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Université Mohamed Premier

Ecole Nationale des Sciences Appliquées


d’Al Hoceima

Rapport du Projet de fin d’études :

L’utilisation du sol renforcé en mur de soutènement

Stage d’ingénieur en Génie Civil réalisé au sein de


Port Tanger Med Authority

Présenté par : Yassine Bouziane


Encadré par : Mr. Salah Daoudi et Mr. Abderrahim Harrak

Soutenu le 02/07/2014 devant la commission d’examen


Jury :
 Mr. Daoudi Salah, Prof ENSAH : Président
 Mr. Addam Mohamed, Prof ENSAH : Rapporteur
 Mr. Timesli Abdelaziz, Prof ENSAH : Rapporteur
 Mr. Harrak Abderrahim, Ingénieur de TMPA : Examinateur
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Remerciement
Au terme de ce projet de Fin d’Etudes, je tiens à adresser mon vif remerciement
et mon sincère gratitude à toutes les personnes qui ont contribué de près ou de
loin à sa réussite.

Je site tout particulièrement:

Mr M.ELHANKARI responsable département des travaux dans la direction


technique de TMPA, pour m’avoir accueillir au sein de leur service, et avoir fait
en sorte que mon stage puisse se dérouler dans l’excellentes conditions.

Mr A.ELHARRAK ingénieur responsable de projet et mon encadrant externe,


pour le temps qu’il m’a consacré et la patience dont il a fait preuve, ainsi que les
conseils et remarques pertinentes qu’il a émis à l’égard de mon travail.

Mr S. DAOUDI, professeur à l’ENSAH et mon encadrant interne qui n’a ménagé


aucun effort pour me permettre de mener à bien mon travail, ainsi que pour tous
les conseils qu’elle m’a prodigués tout au long de mon PFE.

Mr O.ALKHARRAZ et Mr J.OUAZI, pour l’aide qu’ils m’ont apportée tout au


long de mon stage,

Les membres du jury de mon soutenance et correcteurs de mon rapport. Votre


réputation et votre sérieux apportent beaucoup de valeur à ce travail.

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Dédicace

Aux piliers de ma vie, mon oxygène, mes très chers


parents,
A ma fierté, mes chers sœurs,
A mon agréable grande famille,
A ma joie de vivre, mes amis,
A tous mes respectueux professeurs, à mon école
Permettez-moi de vous dédier ce modeste mémoire

Yassine

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Résumé
Les structures en sol renforcé par des armatures ou nappes synthétiques constituent
à l’heure actuelle une solution économique intéressante. Leur utilisation comme
structure porteuse, notamment pour les voiries, tend à se développer dans de
nombreux pays.

Attiré par les performances des ouvrages de soutènement en sol renforcé par
géosynthétiques, le présent travail s’intéresse à l’étude de stabilité de mur de
soutènement en terre armée et en géogrille.

L’étude consiste à trouver une structure qui répond aux besoins de maitre d’ouvrage en
respectant les normes et en vérifiant la stabilité interne et externe.

Mots clés : Sol renforcé, armatures, géosynthétique, stabilité interne, stabilité externe.

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Abstract
Reinforced soil structures by frames or synthetic cloths is at present an interesting

economic solution. Their use as supporting structure, particularly for roads, tends to

develop in many countries.

Attracted by the performance of retaining structures reinforced soil by geosynthetics, this

work focuses on the study of stability of retaining wall reinforced earth and geogrid.

The study is to find a structure that meets the needs of building owner in complying with

the standards and verifying the internal and external stability.

Keywords: Reinforced soil, frames, geosynthetic, internal stability, external stability.

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Liste des figures


Figure 1.1 : Les filiales de TMSA
Figure 1.2 : Structure Organisationnelle TMPA
Figure 1.3: Port Tanger-Med
Figure 1.4: Le plus grand navire porte conteneur au monde "Merco Polo"
Figure 1.5 : Carte des connexions Maritimes du port Tanger Med
Figure 1.6 : Connectivité de Port Tanger Med
Figure 1.7 : Terminal à conteneurs 1
Figure 1.8 : Terminal à conteneurs 2
Figure 1.9 : L’emplacement des terminales à conteneurs dans le Port
Figure 1.10 : Terminal hydrocarbure
Figure 1.11 : Terminal à véhicules
Figure 1.12 : Terminal passagers
Figure 1.13 : Levé topographique de terrain
Figure 1.14 : Mur en terre armé
Figure 1.15 : Mur en géogrille
Figure 1.16 : Coupe verticale
Figure 2.1 : Coupe transversale d’une chaussée
Figure 2.2 : Structure de la chaussée
Figure 2.3 : Enrobé bitumineux
Figure 2.4 : Grave bitumineux de type B
Figure 3.1 : L’interaction entre les fichiers principaux de PISTE
Figure 3.2 : Levé topographique de notre terrain
Figure 3.3 : Tracé sur levé topographique
Figure 3.4 : Axe en plan 1
Figure 3.5 : Axe en plan 2
Figure 3.6 : Lecture de terrain naturel sur PISTE

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 3.7 : Profil en long 1


Figure 3.8 : Profil en long 2
Figure 3.9 : Coupe verticale de la chaussée
Figure 3.10 : Profil travers type
Figure 3.11 : Coupe verticale d’un profil
Figure 3.12 : Coupe verticale de projet
Figure 3.13 : Surface de la plateforme gagnée de 1èr variant
Figure 3.14 : Surface de la plateforme gagnée de deuxième variant
Figure 4.1 : Les constituants de terre armée
Tableau 4.2 : Caractéristiques mécaniques essentielles auxquelles doit satisfaire le
matériau de remblai pour être utilisé en terre armé
Figure 4.3 : Utilisation des armatures en acier galvanisé (a), en acier à haut adhérence
(b) et en géosynthétique (c) en terre armée
Figure 4.4 : Armature utilisée
Figure 4.5 : Les types de parement
Figure 4.6 : Géométrie de parement utilisé
Figure 4.7 : Les dimensions de murs en terre armée selon la norme
Figure 4.8 : Les types d’instabilité externes
Figure 4.9 : Les poussées appliquée sur le mur
Figure 4.10 : Glissement limité
Figure 4.11 : Renversement
Figure 4.12 : Poinçonnement
Figure 4.13 : Les forces appliquées sur le mur
Figure 4.14 : Feuille de calcul de la stabilité externe
Figure 4.15 : Traction maximale sur le mur
Figure 4.16: Feuille de calcul de la stabilité interne
Figure 5.1 : Géogrille mono axiale
Figure 5.2 : Géogrille bi axiale
Figure 5.3 : Comportement de géogrille à la traction

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 5.4 : Loi de frottement à l’interface sol/géogrille


Figure 5.5 : L’utilisation de géogrille en génie civil
Figure 5.6 : Vue transversale de mur en géogrille
Figure 5.7 : L’interface de mur en géogrille
Figure 5.8 : L’inclinaison de mur en géogrille
Figure 5.9 : Les dimensions de mur
Figure 5.10 : Dimensionnement de mur
Figure 5.11 : Ancrage des nappes
Figure 5.12 : Les forces appliquées sur le mur
Figure 5.13 : Les forces de glissement
Figure 5.14 : Conception de mur de la hauteur entre 3 et 6m
Figure 5.15 : Les forces de glissement
Figure 5.16 : Les conceptions possibles
Figure 5.17 : ligne des tractions maximales
Figure 5.18 : Poussée statique et dynamique
Figure 6.1 : l’angle α et i

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Liste des tableaux


Tableau 2.1 : L’agressivité pour chaque type de trafic

Tableau 2.2 : Trafic cumulé en fonction de duré de vie

Tableau 2.3 : Le nombre de poids lourds pour chaque type de trafic

Tableau 2.4 : Code de chaque précipitation

Tableau 2.5 : Portance minimal de couche de forme selon le trafic et le type de la structure

Tableau 3.1 : Module et extension de chaque étape

Tableau 3.2 : Les rayons de chaque catégorie de la route

Tableau 3.3 : Vitesse de chaque catégorie de la route

Tableau 3.4 : Les rayons utilisé pour la variante 1

Tableau 3.5 : L’état de chaque rayon après l’application de la règle de conservation des
alignements
Tableau 3.6 : Les rayons des raccordements d’une route de 60Km/h selon ICGR

Tableau 3.7 : Les rayons utilisés dans le profil en long 1

Tableau 3.8 : Les rayons utilisés dans le profil en long 2

Tableau 3.9 : Les caractéristiques de chaque variante

Tableau 4.1 : Sol utilisable en terre armée

Tableau 4.2 : Les résultats obtenus de stabilité externe pour différentes valeurs de la hauteur

Tableau 5.1 : Les sols à utiliser comme remblai (voir annexe 4 fiche N°1 et 2)

Tableau 5.2 : Les caractéristiques de géogrille utilisé

Tableau 5.3 : Les résultats obtenus de stabilité interne pour différentes valeurs de la hauteur

Tableau 6.1 : Coefficient d’accélération

Tableau 6.2 : Les résultats obtenus de stabilité externe pour différentes valeurs de la hauteur

Tableau 6.3 : Les résultats obtenus de stabilité interne de différentes valeurs de la hauteur

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Table des matières


Introduction général ................................................................................................................. 14
Chapitre 1 : Présentation de la structure d’accueil et de projet ................................................ 15
I. Présentation de la structure d’accueil TMPA ............................................................... 16
1. Historique ................................................................................................................. 16
2. Les différentes activités de TMPA .......................................................................... 17
3. Structure organisationnelle de TMPA ...................................................................... 18
a. Missions de la Direction Générale ...................................................................... 18
b. Missions des Business Unit ................................................................................. 18
c. Missions des fonctions support ........................................................................... 20
II. Présentation de Port Tanger Med ................................................................................. 21
1. Présentation général de port ..................................................................................... 21
2. Infrastructure et connectivité ................................................................................... 22
3. Terminaux de Port Tanger Med .............................................................................. 24
a. Terminaux à conteneurs ...................................................................................... 24
b. Terminal à hydrocarbures .................................................................................... 25
c. Terminal à véhicules ............................................................................................ 26
d. Terminal rouliers et passagers ............................................................................. 27
4. Zones d’activités ...................................................................................................... 27
a. Zone Logistiques ................................................................................................ 27
b. Zone automotive ................................................................................................ 27
III. Présentation de projet .................................................................................................. 28
1. Introduction ............................................................................................................ 28
2. But de projet ............................................................................................................ 28
3. L’étude à faire.......................................................................................................... 29
Chapitre 2 : Structure de la chaussée ...................................................................................... 30
I. Introduction .................................................................................................................. 31
II. Les facteurs de dimensionnement ............................................................................... 31
1. Trafic ....................................................................................................................... 31
2. Environnement ......................................................................................................... 33
a. Environnement climatique.................................................................................... 33
b. Environnement géotechnique .............................................................................. 33
3. Les caractéristiques de sol ........................................................................................ 33

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

a. Portance de sol ................................................................................................... 33


b. Portance de couche de forme ............................................................................ 33
III. Dimensionnement de la structure ................................................................................. 35
1. Structure de la chaussée ........................................................................................... 35
2. Matériaux utilisés ..................................................................................................... 35
3. Dimensionnement .................................................................................................... 36
Chapitre 3: Tracé routier ........................................................................................................ 37
I. Introduction ................................................................................................................. 38
II. Présentation de logiciel piste ....................................................................................... 39
III. Axe en plan .................................................................................................................. 40
1. Axe en plan de variante 1 ......................................................................................... 42
2. Axe en plan de variante 2 ........................................................................................ 43
IV. Terrain naturel ............................................................................................................. 44
V. Profil en long ............................................................................................................... 44
1. Profil en long de variante 1 ...................................................................................... 45
2. profil en long de variante 2 ...................................................................................... 45
VI. Calcul de devers ........................................................................................................... 46
VII. Calcul de profil en travers type ................................................................................... 47
VIII. Choix de tracé............................................................................................................... 48
Chapitre 4 : Mur en terre armée ............................................................................................... 50
I. Introduction .................................................................................................................. 51
II. Les caractéristiques techniques de Terre armée .......................................................... 52
1. Concept.................................................................................................................... 52
2. Les caractéristiques de remblai ............................................................................... 53
a. Critères géotechniques......................................................................................... 53
b. Critères chimiques ou électrochimiques ............................................................. 55
c. Choix de remblai ................................................................................................. 55
3. Les caractéristiques des armatures .......................................................................... 56
4. Les caractéristiques de parement............................................................................. 57
III. Dimensionnement de mur ............................................................................................ 58
IV. Etude de stabilité .......................................................................................................... 58
1. Stabilité externe ........................................................................................................ 58

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

a. Stabilité au glissement ......................................................................................... 60


b. Stabilité au renversement .................................................................................... 61
c. Stabilité au poinçonnement ................................................................................. 61
2. Application sur une hauteur de 5m ......................................................................... 62
3. Stabilité interne ....................................................................................................... 65
a. Stabilité des lits de renforcement ....................................................................... 68
b. Stabilité de parement .......................................................................................... 68
c. Adhérence sol/lits de renforcement .................................................................... 69
4. Application sur le premier parement de mur de hauteur de 5m .............................. 69
Chapitre 5: Mur en géogrille ................................................................................................... 74
I. Introduction .................................................................................................................. 75
II. Les géogrilles ............................................................................................................... 75
1. Définition ................................................................................................................. 75
2. Les principales caractéristiques de géogrille ............................................................ 76
a. Résistance et déformabilité................................................................................. 76
b. Frottement sol géogrille ..................................................................................... 77
c. Résistance à l’endommagement ......................................................................... 78
3. Utilisation de géogrille ............................................................................................. 78
4. Les avantages d’utilisation de géogrille ................................................................... 79
III. Mur de soutènement en géogrille ................................................................................. 80
1. Concept ..................................................................................................................... 80
2. Choix de remblai ...................................................................................................... 81
3. Choix de l’interface .................................................................................................. 82
IV. Dimensionnement de mur ............................................................................................ 83
V. Etude de stabilité .......................................................................................................... 84
1. Stabilité externe ........................................................................................................ 84
a. Stabilité de mur de 3m ........................................................................................ 84
b. Stabilité de mur de hauteur progressif................................................................ 87
i. Entre 3 et 6m ............................................................................................... 88
ii. Entre 6 et 9m .............................................................................................. 92
2. Comparaison entre les conceptions possibles.......................................................... 93
3. Stabilité interne ........................................................................................................ 94
a. Stabilité contre la rupture des armatures ............................................................ 94

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

b. Stabilité contre l’arrachement des lits derrière les blocs .................................... 95


c. Stabilité contre l’arrachement des lits à l’interface ............................................ 96
d. Stabilité contre le renflement ............................................................................. 96
e. Application sur le 1èr lit d’armature de mur de hauteur 3m .............................. 97
Chapitre 6 : Etude dynamique ............................................................................................... 100
I. Introduction ................................................................................................................ 101
II. Poussée sismique ........................................................................................................ 101
III. Mur en terre armée ..................................................................................................... 102
1. Stabilité externe ...................................................................................................... 103
2. Stabilité interne ....................................................................................................... 104
IV. Mur en géogrille ........................................................................................................ 105
1. Stabilité externe ...................................................................................................... 105
2. Stabilité interne ....................................................................................................... 106
Conclusion ............................................................................................................................. 107
Les annexes ........................................................................................................................... 108
Références bibliographiques ................................................................................................. 124

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Introduction général
Des nappes horizontales de géosynthétiques peuvent être associées à un massif de remblai

à parement vertical ou sub-vertical pour constituerun massif en sol renforcé équivalent à

un mur poids susceptible de résister à la poussée des terres à l’arrière de l’ouvrage.

Les différents types de géosynthétiques habituellement utilisés sont des nappes de

géogrilles ou de géotextiles tissés ou des bandes polymères. La stabilité interne du remblai

renforcé en parement est assurée par liaisonnement des nappes ou bandes de renforcement

aux éléments de parement. Ces parements ont des formes et des constituants très variés

(polymère, béton, bois, etc.). A titre d’exemple, Les études ont montrées que le coût d’un

tel ouvrage pouvait être moitié moins élevé que celui d’un mur poids en béton équivalent.

- 14 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Chapitre 1 : Présentation
de la structure d’accueil et
de projet

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

I. Présentation de la structure
d’accueil TMPA
1. Historique :

Dans le cadre de la stratégie de filialisation et d’organisation par métiers, l’Agence


Spéciale Tanger Méditerranée (TMSA) à crée en 21/11/2011 une société dédiée aux
activités portuaires qui portent la raison sociale « Tanger Med Port Authority » (TMPA).
Cette dernière, qui logera l’ensemble des actifs et concessions liées aux activités du
complexe portuaire Tanger Med, ainsi que les responsabilités d’autorité portuaire et de
capitainerie de l’ensemble du complexe.
Tanger Med Port Authority (TMPA) est une filiale de l’agence spéciale Tanger
Méditerranée (TMSA) dont le capital est détenu à hauteur de 70% par TMSA et 30% par
la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).

Tanger-Med spéciale Agency, ou l’agence spéciale du port Tanger méditerranée crée le


10 septembre 2002 par un décret royal est une société anonyme à directoire et à conseil
de surveillance au capital de 818 000 000 DH.
Toutefois, Elle est contrôlée directement par l’État à travers le Fonds Hassan II
pour le développement Économique et Social. Celle-ci est chargée du
développement, de l’aménagement et de la gestion du complexe Tanger méditerranée.

TMSA est l’interlocuteur unique représentant l’Etat pour l’ensemble des partenaires du
projet Tanger Med.
Le rôle et les missions de l’agence se déclinent à travers trois volets :

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 1.1 : Les filiales de TMSA

 L’activité portuaire pilotée sous TMPA (Tanger Med Port Authority) ;


 Zones d’activités et immobilier (MEDHUB et Tanger Free Zone) ;
 Les activités territoriales (TMSA et Fondation Tanger Med).

2. Les différentes activités de TMPA :


L’autorité portuaire de Tanger Med assure ainsi les fonctions suivantes :
 La construction et la maintenance de l’infrastructure portuaire (digues, dragages
et ouvrages d’accostage) ;
 Le développement des activités et des capacités du complexe portuaires ;
 La fonction d’autorité concédante ou l’exploitation en direct des terminaux
portuaires et des activités portant un caractère de service public ;
 L’organisation et la régulation des relations et des échanges entre les acteurs
de la communauté portuaire;
 La promotion du port Tanger Med dans son ensemble ;
 La fonction de police portuaire à travers la capitainerie.

- 17 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

3. Structure organisationnelle de TMPA :

Figure 1.2 : Structure Organisationnelle TMPA

a. Missions de la Direction Générale :


La Direction Général a pour mission :
 L’animation et le pilotage stratégique ;

 La définition et la mise en œuvre de la stratégie marketing ;

 Le pilotage et le management de la performance ;

 L’animation et l’accompagnement des Business unit et des entités support.

b. Missions des Business Unit :


 Direction de Port Tanger Med 1 :
La Direction regroupe les activités Conteneurs, Véhicules neufs à l’import/export,
hydrocarbures, Marchandises diverses et leur connectivité ferroviaire. Elle a pour
missions:
 Assurer le management de la performance (commerciale, opérationnelle, financière,
…) du port ;
 Assurer le marketing opérationnel du port commercial ;

- 18 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 Assurer la gestion contractuelle et le suivi opérationnel des concessions et de


la sous‐traitance de l’exploitation des terminaux ;
 Assurer le suivi du recouvrement ;
 Veiller l’évolution des trafics ;
 Suivre l’accueil et le traitement des navires et des marchandises import/export
dans les meilleures conditions de délai, de sécurité et de qualité, en conformité
avec les attentes des clients ;
 Préparer le budget de la structure en coordination avec la Direction Technique et
suivre les réalisations avec cette direction et la Direction Financière ;
 Coordonner les actions Sécurité/sûreté avec la capitainerie et les différents
terminaux.

 Le Pilotage :
La direction du Service Pilotage a pour principales missions:
 Assurer le pilotage des navires en escale au complexe portuaire ;
 Assurer la gestion du simulateur TMMS (Tanger Med Marine Simulator).

 La Direction du Port Passagers :


La direction port passagers et roulier ainsi est constitué de 3 départements fondamentaux:
Département exploitation – département Etudes et développement – Département
QHSSE.La Direction regroupe les activités des passagers, des véhicules, en plus de la
gestion des services.
Les missions principales sont :
 Assurer l’exploitation du port (accueil et traitement des navires Roulier, des
passagers et des véhicules) dans les meilleures conditions de délai, de sécurité, de
qualité et de confort, en conformité avec les attentes des clients, et ce à tous les
niveaux du port ;
 Assurer la gestion opérationnelle des activités connexes du port ;
 Assurer le management opérationnel de la performance (commerciale,
opérationnelle, financière, …) du port ;
 Assurer le marketing opérationnel du port passagers et roulier ;
 Assurer le suivi du recouvrement ;

- 19 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 Préparer le budget de la structure en coordination avec la Direction Technique et


suivre les réalisations avec cette direction et la Direction Financière ;
 Coordonner la Sécurité/sûreté au sein du port.

c. Missions des fonctions support :


 Direction Ressources Humaines :
Ses domaines d’intervention : GRH, Formation, Communication interne, Hygiène et
Médecine de travail, Social, culture d’entreprise.
 Direction Management de la Performance :
Ses domaines d’intervention : SI, Qualité, Organisation, Aide à la décision.
 Direction Financière :
Ses domaines d’intervention : Finances, Comptabilité, Facturation, service juridique.
 Capitainerie :
Ses domaines d’intervention : Sureté et sécurité, planification des mouvements des
navires, Gérer la gestion de la concession.
 Direction Technique :
Ses domaines d’intervention : Maintenance et travaux neufs des réseaux,
approvisionnement.

- 20 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

II. Présentation de Port Tanger Med


1. Présentation général de port :

Le 30 juillet 2002, Sa Majesté le Roi Mohammed VI annonçait à l’occasion du


Discours du Trône, la décision de réaliser un «grand ensemble structurant, portuaire,
commercial et industriel sur les rives du détroit, à l’Est de Tanger» dans le cadre du
«choix stratégique de faire de la région un espace propice pour l’investissement»
et dans une approche de «développement régional intégré».
Port Tanger Med est un port marocain en eau profonde située à Oued Rmel, 40 km à l'est
de Tanger et 46 km au nord de Tétouan sur le détroit de Gibraltar en Méditerranée. Il
jouxte l'enclave espagnole de Ceuta, il est situé à 14 km à peine des côtes espagnoles, et
se trouve sur la voie de passage du commerce maritime mondial Est-Ouest entre
l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord. Grâce à cette position stratégique, Tanger
Med est devenu une plateforme logistique aux portes de l'Europe en jouant sur le
fonctionnement de la production en « juste à temps ».
Le port est constitué par Tanger Med 1 et Port passager qui ont été construite
entre 2004 et juillet 2007 et Tanger Med 2 qui est en cours des travaux.

Figure 1.3: Port Tanger-Med

- 21 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Le projet Tanger-Med, véritable pôle commercial entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique,


permettra l’émergence d'un complexe portuaire d'une capacité globale de 8,5
millions de conteneurs, ce qui le prédestine à devenir le plus grand port d'Afrique.
Le port Tanger-Med sera en mesure d'accueillir les plus grands navires porte-conteneurs
de dernière génération en provenance d'Asie et d'Amérique et sera doté d'un port
passagers et roulier.

Le port est situé sur la seconde voie maritime la plus fréquentée au monde, le Détroit
de Gibraltar avec plus de 100 000 bateaux par an. Son activité principale sera le
transbordement de conteneurs.
Les équipements et l’infrastructure du port Tanger-Med ont été conçus en vue de
recevoir les plus grands navires porte-conteneurs au monde et de fonctionner aux
meilleurs standards de productivité, de sécurité et de sûreté.

Figure 1.4: Le plus grand navire porte conteneur au monde "Merco Polo"

2. Infrastructure et connectivité :
Afin de relier le port aux zones franches et de connecter la Zone Spéciale de
Développement au reste du territoire et aux principaux centre économiques du Royaume,
l’Etat Marocain a investi dans une infrastructure de base comprenant :
 Une liaison autoroutière de 53 Km, opérationnelle depuis mars 2008, reliant
l’autoroute du Nord (Rabat - Tanger) au port Tanger Med ;
 Une voie express à deux voies reliant le port à Fnideq ;
 Une connexion ferroviaire de 45 Km connectant la zone Spéciale de Développement
au réseau ferroviaire national ;

- 22 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 Une rocade méditerranéenne constituant un axe structurant à fort impact économique


et social du Nord du Maroc. Elle relie les villes de Tanger et Saïdia en réduisant le
temps de trajet de 11 à 7 heures et en améliorant les conditions de confort
et de sécurité des usagers de la route ;
 Un aéroport international Ibn Batouta situé à Boukhalef à 11 Km au sud-ouest
de Tanger. Offrant une capacité d’accueil d’un million de passagers par an et
permettra de combiner les différents modes de transport de la région.
Le port Tanger Med est connecté à 120 ports dans 56 pays sur 4 continents,
offrant 40 services réguliers.

Figure 1.5 : Carte des connexions Maritimes du port Tanger Med

Selon l’indice de connectivité mondiale le port Tanger Med est passé de 82éme Rang en
2007 au 33éme rang en 2008,23éme en 2009, pour occuper enfin en 2010 le 18éme rang.

Figure 1.6 : Connectivité de Port Tanger Med

- 23 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

3. Terminaux de Port Tanger Med :


a. Terminaux à conteneurs :
Le complexe portuaire Tanger Med abrite quatre terminaux à conteneurs :
 Terminal à conteneurs 1 (TC1) :
Le premier terminal, mis en service en juillet 2007, Comprend un linéaire de 800 m de
quais et 40 ha de terre-plein.
Ce terminal est opéré par APM Terminaux, branche terminalière du groupe AP Moller
Maersk dans le cadre d’une concession a 30 ans obtenus en 2005 par APMT en
association avec Akwa groupe.

Figure 1.7 : Terminal à conteneurs 1

 Terminal à conteneurs 2 (TC2) :


Le second terminal comprenant un linéaire de 812 m de quais et 38 ha de terre-
pleins. a été quant à lui attribué à un consortium constitué de l’opérateur Eurogate-
Contship et des compagnies maritimes MSC et CMA-CGM, respectivement 2éme et
3ème transporteur mondial de conteneurs. La mise en service du deuxième terminal à
conteneurs a été lancée en août 2008.

Figure 1.8 : Terminal à conteneurs 2

- 24 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 Terminal à conteneurs 3 (TC3) :


Implanté dans l’enceinte du futur port Tanger Med II, le terminal à conteneurs 3
présentera un linéaire de quais de 1 600 m. Ce terminal disposera d’une capacité de
trafic d’environ 3 millions de conteneurs.
 Terminal à conteneurs 4 (TC4) :
Le terminal à conteneurs 4 faisant également partie de Tanger Med II, est un terminal de
type « Common User ». Il présente un linéaire de quais de 1 200 m lui offrant une capacité
de plus de 2 millions de conteneurs.

Figure 1.9 : L’emplacement des terminales à conteneurs dans le Port

b. Terminal à hydrocarbures :

Il disposera d’installations dédiées à la manutention


et au stockage des produits raffinés .d’une capacité de
5 millions de tonnes par an, il vise deux activités
principales : le soutage des navires en escale,
l’importation ou cabotage des produits raffinés pour la
région du Détroit.
Figure 1.10 : Terminal hydrocarbure

- 25 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

c. Terminal à véhicules :
Ce terminal, dédié au chargement et au
déchargement de véhicules, totalisera une
capacité de 1 million d’unités par an. Cette
capacité sera en partie utilisée pour
l’exportation des véhicules produites par
l’usine Renault-Nissan de Melloussa. Le reste
de la capacité sera utilisée
pour l’activité de transbordement de
Figure 1.11 : Terminal à véhicules
véhicules visant à ériger le port Tanger Med
en hub régionale pour les véhicules.

d. Terminal rouliers et passagers :


Conçu pour accompagner sur le long terme
le développement des trafics passagers et
camions TIR tout en visant à assurer leur
traitement dans les meilleures conditions de
fluidité, de confort et de sécurité, le port
Tanger Med Passagers a pour vocation d'établir
un véritable pont maritime sur le Détroit,
vecteur décisif dans la dynamique des échanges
avec l'Europe.
Par ailleurs, Porte d’entrée sur le Maroc, Figure 1.12 : Terminal passagers
le complexe Tanger Med intègre un port passager
et roulier qui est capable d’accueillir à terme un trafic allant jusqu’à 7 millions de
voyageurs, 1 million de véhicules légers et 700 000 camions TIR.
Second port du complexe Tanger Med, le port Tanger Med passagers assure un
accès portuaire complètement dédié au trafic ferry et roulier sans interface nautique avec
les autres trafics de commerce (Tanger Med 1 et Tanger Med 2).
Doté de 8 postes à quai, avec des tirants d'eau de 9 et 12 mètres, le port de Tanger Med
passagers élargit de manière conséquente les capacités d'accueil des navires ferry de la
région du Détroit.

- 26 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

4. Zones d’activités :
TMSA assure, à travers ses filiales dédiées, MEDHUB et Tanger Free Zone, la gestion et
la commercialisation des zones d’activités du complexe Tanger Med.

Ceci consiste Principalement en :


 L’aménagement des zones (terrassements, viabilisation, voiries) et la construction
des bâtiments (bureaux, entrepôts logistiques, bâtiments industriels) ;
 La promotion commerciale des zones d’activité ;
 La location des terrains nus viabilisés, entrepôts et bureaux aux utilisateurs ;
 La gestion et la maintenance des différents réseaux et prestations (eau, électricité,
hygiène, sécurité, contrôle d’accès) ;
 Le contrôle des constructions, installations et activités au sein des zones.

a. Zone Logistiques :
 Base foncière de 150 ha extensible ;
 Zone franche douanière commune avec le Port ;
 Consolide la compétitivité du Port par l’offre d’une valeur ajoutée au transborde-
ment ;
 Dédiée aux activités de logistique pure et de transformation légère essentiellement
orientée « Monde-Monde » ;
 Gérée par Medhub, filiale de TMSA.

b. Zone automotive :

 Jusqu’à 1 000 ha de Zones Industrielles ;


 Dédiée au secteur Automobile ;
 Démarrage: 2012 ;
 Emplois : 36 000 postes.

- 27 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

III. Présentation de projet


1. Introduction :
Afin d’accompagner le développement de la zone Nord du Royaume et pour une desserte
rationnelle du Port Tanger Med, la mise en place d'infrastructure routière à haute capacité
conditionne la réussite d'un projet aussi ambitieux.
En effet, dans le cadre du renforcement des infrastructures de liaison du projet Tanger
Méditerranée, la société Tanger Med Port Authority (TMPA) en tant que "Maitre
d’Ouvrage" a confié au bureau d’études NOVEC les études relatifs à la construction du
mur de soutènement et à l’aménagement de la voirie d’accès.

2. But de projet :
Pour éviter l’embouteillage à l’entrée du port Tanger Med, l’administration de port a
proposé la séparation des voies d’accès, Une voie (la voie existante) pour les passagers et
une voies (mon projet) pour les poids lourds qui relie le terminale pétrolier de port Tanger
Med avec la route nationale 16.

Figure 1.13 : Levé topographique de terrain

- 28 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

3. L’étude à faire :
La société Tanger Med Port Authority (TMPA) en tant que "Maitre d’Ouvrage" a confié
au bureau d’études l’étude qui consiste à :
 Dimensionner la structure de la chaussée.
 Trouver le tracé routier pour relier le terminal pétrolier par la route national RN 16.
 Stabiliser le terrain naturel par deux murs de soutènement en utilisant le sol
renforcé (mur haut et mur bas).

Mur haut en terre armée :

Figure 1.14 : Mur en terre armé

Mur bas en géogrille :

Figure 1.15 : Mur en géogrille

Figure 1.16 : Coupe verticale

- 29 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Chapitre 2 : Structure de
la chaussée

- 30 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

I. Introduction
Le dimensionnement d’une structure de chaussée routière consiste à déterminer la nature
et l’épaisseur des couches qui la constituent afin qu’elle puisse résister aux diverses
agressions auxquelles elle sera soumise tout au long de sa vie.
La structure d’une chaussée routière doit résister à diverses sollicitations, notamment
celles dues au trafic et elle doit assurer la diffusion des efforts induits par ce même trafic
dans le sol de fondation. L’application d’une charge roulante induit ainsi une déformation
en flexion des couches de la structure. Cette flexion entraîne des sollicitations en
compression au droit de la charge et des sollicitations en traction à la base des couches
d’enrobés.
Plusieurs facteurs ont un impact direct sur le dimensionnement de la structure de chaussée
comme le trafic, l’environnement et les caractéristiques de sol.

II. Les facteurs de dimensionnement


1. Trafic :
Seuls sont pris en compte les passages de poids lourds, les véhicules légers ayant une
influence de l’ordre du million de fois inférieure sur l’intégrité de la chaussée.
Le trafic est exprimé en nombre moyen journalier de poids lourds de plus de 3.5 tonnes
en charge sur les deux sens de circulation. Selon les données de Tanger Med Port
Authority le nombre de poids lourds par jour N2 est égal à 300.
Le trafic est primordial comme un facteur de dimensionnement de la structure de
chaussée, c’est pour ça certaines hypothèses ont été utilisées concernant :

 La largeur de chaussée.
 L’agressivité du trafic.
 Le taux d’accroissement des poids lourds.
 Le type de structure.

- 31 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Pour notre cas on a :


 Coefficient de la largeur de chaussée C1 : La voie de poids lourds sa sera une
chaussée de deux sens de 7 m de la largeur, donc C1 = 1.

 Type de structure : chaussée de structure souple (en béton bitumineux).

Car tous l’infrastructure routière de port Tanger Med et en chaussée souple.

 L’agressivité au trafic C2 : selon le catalogue des structures types de chaussée de


chaussées neuves l’agressivité au trafic est égale à 1.

TPL 1 2 3 4 5 6
L’agressivité pour 0.4 0.4 0.5 0.7 0.8 1
une structure souple
Tableau 2.1 : L’agressivité pour chaque type de trafic

 Taux d’accroissement des poids lourds C3 : selon le catalogue il est égal à 4 %.


N = C1.C2.C3.N4.N2.F
Avec F = 0.5 Car on a un trafic équilibré entre les deux sens de la voie.
N4 = trafic cumulé pour l’accroissement de 4% et pour une durée de vie de 10ans.
Selon le catalogue on a :
Durée de vie 5 ans 10 ans 15 ans 20 ans
N4 2.10ᶟ 4.4.10ᶟ 7.3.10ᶟ 10.9.10ᶟ
Tableau 2.2 : Trafic cumulé en fonction de duré de vie
N = 1 * 1 * 1.04 * 4400 * 300 * 0.5 = 6.86.10⁵ => TPL 6

structure Durée de vie TPL 1 TPL 2 TPL 3 TPL 4 TPL 5 TPL 6


souple ou Courte 8,8.10² 4,5.10⁴ 1,4.10⁵ 3,8.10⁵ 5,7.10⁵ 1.10⁶
semi rigide Longue 2,2.10⁴ 1,1.10⁵ 3,5.10⁵ 9,5.10⁵ 1,4.10⁶ 2,5.10⁶
Rigide Longue 4.10⁴ 2,7.10⁵ 6,1.10⁵ 2,3.10⁶ 2,3.10⁶ 3,7.10⁶
Tableau 2.3 : Le nombre de poids lourds pour chaque type de trafic

- 32 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

2. Environnement :
a. Environnement climatique :
Quatre zones sont considérées en fonction de la précipitation annuelle moyenne
exprimée en mm est déterminée.

Code Dénomination Précipitation (mm/an)


H Humide > 600
h Semi humide 250 à 600
a Aride 50 à 250
d désertique < 50
Tableau 2.4 : Code de chaque précipitation
Tanger est situé dans une zone humide (H).
b. Environnement géotechnique :
Deux zones sont considérées :

Zone 1 : Zone stable ou les problèmes de stabilités de plateforme sont réglés.

Zone 2 : Zone instable ou les problèmes de stabilités de plateforme ne permettent pas


d’assurer un comportement sans risque majeur de structure de chaussée.

Selon le rapport géotechnique réalisé par un laboratoire agréé par l’état la zone de Tanger
Med est une zone 1.

3. Les caractéristiques du sol:


a. Portance de sol :
La portance peut être définie comme la capacité d’un sol à supporter la pression
qu’exercent sur ce dernier des pneus, les pieds d’un homme...Ce paramètre est donnée
par le laboratoire.

Pour notre projet la voie de poids lourds sera d’après le rapport géotechnique sur un sol
en aval de portance St2 et en amont de portance St0. On va travailler avec la portance la
plus défavorable qui est St0.

b. Portance de couche de forme :


La couche de forme est la partie de la chaussée située entre la partie supérieure du
terrassement (sol support) et la couche d’assise.

- 33 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 2.1 : Coupe transversale d’une chaussée


Le rôle principal de couche de forme est de Contribuer à la répartition des charges
appliquées sur l'infrastructure, de protéger le sol support contre le gel, et d’assure un bon
drainage de la fondation.

Puisque notre chaussée sera sur un mur de soutènement en géogrille (remblai renforcé par
géogrille + interface) on va traiter le remblai de ce dernier comme une couche de forme
qui doit atteindre une portance minimale de P2 (voir tableau ci-dessous).

Type de structure Trafic Portance Pj minimale


TPL1 à TPL3 P1
Souple
TPL4 à TPL6 P2
TPL3 à TPL4 P3
Semi-rigide*
TPL5 à TPL6 P2
Rigide** Tous trafics P1
Tableau 2.5 : Portance minimal de couche de forme selon le trafic et le type de la structure

* : Structure semi-rigide est constituée par une couche de roulement bitumineuse sur
une assise en matériaux traités aux liants hydrauliques.
** : Structure rigide est constituée par une couche de béton de ciment en couche de
roulement.

- 34 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

III. Dimensionnement de la structure


1. Structure de la chaussée :
La chaussée se compose d'une couche de surface bitumineuse constituée par une couche
de roulement et par une couche de liaison sur une assise constituée par couche de base et
une couche de fondation.

Figure 2.2 : Structure de la chaussée

Couche de surface sert : à Imperméabiliser le corps de la chaussée pour éviter la


pénétration des eaux de pluie, à contribuer à la répartition des charges appliquées, à
assurer l'adhérence des pneus à la chaussée et présente une surface unie, confortable et
sécuritaire et à éliminer la perte des granulats et la poussière.

Couche d’assise sert : à constituer l’élément porteur essentiel, à supporter le revêtement


à contribuer à la répartition des charges appliquées à protéger le sol support contre le gel
et à offrir une surface stable, pour l'exécution des travaux de pose du revêtement.

2. Matériaux utilisés :
Pour une zone de type zone 1, un trafic de classe TPL 6 et une durée de vie courte de 10
ans selon le catalogue on peut utiliser :

 Pour couche de roulement : enrobé bitumineux (EB) ou enrobé bitumineux minces


(mEB) qui sont un mélange de graviers, sable et de liant hydrocarboné (appelé

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

couramment goudron ou bitume) dont les caractéristiques de se mélange est indiqué


dans la fiche N° 1 et N° 2 (voir annexe 1).

Figure 2.3 : Enrobé bitumineux

 Pour couche de base : grave bitumineux de type B (GBB) qui est un mélange de
caractéristiques est indiqué dans la fiche N°4 (voir annexe 2) à granularité continue
se composant de granulats, de sable, de filler (granulat fin, de 0 à 125 µm environ),
de liant bitumineux et d’additifs éventuels.

Figure 2.4 : Grave bitumineux de type B

Ou béton de ciment (BC) qui est un mélange de caractéristiques est indiqué dans la
fiche N°5 (voir annexe 2) constituée par : sable, gravillons, eau et ciment.

 Pour couche de fondation : grave non traité de type F1 (GNF1) (voir fiche 6 annexe
2), grave améliorer au ciment de type C2 (GAC2) (voir fiche 7 annexe 2) utilisé que
pour une couche de base de BC, grave drainante (GD) (voir fiche 8 annexe 2), béton
maigre (Bm) qui est un mélange de granulat, d’eau, et d’une petite quantité de ciment
(voir fiche 5 annexe 2) ou grave bitumineux de type F (GBF) utilisé que pour une
couche de base de type GBB (voir fiche 4 annexe2).

3. Dimensionnement
Si on prend en considération la portance de couche de forme, le climat de Tanger et le
type de la structure on peut adopter la forme suivante : 6 cm d'EB en couche de roulement
– 10 cm de GBB en couche de base – 40 cm de GNF1 en couche de fondation (voir fiche
9 de l’annexe 2).

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Chapitre 3: Tracé routier

- 37 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

I. Introduction
Une route, comme toute infrastructure linéaire répond à des objectifs et entraîne des coûts,
ainsi que des conséquences environnementales que la loi demande dans notre pays
d'évaluer.

Le tracé routier permet de caractériser la géométrie d’une route, dont le choix des
caractéristiques du projet est fondamental, c’est de ce choix que dépend :

- Le coût des travaux ;

- Les avantages procurés aux usagers.

Selon que les caractéristiques de base sont bien ou mal adaptées aux conditions naturelles
et au trafic, le projet sera justifié ou injustifié du point de vue économique, dont les critères
de base qui guident pour le choix des caractéristiques techniques sont :

- La classe de la route ;

- Le trafic ;

- L’environnement de la route : (Topographie, Géologie, hydrologie, …).

Les éléments de tracé routier sont :

 L’axe en plan : est constitué par la projection horizontale sur un repère


cartésien topographique de l’ensemble des alignements droits et des arcs de cercle ;

 Le profil en long : est la représentation d’une coupe verticale suivant l’axe d’un
projet linéaire ;

 Le profil en travers : est représenté par une coupe perpendiculaire à l’axe de la route
de la surface définie par l’ensemble des points représentatifs de cette surface.

Ces éléments sont bien définis par certaines normes géométriques de conception routière
qui sont :

 ARP : Aménagement des routes principales ;

 ICTAAL: Instruction sur les Conditions Techniques d’Aménagement des


Autoroutes de Liaison,

- 38 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 ICTAVRU: Instruction sur les conditions techniques d’aménagement des voies


rapides urbaines ;

 ICGRRC: Instruction sur les Caractéristiques Géométriques des Routes en Rase


Campagne ;

 REFT : Routes économiques à faible trafic.

Dans notre projet on va élaborer le tracé routier à l’aide de logiciel piste en comparons
deux variantes.

II. Présentation de logiciel piste


Le logiciel piste est l’un des logiciels les plus utilisé dans la conception routière depuis
près de 30 ans. Il est fondé par le Service d’Etudes Techniques des Routes et Autoroutes
(SETRA) de Ministre Français de l’Equipement, des Transports et du Logement.

Ce logiciel est basé sur la méthode français de conception géométrique des routes à partir :
d’Axe en Plan (AP), Profil en Long (PL) et profil en travers (PT).

Tout utilisateur du logiciel devra cerner le fait que la conception passera par cinq étapes
essentielles :

 La conception et la saisie de l’axe en plan ;

 L’introduction du terrain naturel ;

 La conception et la saisie du profil en long ;

 Le calcul des dévers ;

 La définition du profil en travers type.

Le logiciel PISTE s’articule autour de plusieurs modules servant chacun à la conception


d’une partie de la route. Mais pour arriver à une conception complète bien menée,
l’utilisateur doit connaitre cette architecture et les liens entre les différents modules, faute
de quoi son travail restera incomplet. Le tableau suivant résume les différents modules :

- 39 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Les cinq étapes essentielles Modules correspondants Extension du module


Axe en Plan Conception plane .dap
Terrain Naturel Fond de plan TPL .seg
Profil en Long Conception longitudinale .dpl
Calcul des dévers Conception transversale .pis
Profil en Travers type Profil type .typ
Tableau 3.1 : Module et extension de chaque étape
D’autres extensions créées automatiquement par le logiciel peuvent s’avérer importantes
lors de la conception.

Le schéma suivant résume l’interaction entre les fichiers principaux du tableau ci-haut :

Figure 3.1 : L’interaction entre les fichiers principaux de PISTE

III. Axe en plan


Il s’agir de l’axe qui définit le milieu de la chaussée projetée, il est composé par une
succession de droites, arcs de cercles. Le choix de cet est mené généralement sur Autocad
afin de bénéficier des fonctions de ce dernier pour le dessin des droites et des
raccordements circulaires.

- 40 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 3.2 : Levé topographique de notre terrain


On introduit les alignements droits et des arcs de cercle en respectant la norme marocaine
définit dans l’ICGRRC car le projet se situe en rase campagne dont les principales règles
à respecter pour l’axe en plan sont :

Rayon des Catégorie


courbes exceptionnelle 1ère catégorie 2ème catégorie 3ème catégorie

Rayon minimum 1000 m 500 m 250 m 125 m


normal

Rayon minimum 700 m 300 m 175 m 75 m


absolu

Tableau 3.2 : Les rayons de chaque catégorie de la route

Les routes sont classées selon la vitesse en quatre catégories de routes et des routes hors
catégories comme illustre le tableau suivant :

Catégorie Exceptionnelle 1ère 2ème 3ème Hors


catégorie catégorie catégorie catégorie

Vitesse 120 100 80 60 40


(Km/h)
Tableau 3.3 : Vitesse de chaque catégorie de la route

D’après les exigences de maitre d’ouvrage (TMPA) on va travailler par les règles de 3ème
catégorie.

On utilise le rayon minimum normal lorsque la valeur de la pente transversale (devers)


de la chaussée est égal à 4% et on utilise le rayon minimum absolu lorsque la valeur de
la pente transversale (devers) de la chaussée est égal à 7%.

- 41 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

On a dessiné sur Autocad deux tracés afin de faire une comparaison

Figure 3.3 : Tracé sur levé topographique

La variante 1 consiste à relié les deux points (point de départ et point d’arriver) en restant
au niveau de 3 m de la hauteur pour que le mur en géogrille jouent le rôle de mur de
soutènement, mais les dernière 500 m avant le point d’arriver on aura besoin d’augmenter
la hauteur pour raccorder notre route par la route nationale RN 16.

La variante 2 est un alignement droite qui relie le point de départ et le point d’arriver avec
une hauteur progressive.

Maintenant on va dessiner ces deux tracés sur PISTE afin de créer un fichier d’extension
.dap.

1. Axe en plan de variante 1:

Figure 3.4 : Axe en plan 1

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Ce tracé contient sept arcs de cercle de rayon (voir fiche 1 annexe 2) :


Nom de rayon Rayon (m)
R1 80
R2 200
R3 320
R4 270
R5 300
R6 250
R7 130
Tableau 3.4 : Les rayons utilisé pour variante 1

Mais d’après la norme si R > 1.4 Rmn = 175m l’alignement droite est conservé.
Nom de rayon Rayon (m) Description
R1 80 courbe
R2 200 Alignement droit
R3 320 Alignement droit
R4 270 Alignement droit
R5 300 Alignement droit
R6 250 Alignement droit
R7 130 Courbe
Tableau 3.5 : L’état de chaque rayon après l’application de la règle de conservation des
alignements

Donc deux rayons qui sont conservés R1 et R7.

2. Axe en plan de variante 2:


La variante 2 est un axe de longueur 1364.126 constitué par une seule droite (voir fiche 2
annexe 2).

Figure 3.5 : Axe en plan 2

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

IV. Terrain naturel


Pour lire un terrain naturel avec logiciel PISTE il faut crée un fichier d’extension .seg et
faire lire le levé topographique d’extension .xdf d’Autocad.

Figure 3.6 : Lecture de terrain naturel sur PISTE

PISTE permet aussi d’implanter le tracé en plan sur le terrain naturel.

V. Profil en long
Le profil en long ou ligne rouge et une coupe longitudinale de la chaussée projetée. Il
définit les altitudes de projet pour chaque profil en travers à l’aide d’une succession de
pentes et de paraboles qui doivent respecter certaines conditions édictées par la norme
ICGRRC.

Route de 3ème catégorie Minimum normal Minimum absolu


(d=4%) (d=7%)
Rayon des raccordements saillants 2000m 1500m
(convexe)
Rayon des raccordements rentrants 1000m 1000m
(concave)
Tableau 3.6 : Les rayons des raccordements d’une route de 60Km/h selon ICGR
Selon l’ICGRRC il faut une pente entre 0.2% et 6% (0.2% ≤ p ≤ 6%).

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

1. Profil en long de variante 1:


Les rayons utilisés pour le profil en long de la variante 1 (profil en long 1) sont :
Nom de cercle Rayon de cercle Type de raccordement
C1 3000 Angle rentrant
C2 5000 Angle rentrant
C3 3000 Angle saillant
C4 6000 Angle rentrant
Tableau 3.7 : Les rayons utilisés dans le profil en long 1
Voir Fiche N°3 annexe 2

Figure 3.7 : Profil en long 1

2. Profil en long de variante 2:


Les rayons utilisés pour le profil en long de la variante 2 (profil en long 2) sont :
Nom de cercle Rayon de cercle Type de raccordement
C1 8000 Angle saillant
C2 6000 Angle rentrant
Tableau 3.8 : Les rayons utilisés dans le profil en long 2
Voir Fiche N°4 annexe 2

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 3.8 : Profil en long 2

VI. Calcul de devers


Le devers c’est la pente transversale d'un ou des deux versants de la chaussée égale au
minimum 2.5%, permet de drainer l’eau vers les ouvrages d’assainissement existant dans
la bordure de la chaussée, mais dans les virages il permet aussi à un véhicule roulant de
ne pas déraper, c’est pour cette raison dans les courbes le devers peut atteindre 7%.

Pour des raisons de conforme, lors de passage de 2.5% à 7% le devers est augmenté à
raison de 2% par seconde de temps de parcours à la vitesse de base de la catégorie
considérée.

Le raccordement s’effectue toujours en dehors de la courbe circulaire dont le


devers est constant.

Puisqu’on est dans le milieu rural on va utiliser dans la bordure de la chaussée un fossé
triangulaire bétonné.

Figure 3.9 : Coupe verticale de la chaussée

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Le logiciel PISTE permet de calculer le devers d’une manière automatique il suffit de


définir la catégorie de la route et l’axe
Le devers de variante 2 il est de -2.5% à droite et à gauche car l’axe est constitué par une
seule droite.

Et pour le devers de variante 1 voir fiche N°5 annexe 2.

VII. Calcul de profil en travers type


Le logiciel PISTE permet de définir un profil en travers type d’une manière facile il suffit
de définir les caractéristiques suivants :

- La largeur de chaussée ;

- La largeur de l’accotement et sa pente ;

- Les épaisseurs des couches constituant la structure de chaussée.

On admet pour les deux variantes le profil en travers calculé dans la chapitre1

6 cml de EB
10 cm de GBB

40 cm de GNF1

Figure 3.10 : Profil travers type

Puis on implante le profil travers type sur tout le projet.

- 47 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

VIII. Choix de tracé


Si on compare les deux tracés on trouve :

Volume Volume de Hauteur maximale Hauteur maximale Surface de pla-


de déblai remblai de mur en bas de mur en haut teforme gagnée

Variante 1 146 mᶟ 39606 mᶟ 8.23 m 13 m 1ha9955

Variante 2 44998 mᶟ 16000 mᶟ 6.66 m 7.5 m 6ha1352

Tableau 3.9 : Les caractéristiques de chaque variante

Figure 3.11 : Coupe verticale d’un profil

D’après le rapport géotechnique il est déconseillé d’utilisé le volume de déblai en remblai,


car il ne répond pas aux normes techniques.

Figure 3.12 : Coupe verticale de projet

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 3.13 : Surface de la plateforme gagnée de variante 1

Figure 3.14 : Surface de la plateforme gagnée de variante 2

On va choisir la variante 1 comme tracé parce qu’il permet de gagner une surface très
importante de la plateforme et permet aussi de stabiliser le terrain naturel par le minimum
de remblai en restant au niveau de 3 m de la hauteur pour le mur en géogrille.

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Chapitre 4 : Mur en terre


armée

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

I. Introduction
Afin de stabiliser le terrain naturel au-dessus de la voie de poids lourds et de gagner une
plateforme importante le maitre d’ouvrage TMPA exige l’utilisation de mur de
soutènement le plus utilisée dans le port. Le mur en terre armée qui est une méthode de
soutènement assez récente (1963) développée par Henri Vidal, qui consiste à utiliser le
sol, et non un mur en béton pour assurer la stabilité d'un versant. Le concept est de
renforcer le sol par l'ajout d'armatures qui solliciteront un frottement entre elles et le
remblai.

Un massif en terre armée est constitué de trois composants :

 Un remblai granulaire compacté en couches peu épaisses ;

 Les armatures disposées en lit dans le remblai qui peuvent être de deux natures : Les
métalliques qui sont jusqu'à maintenant les plus répandues et des armatures en
géosynthétique qui ne présentent pas de problème de corrosion et qui tendent à
remplacer les premières ;

 Un parement, faisant le lien entre les armatures et assurant l'esthétique du mur, il est
généralement réalisé en éléments de béton préfabriqué faciles à assembler ou autres
éléments récupérés destinés à être couverts de végétaux.

L'ensemble forme un massif stable assurant la retenue de la poussée du sol en place. Cette
technique permet de réaliser plusieurs types d'ouvrage comme des soutènements de talus
ou des voûtes.

Cette technique est adoptée a couse des facteurs suivants :

 Le projet Port Tanger Med est une plateforme pour adopter des infrastructures
modernes ;

 La grande souplesse du massif obtenu; qui peut supporter des déformations


importantes, ce qui permet de réaliser des ouvrages fondés directement sur les sols
de fondation compressibles ou sur des pentes peu stables;

 La grande résistance vis-à-vis les efforts ;

- 51 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 L'utilisation systématique d'éléments préfabriqués (armatures, parement) qui


accélère la construction et qui ne nécessite qu'un matériel très léger;

 L'esthétique des ouvrages dont le parement se prête à des traitements architectonique


variés;

 Le coût relativement faible.

II. Les caractéristiques techniques de


Terre armée
1. Concept :

Figure 4.1 : Les constituants de terre armée

L'alternance de couches de remblai et de bandes d'armatures bien réparties


horizontalement conduit au développement d'efforts d'interactions et donne naissance à
un matériau composite à part entière apte à résister à son propre poids et aux actions qui
lui sont appliqués au long de la durée de service de l'ouvrage.

Les armatures travaillent essentiellement à la traction de sorte que le sol ainsi renforcé
possède «une cohésion anisotrope», le mécanisme de transfert d'effort entre le sol et

- 52 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

l'inclusion étant le frottement latéral, l'interaction sol/renforcement s'exerce alors sur toute
leur longueur et leur surface de contact.

Le frottement se traduit par des contraintes de cisaillement, qui se développent dans le sol
à la surface des armatures, entraînant une variation continue des efforts de traction dans
ces dernières.

Le fonctionnement de ce matériau composite, relativement homogène et fortement


anisotrope dont les deux composants ont des modules de déformations très différents;
repose donc essentiellement sur l'existence d'un frottement entre le sol et les armatures:
La terre transmet aux armatures par le biais du frottement les efforts qui se développent
dans la masse; celles-ci se mettent alors en traction, améliorant les caractéristiques du sol
suivant la direction où elles sont placées.

2. Les caractéristiques du remblai :


La qualité des matériaux de remblai utilisables pour la terre armée répond à des critères
bien déterminés, on distingue parmi ceux-ci :

D’une part des critères géotechniques

D’autre part des critères chimiques ou électrochimiques.

a. Critères géotechniques :

Les matériaux de remblai doivent satisfaire à la fois à un critère mécanique (de frottement
et granulométrique) et à un critère de mise en œuvre.

Pour les ouvrages courants les caractéristiques mécaniques essentielles sont résumées
dans le graphique suivant :

- 53 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Tableau 4.2 : Caractéristiques mécaniques essentielles auxquelles doit satisfaire le matériau


de remblai pour être utilisé en terre armé

(1) ᵩ: Angle de frottement interne de sol


Les matériaux utilisés en terre armée doivent présenter une courbe granulométrique
contenue entièrement dans la zone blanche du graphique ci-dessus.

Notons que pour les matériaux comportant des éléments inférieurs à 15μm, il est
nécessaire de connaître son pourcentage en poids :

- moins de 10% : critère mécanique satisfait : le sol est utilisable en terre armée.

- entre 10 et 20% : sol nécessitant une vérification du critère de frottement.

- plus de 20% : le matériau est inutilisable en terre armée.

Le critère de frottement est fonction du type d’armatures utilisées. Pour les armatures à
haute adhérence, l’angle de frottement interne mesuré sur le matériau saturé dans des
conditions de cisaillement rapide doit être supérieur ou égal à 25%. Pour les armatures
lisses, l’angle de frottement sol-armature mesuré dans les mêmes conditions doit être
supérieur ou égal à 22%.

- 54 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

b. Critères chimiques ou électrochimiques :

Les critères chimiques et électrochimiques du matériau de remblai liés à la durabilité


des armatures sont :

- la résistivité : doit être supérieur à 1000 Ωcm pour les ouvrages courants ;

- le pH : doit être entre 5 et 10 ;

- la teneur en sels solubles : Pour les ouvrages courants il faut que [cl‾] ≤ 200 mg/kg

et [SO4‾ ‾] ≤ 1000 mg/Kg

- la teneur en sulfures totaux : la concentration en soufre doit être inférieure à 300


mg/kg.

c. Choix du remblai :
A partir de la classification GTR (Guide de Terrassement Routier) les sols utilisables en
terre armée qui répond aux critères cités au-dessus sont (voir annexe 4, fiche N°1) :

Type d’utilisation Nature de sol Classification


Sable silteux B1
Graves silteuses B3
Utilisation courante Sable alluvionnaires propres, sable de dune D1
Grave alluvionnaires propres, sables D2
Grave alluvionnaires propres D3
Sables peu argileux B2 (sec et moyen)
Utilisation avec certains Graves peu argileuses B4 (sec et moyen)
risques
Argiles à silex, argile à moulières, éboulé, C2A1 et C2B1
moraines, biefs à silex
Tableau 4.1 : Sol utilisable en terre armée

On va utiliser le remblai en sable de classe B1 et de caractéristiques suivants :

Poids volumique : γ = 20 KN/m ; ᶟ


Angle de frottement interne : ϕ = 36°.

- 55 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

3. Les caractéristiques des armatures :


Les armatures peuvent être en acier galvanisé, en acier à haut adhérence ou en
géosynthétique

(a) (b) (c)


Figure 4.3 : Utilisation des armatures en acier galvanisé (a), en acier à haut adhérence (b) et
en géosynthétique (c) en terre armée

Ils doivent posséder les caractéristiques suivantes :

 Avoir une bonne résistance à la traction, une rupture de type non fragile et
présenter peu de fluage,

 Avoir une faible déformabilité aux charges de service (quelques pourcentages),

 Avoir un bon coefficient de frottement avec le matériau de remblai,

 Etre suffisamment souples pour ne pas limiter la déformabilité du matériau «terre


armée» et pour permettre une mise en œuvre aisée,

 Avoir une bonne durabilité,

 Etre économiques.

Pour rependre à ces exigences on va utiliser armature en géosynthétique de


caractéristiques suivants :

 Constituant principale : polyester ;

 Largeur : 5 cm ;

 Résistance caractéristique : 150 KN;

 Longueur de rouleau : 100 m. Figure 4.4 : Armature utilisée

- 56 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

4. Les caractéristiques de parement :


Les matériaux pour parements doivent être compatibles avec les armatures pour ne pas
accélérer la corrosion :

Pour cette raison en peut utiliser :

Figure 4.5 : Les types de parement


On va utiliser parement préfabriqués constitués par des écailles rectangulaires de béton
de géométrique suivante :

Figure 4.6 : Géométrie de parement utilisé

- 57 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

III. Dimensionnement de mur


Fiche d’ouvrage D: Le risque de rupture locale au voisinage de parement, ainsi que des
considérations pratiques imposent de prévoir une fiche D pour les ouvrages en terre
armée ;
H
D= si D ≤ 0.4m en prend D = 0.4m
20
Longueur d’armatures L : Pour que les massifs de terre armée jouent le rôle d’ouvrage
de soutènement, ils doivent avoir une
largeur de L = 0.7H ;
Espacement entre les lits
d’armatures Sv: dépend de choix de
parement pour notre cas Sv = 0.8m ;
Semelle de réglage : la semelle de
réglage en béton de 35cm*15cm.

Figure 4.7 : Les dimensions de murs en terre armée


selon la norme

IV. Etude de stabilité


1. Stabilité externe :
Les études de stabilité externes de tous les types des murs de soutènements prennent en
compte le glissement, le poinçonnement et le renversement.

Figure 4.8 : Les types d’instabilité externes

- 58 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Le sol situé derrière le mur exerce sur celui-ci une action, si le mur peut se déplacer sous
cette action on aura la poussée et si on exerce une force sur le mur de façon à comprimer
le sol on aura la butée. Les efforts de butée sont négligés dans le cas des murs de
soutènement.

Chaque mur de soutènement doit être construit pour résister soit à la pression des sols
(poussée due au sol), soit à la pression due à la surcharge (poussée due à la surcharge).

Calcul de force de poussée :

Poussée de sol :
1
Fγ = 0.5Kaγ.γ.H². => Fγv = Fγ.cos (α + Ω) et Fγh = Fγ.sin (α + Ω)
cos ²
Poussée due à la surcharge :
1
Fq = q.Kaq.H. => Fqv = Fq.cos (α + Ω) et Fqh = Fq.sin (α + Ω)
cos 
Normalement il existe une autre poussée qui est due à la cohésion de terrain noté Fc, mais
on peut la négliger par ce qu’il est négatif et par ce que la cohésion de sol diminue à la
présence d’eau.

H
Fc = - C.cot ϕ. (1 - Kac)
cos 
Avec :
γ : Poids volumique de sol ;
Φ : Angle de frottement interne de sol ;
H : Hauteur de mur ;
C : Cohésion de sol ;
Kaγ : Coefficient de poussée de sol

Figure 4.9 : Les poussées appliquée sur le mur

- 59 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

α = ϕ pour un frottement sol-sol ;

Kaq : Coefficient de poussée due à la surcharge.

sin  sin  '  ' '  


sin   sin  '    
cos  , cos  , 2

cos   sin  cos  2 tan 


Si ψ ≥ 0 Kaq 
cos  ' sin  cos  ' e


cos   sin  cos(  )
cos   sin  cos  2 avec sin   sin  cos(   )
Si ψ < 0 Kaq 
cos  ' sin  cos  '  2
cos   sin  cos(  )
2

Kac : Coefficient de poussée de cohésion de sol ;

γ’ : Poids volumique du remblai utilisé ;

Φ’ : Angle de frottement interne du remblai utilisé.

a. Stabilité au glissement :

Cette vérification consiste à s’assurer qu’il n’y a pas de risque de déplacement horizontal
de l’ensemble.

Figure 4.10 : Glissement limité

C * L  tan   Fv
Il faut que : Sg  > 1.5
 Fh
C : Cohésion de sol ;

L : La largeur de la fondation de mur ;

Fv : Les forces verticales ;

- 60 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Fh : Les forces horizontales ;

Φ : Angle de frottement interne de sol.

b. Stabilité au renversement :

Cette vérification consiste à s’assurer qu’il n’y a pas de risque de basculement de


l’ensemble. Le centre de rotation est le point O indiqué sur la figure ci-dessous.

Figure 4.11 : Renversement

On doit alors vérifier l’inégalité suivante : Sr 


 Ms > 1.5
 Mr
Avec Ms : Moments des forces stabilisatrices ;

Mr : Moments des forces renversants.

c. Stabilité au poinçonnement :
Cette vérification consiste à s’assurer que les contraintes transmises au sol sont
admissibles. Pour cela on doit dans un premier temps ramener tous les efforts appliqués
au centre mur (face inférieure) :

N 6Mg
 max  
L L²
N 6Mg
 min  
L L²
On doit vérifier :
3 max   min
  q adm
4
Avec N : les forces verticales ; Figure 4.12 : Poinçonnement
L : Largueur de mur ;

- 61 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Mg : Moments des forces par rapport au milieu de la base de mur ;

qadm : Contrainte admissible de sol.

2. Application sur une hauteur de 5m :


5
D= = 0.25m en prend D = 0.4m
20

L = 0.7H = 0.7 * 5 = 3.5m

Sv = 0.8m

Poussée de sol :

1
Fγ = 0.5Kaγ.γ.H².
cos ²
cos ²(  )
K a  Figure 4.13 : Les dimensions de murs
sin(   ) sin(   ) en terre armée selon la norme
cos(   )[1  ]²
cos(   ) cos(   )

cos ²(39  0)
K a   0.22
sin(39  39) sin(39  0)
cos(0  39)[1  ]²
cos(0  39) cos(0  0)

D’après le rapport géotechnique, le sol situé derrière le mur est de caractéristiques


suivantes :

Angle de frottement interne : ϕ = 39° ;

Poids volumique : γ = 23 kN/mᶟ ;

Contrainte admissible : qadm = 346 KN/m² ;

Et la surcharge : q = q’ = 20 KN/m².

1
Fγ = 0.5 * 0.22 * 23 * 5² * = 63.25 KN/m
cos ²0

 Fγh = 63.25cos39 = 49.2KN/m

 Fγv = 63.25sin39 = 40 KN/m

1
Fq = q.Kaq.H.
cos 

- 62 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

sin  sin  '


sin    1 => ε = 90°, sin  '  = 0 => ε’ = 0
cos  cos 
0  0  39  90
 00  25.5  0.4451rad  0
2
cos 39  sin 39 cos 90 2*0.4451*tan 39
Kaq 
cos 0  sin 39 cos 0 e
= 0.23

1
Fq = 20 * 0.23 * 5 * = 23 KN/m
cos 0

 Fqh = 23 cos39 = 18 KN/m


Figure 4.13 : Les forces appliquées sur
 Fqv = 23 sin 39 = 14.5 KN/m le mur

 Stabilité au glissement :

(W  Fv  Fqv  q' ) tan 


Sg  On néglige la cohésion
Fh  Fqh

On a : W = (γb.H.e) + (γ.H.L)

= (21.6 * 5 * 0.26) + (20 * 5 *3.5)

W = 378.08 KN/m

Avec :
γb : Poids volumique de béton de parement ;
e : Epaisseur de parement.
Le cas le plus défavorable lorsque q’ = 0 KN/m² donc
(378.08  40  14.5  0) tan 39
Sg   5.2  1.5
49.2  18
 Pas de risque de glissement.

 Stabilité au renversement :

Mw / o  MFv / o  MFqv / o  Mq' / o


Sr   1.5
MFqh / o  MFh / o

- 63 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Le cas le plus défavorable lorsque Mq’/o = 0.


3.5
(378.08 * )  (3.5 * 40)  (3.5 *14.5)  0
Sg  2 = 6.71 > 1.5
5 5
(18 * )  (49.2 * )
2 3

 Pas de risque au renversement.

 Stabilité au poinçonnement :

N 6 Mg
 max  
L L²
N  W  Fqv  Fv  q'  378.08  14.5  40  20  452.6 KN / m
3.5 3.5 5 5 3.5
Mg   Fqv  Fv  Fh  Fqh  q'  66.6 KN
2 2 2 2 2
452.6 6 * 66.6
 max    129.3  32.62  162 KN / m²
3.5 3.5²
452.6 6 * 66.6
 min    129.3  32.62  96.7 KN / m²
3.5 3.5²
3 max   min 3 *162  96.7
   145.7  q adm  346 KN / m²
4 4

Si q’ = 0 KN/m² on a :
N  W  Fqv  Fv  378.08  14.5  40  432.6 KN / m
3.5 3.5 5
Mg   Fqv  Fv  Fqh  31.6 KN
2 2 3
432.6 6 * 31.6
 max    123.6  15.5  139.1KN / m²
3.5 3.5²
432.6 6 * 31.6
 max    123.6  15.5  108.1KN / m²
3.5 3.5²
3   min 3 * 139.1  108.1
  max   131.35KN / m²  q adm  346 KN / m²
4 4
 Pas de risque de poinçonnement.

Pour vérifier la stabilité de l’ouvrage à n’importe qu’elle hauteur on va utiliser un tableau


d’Excel.

- 64 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 4.14 : Feuille de calcul de la stabilité externe


Après insertion de plusieurs valeurs de la hauteur en peut dire que notre mur est stable.

Voici quelques valeurs trouvé :

H L W Fγ Fq σ
Sg Sr
(m) (m) (KN/m) (KN/m) (KN/m) (KN/m²)
1 0.7 19.6 2.53 4.6 3.4 4 111.2
2 1.4 67.2 10.12 9.2 4.2 5.15 98.4
3 2.1 142.8 22.77 13.8 4.6 5.8 109.4
4 2.8 246.5 40.48 18.4 4.9 6.3 126.4
6 4.2 537.6 91.08 27.6 5.3 6.9 166
7 4.9 725.3 123.97 32.2 5.4 7.2 187.3
8 5.6 941 161.92 36.8 5.5 7.3 209
9 6.3 1184.5 205 41.4 5.58 7.5 230.8
10 7 1456.16 253 46 5.64 7.6 252
11 7.7 1755.7 306.13 50.6 5.7 7.7 275.2
12 8.4 2083.4 364.3 55.2 5.74 7.8 297
13 9.1 2439 427.6 59.8 5.77 7.9 320
Tableau 4.2 : Les résultats obtenus de stabilité externe pour différentes valeurs de la hauteur

3. Stabilité interne :
Stabilité interne consiste à étudier la stabilité des lits de renforcement, la stabilité de
parement et l’adhérence sol-lits.

- 65 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Pour réaliser cette étude on doit déterminer : l’effort de traction maximal, les efforts au
parement et l’effort d’interaction sol-lit de renforcement.

 Détermination de traction maximale :


Les mesures effectuées tant sur ouvrages réels que sur modèles réduits ont montré que la
force de traction dans les armatures n’atteint son maximum qu’à une certaine distance en
arrière du parement.

Figure 4.15 : Traction maximale sur le mur

L’effort de traction maximal Tm dans le lit d’armatures par mètre linéique de parement
est égal à :

Tm = Sv.σh

Avec

Sv : Espacement entre les lits d’armatures ;

σh : Contrainte horizontale de calcul dans le remblai au niveau du lit considéré et au droit


de la ligne des tractions maximales ;

σh = K.σv + 0.7q’
K : Coefficient dépend de la profondeur ;
z z
Si z ≤ zo = 6 m on a K ( z )  Ka .'[1.6(1  ) ]
zo zo
Si z > zo = 6m on a K(z) = kaγ.Ω’

- 66 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Kaγ’ : Coefficient de poussée de remblai ;

Ω’ : Un coefficient géométrique valant 1 pour des armatures linéaires et 1,5 pour des

nappes ;

σv : Contrainte horizontale de calcul dans le remblai au niveau du lit considéré et au droit

de la ligne des tractions maximales ;

Rv ( z )
v 
M ( z)
L2
Rv ( z )

Rv(z) : la résultante verticale au niveau du lit de cote z ;

L : la longueur de l’armature ;

M(z) : le moment de renversement au centre de la base du bloc armé situé au-dessus de

la cote z.

 Détermination des efforts au parement :


L’effort de traction au parement Tp est (par mètre de parement) :

Tp = (K.αi.σvi+ 0.7q’).sv

où αi est un coefficient qui dépend de la flexibilité du parement et de la position


de la ligne des tractions maximales ;

αi =1 pour les parement rigides en une seule pièce .

 L’effort d’interaction sol-lit de renforcement


L’effort d’interaction sol-lit de renforcement Rf mobilisable par mètre longitudinal de
parement dans le lit de renforcement à la profondeur z est :

Rf = 2.N.b.La.µ.σv

avec

N : Le nombre d’armature par mètre de parement (1 pour nappe continue) ;

b : Largeur de l’armature (1 pour nappe continue) ;

La: Longueur de l’élément de renforcement dans la zone résistante ;

- 67 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

σv : Valeur moyenne de la contrainte verticale sur le lit de renforcement ;

L
1
La L La
v  v( x)dx

µ: le coefficient de frottement apparent au niveau considéré ;


6  ha ha
  o  1 pour ha ≤ 6
6 6
µ = µo pour ha > 6
H
avec ha  , μo = 5.2 et μ1 = min(0.8 ;tanφ)
La

a. Stabilité des lits de renforcement :


Pour chaque lit de renforcement, la vérification de la sécurité vis-à-vis d’une rupture des
armatures ou de la nappe se fait en vérifiant l’inégalité :

Rk
Tm. F 3 
mt
Rk
Tp. F 3 
mt
avec

γmt : Le coefficient de sécurité pour la résistance à la rupture de la section de calcul des


lits de renforcement égal à 1,50 pour les ouvrages courants et 1,65 pour les ouvrages de
grande importance ;

γF3 : Coefficient de combinaison d’action est égal à 1 ;


Rk : La résistance caractéristique de l’armature.

b. Stabilité de parement :

Rpk
On vérifie que : Tp. F 3 
mp

γmp : Le coefficient de sécurité pour la résistance du parement égale à 1,65 pour les

parements en béton et 1,50 pour les parements métalliques ;

- 68 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Rpk : Résistance de parement à chaque point d’accrochages.

c. adhérence sol/lits de renforcement :


Pour chaque lit, l’inégalité suivante doit être vérifiée :
Rf
Tm. F 3 
mf
avec
γmf : Coefficient de sécurité pour la résistance en adhérence des lits de
renforcement égal à 1,20 pour les ouvrages courants et 1,30 pour les ouvrages
sensibles.

4. Application sur le premier parement de mur de


hauteur de 5 m :
 Stabilité de lit de renforcement :
Pour première lit de renforcement, on vérifie la sécurité vis-à-vis la rupture des
armatures :

Rk
Tm. F 3 
mt
Rk
Tp. F 3 
mt
avec

γmt : le coefficient de sécurité pour la résistance à la rupture de la section de calcul des


lits de renforcement égal à 1,65 pour les ouvrages de grande importance ;

γF3 : coefficient de combinaison d’action est égal à 1 ;


L’armature utilisée est de résistance 150 KN/m (Rk = 150 KN/m).

Tm : Effort de traction maximal Tm = Sv.σh ;

Sv : Espacement entre les lits d’armatures est égale à 0.8m pour le parement qu’on a

choisi ;

σh : contrainte horizontale de calcul dans le remblai au niveau du lit considéré et au droit

- 69 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

de la ligne des tractions maximales σh = K.σv + 0.7q’ ;

K : Coefficient dépend de la profondeur ;

z z
Z = 5m ≤ zo = 6 m on a K ( z )  Ka '.'[1.6(1  ) ]
zo zo

normalement Z = 5 - 0.4 = 4.6 m mais on va travailler avec 5m pour utiliser les résultats
de l’application de la stabilité externe.

0.4 : la distance entre le sol et le premier lit de renforcement (voir figure 4.6) ;

Kaγ’ : coefficient de poussée de remblai ;

cos ²( ')


K a '  Avec α’ = 0 car on a l’interface
sin( ' ' ) sin( ' )
cos(   ' )[1  ]² lisse en écaille de béton
cos(   ' ) cos(   )

cos ²(33  0)
K a '   0.33
sin(33  0) sin(39  0)
cos(0)[1  ]²
cos(0  0) cos(0  0)

Ω’ : un coefficient géométrique valant 1 pour des armatures linéaires ;


5 5
K ( z )  0.33 *1[1.6(1  )  ]  0.363
6 6

σv : contrainte horizontale de calcul dans le remblai au niveau du lit considéré et au

droit de la ligne des tractions maximales ;

Rv ( z )
v 
M ( z)
L2
Rv ( z )

Fv(z) : la résultante verticale au niveau du lit de cote z ;

Fv(5m) = W + q’ + Fγv +Fqv = 378.08 + 20 + 40 + 14.5 = 452.6 KN/m

L : la longueur de l’armature ;

Mg(z) : le moment de renversement au centre de la base du bloc armé situé au-dessus de

la cote z ;

- 70 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

3.5 3.5 5 5 3.5


Mg (5m)   Fqv  Fv  Fh  Fqh  q'  66.6 KN
2 2 3 2 2
452.6
v   141.2 KN / m²
66.6
3.5  2
452.6

 σh = K.σv + 0.7q’ = 0.363 * 141.2 + 0.7* 20 = 65.25

 Tm = 0.8*65.25 = 52.2KN/m

Rk 150
 Tm < = = 90.1 KN/m
1.65 1.65

L’effort de traction au parement Tp se calcule selon :

Tp = (K.αi.σv + 0.7q’).Sv = 52.2 kN/m

où αi est un coefficient qui dépend de la flexibilité du parement et de la


position de la ligne des tractions maximales, pour un seul parement en béton αi = 1.

Rk
Tp. F 3 
mt

Rk 150
Rk = 120 KN/m => = = 90.1 KN/m => Tp = 52.2 KN/m ≤ 90.1 KN/m
mt 1.65

 Stabilité de parement :
On doit vérifier l’inégalité suivante :
Rpk
Tp. F 3 
mp

γmp : Coefficient de sécurité pour la résistance du parement égale à 1,65 pour les

parements en béton ;

Rpk : Résistance de parement à chaque point d’accrochages pour un parement en béton

de quatre points d’accrochage on a Rpk = 7000KN/m.

7000
Tp = 52.2 KN/m ≤ = 4242.5 KN/m
1.65

 Adhérence sol/lit de renforcement :


L’inégalité suivante doit être vérifiée :

- 71 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Rf
Tm. F 3 
mf
Avec
γmf : Coefficient de sécurité pour la résistance en adhérence des lits de
renforcement égal à 1,30 pour les ouvrages sensibles ;

L’effort d’interaction sol-lit de renforcement Rf mobilisable par mètre longitudinal de


parement dans le premier lit de renforcement (z = 4.6m) est :

Rf = 2.N.b.La.µ.σv
Avec

N : Nombre d’armature par mètre de parement pour notre cas N = 2 ;

b : Largeur de l’armature b = 5cm ;

La: Longueur de l’élément de renforcement dans la zone résistante ;

µ: Coefficient de frottement apparent au niveau considéré

6  ha ha
  o  1 pour ha ≤ 6
6 6
H
avec ha  , μo = 5.2 et μ1 = min(0.8 ;tanϕ)
La
Si calculer l’adhérence en nappe inférieure du premier parement pour une hauteur de 5 m :
4.6
La = 4.6 * 0.6 = 3.22m => ha   1.43m ≤ 6
3.22
6  1.42 1.42
   5.2  0.8  4.15 avec μ1 = min (0.8 ; tan39) = 0.8
6 6
σv : valeur moyenne de la contrainte verticale sur le lit de renforcement
L
1
La L La
v   v ( x)dx

3.5
1 452.6
3.22 0.28
 dx
66.6
x2
452.6
452.6 66.6 66.6
 [ln(3.5  2  ln(0.28  2 )]  163.7 KN / m²
3.22 452.6 452.6

Rf = 2*2*0.05*163.7*4.15*3.22 = 437.5 KN/m

- 72 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

437.5
 Tm = 52.2 KN/m ≤ = 336.5 KN/m
452.61.3

Pour vérifier tous les lits d’armature et les parements on va utiliser la feuille de calcul d’Excel
suivante :

Figure 4.16: Feuille de calcul de la stabilité interne

Les résultats obtenus pour quelques valeurs de H et Z de mur sont données dans
l’annexe 3.

- 73 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Chapitre 5: Mur en
géogrille

- 74 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

I. Introduction
L'utilisation des géosynthétiques dans le domaine du génie civil a connu un
développement rapide durant les dernières années. En 1970, il n'y avait que cinq ou six
géosynthétiques disponibles, tandis qu'aujourd'hui, plus de 600 différents produits
géosynthétiques sont vendus dans le monde. La taille du marché, tant en termes de mètres
carrés produits et leur valeur est indicative de leur influence. La consommation annuelle
mondiale des géosynthétiques est proche d'un milliards de m².
En moins de 30 ans, les géosynthétiques ont révolutionné de nombreux aspects de notre
pratique, et dans certaines applications, ils ont entièrement remplacé les
matériaux de construction traditionnels. Dans de nombreux cas, l'utilisation d'un
géosynthétique peut augmenter le facteur de sécurité, améliorer la performance, et
réduire les coûts en comparaison avec les matériaux classiques de cons truction.
Les géosynthètiques les plus utilisés en génie civil sont : les géotextilles, les géogrilles et
les géocomposites.

Le bon fonctionnement du renforcement exige de la part du géosynthétique, un faible


allongement sous sollicitation, et un choix judicieux doit être réalisé en fonction du type
de sol. Pour des sols graveleux et non cohésifs (par exemple sables et graviers),
les géogrilles conviennent mieux, tandis que les géotextiles tissés et les
géocomposites sont plus adaptés aux sols fins et homogènes (argiles).

II. Les géogrilles


1. Définition :
Les géogrilles sont des géosynthétiques dont la fonction est le renforcement des sols.

Une géogrille est une structure plane à base de polymère, constituée par un réseau

ouvert et régulier d'éléments résistants à la traction et pouvant être assemblés par

extrusion par collage ou par entrelacement, dont les ouvertures ont des dimensions

supérieures à celles des constituants et permettant le confinement du sol.

Les géogrilles sont les plus souvent utilisées pour le renforcement des sols
incohérents et des corps du sol à gros grains.

- 75 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

On distingue des géogrilles mono-axiales et bi-axiales


 Mono-axiale: La résistance à la traction est plus importante dans un sens
(longitudinal ou transversal) que dans l´autre.

Figure 5.1 : Géogrille mono axiale


 Bi-axiale: La résistance à la traction est sensiblement équivalente dans le sens
longitudinal et transversal.

Figure 5.2 : Géogrille bi axiale

2. Les principales caractéristiques de géogrille:


a. Résistance et déformabilité :

La résistance des géogrilles croît avec la pression de confinement exercée par le sol sur
la géogrille.

Beaucoup des essais réalisés sur le géogrille qui permettent de déterminer la courbe effort-
déformation en traction d‟une géogrille enterrée.

- 76 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 5.3 : Comportement de géogrille à la traction

Le fonctionnement à la traction est caractérisé par son module de raideur en traction (J) :

Td
J=
d

b. Frottement sol géogrille :


Il est souvent nécessaire de connaître le comportement en frottement du système
sol- géogrille surtout lorsque les géogrilles sont utilisées comme éléments de renfort dans
les ouvrages.

Le frottement dépend :

 des caractéristiques de résistance au cisaillement du remblai ;

 de l’extensibilité de la géogrille ;

 de l’angularité des grains ;

 de la contrainte normale ;

 et de la densité de sol.

Le comportement à l’interface est caractérisé par la loi de frottement élastoplastique à


l’interface sol / géogrille. Elle se présente schématiquement de la façon suivante :

- 77 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 5.4 : Loi de frottement à l’interface sol/géogrille

c. Résistance à l’endommagement :
L'endommagement peut avoir lieu de différentes manières en fonction du type de
géogrille utilisé, du type de sol, du compactage, de la présence de branches ou de débris...

Des essais types permettant de comparer le comportement des différents produits


face au poinçonnement ou aux déchirures éventuelles peuvent être mis en œuvre suivant
les spécificités du chantier.

3. Utilisation de géogrille :
Les géogrilles sont utilisés en solution pour beaucoup d’applications et les plus
importantes sont les suivantes:

Renforcement des talus : Constructions ferroviaires :

- 78 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Culées de ponts : Constructions routières :

Remblai sur pieux :

Figure 5.5 : L’utilisation de géogrille en génie civil

4. Les avantages d’utilisation de géogrille :


 Amélioration des caractéristiques mécaniques des sols;
 Réduction de l’interpénétration des matériaux d’apport avec les sols en place et
diminution des mouvements de terre;
 Réduction du mélange indésirable de terres et diminution des exigences de
transfert de matériau;
 Modification des structures routières et ferroviaires pour en augmenter les
capacités;
 Diminution des emprises;
 Création de merlons anti-bruit d’aspect naturel;
 Réduction des délais de construction (possibilité de travailler pendant la période
hivernale) ;

- 79 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 Augmentation de la sécurité et de la stabilité des remblais;


 Préservation de l’aspect naturel du paysage;
 Optimisation des coûts de construction.

III. Mur de soutènement en géogrille


1. Concept :
Le mur en géogrille est un mur de soutènement géosynthétique en poids, constitué par un
remblai renforcé par des nappes de géogrille et par des blocs utilisé en interface assurant
l’esthétique de mur

Figure 5.6 : Vue transversale de mur en géogrille

Zone de consolidation

La zone de consolidation part de l'arrière des blocs jusqu'à un mètre dans les terres de
remblai. Dans cette zone de consolidation, on ne peut utiliser que du matériel léger.

Zone de compactage

La zone de compactage part de l'arrière de la zone de consolidation jusqu'à l'excavation.


Du matériel de compactage plus lourd peut être utilisé dans cette zone s’il est utilisé
prudemment sans à-coups.

- 80 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Zone renforcée

La zone renforcée est directement située derrière les blocs et comprend la zone de
consolidation et la zone de compactage. C’est la zone renforcé par le géogrille.

2. Choix de remblai :
Le remblai de notre mur sa sera aussi la couche de forme de corps de la chaussée donc on
doit respecter le catalogue marocain des structures types de chaussées neuves qui oblige
d’utiliser pour un trafic TPL 6 le sol de type F1.

Pour qu’un matériau de type F1 puisse être employé en couche de forme il faut qu’il
satisfasse aux critères suivants :

 L’insensibilité à l’eau ;

 La dimension des plus gros éléments ;

 La résistance sous circulation des engins de chantier ;

 L’insensibilité au gel.

Les sols qui répondent à ces critères sont (en prend en considération la hauteur maximal
8.23m voir tableau 13) :

Nature de sol Classe Paramètre et valeurs de Sous-classe


seuils retenus
Graves peu argileuses B4 LA* ≤ 45 et MDE** ≤ 45 B41
Argiles à silex, argiles à meulière, Etats hydrique C1B41
éboulis, moraines, C1B Humide (h), moyen (m), C1B51
alluvions grossières. ou sec (s)
Argiles à silex, argiles à meulière, C2B Etats hydrique C2B21
éboulis, biefs à sile Humide (h) ou sec (s) C2B41
Tableau 5.1 : Les sols à utiliser comme remblai (voir annexe 4 fiche N°1 et 2)

*LA : paramètre Los Angeless qui détermine la résistance aux chocs ;

**MDE : paramètre Micro Deval en eau qui permet de mesurer la résistance à l’usure des

Matériaux.

- 81 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

On va utiliser avec les graves peu argileuses de caractéristiques suivants :

Angle de frottement interne : ϕ = 33° ;

Valeur de LA et MDE : LA = 30 et MDE = 25 ;

Poids volumique : γ = 18 KN/mᶟ.

3. Choix de l’interface :
Afin d’ancrer les nappes de géogrille on utilise les
blocs comme interface de dimensions :

Figure 5.7 : L’interface de


mur en géogrille
Les caractéristiques de blocs sont :

Poids 27 kg ;

Poids spécifique 20.7 KN/mᶟ ;

Pièces par m² : 15 ;

Résistance à la compression : 30MPa ;

Résistance au cisaillement : 9.4 KN/m ;

L’utilisation de ce type de bloc donne un mur incliné par un angle de 84°.

- 82 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Figure 5.8 : L’inclinaison de mur en géogrille

IV. Dimensionnement de mur

Fiche de mur D: Tous les murs avec renforcement de géogrille doivent commencer
H
avec un premier bloc enterré de D = si D < 0.15m en prend D = 15cm ;
12
Longueur des nappes L : Pour que les massifs renforcé par le géogrille jouent le rôle
d’ouvrage de soutènement, ils doivent avoir
une largeur de L = 0.8H ;
Espacement entre les lits de géogrille Sv:
pour que les nappes de géogrille jouent son
rôle il faut avoir un espacement maximal
entre les lits de géogrille
5H
Sv = avec ϕ’ angle de frottement interne
'
de remblai ;
Fondation : les blocs seront posés sur une
couche de gravier concassé de 60cm*15cm ;
Figure 5.9 : Les dimensions de mur
H
Retour de mur : l’inclinaison de mur donne un retour de ;
9 .4
Largueur de zone de drainage : afin de drainer l’eau de la pluie il faut réserver
derrière les blocs 0.3m pour le gravier concassé.

- 83 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

V. Etude de stabilité
1. Stabilité externe :
D’après le tracé adopté en chapitre 2 notre mur en géogrille ça sera pour une longueur de
900m d’une hauteur de 3m, et d’une hauteur progressive de 3 jusqu’à 8.23m pour une
longueur de 485m.
a. La stabilité de mur de 3m :
H 3
Fiche de mur : D =  = 0.25cm ;
12 12
Longueur des nappes : L = 0.8H = 0.8*3 = 2.4m
Puisqu’on a une chaussée sur le mur de 8m en
plateforme on va prendre L = 8m ;
Espacement entre les lits de géogrille : On a un
remblai de ϕ’ = 33° donc
5H 5*3
Sv = = = 0.47 m
' 33
Si on prend en considération la mise en œuvre, on
adopte Sv = 0.4m car les nappes de géogrille
seront ancrer entre deux blocs ;
Figure 5.10 : Dimensionnement de mur

Figure 5.11 : Ancrage des nappes

H 3
Retour de mur : l’inclinaison de mur donne un retour de = = 32 cm.
9 .4 9 .4

- 84 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

 Calcul des forces de poussée :


Calcul de coefficient de poussée de sol :

cos ²(  )
K a 
sin(   ) sin(   )
cos(   )[1  ]²
cos(   ) cos(   )

On a ϕ = 39°, -Ω = -6°, α = ϕ = 39° et ω = 0

Figure 5.12 : Les forces appliquées sur le mur

cos ²(36  6)
Ka   0.17
sin(39  39) sin(39  0)
cos(6  39)[1  ]²
cos(6  39) cos(6  0)

1 1
Fγ = 0.5Kaγ.γ.H². = 0.5 * 0.17 * 23 * 3² * = 17.8KN/m
cos ² cos ²(6)

=> Fγh = 17.8cos (α – Ω) = 17.8cos (39 – 6) = 14.9 KN/m

=> Fγv = 17.8sin (α – Ω) = 17.8sin (39 – 6) = 9.7KN/m

1
Fq = q.Kaq.H.
cos 
q est la surcharge due au mur en terre armée

q = 40 KN/m²

- 85 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

sin  sin  '


sin    1 => ε = 90°, sin  '  = 0 => ε’ = 0
cos  cos 
0  0  39  90
 06  31.5  0.55rad  0
2
cos 39  sin 39 cos 90  2*0.55*tan 39
Kaq  e  0.196
cos 0  sin 39 cos 0
1
Fq = 40*0.196*3*  23.6 KN / m
cos(6)

 Fqh = 23.6 cos (39 - 6) = 19.8 KN/m


 Fqv = 23.6 sin (39 - 6) = 12.8 KN/m

 Stabilité au glissement :

(W  Fv  Fqv  q' ) tan 


Sg 
Fh  Fqh

On a : W = Wf + Ws

Avec Ws : Poids de remblai

Ws = γ.H.(L-e) avec e : épaisseur de bloc

= 18.3.(8-0.3) = 415.8 KN/m

Et Wf : Poids de l’interface

Wf = γw.H.e =20.7 * 3 * 0.3 = 18.63 KN/m

W = 415.8 + 18.63 = 434.43 KN/m Figure 5.13 : Les forces de glissement

Le cas le défavorable lorsque q’ = 0 KN/m²

(W  Fv  Fqv  q' ) tan  (434.43  9.7  12.8) tan 39


Sg    10.6  1.5
Fh  Fqh 14.9  19.8

 Pas de risque de glissement.

 Stabilité au renversement:

Sr 
 Ms
 Mr

- 86 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

L H
Mw/0 = W( + tan 6°) = 434.43*(4+ 1.5*tan6) = 1806.2 KN
2 2
H
MFγv/0 = Fγv(L + tan 6°) = 9.7(8 + tan 6°) = 78.62 KN
3
H 3
MFqv/0 = Fqv(L + tan6°) = 12.8(8 + tan6°) = 104.4 KN
2 2
Mq’/0 = q’H.tan6 = 20*3*tan6 = 6.3 KN
1
MFqh/0 = H.Fqh = 0.5*3*19.8 = 29.7 KN
2
1
MFγh/0 = H.Fγh = 14.9 KN
3
1806.2  78.62  104.4
Lorsue q’ = 0 KN/m² on a Sr   44.6  1.5
29.7  14.9

 pas de risque de renversement.

 Stabilité au poinçonnement :

N 6Mg
 max  
L L²
N  W  Fqv  Fv  q'  434.43  12.8  9.7  20  476.93KN / m
Calcul de moments des forces par rapport au centre de la base de mur Mg :
h L h L h L h h
Mg   W tan 6  (  tan 6) Fv  (  tan 6) Fqv  (  h tan 6)q' Fh  Fqh
2 2 3 2 2 2 3 2
3 3 3 3 3
Mg   343.43 tan 6  (4  tan 6)9.7  (4  tan 6)12.8  (4  3 tan 6)20  14.9  19.8
2 3 2 3 2
Mg  43.3KN
476.93 6 * 43.3
 max    59.6  4.06  63.66 KN / m²
8 8²
476.93 6 * 43.3
 min    59.6  4.06  55.54 KN / m²
8 8²
3   min
  max  61.63KN / m²  q adm  346 KN / m²
4
b. La stabilité de mur de hauteur progressif :

Pour une longueur de 485m notre mur a une hauteur progressif de 3m jusqu’à 8.25m.
Lorsque la hauteur augmente la largeur augmente aussi, pour optimiser le volume de
remblai et pour avoir une conception stable on peut adopter la forme suivante :

- 87 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

i. Entre 3 et 6m :

Dont la progression de la hauteur sera


introduite dans le mur en haut, donc le
mur en bas sera d’une hauteur égale à
3m et L = 0.8*3 = 2.4m

Figure 5.14 : Conception de mur de la


hauteur entre 3 et 6m

 La stabilité de mur en bas :

Les forces sont les même calculée pour le cas de


mur de 3m.
q = q’ = 40 KN/m²
Fγv = 9.7 KN/m
Fγh = 14.9 KN/m
Fqv = 12.8KN/m
Fqh = 19.8 KN/m
Avec W = Wf + Ws
Figure 5.15 : Les forces de glissement
Avec Ws : Poids de remblai

Ws = γ.H.(L-e) avec e : largeur de bloc

= 18*3*(2.4 - 0.3) =113.4 KN/m

Et Wf : Poids de l’interface

Wf = γw.H .e =20.7 * 3 * 0.3 = 18.63 KN/m

- 88 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Donc : W = 113.4 + 18.63 = 132 KN/m

 Stabilité au glissement :

Le cas le défavorable lorsque q’ = 20 KN/m² (poids de mur en haut seulement)


(W  Fv  Fqv  q' ) tan  (132  9.7  12.8  20) tan 39
Sg    4  1.5
Fh  Fqh 14.9  19.8

 Pas de risque de glissement.

 Stabilité au renversement :

L H
Mw/0 = W( + tan 6°) = 132*(1.2 + 1.5*tan6) = 179.2 KN
2 2
H
MFγv/0 = Fγv(L + tan 6°) = 9.7(2.4 + tan 6°) = 24.3 KN
3
H 3
MFqv/0 = Fqv(L + tan6°) = 12.8(2.4 + tan6°) = 32.7 KN
2 2
Mq’/0 = q’(1.2 + H.tan6) = 20(1.2 + 3*tan6) = 30.3 KN
1
MFqh/0 = H.Fqh = 0.5*3*19.8 = 29.7 KN
2
1
MFγh/0 = H.Fγh = 14.9 KN
3
179.2  24.3  32.7  30.3
Sg   6  1.5
29.7  14.9

 Pas de risque de renversement

 Stabilité au poinçonnement :

N 6Mg
 max  
L L²
N  W  Fqv  Fv  q'  132  12.8  9.7  40  194.5KN / m

Calcul de moments des forces par rapport au centre de la base de mur Mg :

- 89 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

h L h L h L h h
Mg   W tan 6  (  tan 6) Fv  (  tan 6) Fqv  (  (h tan 6  1.2))q' Fh  Fqh
2 2 3 2 2 2 3 2
3 3 3 3 3
Mg   132 tan 6  (1.2  tan 6)9.7  (1.2  tan 6)12.8  (1.2  (3 tan 6  1.2))40  14.9  19.8
2 3 2 3 2
Mg  12.52 KN

194.5 6 *12.52
 max    81  13  94 KN / m²
2.4 2.4²
194.5 6 *12.52
 min    81  13  68KN / m²
2.4 2.4²
3   min
  max  87.5KN / m²  q adm  346 KN / m²
4
 Pas de risque de poinçonnement.

 La stabilité de mur en haut :


La hauteur de mur en haut est progressif de 0 jusqu’à 3m, et si la hauteur est égale à 3m
on aura le cas étudié en « V.1.a ».

Figure 5.16 : Poinçonnement en mur en haut

Sauf l’étude de la stabilité au poinçonnement qui sera calculé de manière suivante :


N 6Mg
 max  
L L²
N  W  Fqv  Fv  q'  434.43  12.8  9.7  20  477 KN / m
Calcul de moments des forces par rapport au centre de la base de mur Mg :

- 90 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

h h h h
Mg  (3.4  tan 6) Fv  (3.4  tan 6) Fqv  W (4.6  (4  tan 6))  (4.6  h tan 6)q' Fh
3 2 2 3
h
 Fqh
2
3 3 3
Mg  (3.4  tan 6)9.7  (3.4  tan 6)12.8  434.43(4.6  (4  tan 6))  (4.6  3 tan 6)20
3 2 2
h
 14.9  19.8
2
Mg  242.8KN
477 6 * 242.8
 max    70.2  31.5  101.7 KN / m²
6.8 6.8²
477 6 * 242.8
 min    70.2  31.5  38.7 KN / m²
6.8 6.8²
3   min
  max  86 KN / m²  q adm  346 KN / m²
4
 Pas de risque de poinçonnement.

Pour étudier la stabilité de n’importe qu’elle valeur de la hauteur on utilise la feuille d’Excel
suivante :

Figure 5.16 : Feuille de calcul de la stabilité de mur en haut

- 91 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Après l’insertion de plusieurs valeurs de H on peut conclure que notre mur est stable.

ii. Entre 6 et 9m :

Dont la progression de la hauteur


sera introduite dans le mur en haut
(mur 3), donc la hauteur des deux
murs en bas reste égale à 3m.

Figure 5.16 : Conception de mur de la hauteur entre 3 et 6m

 La stabilité de mur 1:
Q = 60 KN/m² et q’ = 20 KN/m²
Fγv = 9.7 KN/m
Fγh = 14.9 KN/m
Fqh = 29.77 KN/m
Fqv = 19.35 KN/m
Sg = 3.28 > 1.5
Sr = 4.75 > 1.5

σ = 79 KN/m² < qadm = 346KN/m²

 La stabilité de mur 2:
Q = q’ = 40 KN/m²
Fqh = 19.84 KN/m
Fqv = 12.88 KN/m

- 92 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Fγv = 9.7 KN/m


Fγh = 14.9 KN/m
Sg = 4.53 > 1.5
Sr = 6.6 > 1.5

σ = 250.25 KN/m² < qadm = 346KN/m²

 La stabilité de mur 3:
Le mur 3 est pareil de mur en haut étudier pour une hauteur entre 3 et 6m.

2. Comparaison entre les conceptions


possibles :

Figure 5.16 : Les conceptions possibles

- 93 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

3. Stabilité interne :
Il convient, lors de l’analyse interne, que la stabilité de la paroi de blocs et la force de
traction ainsi que l’accrochage de l’armature soient jugés.
L’étude de stabilité interne de mur en géogrille prend en compte l’arrachement des lits,
la rupture de l’armature et le renflement.

Figure 5.17 : Les phénomènes d’instabilité de mur en géogrille

a. Stabilité contre la rupture des armatures :


Cette vérification consiste à comparer la force admissible à long terme de géogrille LTDS
avec La traction maximale dans chaque couche de géogrille Tm
Il faut que : LTDS ≥ Tm
La traction maximale dans chaque couche de géogrille donnée par la formule suivante :
Tm = (γ’.Z + q’) K.Sv
K : Coefficient de poussée interne ;
γ’ : poids volumique de remblai ;
q’ : la surcharge au-dessus de mur ;
Z : la profondeur de la couche de géogrille ;
Sv : épaisseur des couches de remblai.
On peut utiliser cette inégalité pour choisir le type de géogrille à utiliser, en calculant la
traction maximale dans le lit de géogrille le plus sollicité.

- 94 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

b. Stabilité contre l’arrachement des lits derrière les blocs :

Cette vérification consiste à comparer la tension maximale dans chaque couche de


Frt
géogrille et capacité d'ancrage de chaque couche de géogrille, il faut que :  1.5
Tm
Avec
Tm : La traction maximale dans chaque couche de géogrille
Tm = (γ’.Z + q’) K.Sv
Frt : Capacité d'ancrage de chaque couche de géogrille donnée par
Frt = 2.La.σv.Ci.tanϕ’
σv : contraint vertical appliquée sur le lit d’armature considéré ;
La : longueur d’adhérence c’est-à-dire longueur de l’élément de renforcement dans la
zone résistante ;
Ci : le coefficient d'interaction entre le sol et la géogrille ;
Φ’ : Angle de frottement interne.

Figure 5.17 : ligne des tractions maximales

- 95 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

c. Stabilité contre l’arrachement des lits à l’interface :


Cette vérification consiste à s’assurer que les lits de géogrille sont bien accrochés entre
les blocs en comparant la capacité de raccordement, qui est une équation en fonction de
la charge normale avec la force appliquée sur chaque couche de géogrille, il faut que :

Tu
Sa   1.5
Fw

Tu : Capacité de raccordement en fonction de la

charge normale N appliquée sur la partie

accrochée de géogrille entre les blocs.

Fw : Force exercé sur la couche de géogrille donnée


par la formule suivante :

Fw = 0.667*[0.5(Ph1 + Ph2) + Pqh]dh


Ph1 = γ’.K.d1.cosϕ’
Ph2 = γ’.K.d2.cosϕ’
Pqh = q’.K.cosϕ’
Figure 5.18 : Les efforts
Avec K : coefficient de poussée interne ; appliqués sur une nappe
γ’ : poids volumique de remblai ;
Φ’ : Angle de frottement interne de remblai.

d. Stabilité contre le renflement :


Le renflement est une déformation se produit quand des forces horizontales entre les
couches de géogrille causent une rotation localisée du mur.
L’étude de stabilité contre le renflement consiste à vérifier que :
Tu
Sr  n
 1.5
Fa   Tmi
i 1

Fa : Force de poussée interne


1 1
Fa = 0.5K.γ’.Z². + q’.K.Z.
cos ²6 cos 6

- 96 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

e. Application sur le 1èr lit d’armature de mur de hauteur


3m :
 Stabilité contre la rupture des armatures :
On a Tm = (γ’.Z+ q’) K.Sv
cos ²( ')
K On a Ω = -6, φ’ = 33°
sin ² '
cos [1  ]²
cos ²
cos ²(33  6)
donc K   0.25
sin ²(33)
cos(6)[1  ]²
cos ²(6)
Tm = (γ’.Z+ q’) K.Sv = (18 * 2.6 + 20) 0.25*0.4 = 6.68 KN/m
Donc on peut utiliser un géogrille de type uniaxiale 35/20-20 de caractéristiques
suivante :

Déformation à Dimension
Poids Maillage Résistance à la LTDS
la résistance à de rouleau
(g/m²) (mm) traction KN/m (KN/m)
la traction (m)

Longitudinal 35 En largeur 5
250 20 * 20 19 ≤ 12.5 % En longueur
Transversal 20
20
Tableau 5.2 : Les caractéristiques de géogrille utilisé
Donc on a LTDS = 19 KN/m ≥ Tm

 Stabilité contre l’arrachement derrière les blocs :


On a capacité d'ancrage de chaque couche de géogrille donnée par
Frt = 2La.σv.Ci.tanϕ’
Pour ϕ’ = 33° le coefficient d'interaction entre le sol et la géogrille Ci est égal 0.75.

σv = Z.γ’ + q’ = 2.6*18 + 20 = 66.8 KN/m²


On a pour L = 0.8H : La = 0.8Z = 0.8* 2.6 = 2.08m
et pour L= 8m : La = 2.67Z = 2.67 * 2.6 = 6.95m
Donc :
pour L = 2.4m : Frt = 2La. σv .Ci.tanϕ’ = 2*2.08*66.8 *0.75*tan33 = 135.35 KN/m
Frt 135.35
 = = 20.3 >> 1.5
Tm 6.68
pour L = 8m : Frt = 2.La.σv.Ci.tanϕ’ = 2*6.95*66.8 *0.75*tan33 = 452.3 KN/m

- 97 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Frt 452.3
 = = 67.7 >> 1.5 pas de risque
Tm 6.68

 Stabilité contre l’arrachement à l’interface :

On a Fw = 0.667*[0.5(Ph1 + Ph2) + Pqh]dh


Ph1 = γ’.K.d1.cosϕ’= 18*0.25*2.8*cos33 = 10.57 KN/m²
Ph2 = γ’.K.d2.cosϕ’ = 18*0.25*2.4*cos33 = 9 KN/m²
Pqh = q’.K.cosϕ’ = 20*0.25*cos33 = 4.2 KN/m²
 Fw = 0.667*[0.5(Ph1 + Ph2) + Pqh]dh
= 0.667*[0.5(10.57 + 9) + 4.2]0.4
 Fw = 3.7 KN/m
Pour géogrille 35/20-20 on a Tu = 11.2 + N*tan6 Figure 5.18 : Les efforts
N = γw.Z.e = 20.7 * 2.6*0.3 = 16.15 KN/m² appliqués sur une nappe

 Tu = 11.2 + N.tan6 = 11.2 + 16.15*tan6 = 12.9 KN/m²


Tu 12.9
Donc = = 3.5 > 1.5 pas de risque
Fw 3.7

 Stabilité contre le renflement :

Tu
Vérifiant que : Sr  n
 1.5
Fa   Tmi
i 1

Tu = 12.9 KN/m²
1 1
Fa = 0.5K.γ’.Z². + q’.K.Z.
cos ²6 cos 6
1 1
= 0.5*0.25*18 * 2.6²* + 20*0.25*2.6* = 28.5 KN/m
cos ²6 cos 6
n 7

 Tmi =  Tmi = Tm2 +…+Tm7


i 1 2

Tm = (γ’.Z+ q’) K.Sv


Tm2 = (18 * 2.2+ 20) 0.25*0.4 = 5.96 KN/m
Tm3 = (18 * 1.8+ 20) 0.25*0.4 = 5.24 KN/m
Tm4 = (18 * 1.4+ 20) 0.25*0.4 = 4.52 KN/m
Tm5 = (18 * 1+ 20) 0.25*0.4 = 3.8 KN/m

- 98 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Tm6 = (18 * 0.6+ 20) 0.25*0.4 = 3.08 KN/m


Tm7 = (18 * 0.2+ 20) 0.25*0.4 = 2.36 KN/m
7

 Tmi = 24.96 KN/m


2

Tu 12.9
 Sr    3.64  1.5
n
28.5  24.96
Fa   Tmi
i 1

Le tableau suivant rassemble quelques résultats trouvés

q' LTDS Tm
N° de lit Z L(m) Frt/Tm Tu/Fw Sr
(KN/m²) (KN/m) (KN/m)
1 2,6 8 20 19 6,68 67,68 3,45 3,77
3 1,8 8 20 19 5,24 46,8 4,2 4,7
5 1 8 20 19 3,8 26 5,6 6,45
7 0,2 8 20 19 2,36 5,2 8,56 10,4
1 2,6 2,4 20 19 6,68 20,28 3,45 3,77
3 1,8 2,4 20 19 5,24 14,04 4,2 4,7
5 1 2,4 20 19 3,8 7,8 5,6 6,45
7 0,2 2,4 20 19 2,36 1,56 8,56 10,4
1 2,6 2,4 40 19 8,68 20,28 2,65 2,9
3 1,8 2,4 40 19 7,24 14 3 3,4
5 1 2,4 40 19 5,8 7,8 3,6 4,2
7 0,2 2,4 40 19 4,36 1,56 4,6 5,4
Tableau 5.3 : Les résultats obtenus de stabilité interne pour différentes valeurs de la
hauteur

- 99 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Chapitre 6 : Etude
dynamique

- 100 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

I. Introduction
L’étude dynamique consiste à prendre en considération le chargement dynamique de type
sismique traduit par une poussée sismique. On peut remplacer les forces d’inerties
générées par un séisme sur une structure par des charges statiques équivalentes cette
approche appelée approche quasi-statique, et si en combine l’approche quasi-statique à
l’analyse numérique on aura l’approche pseudo-dynamique.
On va essayer dans cette partie d’étudier la stabilité de notre construction en prenant en
considération la poussée sismique en utilisant l’approche quasi-statique.

II. Poussée sismique


L’effort de poussée de sol statique vaut : Fγ = 0.5γ.kaγ.H² dont la résultante est appliquée
au 1/3 de la hauteur.
L’effort de poussée global (statique et dynamique) vaut : Fγg = 0.5.Kad.γ.H² (1 + Kv)
L’effort dynamique vaut : Fd = Fγg – Fγ dont la résultante est appliquée au milieu de la
hauteur.

.
Figure 5.18 : Poussée statique et dynamique

Avec Kv : Coefficient d’accélération verticale est prise égal à 50% de coefficient


d’accélération horizontal ;
Et Kad: Coefficient de poussée sismique.

- 101 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

cos ²(  i   )
[ ]
cos  cos ²i cos(  i   )
Kad 
sin(   ) sin(   )
[1  ]²
cos(  i   ) cos i

Figure 6.1 : l’angle α et i

Avec θ l’inclinaison de l’action sismique donnée par la relation suivante :


Kh
  a tan( )
1  Kv
Le coefficient d'accélération horizontale Kh est donné en fonction de coefficient
d'accélération Ao qui est définie comme la fraction de la constante gravitationnelle g subi
au cours d'un événement sismique.
Zones Ao
Zone 1 0.01
Zone 2 0.08
Zone 3 0.16
Tableau 6.1 : Coefficient d’accélération

Ao
Tel que à l’extérieur de mur : Kh = ;
2
Et à l’intérieur de mur : Kh = (1.45 – Ao)Ao.

III. Mur en terre armée


cos ²(  i   )
[ ]
cos  cos ²i cos(  i   )
On a Kad 
sin(   ) sin(   )
[1  ]²
cos(  i   ) cos i

Ao
Kh = Tanger est située dans la zone 3 (voir annexe 5 fiche N°1) ;
2
0.16
donc Kh = = 0.08
2

- 102 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Kh 0.08
  a tan( )  a tan( )  4.4
1  Kv 1  (0.08 * 0.5)

cos ²(39  4.4)


[ ]
cos 4.4 cos(39  4.4)
Donc Kad   0.27
sin(39  39) sin(39  4.4)
[1  ]²
cos(39  4.4)

Fγ = 0.5 Kaγ.γ. H² = 0.5 * 0.22 * 23*5² = 63.25 KN/m


Fγg = 0.5 Kad.(1 + 0.5.Kh).γ.H² = 0.5 * 0.27 *(1+0.5*0.08)* 23 * 5² = 80.7 KN/m
Fd = Fγg – Fγ = 80.7 – 63.25 = 17.45 KN/m
 Fdh = 17.45 cos39 = 13.6 KN/m
 Fdv = 17.45 sin39 = 11 KN/m

1. Stabilité externe :
 Stabilité au glissement :
(W  Fv  Fqv  q' Fdv ) tan 39
Sg   1.5
Fqh  Fh  Fdh

 Stabilité au renversement :
Mw / o  MFv  MFqv / o  Mq' / o  MFdv / o
Sg   1.5
MFqh / o  MF / o  MFdh / o

 Stabilité au poinçonnement :

3 max   min

4
N  W  Fqv  Fv  q' Fdv
L L L h h L h
Mg   Fqv  Fv  Fdv  Fh  Fqh  q' Fdh
2 2 2 3 2 2 2
N 6 Mg
 max  
L L²
N 6Mg
 min  
L L²
3 max   min
  q adm
4

- 103 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Le tableau suivant rassemble les résultats obtenus


H L W Fγ Fq Fd σ
Sg Sr
(m) (m) (KN/m) (KN/m) (KN/m) (KN/m) (KN/m²)
1 0.7 19.6 2.53 4.6 0.7 3.2 3.8 108.8
2 1.4 67.2 10.12 9.2 2.8 3.7 4.5 98.3
3 2.1 142.8 22.77 13.8 6.3 4 5 111.6
4 2.8 246.5 40.48 18.4 11.2 4.25 5.3 130.8
5 3.5 378.08 63.25 23 17.5 4.4 5.5 152.5
6 4.2 537.6 91.08 27.6 25.2 4.5 5.7 175.2
7 4.9 725.3 123.97 32.2 34.2 4.55 5.8 198.7
8 5.6 941 161.92 36.8 44.7 4.6 6.9 222.6
9 6.3 1184.5 205 41.4 56.6 4.65 6 246.8
10 7 1456.16 253 46 70 4.7 6 271.2
11 7.7 1755.7 306.13 50.6 84.6 4.7 6.1 295.7
12 8.4 2083.4 364.3 55.2 100.7 4.75 6.15 320.2
13 9.1 2439 427.6 59.8 118.2 4.77 6.2 345.2
Tableau 6.2 : Les résultats obtenus de stabilité externe pour différentes valeurs de la hauteur

2. Stabilité interne :
En stabilité interne on a : Kh = (1.45 – Ao)Ao = 0.2 => θ = 10.3°
cos ²( 'i   ) cos ²(36  0  10.3)
[ ] [ ]
cos  cos ²i cos( 'i   ) cos 10.3 cos ²0 cos(0  0  10.3)
Kad '    0.28
sin( ' ' ) sin( ' ) sin(36  0) sin(36  10.3)
[1  ]² [1  ]²
cos( 'i   ) cos i cos(0  10.3) cos 0

Il faut introduire la force dynamique dans le calcul de contraint vertical :

Rv ( z )
v  et σh = K.σv + 0.7q’
M ( z)
L2
Rv ( z )

z z
si z ≤ zo = 6m on a K ( z )  Ka '.' [1.6(1  ) ]
zo zo
Si z > zo = 6m on a K(z) = Kad’.Ω’
Les résultats obtenus pour quelques valeurs de H et Z de mur sont données dans la fiche N°2
de l’annexe 5.

- 104 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

IV. Mur en géogrille :

Ao 0.16
On a Kh =  = 0.08 => θ = 4.4°
2 2
cos ²(39  6  4.4)
[ ]
cos 4.4 cos(39  6  4.4)
Kad   0.22
Donc sin(39  39) sin(39  4.4)
[1  ]²
cos(39  6  4.4) cos 6

1 1
Fγ = 0.5Kaγ.γ.H² = 0.5 * 0.17 * 23 * 3² * = 17.8 KN/m
cos ²(6) cos ²(6)

1
Fγg = 0.5Kad.(1 + Kv).γ.H².
cos ²(6)

1
= 0.5 * 0.22 *(1 + 0.5*0.08) * 23 * 3² * = 23 KN/m
cos ²(6)

Fd = Fγg – Fγ = 5.2 KN/m


Fdh = 5.2 cos33 = 4.36 KN/m
Fdv = 5.2 sin 33 = 2.8 KN/m

1. Stabilité externe :
Le tableau suivant rassemble les résultats obtenus :
q' q Fq Fγ Fd W σ
H(m) L(m) Sg Sr
(N/m²) (N/m²) (KN/m) (KN/m) (KN/m) (KN/m) (KN/m²)
3 8 20 40 23,6 17,8 6,2 434,43 9,34 38,5 62,3
3 2,4 40 40 23,6 17,8 6,2 132 3,6 5,25 83,1
1 8 20 40 7,84 1,98 0,7 144,81 15,6 155 36
2 8 20 40 15,68 7,92 2,7 289,62 11,8 66,2 62,5
3 8 20 40 23,52 17,8 6,2 434,43 9,34 38,5 86,1
3 2,4 20 60 35,5 17,8 6,2 132 3 4,3 78,5
3 2,4 40 40 23,6 17,8 6,2 132 3,6 5,14 264,2
Tableau 6.3 : Les résultats obtenus de stabilité externe de différents cas possible

- 105 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

2. Stabilité interne :
En stabilité interne on a : Kh = (1.45 – Ao)Ao = 0.2 => θ = 10.3°
cos ²( 'i   ) cos ²(33  6  10.3)
[ ] [ ]
cos  cos ²i cos( 'i   ) cos 10.3 cos ²6 cos(0  6  10.3)
Kad '    0.37
sin( ' ' ) sin( ' ) sin(33  0) sin(33  10.3)
[1  ]² [1  ]²
cos( 'i   ) cos i cos(6  10.3) cos 6

On aura donc :
Tm = (γ’.Z.Kad’+ q’.K).Sv
Fw = 0.667*[0.5(Ph1 + Ph2) + Pqh]dh
Avec Ph1 = γ’.Kad’.d1.cosϕ’
Ph2 = γ’Kad’.d2.cosϕ’
Pqh = q’.K.cosϕ’
Tu
Sr  n
Fa   Tmi
i 1

1 1
Fa = 0.5Kad’.γ’.Z². + q’.K.Z.
cos 6 cos 6

Le tableau suivant rassemble les résultats obtenus :


q' LTDS Tm
N° de lit Z(m) L(m) Frt/Tm Tu/Fw Sr
(KN/m²) (KN/m) (KN/m)
1 2,6 8 20 19 8.9 50.65 2.57 2.8
3 1,8 8 20 19 6.8 36.13 3.25 3.65
5 1 8 20 19 4.6 21.2 4.5 5.3
7 0,4 8 20 19 3 9.3 6.67 4.5
1 2,6 2,4 20 19 8.9 15.2 2.57 2.8
3 1,8 2,4 20 19 6.8 10.8 3.25 3.65
5 1 2,4 20 19 4.6 6.35 4.5 5.3
7 0,4 2,4 20 19 3 2.7 6.67 4.5
1 2,6 2,4 40 19 10.9 16.11 2.1 2.3
3 1,8 2,4 40 19 8.8 11.5 2.5 2.8
5 1 2,4 40 19 6.66 6.8 3.17 3.66
7 0,4 2,4 40 19 5 2.9 4 2.5
Tableau 6.3 : Les résultats obtenus de stabilité interne de différentes valeurs de la hauteur

- 106 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Conclusion
L’ensemble des paramètres géotechniques, géométriques et environnementaux que j’ai
pris en considération dans ce travail m’a permet de bien dimensionner et de bien vérifier
la stabilité de la construction à fin de répondre aux normes et aux exigences de maitre
d’ouvrages.

Les travaux réalisés dans cette mémoire me permettent de réaliser les taches principales
d’un ingénieur d’étude en génie civil qui s’occupe de la conception, le
dimensionnement et la vérification à fin de faciliter mon insertion dans le monde de
travail et de compléter ma formation et d’enrichir mes connaissances.

- 107 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Les annexes

- 108 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Annexe 1

- 109 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

- 110 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

- 111 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

- 112 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

- 113 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

- 114 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

- 115 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Annexe 2
Fiche N°1 : les éléments d’axe en plan de variante 1

- 116 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Fiche N°2 : les éléments d’axe en plan de variante 2

Fiche N°3 : Les éléments de profil en long de variante 1

- 117 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Fiche N°4 : Les éléments de profil en long de variante 2

Fiche N°5 : devers par profil de variante 1

- 118 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Annexe 3
Résultats de stabilité interne obtenus pour quelques
valeurs de H et Z de mur en terre armée
H Z L σv σh Tm Tp σvx
Rk /γmt RpK/γmt Rf/γmf
(m) (m) (m) (KN/m²) (KN/m²) (KN/m) (KN/m) (KN/m²)
0,8 2,1 106,3 67,3 53,8 53,8 90.1 4242,5 191,7 68,6
3
1,8 2,1 111 67,5 54 54 90.1 4242,5 544,3 340,8
3,6 2,8 157,6 78,5 62,8 62,8 90.1 4242,5 63,2 101,7
4 2 2,8 118,6 68,8 55 55 90.1 4242,5 326,2 291,7
0,8 2,8 103,2 65,8 52,6 52,6 90.1 4242,5 148,8 53,23
4,6 3,5 181,2 82,16 65,7 65,7 90.1 4242,5 111 228,1
5 3 3,5 141 74,7 60 60 90.1 4242,5 612 821
1 3,5 105,2 66 52,8 52,8 90.1 4242,5 144,6 64,7
5,6 4,2 206,7 85 68 68 90.1 4242,5 161,3 404
6 3,2 4,2 148 76,5 61,2 61,2 90.1 4242,5 345,6 494,5
1 4,2 110,5 68,7 55 55 90.1 4242,5 143,4 64,1
6,6 4,9 233,2 91 70 70 90.1 4242,5 214,5 633,2
7 4,2 4,9 174,5 82 65,6 65,6 90.1 4242,5 492,1 924,3
1 4,9 118 72,3 58 58 90.1 4242,5 147,4 66
6 5,6 260,3 100 69 69 90.1 4242,5 270,3 918,8
8 4,4 5,6 183 84 67,2 67,2 90.1 4242,5 408,2 803,2
1 5,6 126,5 76,6 61,3 61,3 90.1 4242,5 154,5 69
8 6,3 287,7 109 72.2 72.2 90.1 4242,5 328,6 1264
9 4,6 6,3 192 86,2 69 69 90.1 4242,5 380,2 782
1 6,3 136,5 81,5 65,2 65,2 90.1 4242,5 163,5 73
8 7 315,5 118,2 74 74 90.1 4242,5 389 1670
10 5,6 7 220 89,5 68 68 90.1 4242,5 481 1204
1 7 147 87 59 59 90.1 4242,5 174 77,7

- 119 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Annexe 4
Fiche N°1 : Les classes de sols

- 120 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Fiche N°2 : les conditions d’utilisation de remblai de


couche de forme pour une hauteur < 10m

Classe Etat Condition météorologique Condition d’utilisation

Ni pluie ni évaporation important Compactage faible


h Compactage moyen
Evaporation important Réglage : Couche minces (20 à 30 cm)
Réduction de la teneur en eau par aération
B41 Extraction en couche (0.1 à 0.3 m)
m Pluie faible Compactage moyen
Extraction frontale (pour un front de taille > 1 à 2m)
Ni pluie ni évaporation important Compactage intense
s Evaporation important Compactage intense
Arrosage par maintien de l’état
m Pluie faible Compactage moyen
Extraction frontale (pour un front de taille > 1 à 2m)
Compactage intense
C1B5 s Pluie faible Couche minces (20 à 30 cm)
Extraction en couche (0.1 à 0.3 m)
Evaporation important Compactage intense
Arrosage par maintien de l’état
h Ni pluie ni évaporation important Compactage faible
m Pluie faible Compactage moyen
C1B4 Evaporation important Compactage intense
s Arrosage par maintien de l’état
Ni pluie ni évaporation important Compactage intense
h Ni pluie ni évaporation important Compactage moyen
Ni pluie ni évaporation important Compactage intense
C2B2 s Compactage intense
Evaporation important Réglage : couche moyennes (30 à 50 cm)
Arrosage par maintien de l’état
h Ni pluie ni évaporation important Compactage moyen
Ni pluie ni évaporation important Compactage intense
C2B4 s Compactage intense
Evaporation important Réglage : couche moyennes (30 à 50 cm)
Arrosage par maintien de l’état

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Annexe 5
Fiche N°1 : Zonage sismique au Maroc

- 122 -
L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Fiche N°2 : Résultats de stabilité interne en étude


dynamique obtenus pour quelques valeurs de H et Z de
mur en terre armée

H Z L σv σh Tm Tp σvx
Rk /γmt RpK/γmt Rf/γmf
(m) (m) (m) (KN/m²) (KN/m²) (KN/m) (KN/m) (KN/m)
0,8 2,1 124,8 76,6 61,3 61,3 90,1 4242,5 262,1 93,77
3
1 2,1 123,5 75,14 60,12 60,12 90,1 4242,5 331,3 148
3,6 2,8 177 86,3 69,12 69,12 90,1 4242,5 54,5 87,7
4 1,8 2,8 132,6 76,13 60,9 60,9 90,1 4242,5 428,8 345,2
0,8 2,8 125,3 76,8 61,5 61,5 90,1 4242,5 195,16 69,8
4,6 3,5 203,7 90,65 72,5 72,5 90,1 4242,5 101,5 208,7
5 3 3,5 162,3 83,6 67 67 90,1 4242,5 97,3 130,5
1 3,5 129,5 78 62,5 62,5 90,1 4242,5 190,3 85
5,6 4,2 232,7 93,8 75 75 90,1 4242,5 151,2 378,6
6 3,2 4,2 171,5 86,5 69,13 69,13 90,1 4242,5 601,7 861
1 4,2 139,3 83 66,35 66,35 90,1 4242,5 191 85,4
6,6 4,9 262,7 100,7 80,6 80,6 90,1 4242,5 203,8 601,5
7 4,2 4,9 201,2 92,3 73,8 73,8 90,1 4242,5 205,5 385,8
1 4,9 151,6 89 71,2 71,2 90,1 4242,5 199 89
6 5,6 252,2 97,2 81 81 90,1 4242,5 261,5 701,4
8 4,4 5,6 212,4 95,3 76,2 76,2 90,1 4242,5 657,7 1294,2
1 5,6 165,7 96 76,8 76,8 90,1 4242,5 211,5 94,6
8 6,3 309 116 85,2 85,2 90,1 4242,5 317,8 1137
9 4,6 6,3 224,2 98,4 78,7 78,7 90,1 4242,5 546,8 1124
1 6,3 181,5 103,8 83 83 90,1 4242,5 226,8 101,5
9 7 340,5 126,3 89 89 90,1 4242,5 378,2 1521,8
10 5,6 7 255,4 101,6 81,3 81,3 90,1 4242,5 755,3 1891,5
1 7 798,7 112,4 89,8 89,8 90,1 4242,5 755,4 1891,5

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L’utilisation de sol renforcé en mur de soutènement

Références bibliographiques
 Catalogue des structures types de chaussées neuves de Maroc édition 1995 ;

 Instructions sur les caractéristiques géométriques des routes de rase compagne


ICGRRC édition 1995 ;

 Support de travaux pratiques en conception géométriques des routes : application sur


logiciel PISTE (Institut Supérieur des Sciences Appliquées de Technologie de Gabes
Tunisie) ;

 Les ouvrages en terre armée : recommandations et règles de l’art de SETRA édition


1979 ;

 Cours de terre armée de Philippe Reiffsteck LCPC ;

 Conception et calcul des murs de soutènement en terre armée de Malorie Jacquelin


ISBTP ;

 Conception et calcul des structures Henry Thomier Tome 5 ;

 Norme français NF P 94-220 : Ouvrages en sols renforcés par armatures ou nappes


peu extensibles et souples édition 1998 ;

 Guide technique de réalisation des remblais et des couches de forme de SETRA et


LCPC édition 2000 ;

 Allan Block Engineering Manual : AB Retaining Walls ;

 Fiche technique d’utilisation d’Allan Block ;

 Fiche technique de géogrille de FORTRAC ;

 Fiche techniqhe d’utilisation Tensar.

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