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5.

ESSAIS ET TECHNIQUE DES MATERIAUX

Produit par: 
Département des pêches
Titre: 
Construction de bateaux de pêche: 3. Construire un bateau de pêche en ...
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5. ESSAIS ET TECHNIQUE DES


MATERIAUX

5.1 Test de compression


5.2 Test d'affaissement
5.3 Prélèvement d'un
échantillon de ciment
5.4 Technique et essais du
sable
5.5 Rapport eau/ciment (en
poids)
5.6 Rapport ciment/sable (en
poids)
5.7 Essais
complémentaires

Les tests et la technique des matériaux jouent un


rôle vital dans la qualité intrinsèque des
matériaux
et la satisfaction de toutes les parties concernées dans la production
d'un bateau
solide en ferrociment. En fait, il y a deux groupes de tests. Les
premiers sont ceux qui sont
normalement effectués pour les besoins de la
production quotidienne et que l'on doit
généralement pouvoir faire
sur place, Réf. § 6.1 - 6.6. Les tests du second type sont des

essais plus poussés pour satisfaire la demande des sociétés
de classification et toute
recherche détaillée que l'on veut faire
sur un type particulier de construction avant
d'entreprendre le travail.
Réf § 5.7.

Pour les besoins de cet ouvrage, nous nous concentrerons sur


le premier groupe car les
demandes des sociétés de qualification
varient de l'une à l'autre. Dans la plupart des cas, le
type de
construction choisi au départ disposera d'assez de renseignements sur le
dessin et
la résistance des matériaux pour convaincre quelqu'un
que la méthode et le type de
construction choisis conviennent au bateau
à réaliser.

5.1 Test de compression


Le test de compression est réalisé sur des
échantillons cubiques ou cylindriques pris dans
une coupe transversale
des mélanges pendant le gâchage du mortier de la coque en

ferrociment ou toute autre coupe de gâchées de jours
différents. La taille des cubes ou
cylindres sera
déterminée par les autorités locales de
contrôle.

Cubes d'essais

Les moules pour les cubes d'essais doivent être en acier


ou en fonte avec des surfaces
intérieures parallèles entre elles
et surfacées à la machine. On ne doit pas utiliser de
moules en
bois. Chaque moule devra reposer sur un socle métallique ajusté
pour éviter les
fuites. Il est essentiel de conserver moule et socle bien
propres. Les deux devront être
légèrement huilés pour
éviter l'adhérence du mortier sur les côtés. On ne
doit pas forcer
pour assembler les parois des moules.

Un cube de 100 mm doit être rempli en trois couches


provenant de trois gâchées
différentes. Chaque couche doit
être tassée au moins 25 fois à l'aide d'une tige d'acier

longue de 60 mm terminée par une plaque carrée de tassage de 16 mm
de côté et dont le
poids répond aux normes locales. La
surface du cube doit être parfaitement lissée à la

truelle.

http://www.fao.org/docrep/003/v9468f/v9468f08.htm[13/06/2014 09:51:40]
5. ESSAIS ET TECHNIQUE DES MATERIAUX

De nombreuses institutions: universités, laboratoires


de travaux publics etc... disposent
normalement des équipements pour
effectuer ces essais.

Il est d'usage de réaliser six cubes de 100 mm par


gâchée et d'envoyer deux cubes pour
essais à 7 jours, 28
jours et 96 jours après le gâchage. Les résultats minima
obtenus
devraient être dans l'ordre suivant:

Kg/cm2
7 jours 315
28 jours 387
96 jours 422

Les sociétés de classification auront leurs


propres procédures et exigences quant à la
résistance
minimum pour satisfaire à leurs règlements.

Les échantillons tests devront être


conservés à une température supérieure à 10/
C et dans
les conditions mêmes où la coque est elle même
conservée et pendant la même période.
Les
échantillons devront être transférés au laboratoire
d'esssai, le septième et le vingt
huitième jour, enveloppés
dans une toile à sac de chanvre ou de jute humide ou de matière

équivalente.

Une fiche d'essais (réf. Fig. N°7) devra


être remplie et conservée dans le dossier du bateau.
Elle fera
partie des informations accumulées sur la résistance du
béton au cours des
gâchées successives.

5.2 Test d'affaissement


Cet essai est un moyen pratique de mesurer la consistance du
béton. En effet, des
changements dans les valeurs d'affaissement ainsi
obtenues indiquent des variations du
matériau quant à la teneur en
eau et les proportions du mélange. Cet essai est donc utile
dans le
contrôle de qualité du mortier produit.

L'appareil utilisé consiste en un moule tron-conique de


diamètre 100 mm à la partie
supérieure et de 200 mm
à la base et haut de 300 mm. Le moule est complété par une

batte à bourrer en acier de 600 mm de long arrondie à une
extrémité (les normes locales
peuvent modifier la taille de
l'équipement). L'intérieur du moule doit être propre avant

chaque essai. Le moule doit être placé sur une surface plane et
dure. Le moule devra être
rempli en quatre couches. Chaque couche devra
être tassée 25 fois avec la batte à bourrer.
Après
tassement de la couche supérieure, la surface du mortier est
arrasée et le mortier est
démoulé en enlevant le moule
verticalement.

L'affaissement est la différence de hauteur du mortier


avant et après démoulage. Si certains
échantillons se
fendent ou s'écroulent, on doit recommencer l'essai.

En utilisant le mélange correct et la bonne proportion


ciment/eau avant d'entreprendre une
gâchée, l'affaissement moyen
sur plusieurs échantillons donnera la moyenne des
affaissements
acceptables au moment de la coulée définitive. Du fait qu'il
s'agit d'un
mélange de mortier, l'affaissement peut être excessif
si on augmente légèrement la
proportion eau/ciment. En fait, ce
test est un guide pratique mais ne doit pas donner une
conclusion
impérative alors que la nécessité pratique d'une
imprégnation totale des
armatures s'impose au moment de la coulée
du mortier.

5.3 Prélèvement d'un


échantillon de ciment
Si on a des doutes sur la qualité du ciment
acheté, on peut envoyer un échantillon pour
essai, dans la mesure
où les équipements nécessaires existent.

Un échantillon de ciment destiné aux tests doit


être représentatif du lot et prélevé dans la

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semaine
suivant la livraison. Ce doit être un mélange d'au moins 12
sous-échantillons
provenant de 12 sacs différents dans le
même lot. L'échantillon doit peser au moins 7 kg et
être
enfermé dans un récipient étanche à l'air avec les
indications adéquates clairement
marquées à
l'extérieur.

5.4 Technique et essais du


sable
Gonflement du sable

Quand on exprime les mélanges en volumes, le sable est


supposé être sec. Le volume d'un
poids de sable peut cependant
varier suivant son taux d'humidité. Des poids identiques de
sables secs
ou trempés remplissent pratiquement le même volume, mais le
même poids de
sable humide peut occuper un volume jusqu'à 40%
supérieur. Ce phénomène est appelé

“gonflement”. On peut le démontrer en remplissant une
boîte graduée avec du sable sec. Si
le sable est inondé
d'eau, son niveau baissera un peu, mais de façon insignifiante. Si la

boîte est remplie de sable humide et ensuite inondée, le niveau du
sable descendra
sensiblement.

Sauf si on tient compte du gonflement en faisant les


coulées en volume, le mortier peut
contenir trop peu de sable. Ceci est
une des raisons pour lesquelles la mesure en poids est
préférable.
Le gonflement est beaucoup plus fréquent avec des sables fins.

Analyse des impuretés

Les sables sont généralement lavés par


les fournisseurs pour enlever l'argile, la vase et
autres impuretés qui,
si elles sont présentes en quantités excessives, donneront un
mortier
de qualité médiocre. On peut obtenir une indication de la
quantité d'argile et de vase dans
le sable en faisant un essai de
sédimentation sur le terrain. Si ce test indique des quantités

trop importantes, on devra faire d'autres essais plus précis.

Pour faire le test, verser environ 50 ml d'une solution


à 1% de sel de cuisine dans de l'eau
(environ deux cuillerées
à café de sel par litre d'eau) dans une éprouvette
graduée de 250
ml. Le sable - dans l'état où il est
reçu - est alors ajouté progressivement jusqu'à ce que le

niveau du sable dans l'éprouvette atteigne la marque des 100 ml. On
rajoute de l'eau salée
jusqu'à la marque 150 ml. On agite
vigoureusement l'éprouvette et on laisse ensuite
reposer trois heures
environ. L'épaisseur de la couche de vase est mesurée et
exprimée
comme un pourcentage de la hauteur de sable sous la couche de
vase.

On peut considérer la quantité d'argile et de


vase dans le sable comme acceptable si elle ne
dépasse pas 10%

Figure 7 Exemple de fiche d'essais de cubes

Date de la
coulée.............................................. Type de coque................................
Cube Date Age au moment Poids du Charge de rupture Commentaire sur la fabrication
No. d'essai du test cube kg/cm2 et l'essai

/7
/7
/28
/28
/96
/96

Si on ne dispose pas d'une éprouvette graduée,


un pot à confiture dans le fond duquel on
verse du sable jusqu'à
une hauteur de 50 mm et de l'eau salée jusqu'à 75 mm donnera une

indication comparable après que l'on ait laissé le contenu reposer
3 heures. L'épaisseur de
la couche de vase dans ce cas ne doit pas
dépasser 3 mm.

http://www.fao.org/docrep/003/v9468f/v9468f08.htm[13/06/2014 09:51:40]
5. ESSAIS ET TECHNIQUE DES MATERIAUX

Pour faire un test simple des impuretés organiques, on


remplit une fiole de pharmacie de
sable - dans l'état où il arrive
- jusqu'à 115 ml. On ajoute une solution à 3% d'hydroxyde de

sodium (soude caustique) dans l'eau jusqu'à atteindre la marque de 200 ml
après agitation.
On peut acheter cette solution dans les pharmacies
locales. Le flacon est alors fermé, agité
vigoureusement et on le
laisse reposer 24 heures. Si ensuite la couleur de la solution au
dessus du
sable est plus sombre que la norme de couleur BS 812 ou une norme locale

semblable, on doit entreprendre des tests de laboratoire pour déterminer
si le sable est
acceptable

Analyse de tamisage du sable

Cette analyse sera faite aussi souvent que nécessaire


pour maintenir la bonne
granulométrie du sable à utiliser. La
granulométrie d'un agrégat de sable pour le
ferrociment est
déterminée en passant un échantillon représentatif
de sable à travers un
tamis.(BS N°7, 14, 25, 52 100, voir Fig
N°6 correspondance en système métrique) en
commençant
par le crible le plus grossier. On doit conserver l'enregistrement (voir Fig.
N°8)
du résultat et le comparer à l'enveloppe acceptable
(Fig. N°6). L'enveloppe peut varier
légèrement par rapport
à celle qui est tracée suivant les conditions du travail mais
cette
dernière a été utilisée par l'auteur pendant
de nombreuses années.

Si le tamisage est fait à la main, chaque tamis est


secoué individuellement sur un plateau
propre pendant au moins deux
minutes. Si on utilise un criblage mécanique, l'ensemble des
tamis doit
être secoué pendant un minimum de 15 minutes. Le matériau
retenu par chaque
tamis ainsi que tout matériau passé au travers
de chaque tamis est pesé et le poids noté.
Le pourcentage en poids
passant au travers de chaque grille est alors calculé. Le tamisage
ne
sera pas précis s'il y a trop de matériau laissé sur une
grille quelconque après le
secouage.

5.5 Rapport eau/ciment (en


poids)
Les deux propriétés essentielles d'un mortier
durci sont la stabilité et la résistance. Les deux
sont
étroitement reliées à la densité. En
général, plus un mortier est compacté, plus il est
fort et
plus il tiendra dans le temps. Le mortier doit être dense pour être
imperméable à
l'eau et pour bien protéger
l'armature.

La résistance et la durée d'un mortier sont


fonction de la quantité d'eau utilisée pour le
gâchage mais
le criblage des agrégats dans leur ensemble a un effet indirect. Un
tamisage
fin demande plus d'eau qu'un criblage grossier pour que le mortier
puisse être travaillé
aussi facilement. Il en résulte qu'en
pratique le calibrage de l'agrégat influe sur la quantité
d'eau
à ajouter.

Figure 8 Exemple de fiche de tamisage de sable

Echantillon No.................... Origine de l'échantillon...............


Poids total de l'échantillon.............
grammes
Tamis Poids retenu sur chaque Poids total passé a travers le % Passé au travers de %
No. tamis grammes tamis
grammes chaque tamis Idéal

7 100
14 68-
96
25 35-
65
52 10-
36
100 2-10
Plateau

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Commentaires sur l'essai:


Date du test: -........................ Signé-..........................

On a établi que la résistance du mortier


dépendait d'abord des proportions relatives de l'eau
et du ciment. Plus
il y a d'eau et plus le mortier est faible. On doit toujours tenir compte de

l'humidité contenue dans le sable. Une liste typique de rapports
eau/ciment est donnée ci-
dessous:

Litres par 50 kg Rapport eau/ciment en poids


15.5 0.31
18.0 0.36
20.0 0.40
22.5 0.45
24.5 0.49
27.0 0.54

La proportion eau/ciment qui donne le meilleur résultat


se situe entre 0.35 et 0.45 bien que,
selon Norske Veritas, on ne doive pas
dépasser 0.40.

Si, du fait des conditions locales, on a besoin d'un


mélange plus facile à travailler, on peut
avoir besoin d'ajouter
des additifs idoines (Réf § 4.8)

5.6 Rapport ciment/sable (en


poids)
On a déterminé que la proportion ciment/sable
doit se situer dans une fourchette de 0.4 à
0.6 pour du sable sec.
L'expérience prouve que le pourcentage doit être plus proche de 0.6

bien que de nombreux bateaux aient été construits en utilisant une
proportion de 0.5.

5.7 Essais
complémentaires
Des essais complémentaires seront sans doute
nécessaires si on veut que le bateau soit
classifié. En effet,
plusieurs de ces essais peuvent être utilisés par le constructeur
pour
disposer de plus d'informations sur la forme particulière de
construction qui peut être
décidée même si la
structure ne répond pas aux règles. Par nécessité,
on aura besoin
d'utiliser ou de disposer des moyens corrects d'essais et les
échantillons devront avoir la
taille convenant à
l'équipement d'essai.

Essais de traction et de compression sur le matériau


armé

Des essais de traction peuvent être effectués sur


le ferrociment de façon à établir la relation
entre les
contraintes de traction et l'allongement

Essais de traction sur des échantillons non


armés

La résistance à la traction peut être


déterminée à l'aide d'un test de rupture
d'éprouvette,
utilisant le même équipement que pour l'essai
de compression. Cependant, la véritable
résistance à la
traction se situera entre 50 et 70% de la résistance à la rupture
par traction.

Essais de flexion de matériau


armé

On peut faire des essais de flexion sur le ferrociment pour


établir le rapport entre moment
de flexion, efforts de flexion en tension
et allongement.

Essais de fatigue à la flexion

On peut également faire des essais d'endurance à


la flexion sur des échantillons tests de la
construction de
coque.

Essais aux chocs

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On peut faire un essai de choc sur des plaques armées


témoins en utilisant une masse
tombante. Il y a un défaut quand le
panneau se fissure.

Toutes les plaques d'essais doivent être


identifiées par:

a) Numéro d'identification
b) Dimensions de l'échantillon
c) Historique du durcissement du mortier et de son état
d'humidité au moment
de l'essai
d) Défauts du spécimen s'il y en a et son
âge
e) Conditions ambiantes au moment de l'essai.

On doit noter que des essais très variés ont


été faits sur le ferrociment et que bien d'autres
sont
actuellement en cours à travers le monde. On peut cependant choisir les
méthodes et
les dimensions des plaques en contactant les
sociétés de classification existant sur place,
le Centre
International d'Information sur le Ferrociment, ou encore d'autres institutions

comme des universités et collèges locaux qui ont une
expérience à ce sujet, de façon à
établir une
méthode commune et la mise en oeuvre d'essais acceptés par le pays
où se
réalise le travail.

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