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CLIMASONF La thermique Waren Gina Penu ~~ CFINIQUE Spee | Tout le catalogue sur www.dunod.com | y DUNOD EDITEUR DE SAVOIRS le picogramme qui gure ciconire dlentignnentspirias, rovuent ne ime ene eplccon, San chet bine Lute cit ew fob ederer le ledeur sur lo merece que reves cupontqels posi name our reps pour Foren de er, Tes ous ch erer des ees Parent done dorsi reeset de is ie ei co Sesion mck ors fedoras ju i nna ‘re lsdidoppeet mes ds Nor roppelrs dove ue fae Beso a ‘pesto pele tec i inelee ie prsenlepubcaon et soe la 192 zie isco Ge cn det xpress eater, de ex tar de Ped wage clacton or Cerrone depaioton ds ‘ionderoyarsdrot Or cafopraique drt de cope (CFC, 20, re. det Fonginirchuse desl blames Grand ug, 7006 ex) © Dunod, Paris, 2013, 2015 5 rue Laromiguiare, 75005 Paris www.dunod.com ISBN 978-2-10-074151-9 le Code de la propristé intelectuele rfauirisant, aux termes de Vortcle 1225, 2° et 3° al, une port, que les « copies ov reproductions arclement réseruées.& vsage privé ds cops et ion destinges € une tiation collective» ft d/aute port, cele analyses at les courts cians dans un butd example st dillveration, «lout reprétantotion cu reproduction inkégraa ov portale fie tons le consentemon! de autour ou de see ayant: droit ou ayants coute e2! ilicie » fa L 122-4), Cotte repréeniation ov reproduction, par quelque procédé que ce sol, conti rait done une conrefacon sonctionnée par les ctcls L. 335-2 et suivants du Code dela prope intelecelle Copyright © 2015 Dunod. Cet ouvrage, destiné aux étudiants en genie climatique et énergétique, aux ingénieurs et aux techniciens des bureaux d’études en batiment, a pour but de rassembler les principales données et les différents aspects technologiques et fonctionnels des équipements en thermique du batiment. Il existe une multitude de technologies dans les domaines de chauffage et de la climatisation. Vouvrage présente les solutions existantes, accompagnées de schémas d’installations courantes, de bilans thermiques, de listes @isolants actuels et de leurs caractéristiques thermiques, de solutions pour le traitement des ponts thermiques, qui représentent une importante source de déperditions. Louvrage contient cing dossiers détaillés : chauffage, climatisation, isolation, régulation, législation, ainsi que de nombreuses annexes. Les dossiers sont structurés sous forme de fiches-outils, découpées en trois. sections : Repéres _apporte des éléments d'information de base sur les techniques : état de Vart, théorie, connaissances fondamentales... Savoir-faire détaille la mise en ceuvre, le dimensionnement, les installations types... ® Enpratique fournit des exemples d’installations et de matériels, des banques de données pour le dimensionnement, des conseils. Venant appuyer le contenu technique, le dossier de législation résume les réglementations thermiques, mettant accent sur la RT 2005 et la RT 2012, les labels de performance énergétique en vigueur, le DPE, ainsi que la démarche HQE. (On trouvera enfin en annexes un certain nombre de notions théoriques (unités, grandeurs et symboles, calorimétrie, thermométrie, traitement de Pair, transfert thermique), les caractéristiques thermiques des matériaux utilisés dans le domaine, des extraits des valeurs par défaut (RT 2012) pour les ponts thermiques, des tables de données pour la température virtuelle extérieure et pour le coefficient de transmission thermique surfacique des vitrages. Copyright © 2015 Dunod. Dossier 1 Dossier 2 Dossier 3 Les cahiers techniques, mode d’emploi ‘ Chauffage Fiche 1 Fiche 2 Fiche 3 Fiche 4 Fiche 5 Climatisation ... Fiche 6 Fiche 7 Fiche 8 Fiche 9 Fiche 10 Fiche 11 Fiche 12 Fiche 13 Fiche 14 Fiche 15, Fiche 16 Fiche 17 Isolation ... Fiche 18 Fiche 19 Fiche 20 Fiche 21 Fiche 22 Fiche 23 Fiche 24 Fiche 25 Calculer les déperditions de chaleur par transmission. : Calculer les déperditions de chaleur par renouvellement d’air Estimer les besoins en chauffage Choisir un syst#me de chauffage... Installer un plancher chauffant/rafraichissant.. Les paramétres d'une climatisation. Calculer les charges extérieures dues a Pensoleillement sur les parois vitrées Calculer les charges extérieures dues a Pensoleillement sur les parois opaque: Calculer les charges intérieures et les charges totales Installer un systéme de climatisation a débic lair constant... - Installer un systéme de climatisation a deux conduits fair se Installer un systime de climatisation a debit d’air variable. 94 Choisir un équipement autonome de climatisation .... 98 Installer une climatisation a eau pulsée 104 Installer un systéme de cli 108 Installer un systéme réversible PAC sur boucle d’eau ou un systeme a débie réfrigérant variable (DRV) Assurer la qu de climatisation.... 70 74 90 2112 de Fair d’un systéme 128 Les critéres de choix d’un isolant. 130 Choisir un isolant naturel. lant synthétique ‘Traiter les ponts thermiques. Déterminer les échanges thermiques & travers un mur. Réaliser une isolation thermique z Améliorer inertie thermique d’un batiment Installer une ventilation ... Choisir u 148 182 156 166 Copyright © 2015 Dunod. Dossier 4 Dossier 5 Régulation... ATA Fiche 26 Rechercher la température de confort 2 176 Fiche 27 Choisir entre boucle ouverte et boucle fermée pour une régulation.ninmnnnnnnnennenen 180 Fiche 28 Choisir le mode de régulation. 186 Fiche 29. Installer une régulation pour le chauffage a Peau chaude.. Fiche 30. Déterminer les paramétres de confort thermiqu Législation .... Fiche 31 Historique de la réglementation thermique Fiche 32. La Réglementation thermique 2005 Fiche 33. La Réglementation thermique 2012 Fiche 34. Réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) Fiche 35. La démarche HQE Fiche 36 Les labels de performance évergeoave. Fiche 37 Le crédit d’impét... ese Annexes. 250 Annexe 1 Unités de mesure et grandeurs 282 Annexe 2 Symboles utilisés en génie climatique. 256 Annexe 3. Transformation de énergie 262 Annexe 4 Transferts thermiques 264 Annexe 5 Calorimétrie 272 Annexe 6 Traitements de lair 278 Annexe 7 Température virtuelle extérieure 288 Annexe 8 Coefficient de transmission thermique surfacique utile sur les doubles vitrages ce. 292 Annexe 9 Caractéristiques thermiques des matériaux d'application générale dans le batiment (RT 2012) 302 Annexe 10 Ponts thermiques, valeur par défaut pour w (RT 2012)... 316 Bibliographie 325 Index 1326 | LES CAHIERS TECHNIQUES, MODE D’EMPLOI CHAUFFAGE oossicr aa [il a 8 5 8 Copyright © 2015 Dunod. Tena crt Examples installations echauage oan peck jesmensenssi i E88) CHAUFFAGE Lobjectif du chauffage est d’améliorer le confort thermique des étres vivants pendant la saison froide. Le chauffage des locaux, des volumes de vie, de ECS ou de l'eau des piscines implique la conception d’un systéme de chauffage avec ses quatre composants principaux : > la production de chaleur ; > la distribution de chaleur ; Dye /saee _ > l’émission de chaleur ; > la régulation. Un systéme de chauffage fonctionne en utilisant une énergie primaire, qui peut étre d’origine fossile (fuel, gaz naturel, GPL, charbon, etc.) ou renouvelable(le soleil, le bois énergie, la géothermie, la pompe a cha- leur, etc.), pourla transformer en énergie finale, c’est-&-dire en chaleur. Il existe plusieurs systemes de chauffage. La conception et le choix du systéme doit se faire en fonction : ) des besoins en confort ; > des déperditions surfaciques, linéaires et ponctuelles ; ) des déperditions par renouvellement d’air ; ) des apports calorifiques intérieurs. Faire un bilan thermique d’hiver signifie trouver la puissance calori- fique nécessaire de V’installation de chauffage capable d’assurer les besoins en confort. Afin de pouvoir effectuer un bilan thermique tant pour habitat col- lectif que pour habitat individuel, en neuf et en rénovation, ce dos- 3 sier met a votre disposition des données concrétes conformément a la a réglementation thermique en vigueur (RT 2012). Les méthodes de cal- 2 cul des déperditions de base détaillées ici sont conformes a la norme 8 NF EN 12 831, appliquée pour les batiments de configuration clas- > sique avec des pices dont la hauteur n’excede pas 5 metres et suppo- S sées chauffées a régime constant aux conditions nominales. En réno- S vation, ou pour un calcul plus rapide des déperditions, vous pouvez 3 réaliser un bilan thermique simplifié en utilisant le coefficient G. Les annexes présentées en fin d’ouvrage vous permettront de trouver les caractéristiques thermiques des matériaux d’application générale dans le Fiche 1: Fiche 2: Fiche 3: Fiche 4: Fiche 5: LES FICHES Calculer les déperditions de chaleur par transmission . Calculer les déperditions de chaleur par renouvellement d’air Estimer les besoins en chauffage Choisir un systéme de chauffage Installer un plancher chauffant/rafratchissant ... DOSSIER sm, = FICHE 1 Objectif Calculer les déperditions thermiques pour ensemble du batiment afin de respecter la réglementation thermique et d’établir les besoins en chauffage. La valeur des déperditions par transmission, @,, est la somme des déperditions surfaciques (murs, planchers haut, planchers bas, portes, fentres) et des déperditions par transmission linéaire et ponctuelle. Les déperditions par transmission doivent étre calculées piece par piéce. Le coefficient de transmission thermique U, de la paroi (k) en W/m?K. est calculé selon les normes : EN ISO 6946 pour les parois opaques (voir annexe 4 sur les trans- ferts thermiques) ; EN ISO 10077-1 pour les portes et fenétres (voir fiches 32 et 33 sur les RT 2005 et RT 2012). (ORSEISZIITD = (Hye + Hine + ry + Ay) * (On, - 8) [WI 6,,, [°C] température intérieure de base de l'espace chauffé (i) ©, [°C] __ température extérieure de base H,, [W/K] _ coefficient de déperdition par transmission de Pespace chauffé (i) vers ’extérieur (e) a travers Penveloppe du batiment : Copyright © 2015 Dunod. = SAG-U 6, +B -¢, + ZX, Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal aire de la paroi (k) facteurs correctifs d’exposition prenant en compte les influences climatiques (par défaut la valeur de ces facteurs est 1,0) > y, [W/mK] coefficient de transmission lingique du pont >) [m] >x [Wk] Hoe [W/K] >, facteur de réduction de température prenant en compte la différence entre la température de lespace non chauffé et la tempéra- ture extérieure nominale : >, [°C] thermique linéaire (I). Ce coefficient peut atre déterminé en utilisant les valeurs tabu- lées données dans l’EN ISO 14 683 ou les valeurs indiquées dans les régles Th-U Ponts thermiques RT 2012, ou encore par un calcul selon l’EN ISO 10 211-2 longueur du pont thermique linéaire entre Vintérieur et extérieur coefficient de transmission ponctuel du pont thermique (j) coefficient de déperdition par transmission de Pespace chauffé (i) vers lextérieur (e) & travers Pespace non chauffé (u) : SEA, -U,-b, + Ey “1-6, Hive température de l’espace non chauffé H,,, [W/K] _ coefficient de déperdition par transmission a tra- vers le sol en régime permanent de espace chauffé (i) vers le sol (g) : ‘Tg H, hig “fs oa (PA, Vagina) Go > f, _ facteurcorrectif prenant en compte influence de la varia- tion annuelle de la température extérieure. Il est déter- miné d’aprés une base nationale. En l'absence de valeurs nationales, il faut prendre la valeur par défaut : 1,45 : CHAUFFAGE DOSSIER1 yyright © 2015 Dunod. c Tableau 1.1 > f, facteur correctif prenant en compte la différence entre la moyenne annuelle de la température extérieure (8...) et la température extérieure nominale : Bs = fe 8 rei — 9 ValeurdeG, pardetur > A, [m2] aire de la paroi (k) en contact avec le sol 7 > U_.,, [W/m?k] coefficient de transmission thermique si distance nappe eu c 3 phréatique-dallede Equivalent de la paroi (k) déterminé selon plancher> 1m plancher < 11m si distance nappe phréatique-dalle de Peau souterraine calculé selon EN ISO la topologie du plancher facteur prenant en compte l’influence de 13 370 coefficient de déperdition par transmission de l'es- pace chauffé (i) vers un espace voisin (j) chauffé a une température significativement différente, c’est- a-dire un espace chauffé adjacent dans la méme partie du batiment ou un espace chauffé dans une partie adjacente du batiment : Hy = Bh AU > f, Facteur de réduction de température ogee ast raj + 6. > U, [W/mK] coefficient de transmission thermique de la paroi (k) En régle générale, le coefficient de transmission thermique surfacique U, se calcule en tenant compte des transmissions de chaleur de chaque couche d’une paroi non homogéne : u=—— 1 [wim] ida Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un dl e, Im] épaisseur de la couche (i) On peut réduire la formule du coefficient U : (jee R R,+R,,4R, [W/mK] avec R,,, = a Pour connaitre les valeurs de résistances thermiques superficielles selon la norme EN ISO 6946-1, voir la fiche 22. A noter que plus les valeurs de R sont grandes, plus le batiment est isolé thermiquement. '&) EN PRATIQUE a 3 ‘Tableau 1.2 _Valeurs par défaut pour le facteur de réduction de température b, a, [W/m.k] conductivité thermique de la couche (i) 1/h.=R, [m?K/W] résistance thermique superficielle intérieure 1/h,=R,, [m°K/W] résistance thermique superficielle extérieure Espace non chauffé 6, Pitce ‘Avec seulement 1 mur extérieur 04 ‘Avec au moins 2 murs extérieurs sans portes extérieures os ‘Avec au moins 2 murs extérieurs et des portes extérieures (garages) 06 ‘Avec au moins 3 murs extériurs (escalierextérieut) og Sous-sol Sans fenérres ni portesextérieures os ‘Avec fenétres ou porees extéreure 08 Espace sous toiture Espace sous riture forcement ventilé( couverture en tiles ou autres maté- Fiaux formant couverture discontinue) sans feutres ou panneaux en sous face. | 1,0 ‘Autre toiture non isolée 09 Toieureisolée 07 Circulations intérieures: (ans murs exérieurs, taux de renouvelement air inférieur a 0,5°" 0,0 Circulations ouvertes sur Vextérieur (aire des ouvertures/volume de espace > 0,005 m?/m? 10 Vide sanitaire 08 : CHAUFFAGE DOSSIER 1 (Cla =| Calculer les déperditions de chaleur par transmission Tableau 1.3. Températures des espaces adjacents chauffés (valeurs par défaut) Echange de chaleur entre espace chauffé (i) et... PeanES) espace adjacent doit étre «un local adjacent dans la méme partie dubatiment | spécifé: salle debain, local de stockage «.- un local adjacent appartenant a une autre partie du batiment (ex. : appartement) .»-un local adjacent appartenant & un batiment 6 Séparé (chauffé ou non chautfé) a 0, cempérature inérieure de base de espace chaufé (i) en °C 0, température extricure de base en °C A partir de la RT 2000, on utilise des logiciels thermiques qui tiennent compte des toutes les indications de la RT (Clima-Win, Perrenoud, etc.). Tableau 1.4 Valeurs de résistances thermiques superficielles selon EN ISO 6946-1 Paroi donnant sur: R, RO RtR, —Vextérieur ~un passage ouvert ~unlocal ouvert [max/w] Paroi verticale(Inclinaison 2 60°) Flux horizontal Dw oa3 0,04 oa Wh Paroi horizontale (Inclinaison < 60°) 7 Flux descendant % Y 0,7 0,04 021 ® (1) Sila paroi donne sur un autre local non chauffé, un comble ou un vide sanitaire, R, fappique des z deux cotée 4 (2) Un local est dit ouvert ile rappore de la surface totale de ses ouvertures permanentes surl'extérieur, & son volume, est égal ou supérieur 3 0,005 m/m'.Ce peut étrelecas, par exemple, d'une circulation & air libre, pour des raisons de sécurité contre incendie, Copyright © 2015 Dunod. Carte des températures extérieures de base : CHAUFFAGE DOSSIER 1 FICHE 2 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Calculer les pertes de chaleur vers Vextérieur par ventilation ou par infiltration a travers l’enveloppe du batiment et les transferts de chaleur par ventilation d’un espace chauffé a un autre espace chauffé 4 l’intérieur du batiment. Les déperditions par renouvellement d’air «b,, [W] sont données par: y= Hy Ons %) — [W] H,, [W/K] _ coefficient de déperdition par renouvellement dair : Hy =u -P oo, > q, [m/s] débitvolumique d’air dans espace chauffé (i) > p [kg/m] masse volumique de Pair = 1,2 kg/m? > c, [Ki/kg-k] capacité calorifique massique de lair a la pression constante ~ 1 006 J/kg.K +c, = 0,34 Wh/m’K est la capacité thermique volumique de lair. La formule devient : H, 34 qu; Le calcul du débit d’air dans l'espace chauffé q,, se fait en fonction du systéme de ventilation considéré. Ventilation naturelle On suppose que Pair introduit a les caractéristiques thermiques de lair extérieur. Dans le calcul, on va prendre la plus grande des deux valeurs suivantes : Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un del le débit d’infiltration d’airg,,,, da au passage d’air a travers les fis- sures et les joints de enveloppe du batiment ; le débit d’air minimal q.,,,,, requis pour des raisons hygiéniques : Gu =MAX( Goines Gains) L/h] Gens =Prin’M [rm Jb] >n, [h"] taux de renouvellement en air extérieur Tableau 2.1 Valeurs par défaut pour, os 1s 10 20 Cesvaleurs du taux ont été ables en fonction des dimensions intraures du local »V,— [m'] volume du local > Gig [ms] débitd’infiltration induit parleventet le tirage thermique sur Penveloppe du batiment : int; =2V M50 ~@, >V, [m] volume du local >n, [h"] taux horaire de renouvellement d’air résul- tant dune différence de pression de 50 Pa entre Pintérieur et l’extérieur du batiment, y compris l’effet des entrées de lair de coefficient d’exposition du local chauffé (i) de facteur correctif de hauteur : CHAUFFAGE DOSSIER1 FICHE 2 Calculer les déperditions de chaleur par renouvellement d’air Tableau 2.2 Tauxhoraire de renouvellement d’airn,. ‘en fonction du degré d’étanchéité & air de Menveloppe i des joints de fenétre et porte) Construction Moyen Bas He (Fenétres a (fenétres a double vitrage, | simple vitrage, qualité) | joints normaux) | pas dejoints) Maisons individuelles <4 410 >10 ‘Autres logements ou <2 25 >s batiments Tableau 2.3 Coefficient d’exposition e, du local chau (i) (batiments en zone ventée, batiments 0 0,03 00s de grande hauteur en centre-ville) ‘Site modérément abrité (batiments en campagne protégés par des arbres ou par d’autres batiments, banliewes Site trés abrité (batiments de taille moyenne en centre- 0 0,01 0,02 ville, batiments en forét) 0 0,02 0,03 Tableau 2.4 Facteur correctif de hauteur ¢ Hauteur de espace chauffé au-dessus du sol (du centre du local au niveau du sol) i 0-10m 10 >10~30m. 12 >30m 15 Débits d’air dus aux systémes de ventilation ‘Avec un systéme de ventilation, l’airintroduit n’a pas nécessairement les mémes caractéristiques thermiques que Pair extérieur, par exemple : ® on utilise des systemes de récupération de chaleur ; B® Pair extérieur est préchauffé centralement ; Pair introduit provient d’espaces adjacents. reproduction non autorisée est un deli ‘© Danod ~ To Dans ce cas, il faut introduire un facteur de réduction de température Ff, prenant en compte la différence entre la température de l’air intro- duit et la température extérieure : ui = Fits + Fess," Fat Gmecriors Gus [m°/h] debit d'infileration d’air dans espace chautfé (i) Gyau;_ [m'/h]_ debit dair introduit dans espace chauffé (i) Si le systéme de ventilation n’est pas connu, on calcule les déperditions par renouvellement d’air comme pour une installation sans systéme de ventilation, Sile systeme de ventilation est connu, le débit d’airintroduit dans espace chauffé (i) se détermine en dimensionnant le systéme de ventilation |, [°C] température de lair introduit dans espace chauffé Débit d’air extrait excédentaire Dans tout systéme de ventilation, le débit d’air extrait excédentaire, Fmech,ingi? €St remplace par ’air extérieur entrant a travers l’enveloppe du batiment : Gemerines = MAX(Yye,~ Fuss) Gq [m?/h] debit de Pair extrait pour l'ensemble du batiment enm*/h Gua [m?/h] débit de Pair introduit pour ensemble du batiment en m/h Dans les batiments résidentiels, q,,,, est souvent égal A zéro. On déter- mine tout dabord le qyngyjqq) POUT le batiment entier, et on peut ensuite calculer la répartition du débit extérieur au prorata du volume de chaque espace V,: = an Sent = Ait Sy : CHAUFFAGE DOSSIER1 Copyright © 2015 Dunod. (I ° Larrété du 24 mars 1982 fixe les débits minimaux pour chaque pitce quel que soit le type de ventilation, en fonction du nombre de pitces de’habitation. Tableau 2.5 Débits minimaux pour chaque pide [Note : Lorsque 'aération est assurée par un disposiif mécanique qui module automatiquement le renou: vellemene dair du logement, de tele Fagan que le taux de pollution de lair intérieur ne constitue aucun danger pour Ia santé et que les condensations sont évitees, sauf de Facon paseagere, le debits definis par le tableau 2.5 peuvene étveréduits (article 4 modifié le 28 octobre 1983) Copyright © 2015 Dunod. Tableau 2.6 Débits minimaux a respecter en VMC simple flux Tableau 2.7 Débits de ventilation minimaux en VMC hygroréglable : CHAUFFAGE DOSSIER1 FICHE 3 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Déterminer la puissance de chauffage a installer dans les locaux en fonction des pertes thermiques d'un bdtiment. a a a a) Charge thermique nominale totale pour un espace chauffé (i) La charge thermique nominale peut se calculer pour un espace chauffé, pour une partie de batiment et pour un batiment entier, afin de détermi- nerla charge thermique permettant de dimensionner'’émetteur de chaleur pour chaque pice, et la puissance du générateur de chaleur a installer. Oy) =O + Puy [W] ©, — [W] _déperditions de base totales de l’espace chauffé (i) : ®, be ®,, - ®, ®,,, [W] _ surpuissance de relance de espace chauffé (i) Estimation des besoins en chauffage C evr [m’,,, de gaz ou litre de fioul] PCLRG G — [W/m'.°C] coefficient de déperditions volumiques Vo [m] volume du local chauffé DU [°C] degrés jours unifiés H nombre d’heures de maintien ala température de consigne PCI [Wh/m’,,, pour le gaz ou Wh/litre pour le fioul] pouvoir calorifique inferieur du combustible RG rendement global du systéme de chauffage Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un dl (ORSOISZICTD Détermination du coefficient de déperditions volumique du batiment G et déperditions totales G [W/m?.°C] est un indicateur de qualité d’isolation d'un batiment Il représente les pertes thermiques d’un batiment (par les parois et par renouvellement @’air) pour un degré d’écart de température entre Pincérieur et ’extérieur et par metre cube habitable. G permet de décer- miner la puissance a fournir dans les locaux pour le chauffage (en W) des batiments : Déperditions totales=G-V-A0 [W] G [W/m °C] coefficient des déperditions volumique Vo [m] volume chauffé AB [°C] différence de température entre V’intérieur et Pextérieur Tableau 3.1. Valeur de G selon le niveau d'isolation 08 110 °C) ; VBP : vapeur basse pression (P < 0,5 bar) ; ® vm: vapeur moyenne pression (0,5 < P < 10 bar) ; VHP : vapeur haute pression (P > 10 bar) ; huile (température de 300 400 °C). Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del % Aller Diatrbutton de chaleur P[KW] | Production de Emission de | [KW] absorbée | chaleur chaleur utile —>| A B > 81 Rexour Figure 4.2 Principe d’une installation a eau chaude La norme NF EN 12 828 spécifie les critéres de conception des sys- témes de conception, de distribution d’émission de chaleur ainsi que la régulation des installations de chauffage & eau des batiments, dont la température maximale de service ne dépasse pas 105 °C. ORSEIEICTS Le chauffage par ECBT Leau chaude basse température est & une température < 110 °C (défi- nition donnée parle décret du 2 avril 1926) ; elle est utilisée soit dans le chauffage individuel, soit dans le chauffage central, soit dans les réseaux de chaleur. Les systemes utilisant Peau chaude comme fluide caloporteur sont en circuit fermé, sur lequel sont placées une produc- tion A et plusieurs utilisations B, avec une pompe chargée de la circu- lation. Au-dela de 110 °C, on parle de eau chaude haute température ou de eau chaude surchauffée. : CHAUFFAGE DOSSIER 1 Copyright © 2015 Dunod. En pratique, on rencontre : des réseaux 90/70 °C avec des chaudiéres standards ou tradition- nelles, qui produisent des fumées a température élevée (200 °C a 250 °C); des réseaux avec de chaudiéres basse température ou haut rende- ment disposant d’une grande surface d’échange, les furnées étant mieux refroidies (160 & 200 °C) et permettant une température de retour assez basse (30 4 25 °C); des réseaux a tres basse température 45/35 °C (plancher chauf fant). Ter \ sonde de empérature| ségulateur production de chaleurgy Figure4.3._ Principe du chauffage La production de la chaleur Le dispositif de production de chaleur doit étre concu de maniere satisfaire la charge thermique de base du batiment et les besoins des systémes connexes éventuels (production d’ECS par exemple). La pro- duction de chaleur peut étre assurée par : une chaudire permettant la combustion d’un combustible (gaz, fioul, bois, charbon, etc.) ; une pompe a chaleur (air/eau ; eau/eau, etc.) ; la géothermie ; des panneaux solaires ; une chaudiere électrique Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del La distribution de chaleur Le systéme de distribution de chaleur doit pouvoir distribuer la chaleur fournie au systéme d’émission. Il doit étre concu de facon A permettre Péquilibrage hydraulique, assurer le remplissage, la vidange et la purge diair de chaque circuit. Lémission de chaleur Les émetteurs de chaleur doivent étre choisis en fonction de : la charge thermique de base ; le confort thermique et le bruit dans l’espace occupé ; la sécurité des occupants (contact de la peau avec des surfaces a la température de service) ; la protection ou la prévention vis- composants du batiment ; la compatibilité avec la puissance installée ; les nécessités de la maintenance. taille moyenne 180 em is de la détérioration des 16°20° 24° 16°20" 24" 16°20" 24° 16°20" 24° 16°20" 247 16°20° 24° chauffage chautfage chautfage chautfage chauffage chauffage ‘optimum théorique parsol parplafond ——parradiation ——parconvecteur —aiepulse Figure 4.4 Courbes comparatives de répartition verticale des températures selon les modes de chauffage Bo eet : CHAUFFAGE DOSSIER 1 srpeundiy sajonsion e auven-s Saw ae anaand rae Chaudiéres en cascade avec une pompe commune boo “poung sT0z @ aybuAdo> a Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del Exemples d’installations de chauffage avec récupérateurs de chaleur 1 vanne de bipasse 2.ballon tampon 3-vanned’isolement “4 condenseur PAC S-thermostat de limite haute 6-contrdleur de debit 7-compresseur PAC 8. détendeur PAC Figure 4.6 Installation de chauffage avec condenseur d’une PAC en série sure circuit 9- evaporateur 10: émetteur 11 circulateur 12-bouteille de découplage 13-chaudiere 114- vase d'expansion 15-vanne 83 voies : CHAUFFAGE DOSSIER 1 (uoaesuapuos ee asaipney> + anbissep> axgipney>) apsodwio> auaymeyd "youn anarejnfgs “6 anonei-nue rdejo -9 anbyneapdy aejdnooap ap ayjiaanog -¢ aBejSaa op auuen -g ananejnoaia -¢ uonesuapuos e asaipney> -Z uuorsuedxa,p asen -/ ananews -y anbyssey> axaipney> -1 f v s “poung ST0z @ qYSuAdo> @ dDVAANVHD? | HAISSOG [a (anbynespéy 28e\dnoogp ap ajj2anog Jed gpio>2e4 nasuapuo> sane Uoaesuapuo> e au9IpNeYD + anbissep> aigipney>) aysoduio> auayneY gp 2uNTLy aunreiaduiar ap apuos - D) aersouuau - ] iquie,p reisoWoyL “EL, rea suiqgp & suInoar> - g “Y anores a] ans s9/q anareinouia 6 ananowy salon ¢ @ uuea anoras-nue rede uo|suedxa,p ase, anbyyespfy ajjaanoq aBejdnoogp ap anbyynespfy ajjaanog -¢ uonesuapuos e asaipneys -z anbssep asaipneys -1 8 L 2 $s + pauinoas ae,p anand i y ‘upp un 39 agsueyne uou uoRsaposdas HAO} ~ pounel “pound ST0z @ aybuAdo> (anbyunayy_ay142q uomreruaunsop) uoduser uojfeq 2ane $33,p wousnposd 29 siog & azaipneyp 2ane aBeyney> ap uoneyersu| 6p aunBiy 419093 NOUYNOVAR ersaee tH “pouna soz @ ay6uAdo> [a Dunod. right © 2015 Exemple de chaudiére a gaz inox modulante a condensation (bas NOx pour le chauffage collectif) Avantages : Simplicité d’installation avec un systéme de décou- plage interne a la chaudiére Rendement jusqu’a 110,5 % PCI Classe NOx 5 selon EN 656 Figure 4.10 Chaudiére modulante & Modulation de 20 a 100 % condensation (source : doc. Atlantic Guillot) Mise en cascade facilitée grace a des kits de raccorde- ment complets jusqu’a 400 kW Accessibilité en chaufferie aisée, encombrement au sol trés faible Forte inertie thermique Séparation des retours haute et basse température, deux piquages disponibles pour optimiser la condensation Caractéristiques : Foyer en acier inoxydable Brdleur gaz modulant a prémélange total de 20 4 100% Vanne gaz a ratio air/gaz constant Ventilateur a vitesse variable Controle de flamme par ionisation Régulation interne pour : gestion de la modulation du brileur ; cof- fret de sécurité braleur ; gestion d’un réseau chauffage sans vanne 3 voies ; gestion d’un réseau eau chaude sanitaire avec action sur pompe ; interfagage avec des régulateurs secondaires non fournis Transformateur d’isolement Soupape de sécurité et manométre ; siphon d’évacuation des condensats ; robinet de vidange ; alimentation gaz naturel basse pression 20 mbar (fonctionnement au propane en B23/B23P uniquement) ; pression de service 4 bar ; régulateur possible de pression de gaz pour le passage de 300 a 20 mbar : CHAUFFAGE DOSSIER1 FICHE 5 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Installer un systéme de chauffage dans des locaux dont les charges thermiques sont relativement faibles. Les planchers chauffants représentent le meilleur systme de chauffage du point de vue du confort thermique. Les régles d’exécution et de conception sont données par le DTU 65-8 (NF P 52-303) ou par la norme européenne EN 1264. ORRIN Basé sur effet du rayonnement, le plancher chauffant émet de maniere homogene une chaleur a basse température dans toutes les pidces, de bas en haut. Le rendement d’émission est le meilleur, comparé & un radiateur, une pompe & chaleur air-air, etc. Pour bien dimensionner un plancher chauffant, on doit connaitre : les déperditions totales du local, en W; la température de départ maximale de eau provenant du généra- teur de chaleur ; la chute sur le panneau calculé ; la composi ion du panneau ; la disposition des pieces par niveau afin de calculer les apports par le plafond ; la surface utile du local (déduire les placards, etc.). En fonction de ces valeurs, on doit déterminer : la puissance maximale pouvant étre apportée par le plancher chauffant ; Vécartement entre les tubes ; Copyright © 2015 Dunod. eproction non autorsge est un dé la longueur de tube & poser ; le débit horaire & la température d’eau désirée ; Les pertes de charges, Ilexiste plusieurs méthodes de calcul, comme les méthodes francaises (R. Cadiergues et F. Clain), COSTIC, ou encore la méthode euro- péenne. Les formules de calcul présentées dans cet ouvrage sont celles de la méthode COSTIC. Résistance thermique du plancher (6; tompseturerecoltats howto ee evtoment desl dale fotance 62, revetment de os Figure 5.1 Coupe schéma- Y plata tique d'un plancher chauffant hy emperor de fas avee indication des résis- #0 onptare rent basse tances thermiques La résistance haute R, se calcule : at ‘ Rhea a, [m2 k/w] 2, [m] épaisseur de la dalle au-dessus du serpentin chauffant %, [W/m.K] _ conductivité thermique du matériau utilisé 1/h, [m?.K/W] _ résistance superficielle qui caractérise le plan- cher chauffant en fonction du pourcentage de Pémission vers le haut du panneau La résistance basse R, se calcule : a%44 pe at im : CHAUFFAGE DOSSIER1 pyright © 2015 Dunod. co épaisseur de la dalle en dessous du serpentin chauffant 2, [W/m.K] _ conductivité thermique du matériau utilisé 1h, [m2.K/W] résistance superficielle qui caractérise le plan- cher chauffant en fonction du pourcentage de Pémission vers le bas du panneau Le facteur d’émission vers le haut et vers le bas : RR a, +a, =1 La résistance linéique du panneau est la somme des résistances ther- miques successives que le fluide (!’eau) doit subir pour passer la cha- leur du fluide & lair ambiant : R=R,+R, +R, [m.K/W] [m.K/W] résistance du tube : e Ra—® ' AD, [m.K/W] de [mJ épaisseur du tube utilisé > [W/mK] conductivité thermique du tube utilisé » D, [m] diamétre moyen du tube utilisé @ Rk, [mk/W] résistance de contact entre le tube et son enro- bage : D, R, est fonction de 3p WR, > D,, [m] diamétre extérieur du tube utilisé » R, [m.K/W] résistance totale du plancher R,= R, +R, >A, [W/m.K] coefficient de conductivité thermique de Penrobage Pour le béton prendre 4, = 1,8 W/m.K Cette résistance peut étre obtenue a laide des abaques présentés en figure 5.2. reproduction non autorise est un del pyright © 2015 Dunod. c ‘© Danod ~ To R, [m.K/W] résistance entre les tubes, en fonction de l’écarte- ment entre tubes appelé « pas » et noté e R, est fonction de ec dea. AR ye [m] pas de la grille > A, [W/mK] coefficient de conductivité thermique de Penrobage > R, [m?.K/W] résistance totale du plancher (R, + R,) >a pourcentage de l’émission de la dalle vers le haut ou vers le bas. Sa valeur est plus petite que a, et o,,. Cette résistance peut étre obtenue a laide des abaques présentés en figure 5.3. Emission du plancher Calcul d’une température équivalente de ’ambiance 0, Si le plancher chauffant donne sur deux ambiances identiques alors 0, =0,=98, Si le plancher chauffant donne sur deux ambiances différentes, il faut tenir compte du pourcentage d’émission vers le haut o,, et le bas a, de la dalle : 8, = (4,.,) * (,.8,) température équivalente de ’ambiance température moyenne du fluide véhiculé, fonction de la température de départ 0, et de la chute sur installation connue : 0.48, ie > 0, [°C] température de retour du fluide véhiculé R— [m.K/W] résistance linéique du plancher CHAUFFAGE DOSSIER1 pyright © 2015 Dunod. Co Ae Re 0.80 0.78 0.76 0.74 0.72 0.70 0.68 0.86 0.64 0.62 0.60 0.58 0.56 0.54 0.52 0.50 0.48 0.46 0.44 0.42 0.40 0.38 0.36 0.34 0.32 0.30 0.28 0.26 0.24 0.22 0.20 q DIAGRAMME de R2 (1) il 11 i anny qa any aaa 0 8.008 a.010 O08 0.020 0.025 0.030 0.055 0.04 Figure 5.2. Abaques pour obtention de R, (référence COSTIC) Dext/Rt-dp Copyright © 2015 Dunod ‘© Duanod ~ Toute reproduction non a Ae Re O24 0.23 0.22 DIAGRAMME de R2 (2) 0.21 0.20 0.19 0.18 0.17 0.16 041s O14 0.13 0.12 on o.10 0.09 0.08 0.07 0.08 0.05 0.04 0.03 0.02 0.01 ° 0.04 0.05 0.08 0.07 0.08 0.09 0.10 0.11 0.12 0.13 Figure 5.2 (suite) Abaques pour l'obtention de R, (référence COSTIC) : CHAUFFAGE DOSSIER1 DIAGRAMME de R38 (1) © = ecortement des tubes [m] Dunod 00¢ 0.06 0.08 = O.10 0.12 O14 = 0.16 0.18 Figure S.3 Abaques pour 'obtention de R, (reference COSTIC) eRs 13) 12. 1 1.0. 0.9 08 07 0.8 os os a3 0.2 0.18 9.26 2-22 9.24 0.28 9.28 0-30 9.37 0-34 9.36 038 9,49 0.42 9 440-46 DIAGRAMME de R3 (2) = écortement des tubes [m] T Figure 5.3 (suite) | Abaques pour 'obtention de R, (référence COSTIC) ede : CHAUFFAGE DOSSIER1 Copyright © 2015 Dunod. Emission surfacique du panneau Ps PP tim e [m] _ pasentre les tubes Emissions surfaciques partielles du plancher Ps, et Ps, & ‘ Tableaux récapitulatifs Tableau 5.1 Calcul de la résistance totale du plancher, facteurs démission ‘Composition du fh Es e/h a Composition |e] x lancher au-dessus | © ouR ouR Pe anete m| wim] oxy | aurdessousdutube | m | W/mi) oii, Raia, 1" couche 1" couche +2*couche +2¢couche ++3° couche +3° couche +4* couche +4" couche +1/h haut +1/h bas =Rhaute = Rbasse tna (TS Tableau 5.2 Résistance linéaire du plancher, fonction du pas ¢, calcul des émissions surfaciques P,etlingiques P = Tableau 5.3 Calcul simple de la longueur de tube a installer pour un plancher chauffant (10)| (11) = Oe) (= ti0) caren | ox@-02 | ayer | 0) | 9 [07 | Asya CHAUFFAGE a9) (20) DOSSIER1 Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Copyright © 2015 Dunod. RSW CPZ. Disposition en escargot Matériaux courants pour les tubes Les tubes utilisés en matériaux de synthése commercialisés en France pour le plancher chauffant sont : B Le polyéthylene réticulé : PER ( environ 80% du marché) ; le polybuténe ou polybutyléne PB, soudable & chaud. Tableau S.4 Caractéristiques des tubes commercialisés 2 10x12 a 16 73x16 15 20 16*20 19 25 20% 25 23 J. du PER = 0,42 0,3 W/m.K et. du PB = 0,22 W/m. Plancher chauffant Les tubes PER sont enrobés dans une dalle flottante en béton de 6 cm d’épaisseur environ. Le pas de pose est de 10 a 20 cm, la disposition en escargot ou mixte (escargot + serpentin) étant recommandée afin de limiter les pertes de charge | fLZLLLLLLLZELZLLLLZZIZ zone psphérique a arent ‘pases Fetal zene Be te tet) Retour ate Disposition en escargot Dispositionmiste ANT Retour Figwes La température maximale de l'eau en service est égale 2 40 °C souvent fixée A 35 °C parle concepteur, ce qui permet de satisfaire sans difficulté la température maximale du sol réglementaire. Dépasser la température maximale de l'eau de 50-60 °C entraine un arrét automatique de l'instal- lation et le passage en sécurité. La température maximale au niveau du sol est de 28 °C afin d’éviter le phénomene des jambes lourdes. Le flux de chaleur émis vers le haut est d’environ 100 W/m?. L’écart de tempéra- tures entre aller et retour de Peau chaude est compris entre 5 et 8 °C. Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un del Installer un plancher chauffant/rafraichissant Une grille chauffante (au moins) par pice doit étre présente. La surface chauffante couvre toujours la surface de la piéce concer- née (environ 90% de la surface totale si les bordures périphériques ne sont pas chauffées). ® Le temps de réponse thermique est relativement faible & cause de la faible épaisseur de la dalle flottante. Pour les opérations de rénovation, c'est la RT existant de 2007 qui s’applique. Elle n’est pas trop exigeante contrairement & la RT 2012, qui fixe un niveau de consommation BBC. Confor- mément a Varticle 25 de l'arrété du 3 mai 2007 : « les planchers chauffants installés ou remplacés dont la face inférieure ne donne pas sur un local chauffé doivent étre isolés a l'aide d’un matériau isolant dont la résistance thermique de la paroi exprimée en m?.K/W, doit étre supérieure ou égale a 2 pour le chauffage électrique et 4 1,25 pourles autres cas. » La vitesse de circulation du fluide caloporteur est préconisée entre 0,8 et 0,85 m/s. Le DTU 65.14 ou NFP 52.307 donne les regles et les outils de conception et de réa- lisation suivants : pose du plancher sur plaque a plots renforcés ; pose du plancher chauffant sur treillis métalliques double en dalle désolida- risée ; @ Revétement de sol. La résistance ther- mique y compris l'isolation phonique éventuelle située au-dessus du tube ne doit pas dépasser 0,13 m?.K/W ( dalle d’enrobage 0,04 m?,K/W + revé- tement de sol 0,09 m?.K/W). ara eters (acy La résistance thermique pour Visolation thermique flottante doit étre R_2 0,75 m?.K/W pour les batiments déja isolés, conformément a la RT 2005. Les valeurs minimales des résistances thermiques des couches des isolations continues sur le plancher chauffant sont : 1. étage ou RDC déja isolé RT 2005 : 2. pour un plancher chauffant sur terre plein : 3. sur terre pleine isolée en périphérie: R= 1,25 m?.K/W. 4. en sous-sol, cave ‘ou vide sanitai R,2 0,75 m.K/W Re > 1,70m?.K/W. R= 2,10 m2.K/W FICHE 5 : CHAUFFAGE DOSSIER 1 “2 Copyright © 2015 Dunod. Tableau 5.5 Matériaux utilisés comme revétement de sol Tableau 5.6 Valeurs de la longueur de tube moyenne en m parm en fonction de pas e 0,05 20 o,0) 10 0,5 67 020 5 025 4 0,30 34 035 29 Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del 3 6 5 7 Pancherde ype A Plancher de ype C Termes ules das a norme NF EN 1258-1: Termes utes en France ‘Tormes utlisgs dane NFEN 1264-1: Termes iiss en France I reverement de so! ‘revetemene dso I revetment de ol Treverement Seo! 2dalle 2dalle 2dalle 2 couche desodasce 3 tube chau 3 tube chauffant 3 eauchede stparation 3 double couche de desolation ‘couche dsolation 4 sous-couched'soltion A plots 4 couche de niellement ‘couche denrobage S plancher port S support Stube chaufane ‘tube chauffane 6 cauchedisoltion 6 sous-couche disolation plots 7 plancherportear support Figure .5 Types de pose d'un plancher chauffant Le type de pose A sera choisi pour les revétements des sols collés ou flottants. Le ype de pose C sera utilisé pour les revétements des sols scellés 12345678 90n 213 ‘82mm valeur donnée pourun isolant ScI+35mm, mini de dalle au-dessus dutube Hauter isolane yeclon (CERTITHERM emagonnerie 5-revitement de sol (ép. variable) 11- ils métallique double 2-plinche 7-calle 12: isolant 3+ joine souple dalle désolidarsée 13+ dalle béton 4. releve de plinthe 19 tube RAU-PER O16 ou 20mm 5-flm polysthyline 10- clip pivoeane Figure 5.6 Plancher chauffant sur treillis métallique (Source : Doc. REHAU) : CHAUFFAGE DOSSIER 1 Copyright © 2015 Dunod. La pose des plaques a plots en dalle désolidarisée se déroule en plu- sieurs phases : pose du relevé de plinthe ; pose des plaques a plots ; pose du tube PER ; mise sous pression d’eau et essai d’étanchéité (p - 6 bar pendant 2 heures) ; pose du treillis métallique anti-retrait ; confection du revétement de sol. Plancher rafraichissant Le plancher rafraichissant n’est pas un systéme de climatisation. II per- met de rafraichir de quelques degrés la température ambiante, La tem- pérature d’eau a l’entrée dans les serpentins du plancher doit se situer entre 16 et 20 °C. Cette température sera choisie en fonction de la température de rosée de l’air ambiant, afin d’empécher l’apparition du condensat. Si Pon refroidit trop la surface du sol il peut y avoir la condensation de la vapeur d’eau de l’air ambiant La puissance absor- bée est de 30 W/m”. Pour obtenir cette puissance, il faut : un pas de 10 cm ; un écart de température aller-retour de 3 K minimum, avec un débit d’eau plus élevé que dans le chauffage ; ® utilisation de tube PER de dimensions 20 x 2 eau froide qui du milieu naturel (puits, nappe phréatique, lac) ; d'un groupe de production d’eau glacée (solution codteuse) ; d'un groupe frigorifique réversible (le plancher est raccordé @ un échangeur de chaleur qui a le réle de évaporateur en été et du condenseur en hiver). ircule dans le plancher peut provenir Copyright © 2015 Dunod. Mode rafaichissement Plancher rafrachissant fou chauifant 4 Ballon de stockage « Mode chautfage 1. compresseur hermétique 2- boutsille ant-coup de liquide 53,4 échangears de chaleur 5. clapet ant-retour 6- détendeur externe de pression thermoscatique a équilibrage 7-filere déshydrateur B-vase dexpansion 9+ pompe 10: vanne de régulation V3V Re régulateur \Vav-vanne 8 4 voies T: sonde de température |AP-vanne différenciele de pression Chaque panneau de sol peur dre équipé d'un organe de régulation (vanne A 2voies) commandé par une sonde de température ambiante, placge absolument dans chaque pigce, Le local est contr indépendamment des autres et sa temy Collecteur pérature reste constante, Figure $.7 La vanne a 3 voies va réguler selon les conditions extérieures : CHAUFFAGE DOSSIER1 DOSSIER be) _ 2015 Dunod, CLIMATISATION Comme le chauffage, la climatisation est associée a la notion de confort. On appelle installation de climatisation toute installation qui sert a réguler la température et ’humidité de lair d’un local d’habi tation, d’un immeuble de bureaux, d’un magasin, d’un théatre, d’un hépital, etc., pour qu’elles correspondent aux exigences physiologiques de lorganisme humain : une température ambiante comprise entre 20 et 27 °C et une humidité relative de lair entre 30 et 65 %, ainsi qu’une qualité de air et un niveau de filtration adéquats. L’état correspondant de Pair pour les couples de valeurs de température et de taux d’humi- dité se trouve a annexe 6 sur les traitements de lair. Si l'ensemble des traitements d’air s’applique pour des locaux ol les installations ou activité des personnes imposent des conditions spécifiques de tempé- rature et d’humidité relative, on parle alors de conditionnement d’air. Ce dossier ne traite que de la climatisation de confort. Réaliser une installa- tion de climatisation en individuel et en collectiFimplique de faire un bilan thermique d’été, afin de trouver la puissance frigorifique nécessaire de l’ins- tallation. Le bilan thermique d’été comprend un calcul dapports calori- fiques externes dus a lensoleillement et un calcul d’apports calorifiques internes dus aux occupants, aux équipements intérieurs, etc. Les valeurs nécessaires & prendre en compte sont indiquées aux iches 8 et 9, valeurs qui sont en conformité avec la RT 2012 ainsi que a la norme ISO EN 7 730. Ilexiste des bilans simplifiés d’été pourestimerla puissance a installer, mais, un calcul plus rigoureux, recommandé, doit se faire a l'aide de logiciels en conformité avec la réglementation thermique en vigueur RT 2012. Lannexe 6, concernant les traitements de lair (caractéristiques de lair humide, le diagramme psychrométrique, les évolutions élémentaires), vous aidera a comprendre et & bien appliquer le traitement d’air cor- respondant aux conditions demandées par le local a climatiser. Quelles que soient l'importance et Papplication du systeme de climati- sation, il comprend des équipements centralisés et des équipements termi- naux. Les équipements centralisés préparent les fluides primaires qui sont distribués aux équipements terminaux. Vous trouverez dans ce dossier les schémas de fonctionnement, leurs applications et des données techniques pour des équipements centralisés comme les climatiseurs autonomes, les armoires de climatisation, les centrales de toiture ROOF-TOP, etc. LES FICHES Fiche 6 : Les paramétres d’une climatisation Fiche 7 : Calculer les charges extérieures dues Pensoleillement sur les parois vitrées . Fiche 8 : Calculer les charges extérieures dues 4 Pensoleillement sur les parois opaques .. Fiche 9 : Calculer les charges intérieures et les charges totales : Installer un systéme de jatisation a débit d’air constant . staller un systéme de climatisation a deux conduits d’air Fiche 12 : Installer un syst#me de climatisation a débit d’air variable Fiche 13 : Choisir un équipement autonome de climatisation Fiche 14: Installer une climatisation a eau pulsée .. Fiche 15 : Installer un systéme de climatisation mixte Fiche 16 : Installer un syst#me réversible PAC sur boucle d’eau ou un systéme a débit réfrigérant variable (DRV) Fiche 17 : Assurer la qualité de l’air d’un systéme de climatisation DOSSIER INQ Zz FICHE 6 Objectif Connaitre les indicateurs principaux d’un systéme de climatisation et leur réle respectif. Les paramétres a contrdler sont : B a cempérature (stche ou humide) ; V-humidité absolue ou relative ; la pureté ; la vitesse de soufflage ; le niveau sonore au niveau de la bouche de soufflage. Figure 6.1. Schema de principe d’une installation de climatisation LOCAL, équipements Squiperents centralisés cerminaux air neuf > > airsouflé Fluides , primaires : sicrecyell 4 airinduit 3 << < 3 alrrepris 7 8 SAVOIR-FAIRE Les fluides primaires préparés par les équipements centralisés peuvent etre : de Pair chaud ou froid ; de eau chaude ou froide ; de Pair et de eau simultanément ; un fluide frigorigene. Tableau 6.1 Valeurs recommandées pour les parametres a controler +19 °C enhiver(#1 °C) #25 °Cen ée€ (1 °C) 40 60% idéalement 50% 0,1 40,3 m/s dans la zone d’occupation (pour une hauteur inférieure & 1,90 m) + Limiter Paugmentation de CO, + Conserver une quantité de particules en suspen- sion dans air ambiant a un niveau acceptable + Niveaux de pression acoustique tolérables & ne pas dépasser (critdres ISO) : entre 31,5 Hzet 8.000 He (local pour une utilisation spécifique) + Salle de concert: < 25 dB + Magasin : ISO 35 + Chambre d’hotel : < 35 dB * Bureau: <50 dB + Studio radio TV : < 30.48 + Batiment d'habitation : < 35 48 Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. EN PRATIQUE cs Climatisation de confort Le confort thermique dépend de : la température ambiante ; Vhygrométrie ambiante ; la température des parois ; la vitesse de Vair ; Pactivité des personnes ; la résistance thermique de P’habillement. 100 % Boule confort mayen grand confor wc asec Figure 6.2 Copyright © 2015 Dunod. nnement d’air pour les processus dustriels Les installations de conditionnementd’airdoiventassurerles conditions d’ambiance imposées par les processus industriels, par exemple : dans la mécanique de précision, la température dans la zone de la fabrication doit étre de 20 °C + 0,5 °C et une humidité relative de 35.245%; dans les salles blanches, la quantité de particules en suspension est strictement contrdlée. Par exemple, pour une salle blanche classée 4 000, le nombre de particules supérieures a 0,5 um doit étre inférieur & 4000 parm’. Keon RBa Industrie "ese Mecanique ani Zone de Confort Industrie pharmaceutique température °C Figure 6.3 CLIMATISATION DOSSIER 2 ela | ar Copyright © 2015 Dunod. Objectif Déterminer les charges dues au flux solaire sur les parois vtrées pour déterminer le bilan climatisation. OS Le flux solaire incident dépend de la situation du local (latitude, orien- tation, lieu), le jour de année et Pheure. Les parametres nécessaires pour le calcul de charges brutes dues a l’ensoleillement sont : fuxincidene la latitude (45°N par exemple) ; pres wo la classe d’inertie du local ou du groupe de locaux (faible Mime 1, moyenne 2, forte 3) ; —*; Vinclinaison de la paroi (verticale, horizontale, perpendi- OW anc culaire, au flux) ; hems surface tre Figure71Fluxincident sur tune paroi vitrée Porientation de la paroi (nord, nord-est, est, etc.) ; la date ; Paire des parois vitrées ; le Facteur solaire des parois vitrées. Lénergie incidente avant atmosphere est de lordre de 1 370 W/m? et atteint au sol une valeur de Pordre 900 W/m?. (ORES Charges brutes A__,, dues au flux solaire (apport solaire total, amorti et déphasé) Aus ei F5°S, [W] @ @,, [W/m] apport solaire surfacique amorti et diphasé Ors facteur solaire Ss aire de la surface vitrée du vitrage Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un del Charges dues aux vitrages par conduction/ convection A__, Le calcul se fait heure par heure avec la formule : ~Toc) [W] U, [W/m?.K] coefficient de transmission thermique surfacique de la fenétre, ou de la porte-fenétre (vitrage + menuiserie) Ss, [m?] surface du vitrage T.. [K] température extérieure T,. [kK] température de l’air intérieur Selon la RT 2012, le coefficient de transmission thermique surfacique se calcule ainsi : Up ATU A AM oly A,+ A, U, A, [m’] la plus petite des aires visibles du vitrage, vues des deux cdtés de la paroi ; on ne tient pas compte des débordements des joints la plus grande aire projetée de la menuiserie, vue des deux cdtés de la paroi en m? (menuiserie prise sans recouvrement) [m] la plus grande somme des périmetres visibles du vitrage, vue de deux cétés de la paroi [W/m?.K] coefficient de transmission thermique surfacique utile en partie centrale du vitrage [W/m?.K] coefficient surfacique moyen de la menuiserie [W/m.K] coefficient linéique da a l’effet thermique de ’inter- calaire du vitrage et du profil LS Figure7.2_ Mesure de A,,A,et , d'une paroi vitrée CLIMATISATION DOSSIER 2 pyright © 2015 Dunod. co U, de la paroi vitrée nue sera calculé pour la menuiserie en bois en fonction de la conductivité thermique utile du bois A = 0,13 W/m.K a 2 = 0,18W/m.K (la valeur dépend de la densité du bois et de sa teneur en humidité). Coefficient de transmission thermique surfacique utile en partie cen- trale du vitrage U, 1 ¥, d Rt Ut DR AR Tye [W/m?.K] R= 1/h, [m?.K/W] résistance superficielle extérieure R= 1/h, [m?.K/W] résistance superficielle intérieure 4 [m] épaisseur du verre ou de la couche du maté- riau j a exception de ’air ou du gaz 2, [W/m.K] conductivité thermique du verre ou de la couche de matériau j Ry [m?.K/W] résistance thermique de la lame d’air ou du gaz Les valeurs h, et h, sont normalisées pour le calcul de U, : h,= 8 W/m?.K @ 4, - 23 w/m2.k Coefficient de transmi jon thermique surfacique de la menuiserie U, Les valeurs envisagées par la RT 2012 sont : pour les menuiseries métalliques a rupture de pont thermique : 3 valeurs envisagées : 3,0 ; 4,0 et 5,0 W/m?.K ; ® pour la menuiserie en PVC : 1,5 ; 1,8 et 2,5 W/m?.K ; Doubles vitrages Les doubles vitrages sont tres utilisés en hiver pour réduire les déperdi- tions. La conductivité thermique (2) de ’air et du verre sont tres diffé- rentes : 2.,= 0,03 W/m.K pour l’air immobile (trés bon isolant) ; ree” 115 W/mK. Le remplissage du double vitrage se fait avec de l’air, de argon, du xénon, du krypton, etc. (voir annexe 8). Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del Le flux solaire incident sur un double vitrage peut étre décomposé en : 70,81 % flux transmis ; OD eecccccce 10,23 % flux réfléchi ; aT Niiag t< 18,93 % flux absorbé global ; 0,03 % négligeable. Les valeurs par défaut & prendre sont celles de la RT 2012. Charges nettes dues aux ombres Les charges brutes ne prennent pas en compte les éventuelles ombres portées sur les parois vitrées par un batiment adjacent, un arbre, etc. Ce calcul s’effectue pour obtenir une description des charges plus proches de la réalité. Il est plus fastidieux car il ne prend en calcul que la fraction de vitrage qui est éclairée, et doit étre réalisé a chaque heure de la journée. Paramétres a prendre en compte : la latitude du site ; Vorientation de la paroi ; le date ; la longueur du style ; le plan facade ou de la surface extérieure. oe ° Coefficient U, des parois vitrées courantes (valeurs données dans la RT 2012, régles Th-U) Grace aux tableaux 7.1 a 7.4, il est possible de déterminer aisément U, des parois vitrées courantes. Pour les portes, il faut se référer au tableau 7.5. CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 7 Calculer les charges extérieures dues A l’ensoleillement... Tableau 7.1 Définition des paraméires pour les parois vitrées courantes Vitrage 0,5 < U, <2,9 W/mrk ‘Menuiserie métallique a rupture de pont U,= 3,0 W/m'k ; 4,0 W/mK thermique* 04 5,0 W/m'k U,= 15 W/mK 1,8 Wimik Menuiserie en PVC* ou 2,5 W/m? U,= 1,2 W/mK ; 2,0 W/mK Menuiserie en bois* ou 2,5 W/mK * (selon 3 types donnés en fonction de épaisseur dans la RT 2012) Tableau 7.2 Influence de Vépaisseur sur les caractéristiques radiatives des verres clairs (incidence i= 40°) Epaisseur du verre Facteur solaire FS en % U,en W/m?K 4mm 85 58 6mm 83 58 8mm 80 57 10mm 77 57 12mm 78 56 15mm 72 55 Dans les calculs pour les simples vitrages aux verres clairs, quelle que soit l’épaisseur, il faut prendre : U,enW/m?K Sil sagit d’un vitrage vertical (RT2012) 58 Siil sagit d’un vitrage horizontal (RT 2012) 69 Tableau 7.3 Intercalaires courants, Coefficient ingique Type de panneau den W/mk de jonction panneau- menuiserie y, en W/mK 0,2 047 Aluminium 0,4 0,26 - 0,2 0,4 Aluminium/verre a ea 5 0.2 012 Acier/verre ri ae FICHE 7 Calculer les charges extérieures dues a l’ensol Tableau 7.4 Dimensions conventionnelles pour les parois vitrées t : Rapport de la surface de clair la surface hors tout de la fenétre 7 Dimensions Matériaux + tee Métal avec coupure thermique Fenétre battante 0,66 1,48 * 1,53 Porte-fenétre battante o7t 218 «1.53 Fenétre coulissante 0,74 1,48 « 1,53. Porte-fenétre coulissante 0,80 218 2,35 Pvc Fenétre battante 0,62 1,48 * 1,53, Porte-fenétre battante sans soubassement 0,65 2318 « 1,53 Porte-fenétre battante avec soubassement 0,57 2,18 «1,53 Fenétre coulissante 0,69 1,48 * 1,53, Porte-fenétre coulissante 074 210*2,35 Bois Fenétre bactante 0,66 1,48 * 1,53 Porte-fenétre battante sans soubassement o7 218» 153 Porte-fenétre battante avec soubassement 0,60 2,18 « 1,53 Porte-fenéire coulissante sans soubassement ov 218*2,35 Coefficient U, des portes courantes Tableau 7.5. Coeficient U, des portes courantes Matériau Type U,en (W/m?) Portes opaques * pleines 35 * pleines avec montants de 45 mm 33 i Porte équipée de vitrage simple epemnseotes on bois * proportion de vitrage < 30% 40 g + proportion de vitrage entre 30 et 60% 45 a Portes équipées de vitrage double a lame d’air de 34 6mm quelle que soit la proportion du vitrage 33 S Portes opaques 58 a ne Portes équipées de vitrage simple quelle que soit 2 | Portes simples en métal Ie a aon cea cet ee Portes équipées de vitrage double oe + proportion de vitrage < 30 % 5,5 52 + proportion de vitrage entre 30 et 60% 48 = | Portes en verre sans menuis Portes en vitrage simple 58 & | Eléments souples battants 58 CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 7 Calculer les charges extérieures dues a l’ensoleillement... Protections du vitrage Tableau 7.6 Facteur solaire des protections intérieures associées aux différents vitrages it Protection intérieure Tyee devinnee ominale | Stores vénitiens Stores de: aan Peetels iter tell kOneria Translucide claire | moyenne | _foncée Verre a vitre 2a6 Glace ear2 07 05 0,50 0,22 0,34 (arietionet a 386 046 049 0,39 0,26 031 Glace absorbante grise 6 0,46 0,49 0,38 0,26 031 Peace 10 045 0.46 034 0,24 028 ere 2 043 0,43 0,31 0,24 0227 Double vitrage avec lame d’air verre clair a 0,44 0.49 0,52 0,22 0,32 glace claire 18.432 0,44 0,49 0,52 0,22 0,32 glace absorbante * glace claire arenes vgasz | 031 0334 034 ong 0,26 Triple vitrage clair 13,5 043, 0,48 049 0,21 031 absorbant 14,5 0,30 0,33 0,34 og, 0,25 Tableau7.7 Facteur solaire des protections extérieures associées aux différents vtrages Protection extérieure ‘Stores Volets 7 ‘Stores. Byesdal | esi per ave Volets et stores a Vitalienne Beret ‘opaque| trans. | bois | méeal| bois | métal | alle eal ‘opaque ‘ou plastique Verre ou lglaceclaire| 3212 | 012 | 023 | 007] 010] 009] 011 | 012 | on9 Joa} ona 3 Glace 3 |absorbante| 3212 | 0,10 0,05 | 0,08 | 0,07] 0,08 | 009 | 013 | 0,09] 0,09 7 Double 2 |vitrage 8 clair 18432 | 0,14 | 0,17 | 0,05 | 0,07 | 0,07 | 0,08 | 0,08 0,16 | 0,09 0,09 5 absorbant | 18232 | 0,08 | 0,09 | 0,05 | 0,07 | 0,06 | 0,07 | 007 | 0,13 | 008] 0,09 = |Triple 5 vitrage Mien 13,8 | 014 | 017 | 005 | 0,07 | 0,07] 008 | 008 | 016 |o10| 0,09 absorbant | 14:5 | 0,07 | 0,09 | 005 | 0,07 | 006] 0.07 | 007 | 0,3 | 008] 0,09 Copyright © 2015 Dunod. Protections extérieures : stores vénitiens store marquise {+ stores écrans Protections intérieures du vitrage : - feuilles a Vintérieur du vitrage = revétement vieré SSS Figure 7.3 Différents types de protection i CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 8 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Déterminer les charges dues au flux solaire sur les parois opaques pour détermi- ner le bilan climatisation, REPERES Les charges totales extérieures H._, se calculent ainsi: Hae Ag t Age t Ay IW] Ay (W]_ flux solaire transmis par les vitrages (voir fiche 7) B A,,, [W) flux transmis par les parois opaques soumises & un ensoleillement A.,, [W]_ flux transmis par conductions, convection dus aux vitra- ges (voir fiche 7) ree Les charges dues a l’ensoleillement des este ts parois opaques A,,, proviennent de Pabsorption du flux Solaire par le maté- riau : Ago 7 YS (T= Te) [WI] U_ [W/mK] coefficient de transmission thermique de la paroi Oy {kl température virtuelle extérieure (voir annexe 7) T, [K] température intérieure du local s,, [m’] aire de la surface de la paroi opaque Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del [W/m?2.k] [m] épaisseur de la couche (i) [W/m.K] conductivité thermique du matériau de la couche (i) 1/h.- R, [m?.K/W] résistance thermique superficielle intérieure 1/h.- R,, [m?.K/W] résistance thermique superficielle extérieure > Pour h, prendre comme valeur h, = 4 W/m’K ; > Pour h,, prendre les mémes valeurs que pour le bilan ther- mique dhiver (voir fiche 22). On peut écrire la formule du coefficient U de cette maniére : Pour un mur hétérogéne composé de n couches différentes avec épais- seur e et conductivité &, différentes : Ror a [m2.K/W] La température extérieure virtuelle ou équivalente dépend des carac- téristiques thermiques de la paroi : sa capacité d’absorption du rayonnement solaire ; son inertie thermique, lorientation de la paroi, la date du calcul et Pheure du calcul (voir annexe 7). Elle peut étre calculée en utilisant le coefficient C, d’absorption du parement extérieur de la paroi ou de la toiture vis-a-vis du rayonne- ment solaire : CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. 87. [kK IG ° température extérieure coefficient d’absorption du parement extérieur de la paroi vis-a-vis du rayonnement solaire ©, [W/m?] — fluxsolaire incident Bh, [W/m?.K] coefficient d’échange superficiel extérieur a 3 Tableau 8.1 Types de parois opaques (TS Platre Beton Isolant béton Placoplatre 2 Laine de verre Tuiles Parement métallique ov autre ma tsolant thermique 6 Parement métallique ou autre Enduie plate 02 Brique ereuse ou parpaing Meet (isolé ou non isolé) 22 Enduitextérieur 2 Platre 2 M3 Isolant thermique 6 bécon 10 Copyright © 2015 Dunod. Tableau 8.2 Coefficient d’absorption C, des parvis extéricures peintes Tableau8.3 Coefficient d’absorption C, des toituresterrasses CLIMATISATION DOSSIER 2 ela | =) Objectif Calculer les charges intérieures et les charges totales (intérieures + extérieures) pour établir le bilan thermique d’été d’un batiment. Charges intérieures Les charges intérieures totales H,, se calculent de cette maniere : Hae Hose * Ass + Hae [WI] BH... [W) chaleur totale apportée au local par les occupants A, [W] apport thermique par l’éclairage H,... [W] apport thermique da aux machines Charges totales Calcul de charges totales (enthalpie) : H=H.. +H, [W] Calcul des charges totales (charges hydriques) : M-M,+M,. [s/s] ) EREELZICTS Calcul de la charge en humidité M.,. M.,, les charges hydriques de Pair neuf, est nul si les infiltrations d’air neuf ne sont pas prises en compte. Dans le cas contraire : Copyright © 2015 Dunod. Inins (Foe) [8/8] reproduction non autorise est un del pyright © 2015 Dunod. c ‘© Danod ~ To {kg/s] débit d’air neuf d’infiltration en en TKShumise!KByysuc]_teneur en humidité de Pair extérieur et de Vair invérieur Pour un calcul plus rapide, on peut utiliser les bilans simplifiés de constructeurs comme Carrier, Mitsubishi, Daikin, etc. Calcul de la charge en humidité M,,. Pour connaitre la charge en humidité, il va falloir calculer les charges hydriques intérieures : Mgc™ Mocc* Mac [Bsap/$] M,.. [8.4/8] charge hydrique apportée par les occupants M,.= nem-A,, dn nombre des occupants > m — [g.,/sm?] charge hydrique unitaire par unité de sur- face corporelle > Ay [mn] aire de Dubois de la surface corporelle vétue ou non Mase [Bap/S] charge hydrique apportée par les machines Pour connaitre la charge en humidité, on peut utiliser directement la valeur fournie par les tables ou diviser la valeur de la chaleur latente par la valeur de la chaleur latente de vaporisation de eau a 34 °C, qui correspond a la température moyenne de la vapeur d’eau rejetée par un individu : A, 6 M=—~.10° [g,,,/s] 34 [W] chaleur latente apportée au local par les occu- pants Lise [H/kg,,,] chaleur latente de vaporisation de la vapeur d’eau a34°c Ls" 2-420,52 Ki/kg.,, CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Calcul de la chaleur totale apportée au local par les occupants H... (ISO EN 7 730) Hye Ht He [W] H, [W] chaleur latente apportée au local par les occupants = Hem B, Agu dn nombre des occupants dans le local > p, [W/m?] chaleur latente par unité de surface corpo- relle vétue ou non > Ay [m?] aire de Dubois, aire de la surface corporelle vétue ou non H, [W] chaleur sensible apportée au local par les occupants : Hymn Pe Agy > p, [W/m?] chaleur sensible par univé de surface corpo- relle vétue ou non Les charges sensibles représentent les échanges radiatifs et de convec- tion entre le corps humain et environnement intérieur, Les charges latentes sont dues aux dégagements de vapeur d’eau liés & la respiration des occupants, a la perspiration de la peau et a la suda- tion. Calcul des apports dus a l’éclairage A, Aas” Fea Siac [WI] ® a... [W/m] apports unitaires dus a l’éclairage [m?] aire du sol du local Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Tableau 9.1 Exemples d'apports dus a 'éclairage Calcul des charges dues aux machines H_,__ Les charges dues aux machines peuvent étre tres importantes, sur- tout dans les locaux informatiques ou dans les locaux qui abritent des. moteurs électriques. Léchange de chaleur s’effectue majoritairement par convection avec Pair ambiant, c’est-a-dire instantanément. Tableau 9.2 Exemple de charges dues aux machines 150 150 - 150 continue soo 1000 | 1202250 | 130a250 | 2s0aso0 30 500 230 270 500 60. 175 175 ; 175 60. 3000 1450 06 3000 60 175 175 - 175 60. 100150 | 40850 : 100 60. CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Calcul des charges dues a l’air extérieur - Apports par renouvellement d’air Les charges calculées ci-dessus servent a déterminer les conditions du soufflage. Les charges dues au renouvellement d’air servent a calculer la puis- sance des machines opérant le traitement d’air. EN PRATIQUE Exemple d’apports unitaires thermique et hydrique dus aux occupants Voir les tableaux 9.3 a 9.5. Les valeurs sont calculées par les conditions suivantes Température séche de lair = 25 °C Humidité relative = 50% @ Température radiante moyenne = 25 °C Vitesse d’air = 0,1 m/s Tableau 9.3 Caracteristiques des occupants 0,50 21 47a 68,2 8,73 12 0,55 24, 45,4 66,5 873 Tableau 9.4 Apports hygrothermiques par occupant 1,82 38,4 85,7 124 15,9 173 36,5 78,5 115 154 Masculine 1,92 40,5 90,4 131 16,8 Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Tableau 9.5 Charges dues aux occupants en fonction de leurs activités Débits d’air hygiénique fixés par le ministére Les debi textes mi le réglement sanitaire départemental type du 9 aodt 1978 révisé par la circulaire du 20 janvier 1983 pour les locaux a pollution non spécifique et ceux a pollution spécifique autres que les locaux habitation ; d’air hygiénique a prendre en compte sont fixés par des ériels : Varrété du 24 mars 1982 pour ’aération des logements. Les débits sont donnés dans les tableaux 9.6 et 9.7. CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Tableau 9.6 Débits dair neuf - locaux a pollution non spécifique Décret n? 2008-244 du 7 mars 2008. Pour le recyclage de Vir ~Vair doi etre reeyelé avant reintroduction ; ~Vairreeylé est pas pris en compre pour calcul du debit nominal die neuFintroduit; en eas de panne di systéme d'épuration ou de fltration, le recyclage dei tre arte = ides icerit d'envoyer apres reyclage dans un local & pollution non spécifique air pollué d'un local & pollution spécifque. Copyright © 2015 Dunod. Tableau 9.7 Débits d’air neuf- locaux a pollution spécifique Pidces a usage individuel Salles de lavage, séchage et repassage du linge Salle de bains 15 parlocal Salle de bains ou douches communes + cabinets daisance 15 parlocal Cabinets d’aisances 15 Piaces a usage collectif Cabinets d’aisances isolés 30 Salles de bains ou de douches isolées 45 Salles de bains ou de douches communes + cabinet d’aisance 60 Bains, douches et cabinets d’aisances groupés 30 +15 Lavabos groupés 10+5N 5 parm? de surface de local Cuisines collectives Office relais Moins de 150 repas servis simultanément De 151 & 500 repas servis simultanément (minimum 3750 m°/h) De 501 a 1 500 repas servis simultanément (minimum 10000 m°/h) Plus de 1 S00 repas servis simultanément (minimum 22500 m*/h) 15yrepas 25/repas 20/repas 15/repas 1Ojrepas 1 = nombre d’équipements dans le local CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 10 Objectif Assurer les conditions d’ambiance imposées par les processus industriels : maga- sins de grande ou moyenne surface, salles blanches, hépitaux.. Dans les procédés de climatisation a air total, le fluide primaire est lair conditionné, préparé par les équipements centralisés et distribué par les gaines vers les locaux a climatiser. Le traitement d’air s’effectue dans les centrales de traitement d’air (CTA) unizones (débit d’air souf- fig allant de 1 000 a 100 000 m°/h) et consiste en : un mélange d’air neuf (extérieur) et d’air recyclé (intérieur) ; de la filtration ; une température et une hygrométrie fixées ; un soufflage une reprise d’air. + + L ee air a recycle Local as eee 3 4 tHE EH AKO S airneuf | © M c F 5 : 7 aos 7 jhe dadaue Bigearen op ameeaae procbasistarerase Sure voneie ane SB dittciplurge dur © huniGitcanarh oper Ceruisereeat rea a ee cae ml Figure 10.1 CTA unizone sans traitement terminal Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del Lair traité dans la CTA est acheminé par un conduit d’air & basse vitesse (2 47 m/s) et a basse pression pour étre distribué dans un local ou dans la zone a climatiser. La construction de CTA est modu- laire ; cette derniere peut étre installée a lextérieur des locaux a climatiser (terrasse, étage technique, etc.) Les dimensions au sol vont de 5m a 12 metla hauteur de 0,5 m a4 mselon le débit d’air a souffler. OO COE oly ORES Centrales unizones de toiture (« roof-top ») 10a100kW Cestla solution qui convientle mieuxauxattentes des surfaces commer- ciales de dimensions moyennes et des grandes surfaces. Les roof-tops permettent de traiter de gros volumes nécessitant des grosses puis- sances sans produire d’encombrement au sol. Le roof-top est composé de deux parties concomitantes un compartiment pour le traitement d’air du volume a chauffer, climatiser, a ventiler (caisson de type CTA avec filtre d’air, batterie froide a détente directe, batterie chaude, ventilateur, caisson de mélange air neuf/air repris) un compartiment pour la génération de froid et de chaud (compres- seur(s) et un circuit frigorifique réversible, dans le cas ott le roof- top fonctionne en PAC, une batterie électrique additionnelle ou une batterie chaude, alimentée la plupart du temps par un braleur au gaz en direct). Le taux dair neuf est contr6lé par le caisson de mélange air neuf/air repris d’une maniére fixe par des systémes de type free cooling pour Vhiver et les intersaisons. CLIMATISATION DOSSIER 2 Ventilateur condenseur casquette 1 Batterie condenseur, Registre | aitheuf UF Armoire électrique Filtres Batterie Ventilateurde — évaporateur traitement Figure 10.2 Vue éclatée d'un climatiseur de toiture « roof-top » (Photos propriétés et utilisées avec accord de Carrier SCS) CTA unizones avec traitement terminal Ces installations permettent de maintenir la tempé- Figure 10.3. Climatiseurde coitre «ooFtop» rature et parfois l’hygrométrie dans plusieurs locaux Carrier ~foid seul pompes : Carr foidsei/pompes ayant des charges différentes, (Photos propriétés ec utilisées avec l'accord de Carrier SCS) vienjee f —— Airneuf — Airneuf Centrale Centrale = —_ de coiture de toiture 7 ne 8 ouch 5 | I cesouttage h a Local a climatisé climatisée | Figure 10.4 Installation d’une centrale de toicure roof-top NOLLVSLLVWI1D : Z YaISSOG [= yeujuuaa auowinresa 22ne auoziun V1.5 ap ade §"OL aun pney> ay -> jupuuny,p apucs-@ — apney> auaneq- ployany-4 anoxeyrny =a) _aprou uae apaBuejgiy-Waumespdioy ap apuos -q) 98u apagnu3-3 anadeaanayesyipiwuny-g — grauare any ot sBeyosae sp nae|A9Q _ 2 + + +—+ Pnadtary a8eyreyoos Spent + sypdoos f W Sie tes 4 ! gsuotou ‘ asfoy 4 <—Tw ze asudas ap 4 mone, > > _ sda Feofanay ‘upp un 39 agsueyne uou uoRsaposdas HAO} ~ pounel “pound ST0z @ aybuAdo> Copyright © 2015 Dunod. CTA multizones avec ou sans réchauffage terminal Les CTA multizones s’appliquent & un nombre réduit de zones n’ayant pas les mémes charges au méme moment. Elles produisent simultané- ment de Pair chaud et de lair froid a des températures compatibles avec les besoins de chaque zone. Afin d’assurer les températures compa- tibles aux besoins de chaque zone, les batteries chaudes et froides sont disposées en parallele. < < 7 ai Ar reece Ventilateur reps jereprise Registre M dair 1 1 1 > Venlateur | de souftage! Figure 10.6 Exemple de CTA multizone Le ventilateur centrifuge de soufflage n’est plus situé aprés les batteries en suivant le sens de Pair a Pintérieur de la centrale, mais avant celle-ci et aprés le caisson de mélange de lair neuf/recyclé Le débit total d’air est constant mais la proportion d’air chaud et d’air froid peut étre automatique, dosée par les registres dair froid et les registres d’air chaud de chaque zone reproduction non autorise est un dl ‘© Danod ~ To Le nombre de zones que on peut desservir est compris entre 6 et 20. La puissance frigorifique est de 35 a 450 kW et la puissance de réchauf- fage peut atteindre 1 200 KW. Le débit maximal de soufflage est autour de 100 000 m/h. La contrainte majeure de ce systéme est la difficulté d’implantation des conduits d’air rayonnants de la centrale vers les différentes zones. Ce systéme est pratiquement tombé en désuétude, sauf pour les centrales roof-top avec distribution en terrasse, qui sont toujours utilisées pour la climatisation des batiments d’un seul niveau C8) EN PRATIQUE a 3 Caractéristiques techniques des CTA de toiture 50AZ/UZ Les CTA de toiture S0AZ/UZ (Carrier) conviennent a des installations commerciales et industrielles. La gamme 50 AZ se décline en 6 modeles d’une puissance nomi- nale en froid de 43 4.116 kW. La gamme 50 UZ se décline en 6 modéles d’une puissance nomi- nale en froid de 41 a 119 kW, et d’une puissance nominale en chaud de 45 8 146 kW. agent frigorigane utilisé est le réfrigérant HFC-407C. Cette gamme est principalement utilisée pour les applications ter- tiaires : hypermarchés, entrepots, petits immeubles ou bureaux. Les compresseurs sont montés sur des plots anti-vibratiles. Les ventilateurs de bas niveau sonore sont réalisés en matériauxcompo- sites recyclables. Les échangeurs de chaleur en tubes de cuivre de haute qualité sont disposés en quinconce et présentent un niveau élevé de protection contre la corrosion et les UV. Le circuit frigorifique utilise des tubes en cuivre désoxydé et déshydraté avec des vannes d’accés du type Schrader. La régulation numérique permet une grande simplicité d’utilisation et veille en permanence sur ensemble des composants de la machine. Pour la gamme 50 UZ, le dégivrage est optimisé par un algorithme auto-adaptatif. Cet algorithme et une nouvelle conception de la batte- rie réduisent la durée des dégivrages. CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Tableau 10.1 Tift = 0.3048 m Application de CTA unizones aux salles blanches ou propres Une salle blanche est une salle d’hépital ou industrielle qui nécessite un environnement dans lequel la quantité de poussieres et de micro- organismes doit étre limitée. La norme ISO 14 644-1 définit 9 classes et prend en compte 6 tailles de particules allant de 0,1 im a 5 im. Classement selon NFX 44-101 et la norme américaine (Federal Standard 209) 100 /fe" 10 000/f 4 000/m* 400 000/m* | 100 000/Fe* | 4 000 C00/m* 7he 250/m* 7o/fe | 2 500/m* 7o0/fe? | 25 :000/m* Pour maintenir la qualité des atmospheres des salles blanches, il faut prendre en compte les parametres suivants. La suppression maintient une pression de 5 a 20 Pa grace a un apport d’air neuf de 3 4 6 volumes, ce qui implique la création de sas d’entrée- sortie, de sas matériel, de sas de vestiaires, de passe-matériel ou de stérilisateurs, de décalage de ouverture de portes. La filtration permet la décontamination de lair neuf hygiénique intro- duit. La CTA sera munie d’un préfiltre & poches (85 % d’opacimétrie), qui permettra l’élimination des particules grossigres contenues dans Pair et d’un filtre terminal implanté le plus proche possible de la salle blanche. Vefficacité de ce filtre doit étre : pour une classe 100 000 : de 95 & 99 % DOP (dioctylphthalate) ; pour les classes de 10 000, 1 000, et 100: au minimum de 99,99 % DOP, obtenue par des filtres absolus installés en faux plafond. Le taux de brassage est le nombre de volume brassé dans la piece : classe 100.000 ty," 102 20V/h; classe 10000 t,,= 10840 V/h; classe1000 —t,,= 40120V/h; classe 100 Tag = 300 & 600 V/h Copyright © 2015 Dunod. La diffusion d’air : le flux daira l’intérieur du local peut étre un mélange turbulent (dilution des impuretés produites dans le local) ou un flux laminaire ot l’air se déplace en lignes d’écoulement paralleles a vitesse uniforme ; les impuretés dans le local sont entrainées et évacuées. Air neuf “ys Peers classe 100000 classe 10000 eo ‘ fuxeurbulene am Tuclaminaire > 1-Prifitea poche 4 Humiatura vapeur 7 Fue eminal abla 2- Batterie froide 5-Ventilateur 8- Filtre terminal absolu 5: Bauer chaude 6- Bare chaude 9-batere de rehaufoge Figure 10.7. Exemple de composition de la centrale de traitement air pour salle blanche CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 11 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Assurer les conditions d’ambiance imposées par les processus industriels dans des locaux dont les charges sont opposées. Le fluide primaire est l'air conditionné et préparé par les équipe- ments centralisés, distribué par les gaines vers les locaux a climatiser. Ce systéme est identique au systtme CTA multizone (voir fiche 10) mais le mélange est effectué localement. Ce systeme s’applique aux locaux oles charges sont opposées. SAVOIR-FAIRE Boite de mélange avec détente BM Air melange 4 Isolane acoustique Air 7 EN NY Ain fii 7 chaud Figure 114 Principe de la bole de milange avec décnte Lair provenant de la CTA est soufflé dans deux conduits avec une vitesse de 10 & 20 m/s vers les différents locaux a climati- ser. Dans un conduit se trouve une batterie froide, et dans l'autre une batterie chaude. Au niveau de chaque local ou groupe de locaux avec les mémes charges internes ou semblables, lair froid et lair chaud sont introduits en proportions adéquates dans la boite de mélange selon les charges du local. Dans cette boite a lieu le mélange de Vir froid et de lair chaud. En passant par un silencieux, le mélange est acheminé dans les conduits a basse vitesse (3 4 7 m/s) vers les bouches de soufflage. Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Lobjectif donc d’une BM est de : détendre Pair froid et chaud distribué & grande vitesse et a haute pression ; mélanger les deux courants d’air en proportions demandées par le régulateur de température ; diminuer le niveau sonore. « < 7 Air Air reece Verateur repre ee ere pm flo tH toeal outage Registre == motorisé a ‘Gel air n = 4 > ae = ange y Ar Silencieux i reayle | ' € x H aie entiateur : Secouligge ond di : aulags ‘ei E- Entrée de lair neuf M- Mélange de lair C- Air chaud F- Air froid S-Airsouflé Figure 11.2 Installation d’une CTA a deux conduits CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. (TS AIROSTAR’ Figure 11.3 Centrale de traitement d'air 398Q Carrier « Plug & Play » avec récupération de chaleur (Photos propriéeés et utilisées avec l'accord de Carrier SCS) La gamme Carrier couvre une plage de débit d’air de 1 400 a 26 300 m°/h. Ces centrales de traitement d’air sont congues pour assu- rer l'extraction d’air vicié et apport d’air neuf des locaux tertiaires et répondre aux exigences actuelles et futures des batiments haute per- formance énergétique. Plusieurs versions sont disponibles : avec échangeur & plaques a contre- courant, avec échangeur rotatif a trés haut rendement (jusqu’a 90 %), avec échangeur a plaques a flux croisé, avec des rendements de ordre de 54%. Le systame de régulation est incorporé et les ventilateurs d’extraction et de soufflage sont pilotés indépendamment par des variateurs de fré- quence. Les principales fonctions de la régulation sont B gestion du debit d’air : débit d’air constant, pression constante, débit d’air variable (avec sonde de qualité dair CO.) ; gestion de la température d’air : soufflage/extraction, ou ambiante ; gestion du fonctionnement free cooling nocturne ; indication d’alarme (filtre a remplacer, température de soufflage trop basse, risque de gel de la batterie, etc.) ; acces a distance possible par serveur web intégré. Copyright © 2015 Dunod. Free cooling Le free cooling (refroidissement gratuit) consiste a utiliser directement Vair extérieur pour refroidir un local. On introduit de lair extérieur, si celui-ci est d’une température plus basse que lair repris (intérieur) et que la régulation est en demande de froid. Ladmission de cet air plus frais se fait par Vintermédiaire d’un volet ou d’un registre motorisé commandé par la régulation. CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 12 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Assurer les conditions d'ambiance imposées par les processus industriels quand les charges sont variables, voire opposées. Le fluide primaire est lair conditionné et préparé par les équipements centralisés, distribué par les gaines vers les locaux a climatiser. Les CTA a débit d’air variable, de type un ou deux conduits, préparent l’air dans des conditions prédéterminées. Lair est ensuite acheminé et diffusé a débit variable en fonction des charges. SAVOIR-FAIRE A intérieur d’un local dont les charges de climatisation H varient d’un moment a l'autre, il n’est possible de maintenir constants la tempé- rature et le degré hygrométrique que si le débit d’air soufflé q,_., est proportionnel aux charges & compenser et si la température et le degré hygromeétrique de l’air soufflé sont constants. [kg,/s] Gnas Uk8,,/8] debit massique d’air souffle fh, Urkg,,] enthalpie spécifique constante de lair souffié A, U/kg,,] _enthalpie spécifique constante de l’air du local BH [W1_. charges totales du local Le principe de ce systame est d’adapter le débit de soufflage aux charges variables des locaux a climatiser, de manidre A obtenir les conditions intérieures constantes. Copyright © 2015 Dunod. eprodiction non autorisée est un dit Pour varier le débit d’air soufflé dans les locaux, on peut faire appel & des clapets d’air ou a des unités spéciales de soufflage (diffuseurs) qui permettront de distribuer Pair avec un taux de brassage satisfaisant. Selon Pimportance des variations de débit on peut utiliser : les ventilateurs de soufflage a débit constant si le débit a assurer dans les réseaux varie en faibles proportions ; les ventilateurs a débit variable pour des grandes variations de debit. Pour les systémes a débit d’air variable (VAV), il existe plusieurs variantes technologiques. Nous présentons deux variantes : une installation VAV monogaine sans réchauffage terminal ; une installation VAV a deux conduits avec boites de réglage a deux clapets. C8) | Ne ee om Oe ve ° Installation avec CTA a débit d’air variable Aun conduit (monogaine sans réchauffage terminal) Lair primaire est préparé dans la CTA unizone classique. En pratique, Vrair est soufflé & une température fixe comprise entre 12 416 °C en été et 30.45 °C en iver, & des vitesses allant de 5A 15 m/s. Dans chaque local, la température ambiante est régulée par action sur un volet motorisé ou bien par l'utilisation de bouches de soufflage concues pour le débit variable. Le clapet de réglage est actionné par un servo- moteur électrique ou pneumatique. Le clapet se trouve dans une boite de détente garnie d’un isolant phonique pour limiter le niveau de pres- sion acoustique percu dans le local. Le schéma présenté concerne éga- lement la compensation de la température de lair soufflé en fonction des ambiances. Pour des raisons d’hygine, le débit d’air neuf insufflé ne doit pas des- cendre en dessous d’un seuil réglementaire. Dans le cas ou lair neuf est mélangé avec l’air repris, pour garantir le minimum d’air neuf requis, une sonde est placée dans le conduit d’air neuf. Cette sonde mesure la vitesse d’air et agit sur les volets d’air neuf et de reprise par l'intermé- diaire d’un régulateur. CLIMATISATION DOSSIER 2 Air ete < Ventilateur dereprise ir registre dae Copyright © 2015 Dunod. Figure 12.1 Schéma de installation Installation CTA débit variable, 2 conduits et boites de réglage a 2 clapets progressifs Ce systéme permet de climatiser plusieurs locaux ayant des charges variables et méme opposées. Les boites de détente comportent deux volets de réglage progressif, un sur le conduit d’air chaud et Pautre sur le conduit d’air froid. A partir d’une température ambiante basse, le débit d’air chaud a la valeur du débit maximal d’hiver, le débit d’air froid étant nul. Au fur et & mesure que la température augmente, le débit dair chaud diminue jusqu’au minimum, sous l’action du clapet, le debit d’air froid reste nul. Aprés avoir traversé la zone neutre, le debit d’air chaud s’annule, le débit d’air froid prend la valeur minimale. Le clapet dair froid s’ouvre progressivement jusqu’a atteindre la valeur de débit maximal été. Le débit d’air chaud est nul. Inversement, lorsque la température ambiante baisse, le clapet d’air froid se ferme jusqu’a la valeur minimale, le clapet d’air chaud reste fermé. A l'autre extrémité de la zone neutre, le clapet d’air froid se ferme totalement et le clapet d’air chaud s’ouvre pour laisser un débit minimal. Copyright © 2015 Dunod. feu ‘ “desouioge HP ‘owerture des clapets 100 % maxi hiver clapet air chaud mini 100 % maxi été mini <+<——> _eempérature zoneneutre _intérieure °C Figure 12.3 Diagramme de régulation des boites de réglage & 2 clapets progeessifs CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 13 Objectif Assurer la climatisation ou seulement le rafraichissement d’un local ou d’un nombre réduit de locaux. Ces appareils compacts qui assurent la climatisation ou le rafr sement dans une piéce sont installés soit dans le local a climatiser, soit & proximité immeédiate. Les climatiseurs de fenétre (Windows) Pot Les climatiseurs de fenétre permettent de dial fl Hee refroidir lair du local climatisé de 8 4 10 °C en veramur|_uioar Condenseur dessous de la température extérieure. Ils sont sf. composés de deux parties, une intérieure assu- 3 a => tie rant le traitement dair du local, et une exté- hic rieure renfermant le groupe de condensation et le compresseur hermétique (bruit important). <1 fhrs La puissance frigorifique effective va de 2 a at | Ae "D wade” | 7 kW pour des débits moyens de soufflage de a Eraporateur 3001 000 m*/h. La norme NF E 36-101 défi- nit la méthode d’essai et de détermination de caractéristiques des climatiseurs de piece. Figure 13.1 Schéma de principe Les climatiseurs mobiles Ils ont le méme principe de fonctionnement que les climatiseurs de fenetre : Copyright © 2015 Dunod. puissance frigorifique : 1.4 2,5 kW; puissance de chauffage (résistance électrique) : 2 kW; Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del niveau sonore : 55 dB; masse : environ 40 kg. fi Les climatiseurs split-systéme Ste Ces sont des climatiseurs & deux éléments sépa- Ethie = rés: un caisson de traitement de Pair situé dans Condensers la pice a climatiser contient l’évaporateur, le ventilateur centrifuge, les grilles de diffu- aaa sion de Pair réglable et la platine de com- aap. _— mane: raaer braporseor sorbent un caisson contient le groupe de condensa- ine tion avec le moto-compresseurhermétique, le condenseur a air avec son ventilateuretle — vrriow compete ene es femmes détendeur et la vanne a 4 voies d’inversion —_"densss * du cycle dans le cas du climatiseur réver- sible. Figure 13.2 Climatiseur mobile, schéma de principe filtre déshydrateur | vreversible | \ détendeur capillaire 24 voies ' 1 6 + | bouteille ere cet ty) anti-coups Hl | liquide : i ‘ Unite intérieure Unité extérieure Figure 13.3 Fonctionnement en été d’un climatiseur split-systéme CLIMATISATION DOSSIER 2 | mma airsoumme Figure 13.4 Fonctionnement en hiver d'un climatiseur split-systome La. gamme de puissance frigorifique est de 1,8 a 15 KW pour une gamme de puissance calorifique de 2 a 17 kW. Les climatiseurs multiblocs Copyright © 2015 Dunod. Figure 13.5 Fonctionnement en été Copyright © 2015 Dunod ‘© Duanod ~ Toute reproduction non a Ce type de climatiseur, qui est une extension du climatiseur split- systéme, comprend une unité extérieure qui va alimenter plusieurs uni- tés intérieures (16 maximum) réparties dans un ou plusieurs locaux de Vunieé extérieure ny a | vers les = unités intérieures Figure 13.6 Fonctionnement en hiver Figure 13.7. Unié extérieure et unités intérieures (source : doc. Panasonic) Les armoires de climatisation Les armoires de climatisation permettent : le rafraichissement d’un ou de plusieurs locaux (climatisation de confort) ; la ventilation et éventuellement le chauffage des grands locaux ou de plusieurs petits locaux peu éloignés les uns des autres ; le contréle de température et de Phygrométrie de lair pour les salles informatiques, salles de réunion, restaurants, boutiques... Ces appareils peuvent étre a soufflage direct ou reliés a un réseau de conduits d’air avec des bouches de soufflage. fir se verageurde vie souflage Eraperateur Vole de églage Accor gy BO ’) = ddel'air neu Z Mecsas NAT CCondenseur wet de rglage Selsirocul ny > Figure 13.8 Les armoires compactes installées en toiture (roof-top) couvrent une gamme de puissance de 7 a 350 kW et sont considérées comme des centrales de production du froid Figure 13.9 Armoire de climatisation (source : www:hellopro.f) CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. ee ees 3° Exemple de climatiseur mural Figure 13.10 Climatiseur réversible mural mono split FIXN-3SL 3,20kW/ 3,50 KAW, Classe énergétique A (froid et chaud) ; inverter DC (source : © Daikin) Unité intérieure : 5 vitesses de ventilation ; touche Mode nuit ; réduction des dB ; filtration simple. Unité extérieure : chauffage jusqu’a -15 °C sur toute la gamme ; appareil compact (FTXN-25L et FIXN-35L). Télécommande : en infrarouge ; timer On/OfF Ce systéme est conseillé pour une piéce de surface entre 25 et 35 m? et de 2,50 m de hauteur pour la série FTXN-35L. Le COP est de 3,61, agent frigorigene est le R 410. Copyright © 2015 Dunod. Les armoires de climatisation Les armoires de climatisation compactes ont une puissance frigori- fique de 7 120 kW. Elles ont tendance a étre bruyantes a cause de leurs débits importants d’air de refroidissement. Les armoires & condenseur a air séparé (split-systéme) ont un conden- seur a air monté sur un toit ou une terrasse. Leur puissance frigorifique va de 124 120 kW. ed Figure 13.11 Climatiseur Windows monobloc Ainwellfroid seul non inverter WCF 012. Gamme WCF 3,5 kW froid. Surface conseillée 30 m? (couree : Window airwell) Figure 13.12 Armoire de climatisation Lennox série dinnov. Utilsée pour la climatisation de salles informatiques. 6 -237 kW pour les commandes avec une température et une humidité exigée (puissance 6 kW en froid, et -237 KW en chaud) ; debit d’air refroidi 1800 - 36000 m’sh 5 fonctionnement 24h sur 24, 365 jours/an CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 14 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Installer un systéme a ventilo-convecteurs dans un batiment zoné. Le seul fluide primaire utilisé est l'eau pulsée préparée par des équipe- ments groupés en centrale. eau primaire peut étre froide ou chaude selon la saison, Elle est distribuée aux appareils terminaux par l’inter- médiaire de 2, 3 ou 4 réseaux de tuyauteries. Ce type d’installation implique un zonage du batiment, il n’y a pas de contrdle de I’hygrométrie, la détermination de la température de commutation est parfois délicate, le niveau sonore est de 30 a 65 dB. Ces inconvénients peuvent étre éliminés en utilisant des installations des ventilo-convecteurs & 4 tubes. (ORES ea \i HATHULITK Eau chaudejeauglacte Barve alecée Se Sorrier de regulation <0 jy chasis m Mat limeretion etalque — decorque condensits erg Turbines % Figure 14.1. Schéma de principe d'un ventilo-convecteur Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del Les ventilo-convecteurs livrés carrossés sont montés apparents, sinon ils sont prévus pour étre encastrés derridre une paroi. Le montage se fait selon leur type : verticaux carrossés (sur le mur extérieur ou en allege) ; verticaux non carrossés (au-dessous d’une fenétre, soit en hauteur dans un placard ou derrigre une cloison) ; horizontaux non carrossés (cachés dans un faux plafond ou dans un soffite, seules les grilles de reprise et de soufflage restent appa- rentes) ; horizontaux carrossés (suspendus au plafond) ; ventilo-convecteurs en cassette (encastrés dans les faux plafonds).. Leurs caractéristiques sont : débit dair de 150 a 2.050 m'/h; puissance frigorifique de 1.4 18 kW; puissance calorifique de 2 a 20 kW. Les systémes de ventilo-convecteurs & deux tubes ont un bon rende- ment lorsqu’ils sont combinés avec une CTA d’air neuf, permettant ainsi de maintenir des conditions satisfaisantes dans les immeubles de bureaux, magasins, hotels, restaurants, salles informatiques, etc. C8) EN PRATIQUE ve ° Plusieurs schémas sont possibles pour les installations a ventilo- convecteurs deux tubes. Le schéma 14.2 présente une installation de ventilo-convecteurs & deux tubes équipée de vannes trois voies de commutation. Les vannes a trois voies de commutation permettent la distribution d’eau froide ou chaude a débit constant. CLIMATISATION DOSSIER 2 souua ap apdinby saqra xnap & Uoneinuiwos ap s2108.¢ @ seuuea ap agdinby sagma z & sunaxsanuo>-ojauan ap voneeSu] » sudo are ayn’ O 6 : ‘ sunawenuos-oynuan + Sanne sap sian voneinuiwoa ap auuen 3Dv19 Ava.G NoUSNIOMs Copyright © 2015 Dunod. Le thermostat d’inversion change le sens d’action du régulateur et décale le point de consigne : si@,,, > 25 °C: fonctionnement en mode hiver ; si,,,< 15 °C: fonctionnement en mode été. Saison# ee: Heseeeeeee eee A v Hiver eee to 25 Beau sur aller [°c] Figure 14.3 Fonctionnement du thermostat d’inversion CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 1 Objectif Installer un systéme de climatisation mixte (air et eau) pour des immeubles qui comportent plusieurs locaux individuels, Le systéme permet de chauffer, de rafraichir et de renouveler lair des locaux tout en maintenant le degré hygrométrique d un niveau convenable. Les deux fluides primaires utilisés, 'air et "eau, sont préparés au moyen d’équipements groupés en centrales (centrale d’air primaire et cen- trale d’eau chaude ou glacée). Ils sont ensuite pulsés ou distribués aux appareils terminaux situés dans les locaux a climatiser. installation comprend un réseau de conduits d’air primaire et un réseau de 2, 3 ou 4 tuyauteries. (OMNES Systémes d’inducteurs a éjecto-convecteurs Les systémes a éjecto-convecteurs ont été installés avant 1970, 1 Aicsute mais de nos jours, il existe encore des installations en service. Les (cirmelangs) appareils peuvent étre montés en allégé ou en plafond. Ces sys témes ont une puissance thermique 140 a 1150 W pour une puis- sance frigorifique de 120 & 860 W. Les installations peuvent étre : 2 tuyaux (un aller et un retour d’eau chaude ou d’eau glacée) ; @ a3 tuyaux (un tuyau de distribution d’eau chaude, un tuyau de distribution d’eau glacée et un retour commun a l'eau chaude t et a Peau glacée) ; Be a 4 tuyaux (un aller et un retour d’eau chaude et d’eau Figure 15.1 Principe de lacée). induction slacée) Copyright © 2015 Dunod. 2015 Dunod ‘© Dnod ~ Toute reproduction non autorisée est un d Principe de induction : lair primaire constitué d’air neuf traité en cen- trale est pulsé a grande vitesse (15 & 25 m/s) et sous pression (150 & 500 Pa) jusqu’aux éjecto-convecteurs ,a débit constant. A lintérieur de cet apparel, Pair primaire traverse les tuyeres, des buses ou des induc- teurs, ce qui a pour effet aspiration et le mouvement par induction de l’air du local (air secondaire). Lair mélangé ainsi est soufflé dans le local a climatiser. Parfois, l'air secondaire est repris au travers d’un filtre, puis est passé dans une batterie alimentée en eau froide ou en eau chaude. L’air primaire a la sortie de tuyéres se mélange donc, avec un air repris réchauffé ou refroidi-déshumidifié Caractéristiques des éjecto-convecteurs débit massique d’air induit Taux dinduction = clit debit massique dair primaire Ce taux varie entre 2 et 5. Le débit d’air primaire peut étre compris entre 8 50 I/s selon la taille de l'appareil. debit volumique d air insufflé volume de local Taux de renouvellement d’ air = Ce taux varie entre 2 & 3 volumes par heure. Le débit volumique d’air neuf réglementaire est compris entre 18 et 30 m'/h. Les installations a éjecto-convecteurs présentent des avantages mais aussi des inconvénients assez importants qui ont conduit les concep- teurs & ne plus considérer ce systéme. Parmi les inconvénients, on peut citer : la consommation d’énergie électrique des ventilateurs est élevée ~ Pair primaire est distribué A grande pression afin d’assurer une bonne induction ; on constate des pertes de chaleur si le réglage des terminaux se fait par des volets d’air ; dans les saisons intermédiaires, ce systéme ne permet pas de réa- liser des économies d’énergie sur air neuf (il n’est pas possible d’augmenter le débit d’air neuf). Ces systémes sont destinés en général pour assurer la climatisation ou le chauffage des immeubles qui comportent plusieurs locaux indi- viduels (bureaux). Les nouvelles technologies sur les dispositifs de récupération de chaleur air/air et au niveau de régulateurs laissent envisager un renouveau de ce systéme. CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Systémes a ventilo-convecteurs Systemes de climatisation mixte (air et eau) avec des éléments termi- naux, les ventilo-convecteurs sont différents des systémes de clima- tisation & eau car ils possédent un réseau de conduits qui alimente chaque ventilo-convecteur en air neuf traité, Cet air neuf traité dans une CTA est amené dans les locaux et il se mélange dans le ventilo- convecteur avec l’air repris dans le local ; il a Punique fonction de renouveler l'air des locaux a climatiser. Ce systeme mixte est en fait une juxtaposition de deux systémes de cli- matisation : un syst@me a eau a ventilo-convecteurs (voir fiche 14) ; un systéme a air total a un seul conduit et a débit d’air constant (voir fiche 10). Ce systéme est utilisé pour la climatisation de locaux qui nécessitent un grand renouvellement d’air avec suppression de I’humidité : piscines, restaurants, discothéques, locaux a forte occupation. (IS e . Almorant fhonique Bacteria cauchaude fou Buses Airambiane indie Bac de reupération ies condentae Figure 15.2 Schéma d'un éjecto-convecteur Le systéme présenté dans la figure 15.3 se compose de 5 parties : une CTA pour préparer l’air primaire a partir de lair neuf; un réseau de distribution de Pair primaire. Le ventilateur pulse Pair primaire a grande vitesse jusqu’aux unités terminales situées dans, le local a climatiser ; les ejecto-convecteurs - les unités terminales ; Copyright © 2015 Dunod. une production centralisée de l’eau chaude et de l'eau glacée ; un réseau d’eau avec ses pompes centrifuges qui relient les produc- tions aux unités terminales. Les vannes de commutation assurent l’alimentation des éecto- convecteurs en eau chaude ou froide. La commutation seffectue pour une température extérieure comprise entre 10 et 18 °C. pivowst f 7 LW 5 stern Eau chaude ou ea fide soute Production d'eau gacée anne de & — Db Procuesen dsauchaude |? i Bjoceoconsscroure fear bes « Figure 15.3 Installation avec éecto-convecteurs & 2 tubes et avec réglage terminal sur 'eau CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 16 Objectif Assurer le chauffage ou la climatisation suivant les zones et suivant les besoins, en constructions neuves et en rénovation dans les immeubles tertiaires afin d’assurer une climatisation dans les différentes zones, dont les charges thermiques sont variables au cours de la journée. La circulation de Peau se fait en permanence dans Péchangeur tubu- laire des pompes & chaleur. La PAC réchauffe le local a climatiser, l'eau de la boucle est la source froide. La PAC refroidit le local a climatiser, ’eau de la boucle est la source chaude, Vanne vies (irversion de ee) = + vas | sacse cue cutie Deena I DG Pherae ‘Compresteur sare L, Boucle d'eau L, Boucle d'eau Figure 16.1. Fonctionnement en refroidissement (a gauche) et fonctionnement en chauffrage (8 droite) Copyright © 2015 Dunod. Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del ORSOISZITD Les systémes PAC sur boucle d’eau Ce systéme de conception simple et facile & mettre en ceuvre assure une régulation individuelle. Du point de vue énergétique, Pefficacité est maximale lorsque les charges des différents locaux sont opposées et que la boucle est proche de l’équilibre thermique. En revanche, le systéme n’assure pas le contréled’hygrométrie, le niveau sonore n’est pas négligeable, les économies d’énergie sont moyennes et une panne ou une intervention sur la boucle d’eau rend le systtme inutilisable. Le systéme peut étre utilisé pour : les locaux qui changent de signe de charge au cours de la journée ; les centres commerciaux ; la rénovation de locaux ; les locaux de grand volume ayant des orientations de fagades dif- férentes ; des occupations irrégulidres ; des batiments avec des salles aveugles a fort éclairage ; des batiments avec des apports thermiques élevés ou fortes déper- ditions. En chauffage, la température po dela boucle d'eau sera mainte. UI anetrates nue entre 15 et 30 °C a l'aide d’un réchauffeur (échangeur de chaleur) En refroidissement, la tempé- rature de la boucle sera éga- lement maintenue entre 15 a 30 °C a aide d’un refroidisseur d’eau (tour de refroidissement a circuit fermé). Le systéme est intéres- sant du point de vue énergétique, surtout dans le cas ol les besoins en chaud et en froid des locaux permettent d’obtenir un équilibre ther- mique sur la boucle d’eau, donc Parrét de l’échangeur de chaleur et de la tour de refroidissement. CLIMATISATION DOSSIER 2 pyright © 2015 Dunod. Co La puissance recue parla boucle, P,, est: A= DP+ DR [kW] _ puissance frigorifique [kW] puissance calorifique Les systémes a débit réfrigérant variable > J (DRV) Le systéme est formé d’une unité extérieure réversible (groupe de condensation a air) qui peut alimenter 8 a9 coll unités intérieures au maximum, fonctionnant en chaud fence ou en froid suivant les zones. La régulation des puis- n nités intérieur réali la variation Figure 16.2 Systeme DAWA aide SANCES des Unités intérieures est réalisée par la variatio onean ann du debit d’agent frigorifique en fonction de la température (source doc. Airwell) ambiante. (CT ° Les systémes PAC sur boucle d’eau Une installation de ce type peut avoir 3 modes de fonctionnement typiques : Fonctionnement hiver : la PAC fonctionne en mode chauffage. Les charges des locaux sont négatives. V’échangeur tubulaire de la PAC a le réle de ’évaporateur. La boucle d’eau perd de la chaleur et se refroidit. Si le fonctionnement se prolonge, la température d’eau atteint la valeur limite inférieure de 16 °C et le dispositif de réchauffage démarre. Dans ce cas, il n’y a pas d’avantage éner- gétique car au niveau de local, on enregistre une consommation supplémentaire d’électricité. pyright © 2015 Dunod. c ‘© Dnod ~ Toute reproduction non autorisée est un d Fonctionnement été : la PAC fonctionne en mode refroidisse- ment. L’échangeur tubulaire de la PAC a le réle de condenseur. La boucle d’eau recoit de la chaleur et se réchauffe. Si ce fone- tionnement se prolonge, la température de l’eau arrive a la limite supérieure de 35 °C et dans cette situation, la tour de refroidis- sement commence & fonctionner. IL y a aussi une consommation supplémentaire de ’électricité au niveau du local. Pas d’avantage énergétique. Fonctionnement intersaison : c’est le mode de fonctionnement le plus intéressant, car on peut avoir un équilibre thermique et lins- tallation ne fait pas appel aux dispositifs centraux (chaudigre et tour de refroidissement) Avantages : > régulation de température individualisée ; > conception simple ; > systéme intéressant du point de vue énergétique en inter- saison; > réduction de la puissance de la production thermique cen- tralisée. Inconvénients : > hygrométrie de air non contrélée ; > niveau sonore élevé ; > un risque de panne ou d’intervention sur la boucle de Peau, qui rend le systéme vulnérable, surtout dans le cas des locaux informatiques, salles de fabrication, etc. Utilisation : > systéme adaptable aux immeubles de grand volume avec facades orientées différemment, occupation irréguligres des locaux, besoins thermiques différents d’un local a autre ; > systéme envisageable en rénovation de locaux. Gamme de puissance recommandée : P.=de 1,6 kWa4,5 kW P.= de 1,9 kWas kW CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Les systémes a débit réfrigérant variable (DRV) ' Unité i extérieure 1 reversible t 1 [R} bouteille 7 deliquide \ anti-coups , air nae | Unité intérieure rs Unité ~~ intérieure craité Figure 16.4 Schéma de linscallation Les syst@mes a DRV sont utilisés pour les constructions neuves et en rénovation dans les immeubles tertiaires avec des zones dontles charges thermiques sont variables au cours de la journée (ensoleillement, vent, etc.) Le groupe extérieur est compact (H/L/P) : 1 230 x 940 x 340 mm. Sa pression acoustique posséde un mode silence : 48 db(A) 1m. II fonc- tionne en froid jusqu’a -10 °C a l’extérieur et en chaud jusqu’a -20 °C a Pextérieur. CLIMATISATION DOSSIER 2 FICHE 17 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Respecter les normes de qualité de Vair et assurer le confort des occupants des locaux. Cycle de base Eté Lairsoufilé dans les locauxa climatiser est un mélange d’air neuf ec d’air recyclé provenant des locaux. Lair qui sort du caisson de mélange aura des nouvelles caractéristiques. Le mélange est utilisé principalement dans les cas suivants : Recyclage de Pair : quand le débit dair soufflé est supérieur au débit dair neuf réglementaire, il est plus économique de recycler Pair. On prévoit un réglage automatique du débit d’air neuf. Le caisson de mélange est monté avant l'appareil de traitement de lair. Air recyclé h Imase 3a 417 Air neuf , Air murat shy = Grass + ne 18 Gass 5,575 8, Figure 17.1 Principe du caisson de mélange Régulation de appareil de traitement de Pair difficile ou impossible : le mélange de Pair est assuré dans le caisson monté aprés l'appareil de traitement de Pair. Les registres assurent le réglage des debits, permettant ainsi la régulation de la grandeur modifiée pare traitement (température, humidité relative. Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Mélange de Pair chaud et froid réalisé dans une boite de mélange, qui combine les deux fonctions de mélange et de détente : air mélangé est envoyé aux bouches de soufflage. La filtration doit assurer : la protection des personnes ; la protection des machines ; la protection des processus de fabrication ; la protection des installations de climatisation ; la diminution des risques d’incen- die ou d’explosion ; la limitation des odeurs liées aux particules. Droite de soufflage : Det tay La droite de soufflage est la droite qui relie Pair depuis la bouche de soufflage jusqu’a la bouche de reprise. Elle représente I’évolution de air dans le local a climatiser dans le diagramme psychrométrique de Pair. Trois diagrammes permettent de la déterminer : le diagramme psychrométrique Costic, le diagramme psychrométrique Carrier, et le diagramme de ’air humide (P = 101 325 Pa et altitude 0 m). Dans le cas de la climatisation d’un local, les apports latents sont modérés et la droite de soufflage coupe la courbe d’humidité relative o 00 %. Le traitement d’air mélangé peut étre assuré par : le refroidissement et la déshumidification ; le refroidissement et la déshumidification avec bipassage de lair ; le refroidissement et la déshumidification avec réchauffage de lair. CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. 1. Refrodissement et deshumidification 20 kB/s orc t Ginter 2. Refroiissement et deshumidification avec rechauffage d'air 160 KBs orc local a cimatiser “Traitement de Pair (cas 1 3-1+2-mélange de air 34.4 - refroidissement et déshumidification 5 - soufflage confondu avec 4 ‘Traitement de air (cas 2): 3-1+2- mélange de lair 3.4 - refroidissement et déshumidification 445 réchauffage Figure 17.2 Diagramme de lair humide Cycle de base Hiver Les cycles de traitement d’air pour l’hiver sont choisis en fonction du débit d’air neuf: sile débit air neufest faible, le traitement d’air se fait par mélange diair neuf avec de lair du local, avec humidification par évapo- ration d’eau (laveur adiabatique) ou par injection de vapeur et chauffage ; s’impose. si le débit d’air neuf est important, un préchauffage du mélange Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del 1. Humiifiaton par évaporation eau 2. Humification parinjection de vapeur reo kbun/ bys rehash ben Whe end ge, ! simaner imanter “LRG E ‘Traitement de Pair (cas 1): Traitement de air (cas 2) : 3=1+2-Mélange de Pair 3=1+2-Mélange de air 3.a4- Préchauffage du mélange 3.4- Préchauffage du mélange 4.6 - Humidification par évaporation de eau 4 4.6- Humidification par vapeur 65 -Chauffage 685-Chauffage Figure 17.3 Mélange d’air avec préchauffage (débit d’air neuf important) ORES Le mélange de deux courants de Pair Lair a Pétat 1 est caractérisé par: 0,317, 5h, 3 Our @ [ec] température séche de l’air Br [kg.,,/kg,.,] teneur en humidité de Pair. C'est le rapport de la masse de vapeur d’eau contenue dans l’air sur la masse dair sec h — [Ki/kg,,,]__enthalpie spécifique, soit la quantité de chaleur contenue dans Pair humide dont la masse dair sec est 1 kilogramme Gon Ukg,,/8] debit massique d’air sec CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Lair a état 2 est caractérisé par: 8, 515 hy 3 Qyua Le point de mélange se trouve sur la droite 1-2. C’est ’état de lair 3 caractérisé par : 0, 51,5, 5 ys: Petraes 1 en kghum/ kas oe may a a 3 2 2 | yas 5S 2 hy a A ga we DC o Figure 17.3 Caisson de mélange d’une CTA Débit massique du mélange [kgas/s] : Gus = Yann * ot Enthalpie spécifique du mélange [kl/kgas] : + date ft Gms Teneur en eau du mélange [kgeauy/kgas] : ar Ges ‘Température du mélange [°C] : P ge [°C] 0, = SeasO 4 ars Gnas Conservation del’airsee: Guys = Gna Conservation de eau : or * Yn B= Ione B G,-F [kg.,/S] debit massique @humidivé Conservation de la puissance (débit d’enthalpie) : Gnurhy +P = Graal P [kW] puissance Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del La détermination du point de soufflage * Le diagramme d’air psychrométrique Costic donne le rapport carac- téristique j du traitement et angle d’inclinaison /: Depends Pp qa [Wi/kg humidice] fe P 0 Figure 17.4 Bilan du mélange ren kghumn/KBas hen Ki/kgas droite de soufflage Ny Cee Figure 17.5 Diagramme d’air psychrométrique de Costic A partir du point i, tracer la droite inclinée de angle / par rapport a Phorizontale afin d’obtenir la droite de soufflage. Cette droite doit contenir le point de soufflage s. Récupérer l’écart de soufflage ~ 8, 0, CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. + Le diagramme psychrométrique de Carrier utilise le facteur sensible FCS: cs — Ps(sensible) P(totale) 100 kS/s fren KY gas ee &s droite de soufflage 45 8; ae Figure 17.5 Diagramme psychrométrique de Carrier A: poine de référence (24 °C, 50%) A partir d’un point de référence A de température 24 °C et d’humi- dité relative de 50 %, tracer une droite jusqu’a la valeur calculée de FCS afin d’obtenir la droite de référence. A partir du point intérieur i, tracer une droite paralléle a la droite de référence pour obtenir la droite de soufflage. Aprés, fixer I’écart de soufflage 0, - 0,. On obtient le point de souf- flage s sur la droite de soufflage. + Le diagramme psychrométrique de air permet de calculer les carac- téristiques du point de soufflage en tenant compte de l’évolution de Pair du local a climatiser. Le calcul se fait du point s au point intérieur i. Lair soufilé absorbe les charges totales du local (sensibles et latentes). Dus aux charges latentes ©, Du xaui charges sensibles &,. Tracer le point x tel que r, =r, Calculer : Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del Aha h,~h, = Pita Yona y=, +, Charges totales du local En obtenant finalement h, = h,~ Ah: Arann = Salt Go Ar du point de soufflage A905, Oe Figure 17.6 Diagramme psychrométrique de Vair EN PRATIQUE 3 Régulation des systémes de traitement d’air pour les centrales unizones Le régulateur commande les vanes en fonction de la température ambiante détectée par une sonde montée soit dans 'ambiance, soit dans la gaine d’airrepris. Une sonde de température de soufilage limite la température d’air & la sortie du caisson. CLIMATISATION DOSSIER 2 Copyright © 2015 Dunod. Ouverture A signal de sortie fermeture de la vanne V3V de de vanes % la batterie chaude BC2 100 si 32 ‘ouverture de vanne V3V de la batterie froide BF ° 10 20 22 © 26 Figure 17.7 Signaux du régulateur R1 pour le schéma d'une installation de climatisation unizone 1: signal du sortie applique a la V3V de la BC2 ‘82 : signal de sortie appliqué a la V3V de la BF Le contréle de ’hygrométrie est obtenu en ajoutant un laveur adia~ batique entre la batterie de préchauffage BC1 et la batterie froide BF. Pour les périodes de demi-saison, lorsque la température extérieure est inférieure a la température ambiante et que les locaux sont en demande de froid, on peut moduler le mélange d’air neuf avec l’air repris. On augmente le débit d’air froid a l'aide des registres (en respectant la contrainte du minimum d’air neuf) sans recourir a la batterie froide Crest le systéme avec cycle d’air neuf (free cooling). Régulation des centrales multizones Les centrales multizones comportent un caisson chaud et un cais- son froid. La température de soufflage est obtenue pour chacune des zones par mélange d’air chaud et d’air froid a l'aide des registres. Le prétraitement d’air est identique a celui d’un caisson unizone. La sonde de température doit étre placée dans un local dont la température est représentative par rapport aux autres locaux. Pour -hygrométrie, on peut placer des humidificateurs & vapeur au niveau de chaque zone. NOLLVSLLVWI1D : Z ¥aISSOG Le aie.p auauawen ap auoziun ajesaue> aun,p uone|ersul.p rei9ua8 eUBUDS ZL aanBiy aBeyynos ap aumresgduiar ap apuos - 25 ‘aquriquie aunyesgdusay ap apuos - '5 ou iquie,p 182501844 - EH are,p uonejn2119 ap ajgnuos - s4 xneso] sap aiueiquie auuadow aimreagdusar - &y asudas ap 1@ uoNeINKa,p nan aBeyynos ap ainaeigdwian - $6 afeyynos ap anan anyy-4 [pBnue aunesadusn - 329 uonejnBai ap saion ¢ e aUURA~ AEA (29) apioy auaneg - 49 anbregeipe anane| =] (aaiy) sapneyp sauianeg - 239 ! Le pre ansidau sd Why aBeynos * ap anarejnuan np Yanaioeiuoosip aj S19 “pound ST0z @ aybuAdo> ISOLATION Dossier (QQ Lo LES FICHES Fiche 18 : Les critéres de choix d’un isolant.. Fiche 19 : Choisir un isolant naturel .. hoisir un isolant synthétique Fiche 22 : Déterminer les échanges thermiques a travers un mur. Fiche 23 : Réaliser une isolation thermique .. Fiche 24: Améliorer l’inertie thermique d’un batiment Fiche 25 : Installer une ventilation .. Dossier (QQ a een] om Copyright © 2015 Dunod. D’UN ISOLANT LES CRITERES DE CHOIX Objectif Choisir un isolant adapté en fonction de ses propriétés thermiques, techniques, environnementales et économiques, en considérant Vensemble des contraintes auxquelles il sera soumis, afin d’assurer son efficacité dans le temps. Larrété du 21 novembre 2002 publié au Journal officiel du 31 décembre 2002 met en application le systéme d’Euroclassifica- tion de réaction au feu. Ainsi, les classes Al a F remplacent MO a M4 (la norme NF P. 92.507 Arrété du Ministére de lintérieur et de la décentralisation en date du 30 juin 1983, publié au Journal officiel du 1” décembre 1983), dés lors que le marquage CE du produit concerné entre en vigueur. Cest le cas par exemple des isolants, des panneaux a base de bois, des plafonds ten- dus ou suspendus, des revétements de sols, des carreaux de platre, etc. Lorsque le mar- quage CE d’un produit n’est pas encore en Vigueur, le choix est laissé & industriel de faire évaluer par un laboratoire agréé soit le classement M, soit 'Euroclasse. Cet arrété de transposition définit des régles d’accep- tabilité des classes européennes en réponse aux exigences de la réglementation fran- aise, lesquelles demeurent, dans un pre- mier temps, exprimées en classement M. Tee ee Le principal critére de choix d’un isolant est son pouvoir isolant, II doit étre garanti par la mise en ceuvre et Vinstallation du matériau dans un espace confiné et étan- che, assurant la conservation de son état initial. Les conditions idéales ne peuvent pas étre remplies dans tous les cas. On dis- tingue cing grandes familles d’isolants : les isolants minéraux (voir outil 19) ; les isolants synthétiques (voir outil 20) ; les isolants d’origine _végétale (voir outil 19) ; les isolants d’origine animale (voir outil 19) ; les isolants minces réfléchissants (voir outil 20) WP) Savorn-Farne ] Les propri és thermiques sont ; la conductivité thermique i [W-m"-K"], qui mesure aptitude de Pisolant a transmettre la chaleur ; B Peffusivité thermique [J-m?-K-s"], qui représente la vitesse & laquelle la Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del température de surface d’un matériau varie et sa capacité & accu- muler et restituer de la chaleur (inertie thermique). Les propriétés techniques sont le comportement au feu, la perméa- bilité a la vapeur, le comportement a l’humidité, le type de mise en ceuvre, la stabilité dans le temps, l'isolation acoustique Les propriétés environnementales comprennent |’impact énergétique de la production, du transport, le risque pour la santé, la maintenance, le traitement en fin de vie (recyclage), etc. Les propriétés économiques comprennent le colt du matériau, de sa en ceuvre, sa maintenance, etc. (TS e 3 Le classement ISOLE Lassociation ACERMI ceuvre pour la certification des matériaux iso- lants. Elle permet aux utilisateurs de choisir parmi différents pro- duits celui qui convient le mieux pour l'utilisation donnée. L’étiquette ACERMI sur ’emballage du produit indique la résistance thermique R et les caractéristiques physiques réelles de ’isolant. Pour chaque cri- tere, plus le niveau est élevé plus Pisolant est performant. Tableau 18.1 Classement ISOLE d’ACERMI pour les mavériaux isolants DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. Tableau 18.2 Exemples de classement ISOLE minimaux rf 2f2 | 2|2 | 2 | rtaf2]- (a) ou E5 selon le niveau de perméance soulhaite. (b) niveau 13 sile plancher est recouvert de panneaus de répartition des charges. (c) niveau 3 ou 14 selon le raux dincompressbilie exige La classification des matériaux au feu (Euroclasses) Le systéme des Euroclasses de résistance au feu implique un change- ment de langage par rapport a Varrété du 21 avril 1983 concernant la ance au feu des matériaux, Ainsi : la stabilité au feu, SF, est désormais symbolisée par la lettre R (résistance) ; le classement pare-flammes, PF, par E (étanchéité au feu) ; et V'isolation thermique intervenant dans le degré coupe-feu, CF, par I (isolation). De meme, la mesure des durées de résistance est désormais indiquée en minutes et non en heures. Autres nouveautés du systéme européen : le critére d’action mécanique, M, correspondant a un choc méca- nique apres attaque parle feu ; B® [a limitation du rayonnement, W, transmis par l’élément de construction ; et ’étanchéité aux fumées, S. Copyright © 2015 Dunod. Les critéres de choix d’un isolant La norme Euroclasse est un systéme européen unifié de classement des produits en 7 classes de réaction au feu (substitution de classement francais MO, M1...) : A1 et A2:: produit non combustible ; ® B: produit faiblement combustible ; C: produit combustible ; D: produit trés combustible ; E : produit trés inflammable et pro- pagateur de flamme ; F : produit non classe ou non testé. Classification complémentaire pour les gouttes et les fumées Les laines minérales nues Elles sont non combustibles et ne contri buent ni a la propagation ni au dévelop- pement d’un incendie. Euroclasse Laines minérales AT ouA2 — | Verre et/ ou roche revétue d'un voile de verre AL ouA2 _| Vere et /ou roche revétue d’un alu pur ‘A2ouC | Autres laines de verre et/ou roche Le systéme européen comprend aussi une classification complémen- taire pour les gouttes et les fumées. Le classement « fumées » ne prend pas en compte leur caractére toxique Capacité du matériau a contribuer Euroclasse | Dégagement | Production de gouttes au développement du feu de fumées enflammées Incombustible AL sl 0 Ininflammable (MO) a 7 Incombustiilité (NF EN ISO 1182) PCS (NFEN716) ae B go ‘Combustible, non inflammable (M1) 3 a (NFEN 11925-2) af an 8 2 a 3 NA ‘Combustible, peu inflammable (M2) s1 20 (NFEN 11925-2) < A ra 3 NA ‘Combustible, inflammable (M3) si 0 (NFEN 1925-2) ‘Combustible, trés inflammable (M4) ® 2 ai (NFEN 11925-2) a NA E NA NA F NA NIA s critre d'opacité (smoke) 51: alle quantité/vitesse 52 : moyenne quantté vitesse 5 haute quantite/vitesse dO: aucun debris paille RT 2012 (paralléle a la fibre) p= 100 kg/m’ ; 2 = 0,080W/m-K ; reproduction non autorisée est un deli 3 & 8 > paille RT 2012 (perpendiculaire a la fibre) : p= 100 kg/m? ; 2. = 0,052 W/m-K; > panneaux de paille comprimée ou grosses bottes (Regles Th-Bat § 2.5.5) : p= 350 kg/m?; A= 0,120 W/m-K ; > panneaux de paille compressé pour cloisons (Stramentech) : p= 379 kg/m! ; k= 0,102 W/m-K. Les panneaux de roseaux (4 = 0,056 W/m-K) sont de plus en plus employés dans l’isolation extérieure des habitations en rénovation comme solution naturelle et écologique. Ils offrent une efficacité thermique moyenne, avec un bon coefficient de conductivité. Ils ne possédent pas de qualités particuligres sur le plan phonique. Les isolants d’origine animale Lalainedemouton ().de 0,035 a 0,042 W/m-K) estun isolant natu- rel, sain et écologique. Aprés la tonte, la laine subit différentes étapes : le trempage, le dégraissage, le ringage et les traitements On lui applique du sel de bore en protection contre le feu, les moi- sissures et les insectes. Elle subit également un traitement spécial contre les mites. La laine de mouton est moins propice au confort de Pintérieur en été (faible inertie). Elle se trouve sous forme des rouleaux et de panneaux semi-rigides utilisés pour isolation de murs, des planchers et des toitures : > laine de mouton : p=35 kg/m; A= 0,042 W/m-K ; > laine de mouton et autres fibres animales : p=35 kg/m’; A= 0,042W/m-K. Les plumes de canard se trouvent sous forme de rouleaux, mélan- gées avec de la laine du mouton et texturées & l'aide d’un polyester. Lisolant en plumes de canard compte 70 % de plumes, 10 % de laine de mouton et 20 % de fibres synthétiques. II sert a l’isolation des combles et des murs. DOSSIER 3 : ISOLATION FICHE 19 138 3° Les isolants minéraux Tableau 19.1 Caractéristiques des laines minérales Choisir un isolant naturel | oO e A b Laines minérales kg/m*!| * co eeTabay | [W/m] | Lh] | sec] humid Laines de roche 15sp<25 0,050 1030 1 1 rsepea0 | oom | 1030 1] 1 aozpcioo | oo | tose fa | 4 joozp 60 mm 2 60mm 25 50 j1m ou reconnus étanches aux gaz 27 x = [kg/m*]__| [W/m] | U/kg] | sec Plaques comportantla perlite expansée et 80% de fibres 720< 2275] 0062 | 900 | § supérieures 180 0,16 m?-K/W ; en isolation par Pextérieur (figure de droite) pour : > tout type de mur; > tour type de plancher. La liste des valeurs par défaut pour Y conformes a la RT 2012 est accessible en annexe 10. DOSSIER 3 : ISOLATION FICHE 22 Copyright © 2015 Dunod. Objectifs Déterminer l'amplitude des transferts thermiques entre l’intérieur et 'extériewr pour déterminer les besoins en chauffage et en climatisation. Lorsqu’un transfert thermique s’effectue au travers d’une paroi, les trois modes de transfert de chaleur : rayonnement, conduction et convec- tion, interviennent simultanément et ne peuvent pas étre dissociés. SAVOIR-FAIRE Echange thermique a travers un mur homogéne Conduction Intérieur Extérieur 1, n maar Rayonnement + convection Rayonnement | © + convection a Teh — Figure 22.1 Paroi plan homogene en matidre de coefficient de conductivité thermique i La transmission de la chaleur entre le fluide intérieur (Pair ambiant) a la température T, et le fluide extérieur (lair) & la température T, s’effectue : Copyright © 2015 Dunod. ‘© Dunod ~ Tout eprodiction non autorisée est un dit par rayonnement entre la surface émettrice et la surface intérieure réceptrice de la paroi ; par convection entre l’air ambiant et la surface intérieure de la paroi ; par conduction entre la surface intérieure et la surface extérieure de la paroi & travers le matériau homogéne d’épaisseur e et de coefficient de conductivité ; par rayonnement et convection extérieure entre la surface exté- rieure de la paroi et lair extérieur. Le flux thermique se calcule avec : S(T =T) ae eerie ho koh o Iw] surface de la paroi épaisseur de la paroi conductivité thermique du matériau coefficient d’échange radio-convectif intérieur coefficient d’échange radio-convectif extérieur Echange thermique a travers un mur non homogéne (multicouche) Cest le cas des murs réels composés de plusieurs couches de maté- riaux de nature différente. Soit un mur de surface 5 composé de trois matériaux de nature différente et d’épaisseure,, ¢, et ¢,. Le flux de chaleur transmis par conduction est constant au travers des trois matériaux : o==%) 7) (iat) Iw] aS RSS DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. a, f , ee © a ne tT t Imereur Extericur T; 1 id & On peut en déduire : (Z-T) tet Gg AS AS AS La résistance thermique surfacique du mur est : Roar =H tty tts [m?-K/W] ® Ou R= [m2.K/W] nombre des couches du mur En cenant compte des trois types de transmission de la chaleur- rayon- nement et convection intérieure, conduction au sein du matériau, rayonnement et convection extérieure - l’équation générale du flux thermique qui passe par un mur non homogene est : @=US.(T,-T,) Iw] B U [W/m?k] coefficient de transmission thermique surfacique : [W/m?-k] Copyright © 2015 Dunod. S [m?] surface du mur; @ TF, [K] température intérieure ; T, [K] température extérieure. En tenant compte du fait que : @ 1/h-R, [m-K/W] résistance thermique superfcelle intérieure ; 1h,=R,, [m-K/W] résistance thermique superficielle excérieure ; la formule du coefficient U devient : get- 1 R RAR, +R, oI va 3 Plus la valeur de R est grande, plus le batiment est performant. [W/m?.k] Tableau 22.1 Valeurs de résistances thermiques superficielles selon EN ISO 6946-1 (1) Sila paroi donne sur un autre local non chauffé, un comble ou un vide sanitaire, R,s'applique des deux cores (2) Un local est dit owvere sie rapport de la surface totale de ses ouverture permanentes surl'extérieur, son volume, est égal eu supérieur a 0,005 m/m’. Ce peut éte le cas, par exemple, 'une circulation & Vai libre, pour des raisons de sécurité contre incendie. ISOLATION DOSSIER 3 FICHE 23 Objectif Prendre en compte la nature de l’isolant choisi les ponts thermiques et la valeur des déperditions thermiques a travers sols et murs pour établir son isolation thermique. OS Renouvellement dar Pour choisirles matériaux adaptés, voir les eet 025%) fiches 19 et 20. Pour supprimer les ponts thermiques, se référer a la fiche 21 bs ORSEIEEIETS isolation des murs Prancher bas 7-10 % Ponts thermiques 5-10 % Lisolation parl’intérieur, le mode le plus uti- Figure 23.1 Déperditions ordinaires lisé en maison individuelle, peut se faire : dune maison indviduelle Paroie 20-25% ‘au moyen d’un complexe isolant : une plaque de platre associée a une couche isolante (polystyréne, ou laine minérale) est collée directement sur le mur. Les joints sont cou- verts par une couche d’enduit et une bande de jointoiement ; avec une couche isolante et une contre-cloison : des panneaux semi-rigides de laine minérale sont fixés au mur a l'aide des plots de colle ou de petites pattes métalliques. Une cloison de doublage est ensuite posée sur 'isolant ; avec une couche isolante et un doublage posé sur une ossature métallique ~ méthode utilisée en rénovation sur les murs irrégu- liers. Copyright © 2015 Dunod. isolation par Pextérieur est le procédé employé dans la rénovation. Elle consiste a fixer, par collage ou mécaniquement sur une ossature en bois ou en métal, des panneaux isolants en polystyrene. ensemble Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal est ensuite recouvert par un enduit de facade étanche. Elle utilise de blocs spéciaux en granulats dont la partie centrale est une bande en polystyréne. isolation répartie est faite avec des blocs en terre cuite de type Mono- mur ou en béton cellulaire qui assurent eux-mémes l’isolation du mur et qui ne nécessitent pas la mise en ceuvre d’une isolation rapportée. Visolation des planchers Quand le plancher recouvre un vide sanitaire ou un local non chauffé, Visolant est rapporté en sous-face du plancher (cette technique ne convient pas pour un vide sanitaire de faible hauteur). Le plancher est constitué d’entrevous isolants & languettes. Lisolant mis en place sur le plancher est recouvert dune dalle flottante (cette technique convient pour intégrer un systtme de chauffage par le sol), Pour isoler une dalle sur terre-plein, on met en place des panneaux isolants incompressibles et insensibles a 'humidité avant de couler la dalle, Cette dalle peut étre solidaire des murs de soubassement ou désolidarisée. OOOCOOHOHOCEHHE OOOO Pour isoler une toiture-terrasse, les pan- [MNCuuEUe tT neaux en verre cellulaire ou en PSE spé- cial toiture-terrasse doivent toujours étre posés sur un élément porteur, qui sera ainsi protégé de l’ensoleillement et des variations de température isolation de combles aménagés isolation par Vintérieur se fait: soit avec deux couches de laine minérale en panneaux semi-rigides, une couche sans pare-vapeur disposée entre les chevrons et la deuxiéme avec pare-vapeur qui couvre la premiére couche. L’épais- seur de Visolation est au minimum de 20 cm ; soit avec une seule couche épaisse (minimum 20 cm) de laine minérale posée sous les chevrons. Les panneaux isolants sont cou- verts d'un parement intérieur. isolation par extérieur se fait par: sarking, qui consiste a mettre en place, sur un platelage rigide, des panneaux isolants assemblés entre eux par languettes et rainures. Les panneauxisolants doivent étre suffisamment rigides pour sup- DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. porter le poids propre de la couverture et les charges climatiques (neige, vent) ; complexes isolants autoporteurs posés directement sur les pannes de la charpente ; caisson chevronné (parement inférieur, chevrons longitudinaux, mousse en polyuréthane) ; Oy BD panneau sandwich (un isolant rigide Leet ttes en mousse de polyuréthane ou en polystyrene, un parement supérieur en panneau des particules hydrofugé muni de contre-lattes et un pare- ment inférieur en plaque des platres (CTB-H lisse, etc.) (EC e 3 Lobjectif d’une isolation thermique est la diminution des déperditions thermiques et des besoins en chauffage afin d’améliorerla performance énergétique du batiment. Les exemples ci-dessous montrent l’amélioration du niveau d’énergie primaire consommée d’une maison individuelle batie en 1960, sans isolation, prise comme maison de référence, par des travaux de l'iso- lation, de ventilation et de changement de chaudiére Cas n° 1: maison de référence avec chauffage agaz Département: 77, surface habitable : 120m? 2 niveaux avec combles aménagés, chauffés Maison individuelle non isolée Plancher bas : vide sanitaire non accessible Hauteur sous plafond : 2,5 m Systeme de chauffage : chaudiére a gaz naturel, installée entre 1989 et 2000 et radiateurs avec robinets thermostatiques Production d’eau chaude sanitaire : systtme a accumulation avec veilleuse systéme de ventilatio : naturelle par défauts d’étanchéicé. Copyright © 2015 Dunod. Consommation : Energie primaire : 400 kWh, /m?.an CO, :82 kg, ¢o,/m?.an Cas n° 2: maison de référence, non isolée et chaudiére a condensation Chaudiére a gaz naturel & condensation Chauffage + ECS : systéme & accumulation sans veilleuse Consommation : Energie primaire : 347 kWh,,/m?.an €O, £71 kg..cox/m?an Cas n° 3 : maison de référence totalement isolée, ventilation hygroréglable de type B Parois vitrées et chaudiére & condensation Production d’ECS : systéme & accumulation sans veilleuse Isolation de combles : R= 6,00 m?,K/W Isolation des murs : R= 3,15 m?.k/W Isolation du plancher bas : R= 2,40 m2.K/W Vitrage : U,= 1,7 m?.K/W Consommation : Energie primaire : 81 kWh_/m?.an CO, :17 kg, co,/m?-an DOSSIER 3 : ISOLATION FICHE 24 Copyright © 2015 Dunod. Objectifs Limiter l'inconfort thermique pendant la saison chaude, limiter la consommation dénergie du batiment, étre en conformité avec la réglementation thermique. CORE Linertie thermique d’un batiment est sa capacité & emmagasiner la chaleur et la restituer d’une maniére diffuse. Plus Vinertie d’un bati- ment est forte, plus il se réchauffe et se refroidit lentement. On dis- tingue trois types d’inertie thermique : Pinertie horaire, qui caractérise Pintermittence de chauffage et de climatisation (méthode Th-C) ; ® Pinertie quotidienne, qui caractérise "amortissement de onde quotidienne de la température et de l’ensoleillement en saison chaude (méthode Th-E) et le taux de récupération des apports calorifiques en hiver (période de 24 h ; méthode Th-C) ; Vinertie séquentielle, qui caractérise l'amortissement de Ponde séquentielle de température dans la saison chaude (période de 12 jours ; méthode Th-E). Linertie thermique d’une maison dépend de la masse des matériaux qui composent son intérieur (murs, cloisons, planchers...). Plus ces matériaux sont lourds, plus leur inertie thermique est importante. Trois grandeurs définissent l'inertie d’un matériau : rl 1 Veffusivité est la capacité d’un matériau a emmagasiner trés rapi- dement les calories du milieu ambiant. Le coefficient E indique la valeur en kilojoules (kJ) qui pénetre sur 1m? de surface de maté- riau, une seconde aprés un contact avec une matiére dont la tem- pérature est plus élevée de 1 °C. Plus le coefficient est bas, plus le matériau se réchauffe vite ; sivité est la grandeur physique qui caractérise la capacité d’un matériau a transmettre un signal de température d’un point Aun autre de ce matériau ; Dunod. ‘© Dnod ~ Toute reproduction non autorisée est un d le déphasage est le décalage entre le moment ol le matériau est soumis a une source de chaleur et le moment oi il restitue la cha- leur de l'autre cété du matériau. 200 2000 E 1500 2 7 brique en cere cuite 2 y000 onde Shere ue) & 500 f > ° 500 1000 1500 2000 2500 3000 Masse volumique [kgim’] Figure 24.1 Effusivité thermique de divers matériaux en fonction de leur masse volumique Quelques régles constructives s'imposent afin de favoriser l’inertie thermique : utiliser les matériaux denses (béton par exemple) de forte épais- seur (minimum 10 cm) pour tous les murs ; utiliser ’isolation a ’extérieur de la structure, la meilleure solution pour les maisons en murs maconnés (briques, parpaings) ou murs en bois massif; répartir la capacité de stockage sur toutes les surfaces de la struc- ture, Un facteur important pour favoriser les échanges thermiques est la masse par m? de surface en contact avec l'air intérieur ; dans le cas dune isolation par Pintérieur, on peut améliorer liner- tie en utilisant des cloisons massives d’au moins 10 cm, en maté- riaux tels que les briques pleines, les parpaings creux, les cloisons en platre solide, les briques de platre ou la laine de bois pour l'iso- lation. DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. ORSEISZICTD Linertie thermique est calculée en faisant la somme des points d’iner- tie des différentes parties du batiment (planchers, murs, cloisons). Dans la Réglementation thermique (RT 2000), ’inertie thermique (quo- tidienne), ou classe d’inertie, est déterminée par la somme des points diinertie des différentes composantes du batiment (murs, planchers, cloisons) et du mobilier. Les points d’inertie caractérisent amplitude du flux thermique par m? de plancher pour une variation intérieure de température de 1 °C. IIs sont exprimés en W/m?K de surface utile. La classe d’inertie est déterminée a partir de ses éléments constructifs. Tableau 24.1 Détermination forfaitaire de la classe d’inertie d'un batiment (classe d'inertie quotidienne) ourd Lourd Lourd Tits lourde : Lourd Lourd Lourde Lourd Lourd Lourde Lourd Lourd - Lourde : : Lourd Moyenne 5 Lourd : ‘Moyenne Lourd : z Moyenne : : 5 Tits egire Plancher haut lourd Un plancher est considéré haut lourd s’il remplit l'une ou l'autre des conditions suivantes. Ore eee Plancher sous toiture (terrasse, Etc combles perdus, rampant lourd) : béton plein de plus 8 cm isolé par Pextérieur et sans faux plafond. Sous-face de plancher intermé: béton plein de plus de 15 cm sans isolant et sans faux plafond. ® Tout plancher ayant 5 points d’iner- tie ou plus pour sa face inférieure. re: Copyright © 2015 Dunod ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Plancher bas lourd Un plancher est considéré bas lourd s'il remplit Pune ou lautre des conditions suivantes. Face supérieure de plancher intermédiaire avec un « revétement sans effet thermique » : béton plein de plus 15 cm sans isolant, ou chape ou dalle de béton de 4 cm ou plus sur entrevous lourds (béton, terre cuite,) sur béton cellulaire armé ou sur dalles alvéo- Iées en béton Plancher bas avec isolant thermique en sous-face avec un « revéte~ ment sans effet thermique » : béton plein de plus 10 cm d’épais- seur, ou chape ou dalle de béton de 4 cm ou plus sur entrevous lourds (béton, terre cuite), sur béton cellulaire armé ou sur dalles alvéolées en béton, ou dalle de béton de 5 cm ou plus sur entre~ vous en matériau isolant. Tout plancher ayant 5 points d’inertie ou plus pour sa face infé- rieure. Mur vertical lourd Un mur est considéré lourd s'il remplit Pune ou Pautre des conditions suivantes. La surface de mur est au moins égale a 0,9 fois la surface de plan- cher (maison individuelle), murs de facade et pignon isolés par Vextérieur, avec a Pintérieur : > du béton plein (banché, bloc, préfabriqué) de 7 cm ou plus ; > des blocs d’aggloméré de béton de 11 cm ou plus ; > des blocs perforés en béton de 10 cm ou plus ; > des blocs creux en béton de 11 cm ou plus; > des briques pleines ou perforées de 10,5 cm ou plus. Murs extérieurs a isolation répartie de 30 cm d’épaisseur mini- mum, avec un cloisonnement réalisé en bloc de béton, en briques platriéres enduites ou en carreaux de platre de 5 cm minimum ou en béton cellulaire de 7. cm au minimum. Ensemble de doublage intérieur des murs extérieurs et des cloison- ements de 5 cm au minimum réalisé : > en blocs de béton ; > en briques enduites ; > en carreaux de platre. DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. Quand la taille moyenne de locaux est inférieure a 30 m? (loge- ments, bureaux), les murs de cloisonnement intérieur lourd sont réalisés en : > béton plein de 7 cm minimum ; » blocs de béton creux ou perforés de 10 cm minimum ; > briques pleines ou perforées de 10,5 cm minimum ; > autres briques de 15 cm minimum avec enduit platre sur chaque face. Ensemble des murs de facade et pignon et de cloisons possédant au total 7 points d’inertie ou plus. @Evrearicue oe cs Détermination de la classe d’inertie par points d’inertie La classe d’inertie d’un batiment ou d’une zone thermique comportant plusieurs niveaux est celle du niveau le plus défavorisé, le plus souvent le dernier niveau. Linertie du mobilier et aussi prise en compte. Tableau 24.2 _Exemple de points d'inertie de parois courantes de toitures sans faux plafond (RT 2012) Améliorer l’inertie thermique d’un batiment Tableau 24.3 Exemples de points d’inertie des parois courantes de plancher bas (RT 2012) Points d’inertie [W/m?.K] Descriptif Revétement avec effet thermique Plancher béton plein de plus 10 cm d’épaisseur avec isolant en f e sous-face Tout plancher avec dalle de béton de 5 cm d’épaisseur ou plus 4 5 Plancher en béton cellulaire ou dalle alvéolée en béton, ou entrevous de terre cuite ou de béton, avec dalle de béton de 4.cm 4 5 d’épaisseur Dans le cas d'un plancher sur terre-plein, solant peut étre placé en périphére. Tableau 24.4 Exemples de points d’inertie de parois courantes de mur (parois de facades, pignon) (RT 2012) Point d’inertie selon la surface de paroi ramenée Ala surface utile A/A,,, Descriptif paroi [W/K.m?sol] AIA, 0,9 | 0,9>A/A,,>0,5 | 0,5>A/A,,> 0,25 Isolation extérieure avec Pintérieur en : Béton plein 7 cm ou plus Bloc perforé en béton 10 cm ou plus 5 3 1 Bloc creux béton 11 cm ou plus Brique pleine ou perforée de 10,5 cm ou plus Autres briques 15 cm ou plus enduites 4 2 1 Isolation répartie avec: Brique de terre cuite & perforations verticales de 4 2 1 37 cmou plus Brique de béton cellulaire 30 cm ou plus 3 2 1 Brique en terre cuite a perforations verticales de 7 2 7 30cma36cm Isolation intérieure = Cloison brique 5 cm ou plus a r , Doublage carreau platre $ cm Doublage bloc béton 5 em Cloison brique 3,5 cm ou plus enduite 2 1 1 Doublage tem platre 1 0 ° Panneau léger de remplissage bardage métallique 1 0 0 AA: surface de la paroi determine pour'’ensemble de Verveloppe verticale d'un meme niveau en deduisant les baies. Elle est obrerue parla somme des surfaces de mur utilisées au calcul da U,,, A, :surface utile du niveau étudié ou de la zone du batiment FICHE 24 DOSSIER 3 : ISOLATION FICHE 24 Copyright © 2015 Dunod. Maison individuelle isolée : A/A,;, > 0,9 Batiment peu épais : 0,9 > A/Ay, > 0,5 Un batiment peu épais signifie E/H < 5 ot Eest la distance entre les facades opposées et H la hauteur du batiment. Améliorer l’inertie thermique d’un batiment Tableau 24.5 Cotation de inertie du mobilier Points d’inertie W/ Km? selon Pusage du batiment 5 Habitation, oe hébergement | Sports robiller | bureau, santé Valeur 1 0 forfataire Détermination de la classe d’inertie séquentielle forfaitaire et par points d’inertie Tableau 24.6 Détermination forfaitaire de la classe d'inertie séquentielle Conditions nécessaires Classe d’inertie séquentielle Pas de paroi lourde “Tres legere Une paroi lourde par niveau Tres légere Deux parois lourdes par niveau Legere Trois parois lourdes par niveau Moyenne Une paroilourde est un « plancherlourd », ou une « paroi verticale lourde » Linertie quotidienne peut étre déterminée aussi par le calcul. Les points d’inertie séquentielle cor- respondent au « gain d’inertie séquen- tielle » défini comme Mécart entre Vinertie séquentielle (profondeur de pénétration de onde séquentielle établie sur 12 jours) et Pinertie quotidienne (profondeur de Vonde quotidienne établie sur 24 heures). Tableau 24.7 Détermination de la classe d’inertie séquentielle Classe d’inertie séquentielle Tras légére | Légere | Moyenne | Lourde y comprisles points d’inertie | < 15 1sa22 | 23a34 | 35ecplus séquentielle Améliorer Vinertie thermique d’un batiment FICHE 24 Tableau 24,8 Points d’inertie séquentielle de parois courantes de plancher haut Poa 7 Points d’inertie pea corel séquentielle [W/m?-K] Plancher haut en béton plein iso par Pextérieur avec r Vintérieur au moins de 20 cm de béton Plancher haut en béton plein isolé par Vextérieur avec A Vintérieur au moins de 15 cm Plancher intermédiaire béton plein 1 ‘Autres planchers hauts et intermédiaire 0 Pour le dernier niveau du batiment, il s’agit du plancher haut du bati- ment, pour les autres niveaux, c’est la face intérieure d’un plancher intermédiaire. Tableau 24,9 Points d'inertie séquentielle de parois courantes de plancher intermédiaire Points d’inertie Desert Perot séquentielle [W/m?-K] Plancher en béton plein 20 & 24 cm 1 Plancher en dalle alvéolée de béton de plus de 20 em i avec dalle de béton Plancher en béton plein d’au moins 25 cm de béton 2 ‘Autres planchers. 0 Tableau 24.10 Points d'inertie séquentielle de parois courantes de plancher bas z pee Points d'inertie 5 cere séquentielle [W/m?-K] — £ | Plancher béton plein sur terre-plein avecisolant ae 8 périphérique Plancher en béton plein de 20 em et plusisolé en sous-face 7 Plancher en béton plein de 15 cm et plusisolé en sous-face 3 Plancher en dalle alvéolée de béton de plus de 20 cm 7 avec dalle de béton etisolé en sous-face Plancher sur entrevous de terre cuite ou de béton ; avec dalle de béton etisolé en sous-face ‘Autres planchers 0 g 3 DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. COs Ces points sont pris en compte lorsque Cert rte le niveau le plus défavorisé d’un point de vue inertie quotidienne est situé au rez-de-chaussée. Tableau 24.11 Points d'inertie séquentielle de parais courantes de mur extérieur Linertie dans la méthode Th-C Cette méthode de calcul de la consommation d’énergie d’un batiment utilise deux aspects de l’inertie thermique : Vinertie quotidienne, qui permet utilisation effective des apports de chaleur journaliére (24 heures), qu’ils soientinternes, solaires ou des pertes récupérables par des systémes. On caractérise cette inertie par : > C, [Wh/K] _capacité thermique quotidienne >, [Wh/K] coefficient d’échange thermique entre la structure et Vambiance intérieure Vinertie horaire, qui caractérise leffet de Vintermittence du chauffage ou de la climatisation sur la variation de la température intérieure. Cette inertie est caractérisée dans cette méthode Th-C par la capacité thermique horaire C, en [Wh/K]. Copyright © 2015 Dunod. Tableau 24.12. Détermination de C, ,C,, et, 80/3,6*A,,, 65/3,6 * Ay, 110/3,6 * Ay. 80/3,6* A, 165/3,6* A, 110/3,6 * A, 2a, 260/3,6*A,, 185/36 * Ay, 2BxA, 370/3,6 «A, 200/3,6 * Ay, 32eA, A, ensemble des surfaces utiles des niveaux du basiment (ou de la zane) [a] Linertie dans la méthode Th-E Cette méthode permet le calcul de la température intérieure atteinte en été dans un batiment non climatisé et utilise : ertie quotidienne, qui permet Pamortissement de onde quotidienne de température et d’ensoleillement (en 24 heures). Elle se caractérise par : > CG, [N/K] capacité thermique quotidienne >A, [m?] surface d’échange équivalente qui permet une agrégation des capacités thermiquesintrins¢ques des parois a travers leur surface active Vinertie séquentielle, qui caractérise l’effet de la variation de la température extérieure sur une période de 12 jours .Elle est notée C,, et s’exprime en [kJ/K]. ‘Tableau 24.13. Détermination de Cm et de Am ‘A surface ve du bakiment ou de a zone en [oF] Lapproche se fait niveau par niveau, prenant en compte le niveau le plus défavorisé du batiment ou de la partie de batiment étudiée vis- avis de Pinertie quotidienne. DOSSIER 3 : ISOLATION FICHE 25 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Apporter un air neuf nécessaire @ nos besoins en oxygene, évacuer les odeurs et les polluants qui s‘accumulent, éliminer Vexcés d’humidité, fournir aux appareils 4 combustion Vair nécessaire d leur fonctionnement. Préserver la « santé » des batiments. La ventilation est une obligation légale (arrété du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 pour tous les logements postérieurs a 1982, collectifs ou individuels). La réglementation repose sur deux principes : Vaération doit étre générale et permanente ; B Ia ventilation doit balayer la totalité du logement grace a des entrées d’air installées dans les piéces principales et des sorties placées dans les pieces de service. Les régles de conception et de dimensionnement sont données dans les DTU 68.1 et DTU 68.2. Pour la réglementation et les débits minimaux extraits, ainsi que les exigences hygiéniques, voir fiches 2 et 10. ORNEIEZICTD La ventilation naturelle contrélée (VNC) Les entrées d’air se font par des orifices ou des conduits placés géné- ralement en facade. Les sorties d’air se font par conduits individuels. La ventilation se réalise par tirage thermique, les effets dépendent des conditions climatiques. Ce syst@me est souvent plus efficace en hiver qu’en été. Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del Lair frie de extérieurrentre par les entrées d'airplacées en facade la circulation dai entré par les bouches au niveau des Usir entre (e sort) librement chambres et de sour par les entrées, pales bouches d'estraction ou les conduits garage it atelier “PS buanderie + 14 ++ chambre ae Nall — Airvicie la circulation de Pair frais parles espaces laissés cee net sous les portes Figure 25.1 Principe de la ventilation naturelle contrélée (d'apres 'ADEME) Figure 25.2 Grilles de ventilation (murs, fenéeres) DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. La ventilation mécanique contrélée (VMC) simple flux Dans les logements plus chauffés et plus isolés, un renouvellement d'air insuffisant engendre des dégats (humidité, moisissures). Un systéme de ventilation mécanique contrélée peut régler ces problemes. Lair frais entre dans le séjour et les chambres et est évacué des pieces de service par un groupe d’extraction. entrée stuée en groupe d’extraction cenurées dar situdes dans es partie haute dela intallé dans les combles pitees de ve en partie haute porte cu. terrasse des menuiseries ov dans les coffres des volts roulants py atelig? ~SE\buanderie Eon chambre La, i bouches d'estracton situées I t conduits par lesquels lair vicié est évacue a extérieur la circulation de ar frais par les espaceslaissés sous les portes Figure 25.3 Ventilation mécanique contrOlée simple flux (daprés "ADEME) Le moteur du groupe extracteur est logé dans un caisson, installé le plus souvent dans les combles. Ce systéme n’évacue que lair vicié des pieces humides. Sur le caisson sont branchées des gaines & toutes les pieces de service. Dans chaque pitce de service, une bouche régle le débit en fonction des besoins. II existe trois catégories de VMC simple flux: la version autoréglable ot le débit de l’installation est constant, en toute circonstance ; 5 Dunod. ght © 201! reproduction nm a la version Hygro A ott le débit des bouches d’évacuation se regle automatiquement en fonction de 'humidité d’air (de 5 & 50 m*/h) ; laversion Hygro B ol les entrées d’air sont équipées, elles aussi, d’un réglage automatique en fonction de Vhumidité de Pair, Cette version est recommandée par la réglementation thermique actuelle car elle permet de réduire les déperditions de 50 %. La ventilation mécanique contrélée ) (VMC) double flux (& deux conduits) Ce systéme récupére la chaleur contenue dans Pair éva- cué grace a un échangeur. Un second réseau de gaines diffuse Pair neuf filtré et réchaufé dans les pices de vie Un ventilateur pulse cet air neuf par les bouches d’insuf= flation et un autre ventilateur extrait l'air vicié des pices humides. — t € Evacuation prletoit Figure 25.4 VMC simple flux autoréglable ceVMC version gro B (sources : doc. Aldes et doc. Saute) Recupérateur de chaleur al sal : dupe Bae circuit de soufflage : distribue air neuf réchaulé et fre dans les pidces principales Figure 25.5. Ventilation mécanique contrélée double flux (d'aprés 'ADEME) DOSSIER 3 : ISOLATION Dunod, Air repris +21°C > Air neuf oc Air insuMé 416°C < Air extrait +8°C Ventilateur Ventilateur ‘préchauffage pour ~~ Echangeur a plaques a les zones grande surface d’échange et climatiques a haut rendement 96% extrémes Figure 25.6 Schéma de fonctionnement d'une VMC double flux 4702x0125 Figure 25.7 Caisson KWL Helios (source: doe. Atlantic) Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del + positon § (mm) a 6 & | I 3 Uy Ls0, Solis “ fixe réglable autoréglable hygroréglable Figure 25.8 Différentes bouches d'extraction Pour estimer la puissance d’un extracteur poy VMC pour un réseau classique, les ratios utilises sont les suivants : ee logement moyen ; 120 m3/h ; chambre d’hétel : 45 m°/h ; bureaux (15 m?): 25 m'/h; hépitaux : 20 m?/h par lit. DOSSIER 3 : ISOLATION Copyright © 2015 Dunod. os HaBiTaAT Prissance 25 (ew) 19 nombre de 0 20 a0 o 2 100. lagements ee none Hore ere. 50 100 150 200 259 chambres BUREAU surface 1600” 3200 4800 6400 ‘8000 antl veer og 2500-000 7500 10000 12s00""" Figure25.9 Ratios utilisés pour décerminer la puissance des extracteurs . Avantages et inconvénients des différentes ventilat Débie d’air entrant constant Diminution des nuisances sonores extérieures en utilisant les entrées d’air acoustiques UUhumidité intérieure nest pas prise en compte Débit dir entrant variable en fonction de huridiee (occupation, type d'activité) Economie d'énergie Diminution des nuisances sonores extérieures en utilisant les entrées air acoustiques Systeme plus cobteux & Vachat qu'une YMC simple flux autoréglable Réagit sur humidicé, pas d’efficacité supplémentaire sur les polluants chimiques Economie énergie par récupération de calories Filtration dai entrant Sensation de courant ¢ Isolation acoustique Préchauffage ou rafraichissement de Vai entrant Froid supprimé ‘Systéme plus codteux a Pachat Bruit des bouches d'insufflation Solution pour rénovation Maintenance facile Encombrement esthétique (groupe dlextraction dans chaque piéce humide) Bruit de ventilateurs Investissement variable ‘Soumise aux aléas climatiques Pertes d’énergie 'hiver Copyright © 2015 Dunod. Les interventions sur les VMC Nettoyage des unités terminales Réparation des fuites visibles (collecteurs, raccords) Passage de ’extraction en vitesse réduite en période d’inoccupation Arrét de Pextraction en période d’inoccupation Séparation des zones spécifiques Remplacement des appareils anciens Pose de condensateurs dans le cas de moteurs électriques & mau- vais rendement DOSSIER 3 : ISOLATION plex) 54 B a a ® g 174 REGULATION La régulation a comme objectif de maintenir une grandeur physique de réglage (température, débit, pression, vitesse d’écoulement, etc.) a une valeur fixée appelée valeur de consigne. La gestion technique du bati- ment a donc pour réle de gérer a Paide d’automatismes mis en place dans les installations, un confort thermique satisfaisant pour les occu- pants, en minimisant la dépense en énergie, et en prenant en compte la gestion de la vie des équipements techniques du batiment : mainte- nance, entretien, remplacement. La premiere partie de ce dossier détaille le principe de la régulation, les boucles de la régulation fermée, ouverte et mixte ainsi que les modes de régulation : TOR, Pl, PD et PID. Dans la deuxitme partie il ya la description de la régulation de quelques sys- témes de chauffage a eau chaude (ECBT) et des systémes de climatisation. La régulation centrale en chauffage a eau est de limiter la puissance disponible aux niveaux des émetteurs terminaux. Pour les installations de forte puissance il s’agit souvent d’une régulation en fonction de température extérieure (voir la courbe de chauffe) et pour les instal- lations individuelles il peut étre choisi une régulation en fonction de température intérieure par un thermostat d’ambiance placé dans une pice, qui agit au niveau central sur la chaudiere, ou par des robinets thermostatiques au niveau de radiateurs. Dans le cadre d’une installation de chauffage en collectif avec un fonctionnement en cascade on doit analyser tout d’abord le type de conduite le mieux adapté a l’installation. On détermine ainsi la gran- deur qui exprime mieux les besoins thermiques. Soit : > la température de départ en fonction de la température extérieure (applicable pour les installations comprenant des circuits A tempé- rature constante.) Exemple : production d’ECS, batteries chaudes de CTA, etc. Ce principe permet de profiter des meilleurs rendements de chaudigres basse température ou & condensation ; > la température de départ maintenue a 90 °C, c’estle principe le plus traditionnel qui s’applique a tous les types de distribution a tempé- rature constante ou variable ; > la température de retour maintenue a 70 °C qui s’applique aussi a toutes les installations traditionnelles. Une fonction de permutation de ordre de démarrage des chaudigres peut étre ajoutée si le régulateur n’a pas l’intégration de cette fonction. Copyright © 2015 Dunod. Le réle de la programmation du chauffage est de permettre la pratique de Vintermittence du chauffage (régime de fonctionnement normal, régime réduit, régime hors gel, régime d’arrét, et régime de pleine puissance). La GTB permet de faire varier les consignes de température des régulations terminales en fonction d’un programme horaire (optimisation des relances). Dansla climatisation et conditionnementd’air, pour concevoirune automa tisation complete et performante on doit penser aux étapes suivantes > bien dimensionner les équipements. La puissance calorifique ou frigorifique, le débit d’air, le débit d'eau pulvérisé, ne doivent pas dépasser la valeur maximale utile ; > les circuits hydrauliques et aérauliques doivent étre bien concus, bien réglés, sans problemes d’équilibrage, vannes de réglage avec une autorité suffisante ; > prévoir d’emplacement pour les sondes ; > prévoir des dispositifs de sécurité si ’équipement et soumis au ris- que du gel, al’élévation trop importante de température ; > automatisation locale : les sondes, les régulateurs et leurs dispositi annexes, les organes de réglages, les dispositifs de sécurités ; > gestion technique - harmoniser les fonctionnements des automa- tismes locaux, assurer la sécurité globale, améliorer la maintenance ; > utilisation surveillée par les personnes qui gerent et entretiennent le systéme de climatisation. Exemples d’automatisation : > régulation du chauffage aéraulique d’un local (régulateur de tempé- rature ambiante, limiteur de la température de soufflage, protection antigel de la batterie chaude avec un pressostat différentiel, réglage minimum d’air neuf - registres) ; > régulation de température et d’humidité (régulateur de température ambiante, limiteur de température de soufflage, régulateur d’humi- dité, limiteur d’humidité).. Rechercher la température de confort . Choisir entre boucle ouverte et boucle fermée pour une régulation.... Choisir le mode de régulation Installer une régulation pour le chauffage a l’eau chaude. Déterminer les paramétres de confort thermique 176 180 186 190 198 FICHE 26 Objectif Etablir le bilan thermique des apports extérieurs et intérieurs afin de déterminer les besoins en chauffage et en climatisation, en fonction de Vactivité des occu- pants et du confort désiré, conformément aux réglementations en vigueur. jan thermique @’hiver (chauffage) NFEN 12 831 Les déperditions thermiques totales («bi) d’un espace chauffé (i) : @-O,+0, [W] », [W] déperditions par transmission pour l’espace chauffé (i) ©,, [W] déperditions par renouvellement @’air pour espace chauffé Pour plus de précisions, voir les fiches 1, 2 et 3. Bilan thermique d’été (climatisation) La puissance des équipements de climatisation destinés & desservir un local se détermine en établissant un bilan thermique des charges totales du local a climatiser. Charges totales = E(charges extérieures+ charges intérieures) Charges (apport ou perte d’énergie) & prendre en compte : charge sensible: variation dela température, la quantité d’humidité restant constante charge latente : variation de hhumidité, la température restant constante. Copyright © 2015 Dunod. Pour plus de précision, voir les fiches 7, 8 et 9. Apports extériours O,: Apport solaires parles parois| paques + parle vitrages Apportsintérieurs , occupation et type de travail (sensible + latent) éclairage ~ équipements lectriques Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un dl Inflation naturelle par transmission 2 travers lee parois Figure 26.1 Apport par renouvellement d’air ORES Rafraichissement Le traitement simplifié appliqué a ’air ambiant a pour but d’obtenir un abaissement de température de quelques degrés. Seule la température est prise en compte. La température sera maintenue 3 a 4 °C en des- sous de l’'ambiance extérieure. Le traitement d’air prend en compte : Le bien-étre dans habitat individuel Une amélioration de la productivité au niveau du personnel, un agrément supplémentaire au niveau de la clientéle en tertiaire. Le traitement appliqué a 'air concerne la température, Phumidité rela- tive de Pair, la propriété de l’air, le niveau sonore et la qualité de la dif- fusion (mouvement, vitesse). Climatisation de confort C’est ensemble des traitements appliqués a Pair pour obtenir une ambiance interne de confort définie en température et humidité rela- tive de Vir, ainsi que la qualité de lair et le niveau de filtration. Conditionnement d’air C’est l'ensemble des traitements appliqués & air du local pour obtenir les caractéristiques précises de température et d’humidité imposés par le processus technologique, ou par Pactivité des personnes, ou impo- sés par les conditions des conservation des produits. : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. EN PRATIQUE Température ambiante de confort La nouvelle réglementation (2012) prévoit Putilisation de la climati- sation uniquement lorsque la température intérieure atteint 26 °C. Le décret 88-319 du 5 avril 1988 en vigueur fixe 4 18 °C la température résultante ambiante, toutefois le CCTP du batiment peut fixer des tem- pératures différentes Pune pice a Pautre. Tableau 26.1 Température ambiante de confort en fonction des locaux ‘| a Infiltrations d’air infiltration d’air est plus importante en hiver qu’en été, parce que dans ce second cas, la climatisation se fait 4 une température infé- rieure a la température extérieure et le tirage naturel ne peut pas s’effectuer. En hiver, se référer au calcul de débit d’infiltration d’air (fiche 2). Copyright © 2015 Dunod. Tableau 26.1 Estimation de débie d’infiltration pour Youverture des ouvrants| 1 1 2 18 3 22 4 28 Rappel des charges totales extérieures : H,=A,, +A, +A (w] < Rappel des charges totales du local: H=H..+H,, [Ww] Rappel des charges totales intérieures : H,,, =H... +A, +H. La gestion technique des batiments Lefficacité énergétique d’un batiment dépend également de la gestion active et préventive des équipements techniques. Dans le cadre de cette gestion active, on trouve plusieurs types d’installations La domotique utilisée dans le domaine de habitat individuel. Les techniques @automatisme, d’informatique, de télécommunica- tion permettent de travailler & domicile, de gérer les fonctionnali- tés de Phabitat et les taches domestiques, de contréler espace de sécurité technique, humaine, effraction, vol, incendie, et d’assurer une communication dans l’espace interne et externe de I’habitat. La gestion technique centralisée (GTC) est un systéme de traitement, des informations dun seul domaine technique (chauffage, éclai- rage, climatisation...) provenant d’un site qui utilise un réseau de communication propre au constructeur. La gestion technique des batiments (GTB) est l'ensemble des sys- témes de traitement des informations provenant d’un méme site Cest la domotique & grande échelle. La télégestion est la gestion de la distance d’une installation tech- nique, y compris le traitement de données économiques et sta- tistiques. GTC, GTB et télégestion sont utilisés pour des batiments ou des groupes des batiments. : REGULATION DOSSIER 4 FICHE 27 Copyright © 2015 Dunod. Objectifs Maintenir une grandeur physique de réglage (température, débit, pression, vitesse d’écoulement, etc.) 4 une valeur de consigne. RE 1 La régulation doit maintenir une grandeur physique de réglage (X) & une valeur prescrite, de consigne (Xc) : une température 0, un débit gy, une pression p, une vitesse d’écoulement w. La grandeur physique est soumise aux perturbations (déperditions, apports solaires, apports internes des locaux, les infiltrations d’air du batiment, le vent...). Figure 271 Principe de régulation Dans une régulation en boucle ouverte, le régulateur mesure une gran- deur physique (température extérieure), crée une action et agit sur un organe (Ie brdleur), mais il n’y a pas un retour de action menée (tem- pérature ambiante). La régulation en boucle fermée permet de mesurer la grandeur réglée (température ambiante d’un local) et d’agir sur la puissance de chauf- fage par exemple, et avoir ainsi le retour de son action (variation de la température ambiante). Copyright © 2015 Dunod. © Dunod ~ Tout eprodiction non autorisée est un dit SAVOIR-FAIRE La régulation en boucle ouverte La régulation en boucle ouverte établit une correspondance entre la température extérieure et la puissance dissipée. C’est une régulation rapide et stable mais imprécise dans les syst@mes qui subissent des fortes perturbations. C’est le cas le cas du mode de régulation par la courbe de chauffe d’eau qui relie la valeur de la température de départ d’eau de chauffage 0, a ’évolution de la température extérieure 0... Ce mode de régulation présente ’inconvénient de ne pas prendre en compte les apports gratuits, souvent générateurs de surchauffe dans les batiments. déperditions apports sonde de externes température extérieure 47% d iH regulateur 6. apports 4 internes ' chauditre pty Co : Figure 27.2. Systtme de régulation en boucle ouverte £0...) Lei de conrespondance O, La régulation en boucle fermée Un syst8me de régulation en boucle fermée, couramment utilisé, prend en compte la réaction du systéme. Le cas le plus courant est la régula- tion par thermostat d’ambiance. Il permet de prendre en compte les surchauffes, mais nécessite un emplacement judicieux de la sonde de température ambiante. : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. Batterie chaude dune CTA = devil ai »[__Régulaeor Regulaveur }—+ ECS Air sou Figure27.3 Principe de la régulation en bouele fermée tee déperditions externes © | 07-0.- FO) 7--> |régulateur} [ 8, apports internes intérieure chaudiere sonde de oto . température ' Figure27.4 Systeme de régulation en bouele fermée Ensemble des équipements nécessaire au bon fonctionnement d’une boucle de régulation Lensemble des équipements se compose de capteurs de mesures, d'un régulateur, des organes de commande, des organes de réglage, et du fluide a régler. Td) Réguators « 4s commande ay concer sonde de © de sariaters ~ i temperate * stage ea ‘bine av humidité) 1 boude de régulation aga sondes actives 3 fle 28V°X Nemec propor Inbouces deregulation tourouen Figure27.5 Equipement dune boucle de réguation Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorisée est un del EN PRATIQUE a . Lexemple suivant est en mode chauffage. Boucle de régulation ouverte ou boucle de régulation en fonction de I’ ‘exté: sonde de température Local & chauffer ‘otéricure ae [7 | encweuede température de au de depart chaleur + Vannede (i circulateur régulation viv > Montage enmélange régulawur inverse 1re27.6 Principe de fonctionnement Cette régulation régle la température du fluide de chauffage a un niveau minimal mais satisfaisant les besoins. Elle établit une correspondance entre la température extérieure mesurée et la puissance dissipée. Les conditions ambiantes ne sont pas connues. : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. Boucle de régulation fermée ou en fonction de Pintérieur APinverse de la boucle de régulation ouverte, la boucle fermée ne peut pas anticiper un futur besoin ou diminution de la demande de chauf- fage ; le régulateur ne connait en aucun moment la grandeur pertur- batrice (température extérieure). Le capteur utilisé pour une boucle fermée en chauffage est soit un thermostat d’ambiance, soit une sonde de température ambiante, soit un robinet thermostatique installé sur le radiateur. Cette boucle de régulation détermine le débit d’eau en fonction des conditions intérieures. Local a ehaufer sonde de temperacure © i émerteurde chaleur + VaV montage en décharge inversée régulateur Ea Figure 27.7 Principe de fonctionnement Copyright © 2015 Dunod. Régulation en boucle fermée alliée 4 une boucle de régulation ouverte Cette régulation permet d’assurer un confort le plus stable possible et de faire des économies d’énergie. Le couplage des deux boucles permet de maintenir une température de l'eau de départ du réseau de chauf- fage en adéquation avec la température extérieure et d’adapter ’émis- sion de la chaleur en fonction des conditions intérieures et en fonction de la température extérieure. of Local chautfer @ sremocatique bt ae Chaudiere \VaV montage | en décharge Régulateur Figure 27.8 Principe de fonctionnement : REGULATION DOSSIER 4 FICHE 28 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Choisir le principe de fonctionnement de la boucle de régulation : tout ou rien, proportionnelle, intégrale, dérivée, PID (proportionnelle, intégrale, dérivée). RE 1 ‘Afin de réaliser un systéme automatique de réglage, il faut tout d’abord : 1. Choisir le mode de réglage : un réglage TOR ; ® un réglage fin et continu, analogique ou numérique. Dans ce cas, a falloir étudier le fonctionnement du systéme et apres le modé- liser en utilisant les paramétres suivants : > grandeur réglante (la grandeur perturbatrice du schéma fonctionnel choisi pour contréler le parametre a régler) ; > grandeur a régler (paramétre & contréler ; température, pres- sion, debit, etc.) ; > grandeur perturbatrice (un ou plusieurs parametres qui influ- encent sur le syst@me) ; > organe réglant (V'actionneur de la boucle : vanne, résistance, etc.) ; > consigne (signal qui permet de régler le paramatre réglé ala valeur désirée).. 2. Choisir le type de boucle a installer. 3. Définir la structure (une boucle, plusieurs boucles, régulation en cascade, régulation proportionnelle, etc,). 4. Afficher les valeurs P, | et D et le type de régulateur choisi. Copyright © 2015 Dunod. © Dunod ~ Tout eprodiction non autorisée est un dit SAVOIR-FAIRE La régulation tout ou rien (TOR) pod Crest un mode de régulation a deux positions : ouvert et fermé. Si la position basse n’est pas la fermeture la 100% régulation s’appelle « tout ou peu ». Le réglage de dif- férentiel statique permet d’adapter le régulateur a la boucle a régler. consigne grandeur Différentiel Feslee statique Plus le systéme a régler est lent, plus le différentiel est étroit sans rendre les cycles de fonctionnement trop courts. Sile différentiel a une valeurtrop faible, il conduit Figure28.1 Régulation TOR a des oscillations trés fréquentes de organe de réglage, réduisant ainsi sa durée de vie. Pour cette raison, les régulateurs TOR sont utilisés pour des taches de régulation simples ou comme appareils de surveillance et de sécurité. La régulation proportionnelle P Cette régulation est basée sur une relation continue linéaire entre la valeur de Pécart et la position de Vorgane de réglage a l’intérieur d’une plage appelée bande proportionnelle. La vanne est déplacée de la méme valeur pour chaque unité de variation de la grandeur réglée. Grandeur réglée (température ambiante} bande % 20°C] 5 proportionnelle 35 Pro 2 x-21Kl 7 . 5 st 2 isc) 3 & oo | |N , festa O18) 20 [Pc] vane de réglage consigne grandeur réglée (température ambiante) Figure 28.2 Régulation proportionnelle Cette régulation donne une bonne stabilité de la boucle a régler, m elle procure un écart résiduel permanent, dépendant de la largeur de la bande proportionnelle. Une erreur permanente est donc introduite : REGULATION DOSSIER 4 Dunod 201 entre la consigne et la correction effectuée. Les régulateurs proportion- nels sont utilisés trés couramment pour les régulations d’ambiance. La régulation intégrale / Cette régulation peut étre vue comme une régulation flottante a vitesse proportionnelle. La vitesse de déplacement de lorgane de réglage est proportionnelle la valeur de Pécart. Plus Pécart est grand, plus la vitesse de lorgane de réglage est grande. Lécart entre Pambiance et la consigne subsiste en permanence. La force d’intervention a deux composantes. La premiere est la force pro- portionnelle a Pécart comme dans la régulation proportionnelle. La deuxiéme force complate la premigre avec une force proportionnelle & Vintégration de I’écart dans le temps, c’est-a-dire proportionnelle a la somme de tous les écarts mesurés en permanence. Si la température se stabilise 4 19 °C, de par la composante propor- tionnelle, un écart de 1 °C subsiste. Tous les « pas de temps », le régu- lateur va mesurer cet écart et Padditionner a la valeur d’une « boite mémoire ». Louverture de la vanne sera donnée parla somme des deux composantes. Tant que la consigne ne sera pas atteinte, la compo- sante Intégrale augmentera, la vanne s‘ouvrira un peu plus, jusqu’a atteindre cette fois la consigne. Quand celle-ci est atteinte, ’écart sera nul et la composante intégrale n’est plus modifiée (puisqu’elle addi- tionne une valeur « 0 »).Si la consigne est dépassée, Pécart sera négatif et la composante intégrale diminuera. Cette composante intégrale ne peut pas travailler seule, car elle est trop lente pour réagir efficacement 8 des variations de la demande thermique. La combinaison des 2 actions (P et /) est le moyen le plus adéquat pour répondre a la demande : la composante P fait le gros du travail, puis la composante | affine dans le temps. Ce mode de régulation est souvent rencontré dans les systémes thermiques & eau. La régulation dérivée D Ce mode de régulation est adapté a la commande des systémes de sto- ckage ou capacitifs. Le signal de sortie est 'intégrale du signal d’entrée. La valeur de signal de correction est proportionnelle a la vitesse de variation de Pécart mesure-consigne. Si l’écart est constant, action dérivée est nulle. La régulation dérivée permet d’agir efficacement dans la régulation combinée de type PID contre les perturbations brutales. Copyright © 2015 Dunod. a 3 C8) EN PRATIQUE La régulation PID (proportionnelle, intégrale, dérivée) Cette régulation universelle détecte et corrige les écarts le plus rapidement possible en tenant compte de la valeur de lécart consigne-mesure et aussi de sa vitesse de varia- tion : Paction P corrige la posi- tion de la vane propor- tionnellement a l’écart ; action 1 corrige la posi- tion de la vanne & une vitesse proportionnelle & Pécart. Elleélimine écart permanent au bout d’un certain temps ; Paction D corrige la posi- tion de la vanne pro- portionnellement a la vitesse de variation de Pécart pour amener le plus vite possible la gran- deur réglée a sa valeur de consigne. care consigne action P action D grandeur deriglage PD wempe eo [ > | srandeur de reglage Figure 28.3. Régulation PID consigne : REGULATION DOSSIER 4 FICHE 29 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Réguler la température des chaudiéres afin de limiter la consommation d’éner- gee pour le chauffage de Veau en fonction de la temperature de l'eau de départ ‘ou en cas de non-occupation intermittente des locaux. La courbe de chauffe est une loi de signaux qui détermine la température de Peau de départ d’un réseau en fonction de la température extérieure. Température de départ eau chaude [°C] 80 AB. S Température > errr Figure 29.1 Courbe de chauffe Le calcul de la pente de chauffe Certains régulateurs sont programmes en fonction de la pente de chauffe calculée avec la relation suivante : Copyright © 2015 Dunod. ‘© Danod ~ To reproduction non autorise est un dl _ aed _ 80-20 A@ext 15—(—5) Pente An’importe quel moment, il est possible de calculer la température de Peau de départ en fonction de température extérieure : 8. 12 ~ (Bramar~ One) * Pente +8, Par exemple, pour 2 °C de température extérieure : Od = (15 - 3) x3 +20= 56°C Il est également possible de créer une nouvelle courbe de chauffe « vir- tuelle » qui représente en fait un décalage paralléle de la courbe de chauffe. Ce décalage permet de réduire les consommations énergé- tiques en période de non-occupation des locaux ou d’augmenter les besoins calorifiques. ‘Température de départ eau chaude [°C] Courbe 80 accélérée Bande profortionnelle 40, Courbe éduite 20 15 + AG. *S Température extérieure [°C] Figure 29.2 Courbe de chauffe La limitation de la température de retour chaudiére Afin de prévenir tout risque de condensation acide de cété combus- tion, il est nécessaire de limiter la température de retour & 50 °C pour les chaudidres a fuel domestique et de basse teneur en soufre, 60 °C pour le fuel léger, 80 °C et 90 °C pour les fuels lourds n°1 et 2. Pour les chaudidres classiques A gaz, cette température est limitée entre 50 a 65 °C. : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. Afin d’éviter tout probleme de condensa- tion, il y a plusieurs solutions possibles : @ imiter les besoins calorifiques des réseaux secondaires ; faire fonctionner une pompe de by- pass chaudiere ; ® mettre une vanne 3 voies de mélange sur le retour chaudiére. EN PRATIQUE oe . Exemple de régulation d’une installation de chauffage PAC en reléve d’une chaudiére : cas de batiments collectifs ou tertiaires vanne a trois vies Pompe : O= a! pompe {température SéPart réseau (ak eom acer, mt 5, devientS,’ et sera placée PACT sturle retour de réseau si le regulazeur est uniquement | commande proportionnelle Information tanfire ce paca sonde de remperature > tape = on Figure 29.3. Schéma Copyright © 2015 Dunod. © Dunod ~ Tout eprodiction non autorisée est un dit Température du ere [G] température de départ eau chaude température retour |_y modulation V3V eau chaude A: PAC seule en modulation de £6 puissance ¢—enclanchement chaudiére B= PAC puissance nominale + chaudiére en appoint spate C: chaudigre seule i eereee a D : PAC avec limitation de étage 2 température de sortie du ¢—ttage 1 condenseur compérature lime (sortiedu-7 0 3 7 condenseur) température température dequilibre extérieure (17°C non chaufage) Figure 29.4 Exemple d’installation de chauffage ECBT composée de 3 chaudiéres en cascade avec des pompes individuelles Les actionneurs sont les pompes. Besoins inférieurs & 33 % : une chaudiere en service. Besoins inférieurs & 66 % : deux chaudiéres en service. Besoins supérieurs a 66 % : 0 chaudiéres en service. S’il y a une demande de besoins, le régulateur enclenche la pompe de la chaudiere, par des temporisations. Le clapet s’ouvre, la chaudiére se réchautffe, puis le régulateur enclenche le brGleur. II mettra a larrét tout d’abord le brileur puis la pompe si les besoins diminuent. Voir le schéma d'installation en page suivante. : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. Figure29.5 Schéma d’installation Copyright © 2015 Dunod. ‘© Duanod ~ Toute reproduction non autorise est un dal Choisir le montage en fonction du réglage souhaité Réglage de débit : régulation terminale de ’émetteur >» oatconsane Ke a T t f] w dei A per decharge por sm Sensomenone delavanne Figure 29.6 Vanne a 2 voies et une vanne de pression différentielle @ vw Debit constant Figure 29.7 Vanne & 3 voies en répartition (vanne a secteur) eee @ —__ p> Figure 29.8 Vanne & 3 voies en mélange : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. eit etic o_o pore de charge pour wm Ie dimensionnement delavanne a Figure 29.9 Vanne & 2 voies et une pompe a vitesse variable Debi constant | > etic variable Réglage de température : régulation par zone @ Figure 29.10 Vani ine & 3 voies en mélange —@ Figure 29.11. Vane & 3 voies en répartition (vanne a secteur) Copyright © 2015 Dunod. et Figure 29.12 Vane & 2 voies & actions opposées. et + {+ Figure 29.13 Vane a 3 voies en mélange et un mélange fixe (0, <0,) La température de 'eau chaude de départ est inférieure a la température de eau chaude au primaire >» bie constant mm eb vaabie pete de charge pour lecimenscnnement de lavanne < 64 » « Figure 29.14 Vanne & 3 voies en mélange (injection) : REGULATION DOSSIER 4 Copyright © 2015 Dunod. Objectif Déterminer les conditions de température pour que la température du corps des occupants soit en en équilibre avec la température de la piéce. RE i) Un individu est dans une situation de confort hygrométrique lorsqu’il rest pas capable de dire s'il a besoin de chaud ou s'il a besoin de froid. Le confort humain peut s’exprimer par : Poe 7 Pia =o P. [W] production interne : > P, [W] métabolisme da ala combustion des aliments ) P,, [W] puissance mécanique du corps humain lors de son activité, qui peut étre souvent négligé par rapport au flux calorifique du métabolisme P_ [W] puissance calorifique échangée par le corps humain avec son environnement extérieur : Pom (Pig +P. +P, + Pa) + (Pag + Po, +P.) =P, +P, Copyright © 2015 Dunod. ‘© Dunod ~ Tout surface air environnant environnement rayonnement 35% P.,, convection 35% P, chaleur sensible perdue par la peau et vétement par conduction 1p ae vétement chaleur surface exposée perdu par evaporation 24% P, respiration P. a production interne P, 6 % ingestion nourriture Figure 30.1 Flux thermiques échangés parle corps humain Flux thermique sensible P_ P., [W] fluxradiatifentre l’enveloppe extérieure (peau ou véte- ment) et les parois éloignées et/ou le soleil P. [W] flux de convection entre lair et Penveloppe extérieure du corps (peau ou vétement) P_ [W] flux de conduction avec les matigres solides en contact P.,,, [W] flux de convection sensible entre les poumons et Pair passant dans les poumions Flux thermique latent P, P,, [W] flux échangé par diffusion entre les couches cutanées et Pambiance P_, [W] flux échangé lors de la respiration par rejet de vapeur d’eau par les poumons eprodiction non autorisée est un dit flux échangé lors de evaporation par de la sueur REGULATION DOSSIER 4