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SOMMAIRE

Actions élémentaires
G
Géénnéérraalliittéé
− Objectif
− Vérification des conditions de résistance et de stabilité

E
Effffeett dduu vveenntt
− Définitions
− Application
− Pression dynamique de base
− Modifications des pressions dynamiques de base
− Calcul des coefficients du vent
− Constructions prismatiques à base quadrangulaire reposant sur le sol

a) Caractéristiques
b) Cas particulier
c) Calcul de :
• Actions extérieures
• Actions intérieures
• Actions résultantes unitaires sur les pains
Actions d'ensemble

Méthode simplifiée

a) Domaine de validité
b) Actions extérieurs et intérieures
c) Actions résultant unitaires sur les pannes et les versants
d) Actions d'ensemble
e) Pressions dynamiques
f) Réductions
g) Majorations
I. LES ACTIONS ÉLÉMENTAIRES
Une action est une force (charge) appliquée à la structure (action directe) ou une déformation imposée
(action indirecte), les actions agissant sur une structure sont de trois types :

a) Les actions permanentes G


On entend ici par charges permanentes à la fois le poids propre de tous les éléments constituant
l’ouvrage terminé et les efforts internes que peuvent résulter éventuellement du mode de construc-
tion, ils sont comme suite :

⇒ Poids propre :
Le poids mort est évalué d’après le volume théorique des matériaux et leur densité la plus défa-
vorable dans les conditions d’emploi. (Hourdis, plafonds, dallages, cloisons, installations fixes
etc…). Sans oublier l’ossature métallique.

⇒ Action de précontrainte :
On doit tenir compte des efforts qui peuvent éventuellement subsister à l’intérieur d’une ossature
du fait du mode de construction. (étaiements provisoires, montage en porte-à-faux, dénivella-
tions d’appuis, précontraintes, ect…..)

⇒ Déplacement différentiel des appuis,

⇒ Déformation imposée à la construction ;

b) Les actions variables Q

⇒ Charge d’exploitation ou d’essai :


Les charges d’exploitations sont celles qui résultent de l’usage des locaux. Elles correspondent
au mobilier, au matériel, aux matières en dépôt et aux personnes pour un mode normal
d’occupation, les valeurs des charges d’exploitation comprennent également les équipements lé-
gers tels que canalisations de distribution des fluides ménagers, appareils sanitaires, radiateurs,
appareils de chauffage individuels. Elles ne comprennent pas les cloisons, plafonds, sols et revê-
tement, gaines et conduits de fumée, ni les appareils lourds. Ces éléments sont pris en compte en
fonction de leurs caractéristiques propres.
Les surcharges d’exploitation et les coefficients de majoration dynamique éventuels sont fixés
par le cahier des charges particulier ou, à défaut, précisés par les propositions du constructeur, en
se référant dans la mesure du possible aux normes et règles en vigueur, mais si le cahier de
charge particulier fixe une surcharge d’essai supérieur à la surcharge d’exploitation, cette sur-
charge d’essai devra être adoptée comme base des calculs.

⇒ Action du vent et de la neige :


Les surcharges climatiques neige et vent à prendre en compte sont celles définies par les règles
en vigueur, aussi bien en cours de montage qu’en service.

⇒ Action des gradients thermiques :


On doit tenir compte des effet de la dilatation thermique chaque fois qu’ils risquent d’engendrer
des efforts anormaux dans les charpentes, de produire des désordres dans les appuis et dans les
éléments de remplissage ou de gêner l’exploitation, à moins que des disposition soit prises pour
pallier les efforts (appareils d’appuis mobiles) ou lorsqu’une ossature relativement courte repose
sur des supports normalement flexible.
Pour les ossatures reposant sur des supports normalement flexibles, on ne peut fixer avec préci-
sion la longueur à partir de laquelle les efforts dus à la dilatation doivent être pris en considéra-
tion. Pour les constructions courantes, elle est de l’ordre de 50 m. pour les charpentes exposées à
l’air libre, les valeurs admises conduisent à une variation de longueur de ± 0.3 mm par mètre.

c) Les actions accidentelles A

⇒ Explosions,

⇒ Séismes,

⇒ Chocs de véhicules.

Nota : ce dernier type d’actions est rarement pris en compte ; uniquement s’il est spécifié sur le cahier
des charges du marché de consultation.
II. CHARGES DU VENT
Les règles NV65 définissent l’action du vent sur les constructions tout en supposant que la direction du
vent est perpendiculaire aux parois. Les charges dues au vent dépendent :
• De la région où se situe la construction
• De la hauteur de la construction
• Du site où se situe la construction (cuvette, pleine, voisinage de la mer, vallée étroite..)
• Effet de masque (dû aux constructions voisines)
• Effet de dimensions (pour tenir compte des tourbillons locaux)
• De la forme de la construction
L’action du vent normal est définie par :
W = qH . ks . km . δ (Ce – Ci)
et l’action du vent extrême par :
We = 1.75 W

∗ Effets du Vent
Dans une construction, on peut distinguer deux sortes de surfaces :
− Surfaces au vent : Ce sont celles éclairés par une sources lumineuse dont le faisceaux a pour direction
celle du vent.
− Surfaces sous le vent : Ce sont celles qui sont dans l'ombre.

L'action exercée par le vent sur une des faces d'un élément de paroi est considérée comme normale à cet
élément. Elle est en fonction de :
− La vitesse du vent
− de la catégorie de la construction (bâtiment fermé, ouvert, toiture isolée,...)
− de l'emplacement de l'élément considéré dans la construction pour le calcul des éléments de couver-
ture et de sur orientation par rapport au vent.
− des dimensions de l'élément considéré
− de la forme de la paroi (plane ou courbé) à laquelle appartient l'élément considéré.

11.. PPrreessssiioonnss ddyynnaam


miiqquueess ddee bbaassee ::

Le Maroc est divisé en quatre régions du vents numérotées de 1 à 4, (voir carte vent en page) dont la
quatrième reste inconnue vue le manque de station météorologique de mesures du vent à partir de la-
quelle on peut déterminer la pression dynamique en utilisant la forme suivante :

• q : pression dynamique (en daN/m²) q=
• v : Vitesse du vent (en m/s) 16, 3
Dans les calculs, on doit envisager les pressions dynamiques de base normale et extrême dont le rapport
est : (We= 1.75 W).
Par convention, les pressions dynamiques de base normale et extrême sont celles qui s'exercent à
une hauteur de 10m au dessus du sol.
Les valeurs de ces pressions sont données par le tableau suivant et elles sont définies pour une altitude
inférieure où égale à 1000 m

Régions Pression dynamique de base Pression dynamique de base extrême


normale (daN/m²) (daN/m²)
I 53,6 93,6
II 68 119
III 135 236

22.. M
Mooddiiffiiccaattiioonn ddeess pprreessssiioonnss ddyynnaam
miiqquueess ddee bbaassee
∗ Effet de la hauteur au dessus du sol
Soit qH la pression dynamique agissant à la hauteur H au dessus du sol exprimé en mètres.
q10 la pression dynamique de base à 10 m de hauteur.
Pour H compris entre 0 et 500m, le rapport qH et q10 est défini par la formule :

qh H +18
= 2,5
q10 H + 60

Pour les constructions en bordure immédiate du littoral, on adopte une pression constante entre 1
et 10 m égal à celle régnant à 10m. On peut avoir directement les valeurs des pressions dynamiques
normale et extrêmes en fonctions de la hauteur H au dessus du sol en utilisant le tableau (Annexe 1) :
La hauteur H est comptée à partir du sol environnement supposé sensiblement horizontal dans
un grand périmètre en plaine autour de la construction.
Pour les constructions en bordure immédiate du littoral, on adopte une pression constante entre 0 et 10m
égale à celle régnant à 10m.
Lorsque le sol environnant la construction présente des dénivellations avec fortes pentes, la hauteur H
est comptée à partir d'un niveau inférieur à celui du pied de la Construction. (fig.1.)

Figure 1
∗ Effet du site :
A l'intérieur d'une région à laquelle correspondent des valeurs déterminées de pressions dynamiques de
base, il convient de tenir compte de la nature du site d'implantation de la construction.
Les valeurs des pressions dynamiques de bases normale est extrême doivent être multipliées par un coef-
ficient de site ks égal à :

Sites Région 1 Région 2 Région 3


protégé 0,80 0,80 0,80
normal 1,00 1,00 1,00
exposé 1,35 1,30 1,25

Les règles considèrent trois types de sites :

− Site protégé :

− Site normal :

− Site exposé :
™ Sommet des falaises
™ Les îles
™ Vallée étroite où s'engouffre le vent
∗ Effet de masque :
Il y a effet de masque lorsqu'une construction est masquée partiellement ou totalement par d'autres cons-
tructions ayant une grande probabilité de durée.
L’effet peut se traduire par une réduction ou une augmentation (turbulences) des actions du vent. Dans
le cas général :
km = 1

Seules les façades a et b des


Le bâtiment B est abrité en tota- Le bâtiment B est abrité totalement
bâtiments A et B sont abrité sur
lité par le bâtiment A. sur la hauteur h1 par le bâtiment A.
la longueur If et la hauteur hj

Fig. C- III- 8. - Exemples de constructions abritées ou en partie.

∗ Effet des dimensions (détermination de δ ) :

a - Eléments d'une construction n'intervenant pas dans la vérification de la stabilité d'ensemble au vent :
Les pressions dynamiques s'exerçant sur les éléments constitutifs d'une construction (panneaux,
potelés, lisses, poutres, poteaux, etc..) doivent être affectées d'un coefficient de réduction δ en fonction
de la plus grande dimension (horizontale ou verticale) de la surface offerte au vent intéressant l'élément
considéré, et de la côte H du point le plus haut de cette surface. (Voir abaque 1).
S'il s'agit des éléments continus, des dimensions courants, le calcul se fait en isolant chaque travée.
Sil s'agit des éléments continus, des dimensions importantes, le calcul se fait en affectant les pressions
dynamiques appliquées sur le différents travées, de coefficients égaux à 0,90δ ou à 1,1δ de la façon la
plus défavorable pour réaliser les moments maximaux soit en travée, soit sur appui, les coefficient δ
sont déterminés pour chaque travée supposée isolée.

b - Eléments d'une construction intervenant dans la vérification de la stabilité d'ensemble au vent :


Les pressions dynamiques correspondant à chaque niveau d'une construction doivent être affec-
tées d'un coefficient de réduction δ déterminé en fonction de la plus grande dimension (horizontale ou
verticale) de la surface offerte au vent intéressant l'élément de stabilité considéré.

Abaque 1
33.. IInnfflluueennccee ddee llaa ffoorrm
mee ddee llaa ccoonnssttrruuccttiioonn
∗ Constructions courantes à base rectangulaire :
Méthode simplifiée
Hypothèses :
La construction est constituée par un bloc unique reposant sur le sol.
Les dimensions doivent obligatoirement respecter les conditions sui-
vantes :
h
0, 25 ≤ avec h ≤ 30m
a
h b h
≤ 2,5 avec ≤ 0, 4 si >2,5
a a b
h
f ≤ ; α ≤ 40°
2

Perméabilité des parois :


µ pourcentage d’ouverture pour une paroi.
µ ≤ 5 % pour chaque paroi avec la possibilité d’avoir pour une seul paroi µ ≥ 35 %
Si µ ≤ 5 % la construction considéré fermée.
Si 5 %< µ < 35 % la construction partiellement ouverte.
Si µ ≥ 35 % la construction est ouverte

Convention de signe : actions positives vers l’intérieur du bâtiment Surpression Dépression


Cas du bâtiment fermé α Ce Ci Ce-Ci Ci Ce-Ci
Paroi verticale 90° 0,80 0,3 0,50 -0,3 1,10
T 40° -0,10 0,3 -0,40 -0,3 0,20
30° -0,30 0,3 -0,60 -0,3 0,00
Surface au vent O 20° -0,50 0,3 -0,80 -0,3 -0,20
15° -0,60 0,3 -0,90 -0,3 -0,30
I 10° -0,70 0,3 -1,00 -0,3 -0,40
5° -0,60 0,3 -0,90 -0,3 -0,30
Vent // à la surface T 0° -0,50 0,3 -0,80 -0,3 -0,20
5° -0,42 0,3 -0,72 -0,3 -0,12
U 10° -0,35 0,3 -0,65 -0,3 -0,05
15° -0,38 0,3 -0,68 -0,3 -0,08
Surface sous le vent R 20° -0,40 0,3 -0,70 -0,3 -0,10
30° -0,45 0,3 -0,75 -0,3 -0,15
E 40° -0,50 0,3 -0,80 -0,3 -0,20
Paroi verticale 90° -0,50 0,3 -0,80 -0,3 -0,20

0 < Ce - Ci < 0,3 alors Ce - Ci = 0,3


Quand les coefficient de pression :
-0,3 < Ce - Ci < 0 alors Ce - Ci = -0,3
Exercice 1
Calculer les actions du vent sur le bâtiment
proposé. Région de construction : Tit Mellil-
Nouasser hauteur de la construction 6,50 m.
Site normal et pas d’effet de masque.
Aspect du bâtiment : bâtiment de base rectan-
gulaire reposant sur le sol, toiture à deux ver-
sants symétrique avec une porte de 2m x 2m
sur un des deux pignons.
Dimension du bâtiment : Longueur 25m, lar-
geur 15m, pente de 17,5 %.
(Voir le dessin)

Exercice 2
Calculer les actions du vent sur le bâtiment pro-
posé. Région de construction : Dar Bouazza-Ain
Harrouda, hauteur de la construction 8 m.
Site normal et pas d’effet de masque.
Aspect du bâtiment : bâtiment de base rectangu-
laire reposant sur le sol, toiture à deux versants
symétrique avec une porte de 2m x 3m sur un des
deux pignons.
Dimension du bâtiment : Longueur 30m, largeur
25m, pente de 17,5 % (grand versant).
(Voir le dessin)

Exercice 3
Etudier les actions du vent, sur le
bâtiment représenté, situé en région
II perméabilité µ< 5%, site exposé,
pas d’effet de masque.
Aspect du bâtiment : bâtiment de
base rectangulaire reposant sur le
sol, toiture à deux versants symétri-
que avec une porte de 2m x 3m sur
un des deux pignons.
Dimension du bâtiment : Longueur
64m, largeur 16m, pente de 30 %
(grand versant). Hauteur H=h= 8,4m
(Voir le dessin)
Correction de l’exercice I.
DÉTERMINATION DES CHARGES DE VENT :
Pression dynamique de base : Région I
• Pression dynamique de base Normal : 53,6 daN/mm²
• Pression dynamique de base Extrême : 93,6 daN/mm²

MODIFICATION DES PRESSIONS DYNAMIQUES DE BASE :


• Effet de la hauteur :
qh H +18 6,5 +18
q10
= 2,5
H + 60 ⇒
q h
= 2,5. . q = 0,92 q
6,5 + 60 10 10

⇒ qn = 49.31 daN/m² et qe = 86,11 daN/m²

• Effet de site • Effet de masque :


Le coefficient de site normal en région I Pas d’effet de masque. Km = 1
est égal à Ks = 1.

PERMÉABILITÉ DES PAROIS :

ƒ
Si le pignon qui comporte la porte métallique est fermé, toutes les parois ont une perméabilité
µ<5%. La halle est alors une construction de type fermé.
ƒ Si le pignon qui comporte la porte métallique présente une ouverture maximale, alors :
µ = 2 x 2 / ((1.3 x 7.5 ) + (6.5-1.3) x 15) = 4 / 88 = 4.55 %
La paroi présente une perméabilité µ < 5% : la construction est dite fermé.
• Effet de dimension
Maître couple
Le vent dans la direction du pignon : 15 x 6.5
δ15 = 0,81
Le vent dans la direction du long-pan : 25 x 6.5
δ25 = 0,77

ACTIONS EXTÉRIEURES ET INTÉRIEURES


Cette halle dans le cadre des constructions prismatiques à base rectangulaire, reposant sur le sol.

Vent sur Pignon Vent sur long-pan


Supres. Dép. Supres. Dép.
-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 -1 -0,65 -0,4 -0,3

-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 +0,5⇒ -0,8 +1,1⇒ -0,3

-0,8 -0,3 -0,8 -0,3

-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 +0,5⇒ -0,8 +1,1⇒ -0,3

+0,5 ⇑ +1,1 ⇑ -0,8 -0,3


Correction de l’exercice II.
DÉTERMINATION DES CHARGES DE VENT :
Pression dynamique de base : Région I
• Pression dynamique de base Normal : 53,6 daN/mm²
• Pression dynamique de base Extrême : 93,6 daN/mm²

MODIFICATION DES PRESSIONS DYNAMIQUES DE BASE :


• Effet de la hauteur :
qh H +18 8 +18
q10
= 2,5
H + 60 ⇒
q h
= 2,5. . q = 0,96 q
8 + 60 10 10

⇒ qn = 51,24 daN/m² et qe = 89,47 daN/m²

• Effet de site • Effet de masque :


Le coefficient de site normal en région I Pas d’effet de masque. Km = 1
est égal à Ks = 1.

PERMÉABILITÉ DES PAROIS :

ƒ
Si le pignon qui comporte la porte métallique est fermé, toutes les parois ont une perméabilité
µ<5%. La halle est alors une construction de type fermé.
ƒ Si le pignon qui comporte la porte métallique présente une ouverture maximale, alors :
µ = 2 x 3 / ((1,8 x 18 )/2+(7x1,8)/2 + (8-1.8) x 25) = 6 / 16,2+6,3+155 =6/177.5= 3,38 %
La paroi présente une perméabilité µ < 5% : la construction est dite fermé.
• Effet de dimension

Maître couple
Le vent dans la direction du pignon : 25 x 8
δ25 = 0,78
Le vent dans la direction du long-pan : 30 x 8
δ30 = 0,77

ACTIONS EXTÉRIEURES ET INTÉRIEURES


Cette halle dans le cadre des constructions prismatiques à base rectangulaire, reposant sur le sol.

Vent sur Pignon Vent sur long-pan


Supres. Dép. Supres. Dép.
-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 -1 -0,65 -0,4 -0,3

-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 +0,5⇒ -0,8 +1,1⇒ -0,3

-0,8 -0,3 -0,8 -0,3

-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 +0,5⇒ -0,8 +1,1⇒ -0,3

+0,5 ⇑ +1,1 ⇑ -0,8 -0,3


Correction de l’exercice III.
DÉTERMINATION DES CHARGES DE VENT :
Pression dynamique de base : Région II
• Pression dynamique de base Normal : 68 daN/mm²
• Pression dynamique de base Extrême : 119 daN/mm²

MODIFICATION DES PRESSIONS DYNAMIQUES DE BASE :


• Effet de la hauteur :
qh H +18 8, 4 +18
q10
= 2,5
H + 60 ⇒
q h
= 2,5. . q = 0,96 q
8, 4 + 60 10 10

⇒ qn = 65,61 daN/m² et qe = 114,82 daN/m²

• Effet de site • Effet de masque :


Le coefficient de site exposé en région II est égal Pas d’effet de masque. Km = 1
à Ks = 1,3.

PERMÉABILITÉ DES PAROIS :

La paroi présente une perméabilité µ < 5% : la construction est dite fermé.


• Effet de dimension

Maître couple
Le vent dans la direction du pignon : 16 x 8,4
δ16 = 0,81
Le vent dans la direction du long-pan : 64 x 6.5
δ64 = 0,73

ACTIONS EXTÉRIEURES ET INTÉRIEURES


Cette halle dans le cadre des constructions prismatiques à base rectangulaire, reposant sur le sol.
Vent sur Pignon Vent sur long-pan
Supres. Dép. Supres. Dép.
-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 -1 -0,65 -0,4 -0,3

-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 +0,5⇒ -0,8 +1,1⇒ -0,3

-0,8 -0,3 -0,8 -0,3

-0,8 -0,8 -0,3 -0,3 +0,5⇒ -0,8 +1,1⇒ -0,3

+0,5 ⇑ +1,1 ⇑ -0,8 -0,3


III. LES CAS DE CHARGES ET LES COMBINAISONS
NOTION DE SÉCURITÉ

La notion de sécurité dans la construction d'un ouvrage résulte de l'appréciation de la probabilité de


ruine. Par ruine, il faut entendre, non seulement l'effondrement de l'ouvrage, mais aussi l'apparition de
désordres compromettant, soit son exploitation normale, soit son esthétique par déformation permanente.

La ruine peut se produire de deux manières:


1. Soit par instabilité générale: efforts de renversement, efforts horizontaux (pour y remédier, mise en
place de contreventement, encastrement, etc.)
2. Soit par instabilité élastique: dépassement de la limite élastique ou des contraintes critique de flam-
bement, de voilement, de déversement.

Les sections adoptées doivent être suffisantes pour supporter les effets des charges maximales. Une véri-
fication complémentaire est nécessaire pour certains éléments, tels que poutres et solives de plancher,
pour s'assurer que la flèche qu'ils prennent, sous la totalité des charges, reste raisonnable, une trop
grande flèche pouvant entraîner des désordres dans la construction, sinon la ruine.

DEGRE DE SECURITE

La probabilité de ruine dépend des factures suivantes:


a) Incertitudes sur les propriétés physiques et mécanique de la matières (possibilité de défauts internes,
corrosion, etc.)
b) Incertitudes sur les charges et les surcharges réellement appliquées (exemple : mode d'action des
effets du vent sur la construction)
c) Approximation dans la réalisation (lignes d'épure, articulation, etc.)
d) Incertitudes sur les dimensions des pièces - tolérances de laminage.

Pour ces raisons, les règles CM66 imposent l'adoption de coefficient de pondération des charges et des
surcharges.

JUSTIFICATION DE LA SECURITE

METHODES DE JUSTIFICATION
Coefficient de pondération
Il est admis que la sécurité d’une construction est assurée lorsqu’on a vérifié par des calculs basés sur les
théories de la résistance des matériaux en phase élastique, que la construction resterait stable, si elle était
soumis aux combinaisons les plus défavorables des charges et surcharges prévus aux projets, multipliées
par des coefficients de pondération.
G = charge permanente
Q = charge d’exploitation
T = température
W = vent, avec Wn = vent normal et We= vent extrême
S = neige, avec SI, SII, SIII, les charges correspondant aux cas de charge I, II, III de l’article 5.1 des Rè-
gles « N84 »,
Les charges et les surcharges sont majorées par des coefficients de pondération. Il en résulte des
contraintes pondérées qui doivent rester inférieures à la limite d'élastique, soit 24 daN/mm², pour l'acier
couramment employé.

Valeurs des coefficients de pondération.


4/3 lorsqu’elles s’ajoutent à des surcharges de même sens.
lorsqu’elles se retranchent (surcharges de sens opposé. Ex :
1
Charges permanentes (G) soulèvement).
Dans le cas de surcharges exceptionnelles ou avec les surchar-
1
ges climatiques extrême.
Lorsqu’elles sont prises en compte avec des charges perma-
3/2
nentes de même sens. 3/2Q + 4/3G
Surcharges d’exploitations (Q) Lorsqu’elles sont prises en compte avec les charges permanen-
17/12 tes + surcharges climatiques (N et V).
17/12Q + 17/12W + 4/3G ou 17/12Q + 17/12S + 4/3G
Coefficients analogues à ceux des surcharges d’exploitations.
Surcharges climatiques (S et W) 3/2S+4/3G ou 3/2S+4/3G ou17/12Q + 17/12W + 4/3G ou
17/12Q + 17/12S + 4/3G ou 17/12W + 17/12S + 4/3G
Groupement charges + surcharges 4/3 (Q+V+Nr+G)
Variation de température 4/3 s’ajoute aux relations précédentes.

Ces coefficients de pondération sont pris tous égaux à 1, pour vérifier la stabilité des constructions, dans
des circonstances tout à fait exceptionnelles telles que charges extrêmes de neige ou de vent.

Q + S + We + G
Q + Se + G
Q + We + G

Surcharges de sens opposé. Ex : 3/2 W – G

Nous limitant avec les combinaisons qui font intervenir les actions Q, S, W, T de même sens que G, les
modalités d’application des Règles « CM 66 » sont écrit ci-dessous :

Actions
N Altitude < 500 m Altitude > 500 m
en compte
1 3/2 Q + 4/3 (G + T) 3/2 Q + 4/3 (G + T)
un des 3 actions 3/2 SI + 4/3 (G + T) 3/2 SI + 4/3 (G + T)
2
Q, S et W 3/2 SII + 4/3 (G + T) 3/2 SII + 4/3 (G + T)
3 3/2 Wn + 4/3 (G + T) 3/2 Wn + 4/3 (G + T)
17/12(0.5SI + Wn) + 4/3 (G +T)
4 17/12(SIII + Wn) + 4/3 (G +T) 17/12(0.5SII + Wn) + 4/3 (G +T)
deux des 3 actions 17/12(SIII + Wn) + 4/3 (G +T)
Q, S et W 5 17/12(Wn + Q) + 4/3 (G +T) 17/12(Wn + Q) + 4/3 (G +T)
17/12(SI + Q) + 4/3 (G +T) 17/12(SI + Q) + 4/3 (G +T)
6
17/12(SIII + Q) + 4/3 (G +T) 17/12(SIII + Q) + 4/3 (G +T)
4/3(Q + 0.5 SI + Wn + G + T)
Simultanément les 3
7 4/3(Q + SIII + Wn + G + T) 4/3(Q + 0.5 SII + Wn + G + T)
actions Q, S et W
4/3(Q + SIII + Wn + G + T)
Q + 0.5SI + Wn + G + T
Les actions extrêmes 8 Q + SIII + Wn + G + T Q + 0.5SII + Wn + G + T
Q + SIII + Wn + G + T
RECHERCHER LES VALEURS LES PLUS DÉFAVORABLES.

VÉRIFICATION DES CONTRAINTES A PARTIR DES CHARGES ET SURCHARGES PONDÉREES

Flexion traction compression simple σ ≤ σe


Cisaillement τ ≤ 0,65 σ e
Flambement (k= coeff. de flambement σ .k ≤ σ e
DÉFORMATIONS
Calculer à partir des charges et des surcharges normales non pondérées.

RÈGLES À OBSERVER
La sécurité d’une construction est liée aux quatre grands principes suivants :
1. Assurer la stabilité d’ensemble et particulièrement la stabilité au montage.
2. Assurer la transmission de tous les efforts.
3. Respecter les hypothèses de calcul, lors de l’élaboration des plans et le respect des plans à la
fabrication.
4. Respecter les conditions d’emploi des matériaux.

ECONOMIE
Il ne suffit pas de s’assurer que les sections sont suffisantes ; il faut aussi s’assurer qu’elles sont écono-
miques. Cette économie est réalisée dans la plupart des cas, en adoptant des sections minimales mais
cela n’est pas toujours vrai. Ce qui importe, c’est le prix unitaire x poids, soit réduit par l’obtention de
séries de pièces ou par des facilités de construction ou d’approvisionnement.
Tout calcul de dimensionnement ou de vérification de structure repose sur de nombreuses hypo-
thèses mathématiques ou physiques, généralement modélisées, et parfaitement théoriques.
Ces hypothèses correspondent assez mal à la réalité, du fait du grand nombre d’imprécisions,
d’imperfections, sûrement d’erreurs, qui affectent les calculs, la fabrication, le montage et
l’utilisation des structures concernées, et qui présentent un caractère très variable et parfaitement
aléatoire.

IV. Calcule des solives et des poutres d’un plancher métallique

Les structures de couverture sont constituées d’ossatures (généralement des profils IPE) et de platelages
(généralement des bacs acier), qui sont légers, mais suffisants pour reprendre des charges finalement
faibles.
En revanche, les structures de planchers sont constituées d’ossatures plus lourdes (IPE parfois, mais sur-
tout HEA, HEB et PRS), recevant des platelages de forte inertie, nécessaires pour reprendre de fortes
charges (surcharges d’exploitation de bureaux, de stockage… pouvant atteindre plusieurs tonnes en m²).
Les ossatures de planchers sont constituées de poutres croisées, les solives (supportant le platelage) por-
tant sur des poutres maîtresses, qui portent elle-même sur des poteaux.
Quant aux platelages, ce sont :
• Soit de simples platelages métalliques : Tôles épaisses, les lisses ou larmées,
• Soit des dalles métallique, à raidisseurs croisés (dalles orthotropes), peu utilisées en bâtiment, en
raison de leur coût élevé, et pratiquement réservées à la réalisation de tabliers de ponts,
• Soit des dalles béton, coulées sur pré-dalles ou sur bacs acier utilisés comme coffrages perdus ou
collaborants.

Calcul des réactions aux appuis


Ra : Réaction d’appui au point A). Rb

Calculs de RDM comme à tous les matériaux


Vérification de l’équilibre de la poutre Charge appliquées + réaction aux appuis = 0
Recherche des efforts et réactions

Diagramme des efforts tranchants


Calcul de Xo

Diagramme des moments fléchissants


Calcul de Mo
Mo
σe = ≥

Coefficients, selon les matériaux


Mo ou bien I/Vx nécessaire

Calculs RDM majorés par des


pour déterminer le moment résistant du
I/Vx σe
La poutre doit résister

profil

Pour l’acier σ fx = 1600 Kg/cm² (sans pondération des charges)

σ fx = 1,5 x 1600 = 2400 Kg/cm² (avec pondération des charges)

Attention à l’homogénéité des unités employées

Calcul de la flèche de poutre, selon les règlements, et en utilisant les formules de RDM

Calculs RDM majorés par des Coefficients, selon


(communes à tous les matériaux).
Limitation de la flèche de la poutre

5QL4 5QL4
flèche = ; d ' ou I X nécessaire ≥
384 E I X 384 E. flèche

les matériaux
PL4 PL4
flèche = ; d ' ou I X nécessaire ≥
48 E I X 48E. flèche

Pour les cas courants : flèche autorisée = L/300


En couverture (pannes) = L/200
Planchers en général = L/250
En reprise de mur = L/500
Planchers supportant des poteaux = L/400

Homogénéité des formules


Dans tout calcul numérique, nous sommes appelés à manipuler des chiffres représentant soit des coeffi-
cients, soit des mesures linéaires, des mesures surfaciques, volumique, etc.
Il convient de vérifier la bonne homogénéité des unités employées dans les formules de calcul, pour que
le résultat ait un sens physique :

Exemple :
5QL4
flèche à ( L / 2) =−
unités utilisées : Q = daN/cm ; L = cm ; E = daN/cm² ; I = cm4
384 E I X
Vérification de l’homogénéité :
daN daN
.cm 4 . cm 4
5 cm 5 cm 5 cm3 5
flèche à ( L / 2) =− 4
= − = − . 2 =− cm
384 daN .cm 384 daN . cm 4 384 cm 384
cm² cm²
NB : les coefficients et les constants qui accompagnent les unités n’ont aucune influence sur ce type de
contrôle car ils sont déjà abstraie.
Exemple de calcul d’une panne sur deux appuis supportant des charges :
9 d’exploitation : Q = 350 daN/m
9 permanentes : G = 200 daN/m
9 la longueur : L = 4 m

la pondération et la combinaison des charges :


3/2 Q + 4/3 G
Rechercher les réactions :
Vérification de l’équilibre de la barre :
Σ Fx = 0 → il n’y a aucun effort horizontal,
Σ Fy = 0 → charges Q, G et poids propre de la barre.
Σ Mƒx = 0 → cette vérification va nous servir à déterminer RA et RB.
alors, Σ Fx = 0 ⇒ RA + RB - 3/2 Q.L - 4/3 G.L = 0 ⇒ RA + RB - 3/2 x 350 x 4 - 4/3 x 200 x 4 = 0
⇒ RA + RB = 2100 + 1067 ≈ 3167 daN
et Σ Mƒx/A = 0 ⇒ RA 0 + RB L - 3/2 (Q.L²/2) - 4/3 (G.L²/2) = 0
A.N. ⇒ RB 4 - 3/2 x (350 x 4² / 2) - 4/3 x (200 x 4² / 2) = 0
⇒ RA = RB ≈ 1583.5 daN (les charge sont symétriques)

Calcul de la contrainte σ :
La poutre est solliciter à la flexion, selon CM66 on a :
Mf
σ ≤ σe ⇒ ≤ σe
Ix
V
L’acier utiliser est le S235 (E24) : σe = 24 daN/mm²
I
les inconnus x et Mƒ
V

Calcul du moment fléchissant Mƒ :


Le moment d’une charge uniformément répartie est :
3 4 3 4
( Q + G ) L ² ( 350 + 200) x 4²
PL ²
Mf = = 2 3 = 2 3 = 1584 daN .m
8 8 8

Calcul Ix nécessaire /V :
Mf I x 1584 I
≤ ⇒ = 66 cm3 qui correspond à IPE140 d ' ou x = 77.3 cm3
σe V 24 V

Vérification de la contrainte avec le poids propre :


4
12.9 x x 4²
1584 + 3
Mf 8
≤ σe ⇒ ≤ σ e ⇒ 20.94 daN / mm² ≤ σ e
Ix 77.3
V
Vérification de la flèche :
5(Q + G + poids) L4 L 5(350 + 200 + 12.9) x 4 x 4003 400
flèche = ≤ ⇒ flèche = = 1.65cm ≤ = 1.33cm
384 E I X 300 384 x 2 100 000 x541.2 300
Alors dans ce cas on doit changer le calibre IPE 140 par le IPE 160 et refaire la vérification.

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