les attributions sont fixées par le décret royal n° 429-65 du 1er joumada II 1385 (27 septembre 1965), tel qu'il a été complété ou modifié.

La direction générale des affaires intérieures comprend :

- La direction du personnel d'autorité ;

- La direction des affaires générales ;

- La direction d'études et d'analyses ;

- La direction des élections ;

- La direction de la réglementation et des libertés publiques ;

- La direction de la coopération internationale ;

- La direction de la migration et de la surveillance des frontières ;

- Le service des affaires administratives et de la coordination.

Article 9 : (modifié et complété par le décret n° 2-04-750) La direction du personnel d'autorité a pour mission la gestion et le contrôle du personnel d'autorité. Elle est chargée, en outre, de l'encadrement et de la logistique.

Elle comprend :

- La division de la gestion du personnel d'autorité ;

- La division du contrôle ;

- La division de la formation ;

- La division de l'encadrement et de la logistique.

La division de la gestion du personnel d'autorité comprend :

- le service du personnel d'autorité ;

- le service des auxiliaires d'autorité.

La division du contrôle comprend :

- le service du contrôle ;

- le service des données statistiques.

La division de la formation comprend :

- le service de la formation initiale ;

- le service de la formation continue.

La division de l'encadrement et de la logistique comprend :

- le service de l'encadrement ;

- le service de la logistique.

Article 10 : (modifié et complété par le décret n° 2-04-750) La direction des affaires générales a pour mission la collecte et le traitement d'informations relatives aux volets de la sécurité et de l'ordre public.

A ce titre, elle est chargée de la coordination des actions des différents services de sécurité. Elle exerce, en outre, le contrôle des passeports et autres titres de voyage.

2010

Guide Juridique des Collectivités Locales

exerce, en outre, le contrôle des passeports et autres titres de voyage. 2010 Guide Juridique des
30 Elle comprend :
30
Elle comprend :

- La division de la sécurité ;

- La division des passeports ;

- La division du contrôle et de la documentation.

La division de la sécurité comprend :

- le service de l'information et du suivi ;

- le service de la coordination et d'étude ;

- le service des affaires générales.

La division des passeports comprend :

- le service des enquêtes ;

- le service informatique ;

- le service approvisionnement.

La division du contrôle et de la documentation comprend :

- le service de la documentation ;

- le service du contrôle.

Article 11 : (modifié et complété par le décret n° 2-04-750) La direction d'études et d'analyses

a

pour mission d'élaborer des synthèses, de gérer la documentation et l'information économique

et

sociale.

Elle comprend :

- La division de l'information ;

- La division du suivi ;

- La division de l'analyse ;

- La division de la communication.

La division de l'information comprend :

- le service de la documentation ;

- le service de l'analyse de la conjoncture.

La division du suivi comprend :

- le service des affaires religieuses ;

- le service des activités politiques et syndicales ;

- le service des activités associatives et culturelles.

La division de l'analyse comprend :

- le service des synthèses ;

- le service des études.

La division de la communication comprend :

- le service de synthèse ;

- le service de documentation et d'analyse.

Article 11 bis : (ajouté par le décret n° 2-04-750) La direction des élections est chargée de la préparation administrative des consultations électorales et référendaires et du traitement des

Guide Juridique des Collectivités Locales

2010

des consultations électorales et référendaires et du traitement des Guide Juridique des Collectivités Locales 2010
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informations relatives au recensement. Elle assure également le suivi des affaires relatives aux élus et au Parlement.

Elle comprend :

- La division des élections ;

- La division des statistiques et du recensement ;

- La division des corps élus et des affaires du Parlement.

La division des élections comprend :

- le service des études juridiques ;

- le service des élections ;

- le service du découpage administratif et électoral.

La division des statistiques et du recensement comprend :

- le service des statistiques ;

- le service du recensement.

La division des corps élus et des affaires du Parlement comprend :

- le service des corps élus ;

- le service des affaires parlementaires.

Article 12 : (modifié et complété par le décret n° 2-04-750) La direction de la réglementation et des libertés publiques veille à la mise en œuvre de la législation en matière de libertés publiques et de police administrative. Elle supervise l'observation des procédures d'autorisation et d'enquêtes publiques. Elle est chargée, en outre, du suivi des requêtes, des doléances, des recours et du contentieux et assure une fonction d'expertise juridique des actes des services du ministère qui la saisissent à cette fin.

Elle comprend :

- La division des libertés publiques ;

- La division des activités réglementées ;

- La division des affaires juridiques et du contentieux.

La division des libertés publiques comprend :

- le service du champ d'application individuel ;

- le service du champ d'application collectif.

La division des activités réglementées comprend :

- le service du contrôle ;

- le service de la réglementation.

La division des affaires juridiques et du contentieux comprend :

- le service des requêtes et doléances et du contentieux ;

- le service de la documentation et des études.

Article 13 : (remplacé par le décret n° 2-04-750) La direction de la coopération internationale est chargée de mettre en œuvre les projets de coopération internationale du ministère de l'intérieur et ce, en collaboration avec les différentes structures du ministère de l'intérieur.

2010

Guide Juridique des Collectivités Locales

avec les différentes structures du ministère de l'intérieur. 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
32 Elle comprend :
32
Elle comprend :

- La division de la coopération ;

- La division de la coopération anti-drogue ;

- La division de la gestion des flux migratoires.

La division de la coopération comprend :

- le service de la coopération bilatérale ;

- le service de la coopération multilatérale.

La division de la coopération anti-drogue comprend :

- le service de coordination et de coopération ;

- le service de centralisation et d'exploitation.

La division de la gestion des flux migratoires comprend :

- le service des études ;

- le service des marocains résidant à l'étranger ;

- le service des étrangers.

Article 14 : (remplacé par le décret n° 2-04-750) La direction de la migration et de la surveillance des frontières est chargée de la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie nationale en matière de lutte contre les réseaux de trafic des êtres humains et la surveillance des frontières.

Elle comprend :

- La division des recherches et d'investigation ;

- La division de la logistique opérationnelle.

La division des recherches et d'investigation comprend :

- le service des investigations ;

- le service des études et de la documentation.

La division de la logistique opérationnelle comprend :

- le service de la logistique ;

- le service des opérations.

Article 15 : La division de l'informatique, des élections et des études de recensement, chargée de la préparation et du suivi des consultations électorales et référendaires, et du traitement des informations relatives au recensement, comprend :

* le service des études informatiques ;

* le service des élections ;

* le service des études de recensement.

Article 16 : (modifié par le décret n° 2-04-750) Le service des affaires administratives et de la coordination organise la gestion matérielle du courrier de la direction générale des affaires intérieures et supervise, à ce titre, le travail du bureau d'ordre confidentiel. Il est également chargé de la gestion des moyens généraux intéressant la direction générale et veille à la sécurité de l'enceinte du siège du ministère et des bâtiments annexes.

Guide Juridique des Collectivités Locales

2010

de l'enceinte du siège du ministère et des bâtiments annexes. Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

Article 17 : (abrogé par le décret n° 2-04-750).

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Article 18 : (modifié par le décret n° 2-04-750) La direction générale des collectivités locales a pour mission de préparer les décisions que prend le ministre de l'intérieur dans le cadre de ses pouvoirs de tutelle sur les collectivités locales et d'en assurer le suivi et le contrôle de l'exécution.

En outre, elle est chargée du recensement des assujettis au service militaire.

Elle comprend :

- La direction des affaires juridiques, des études, de la documentation et de la coopération ;

- La direction des finances locales ;

- La direction de la planification et de l'équipement ;

- La direction de l'eau et de l'assainissement ;

- La direction du patrimoine ;

- La direction de la promotion nationale ;

- La division de la coordination administrative.

Article 19 : La direction des affaires juridiques, des études, de la documentation et de la coopération a pour missions de suivre le fonctionnement des assemblées locales et le contrôle de leurs activités soumises à la tutelle, de promouvoir l'institution de l'Etat civil, d'assurer le recensement des assujettis au service militaire, de développer la coopération intercommunale, de suivre et coordonner l'activité internationale des collectivités locales, de constituer et gérer au service du développement local un fonds d'études, de références bibliographiques et de publications diverses.

2010

Elle comprend :

- La division des assemblées locales ;

- La division de l'Etat civil ;

- La division du service militaire ;

- La division de la coopération décentralisée ;

- La division des études et des statistiques ;

- Le centre de documentation des collectivités locales.

La division des assemblées locales comprend :

* le service des organes locaux ;

* le service de l'examen des délibérations ;

* le service de la police administrative ;

* le service du contentieux.

La division de l'Etat civil comprend :

* le service de la réglementation ;

* le service des études et du contentieux ;

* le service de l'inspection et de la formation ;

* le service des statistiques d'Etat civil.

La division du service militaire comprend :

* le service du recensement et de l'exploitation ;

* le service des études et de la réglementation ;

* le service des liaisons.

Guide Juridique des Collectivités Locales

* le service des études et de la réglementation ; * le service des liaisons. Guide
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La division de la coopération décentralisée comprend :

* le service de la coopération interne ;

* le service de la coopération bilatérale ;

* le service de la coopération multilatérale.

La division des études et des statistiques comprend :

* le service des études générales ;

* le service des études statistiques.

Le centre de documentation des collectivités locales, assimilé à une division, comprend :

* le service de collecte, des acquisitions et des relations extérieures ;

* le service de traitement, de recherche et d'analyse ;

* le service de publication et de diffusion.

Article 20 : La direction des finances locales a pour mission de superviser l'activité financière des collectivités locales, dans le cadre de l'exercice de la tutelle légale sur la gestion de leurs ressources humaines et financières.

La direction des finances locales comprend :

- la division des ressources humaines ;

- la division des ressources financières ;

- la division des budgets et marchés ;

- la division des archives et statistiques.

La division des ressources humaines comprend :

* le service de l'organisation et méthodes ;

* le service de la réglementation ;

* le service de gestion ;

* le service des affaires sociales.

La division des ressources financières comprend :

* le service de la fiscalité locale ;

* le service des ressources affectées ;

* le service des emprunts ;

* le service de contrôle et d'assistance.

La division des budgets et marchés comprend :

* le service des budgets provinciaux et ruraux ;

* le service des budgets municipaux ;

* le service des budgets annexes et comptes spéciaux ;

* le service des marchés.

La division des archives et statistiques comprend :

* le service des archives comptables ;

* le service des statistiques ;

* le service d'analyse.

Guide Juridique des Collectivités Locales

2010

comptables ; * le service des statistiques ; * le service d'analyse. Guide Juridique des Collectivités
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35

Article 21 : La direction de la planification et de l'équipement a pour missions de préparer et de coordonner les plans et les programmes de développement et d'équipement des collectivités locales, de fournir le conseil et l'assistance techniques à la maîtrise des projets, d'assurer le contrôle et la coordination des travaux d'équipement des collectivités locales. Elle est chargée également de promouvoir les espaces de verdure et les aménagements paysagers dans les villes et les centres du Royaume.

Elle comprend :

- La division du développement des collectivités locales ;

- La division de la programmation et de l'équipement ;

- La division de l'hygiène communale ;

- La division des espaces verts et des plantations.

La division du développement des collectivités locales comprend :

* le service des communes urbaines ;

* le service des communes rurales ;

* le service des programmes nationaux de développement économique et social ;

* le service des zones d'activités économiques.

La division de la programmation et de l'équipement comprend :

* le service des études ;

* le service des programmes ;

* le service du contrôle et de la coordination ;

* le service de dessin et de cartographie.

La division de l'hygiène communale comprend :

* le service des bureaux communaux d'hygiène ;

* le service de la prévention sanitaire ;

* le service de la police d'hygiène.

La division des espaces verts et des plantations comprend :

* le service des études et de l'aménagement paysager ;

* le service des pépinières et de la production végétale ;

* le service de la formation.

Article 22 : La direction de l'eau et de l'assainissement est chargée d'assurer le suivi et la coordination des études et des travaux en matière d'eau potable, d'eau à usage agricole et d'assainissement solide et liquide, de préparer en liaison avec les administrations concernées la réglementation régissant ces secteurs et de contribuer à l'établissement d'une normalisation appropriée.

Elle comprend :

- La division de la réglementation et de la normalisation ;

- La division de l'eau ;

- La division de l'assainissement liquide ;

- La division de l'assainissement solide.

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Guide Juridique des Collectivités Locales

liquide ; - La division de l'assainissement solide. 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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La division de la réglementation et de la normalisation comprend :

* le service de la réglementation ;

* le service de la normalisation.

La division de l'eau comprend :

* le service de l'hydraulique urbaine ;

* le service de l'hydraulique rurale ;

* le service de la réutilisation des eaux usées épurées.

La division de l'assainissement liquide comprend :

* le service des études ;

* le service d'assistance à la maîtrise d'ouvrage ;

* le service de suivi et de contrôle.

La division de l'assainissement solide comprend :

* le service des études et de valorisation ;

* le service d'assistance à la gestion ;

* le service de suivi et de contrôle.

Article 23 : La direction du patrimoine des collectivités locales a la charge d'assister les collectivités locales dans leurs tâches de conservation, de gestion et de développement de leur patrimoine, de suivre les transactions y afférentes et d'en contrôler l'exploitation et le rendement. Elle procède à des études et oriente l'action des collectivités locales pour la mise en valeur économique de leurs biens. Elle a en outre pour mission d'organiser leur intervention en matière d'urbanisme.

Elle comprend :

- La division de la conservation du patrimoine ;

- La division des études et des transactions ;

- La division du développement du patrimoine ;

- La division technique et urbanistique ;

- Le service informatique.

La division de la conservation du patrimoine comprend :

* le service juridique ;

* le service du contrôle.

La division des études et des transactions comprend :

* le service des études ;

* le service des transactions immobilières.

La division du développement du patrimoine comprend :

* le service du contrôle de l'exploitation immobilière ;

* le service foncier.

La division technique et urbanistique comprend :

* le service urbanistique ;

* le service technique.

Guide Juridique des Collectivités Locales

2010

comprend : * le service urbanistique ; * le service technique. Guide Juridique des Collectivités Locales
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37

Article 24 : La direction de la promotion nationale est chargée d'élaborer et de mettre en œuvre la politique gouvernementale dans le domaine de la promotion nationale.

A ce titre, elle arrête le programme prévisionnel annuel compte tenu des propositions qui lui sont soumises par les divers administrations et organismes intéressés et veille à l'exécution des programmes approuvés.

La direction de la promotion nationale comprend une administration centrale et des services extérieurs.

L'administration centrale comprend :

- L'inspection ;

- La division de l'administration générale ;

- La division technique.

L'inspection a pour rôle d'informer régulièrement le directeur auquel elle est directement rattachée, sur le fonctionnement des services, d'instruire toute requête qui lui est confiée et de procéder sur ses instructions à toutes inspections, enquêtes et études.

La division de l'administration générale est chargée de la gestion du personnel et du matériel, de l'élaboration et de l'exécution du budget, de la préparation en liaison avec les administrations concernées, de la réglementation régissant la promotion nationale et de la formation des animateurs de chantiers.

Cette division comprend :

* le service du personnel et du matériel ;

* le service du budget et de la comptabilité ;

* le service d'animation.

La division technique est chargée de la mise au point des programmes approuvés et de leur exécution, de la conception des projets d'ordre économique et social à l'échelon national et régional et du contrôle technique des projets étudiés et proposés par les services techniques préfectoraux ou provinciaux.

Cette division comprend :

* le service de la programmation et de la planification ;

* le service de la conception et du contrôle technique.

Les services extérieurs de la direction de la promotion nationale comprennent les délégations préfectorales ou provinciales placées sous l'autorité directe des gouverneurs.

Les gouverneurs des préfectures ou provinces soumettent à la direction les programmes prévisionnels annuels établis en liaison avec les administrations et organismes intéressés et veillent à l'exécution des programmes approuvés.

Article 25 : La division de la coordination administrative est chargée d'assurer d'une part, la coordination administrative des services de la direction générale des collectivités locales, et d'autre part, la liaison de cette direction avec d'autres services et administrations.

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Elle comprend :

* le service du personnel ;

* le service du matériel ;

* le service des relations publiques.

Guide Juridique des Collectivités Locales

personnel ; * le service du matériel ; * le service des relations publiques. Guide Juridique
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38

Les articles de 26 à 34 : (abrogés par le décret n° 2-04-750).

Article 35 : La direction des affaires rurales a pour mission :

- d'assurer au nom du ministre de l'intérieur, la tutelle sur les collectivités ethniques, conformément aux dispositions du dahir du 26 rejeb 1337 (27 avril 1919) susvisé ainsi que la gestion et la conservation de leur patrimoine, la défense de leurs intérêts et la restructuration des terres collectives ;

- de participer en liaison avec les départements ministériels concernés à l'amélioration de la production agricole par la réforme des structures rurales ;

- de contribuer à réduire les disparités sociales et régionales par la réalisation de projets à caractère socio-économique ;

- d'agir, en liaison avec l'ensemble des départements, organismes publics, semi-publics et privés, en vue de promouvoir des programmes et actions destinés à améliorer les conditions de vie des populations rurales et les prémunir contre les aléas de la nature ;

- de collecter et de centraliser les statistiques, les études et toute documentation, susceptibles de contribuer à l'élaboration de projets au profit du monde rural ;

- d'étudier, dans le cadre d'une coopération élargie, les modalités et les conditions de toute contribution locale ou étrangère au financement de ces projets.

Elle comprend :

- La division des terres collectives ;

- La division des affaires foncières ;

- La division du développement rural ;

- La division des affaires générales.

La division des terres collectives comprend :

* le service des affaires juridiques et du contentieux ;

* le service de la conservation du patrimoine collectif ;

* le service d'équipement des terres collectives ;

* le service des transactions immobilières ;

* le service de gestion et de mise en valeur.

La division des affaires foncières comprend :

* le service des structures agraires ;

* le service des améliorations foncières ;

* le service d'assainissement et de distribution des terres de l'Etat.

La division du développement rural comprend :

* le service des études, des statistiques et de la documentation ;

* le service des relations avec les institutions et organismes du développement ;

* le service des programmes de développement rural ;

* le service des activités rurales.

La division des affaires générales comprend :

* le service de comptabilité ;

* le service du recouvrement ;

Guide Juridique des Collectivités Locales

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comprend : * le service de comptabilité ; * le service du recouvrement ; Guide Juridique

* le service du personnel et matériel ;

* le service de l'informatique.

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Article 36 : (modifié et complété par le décret n° 2-05-1585 et le décret n° 2-08-159) La direction générale de la protection civile est un organe national de réflexion, de recherche, d’étude, de consultation et d’intervention pour la défense des personnes et leurs biens en toutes circonstances.

A cet effet, elle a pour mission :

- de suivre et coordonner les activités des directions relevant de son ressort, de les contrôler et d’assurer une complémentarité entre elles ;

- d’orienter les travaux des directions et de veiller à leur organisation et développement ;

- de préparer des études et recherches sur les sinistres, d’archiver les informations et de fixer les modes de protection contre ces sinistres et les mécanismes pour y faire face ;

- de suivre la réalisation des programmes de la protection civile, d’étudier leurs résultats et de présenter les propositions de leur modification afin de garantir les meilleurs méthodes de travail ;

- de préparer le plan annuel des travaux de la direction générale de la protection civile ;

- de contribuer à éviter les risques naturels, industriels, technologiques et batimentaires ;

- de coopérer avec les établissements spécialisés dans le développement du dispositif de prévision et des moyens d'alerte de la population ;

- de participer aux activités d'information et de sensibilisation en matière de risques et de formation de la population ;

- de contribuer dans la préparation et l'application des textes législatifs et réglementaires dans le domaine de la gestion des risques;

- de lutter contre tous les accidents et coordonner les actions de sauvetage en cas de sinistre grave;

- de veiller à mettre en œuvre des plans de secours et d'urgence et les dynamiser;

- d'organiser et assurer la gestion administrative et technique des différentes unités de la protection civile sur le territoire national;

- d'organiser et encadrer les actions de bénévolat et encourager les activités d'association et de partenariat en matière de protection civile;

- d'assurer la protection et la sauvegarde de la population et du patrimoine national lors de circonstances ressortissant de la défense civile ;

- de préparer et exécuter, en collaboration avec les autorités compétentes, toute action de lutte antiacridienne.

La direction générale de la protection civile comprend :

- la direction des secours, de la planification, de la coordination et des études ;

- la direction de soutien et des affaires administratives.

Article 36 bis : (ajouté par le décret n° 2-08-159) La direction des secours, de la planification, de la coordination et des études a pour mission :

- d’organiser les secours, de réaliser les plans et les dispositions de protection en cas de crises, de gérer l’administration des salles des opérations et d’encadrer les actions de bénévolat ;

2010

Guide Juridique des Collectivités Locales

des salles des opérations et d’encadrer les actions de bénévolat ; 2010 Guide Juridique des Collectivités
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- de suivre la préparation des ressources humaines et la validité des équipements et des engins d’intervention ;

- de préparer des études et recherches sur les sinistres, d’archiver les informations pour fixer les modes de protection contre ces sinistres et les mécanismes pour y faire face ;

- de participer, avec les autorités gouvernementales compétences, à la mise en place de mesures et dispositions relatives aux risques naturels, industriels, technologiques et batimentaires ;

- de diffuser les informations concernant les sinistres auprès de l’ensemble des organes d’intervention et de secours et de participer au développement du dispositif de prévision et des moyens d’alerte de la population ;

- de préparer, avec les autres organes concernés, les plans et programmes pour affronter les sinistres naturels, industriels et technologiques ;

- de préparer, en coordination avec les autres organes gouvernementaux, les plans nécessaires pour affronter les risques et les sinistres ;

- de mettre en place de plans de protection des établissements publics et privés et de s’assurer de leurs bonne exécution ;

- de préserver et organiser les plans d’intervention pour l’ensemble des services publics et des établissements industriels accueillant le public.

Article 36 ter: (ajouté par le décret n° 2-08-159, traduction non apparue au bulletin officiel) La direction de soutien et des affaires administratives :

- de veiller sur les affaires du personnel de la direction générale de la protection civile et d’archiver les informations les concernant ;

- de mettre en place les plans (à court – moyen et long terme) pour disposer la direction générale de tous ses besoins en ressources humaines, équipements et engins ;

- de proposer les mesures de simplification du déroulement des opérations et de développement du travail au sein de l’organe ;

- de préparer des études et présenter des propositions de développement du travail au sein de l’organe ;

- d’organiser les mesures de distribution des personnes en fonction des besoins des unités territoriales ;

- de mettre en place les spécifications techniques et mécaniques des équipements et des engins ;

- de mettre en place les plans et les normes pour les besoins des unités ;

- de s’assurer de la préservation et de la sécurité d’approvisionnement des produits mis en dépôts ;

- de réceptionner les achats nouveaux et de les répertorier dans les registres après avoir s’assurer de leur conformité avec les bons d’achats ;

- de la nécessité de garder une réserve permanente d’équipements et matériels en dépôts.

Article 37 : L'Ecole de la protection civile est régie par le décret n° 2-83-288 du 9 joumada I 1405 (31 janvier 1985).

Article 38 : La direction de la formation des cadres administratifs et techniques a pour mission :

Guide Juridique des Collectivités Locales

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de la formation des cadres administratifs et techniques a pour mission : Guide Juridique des Collectivités
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- la formation, le recyclage et le perfectionnement des cadres administratifs et techniques relevant du ministère de l'intérieur ;

- le contrôle administratif et pédagogique des centres de formation relevant du ministère de l'intérieur et l'administration des centres de perfectionnement ;

- l'information et la formation des élus locaux en matière d'administration et de gestion des collectivités locales par l'organisation de conférences et de séminaires ainsi que la diffusion des publications et tout autre moyen d'information nécessaire ;

- la préparation et la collecte des études, recherches et statistiques en matière de formation confiée au ministère de l'intérieur ;

- le développement de la coopération et de l'action internationale dans le domaine de la formation.

La direction de la formation des cadres comprend :

- La division de la formation initiale ;

- La division de la formation continue ;

- La division de la coopération et de l'action internationale ;

- La division des études et des statistiques ;

- Le service de l'information et de la formation des élus locaux ;

- Le service des moyens généraux.

La division de la formation initiale comprend :

* le service de la formation administrative ;

* le service de la formation technique ;

* le service des programmes, examens et concours.

La division de la formation continue comprend :

* le service de la programmation ;

* le service de la coordination ;

* le service des formations spécialisées.

La division de la coopération et de l'action internationale comprend :

* le service de la coopération ;

* le service de la gestion des stages.

La division des études et des statistiques comprend :

* le service des études ;

* le service des statistiques ;

* le service de la documentation et de l'informatique.

Article 39 : La direction de la coordination des affaires économiques est chargée, en liaison avec les administrations concernées, d'assurer la coordination et le suivi de tous les dossiers à caractère économique, dans le cadre des missions qui incombent au ministère de l'intérieur.

A cet effet, elle a pour mission :

- de centraliser, d'exploiter et de diffuser toute étude, donnée statistique et documentation ayant un caractère économique ;

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Guide Juridique des Collectivités Locales

donnée statistique et documentation ayant un caractère économique ; 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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- d'élaborer les projets de textes se rapportant aux différents domaines d'intervention de la direction et d'examiner les projets de textes émanant d'autres départements ;

- d'encadrer, de suivre et d'orienter les actions des Mohtassib ;

- de coordonner les actions de contrôle des prix et de la qualité des produits, marchandises et services, et d'élaborer les stratégies de contrôle et de suivre l'approvisionnement du marché national, en produits et marchandises ;

- de suivre toutes les questions d'intérêt touristique ;

- de veiller à la satisfaction des besoins des préfectures et provinces en cadres spécialisés dans le domaine économique ;

- d'instruire les dossiers du contentieux et des requêtes liés au domaine d'intervention de la direction ;

- de coordonner les actions locales en matière d'animation économique ; et

- de procéder à l'analyse de la conjoncture.

La direction de la coordination des affaires économiques comprend :

- La division du contrôle et de l'approvisionnement ;

- La division de la conjoncture ;

- La division de l'animation et du tourisme ;

- La division de la hisba ;

- La division des prix et des circuits de distribution ;

- La division des études et interventions.

La division du contrôle et de l'approvisionnement comprend :

* le service du contrôle ;

* le service de l'approvisionnement ;

* le service du suivi des transactions commerciales.

La division de la conjoncture comprend :

* le service de la conjoncture ;

* le service des statistiques et des enquêtes ;

* le service de la documentation et de l'informatique.

La division de l'animation et du tourisme comprend :

* le service de l'animation ;

* le service des affaires touristiques ;

* le service des investissements et des unités de production.

La division de hisba comprend :

* le service des corporations et litiges ;

* le service des enquêtes et suivi ;

* le service de l'animation de la hisba.

La division des prix et des circuits de distribution comprend :

* le service des prix ;

Guide Juridique des Collectivités Locales

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prix et des circuits de distribution comprend : * le service des prix ; Guide Juridique

* le service des indices ;

* le service des circuits de distribution.

La division des études et interventions comprend :

* le service de la réglementation ;

* le service des moyens généraux ;

* le service des interventions.

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Article 40 : La direction des régies et des services concédés est chargée de l'élaboration de la politique générale, du contrôle et du suivi, en matière de transport urbain, d'assainissement et de distribution de l'eau et de l'électricité.

Elle coordonne en outre les activités des régies avec celles des autres intervenants dans les secteurs.

La direction des régies et des services concédés comprend :

- La division des transports urbains ;

- La division de l'électricité ;

- La division de l'eau potable ;

- La division de l'assainissement ;

- La division des affaires administratives.

La division des transports urbains comprend :

* le service des études statistiques ;

* le service de contrôle et coordination ;

* le service des concessions.

La division de l'électricité comprend :

* le service des études et programmations ;

* le service de contrôle et coordination ;

* le service de l'électrification rurale.

La division de l'eau potable comprend :

* le service des études et de la planification ;

* le service de contrôle et coordination.

La division de l'assainissement comprend :

* le service des études et projets ;

* le service de contrôle et de coordination.

La division des affaires administratives comprend :

* le service du personnel ;

* le service comptable et financier (rectifié par le B.O n°4570 du 19 mars 1998);

* le service des études ;

* le service de vérification ;

* le service de la documentation.

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; * le service de vérification ; * le service de la documentation. 2010 Guide Juridique
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Article 41 : La direction des affaires administratives a pour mission d'assurer :

- la préparation, l'exécution et le contrôle du budget du ministère de l'intérieur ;

- la gestion du personnel administratif et technique relevant de l'autorité du ministère de l'intérieur en fonction à l'administration centrale, dans les préfectures, provinces et communes;

- la réalisation des dépenses nécessaires au fonctionnement et à l'équipement des services centraux, le contrôle des biens mobiliers et immobiliers affectés au ministère de l'intérieur et la gestion de la mutuelle des cadres du ministère de l'intérieur.

Elle comprend :

- La division du personnel ;

- La division du budget et du matériel.

La division du personnel comprend :

* le service des études et de la documentation ;

* le service des effectifs et des recrutements ;

* le service de gestion et de fin de carrière ;

* le service de traitement informatique et des archives.

La division du budget et du matériel comprend :

* le service du budget et de la comptabilité ;

* le service du matériel ;

* le service des marchés ;

* le service social.

Article 41 bis : (ajouté par le décret n° 2-04-750) La direction des systèmes d'information et de communication est chargée :

- de concevoir, de développer, d'installer et de maintenir les systèmes d'information et de communication nécessaires aux activités opérationnelles et de gestion du ministère de l'intérieur ;

- d'assurer la continuité des liaisons avec l'ensemble des préfectures et provinces du Royaume ;

- de fournir l'assistance technique et d'assurer la maîtrise d'œuvre pour la mise en œuvre de systèmes d'information et de communication au niveau des collectivités locales.

La direction des systèmes d'information et de communication comprend :

La division des systèmes de communication ;

La division des systèmes d'information ;

Le service d'audit et de veille technologique.

La division des systèmes de communication comprend :

- le service commutation ;

- le service radiocommunications ;

- le service réseaux.

La division des systèmes d'information comprend :

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service réseaux. La division des systèmes d'information comprend : Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

- le service études et développements ;

- le service matériel et logiciel ;

- le service d'administration des systèmes d'information.

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Article 41 ter : (ajouté par le décret n° 2-04-750) La division des transmissions est chargée d'assurer, sur l'ensemble du territoire national, la transmission de messages radioélectriques et radiophoniques, informatisés ou écrits, ainsi que la gestion des centres d'appel, nécessaires pour le fonctionnement des wilayas, des préfectures, des provinces et des préfectures d'arrondissement.

La division des transmissions comprend :

- le service du centre d'appel ;

- le service d'exploitation et des liaisons confidentielles.

Article 42 : La division de la coordination des affaires sociales a pour mission d'assurer la liaison avec les départements ministériels à caractère social.

A cet effet, elle est chargée :

- d'assurer la coordination, le suivi et le contrôle des affaires sociales et culturelles dans le cadre des missions dévolues au ministère de l'intérieur ; et

- d'instruire les dossiers relatifs aux agréments de taxis et du transport public routier.

Elle comprend :

* le service des affaires sociales ;

* le service des transports.

Article 43 : La division des liaisons et de l'organisation est chargée de mener toutes les études et analyses à caractère spécifique et/ou général.

A cet effet, elle est chargée :

- de collecter toutes les informations et toute la documentation à mettre à la disposition de l'administration ;

- d'assurer l'information du public et de veiller à lui fournir tous renseignements jugés utiles ;

- d'assurer le suivi et l'évaluation des dossiers qui lui sont confiés ; et

- de suivre l'évolution de structures du ministère et de mener toutes les études techniques nécessaires afin de proposer les solutions adéquates.

La division des liaisons et de l'organisation comprend :

* le service des liaisons et de l'organisation ;

* le service de la communication et de la documentation ;

* le service du suivi et de l'évaluation.

Article 44 : La création, l'organisation, les attributions et la compétence territoriale des services extérieurs du ministère de l'intérieur sont fixées par arrêté du ministre d'Etat à l'intérieur visé par le ministre des finances et des investissements extérieurs et l'autorité gouvernementale chargée des affaires administratives.

Article 45 : Les attributions et l'organisation interne des différents services centraux sont fixées par arrêté du ministre d'Etat à l'intérieur.

Article 46 : Le ministre d'Etat à l'intérieur, le ministre des finances, du commerce, de l'industrie et de l'artisanat et le ministre des pêches maritimes, des affaires administratives et

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et le ministre des pêches maritimes, des affaires administratives et 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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des relations avec le parlement sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui prend effet à compter de la date de sa publication au Bulletin officiel et abroge, à compter de la même date, le décret n° 2-76-834 du 24 moharrem 1396 (26 janvier 1976) relatif aux attributions et à l'organisation du ministère de l'intérieur et le décret n° 2-75-921 du 1er rabii II 1397 (21 mars 1977) relatif aux attributions et à l'organisation du Haut commissariat à la promotion nationale auprès du Premier ministre.

Fait à Rabat, le 14 chaabane 1418 (15 décembre 1997). ABDELLATIF FILALI.

Pour contreseing:

Le ministre d’Etat à l'intérieur, DRISS BASRI.

Le ministre des finances, du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, DRISS JETTOU.

Le ministre des pêches maritimes, des affaires administratives et des relations avec le parlement, EL MOSTAPHA SAHEL.

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administratives et des relations avec le parlement, EL MOSTAPHA SAHEL. Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

TITRE III.

Organisation des communes urbaines et rurales et leurs groupements

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Loi n° 78-00 portant charte communale promulguée par le dahir n°1-02-297 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002) (B.O n° 5058 –16 ramadan 1423 (21-11-2002)), telle qu’elle a été modifiée et complétée par la loi n°01-03 promulguée par le dahir n°1-03-82 du 20 moharrem 1424 (24 mars 2003) (B.O n° 5096 – 30 moharrem 1424 (3-4-2003)) et la loi n°17-08 promulguée par le dahir n° 1-08-153 du 22 safar 1430 (18 février 2009) (B.O n° 5714 – 7 rabii I 1430 (5-3-2009)).

TITRE PREMIER

Chapitre unique

Dispositions générales

Article premier : Les communes sont des collectivités territoriales de droit public, dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

Elles sont divisées en communes urbaines et en communes rurales.

Les communes sont créées et peuvent être supprimées par décret. Le chef-lieu de la commune rurale est fixé par arrêté du ministre de l’intérieur.

Le changement de nom d’une commune est décidé par décret, sur proposition du ministre de l’intérieur après consultation du conseil communal intéressé, ou sur proposition de ce dernier.

TITRE II DES ORGANES DE LA COMMUNE Chapitre premier

Le conseil communal

Article 2 : Les affaires de la commune sont gérées par un conseil élu, dont la durée du mandat et les conditions d’élection sont fixées par les dispositions de la loi formant code électoral.

Article 3 : Le nombre des membres du conseil communal, à élire dans chaque commune, est fixé par décret sur la base des règles et des conditions définies par la loi formant code électoral.

Article 4 : Les sièges du conseil qui deviennent vacants, pour quelque cause que ce soit, sont pourvus conformément aux règles prescrites par la loi formant code électoral.

Article 5 : Le mandat des conseillers issus des élections complémentaires prend fin à la date de l’expiration du mandat des membres qu'ils remplacent.

Chapitre II

Le bureau

Article 6 : (sont modifiées et complétées les dispositions des alinéas 6 et 7 par la loi n°17.08) Le conseil communal élit, parmi ses membres, un président et des vice-présidents, qui forment le bureau dudit conseil.

Les membres du bureau sont élus pour la durée du mandat du conseil communal.

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membres du bureau sont élus pour la durée du mandat du conseil communal. 2010 Guide Juridique
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Cette élection a lieu dans les 15 jours qui suivent l’élection du conseil communal ou la date de la cessation collective de fonction du bureau pour quelque cause que ce soit. Dans tous les cas, le conseil se réunit sur convocation écrite de l’autorité administrative locale compétente.

Le conseil se réunit dans les conditions de quorum prévues à l’article 60 ci-dessous, sous la présidence du plus âgé de ses membres présents. Le plus jeune parmi les membres présents du conseil, sachant lire et écrire, assure le secrétariat de la séance et en établit le procès-verbal.

L’autorité administrative locale compétente ou son représentant assiste à la séance.

L'élection du président du conseil communal et de ses vice-présidents a lieu au scrutin uninominal au vote secret et au cours de la même séance, pour les communes dont les membres du conseil sont élus au scrutin uninominal.

Pour les communes dont les membres du conseil sont élus au scrutin de liste, l'élection du président du conseil communal a lieu au vote secret et au cours de la même séance parmi les membres élus classés en tête des listes des candidats. On entend par tête de liste, le candidat dont le nom figure en tête de liste des candidats dans l'ordre de classement de ladite liste.

En cas de décès du candidat classé en tête de liste, le candidat classé immédiatement après lui sur la même liste accède à la candidature au poste du président.

Lorsqu'une liste unique est déclarée gagnante, le candidat classé en tête de liste est élu conformément aux modalités susvisées. En cas de décès du candidat au poste de président, tous les membres de la liste unique peuvent se porter candidats audit poste.

En cas de vacance du poste de président du conseil communal, pour quelque cause que ce soit, le candidat classé immédiatement après lui sur la même liste se porte candidat pour pourvoir audit poste en même temps que les élus classés au premier rang des autres listes, sous réserve des dispositions précédentes du présent article.

Les vice-présidents sont élus au scrutin uninominal au vote secret et au cours de la même

séance.

Pour être valables, les opérations de vote doivent être effectuées au moyen d’un isoloir, d’une urne transparente, de bulletins de vote et d’enveloppes opaques portant le cachet de l’autorité administrative locale.

Au premier tour du scrutin, l'élection n'est acquise qu'à la majorité absolue des membres en exercice. Si aucun des candidats n'a obtenu cette majorité, un deuxième tour est effectué entre les candidats classés au premier et au deuxième rang, selon le nombre de voix qu'ils ont obtenues. Le vote a lieu, dans ce cas, à la majorité absolue des voix des membres en exercice.

Si aucun des candidats n'a obtenu la majorité absolue des voix des membres en exercice, le président est élu, au troisième tour, à la majorité relative.

Les vice-présidents sont élus à la majorité absolue des membres en exercice au premier tour. Si un deuxième tour est nécessaire, l'élection est acquise à la majorité relative.

En cas de partage égal des suffrages au troisième tour de l'élection du président et au deuxième tour de l'élection des vice-présidents, l'élection est acquise au plus jeune. En cas d'égalité d'âge, le candidat élu est tiré au sort.

Si le vice-président refuse ou s'abstient de remplir les fonctions qui lui sont dévolues par la loi ou par la délégation qui lui est accordée conformément à la loi, ou s'il commet des fautes graves portant atteinte au bon fonctionnement du secteur dont il est chargé, le président peut demander au conseil de le démettre de ses fonctions.

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le président peut demander au conseil de le démettre de ses fonctions. Guide Juridique des Collectivités
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Le vice-président est démis de ses fonctions par une délibération du conseil communal votée au scrutin secret à la majorité absolue des membres en exercice.

Une copie de cette décision est adressée à l'autorité de tutelle dans un délai de 15 jours de la date du vote de ladite décision.

Le conseil procède alors à son remplacement dans les formes et conditions fixées au premier alinéa de l'article 9 ci-dessous.

La révocation emporte de plein droit l'inéligibilité aux fonctions de président ou à celles de vice-président, pendant la durée restante du mandat.

Une copie du procès-verbal est délivrée, à leur demande, aux membres en exercice du conseil communal, dans un délai n’excédant pas 24 heures après l’élection.

Copie dudit procès-verbal est affichée au siège de la commune pendant les huit jours suivant celui de l’élection.

Article 7 : Le nombre des vice-présidents varie selon le nombre des membres des conseils communaux. Il est de :

- 3 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est inférieur ou égal à

13;

- 4 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est égal à 15;

- 5 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est égal à 23;

- 6 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est égal à 25;

- 7 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est égal à 31;

- 8 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est égal à 35;

- 9 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est égal à 39;

- 10 vice-présidents pour les conseils dont le nombre des membres est supérieur ou égal à

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Article 8 : L’élection du président ou des vice-présidents peut être arguée de nullité dans les conditions, formes et délais prescrits pour les réclamations contre les élections du conseil communal, par les dispositions de la loi formant code électoral.

Article 9 : Lorsque le président ou les vice-présidents ont cessé leurs fonctions, pour cause de décès, de démission volontaire, de démission d'office, de révocation, d'annulation de l'élection devenue définitive, d'arrestation pendant une durée supérieure à deux mois, ou pour quelque cause que ce soit, le conseil communal est convoqué pour procéder à leur remplacement sous réserve, pour la vacance du président, de l'application des dispositions de l'article 10 ci-dessous :

- soit dans les quinze jours qui suivent la cessation de fonction, lorsqu'il peut être procédé valablement à cette élection sans qu’il soit besoin de recourir à des élections complémentaires;

élections

- soit,

dans

le

cas

contraire,

dans

les

quinze

jours

qui

suivent

ces

complémentaires.

En cas de cessation de fonction d’un ou plusieurs vice-présidents pour quelque cause que ce soit, les vice-présidents de rang inférieur accèdent, de plein droit et dans l’ordre de leur classement, au rang immédiatement supérieur rendu vacant.

Le conseil procède dans les formes prescrites à l’alinéa précédent, au remplacement des derniers postes vacants de vice-présidents.

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au remplacement des derniers postes vacants de vice-présidents. 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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Article 10 : La cessation de fonction du président du conseil communal, pour quelque cause que ce soit conformément aux dispositions de l’article 9 ci-dessus, emporte de plein droit la dissolution du bureau.

Le conseil est convoqué pour procéder à l’élection du nouveau bureau dans les formes et délais prescrits à l’article 6 ci-dessus.

Chapitre III

Les organes auxiliaires

Article 11 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Le conseil communal élit parmi ses membres sachant lire et écrire, en dehors du bureau, au scrutin secret et à la majorité relative des membres en exercice, un secrétaire, chargé de la rédaction et de la conservation des procès- verbaux des séances.

Le conseil élit également parmi ses membres, dans les conditions fixées à l'alinéa précédent, un secrétaire adjoint chargé d'assister le secrétaire et le remplacer en cas d'absence ou d'empêchement.

A défaut de candidats sachant lire et écrire, le président désigne, en accord avec les membres du conseil, parmi les fonctionnaires de la commune, un secrétaire auxiliaire chargé des mêmes fonctions sous la responsabilité du membre titulaire élu.

Article 12 : Le secrétaire du conseil et son adjoint peuvent être démis de leurs fonctions, par une délibération du conseil communal, votée au scrutin secret à la majorité absolue des membres en exercice.

Le conseil procède alors à leur remplacement dans les formes et conditions fixées au premier alinéa de l’article 11 ci-dessus.

Article 13 : (abrogé par la loi n°17.08).

Article 14 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Le conseil constitue des commissions pour l’étude des questions et la préparation des affaires à soumettre à l’examen et au vote de l’assemblée plénière.

Pour les communes dont le nombre des membres du conseil est supérieur à 35, il doit être constitué quatre commissions permanentes :

- la commission chargée de la planification, des affaires économiques, du budget et des finances ;

- la commission chargée du développement humain, des affaires sociales, culturelles et sportives ;

de

- la

commission

chargée

de

l'urbanisme,

de

l'aménagement

du

territoire

et

l'environnement ;

- la commission chargée des services publics.

Pour les communes dont le nombre des membres du conseil se situe entre 25 et 35, le conseil constitue trois commissions permanentes :

- la commission chargée de la planification, des affaires économiques, du budget et des finances ;

- la commission chargée du développement humain, des affaires sociales, culturelles et sportives ;

- la commission chargée de l'urbanisme, de l'aménagement du territoire, de l'environnement et des services publics.

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du territoire, de l'environnement et des services p ublics. Guide Juridique des Collectivités Locales 2010
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Pour les communes dont le nombre des membres du conseil est inférieur à 25, le conseil constitue deux commissions permanentes :

- la commission chargée de la planification, des affaires économiques, de l'urbanisme, de l'aménagement du territoire, de l'environnement, du budget et des finances;

- la commission chargée du développement humain, des affaires sociales, culturelles et sportives.

Le conseil peut constituer, le cas échéant, des commissions provisoires pour une durée limitée et un objet déterminé.

Le conseil communal élit parmi ses membres, au scrutin secret et à la majorité relative, le président de chaque commission et son adjoint et les démis de leurs fonctions selon la même procédure.

Les commissions permanentes examinent, sur demande du conseil, les affaires relevant de leurs compétences. Le président du conseil est tenu de fournir aux commissions, à leur demande, les informations et les documents nécessaires à l'exercice de leurs missions.

Le président de la commission ou son adjoint adresse son rapport au président du conseil, dans un délai de 21 jours, avant la date d'ouverture de chaque session. Ce rapport peut être présenté, en séance plénière, sur demande du président de la commission ou de son adjoint. Cette demande qui doit être jointe audit rapport, est inscrite d'office à l'ordre du jour de la session du conseil.

Le président de la commission permanente présente un rapport annuel au conseil sur les activités relatives aux missions qui lui sont dévolues, conformément aux dispositions de la présente loi.

La composition, les attributions et le fonctionnement des commissions sont fixés par le règlement intérieur prévu à l'article 57 ci-dessous.

Il est créé auprès du conseil communal une commission consultative dénommée commission de la parité et de l'égalité des chances, composée de personnalités appartenant à des associations locales et d'acteurs de la société civile, proposés par le président du conseil communal.

Le président du conseil communal ou son vice-président préside ladite commission et élabore l'ordre du jour de ses réunions.

La commission donne son avis, autant que de besoin, à la demande du conseil ou de son président sur les questions concernant la parité et l'égalité des chances et l'approche du genre social. Les membres de la commission peuvent présenter des propositions et des suggestions relevant de sa compétence.

Article 15 : Les commissions ne peuvent exercer aucune des attributions dévolues au conseil. Le président de la commission est de droit rapporteur de ses travaux; il peut appeler à participer aux travaux de la commission, à titre consultatif, le personnel en fonction dans les services de la commune par l’intermédiaire du président du conseil communal. Il peut également faire convoquer aux mêmes fins par le président du conseil communal et par l’intermédiaire de l’autorité administrative locale, les fonctionnaires et agents de l’Etat ou des établissements publics, dont la compétence couvre le ressort territorial de la commune.

L’autorité administrative locale compétente est informée des réunions desdites commissions. Cette autorité ou son représentant peut assister à titre consultatif à leurs travaux.

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ou son représentant peut assister à titre consultatif à leurs travaux. 2010 Guide Juridique des Collectivités
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TITRE III DU STATUT DE L’ELU

Article 16 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Les fonctionnaires et agents de l'Etat, des collectivités locales et des établissements publics exerçant un mandat public communal bénéficient de plein droit de congés exceptionnels ou permissions d'absence, à plein traitement, sans entrer en ligne de compte dans le calcul des congés réguliers, dans la limite de la durée effective des sessions des conseils et des commissions permanentes, dont ils font partie.

Les fonctionnaires et agents cités à l'alinéa précédent, élus présidents des conseils communaux, présidents des conseils d'arrondissements ou des groupements de communes, qui s'engagent à exercer à plein temps la fonction de président du conseil, peuvent bénéficier, à leur demande, d'une mise à disposition.

Au sens du présent article, le président du conseil est en situation de mise à disposition lorsque, tout en relevant de son cadre, dans son administration, au sein d'une administration publique, d'une collectivité locale ou d'un établissement public et y occupant son poste budgétaire, il exerce en même temps la fonction de président du conseil communal ou d’un groupement de communes à plein temps.

Le président du conseil mis à disposition conserve, au sein de son administration, sa collectivité ou son établissement public d'origine, tous ses droits à la rémunération, à l'avancement et à la retraite.

La mise à disposition prend fin à la demande de l'intéressé, ou de plein droit au terme du mandat du conseil, de sa dissolution ou de la cessation des fonctions du président pour l'une des causes prévues par la présente loi.

Lorsqu'il est constaté une rupture, sans motif reconnu légitime, dans l'exercice à plein temps de la fonction de président du conseil, par l'autorité de tutelle ou par l'administration, la collectivité locale ou l'établissement public d'origine, il est mis fin à la mise à disposition.

Sont fixés par voie réglementaire, les conditions de mise à disposition, ainsi que les critères auxquels doivent répondre les communes et les groupements de communes où l’exercice de ce droit, peut avoir lieu.

Article 17 : Les employeurs sont tenus d’accorder aux salariés de leur entreprise, membres du conseil communal, des permissions d'absence pour participer aux séances plénières du conseil ou des commissions permanentes qui en dépendent dans la limite de la durée effective de ces séances.

Le temps passé par les salariés aux différentes séances du conseil et des commissions permanentes ne leur sera pas payé comme temps de travail. Ce temps pourra être remplacé.

La suspension du travail prévue au présent article ne peut être une cause de rupture par l'employeur du contrat de louage de service, et ce, à peine de dommages et intérêts au profit des salariés.

Article 18 : Les communes sont responsables des dommages subis par les membres des conseils communaux lorsqu'ils sont victimes d’accidents survenus, à l'occasion des sessions des conseils, des réunions des commissions dont ils sont membres ou de missions effectuées pour le compte de la commune.

Article 19 : Le membre du conseil communal, qui entend mettre fin à son mandat, adresse sa demande de démission volontaire au wali ou au gouverneur qui en informe aussitôt par écrit le

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volontaire au wali ou au gouverneur qui en informe aussitôt par écrit le Guide Juridique des
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président du conseil communal. La démission prend effet à compter de la délivrance de l’accusé de réception par le wali ou le gouverneur, dont copie est notifiée aussitôt au président du conseil communal pour information du conseil, et à défaut, 15 jours après le renouvellement de la demande, constaté par lettre recommandée.

Article 20 : Tout membre du conseil communal qui, sans motif reconnu légitime par le conseil, n'a pas déféré aux convocations à trois sessions successives ou qui, sans excuse valable,

a refusé de remplir une des fonctions qui lui sont dévolues par les textes en vigueur, peut être,

après avoir été invité à fournir des explications, déclaré démissionnaire, par arrêté motivé publié au «Bulletin officiel», du ministre de l'intérieur pour les communes urbaines et du wali ou du gouverneur pour les communes rurales.

La demande visant à démettre l’intéressé est adressée par le président du conseil communal ou l’autorité administrative locale, avec l’avis motivé dudit conseil et, selon le cas, du président ou de l’autorité administrative locale, au wali ou au gouverneur pour décision ou transmission au ministre de l’intérieur.

Article 21 : Tout membre du conseil communal, reconnu responsable d'actes ou de faits graves contraires à la loi et à l'éthique du service public peut, après avoir été invité à fournir des explications écrites sur les faits qui lui sont reprochés, être suspendu pour une période qui ne peut excéder un mois, par arrêté motivé du ministre de l'intérieur, ou révoqué par décret motivé, publiés au «Bulletin officiel».

Article 22 : Il est interdit, à peine de révocation prononcée dans les formes prescrites à l'article précédent, sans préjudice de poursuites judiciaires, à tout conseiller communal d'entretenir des intérêts privés avec la commune dont il est membre, de conclure des actes ou des contrats de location, d'acquisition, d'échange ou toute transaction portant sur des biens de la commune, ou de passer avec elle des marchés de travaux, de fournitures ou de services, ou des contrats de concession, de gérance et toutes autres formes de gestion des services publics communaux, soit à titre personnel soit comme actionnaire ou mandataire, soit au bénéfice de son conjoint, ses ascendants et ses descendants directs.

Article 23 : Il est formellement interdit aux conseillers communaux, en dehors des présidents et des vice-présidents, d'exercer au-delà de leur rôle délibérant au sein du conseil ou des commissions qui en dépendent, des fonctions administratives de la commune, de signer des actes administratifs, de gérer ou de s'immiscer dans la gestion des services publics communaux,

à peine de révocation prononcée dans les formes prescrites à l'article 21 ci-dessus, sans préjudice de poursuites judiciaires pour exercice de fait de fonctions réglementées.

Article 24 : Les membres des conseils communaux, déclarés démissionnaires ou révoqués pour l’une des causes prévues aux articles ci-dessus, ne peuvent être réélus avant l’expiration d’un délai d’un an à partir de la date de la décision de cessation de leurs fonctions, à moins qu’il ne soit procédé auparavant au renouvellement général des conseils communaux.

Article 25 : Lorsque, pour des raisons portant atteinte au bon fonctionnement du conseil communal, les intérêts de la collectivité sont menacés, le conseil peut être dissous par décret motivé, publié au «Bulletin officiel». S’il y a urgence, le conseil peut être suspendu par arrêté motivé du ministre de l’intérieur publié au «Bulletin officiel». La durée de la suspension ne peut excéder trois mois.

Article 26 : En cas de suspension, de dissolution d’un conseil communal ou de démission de tous ses membres en exercice, ou lorsqu'un conseil ne peut être constitué, une délégation spéciale est désignée pour en remplir les fonctions. Elle cesse ses fonctions de plein droit dès que le conseil communal est reconstitué.

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fonctions de plein droit dès que le conseil communal est reconstitué. 2010 Guide Juridique des Collectivités
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La délégation spéciale est nommée par arrêté du ministre de l’intérieur pour les communes urbaines et du wali ou du gouverneur pour les communes rurales, dans les quinze (15) jours qui suivent la survenance des cas visés à l’alinéa précédent.

Outre le secrétaire général de la commune, membre de droit, le nombre des membres de la délégation spéciale est de cinq, lorsque le conseil communal compte moins de vingt-trois membres, et de sept dans les autres cas.

L’autorité administrative locale compétente préside de droit la délégation spéciale et exerce les attributions dévolues par la présente loi au président du conseil communal. Elle peut, par arrêté, déléguer partie de ces fonctions aux membres de la délégation spéciale.

Les pouvoirs de la délégation spéciale sont limités aux actes de pure administration urgente; elle ne peut engager les finances communales au-delà des ressources disponibles de l’exercice courant.

Article 27 : Toutes les fois que le conseil communal a été dissous ou qu’il a cessé ses fonctions par suite de démission collective ou pour tout autre cause, il est procédé à l’élection des membres du nouveau conseil dans les quatre-vingt-dix (90) jours à dater de la cessation de fonction, à moins que l’on ne se trouve dans le trimestre qui précède la date du renouvellement général des conseils communaux.

Article 28 : Ne peuvent être élus présidents ni en exercer temporairement les fonctions, les membres du conseil communal ne justifiant pas au moins d’un niveau d’instruction équivalent à celui de la fin des études primaires.

Article 29 : Les membres du conseil communal élisant résidence à l’étranger, du fait de leurs fonctions publiques ou de l’exercice de leurs activités privées ne peuvent être élus présidents ou vice-présidents. Les présidents ou les vice-présidents élisant domicile à l’étranger postérieurement à leur élection sont immédiatement déclarés démissionnaires par arrêté, du ministre de l’intérieur publié au «Bulletin officiel».

Ne peuvent être élus présidents ou vice-présidents, ni en exercer temporairement les fonctions, dans aucune des communes de la région où ils exercent, les trésoriers régionaux, les trésoriers préfectoraux ou provinciaux, les percepteurs régionaux, les percepteurs et les receveurs communaux.

Les membres du conseil, salariés du président, ne peuvent être élus vice-présidents.

Les fonctions de président du conseil communal sont incompatibles avec celles de président de l’assemblée préfectorale ou provinciale ou de président du conseil régional.

Article 30 : Les présidents des conseils communaux exercent les attributions qui leur sont reconnues par la présente loi dès leur élection.

Chaque président reçoit de Sa Majesté Le Roi un dahir qui le munit de ses Hautes Recommandations.

Les présidents des conseils communaux portent, à l'occasion des cérémonies officielles, un insigne apparent aux couleurs nationales dont les caractéristiques et les conditions de port seront déterminées par décret.

Article 31 : Les fonctionnaires et agents de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics, élus présidents des conseils communaux peuvent bénéficier, sans préjudice pour le service public et en fonction des nécessités de service, de la priorité ou de facilités de mutation pour se rapprocher du siège de leur commune.

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ou de facilités de mutation pour se rapprocher du siège de leur commune. Guide Juridique des
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Ils bénéficient, en outre, de plein droit d’un congé exceptionnel ou permission d’absence d’une journée ou de deux demi-journées par semaine, à plein traitement et sans conséquence sur le calcul de leur congé régulier.

Article 32 : La démission volontaire du président ou des vice-présidents est adressée au wali ou au gouverneur compétent; elle est définitive à partir de son acceptation par le wali ou le gouverneur, ou, à défaut de cette acceptation, quinze (15) jours après le renouvellement de cette demande constaté par lettre recommandée.

Le président et les vice-présidents démissionnaires continuent d’exercer leurs fonctions jusqu'à l’installation de leurs successeurs.

La démission volontaire du président ou des vice-présidents emporte de plein droit leur inéligibilité à ces fonctions pendant une année, à compter de sa date d’effet, à moins qu’il ne soit procédé auparavant au renouvellement général des conseils communaux.

Article 33 : Les présidents des conseils communaux et les vice-présidents, reconnus responsables de fautes graves, dûment établies, peuvent, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, être suspendus ou révoqués.

La suspension, qui ne peut excéder un mois, intervient par arrêté motivé du ministre de l’intérieur, publié au «Bulletin officiel».

La révocation, qui intervient par décret motivé, publié au «Bulletin officiel», emporte de plein droit l’inéligibilité aux fonctions de président ou à celles de vice-président, pendant la durée restante du mandat.

Article 34 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Sous réserve des dispositions de l'article 16 ci-dessus, les fonctions de président, de vice-président, de secrétaire du conseil, de son adjoint, de président de commission permanente, de son adjoint, des membres de ladite commission et des membres des conseils communaux sont gratuites, sous réserve pour les membres du bureau, le secrétaire du conseil, son adjoint et les présidents des commissions permanentes et leurs adjoints, d'indemnités pécuniaires de fonction, de représentation et de déplacement qu'ils peuvent percevoir dans les conditions et pour un montant fixé par décret.

Les présidents et vice-présidents des conseils d'arrondissements perçoivent des indemnités pécuniaires de fonction et de représentation dans les limites de ce que prévoit l'article 92 de la présente loi.

Les membres des conseils communaux perçoivent des indemnités de déplacement lorsqu'ils effectuent des missions pour le compte de la commune à l’intérieur ou à l’extérieur du Royaume, conformément aux conditions et taux applicables aux fonctionnaires de la catégorie supérieure.

TITRE IV DES COMPETENCES

Chapitre premier

Les attributions du conseil communal

Article 35 : Le conseil règle par ses délibérations les affaires de la commune. A cet effet, il décide des mesures à prendre pour assurer le développement économique, social et culturel de la commune.

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assurer le développement économique, social et culturel de la commune. 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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Il

exerce notamment des compétences propres et des compétences qui lui sont transférées

par l’Etat.

Il

peut, en outre, faire des propositions et des suggestions et émettre des avis sur les

questions d’intérêt communal relevant de la compétence de l’Etat ou de toute autre personne morale de droit public.

Pour l’accomplissement des missions qui lui sont imparties, le conseil peut bénéficier du concours de l’Etat et des autres personnes morales de droit public.

Paragraphe 1- Les compétences propres :

Article 36 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Développement économique et social

1- Le conseil communal examine et vote un projet de plan de développement communal, préparé par le président du conseil communal.

A cet effet :

- il fixe dans la limite des moyens propres à la commune et de ceux mis à sa disposition, le programme d’équipement de la collectivité;

- il propose les actions à entreprendre en association ou en partenariat avec l’administration, les autres collectivités locales ou les organismes publics.

Le plan de développement communal décrit pour six années, dans une perspective de développement durable et sur la base d'une démarche participative prenant en considération notamment l'approche genre, les actions de développement dont la réalisation est prévue sur le territoire de la commune.

Il peut être mis à jour à compter de la troisième année de sa mise en œuvre jusqu'à la

première année du mandat suivant au cours de laquelle est élaboré le plan de développement communal relatif à la durée du nouveau mandat.

Le document du plan de développement communal doit obligatoirement comporter les éléments suivants :

- un diagnostic mettant en évidence le potentiel économique, social et culturel de la commune;

- les besoins prioritaires identifiés en concertation avec la population, les administrations et les acteurs concernés;

- les ressources et les dépenses prévisionnelles afférentes aux trois premières années de mise en œuvre du plan de développement communal.

La procédure d'élaboration du plan de développement communal est fixée par voie réglementaire.

2- Il initie toute action propre à favoriser et à promouvoir le développement de l’économie locale et de l’emploi. A cet effet :

- il prend toutes mesures de nature à contribuer à la valorisation de son potentiel économique notamment agricole, industriel, artisanal, touristique ou de services;

- il engage les actions nécessaires à la promotion et à l’encouragement des investissements privés, notamment la réalisation des infrastructures et des équipements, l’implantation de zones d’activités économiques et l’amélioration de l’environnement de l’entreprise;

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économiques et l’amélioration de l’environnement de l’entreprise; Guide Juridique des Collectivités Locales 2010
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- il décide de la création des sociétés de développement local d'intérêt intercommunal, préfectoral, provincial ou régional ou la prise de participation dans leur capital;

- il décide de la conclusion de tout accord ou convention de coopération ou de partenariat, propre à promouvoir le développement économique et social, et arrête les conditions de réalisation des actions que la commune exécutera en collaboration ou en partenariat avec les administrations publiques, les collectivités locales, les organismes publics ou privés et les acteurs sociaux.

3- Il arrête, dans la limite des attributions qui lui sont dévolues par la loi, les conditions de conservation, d’exploitation et de mise en valeur du domaine forestier.

Article 37 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Finances, fiscalité et biens communaux

1- Le conseil communal examine et vote le budget et les comptes administratifs, dans les formes et conditions prévues par la législation en vigueur;

2- Il décide de l'ouverture des comptes d'affectation spéciale, de nouveaux crédits, du relèvement des crédits et des virements de crédits de chapitre à chapitre;

3- Il fixe, dans le cadre des lois et règlements en vigueur, les taux des taxes, les tarifs des redevances et des droits divers perçus au profit de la commune;

4- Il décide des emprunts à contracter et des garanties à consentir;

5- Il se prononce sur les dons et legs consentis à la commune;

6- Il veille sur la gestion, la conservation et l’entretien des biens communaux. A cet effet :

- il procède, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, au classement, au déclassement et à la délimitation des biens du domaine public communal;

- il statue sur les acquisitions, les aliénations, les échanges, les baux et toutes les transactions portant sur les biens du domaine privé;

- il approuve tous les actes de gestion ou d’occupation du domaine public communal;

- il décide de l’affectation ou de la désaffectation des bâtiments publics et des biens communaux, conformément aux lois et règlements en vigueur.

Article 38 : Urbanisme et aménagement du territoire

1- Le conseil communal veille au respect des options et des prescriptions des schémas- directeurs d’aménagement urbain, des plans d’aménagement et de développement et de tous autres documents d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

2- Il examine et adopte les règlements communaux de construction, conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

3- Il décide de la réalisation ou de la participation aux programmes de restructuration urbaine, de résorption de l’habitat précaire, de sauvegarde et de réhabilitation des médinas et de rénovation des tissus urbains en dégradation.

4- Il décide de la réalisation ou de la participation à l’exécution de programmes d’habitat.

5- Il encourage la création de coopératives d’habitat et d’associations de quartiers.

6- Il veille à la préservation et à la promotion des spécificités architecturales locales.

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et à la promotion des spécificités architecturales locales. 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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Article 39 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Services publics locaux et équipements collectifs

1- Le conseil communal décide de la création et de la gestion des services publics communaux, notamment dans les secteurs suivants :

- approvisionnement et distribution d’eau potable;

- distribution d’énergie électrique;

- assainissement liquide;

- collecte, transport, mise en décharge publique et traitement des ordures ménagères et des déchets assimilés;

- éclairage public;

- transport public urbain;

- circulation, roulage, signalisation des voies publiques et stationnement des véhicules;

- transport des malades et des blessés;

- abattage et transport de viandes et poissons;

- cimetières et services funéraires.

Il décide des modes de gestion des services publics communaux, par voie de régie directe, de régie autonome, de concession ou de toute autre forme de gestion déléguée des services publics, conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

2- Il décide de la réalisation et des modes de gestion des équipements à caractère industriel

et commercial, notamment les marchés de gros, les marchés communaux, les abattoirs, les halles

aux grains, les halles aux poissons, les gares et haltes routières, les campings et les centres d’estivage.

3- Il décide de l’établissement, la suppression ou le changement d’emplacement ou de dates de foires ou marchés.

4- Il décide, conformément à la législation et la réglementation en vigueur, de la réalisation ou de la participation à l’exécution :

- des aménagements et des ouvrages hydrauliques destinés à la maîtrise des eaux pluviales et à la protection contre les inondations;

- de l’aménagement des plages, des corniches, des lacs et des rives des fleuves situés dans le périmètre communal.

Article 40 : Hygiène, salubrité et environnement

Le conseil communal veille, sous réserve des pouvoirs dévolus à son président par l’article

50 ci-dessous, à la préservation de l’hygiène, de la salubrité et de la protection de l’environnement.

A cet effet, il délibère notamment sur la politique communale en matière de :

- protection du littoral, des plages, des rives des fleuves, des forêts et des sites naturels;

- préservation de la qualité de l’eau, notamment de l’eau potable et des eaux de baignade;

- évacuation et traitement des eaux usées et pluviales;

- lutte contre les vecteurs des maladies transmissibles;

- lutte contre toutes les formes de pollution et de dégradation de l’environnement et de l’équilibre naturel.

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et de dégradation de l’environnement et de l’équilibre naturel. Guide Juridique des Collectivités Locales 2010
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A ce titre, le conseil communal décide notamment de :

- la création et l’organisation des bureaux communaux d’hygiène;

- l’adoption des règlements généraux communaux d’hygiène et de salubrité publiques, conformément aux lois et règlements en vigueur.

Article 41 : Equipements et actions socio-culturels

1- Le conseil communal décide ou contribue à la réalisation, l’entretien et la gestion des équipements socio-culturels et sportifs, notamment :

- les centres sociaux d'accueil, maisons de jeunes, foyers féminins, maisons de bienfaisance, asiles de vieillards, salles des fêtes, parcs et centres de loisir;

- les complexes culturels, bibliothèques communales, musées, théâtres, conservatoires d’art et de musique, crèches et jardins d’enfants;

- les complexes sportifs, stades et terrains de sport, salles couvertes, gymnases, piscines, vélodromes et hippodromes.

2- Il initie toutes actions nécessaires à la promotion des activités sociales, culturelles et sportives ou y participe. A cet effet :

- il participe à l’animation socio-culturelle et sportive avec le concours des organismes publics chargés de la culture, de la jeunesse, des sports et de l’action sociale;

- il encourage et assiste les organisations et les associations à caractère social, culturel et sportif.

3- Il entreprend toutes actions de proximité de nature à mobiliser le citoyen, à développer la conscience collective pour l’intérêt public local, à organiser sa participation à l’amélioration du cadre de vie, à la préservation de l’environnement, à la promotion de la solidarité et au développement du mouvement associatif. A ce titre, il a la charge de mener toutes actions de sensibilisation, de communication, d’information, de développement de la participation et du partenariat avec les associations villageoises et toutes organisations ou personnes morales ou physiques agissant dans le champ socio-économique et culturel.

4- Il engage toutes les actions d’assistance, de soutien et de solidarité et toute œuvre à caractère humanitaire et caritatif. A cet effet :

- il conclut des partenariats avec les fondations, les organisations non gouvernementales et autres associations à caractère social et humanitaire;

- il contribue à la réalisation des programmes d’aide, de soutien et d’insertion sociale des handicapés et des personnes en difficulté.

5- Il participe à l’exécution des programmes nationaux, régionaux ou locaux de lutte contre l’analphabétisme.

6- Il contribue à la préservation et la promotion des spécificités du patrimoine culturel

local.

Article 42 : Coopération, association et partenariat

Le conseil communal engage toutes actions de coopération, d'association ou de partenariat, de nature à promouvoir le développement économique, social et culturel de la commune, avec l'administration, les autres personnes morales de droit public, les acteurs économiques et sociaux privés et avec toute autre collectivité ou organisation étrangère. A cet effet :

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avec toute autre collectivité ou organisation étrangère. A cet effet : 2010 Guide Juridique des Collectivités
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- il décide de la création ou de la participation à tout groupement d’intérêt intercommunal, préfectoral, provincial ou régional;

- il arrête les conditions de participation de la commune à la réalisation de programmes ou de projets en partenariat;

- il examine et approuve les conventions de jumelage et de coopération décentralisée; décide de l'adhésion et de la participation aux activités des associations des pouvoirs locaux, et de toutes formes d'échanges avec des collectivités territoriales étrangères, après accord de l'autorité de tutelle, et dans le respect des engagements internationaux du Royaume. Toutefois, aucune convention ne peut être passée entre une commune ou un groupement de collectivités locales avec un Etat étranger.

Paragraphe 2- Compétences transférées :

Article 43 : Dans les limites du ressort territorial de la commune, le conseil communal exerce les compétences qui pourront lui être transférées par l’Etat, notamment dans les domaines suivants :

1- réalisation et entretien des écoles et des établissements de l’enseignement fondamental, des dispensaires et des centres de santé et de soins;

2- réalisation des programmes de reboisement, valorisation et entretien des parcs naturels

situés dans le ressort territorial de la commune;

3- réalisation et entretien des ouvrages et des équipements de petite et moyenne hydraulique;

4- protection et réhabilitation des monuments historiques, du patrimoine culturel et préservation des sites naturels;

5-

réalisation et entretien des centres d’apprentissage et de formation professionnelle;

6-

formation des personnels et des élus communaux;

7-

infrastructures et équipements d’intérêt communal.

Tout transfert de compétences est accompagné obligatoirement par un transfert des ressources nécessaires à leur exercice. Il est effectué, selon le cas, par l’acte législatif ou réglementaire approprié.

Paragraphe 3- Compétences consultatives :

Article 44 : Le conseil communal présente des propositions, des suggestions et émet des avis. A ce titre :

- il propose à l'Etat et aux autres personnes morales de droit public, les actions à entreprendre pour promouvoir le développement économique, social et culturel de la commune, lorsque lesdites actions dépassent les limites de ses compétences, ou excèdent ses moyens et ceux mis à sa disposition;

- il est préalablement informé de tout projet devant être réalisé par l’Etat ou tout autre collectivité ou organisme public sur le territoire de la commune;

- il donne obligatoirement son avis sur tout projet devant être réalisé par l'Etat ou tout autre collectivité ou organisme public sur le territoire de la commune, dont la réalisation est susceptible d'entraîner des charges pour la collectivité ou de porter atteinte à l'environnement;

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pour la collectivité ou de porter atteinte à l'environnement; Guide Juridique des Collectivités Locales 2010
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- il est consulté sur les politiques et les plans d’aménagement du territoire et d’urbanisme, dans les limites du ressort territorial de la commune et donne son avis sur les projets des documents d’aménagement et d’urbanisme, conformément à la législation et la réglementation en vigueur;

- il donne son avis toutes les fois que celui-ci est requis par les lois et les règlements en vigueur ou qu’il est demandé par l’Etat ou les autres collectivités publiques.

Le conseil peut, en outre, émettre des vœux sur toutes les questions d’intérêt communal, à l'exception des vœux à caractère politique. Les vœux du conseil sont transmis, dans la quinzaine, par l'intermédiaire de l'autorité de tutelle, aux autorités gouvernementales, aux établissements publics et aux services concernés, qui sont tenus d'adresser, au conseil communal, leurs réponses motivées, par la même voie, dans un délai n'excédant pas trois mois.

Chapitre II

Les attributions du président du conseil communal

Article 45 : Le président du conseil communal est l’autorité exécutive de la commune.

Il préside le conseil communal, représente officiellement la commune dans tous les actes de la vie civile, administrative et judiciaire, dirige l’administration communale et veille sur les intérêts de la commune, conformément aux lois et règlements en vigueur.

Article 46 : Le président préside les séances du conseil, à l'exclusion de la séance consacrée

à l’examen et au vote du compte administratif. Dans ce cas, il assiste à la séance mais doit se retirer lors du vote. Le conseil élit, sans débat, à la majorité des membres présents, pour présider cette séance, un président choisi en dehors des membres du bureau.

Lorsque le conseil examine et vote le compte administratif relatif à la gestion financière d’un président en cessation de fonctions, les dispositions de l'alinéa précédent s’appliquent à l’ordonnateur et aux membres du bureau sortants.

Article 47 : Le président exécute les délibérations du conseil, prend les mesures nécessaires

à cet effet et en assure le contrôle. A ce titre :

1- il exécute le budget et établit le compte administratif;

2- il prend les arrêtés fixant les taux des taxes, les tarifs des redevances et droits divers, conformément à la législation et la réglementation en vigueur;

3- il procède, dans les limites déterminées par le conseil communal, à la conclusion et l’exécution des contrats d’emprunt;

4- il conclut les marchés de travaux, de fournitures ou de services;

5- il procède à la conclusion ou la révision des baux et louage des choses;

6- il conserve et administre les biens de la commune. A ce titre, il veille à la tenue des inventaires des biens communaux, à la mise à jour des sommiers de consistance et à l’apurement juridique de la propriété domaniale communale et prend tous actes conservatoires des droits de la commune;

7- il procède aux actes de location, de vente, d’acquisition, d’échange et de toute transaction portant sur les biens du domaine privé communal;

8- il prend les mesures relatives à la gestion du domaine public communal et délivre les autorisations d’occupation temporaire du domaine public avec emprise;

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autorisations d’occupation temporaire du domaine public avec emprise; 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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9- il procède à la prise de possession des dons et legs;

10- il conclut les conventions de coopération, de partenariat et de jumelage.

Article 48 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Le président représente la commune en justice sauf lorsqu'il est intéressé à l’affaire personnellement ou en qualité de mandataire, d’associé ou actionnaire, de conjoint, d’ascendant ou de descendant direct. Dans ce cas, il est fait application des dispositions de l’article 56 de la présente loi relatives à la suppléance. Il ne peut intenter une action en justice sans une délibération conforme du conseil. Il peut, toutefois, sans autorisation préalable du conseil, défendre, appeler ou suivre en appel, intenter toutes actions possessoires ou y défendre, faire tous actes conservatoires ou interruptifs de déchéance, défendre aux oppositions formées contre les états dressés pour le recouvrement des créances communales, introduire toute demande en référé, suivre sur appel des ordonnances du juge des référés, interjeter appel de ces ordonnances.

Le président doit informer le conseil de toutes les actions judiciaires, engagées sans délibération préalable, au cours de la session ordinaire ou extraordinaire qui suit immédiatement l’introduction de ces actions.

Aucun recours pour excès de pouvoirs, autre que les actions possessoires et les recours en référé intentés contre la commune ou les actes de son exécutif ne peut, à peine d'irrecevabilité par les juridictions compétentes, être intentée contre une commune qu'autant que le demandeur a préalablement informé la commune et adressé au wali ou au gouverneur de la préfecture ou de la province du ressort de la commune, un mémoire exposant l'objet et les motifs de sa réclamation. Il lui est immédiatement délivré un récépissé par cette autorité.

Le requérant n'est plus tenu par cette formalité, si à l'expiration d'un délai de 15 jours, qui suit la réception du mémoire, il ne lui est pas délivré de récépissé ou si à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la date du récépissé, les deux parties n'ont pas convenu d'un règlement à l'amiable.

Lorsque la réclamation tend à déclarer la commune débitrice ou à demander une réparation aucune action ne peut, à peine d'irrecevabilité par les juridictions compétentes, être intentée qu'après saisine préalable du wali ou du gouverneur qui statue sur la réclamation, dans un délai n'excédant pas 30 jours à compter de la date de délivrance du récépissé.

A défaut de réponse dans les délais précités, ou si le requérant n’est pas satisfait de la réponse qui lui est faite, il peut saisir le ministre de l'intérieur qui statue dans un délai n'excédant pas 30 jours à compter de la date de réception de la réclamation, ou en saisir directement les juridictions compétentes.

La présentation du mémoire du demandeur interrompt toute prescription ou déchéance si elle est suivie d’une demande en justice dans le délai de trois mois.

Article 49 : Les présidents des conseils communaux exercent, de plein droit, les attributions de police administrative communale et les fonctions spéciales reconnues par la législation et la réglementation en vigueur aux pachas et caïds, à l'exclusion des matières suivantes qui demeurent de la compétence de l’autorité administrative locale :

- maintien de l’ordre et de la sécurité publics sur le territoire communal;

- associations, rassemblements publics et presse;

- élections;

- organisation des juridictions communales et d’arrondissements;

- syndicats professionnels;

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communales et d’arrondissements; - syndicats professionnels; Guide Juridique des Collectivités Locales 2010

- législation du travail, notamment les conflits sociaux;

- professions libérales;

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réglementation

- et

contrôle

de

l’activité

des

marchands

ambulants

sur

les

voies

publiques;

- réglementation et contrôle de l’importation, la circulation, le port, le dépôt, la vente et l’emploi des armes, des munitions et des explosifs;

- contrôle du contenu de la publicité par affiches, panneaux-réclames et enseignes;

- police de la chasse;

- passeports;

- contrôle des prix;

- réglementation du commerce des boissons alcooliques ou alcoolisées;

- contrôle des disques et autres enregistrements audiovisuels;

- réquisition des personnes et des biens;

- service militaire obligatoire;

- organisation générale du pays en temps de guerre.

Article 50 : (modifié et complété par la loi n°17.08) Le président du conseil communal exerce les pouvoirs de police administrative, par voie d'arrêtés réglementaires et de mesures individuelles, portant autorisation, injonction ou interdiction, dans les domaines de l'hygiène, la salubrité et la tranquillité publiques et la sûreté des passages. Il exerce notamment les attributions suivantes :

- il veille à l’application des lois et règlements d’urbanisme et au respect des prescriptions des schémas d’aménagement du territoire et des documents d’urbanisme;

- il délivre les autorisations de construction, de lotissement et de morcellement, les permis d'habiter, les certificats de conformité, et les autorisations d'occupation du domaine public pour un usage lié à la construction, dans les conditions et les modalités fixées par les lois et les règlements en vigueur;

- il veille à l’hygiène et la salubrité des habitations et de la voirie, à l’assainissement des égouts, à l’élimination et la répression de l’entreposage des dépôts d’ordures en milieu habité;

- il contrôle les édifices abandonnés, désertés ou menaçant ruine et prend les mesures nécessaires à leur rénovation ou leur démolition, en conformité avec les lois et les règlements en vigueur;

- il participe à la sauvegarde et à la protection des sites naturels et du patrimoine historique et culturel en prenant les mesures nécessaires conformément à la législation et la réglementation en vigueur;

- il délivre les autorisations d’exploitation des établissements insalubres, incommodes ou dangereux relevant de ses attributions et en assure le contrôle conformément à la législation et la réglementation en vigueur;

- il organise et contribue au contrôle des activités commerciales et professionnelles non réglementées dont l’exercice peut menacer l'hygiène, la salubrité, la sûreté des passages et la tranquillité publique ou nuire à l'environnement;

- il contrôle les magasins de droguistes, épiciers, coiffeurs, parfumeurs, et généralement tous les lieux où peuvent être fabriqués, entreposés ou mis en vente des produits dangereux;

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être fabriqués, entreposés ou mis en vente des produits dangereux; 2010 Guide Juridique des Collectivités Locales
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- il veille au respect des normes d’hygiène et de salubrité des lieux ouverts au public, notamment les restaurants, cafés, salles de jeux, salles de spectacles, théâtres, lieux de baignade et autres lieux ouverts au public et fixe leurs horaires d’ouverture et de clôture;

- il prend les mesures nécessaires à la sûreté et la commodité des passages dans les voies à usage public : nettoiement, éclairage, enlèvement des encombrements, démolition ou réparation des édifices menaçant ruine, interdiction d'exposer aux fenêtres et autres parties des édifices ou de jeter sur la voie publique tous les objets dont le jet peut être dangereux pour les passants ou causer des exhalations nuisibles;

- il participe à l’organisation et au contrôle de la qualité des aliments, boissons et condiments exposés à la vente ou livrés à la consommation;

- il veille à la salubrité des cours d’eau et de l’eau potable et assure la protection et le contrôle des points d’eau destinés à la consommation publique et des eaux de baignade;

- il prend les dispositions nécessaires pour prévenir ou lutter contre les maladies endémiques ou dangereuses, conformément aux lois et règlements en vigueur;

- il prend les mesures propres à assurer la tranquillité publique, en particulier dans les lieux publics où se font des rassemblements de personnes tels que foires, marchés, salles de

spectacles ou de jeux, terrains de sports, cafés, piscines, plages

;

- il prend les dispositions nécessaires pour empêcher la divagation des animaux malfaisants et nuisibles, contrôle les animaux domestiques et procède aux opérations de ramassage et de contrôle des chiens errants et lutte contre la rage et toute autre maladie menaçant les animaux domestiques, conformément aux lois et règlements en vigueur;