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Science économique I – Croissance, fluctuations et crises

1.2 – Comment expliquer l’instabilité de la


Acquis de première : inflation, chômage, demande croissance ?
globale
Notions : Fluctuations économiques, crise 122 – Les déterminants des fluctuations économiques
économique, désinflation, croissance potentielle,
dépression, déflation.
Fiche1222– Les déterminants endogènes :
Le cycle du crédit

Activité – La crise des subprimes,


déterminant de la crise de 2007

Objectifs :
 mettre en évidence les différentes périodes du cycle du crédit
 application à la crise de 2007

Documents statistiques à utiliser tout au long de l’activité


Document 1:

Source : Natixis, la prolongation dans le temps des périodes d’expansion, pourquoi ?, Novembre 2017
Document 2 :

Source : Natixis, la prolongation dans le temps des périodes d’expansion, pourquoi ?, Novembre 2017
Document 3 : Evolution de l’endettement des ménages entre 2000 et 2012, en % du PIB

Source : SANDRA MOATTI ,La crise de 2007, une tragédie en quatre actes, Alternatives économiques,09/08/2017

Document 4 : Evolution des prix immobiliers entre 2000 et 2011, base 100 au 1er trimestre 2000
Source : SANDRA MOATTI ,La crise de 2007, une tragédie en quatre actes, Alternatives économiques,09/08/2017
 L’expansion : 2000-2007
 Les déterminants de l’expansion
Document 5 :
La décennie 2000 est celle du crédit bon marché, aux Etats-Unis, mais aussi dans toute une partie de l’Europe. Aux
Etats-Unis, pour contrer les effets de l’éclatement de la bulle Internet, la Fed, la banque centrale américaine, sous
l’impulsion d’Alan Greenspan, avait très fortement abaissé le loyer de l’argent, une politique de taux bas qu’elle a
poursuivie jusqu’en 2004. Ce choix a dopé le crédit aux ménages et épargné à l’Amérique une récession sévère. Mais
au prix d’une bulle plus ravageuse encore que la précédente.
Source : SANDRA MOATTI ,La crise de 2007, une tragédie en quatre actes, Alternatives économiques,09/08/2017
Questions :
1. Quel est le niveau du taux de croissance américain au début des années 2000 ? Quelle en est l’explication ?
- Le taux de croissance du PIB en valeur aux États-Unis est faible : autour de 2,5 %.
- Cela s’explique par l’éclatement de la bulle Internet au début des années 2000
2. Que fait donc la Fed ? Prenez des chiffres précis.
Pour relancer l’économie : inciter les ménages et les entreprises à investir, la Fed diminue les taux d’intérêt : entre
2002 et 2004, les taux d’intérêt de la Fed sont divisés par 2 : de deux à 4 %

Document 6 :
A:
Tout commence dans les années 2000 aux Etats-Unis. Des millions de ménages modestes y contractent des emprunts à
taux variables (les subprimes), gagés sur la valeur de biens immobiliers, grâce à des sociétés de crédit peu regardantes
sur la capacité de ces ménages à rembourser.
Source : Mathilde Damgé,Le 9 août 2007, le début de la crise des « subprimes », Les Décodeurs, Le Monde
09.08.2017
B:
Destinés à des foyers aux revenus précaires, ces prêts immobiliers dit "à risques" prévoyaient
des taux d'intérêt généralement bas et fixes pendant les deux premières années, puis
variables au cours du temps. Ils ont permis à de nombreux Américains d'accéder à la
propriété dans les années 2000, créant une bulle immobilière.
Source : Subprime": des prêts à l'origine de la crise financière, Le Parisen, 23 décembre 2016
Questions :
1. Quels sont les ménages qui ont des crédits subprimes? Dans quel but ?
Ce sont les ménages à faible revenu est instables qui vont contracter des crédits subprimes. Elle se. Leur objectif est de
permettre à tous les Américains d’accéder à la propriété.
2. Comment fonctionnent-t-ils ?
- Les taux d’intérêt sont d’abord fixes et bas pendant deux ans ; ensuite ils deviennent variables, c’est-à-dire
qu’ils évoluent en même temps que les taux d’intérêt de la Fed. Si les taux d’intérêt de la Fed augmentent les
taux pour les emprunteurs vont augmenter
- les emprunts sont gagés sur la valeur de la maison. Quand une bulle immobilière se crée, augmentant la valeur
des maisons, automatiquement la capacité de remboursement de ces ménages américains augmente
3. Pourquoi les ménages pauvres américains acceptent-t-ils de s’endetter pour acheter des maisons ?
En période d’expansion, ces crédits apparaissent sans risque :
- les taux d’intérêt sont bas
- les ménages américains ont l’impression de s’enrichir, puisque la valeur de leurs maisons augmente avec la
création de la bulle immobilière
- une partie des Américains pauvres n’a pas réellement compris le fonctionnement de ces crédits

 créent une bulle immobilière


Selon notre analyse, les prix de l’immobilier étaient surévalués de près de 30 % 2006.(..) À partir de 1992, pour
encourager l'accès à la propriété, les gouvernements américains ont progressivement assoupli la régulation sur le crédit
hypothécaire (…) En outre, le développement de prêts hypothécaires atypiques a donné aux prêteurs des possibilités
de proposer des crédits «attractifs» (du moins à première vue) à des ménages offrant peu de garanties financières.
Enfin, le recours à la titrisation a permis aux prêteurs de se décharger au moins en partie des risques associés à ces
crédits. Les anticipations de variations des prix de l'immobilier jouent un rôle important dans un marché où les acteurs
sont majoritairement des particuliers . En effet, l'immobilier a été vu comme une valeur refuge après la crise boursière
de 2001, notamment en raison de l’idée répandue selon laquelle les prix de l'immobilier ne pouvaient pas baisser aux
États-Unis (de fait, les prix nominaux n'avaient pas diminué depuis la Seconde Guerre mondiale). C’est dans ce
contexte que les achats réalisés dans un but spéculatif ont pris de l'importance (selon Morgan Stanley, 15% des achats
en 2004, contre 5% en moyenne à long terme ). Les anticipations de hausses de prix ont encouragé les prêteurs à
assouplir les conditions de crédit, en supposant qu’en cas de difficultés pour rembourser, un ménage pouvait toujours
revendre son bien.
Source :Trésor éco, Éclatement de la bulle sur le marché immobilier américain, n° 40 Juillet 2008
Questions :
1. Quelles conséquences a le développement des crédits subprimes sur le taux d’endettement des ménages aux
États-Unis entre 2000 et 2007 ?
Le taux d’endettement des ménages par rapport au PIB a été multiplié par 1,5 entre 2000 et 2007 : il passe de 80 à 120
% du PIB.
2. Comment évoluent les prix de l’immobilier aux États-Unis entre 2000 et 2007 ?
Les prix de l’immobilier ont été multipliés par deux entre 2000 et 2006
3. En quoi cette évolution s’explique par les caractéristiques mêmes des crédits subprimes
L’augmentation des prix de l’immobilier s’explique par l’augmentation des achats de biens immobiliers. Ceci dépende
de l’octroi des crédits subprimes :
- les ménages américains aux revenus précaires peuvent avoir accès à des financements pour acheter leur
maison
- les banques sont prêtes à accorder des crédits à des ménages aux capacités de remboursement faible, car grâce
à la titrisation, elles vont se débarrasser des créances douteuses
4. Pourquoi parle-t-on de bulle immobilière ? Montrer les mécanismes de la constitution de cette bulle.
On parle de bulle immobilière, car les prix de l’immobilier ne reflètent pas la valeur réelle des actifs. Ils auraient été
surévalués de près de 30 % en 2006.
Il y a bulle, car l’augmentation des prix de l’immobilier est entretenue. Après la crise boursière de 2000, les
épargnants ont cherché une valeur refuge. Pour eux, c’était l’immobilier, car depuis la seconde guerre mondiale les
prix immobiliers n’avaient pas baissé. La demande de biens immobiliers augmente, les achats ne sont pas seulement
pour acquérir son propre logement, mais de manière spéculative : l’objectif est de faire de profit en revendant le bien
plus cher. Comme la demande augmente, les prix augmentent, ce qui incite les individus à acheter davantage. C’est le
cas pour les ménages pauvres : les banques sont prêtes à accorder des prêts même si les conditions de remboursement
ne sont pas réunies, car elles se feront rembourser par la vente de la maison ;de même la spéculation s’accroît : en
achetant une maison aujourd’hui, on la vendra plus cher demain

5. En quoi le boom immobilier génère-t-il une croissance économique ?


- illustration : le taux de croissance du PIB en valeur est quasiment multiplié par 3:2,5 % en 2002 à 7 % en
2006
- explications :
o effets d’offre :comme la demande d’immobiliers augmente, les entreprises de construction voient leur
activité augmentée. Elles embauchent, font travailler leur fournisseur. L’augmentation de l’activité de
la construction entraîne donc le reste de l’économie.
o Effet de demande : les ménages américains ont l’impression d’être plus riches. Les ménages qui ont
emprunté pour acquérir leur maison voient la valeur de leurs maisons augmenter ; les spéculateurs
considèrent comme réelle l’ augmentation virtuelle de leur patrimoine. Les ménages américains
achètent donc davantage

 Le retournement : 2007
Document 7 :
Mais quand la Banque centrale américaine relève progressivement ses taux de 1% en 2004 à plus de 5% en 2006, pour
tenir compte de l'évolution de l'inflation et de la croissance américaine, les taux d'emprunt suivent. La fièvre qui s'était
emparée du marché de l'immobilier redescend, et la valeur des biens chute.
Source : Subprime": des prêts à l'origine de la crise financière, Le Parisen, 23 décembre 2016
Questions :
1. Quelles sont les conséquences négatives de ce boom immobilier ?
- Argument : ce boom immobilier entraîne une accélération de l’inflation
- illustration : le taux d’inflation était de 1,2 % 2003, il passe à 2,5 % en 2007
- explications : comme la demande augmente, la demande devient supérieure à l’offre, les prix augmentent
o c’est d’abord vrai pour le marchés de l’immobilier
o elle se transmet au marché la construction : comme la demande de maison augmente, la production
augmente, ce qui génère des tensions inflationnistes sur les matières premières d’aujourd’hui
o puis sur l’ensemble des marchés : les ménages américains sont plus riches, leurs achats augmentent
je
2. Quelle est donc la stratégie de la Fed pour lutter contre cette inflation ? Prenez des statistiques précises
Pour lutter contre l’inflation, la Fed augmente les taux d’intérêt : ils sont multipliés par cinq, les taux passent de 1 %
2004 à plus de 5 % en 2006

Document 8 :
La hausse de 10 ans j’ai s taux d'intérêt directeurs de la Réserve fédérale (Fed) a entraîné celle des taux des crédits
immobiliers outre-Atlantique. En effet, confrontées à un coût de l'argent plus élevé pour financer leurs besoins, les
banques ont répercuté ces conditions plus sévères sur leur clientèle.
Parallèlement, l'assèchement de la demande de biens immobiliers a tiré les prix de ces derniers vers le bas, entraînant
du même coup une diminution de "l'effet richesse" des ménages - la valeur de leurs appartements et maisons ayant
baissé, leur richesse potentielle s'est en effet amoindrie. La conjonction de ces deux évolutions défavorables a conduit
à une hausse des défauts de paiement voire, dans certains cas, des situations d'insolvabilité de foyers. L'impossibilité
de rembourser leurs prêts dans laquelle se trouvent ces ménages pèse sur des établissements de crédit spécialisés
comme New Century, numéro deux du "subprime" américain confronté à de graves difficultés financières.
Source : "Subprime" : explications d'une crise, Les échos , 26/12/07
Questions :
1. Mettez en évidence les répercussions de la décision de la Fed :
 sur les taux d’intérêt des banques :
- argument : le taux d’intérêt des banques augmente
- illustration. les taux d’intérêt des emprunts d’État passent de 3 % 2003 à près de 6 % 2007
- explications : les banques se refinancent auprès de la Fed ; si le taux d’intérêt de la Fed augmente, le coût du f
de refinancement augmente, les banques commerciales sont donc obligées de transmettre cette hausse du coût
à leurs clients
 sur la demande de de biens immobiliers
- argument : la demande de biens immobiliers diminue
- illustration : entre 2006 et 2012 le taux d’endettement des ménages en pourcentage PIB est divisé par 1,2 ; il
passe de 1 % du PIB à 100 % du PIB
- explications : comme les taux d’intérêt augmentent, il est plus difficile d’emprunter pour acquérir des maisons
 sur les prix de l’immobilier :
- argument : les prix diminuent
- illustration : les prix ont baissé de 30 % : le coefficient multiplicateur est égal à 07 ( 140/200)
- explications :l’augmentation des taux d’intérêt entraîne une augmentation du coût d’emprunt pour les ménages
qui ont emprunté à taux variables. Il y a donc une augmentation des défauts de paiement, une augmentation des
saisies des maisons qui entraînent une augmentation de l’offre de maisons sur le marché. L’offre est donc
supérieure à la demande qui a baissé, les prix doivent baisser

Document 9 :
A
Cette offre d’actifs « sans risque », c’est le système financier américain qui va la créer. Grâce à un ensemble de
techniques financières et à la complicité des agences de notation, ces alchimistes du risque réalisent des prodiges : ils
transforment des crédits à des ménages en situation financière précaire en des titres de dette aussi bien notés que les
obligations des Etats les plus solides. Ce faisant, tout un pan faiblement régulé du système bancaire – banques
d’affaires, fonds spéculatifs et autres véhicules spéciaux –, jouant sur des effets de levier toujours plus importants,
engrange des profits mirifiques avec la bénédiction des autorités de régulation
Source : SANDRA MOATTI ,La crise de 2007, une tragédie en quatre actes, Alternatives économiques,09/08/2017
B:
On connait la suite, leur diffusion dans les circuits financiers, les mélanges avec de "bons" crédits et la création de
titres sophistiqués adossés aux mille-feuilles ainsi créés. Les crédits douteux sont devenus toxiques, car faute de
pouvoir les localiser avec exactitude, on les a crus partout. La crise de confiance est née de leur intraçabilité,
entrainant le blocage du système bancaire au niveau mondial.
Source : ALAIN LEMASSON ,Titrisation et subprimes, l'histoire vraie , Les échos 04/04/2014
Questions :
1. Qu’est-ce que la titrisation ?
On transforme des créances, en théorie liquide et de faible qualité car ce sont des prix accordés à des ménages qui ont
des difficultés à rembourser en des actifs échangeables et diagnostic
2. En quoi la titrisation est-elle responsable de l’importance de la crise ?
- Les banques accordent des crédits à des ménages potentiellement défaillants sans difficulté, car elles savent
qu’elles se débarrasseront des créances dans les titres. Elles ne subiront donc pas les risques de non-paiement.
Il y a donc une irresponsabilité des banques
- ces titres sont achetés par des agents qui ne savent pas réellement ce qu’ils contiennent. En effet les créances
douteuses sont mélangés avec des titres de qualité, ils sont donc bien notés par les agences de notation. Les
épargnants croyaient acheter des actifs sans risque ; c’est le contraire

 la diffusion vers l’économie réelle : à partir de 2008


Document 10 :
A:

Source : Les mécanismes de la contagion, Le Monde.fr | 13.10.2008


B:
Les subprimes n'étaient pas détenus que par des établissements financiers américains. Les banques européennes
avaient elle aussi investi dans ces placements juteux. BNP Paribas annonce par exemple en août qu'elle gèle trois
fonds composés de titres adossés aux subprimes, pour deux milliards d'euros. Le montant n'est pas colossal, mais
là encore, la confiance est entamée. Pour restaurer leurs ratios de solvabilité, les banques restreignent l'accès au
crédit, ce qui se répercute sur l'économie réelle: les ménages doivent réduire leur consommation et les entreprises
ont plus de difficultés à investir. L'interdépendance des économies via le commerce mondial fait le reste. En
l’espace de quelques mois, la crise dépasse le cadre financier pour toucher l’économie dite « réelle ». La crise des
subprimes se mue en crise généralisée du crédit. Tout le système financier commence à se gripper ; les banques ne se
prêtent plus entre elles et ne prêtent plus aux entreprises.
Source : Marie Bartnik, Comprendre la crise des subprimes en quatre questions simples ? Le Figaro, 04/05/2016
C:
Autre conséquence, le repli des investisseurs vers des valeurs considérées moins risquées : les matières premières,
dont les cours s’embrasent. En 2008, l’indice FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations, qui
mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de denrées alimentaires) grimpe en un an de 50 %,
et même de 87 % pour les céréales, provoquant une vague d’émeutes de la faim.
L’envolée des prix des matières premières affecte directement les industriels et les consommateurs tout en stimulant
l’inflation… ou plus exactement la stagflation, combinaison d’inflation et de stagnation de la croissance. Un
phénomène apparu dans les années 1970 après le premier choc pétrolier, qui menace à nouveau les économies
occidentales.
Source : Mathilde Damgé,Le 9 août 2007, le début de la crise des « subprimes », Les Décodeurs, Le Monde
09.08.2017
Questions :
1. Quelles sont les conséquences de la crise immobilière aux États-Unis sur le PIB et sur les prix ?
- Il y a d’abord un ralentissement de la croissance entre 2006 et 2007, le taux de croissance passe de 6 % à 0,5
%
- à partir de 2007 c’est la récession : le PIB en valeur diminue. En 2009 il diminue de près de 4 %
2. Par quel mécanisme la crise immobilière se propage à l’économie réelle américaine ?
- Les effets sur l’offre :
 les banques sont soumises à des défauts de paiement ; elles ont alors du mal à récupérer leurs créances. Leur
solvabilité diminue. Pour restaurer leurs ratios de solvabilité, les banques réduisent l’accès au crédit. Elles en
accordent moins, avec des conditions très restrictives.
 Les entreprises ne peuvent donc plus investir ; leur compétitivité risque de diminuer. Leur production ralentit
voire baisse
- les effets sur la demande :
 la restriction du crédit génère une diminution de la demande d’actifs immobiliers de la part des ménages
 les ménages qui avaient acheté des titres voient la valeur de ceux-ci baisser. Leurs revenus diminuent, ils
réduisent leur consommation
- un effet cumulatif se crée alors : la baisse de la demande génère une réduction des prix. La rentabilité des
entreprises diminue alors, elles réduisent leur production, licencient, ce qui augmente le chômage. Comme le
revenu des chômeurs diminue, ils consomment moins ce qui génère une nouvelle baisse de la production,
3. Comment la crise économique américaine se propage-t-elle au niveau international ?
La mondialisation des économies explique la propagation de la crise économique américaine au reste du monde,
d’autant plus que les États-Unis sont une des premières économies mondiales
- les échanges internationaux de biens et services : la baisse de la demande de produits américains entraîne une
diminution des importations américaines venant de l’étranger. Cela impacte alors les entreprises du reste du monde.
Le ralentissement de la production entraîne alors une augmentation du chômage dans les autres pays du monde
la mondialisation financière : les banques européennes avaient aussi investi dans ces crédits subprimes. Elle
connaissent elles aussi des difficultés financières ; elles vont aussi restreindre les crédits à leurs clients nationaux. Cela
entraîne alors une réduction d’investissements.
- La spéculation internationale : les investisseurs cherchent alors de nouveaux placements plus moins risqués.
Ils se tournent vers les produits réels comme les matières premières ou alimentaires. Cela entraîne alors une
augmentation du prix des matières premières. Cette augmentation du prix des matières premières entraîne
alors une augmentation du coût de production pour les entreprises.

 Une sortie automatique de la crise ?


Document 11 :
Pour pallier les défaillances des acteurs privés, les pouvoirs publics ont joué tous les rôles : prêteur, actionnaire,
garant, consommateur, investisseur... Les banques centrales ont fourni de la liquidité aux banques de manière
quasiment illimitée, injectant certains jours des centaines de milliards de dollars dans le marché interbancaire. Elles
ont allongé la durée de leurs prêts aux banques, élargi la gamme de titres acceptés en garantie et même acheté
directement des titres de dettes pour soutenir les marchés. La Fed a ainsi acquis 1 500 milliards de titres obligataires
privés et publics dès 2009. La Banque centrale européenne (BCE) s’y est mise plus tardivement et – dans un premier
temps – plus modestement. A travers toutes ces opérations, elles se sont chargées des dettes dont les acteurs privés ne
voulaient plus.
Les finances publiques ont, elles aussi, encaissé une partie du choc. En 2011, les dettes publiques des pays avancés
atteignent en moyenne 100 % du PIB, 30 points de plus que quatre ans auparavant ! Une partie de ce gonflement est
imputable au sauvetage des banques. Selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI), les soutiens au
secteur financier avaient coûté rien que jusqu’en 2012 environ 5 % de leur PIB aux pays avancés, déduction faite des
sommes déjà remboursées. Certains pays ont cependant payé un prix nettement plus fort pour les folies de leurs
banques : l’équivalent de 40 % du PIB en Irlande ! Encore ne s’agit-il là que des sommes dépensées jusqu’à présent,
sans compter les garanties apportées par les Etats sur les titres émis par les établissements financiers ni les nouvelles
injections de capital public qui pourraient être nécessaires.
Source : SANDRA MOATTI ,La crise de 2007, une tragédie en quatre actes, Alternatives économiques,09/08/2017
B:
Comparant tous les épisodes du passé de crises financières, C. ROMER et D. ROMER montrent que l’ampleur du
recul de l’activité dans une crise financière dépend fortement de la capacité à utiliser de manière contracyclique les
politiques monétaire et budgétaire. Compte tenu du niveau présent des taux d’intérêt, des déficits et des dettes publics
dans les pays de l’OCDE, ceux-ci ne pourront pas avant longtemps utiliser de manière significative ces deux
politiques. Il faut donc s’attendre à ce que le recul de l’activité et de l’emploi soit très violent lors de la prochaine crise
Source : Flash économie, Personne n’a l’air de s’inquiéter de ce que les pays de l’OCDE ont perdu toute capacité
d’utilisation des politiques contracycliques, Natixis, novembre 2017
Questions :
1. Rappel du thème sur la crise de 2007 : quelles sont les différences en termes de durée et d’intensité entre la
crise de 2007 et celles de 1929 ?
La crise sur de 2007 a été moins longue et moins intense que la crise de 1929
2. Comment peut-on expliquer ?
Les pouvoirs publics ont mené des politiques contra cycliques pour lutter contre l’ampleur de la crise :
- au niveau de l’offre : les pouvoirs publics ont soutenu l’activité en facilitant l’accès au crédit
o elles ont soutenu les banques
o elles ont injecté des milliards de dollars
- au niveau de la demande : la demande publique à compenser en partie la baisse la demande privée, ce qui s’est
traduit par une augmentation de la dette publique

3. Pourquoi faut-il craindre une éventuelle future crise ?


Le recul de l’activité lors d’une crise de l’utilisation de la politique monétaire et budgétaire. Or aujourd’hui les taux
d’intérêt sont déjà très bas et les déficits et des dettes publiques très élevées. S’il y avait une autre crise financière, les
pouvoirs publics ne pourraient donc pas utiliser ces deux outils ;

Grille d’autoévaluation

Critères de réussite A ECA NA


Maitrise des savoir - Lecture des taux de variation
faire
Maîtrise des savoirs -cycle du crédit