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3/ Puissance d’un laser

(partie compliqué) Si l’on se place en face du faisceau et que l’on puisse « prendre une photo » qui montre la répartition de la puissance du faisceau par rapport à sa géométrie cylindrique (un faisceau laser est un cylindre de lumière, vu en coupe, c’est un cercle), on verrait que la puissance est très intense au milieu de ce cercle, puis que la puissance décroit progressivement en se rapprochant des bords du cercle. Le faisceau laser étant décrit comme un faisceau dit « gaussien », la variation de la puissance suit une loi dite « gaussienne ». En fait, il ne faut pas raisonner en termes de puissance, mais

physiquement en termes de champ électrique. C’est l’amplitude du champ électrique de la lumière du laser qui varie suivant ou l’on se place dans le faisceau. (la lumière est constitué d’un champ électrique et d’un champ magnétique, c’est l’intensité du champ électrique qui permet d’interagir avec la matière).

Evolution de l’intensité d'un faisceau gaussien suivant l'axe de propagation

d'un faisceau gaussien suivant l'axe de propagation L’amplitude du champ électrique n’importe où dans le

L’amplitude du champ électrique n’importe où dans le faisceau peut se calculer avec la formule :

où dans le faisceau peut se calculer avec la formule : (1) Avec r la distance

(1)

Avec r la distance où l’on place un capteur d’amplitude à partir de l’axe de propagation (du centre du cercle) Avec z la distance à partir du waist où l’on se place sur l’axe de propagation, k une constante,

Avec w(z) le rayon du faisceau

k une constante, Avec w(z) le rayon du faisceau Imaginons que l’on veuille calculer l’amplitude du

Imaginons que l’on veuille calculer l’amplitude du champ électrique dans un faisceau laser, lorsqu’on se place au waist, et sur l’axe de propagation (r=0,z=0). L’équation (1) devient E(r,z)=E 0 , l’amplitude du champ E sur nos coordonnées choisit (on est au sommet de la courbe précédente) est la plus intense de tout le faisceau.

On définit l’intensité I d’un laser comme étant le carré de l’amplitude du champ électrique E

intensité I d’un laser comme étant le carré de l’amplitude du champ électrique E (+quelques petites

(+quelques petites constantes)

On obtient ainsi l’intensité locale rayonné I en Watt.m -2 (notre puissance surfacique pour une valeur précise de E, par exemple au centre du faisceau, E est maximale et vaut E 0 ). La puissance en Watt P se calcule ensuite par

E 0 ). La puissance en Watt P se calcule ensuite par avec w le rayon

avec w le rayon du faisceau. I représente l’intensité maximale se trouvant sur l’axe du faisceau, intensité calculé auparavant avec la valeur de E issu d’une position z à partir de l’emplacement du waist(z=0) et avec r=0. Si on reprend l’amplitude du champ électrique E 0 de notre rayon lorsqu’on s’est placé à z=0 et r=0, la puissance au niveau du waist et sur toute sa surface vaut donc

au niveau du waist et sur toute sa surface vaut donc et est défini comme la

et est défini comme la puissance d’un laser typique (par exemple le Cerion est un laser 2Watt, ce qui veut dire que la puissance dans chaque tranche du faisceau est égale à 2W, seul l’intensité I (watt.m -2 ) est maximal au niveau du waist car la puissance de 2W s’applique sur le plus petit rayon, et donc la plus petite surface du faisceau.)

La puissance P d’un laser varie donc avec l’intensité du champ électrique, et est défini par rapport à l’intensité du champ électrique régnant au centre du faisceau. Le modèle Cerion est un laser pulsé à 2 kHz, ce qu’ils appellent « vitesse de gravure ». En fait, chaque seconde, le laser va émettre 2000 impulsions caractérisé chacune par un champ électrique qui va varier dans le temps :

par un champ électrique qui va varier dans le temps : Ci-dessous l’image d’une impulsion parmi

Ci-dessous l’image d’une impulsion parmi les 2000 identiques :

l’image d’une impulsion parmi les 2000 identiques : C’est la qu’il ne faut pas se mélanger

C’est la qu’il ne faut pas se mélanger entre représentation spatial et temporelle. Le premier graphique plus haut à la même forme que celui-ci, mais ils n’ont aucun rapport l’un avec l’autre. Ce graphique avec l’abscisse gradué en temps, montre la puissance produite par le laser, la puissance représente l’amplitude du carré du champ électrique dans le faisceau laser,

sur l’axe de propagation. En fonction du temps, on voit que la puissance (donc le champ électrique) de l’onde laser augmente avec le temps pour arriver à un maximum P max (point A), puis diminue pour revenir à zéro. Imaginons que l’on stoppe le temps lorsque la puissance dans le faisceau est maximal, et que l’on regarde la distribution du champ électrique dans ce faisceaux, en se déplaçant en X et en Y : on obtiendra les premiers graphiques, avec un champ électrique plus intense au milieu du « cercle » que sur les bords ces graphiques ont une abscisse en longueur. De la valeur de ce champ électrique, on calcule la puissance du faisceau en calculant la valeur du champ électrique sur une distance z, et avec r=0 (on calcule la valeur du champ électrique se trouvant sur l’axe de propagation). On élève au carré (on obtient Imax) et on multiplie l’intensité par la surface caractérisé par la valeur de w(z) (la surface serait minimale à z=0). On obtient alors la valeur de la puissance du faisceau, pour notre temps figé.

Voici à gauche la répartition du champ électrique lorsque la puissance fourni par le laser est maximal, à un certain temps t :

fourni par le laser est maximal, à un certain temps t : Lorsque le temps évolue,
fourni par le laser est maximal, à un certain temps t : Lorsque le temps évolue,

Lorsque le temps évolue, le laser produit un champ électrique plus faible que celui maximal (par ex au point C sur le graphique, comme le montre l’image ci-dessus, à droite). Ce champ électrique plus faible produit donc une puissance plus faible.

comme le montre l’image ci-dessus, à droite). Ce champ électrique plus faible produit donc une puissance

L’énergie est défini par la puissance fois le temps E(joules)=P*T. Ce pulse de puissance représente une certaine énergie, donnée pour 0.5 mJ (0.0005 joules) sur le modèle Cerion. L’énergie fournit par ce pulse est donc représenté par la puissance fois le temps, donc par l’aire sous la courbe (on somme toutes les puissances correspondantes chacune à un temps précis E total =Pb*Tb+Pa*Ta+Pc*Tc….) On approxime la courbe à un triangle, l’aire d’un triangle vaut B*H/2, la base vaut 2T 1/2 , et la hauteur Pmax. L’énergie vaut donc

E=P max *T 1/2

et la hauteur Pmax. L’énergie vaut donc E=P max *T 1/2 En fait, les 2W de

En fait, les 2W de la machines correspondent à la puissance moyenne du laser que l’on calcule par le nombre d’impulsion par seconde multiplié par l’énergie de chaque impulsion, le tout divisé par le temps où le laser à fournit toute cette énergie, soit 1 seconde. La fréquence du laser étant de 2000 hertz, 2000 impulsions apparaissent en une seconde. Mais chaque impulsion à un temps très très court (en nanoseconde), il y a donc entre 2 impulsions, rien, pas de puissance, que l’on prend en compte en calculant la puissance moyenne, qui reste faible

(2W).

Mais la puissance maximale, au sommet de l’impulsion est bien plus supérieure à la valeur de puissance moyenne (plusieurs kilowatts). L’énergie délivré par le laser est toujours constante et vaut

E=P max *T 1/2

Si le temps de l’impulsion est extrêmement court (de l’ordre de la nanoseconde, disons 10 ns en comparant aux modèles du labo), pour que l’énergie du pulse soit égal à 0.0005 joules, il faut que Pmax=0.0005/0.0000000001 =5x10 6 Watt ! Le fait de pulser un laser permet d’atteindre des puissances « crête » P max très élevés en des temps très court, pour la même énergie par impulsion. Cette puissance de crête maximale va être très utile pour passer le seuil de dommage du matériau (voir plus loin).

Ainsi, et je pense que c’est l’ordre de grandeur de la machine, la puissance de crête d’une impulsion vaut quelque mégawatt, et cela sera suffisant pour opérer une transformation du verre