Vous êtes sur la page 1sur 39

Techniques et moyens de paiement à l’international

Avec l’avènement du grand marche unique européen de 1993 ;


il apparait impératif pour les chefs d’entreprise de connaitre et
de maitriser les moyens de paiement de commerce
international .En effet la libre circulation des marchandises en
accroissant les échanges avec les pays étrangers expose les
entreprise a de nouveaux problèmes de garantie de paiement
de leurs transactions internationales.

Ce thème, illustre des schémas et de nombreux document


s officiels, analyse les principaux moyens de paiement
internationaux : du moyen le plus aléatoire au moyens le plus
sûr, du simple chèque aux crédits documentaires spéciaux les
plus sophistiques .Toutes les possibilités sont prises en compte
avec les avantages de chacune tant du point de vue de
l’exportateur que de celui de l’importateur.

Ce thème pratique et concret a pour but d’informer et de


guider l’entreprise dans le choix du moyen de paiement le
mieux adapte a ses affaires .Il vise également a démystifier le
virement SWIFT en rendant plus accessible ce technique de
paiement utilise dans la plupart des transactions d’un montant
ou d’un enjeu important.

Afin d’aider l’acheteur ou le vendeur dans la négociation


d’un contrat international, les incoterms 1990 de la CCI sont
analyses.

Toute transaction internationale étant tributaire de documents


commerciaux, factures, documents de transport, certificats…

La vente des marchandises ou les prestations de services a


des acheteurs étrangers comporte des risques supplémentaires
par rapport au commerce local.

1
Techniques et moyens de paiement à l’international

Conclure un contrat commercial avec une entreprise


étrangère n’est pas une chose aisée. Il faut en plus s’assurer de
la solvabilité du partenaire qu’il soit ancien ou nouveau client,
l’éloignement géographique rend particulièrement difficile
l’obtention de renseignements fiables et récents.

Du coté acheteur le risque est tout aussi grand.

Comment avoir confiance en un vendeur dont les mœurs


sont radicalement différentes de celles de son propre
pays ? Et comment peut on régler une commande a
l’internationale ? L’apparition du système Swift a telle
amélioré la qualité de service des banques dans le
paiement international ?

Pour répondre à ces questions j’ai vu préférable de partager


mon mémoire en deux parties comme suit :

La première partie : examine les méthodes employées dans les


techniques de paiement à l’international et leurs risques.

La deuxième partie : analyse les transactions internationales et


les différents moyens de paiement afin de traiter un cas réel
portant sur un virement SWIFT chez la BMCI.

2
Techniques et moyens de paiement à l’international

La technique de paiement est une méthode


rationnelle et
spécifique utilisée. Pour encaisser le paiement d’une
transaction par
l’un des moyens décrits dans cette partie à savoir les
techniques se
paiement sans canal bancaire, et celles avec canal
bancaire

3
Techniques et moyens de paiement à l’international

CHAPITRE I : LES TECHNIQUES DE


PAIEMENT à l’international SANS
CANAL BANCAIRE
A-LE PAIEMENT CONTRE FACTURE 1
Cette technique de paiement est habituellement réservée à
de faibles montants. Ou aux transactions entre sociétés du
même groupe.

Il est prudent de ne l’utiliser que si les relations d’affaires


entre les deux partenaires sont stables et établies de longue
date ; la confiance devant être réciproque.

1-Sa technique

Il est possible de demander le paiement des marchandises


exportées contre la simple présentation de la facture
commerciale à l’importateur.

Apres avoir rempli ses obligations, l’exportateur envoie la


facture commerciale directement a l’acheteur qui en réglera le
montant a la date contractuellement convenue.

Une confiance absolue entre les deux parties est requise.

Le fait de renoncer a mettre en place un moyen plus sûr,


évite une lourdeur documentaire et administrative, mais il faut
savoir qu’en cas de litige, aucune barrière de protection n’ayant
été prévue, l’acheteur peut imposer sa volonté et modifier
d’une manière unilatérale les conditions de la vente.

Les moyens de paiement lies à cette technique :

 Virement
1
Techniques et moyens de paiement à l’international

4
Techniques et moyens de paiement à l’international

 Chèque
 Lettre de change

Le règlement immédiat a réception de la facture fait souvent


l’objet d’un escompte prévu dans le contrat.

Le paiement contre facture ne comporte aucune sécurité

Cette formule employée dans le commerce interne est


déconseillée des qu’il s’agit de commerce extérieur.

2-Les intervenants

-l’exportateur :

 Il expédie la marchandise comme convenu


 Il envoie sa facture du montant convenu.

-L’importateur :

 Il expédie la marchandise comme convenu


 Il envoie sa facture du montant convenu Il réceptionne la
marchandise
 Il paie a réception de la facture ou a l’échéance fixée.

3-Les risques

-pour l’exportateur :

 Le risque commercial (dépôt de bilan …)


 Le risque politique (non transfert des fonds…)

-pour l’importateur :

 Mauvaise livraison
 Livraison hors délais.

B-LE PAIEMENT CONTRE REMBOURSEMENT2


Ce moyen de paiement présente l’avantage de la facilite il
est utilise principalement pour de faibles montants. Il est

2
Techniques et moyens de paiement à l’international

5
Techniques et moyens de paiement à l’international

prudent de ne l’utiliser, que si les relations d’affaires entre les


deux partenaires sont stables.

1-Sa technique

Le transporteur, sur instructions du donneur d’ordre,


présente la marchandise au destinataire, et reçois en échange
le moyen de paiement correspondant a la somme convenue.

2-Les intervenants

- l’expéditeur : remet la marchandise au transporteur, et par


la lettre d’instructions, lui précise la somme qu’il doit encaisser
en échange de la remise des marchandises au destinataire.

- le transporteur : accepte le mandat qui lui est confie et


exécute la mission.

-l’importateur : reçoit comme convenu, les marchandises et


se voit réclamer par le chauffeur la somme correspondante.

3-La responsabilité

Le transporteur effectuant la livraison de la marchandise est


garant vis-à-vis du donneur d’ordre. Si la marchandise a été
livrée sans réclamation du montant convenu, le transporteur
devient personnellement responsable du paiement de la
transaction.

Il est également le garant des éventuels détournements de


fonds de se employés ou de ses correspondants.

Le transporteur est engage uniquement si la mention (contre


remboursement) figure expressément sur le contrat de
transport.

Le transporteur a le droit de refuser cette mention il doit


alors notifie son refus au client avant le chargement des
marchandises.

En cas de faute de la part du commissionnaire de transport, le


recours est soumis a la prescription annale de l’article 108 du
code de commerce.
6
Techniques et moyens de paiement à l’international

Le transporteur n’a pas le droit d’effectuer des livraisons


partielles en encaissant au prorata la marchandise livrée.

4- L’encaissement

- Le montant du remboursement doit sauf exception


prévues, être exprime dans la monnaie locale du pays de la
livraison.

- Le montant peut être encaisse en numéraires a condition


que le transporteur ait manifeste son accord au préalable et
que les règlements en vigueur dans le pays concerne soient
respectées.

-Le montant d’une expédition effectuée contre –


remboursement peut être paye au moyen d’un cheque bancaire
de deux manières.

-Le transporteur fait établir le chèque à l’ordre de l’expédition


qui l’a mandate et lui adresse par courrier

-Le transporteur encaisse le cheque et reversera le montant de


celui-ci des que sa banque aura crédité son compte.

5 –Les risques

 Le risque commercial :

Cette technique a souvent reçus un accueil favorable auprès


des utilisateurs mais il faut noter qu’elle n’est pas sans danger,
le risque commercial est toujours présent.

L’acheteur peut refuser les marchandises pour une raison


quelconque. Ce serait considère comme une rupture de contrat,
a la charge de l’expéditeur d’intenter un procès dont le frais
dépasseraient probablement le montant de la transaction.

Pour se prémunir contre le risque de chèque sans provisions la


précaution consiste a exiger de la part de l’acheteur :

Un chèque certifie ou un chèque de banque

7
Techniques et moyens de paiement à l’international

La demande doit être faite au moment de la signature du


contrat commercial, et le montant venu, elle sera notifiée par
écrit au transporteur que le mentionnera sur le contrat de
transport.

 Le risque politique :

Le paiement contre remboursement ne garantit pas le risque


politique il ne garantie pas :

 Le risque commercial du chèque sans provision


 Le refus de réception des marchandises
 Le risque politique de non transfert des fonds encaissés.

CHAPITRE II : LES TECHNIQUES DE


PAIEMENT à l’international VIA LE
CANAL BANCAIRE

A- Encaissement documentaire (annexe 1)


1-Définition 3:

Après expédition de la marchandise, les vendeurs ne veut


pas désir des documents en les adressant directement a son
client.ils préfèrent les faires transiter par sa banque on lui
donnant des instructions précises de ne les remettre a
l’acheteur que contre paiement (D/P) ou acceptation de traite
(D/A) agissant on qualité de mandataire, les banques ne
prennent aucun engagement de paiement vis-à-vis du vendeur
et ne sont pas responsable de l’insolvabilité de l’acheteur.

2- Les intervenants

-Le remettant ou le donneur d’ordre :

3
www.9rayti.le virement bancaire international.com

8
Techniques et moyens de paiement à l’international

C’est l’exportateur, il remet les documents à sa banque et lui


donne un ordre d’encaissement.

-La banque remettante : C’est la banque de l’exportateur.

Elle transmet les documents a une banque qui agira comme


correspondant cette banque sera chargée de l’encaissement
dans le pays de l’acheteur suivant les instructions portées sur
l’ordre d’encaissement remis par l’exportateur.

-La banque présentatrice :

C’est la banque chargée de l’encaissement.

C’est une banque correspondante de la banque de


l’exportateur.

Elle encaisse le montant de la facture ou elle remet les


documents contre signature d’un effet de commerce
conformément aux instructions reçues de la banque
remettante.

-Le tire « l’acheteur » :

Il paye le montant de la facture ou il signe une lettre de


change.

Il reçoit en échange les documents qui lui permettant de


retirer les marchandises et de les dédouaner.

Schéma de déroulement d’une remise


documentaire 4

Envoi de la marchandise
Exportateur  « le Contrat commercial Acheteur « le tire »
remettant »
t oi
men
paie
ou
on
ptati
Acce
entAcc
um
doc
du
oi
Env

4
Cours logistique
nt
ume
doc
de

Env
t
men
paie
n ou
atio
ept

9
Techniques et moyens de paiement à l’international

Transmissions des documents

Banque de Banque étrangère


l’exportateur Acceptation ou paiement
Banque
Banque présentatrice
remettante
3-Traitement de l’opération

-l’exportateur expédie comme convenu, les marchandises.

Il reçoit du transporteur un document attestant la prise en


charge et l’expédition (CMR, connaissement…)

- il remet les documents a sa banque accompagnes d’une lettre


d’instructions.

- la banque vérifié la présence de documents mentionnes sur la


lettre d’inscriptions.

Elle expédie les documents a sa banque correspondante


dans le pays de l’acheteur. (celle-ci peut être la banque de
l’acheteur si elle a convenance a travailler avec elle).

-la banque correspondante prévient l’acheteur.

Suivant la lettre d’instructions, elle demande, en échange


des documents, le paiement de la facture ou l’acceptation de
l’effet de commerce joint.

- la banque correspondante envoie les fonds ou l’effet de


commerce accepte a la banque de l’exportateur.

- la banque de l’exportateur crédite le compte de son client ou


lui remet l’effet de commerce accepte. Elle peut se charger de
l’escompter a la demande de son client.

4-LES RISQUES5

5
www.PDF les techniques de paiement intrnationnaux.ma

10
Techniques et moyens de paiement à l’international

L’acheteur peut, pour une quelque raison, refuser d’honorer


ses engagements, il est alors difficile, voire impossible pour
l’exportateur, de récupéré sa marchandise. Dans certain cas le
prix de son rapatriement peut s’avérer plus onéreux que son
abandon sur place (rappelle délaissement)

Pour toute expédition a un nouveau client, avant de choisir la


procédure de l’encaissement documentaire, le vendeur doit
envisager la possibilité de trouver un autre c lient potentiel, au
cas où l’acheteur refuserait de prendre livraison de
marchandise. Pour ce faire il faut être très prudent concernant
la marquage des marchandises, et penser a la polyvalence des
destinations.

Si la marchandise expédiée par mer, par avion, chemin de fer,


camion, poste, ou par l’entremise d’un auxiliaire de transport,
est livrée directement chez le client, elle lui sera remise par
l’exportateur, qu’il ait effectue ou non le paiement de la
transaction. L’ordre d’encaissement ne représente, ni plus ni
moins, qu’on droit de recouvrement de créance.

5-Conseille a l’exportateur

-bien se renseigne sur la moralité, la notoriété commerciale et


la solvabilité de l’importateur surtout celui-ci demande un délai
de paiement lui permettant de retire les documents contre
l’acceptation d’une traite.

-Ne pas hésiter a demande les renseignements sur la tire par


l’intermédiaire de la banque

-soit de souscrire une assurance contre le risque commerciale


« assurance crédit »

-soit d’exige le règlement par le voie du crédit documentaire.

B-CREDIT DOCUMENTAIRE
Devant les faibles de l’encaissement documentaire
l’exportateur peut recourir a un autre mode de règlement plus
11
Techniques et moyens de paiement à l’international

sécurisant. Ainsi pour bénéficier de la garantie bancaire avant


l’expédition de la marchandise et afin de diminué le risque de
règlement financière, de transactions, les vendeurs exigent le
plus souvent le crédit documentaire comme technique de
paiement.

1 –Définition :

Le crédit documentaire est un engagement écrit par la


banque émettrice envers le vendeur « bénéficiaire »d’effectue a
la demande de l’acheteur « donneur d’ordre » et conformément
aux instructions donner par ce dernier, une prestation
« paiement ou acceptation » pour un montant déterminé et sur
présentation du document exige.

Le crédit documentaire présent a la fois :

-un engagement ou une garantie de paiement d’une banque


contre remise de document exige

-une technique de paiement qui offre la meilleure sécurité


puisque quelle est soumis a des règles internationales a savoir :

*Règles et usances uniformes de la CCI

- un moyen de financement qui permet a l’importateur de


financier ses achats des marchandises issues.

2- Les documents d’un crédit documentaire

Les documents qui sont généralement utilises dans


l’opération de crédit documentaire sont :

-les factures

- les documents de transport :

*connaissement maritime

*lettre de transport aérien « L.T.A »

*lettre de voiture internationale


*lettre de voiture ferroviaire
*récépissé postal « bordereau »

12
Techniques et moyens de paiement à l’international

-document d’assurance
-certificat d’origine
-notes de poids
-note de colisage
-attestation de qualité

3 - Les document bancaire utilise dans l’opération


de crédit documentaire
Dans le traitement bancaire de l’opération de crédit
documentaire on a besoins d’un document intitule « demande
d’ouverture d’accréditif » (annexe 4) ce document sert a ouvrir
la ligne de Credoc en faveur du bénéficiaire afin de lui rassurer.

Schéma de base de crédit documentaire

Envoi de la marchandise
Importateur « donneur Contrat commercial exportateur « le
d’ordre » bénéficiaire »
eati
nnex
tif(a
credi
d’ac
ure
vert
d’ou
e
and
Dem

re
tai
en
m
cu
do
se
mi t
Re cen
en
m
e
pai
ou
on

pt
ce me
Ac cu
2)

do
cre
de
ion
cat
tifi
No
m
ie
pa
nt

do
de
voi
En

Transmission des documents

Banque Émission de Credoc Banque

émettrice nidificatrice
Paiement

13
Techniques et moyens de paiement à l’international

4-Les différents intervenants :

- Le donneur d’ordre : c’est le destinataire de la ou des


services qui charge sa banque pour s’engager en son
lieu, conformément a ses instructions en précisant les
conditions de réalisation de l’opération et notamment la
liste du document devant être remis par le bénéficiaire.
- La banque émettrice : c’est la banque charge de
donneur d’ordre de s’engage a effectue le paiement au
bénéficiaire par l’intermédiaire d’une autre banque dite
banque nidificatrice.
- La banque nidificatrice : c’est la banque charge pour
aviser le bénéficiaire du terme du crédit documentaire .
- Le bénéficiaire : c’est le fournisseur des biens et de
services en faveur de qui le Credoc est ouverte.
5-Les risques :

En cas de risques politiques l’exportateur ne remboursera


pas cette avance.

Les risques pris par les intervenants :


 crédit par acceptation d’un effet : la date d’échéance de
l’effet doit respecter le délai de paiement convenu entre
l’acheteur et le vendeur.
Cette date doit être clairement indiquée sur la lettre de
crédit.
 Le crédit non confirme par la banque nidificatrice
 Crédit non confirme par la banque nidificatrice, mais avec
tirage de l’effet sur elle-même.
 Crédit confirme par la banque modificatrice.

14
Techniques et moyens de paiement à l’international

On distingue par instruments de paiements la forme


matériel qui sert de support au paiement certains
instruments de paiement ont une réalité physique
« chèque, traite » se pondant le développement de la
télématique a fait progressivement apparaître des
transactions entièrement informatise « virement
bancaire »

15
Techniques et moyens de paiement à l’international

CHPITRE I : Transactions
internationales

Dans une transaction internationale l’acheteur et le


vendeur doivent toujours avoir à l’esprit

Qui fait quoi ?

Qui paie quoi ?

Le paiement d’une transaction est plus complexe que l’achat


ou le vente d’une marchandise effectue sur son propre territoire
et de ce fait demande plus l’attention.

De nos jours la bureautique offre la possibilité de passer ses


commandes par téléphone, télex, ou télécopie en style
télégraphique indiquent uniquement quantité, qualité, prix. Ces
facilites de communication ne doivent pas faire oublier les aléas

16
Techniques et moyens de paiement à l’international

du commerce international. Les us et coutumes étant très


différents d’un pays a l’autre, c’est en toute bonne fois que
certains litiges peuvent apparaitre sans pour autant mettre en
doute l’honnêteté de l’une ou l’autre des parties ou supposer
qu’il y ait eu faute internationale du partenaire.

C’est la raison pour la quelle il est impératif de définir par


avance les devoirs et les obligations de chacune de partie en
présence.

Un contrat écrit, revoyant les obligations de chacun, signe


par les différents partenaires s’impose. En cas de conflit
concernant sa bonne exécution, le partenaire estimant que
l’autre partie n’a pas rempli ses engagements, pourra faire
valoir ses droits devant le tribunal du lieu de juridiction prévu
sur ledit contrat.

Section I : LES DIFFERENTS LITIGES


POSSIBLES6
Il n’existe pas de contrat standard chaque transaction
chaque marchandise peut entrainer des risques
d’incompréhension.

En analysant son risque d’incompréhension if faut distinguer


plusieurs types de transactions internationales.

-Les transactions internationales relatives a :

 Des marchandises de consommation courante


 Des marchandises incorporables dans une autre
 Des engins des machines industrielles
 La construction d’une usine
 Une prestation de service

Chacune de ses transactions porte le germe de litiges


différents les uns des autres comme l’illustrent les quelques
exemples qui suivent :

 Marchandises de consommation courante


6
Chambre de commerce et industrie

17
Techniques et moyens de paiement à l’international

Ce type de transaction comporte de s risques qui ne portent


pas toujours sur la qualité des marchandises mais sur des
qualités accessoires.il faut analyser les deux points de vue pour
se rendre compte des difficultés possibles.

-Cote exportateur :

Lorsqu’une marchandise est destinée en finalité a être


présentée a un maximum de consommateurs, l’emballage le
mode d’emploi, doivent être impérativement réalisés dans la
langue locale. Pour certains produits. Cela est souvent impose
par les autorités. Sauf en cas de fourniture de la part de
l’importateur d’un modèle précis. La faute ou l’erreur est
imputable a l’exportateur.

-Cote importateur :

L’apparence de la marchandise offerts a la vente a la clientèle


est primordiale. Les couleurs, les dessins, le gout étant
différents d’un pays a l’autre, l’importateur est de ce fait le
mieux place pour fournir tout renseignement sur ces sujets, il
fournit les cliches originaux qui serviront a l’impression de
l’emballage souhaite.

A/ Les incoterms 20007


En 1936 la chambre de commerce internationale, en publiant
« les incoterms »règles internationales pour l’interprétation des
termes commerciaux a tente de surmonter les problèmes lies
aux divergences entre les lois du commerce local et les
impératifs du commerce international, et d’uniformiser les
nombreuses interprétations.

En établissant un ensemble de termes commerciaux offrant


pour un maximum de cas la neutralité et la sécurité des
transactions internationales, les incoterms de la CCI sont
reconnus par la majorité des pays du monde.

Un nom standard et une abréviation en 3 lettres ont été


attribues a chaque incoterms :FOB, CIF…
7
Les techniques administratives du commerce international

18
Techniques et moyens de paiement à l’international

Grâce a l’explication succincte des incoterms 2000 entres en


vigueur le 1 ère juillet 1990, les operateurs du commerce
international prendront conscience que le choix de l’incoterms
doit se faire en toute connaissance de cause, le transfert des
frais ou celui des risques doit être murement réfléchi et discute
la désignation du mode du transport, du transporteur, du navire
doit être clairement définie.

1 –Catégories d’incoterms8

Les incoterms sont définis par des sigles normalises repartis


essentiellement en deux catégories :

Les incoterms des ventes aux départ : ou les charges et les


risques liées au transport principal sont supporter par l’acheteur
dans ce cas en trouve huit incoterms a savoir : FOB, CFR, CIF,
CPT, CIP, EXW, FCA, FAS

Les incoterms de vente a l’arrivée : ou les charges et les


risques liées au transport principal sont supporter par les
vendeurs en retrouve Cinque termes a savoir : DAF, DES, DEQ,
DDU, DDP.

2-Incoterms et les mode de transport

 *Incoterms maritime : FAS, FOB, CFR, CIF, DES, DEQ


 *Incoterms terrestre : DAF
 *Incoterms tout mode : FCA, CPT, CIP, DDU, DDP, EXW

B- Les différents risques lies au paiement


d’une transactions international9
1-Le risque commercial

C’est principalement l’incapacité financière temporaire ou


définitive de l’acheteur a paye le montant de la transaction qu’il
s’était engage a régler dans les délais convenus .Ce peut être
également un litige portant sur la qualité des marchandises ou
8
Cours logistique
9
Techniques et moyens de paiement à l’international

19
Techniques et moyens de paiement à l’international

la non exécution d’une des clauses du contrat, que cette


contestation soit fondée ou non.

Ce risque est identique a celui de commerce local

Il est apprécié différemment du coté exportateur ou du coté


importateur

-Pour l’exportateur :

 Défaut de paiement

L’acheteur est dans l’attente de payer la facture qu’il n’a pas


reçus qui a été égarée ou parce que une mention est erronée, le
prix ou la quantité … ne correspond pas a l’expédition, un avoir
est attendu. Il manque la signature d’une personne autorisée le
paiement se fera en retard.

 Défaillance du débiteur

L’acheteur peut traverser peut traverser momentanément une


passe de trésorerie difficile et n’est pas en mesure d’exécuter le
paiement dans le délai convenu, il demande une prorogation de
l’échéance.

 Règlement judiciaire

L’acheteur a été déclaré en cessation de paiement, il est


insolvable, la liquidation judiciaire a été prononcée la société
sera dissoute. la dette de l’exportateur ne sera payée qu’après
celle des créanciers dits (prioritaires) salaries organismes
sociaux, douane…

L’exportateur a très peu de chances de recouvrer ne serait-ce


qu’une partie du montant de la facture qui lui est due.

-Pour l’importateur

 Le non respect du contrat commercial

Comme en commerce local, c’est un risque auquel peut être


confronte tout commerçant avec quelques variantes dues au
commerce international.

20
Techniques et moyens de paiement à l’international

 Délai d’expédition

Il est généralement impératif que l’importateur reçoive les


marchandises dans le délai convenu pour qu’elles soient mises
a disposition des clients a la meilleure époque de vente.

 Livraisons partielles

Quand les expéditions sont envoyées a tort de manière


fractionnée et que le transport est a la charge de l’importateur,
celui-ci ne peut bénéficier du tarif privilégie convenu réserve
aux expéditions par grosse quantité ou unité complète

 Quantité

C’est une livraison ayant un caractère définitif et inferieure en


nombre a la quantité commandée.

 Conditions et délai de paiement

Malgré les stipulations du contrat commercial, l’exportateur


décide unilatéralement de faire payer ses marchandises au
comptant. l’importateur sera oblige d’obtenir un crédit de sa
banque pour financer le paiement de ses marchandises avec un
surcout financier correspondant aux intérêts qu’il aura a payer.

 Prix

Pour des raisons spéculatives ou climatiques … l’exportateur


expédie les marchandises a un prix différent de celui qui a été
convenu.

 Conditions de livraison

Malgré le choix d’un moyen de transport ayant été sélectionné


pour sa rapidité les marchandises ont été livrées par un moyen
de transport plus lent entrainant un retard dans les livraisons.

 Assurances

Un incoterm mal maitrise par les co-contractants peut avoir


des conséquences desagreables.il se peut que les marchandises

21
Techniques et moyens de paiement à l’international

voyages sans aucune assurance couvrant les risques du


transport.

 Qualité

Les marchandises ne faisant pas l’objet d’une norme ou d’une


appellation d’origine précises, peuvent être interprétées
différemment et causer des déboires a l’importateur tant auprès
de l’administration (douane, répression des fraudes…)

 Origine des marchandises

L’acheteur ayant obtenu l’accord des douanes d’importerai les


marchandises d’un pays précis ne peut importer sans
complication des marchandises d’un pays différent.

 Conditions sanitaires

Les autorités du pays d’importation ont toujours la possibilité


d’effectuer des contrôles dans leurs laboratoires. En cas de
résultats d’analyses différents de ceux mentionnes sur le
certificat fourni par l’exportateur, la consommation peut être
retardée voire interdite.

2-Risques financiers

L’importateur ayant envoyé un acompte a la commande si


l’exportateur n’exécute pas le contrat prévu il sera difficile a
l’importateur de récupérer son argent.

 Non retrait de marchandises

L’importateur peut être confronte a l’impossibilité de retirer les


marchandises du fait que le document de transport réclamé par
le transporteur ne lui est pas parvenu.

3-LE RISQUE D’INTERRUPTION DE MARCHE 10

C’est le risque financier supporter entre le moment ou le


contrat est signe et celui ou les obligations des incoterms ont
été remplies

10
Les techniques bancaire à l’international

22
Techniques et moyens de paiement à l’international

Ce risque existe également quand les deux pays des co-


contractants entrent en conflit politique empêchant la livraison
des marchandises déjà fabriquées ou en cours de montage sur
site.

-Pour exportateur

Ce risque existe lorsque les marchandises destines a


l’exportation sont encours de fabrication ou sont déjà
terminées et que l’importateur ne désire plus recevoir ces
marchandises pour une quelconque raison.

S’il s’agit de marchandises spécifiques ou fabriquées sur


mesure, il sera difficile, voire impossible pour l’exportateur de
les revendre.

- Pour l’importateur

C’est un risque subi par l’importateur quand la marchandise


est produite presque exclusivement dans un pays donne ;le
vendeur peut alors profiter de sa position dominante pour
refuser de lui livrer la marchandise.

4-LE RISQUE ECONOMIQUE

Il est fréquent qu’un vendeur doive se procurer des


fournitures, des matériaux incorporables a sa propre
fabrication. Il aient compte de leur prix d’achat lorsqu’il établit
son offre de vente.il se peut que le cout de ces matières
augmente d’une manière imprévue ( ex : crise du pétrole ).

5- LE RISQUE POLITIQUE

Ce risque résultant d’une guerre, révolution, émeute,


décision, décision gouvernementale faisant, entre autres,
obstacle a l’exécution du contrat commercial, mais également
d’un non transfert de fonds entre banques centrales.

Section II : LE ZERO DEFAUT DE PAIEMENT11


11
Techniques administratives de commerce international

23
Techniques et moyens de paiement à l’international

Une étude récente fait apparaitre une dégradation des délais


de règlement des factures ainsi qu’une augmentation sans
précédent des payes, qu’ils soient provisoires ou définitifs, tant
pour le commerce local que l’international.

L’exportateur est confronte en permanence au problème de


vendre et de se faire payer. l’acheteur potentiel, la crise
économique aidant, exige des délais de paiement de plus en
plus longs, ce qui entraine le vendeur sur le chemin du risque
crédit, c’est –a- dire le laps de temps s’écoulant entre le
transfert de propriété et l’encaissement définitif de la
transaction.

L’exportateur mis devant ce choix, a la possibilité, avant de


prendre une décision d’obtenir des renseignements financiers
et commerciaux sur son future acheteur.

A-LE CHOIX RAISONNE D’UNE SECURITE DE


PAIEMENT
L’une des risques principales préoccupations de l’entreprise,
pour continuer d’exister est de vendre.

Le commercial ayant souvent en plus de son salaire fixe une


commission sur les ventes réellement encaissées, il faut par
conséquent analyser les dysfonctionnements possibles cas par
cas, expédition par expédition

Il s’agit d’une ou plusieurs personnes qui jour après jour,


étudient et analysent dans le portefeuille clients, les évolutions
financières positives ou négatives de le clientèle, et qui au vu
des résultats de l’analyse et des renseignements collectes,
donnent le feu vert pour la livraison ou au contraire, différent ou
annulent l’expédition des marchandises.

La réflexion doit se faire en tenant compte principalement de


deux critères :

24
Techniques et moyens de paiement à l’international

1- Par rapport au client

La « qualité » de l’acheteur tient une place prépondérante


dans le choix de la décision d’expédier la commande, ou de
l’annule. En effet un client fidele a l’entreprise de longue date
et notoirement connu de l’entreprise sera classe dans la
catégorie « clients solvables, risque d’impayés
faible »cependant des éléments complémentaires actualises
doivent toujours être pris en compte.

Lorsqu’il s’agit d’un nouveau client, plusieurs questions doivent


être posées et analysées comme par exemple :

 Forme juridique de la Sté


 La Sté a-t-elle change de main récemment
 Les principaux managers de la Sté sont –ils toujours en
poste
 L’importance de l’affaire est-elle, régionale, nationale,
internationale
 La réputation commerciale est-elle bonne, incertaine,
mauvaise
 Qui sont les dix importants clients de l’acheteur
 Quel est le bénéfice enregistre au dernier bilan

2-Par rapport a la commande

Quel crédit pouvons –nous consentir

 Durée
 Montant
 Nombre d’échéances

B- LA STRATEGIE A METTRE EN PLACE DANS


L’ENTREPRISE
Dans la plupart des cas avant d’encaisser une recette il faut
investir ou dépenser une certaine somme, ne serait-ce que pour
régler les frais de prospection, payer les frais d’études, acheter
les incorporables de fabrication, rémunérer les salaries,

25
Techniques et moyens de paiement à l’international

rentabiliser les frais de stockage, avancer les frais de transport


suivant l’incoterm sélectionné.

La politique de vente a mettre en place dans l’entreprise doit


être progressive, c’est-a- dire qu’il ne faut pas négliger les
clients fideles réputes solvables au détriment de nouveau
clients sur lesquels peu de renseignements fiables sont
disponibles.

CHAPITRE II : LES MOYENS DE


PAIEMENT
Section I : Définition12
On distingue sous ce titre, le véhicule monétaire qui annule
une dette il s’agit soit de monnaie divisionnaire (pièce de
monnaie) ou fiduciaire (billets de banque) ou de monnaie
scripturale (cheque, lettre de change, virement, jeux d’écriture)

Les techniques de paiement expliquées plus loin sont


consacrées aux méthodes utilisées pour rapatrier le moyen
convenu dans le contrat.

leurs composantes

La monnaie divisionnaire ou fiduciaire est utilisée pour des


montants limites. La loi interne de nombreux pays oblige le
commerçant a encaisser le montant de sa vente par cheque a
partir d’une certaine somme dans le but de limiter la fraude
fiscale et l’évasion des capitaux.

leur contexte

Chaque pays a sa propre reglementation.la convention de


Genève (1930) portant loi uniforme a tente d’harmoniser la
réglementation de la lettre de change, les Etats-Unis et le
Royaume-Uni n’ont pas adhéré a cette convention .la France l’a
ratifiée le 30 octobre 1935 et l’a incorporée pour ce qui

12
www.google.definition des moyens de paiement

26
Techniques et moyens de paiement à l’international

concerne sa loi interne aux article 110 a 182 du code de


commerce.

A- Le virement
Ce moyen de paiement consiste a demander a sa banque de
payer a la banque du vendeur le montant d’une transaction .le
banquier de l’acheteur passe alors différents ordres pour faire
parvenir la somme sur le compte désigné.

1- Sa mise en place

Il est facile de virer des fonds a l’étranger, il suffit de passer


un ordre d’exécution a sa banque pour cela un minimum de
renseignements est nécessaire. Les banques ont généralement
des imprimes réserves a cet usage .ils comportent les mentions
suivantes :

 N° du compte qui sera à débiter


 La somme
 La monnaie
 La méthode de transfert
 Son adresse
 Pays
 Destination du virement
 Le motif du règlement

B- Le chèque
Le chèque est bien connu.les établissements bancaires
remettent aux titulaires de compte cheque, des imprimes
normalises permettant leur traitement par moyen électronique.

1 -Ses avantages et ses limites13

Le cheque est un instrument de paiement comptant, il permet


le règlement de transactions importantes. Lorsqu’il n’est pas
barre, il peut être transmis par voie d’endos c’est -à -dire que
le bénéficiaire d’un chèque peut le remettre a un de ses
créanciers pour acquitter sa dette.

27
Techniques et moyens de paiement à l’international

Ce moyen de paiement comporte un risque accru lorsqu’il est


utilise dans une transaction internationale.

 Il ne garantie pas le risque commercial


 Il peut être sans provisions
 Les recours sont extrêmement difficiles, les poursuites
pénales, variant d’un pays a l’autre.

2- Sa législation
a- La provision

En droit français la provision d’argent doit être suffisante et


correspondre au montant du paiement le jour de l’émission du
cheque. En cas de provision

insuffisante, si la banque refuse d’accorder un découvert au


signataire imprévoyant le contrevenant se voit immédiatement
interdit d’émettre des chèques pendant 10 ans (loi du 30
décembre 1991), mise en application le 1ere juin 1992.

b-L’opposition de paiement

En France la loi du 30 octobre 1935 dans son article 32 stipule


« il n’est admis opposition au paiement du cheque par le tireur
qu’en cas de perte du cheque , de règlement judiciaire ou de
liquidation des biens de porteur.

3-Son renforcement

La seule possibilité de garantir le risque est d’oblige son client


a mettre un cheque certifie par sa banque qui en garantit la
provision ou de demander un cheque émis directement par la
banque.

a- Le chèque certifie

Il consiste en l’opposition par la banque d’une mention certifie


ou tout autre mention similaire sur un formulaire tire du
chéquier du titulaire du compte. ces mentions étant insérées
dans un cadre portant les coordonnées du signataire ainsi que
celles de la banque certificatrice.

28
Techniques et moyens de paiement à l’international

b- Le chèque de banque

Il s’agit d’un formulaire émis sur le propre compte de la


banque de l’acheteur. Lorsque celle-ci est de premier ordre, elle
ne peut déposer son bilan, il est inconcevable qu’elle refuse le
paiement d’une somme tirée de son propre compte, le
bénéficiaire d’un tel cheque est donc sur d’être paye.

Les délais de présentation cites plus haut ayant dans ce cas


moins d’importance, le chèque de banque doit être préfère au
cheque certifie.

C-LA CATRE BANCAIRE13


Cet instrument de paiement s’est considérablement
développe ces derniers années, ces cartes ont d’abord été émis
aux USA par des grandes magasins, chaines d’hôtels,
compagnies pétrolières pour s’assurer de la fidélité de leur
clientèle tout en leur époque, elles ont d’abord été en
aluminium puis en plastique, et maintenant a puce
électronique.

Les banques perfectionnant le système, les premières cartes


bancaires multi-usages sont apparues aux USA au début de
l’année 1958, leur usage s’est développé en France en 1967.

La Catre bancaire internationale est utilisée en priorité par les


touristes mais depuis quelques années de nombreux industriels
achètent des échantillons a leurs futurs fournisseurs grâce a ce
moyen de paiement.

1-Ses atouts et ses handicaps

C’est un instrument simple, facilement transportable qui


permet la facturation en devises locales, ou en devises fortes
dans de nombreux pays.

Certaines cartes sont admises dans le monde entier. Le débit


peut être diffère sur le compte.

I l existe une garantie de perte ou de vol.


13
Chambre de commerce et industrie

29
Techniques et moyens de paiement à l’international

Cependant elles comportent quelques inconvénients : le


montant de la transaction est limite 10 a50000 FF suivant la
législation locale. Dans certains payes elles sont assujetties a
un contrôle des changes.

D-LA LETTRE DE CHANGE


Dans la pratique des affaires la lettre de change plus
communément appelée traite, est un titre par le quel le
fournisseur d’une marchandise ou d’un service le tireur donne
l’ordre a son client le tire d’effectuer le paiement le montant a
un tiers désigné le bénéficiaire a une date préalablement
déterminée l’échéance.

C’est un titre constatant l’obligation pour une personne de


payer une somme indiquée a une date fixée lorsqu’elle est
acceptée par le tiré elle devient reconnaissance de dette.

C’est un titre négociable on peut :

 Le conserver et l’encaisser a l’échéance


 La remettre en règlement a un créancier ;
 La remettre a la banque qui, moyennant un intérêt
avancera le montant de l’effet avant l’échéance.
1- Ses avantages et ses limites

Dans son principe, la lettre de change est un moyen de


paiement qui permet au tireur de s’acquitter d’une dette qu’il a
envers le bénéficiaire, par une simple signature. la lettre de
change peut circuler entre les mains de plusieurs bénéficiaires
successifs par le mécanisme de l’endossement.

Afin de simplifier le traitement des lettres de change, des


normes ont été imposées. En France il est interdit d’imprimer de
vendre et émettre des effets non conformes a ces normes
(arrête du 5 nov. 1982)

2-L’endossement

Toute lettre de change, même non expressément tirée a ordre


est transmissible par voie de l’endossement (article 117 du

30
Techniques et moyens de paiement à l’international

code de commerce) c.-à-d. que le bénéficiaire d’une lettre de


change peut la remettre a un de ses créanciers pour acquitter
sa dette. L’endossement doit être inscrit sur la lettre de change
ou sur une feuille qui y est attachée, l’allonge.

3-Sa règlementation

Le détenteur d’une lettre de change est considère comme


porteur légitime s’il justifie de son droit par une suite
interrompue d’endossements (article 120 du code de
commerce).

La lettre de change doit obligatoirement comporter les


mentions suivantes :

 La dénomination
 Le mandat de payer le montant inscrit
 La date de son émission
 La date de son échéance
 Le lieu ou son paiement doit s’effectuer ; la domiciliation
 Le non de la banque domiciliataire
 Le nom de bénéficiaire
 Le nom de celui qui doit payer ; le tire
 La signataire de l’émetteur de lettre de change
 Le timbre fiscal

En commerce international la lettre de change est


différemment utilisée par exemple :

 Peu utilisée en Italie, pour une question de prix du timbre


fiscal qui est proportionnel au montant de l’effet et varie
de 6% a 12 %.

Section II : VIREMENT SWIFT


INTERNATIONAL sur la BMCI
A-Définition14

14
BMCI services exterieurs

31
Techniques et moyens de paiement à l’international

Le système SWIFT au quel a adhéré en septembre par le


biais des banques marocain constitue un moyen de
communication interbancaire répondant aux impératif de
l’activité financière et commercial a l’international.

Society for Worlwide Interbank Financial Télécommunication


toute fois on peut distinguée entre :

1- SWIFT entant que société

SWIFT (Society For Worldwide Interbank Financial


Télécommunication) est une société fonctionnant sous forme de
coopérative entre banques, créée en 1973 en Belgique et ayant
démarré effectivement en mai 1977 pour la transmission de
messages entre banques adhérentes. Il s’agit d’un réseau
moderne de télécommunication, en amélioration constante
pour le « transport » des messages interbancaires, via des
commutateurs et des concentrateurs régionaux.

2-SWIFT entant que réseaux :

Les réseaux international SWIFT permet de véhicule tout les


virements avec l’étranges dans les meilleurs délais et condition
par les différents correspondant étrangers, ce système est
caractérisé par une extrême rapidité et un haut de sécurité.

3-SWIFT entant que message : (annexe 3)

SWIFT est un système de transmission des messages. il a été


conçue avec une vision international afin de permettre une
compréhension multilatérale des messages.

4-Avantages du SWIFT

 La standardisation universelle des messages par types


d’opérations.
 La continuité du service et la disponibilité du réseau
24h/24h 7j/7j.
 La confidentialité puisque les opérations sont cryptées.
 La sécurité reposant sur un codage (password) sophistique
et automatique.

32
Techniques et moyens de paiement à l’international

 La détection des anomalies grâce a un contrôle


systématique de la régularité des messages.
 La rapidité : le délai de transmission ne dure que quelques
secondes d’un bout a l’autre du monde.
 L’archivage des messages permettant l’historisation
informatique avec consultation automatique sur plusieurs
mois
 Cout réduit.

5-Importance du système SWIFT selon les données de


2001

 6000 banques connectées dans 160 pays ;


 800 millions des messages par an ;
 Au Maroc, toutes les banques sont connectées,
traitant un volume d’opérations d’environ 1 million
de messages par an (2001).

6-Standardisation des messages

Les messages standardises concernent les services suivants :

 Les paiements,
 Les valeurs mobilières,
 Le marche de change,
 Les opérations commerciales (crédit et encaissement
documentaires)

7-Catégories chiffrées des messages

 Pour les ordres de paiement de la clientèle et les


chèques
 Pour le transfert entre banques
 Pour les encaissements
 Pour les opérations de bource
 Pour les opérations du marche de change et dérives
 Pour opérations sur métaux précieux
 Pour les crédits documentaires
 Pour les traveller’s chèques
 Pour les opérations de comptes de correspondants et
autres

33
Techniques et moyens de paiement à l’international

B-Virement swift international15


Il s’agit de deux types :

1-Virement SWIFT commercial

Concernent le financement des importations et des


exportations des entreprises. Ces opérations sont régies par des
circulaires métiers de la BMCI.

a- Les étapes sont les suivantes :


 La domiciliation bancaire « l’engagement
d’importation »(annexe 8)
 La réception de la marchandise auprès de
l’administration de la douane (imputation douanière)
 Paiement de la facture
 Saisie du virement après contrôle le fon et la forme.
b-Conditions de virement SWIFT commercial
Ordre de virement :(annexe 4)

Doit être signe, visé, comporte des mentions obligatoires :

Nom de bénéficiaire
Banque domiciliataire
Code SWIFT : BIC, IBAN
Montant en devise
N° de compte
Visa de la signataire
Doit être compagnie de la facture et engagement
imputé.
Engagement impute (annexe 5):

Document récupérable auprès du transitaire il concrétise


l’engagement de la BMCI a payer le fournisseur étranger et
permet ainsi au client de prendre livraison de la marchandise
et d’imputer par conséquent l’engagement d’importation
auprès de l’administration de douane.

La signature de l’engagement par BMCI donne naissance a un


nouveau dossier : ET 9400 ces dossiers sont envoyés
15
BMCI Services commerce exterieurs

34
Techniques et moyens de paiement à l’international

mensuellement au siège de la BMCI a CASA « apurement


d’engagement d’importation »

L’engagement impute est retourne a la BMCI pour procéder au


paiement du client, le paiement s’effectue alors sur la base de
trois documents essentiels :

 Ordre de virement « standard ou personnalise »


 Facture
 Imputation douanière

Au cas où le paiement est réalisé par anticipation l’imputation


douanière n’est donc pas nécessaire

La mention de paiement anticipe doit figurer sur la facture


définitive cachetée.

 Anticipation : paiement 100% à l’ avance ne doit pas


dépasser 200000 DH.
 acompte : paiement a l’avance qui ne peut pas dépasser
30% du montant de la marchandise.
2-Virement SWIFT financier

Autorise par l’office de change justificatif du facture adéquate


sont les suivantes :

a-Les assistance technique « service » :

c’est virement sont soumis a une taxe payable auprès de la


direction des impôts ayant pour nom retenue a source et qui est
fixe par la loi fiscale a 11.11% du montant de la facture si il est
a la charge du donneur d’ordre et de 10% lorsqu’il a la charge
de bénéficiaire.

b- Le frais d scolarité :

C’est virement concerne aussi bien des frais de séjour des


étudiants marocain l’étranger, le frais de location aussi que le
frais de scolarité, les documents exige par ses virements est
notamment :

 Copie de passeport de l’étudiant

35
Techniques et moyens de paiement à l’international

 Attestation du non Bourcier « s’il s’agit de la bource il


faut diminue la somme virer » le montant fixe par le
circulaire est des 10000 DH mensuels.

c- Les revenus d’investissement :

Est concerne les prix octroyé de l’étranger à la société


marocain.

Location matériel, logiciel

d-Formation :

e- Les voyages d’affaire :

f-Les dotations touristiques :

g-Les économies sur revenus :

C’est virement concerne les étrangers ayant une résidence


marocain, les contrats du travail, le salaire net, le salaire de
base qui ont le droit le droit de transfère de sont salaire 100%
quand économie vers les pays les documents exige :

 Contrat du travail
 Attestation du salaire
 Carte de résidence

Si la société Marocaine doit faire un virement a l’export


comment ce passe –t-il le virement ?

Dans ce cas les clients de la BMCI reçoit sont marchandises


auprès de l’administration douanier alors ils fournissent l’origine
de l’engagement d’importation et la facture et un ordre de
virement a la banque domiciliaire pour payer sont fournisseurs
a l’étranges via le virement SWIFT

Ce système s’appelle (WORK FLOW)

36
Techniques et moyens de paiement à l’international

Apres l’agent du banque contrôle le montant de ses client est


ce que suffisant pour payer ou non si le montant suffisant il
commence a remplir les mentions existes dans le message de
ce système par exemple :

 filière : virement commercial


 processus : virement normal
 catégorie réglementé :
- OMR : s’il s’agit d’un petit valeur
- ONA : s’il s’agit d’un grand valeur
 Adresse de la banque d’exportateur
 IBAN : compte d’exportateur qui compose de 24
chiffres
 BIC : code de l’importateur
 Frais :
- SHA : la banque de bénéficiaire
- OUR : la banque de l’importateur et de
l’exportateur
- BEN : la banque de l’exportateur
 Type d’entreprise :
- PME
- PMI
Puis agent de la banque vérifier le compte client et bloque
la provision et contrôle par le responsable du commerce
international, charge d’affaire scanner un ordre de
virement et leur facture et enfin traiter définitivement
l’opération a la BMCI de casa.

37
Techniques et moyens de paiement à l’international

Ce thème a pour but de démontrer l’importance des


techniques et moyens de paiement à l’international dans le
cadre du commerce extérieure.

Il serait absurde de croire que nos voisins et amis étrangers,


partenaires commerciaux de la France paient mieux leurs
dettes que nos concitoyens.

Nous ne devons pas oublier non plus le risque politique qui


affecte certains pays étrangers.

La technique des moyens de paiement internationaux peut être


facilement maitrisée en ce rapportant aux différents chapitres
et schémas de ce thème qui deviendra sans nul doute le
compagnon de voyage d’un homme d’affaires averti.

Tout document erroné entraine inévitablement des retards dans


la réception du fonds.

Ce thème consacre a l’explication des documents et a leur


traitement, manuel ou par assistance informatique.

38
Techniques et moyens de paiement à l’international

 Publications de la chambre de commerce


international
-Incoterms 1990
 Ouvrages :

-Techniques administratives du commerce


international
« DIDIER- PIERRE MONOD »

- Moyens et techniques de paiement internationaux


« DIDIER-PIERRE MONOD »

-Les techniques bancaires a l’international


 Web :
WWW. 9RAYTI.MA
WWW.GOOGLE.COM
WWW.MEMOIRE ONLIGNE.COM
 Banque Marocaine pour le Commerce et
Industrie
- Services commerce extérieurs

39