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1.

Introduction :

Cet ouvrage énonce les Règles de calcul des constructions en acier, dites Règles
CM 66, accompagnées de l'Additif 80.
Les Règles CM 66 concernent essentiellement les structures à barres constituées à
partir de pièces simples ou composées en profils laminés. Fondées sur le seul
comportement élastique de l'acier, elles ramènent les calculs de contraintes à une
contrainte de référence, dite contrainte de ruine, qui est la limite d'élasticité de l'acier
utilisé.
L'Additif 80 permet de tenir compte des découvertes faites dans la connaissance du
comportement des matériaux et des structures. Il introduit les notions de plasticité de
l'acier et d'états limites, ce qui permet de tirer parti des propriétés élasto-plastiques
de l'acier et d'alléger les structures. Il autorise ainsi le dépassement du seuil
d'élasticité et définit des méthodes de vérification prenant en compte la plastification
de l'acier.
Ces deux documents, réunis dans le présent ouvrage, réglementent la conception et
le calcul des constructions métalliques. Ils sont indispensables à toute personne qui
effectue des calculs de structures métalliques : ingénieurs de bureaux d'études,
techniciens, projeteurs, mais aussi enseignants ou étudiants en BTP, IUT ou écoles
d'ingénieurs.
Dans quelques années, ces Règles seront remplacées par l'Eurocode 3 - ENV
1993 Calcul des structures en acier.

Généralités :

Depuis 1993, la conception et le calcul des structures métalliques est régie par deux
normes, libre aux maîtres d'ouvrage ou aux maîtres d'oeuvre de choisir les règles de
calcul des constructions en acier, dites CM 66, associées à l'additif 80, ou l'Eurocode
3. Cependant ces dernières deviendront obligatoires d'ici quelques années et
remplaceront les premières. Ce guide va vous permettre de vous initier à ces règles
et de les comparer. Il deviendra un outil quotidien pour le calcul et la conception de
toutes vos structures métalliques.

Chaque point abordé fait l'objet d'un bref rappel théorique, suivi de la présentation
des formules et techniques habituelles de calcul le tout illustré par des exemples
numériques commentés - un passage de la théorie à la pratique particulièrement
didactique pour le lecteur.

De plus, chaque fois que cela est possible, ces méthodes de calcul sont
accompagnées de tableaux numériques et schémas synoptiques permettant un
calcul rapide.
- Présentation des règles CM 66 - additif 80 et de l'Eurocode 3 : unités, systèmes de
repérage, notations, caractéristiques des aciers normalisés...

- Rappel de mécanique et de résistance des matériaux indispensables : définitions,


aires des sections planes, calculs des moments d'inerte, rayons de giration, module
formulairede base, actions, classification des sections...

- Calcul de la résistance des sections transversales et dimensionnement des poutres


fléchies sous effort axial de compression, sous moment fléchissant, effort tranchant,
flexion déviée...performance, rendement classe d'une section.

- Calcul des assemblages boulonnés et des assemblages soudés : dispositions


constructives, dimensionnement des boulons ordinaires, des boulons précontraints,
Cordons Frontaux, latéraux, obliques.

- Prise en compte des phénomènes d'instabilité élastique : rappels théoriques et


vérifications réglementaires liés au Flambement au déversement et au voilement.

- Dimensionnement des composants de base d'un bâtiment : pannes, traverses,


poteaux, lisses de bardages et planchers mixtes.

Présentation et objectifs deCM66 et


additif80 :
• CM 66 et ADDITIF 80 :
CM 66 est un ouvrage qui énonce les règles de calcul des constructions en acier,
dites règles CM 66, accompagnées de l'Additif 80. Les Règles CM 66 concernent
essentiellement les structures à barres constituées à partir de pièces simples ou
composées de profils laminés. En prenant uniquement en compte le
comportement élastique de l'acier, elles ramènent les calculs de contraintes à une
contrainte de référence, dite contrainte de ruine, qui est la limite d'élasticité de
l'acier utilisé. L'Additif 80 introduit les notions de plasticité de l'acier et d'états
limites (ELU et ELS), ce qui permet de tirer parti des propriétés élasto-plastiques
de l'acier et d'alléger les structures. Cela signifie que le dépassement du seuil
d'élasticité est autorisé et que l’additif 80 permet de définir des méthodes de
vérification prenant en compte la plastification de l'acier. Ces deux documents
réglementent donc la conception et le calcul des constructions métalliques.

Objectif :
Les règles CM66 ont pour but de codifier les méthodes de calcul applicables à
l'étude des projets de construction en acier. L'application de ces règles conduit pour
les différents éléments des constructions à un degré de sécurité sensiblement
homogène pour les différents modes de sollicitations et les différents types de
constructions. On pourra utiliser d'autres méthodes de vérification de la stabilité et de
détermination des sections que celles indiquées dans les règles, s'il est justifié
qu'elles donnent une sécurité au moins égale. Cette justification est déjà apportée
pour les formules enveloppes ou approchées données en annexe aux présentes
règles.

Les efforts à prendre en compte dans les normes P22-4xx relatives à la construction
métallique résultent de l'application du chapitre 1 du DTU P22-701 "Règles de calcul
des constructions en acier", dites CM66 ou du chapitre 1 du fascicule 61 titre V
"conception et calcul des ponts et constructions metalliques en acier".

Les règles de conception s'appliquent à la construction, au renforcement ou à la


réparation des ouvrages en acier, fixes ou mobiles, inclus dans une opération de
bâtiment, de génie civil, de travaux publics, d'aménagement et d'équipement,
soumis, entre autres, à des charges d'origine climatique, hydraulique ou marine.
Le cahier des clauses techniques générales ou le cahier des clauses techniques
particulières ou la lettre d'engagement précisent, complètent ou modifient ces
prescriptions, lorsque les ouvrages sont soumis à des règles de sécurité particulières
ou lorsque les conditions sont telles qu'il y a lieu d'envisager des risques spécifiques.

Domaine de validité
Les règles s'appliquent à toutes des constructions en acier, à l'exception de celles
pour lesquelles un règlement particulier est imposé.

L'additif 80 complète les règles CM de décembre 1966. En pratique, la justification


selon l'Eurocode 3 sera préférée à celle de l'additif 80.
règles de calcul des constructions en éléments à parois
minces en acier
Ces règles de calcul sont destinées à adapter aux constructions légères en acier
comportant des éléments aux parois particulièrement minces les règles de calcul
applicables aux constructions en acier en général. Elles s'appliquent aux
constructions légères en acier réalisées à partir d'éléments formés à froid, à chaud et
d'éléments constitués par soudage.

construction métallique, assemblage rivés


La norme a pour objet de définir les conditions à respecter lors de la conception des
assemblages rivés. Elle indique également les critères de résistance auxquels
doivent satisfaire les rivets. Deux classes de qualités sont prévues ; sauf
prescriptions contraire des documents du marché, c'est la classe 1 aui est retenue
pour l'éxécution des ouvrages.

construction métallique, assemblage par boulons non


précontraints
La norme a pour objet de définir les conditions à respecter lors de la conception des
assemblages par boulons non précontraints travaillant au cisaillement. Elle indique
également les critères de résistance auxquels doivent satisfaire ces boulons.

construction métallique, assemblage par boulons à serrage


contrôlé
La norme a pour objet de définir les conditions à respecter lors de la conception des
assemblages par boulons à serrage contrôlé.

Elle indique également les conditions de calcul et de vérification des boulons, des
pièces assemblées et des pièces de liaison. Elle comprend deux classes de qualité.
Sauf prescriptions contraire des documents du marché, c'est la classe 1 aui est
retenue pour l'éxécution des ouvrages.

construction métallique, assemblages soudés


La norme a pour objet de définir les conditions à respecter lors de la conception et la
justification des assemblages soudés. Elle indique également les critères de
résistance auxquels doivent satisfaire les assemblages soudés. Elle n'eclut pas une
justification à la fatigue pour les assemblages soudés soumis à des chargement
répétés. Elle ne s'applique qu'aux procédés de soudage ci-après:
- soudage avec électrodes enrobées,
- soudage sous flux électroconducteur,
- soudage en atmosphère protectrice avec ou sans usage de flux.

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Présentation et objectifs des
Eurocodes

 Les EUROCODES ; sont des normes européennes de conception et de


calcul pour les bâtiments et les ouvrages de génie civil.

 Ils fournissent une série de méthodes et de règles techniques communes pour


calculer la résistance mécanique des éléments ayant une fonction structurelle
dans un ouvrage de construction.

 Ils concernent les aspects techniques du calcul structural et du calcul au feu.

Historique :
Dans les années 1970, la Commission européenne s'est intéressée à la démarche ;
La création du marché unique pour les produits de construction nécessitait des
normes européennes pour les produits, mais aussi pour la conception des ouvrages.

 1971 : directive Marchés publics de travaux


 1976 : lancement des premiers Eurocodes
 1980 : mise à l’enquête des Eurocodes
 1989 : directive Produits de Construction
 1989 : transfert des Eurocodes au CEN ⇒ début ENV (normes provisoires)
 1991-1998 : publication des ENV
 1998 : début de la transformation des ENV en EN
 2005 : achèvement du programme des Eurocodes
 2004-2007 : publication des Eurocodes en France et de leurs annexes nationales
 mars 2010: fin des normes nationales en contradiction avec les Eurocodes
(marchés publics seulement; période de transition pour les marchés privés)

objectif :
L'Eurocode 3 : énonce les règles concernant le Calcul des structures en acier, et
plus particulièrement les Règles générales et règles pour le bâtiment. Ce premier
volume sera ultérieurement complété par de nouvelles annexes et par les parties 1.2
à 1.4, concernant les caractéristiques des aciers, leur utilisation, les assemblages et
le dimensionnement des éléments simples. Puis sept autres parties, 2 à 8, en cours
de rédaction, traiteront des calculs proprement dits en adoptant une vision globale de
la structure étudiée : ponts, structures en plaques, tours, mâts, cheminées,
réservoirs, silos, pipelines, pieux, grues, structures marines et maritimes et structures
agricoles.

Cet ouvrage s’applique au calcul des bâtiments et des ouvrages de génie civil en
acier. Il concerne les exigences de résistance, d’aptitude au service, de durabilité et
de résistance au feu des structures en acier. Cette réglementation est utilisée en
accord avec les documents suivants :

 Eurocode 0: Bases de calcul des structures (EN 1990)


 Eurocode 1: Actions sur les structures (EN 1991)
 Eurocode 2: Calcul des structures en béton (EN 1992)
 Eurocode 3: Calcul des structures en acier (EN 1993)
 Eurocode 4: Calcul des structures mixtes acier-béton (EN 1994)
 Eurocode 5: Conception et calcul des structures en bois (EN 1995)
 Eurocode 6: Calcul des ouvrages en maçonnerie(EN 1996)
 Eurocode 7: Calcul géotechnique (EN 1997)
 Eurocode 8: Calcul des structures pour leur résistance aux séismes (EN 1998)
 Eurocode 9: Calcul des structures en aluminium (EN 1999)
L’EUROCODE 3 est composé de sept chapitres basés
sur l’EN 1993 :

• Chapitre 1 : Généralité : règles complémentaires à celles données dans « Bases


de calcul des structures »
• Chapitre 2 : Base de calcul : règles complémentaires à celles données dans «
Bases de calcul des structures »

• Chapitre 3 : Matériaux : propriétés des produits en aciers de construction


faiblement alliés.

• Chapitre 4 : Durabilité : règles générales pour la durabilité.

• Chapitre 5 : Analyse structurelle : analyse de structures pour lesquelles les barres


peuvent être modélisées avec une précision suffisante comme éléments filaires.

• Chapitre 6 : Etats limites ultimes : règles pour le calcul des sections transversales
et des barres.

• Chapitre 7 : Etats limites de service : règles pour le calcul de l’aptitude au service.

Toutes les normes et règles suivantes portent sur des points traités dans
l’EUROCODE et les complètent.

Et l’eurocode sont divisé on 6 parties et les parties sont divisé on 20 familles :

partie 1 : règles générales et règles pour les bâtiments ;


1-Règles générales pour les bâtiments

2- Calcul du comportement au feu

3- Règles supplémentaire pour les plaques formées à froid


4- Règles supplémentaires pour les aciers inoxydables
5- Plaques
6- Structures en coque
7- plaques raidies
8- Assemblages
9- Fatigue
10- Taaiheid
11- Eléments tendus
12- Règles supplémentaires pour l'acier jusqu'à S700
– partie 2 : règles supplémentaires pour les éléments minces formés à froid ;

13- Ponts

– partie 3 : règles supplémentaires pour les aciers à haute limite d’élasticité

14- Pylônes et mâts


15- Cheminées
16- Silos
– partie 4 : règles supplémentaires pour les structures en treillis tubulaires ;

17- Réservoirs
18- Canalisations
– partie 5 : règles supplémentaires pour les ponts ;
19- pieux et palplanches
– partie 6 : règles supplémentaires pour les aciers inoxydables.
20- Chemins de roulement

Les EUROCODES définissent des exigences fondamentales pour atteindre des


niveaux de performance appropriés en matière de fiabilité des constructions
dont les 4 composantes sont :

 la SÉCURITÉ STRUCTURALE pour les personnes, les animaux


domestiques…

 l’APTITUDE AU SERVICE, fonctionnement, confort…

 la ROBUSTESSE en cas de situations accidentelles ;

 la DURABILITÉ, compte tenu des conditions environnementales auxquelles


sont soumis les ouvrages pendant leur durée de service.

Les EUROCODES sont moins directifs que les règlements antérieurs, ils
laissent au concepteur et au calculateur plus de liberté dans le choix des méthodes
et un plus haut

niveau de responsabilité. Le concepteur doit choisir ses méthodes de calcul en


fonction de la complexité du problème à traiter.
Les EUROCODES sont des normes modernes qui supposent que :

 le choix du système structural et le projet de structure sont réalisés par un


personnel suffisamment qualifié et expérimenté ;

 l’exécution est confiée à un personnel suffisamment compétent et expéri-


menté ;

 une surveillance et une maîtrise de la qualité adéquates sont assurées au


cours du travail, à savoir dans les bureaux d’études, les usines, les entre-
prises et sur le chantier ;

 la structure bénéficiera de la maintenance adéquate ;

 l’utilisation de la structure sera conforme aux hypothèses admises dans le


projet.