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MODALITES DE POSE DES TUYAUX ENTERRES

I- Mode de pose des tuyaux enterrés :

La mise en place des tuyaux enterrés préfabriqués s'exécute dans une fouille qui est
remblayée après la pose du tuyau.

Ce mode d'exécution implique l'ouverture d'une fouille dans le terrain naturel, la pose
du tuyau après l'exécution d'un appui, le remblayage latéral autour du tuyau et le
remblayage général de la fouille d'exécution du corps du remblai surmontant le
tuyau.

La figure ci-après illustre ce procédé d'exécution.

Terrain naturel

Remblai secondaire

Remblai primaire
Protection

Remblai latéral
Enrobage

Assise
Appui

Lit de pose
Angle d'appui Sol en place
2 (fondation)
II- Les matériaux utilisables pour la réalisation de l'enrobage

Le choix du groupe du sol intervient directement sur le dimensionnement du tuyau,


d'ou l'importance de caractériser précisément les sols, en particulier celui de
l'enrobage, lors de l'étude géotechnique.

Il est évident que pour des raisons économiques, on privilégiera la réutilisation des
sols en place, selon les conclusions de l'étude géotechnique.

Les matériaux sont classés en sous-groupe selon la norme NF P 11-300, voir tableau
ci-après :

Groupe de sol Description Classification selon la


norme NF P 11-300
G1 Sables et graves propres concassés (Dmax D1, D2, D3
< 50 mm). Sables et graves peu silteuses. DC1, DC2, DC3
B1, B3
C1B1, C1B3, C2B1, C2B3
G2 Sables ou graves peu argileux B2, B4
C1B2, C2B2
C1B4, C2B4
G3 Sables et graves très silteux, limons peu A1
plastiques, sables fins peu pollués (IP < B5
12 %). C1A1, C2A1, C1B5
G4 Sables et graves argileux à très argileux, A2
sables fins argileux, limons, argiles et B6
marnes peu plastiques (IP < 25 %). C1A2, C2A2
C1B6, C2B6
G5 Argiles, marnes et limons très plastiques A3
(IP > 25 %). C1A3, C2A3
A4
C1A4, C2A4

L'état hydrique dans lequel se trouve le matériau au moment de sa mise en place


joue un rôle très important vis-à-vis notamment des difficultés de compactage.

Les groupes de sol G1, G2, G3 et G4 sont utilisables en enrobage.

Le groupe de sol G5 n'est pas utilisable en enrobage.

Que faire dans le cas où :

 Matériaux évolutifs (possibilité de traitement ?)


 Présence de la nappe et zone inondable
 Zone sismique
 Présence d'une manche de protection
III- La taille maximale des plus gros éléments du sol :

Dmax  22 mm DN  200 mm
Dmax  40 mm 200  DN  600
Dmax  60 mm DN  600

De plus, sous chaussées : Dmax  40 mm si DN  200 (cf. NF P 98-331).


IV- Réalisation du lit de pose

Le fond des tranchées est arasé à 0.10 m au moins u dessous de la cote prévue par
la GIE de la canalisation.

Le lit de pose est constitué de matériaux ne contenant pas d'éléments de diamètre


supérieur à ceux indiqués dans le tableau 2.

En cas de risque d'entraînement de fines issues du sol environnant, il est nécessaire


d'envelopper le lit de pose par un filtre géosynthétique.

Si l'approvisionnement n'en est pas onéreux, il est préférable que le lit de pose soit
constitué d'un matériau bien gradué, c'est à dire se rapprochant des conditions
suivantes :

D60 / D10 < 4 et 1 < (D30)2 / D10 x D60 < 3


V- Remblaiement et compactage

A près la pose des tuyaux et autres éléments ou réalisation des ouvrages coulés en
place, le remblaiement est entrepris suivant mes modalités indiquées ci-après.

On distingue le remblai proprement dit ou remblai secondaire.

La zone d'enrobage constituées par le lit de pose, l'assise, le remblai latéral, le


remblai initial ou remblai primaire de 0.15 m au dessus de la GSE.

Un essai préalable est effectué contradictoirement entre le maître d'œuvre et


l'entrepreneur avec le matériel dont on dispose l'entreprise. Au cours de cet essai,
l'épaisseur des couches et le nombre de passes des engins sont déterminés pour
assurer le degré de compacité précisé dans le cahier des charges en relation avec la
norme NF P 98-331.

L'épaisseur des couches et la cadence de mise en œuvre sont celles retenues au


cours de cet essai.

V.1- Exécution de l'assise :

Au dessus du lit de pose et jusqu'à la hauteur fixée par l'angle d'appui du tuyau, le
matériau de remblai est compacté sous les flancs de la canalisation de façon à éviter
tout mouvement de celle ci et à lui constituer l'assise prévue.

V.2- Exécution de la zone de protection (remblai latéral et remblai primaire) :

Au dessus de l'assise, le remblai et son compactage sont poursuivis, par couches


successives, symétriquement puis uniformément, jusqu'à une hauteur de 15 cm au
dessus de la GSE de façon à parfaire l'enrobage.

Pour la réalisation du remblai primaire et du remblai secondaire, l'entreprise prévoit


une hauteur de protection tenant compte de la puissance des engins de compactage
afin de préserver l'intégrité de la canalisation.

V.3- Exécution du remblai secondaire :

 Reconstitution des sols en terrain cultivable :

A partir de la hauteur de 0.15 m au dessus de la GSE du tuyau, le remblai est


poursuivi à l'aide d'engins mécaniques avec les déblais. Cette terre est répandue par
couches successives et régulières, et elles est légèrement damée.

 Remblai sous voirie :

(cf. NF P 98-331)