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Chapitre 1 Analyse de fabrication

ANALYSE DE
FABRICATION

Bachir BOUCHERIT
Université du 20 Aout 1955 SKIKDA
Faculté de sciences de l'ingénieur
Département de génie mécanique 1
Chapitre 1 Analyse de fabrication

Sommaire

1- Introduction.........................................................................................................................................3
1.1- Structure et fonction de l’entreprise ..........................................................................................3
1.1.1- Définition ...............................................................................................................................3
1.2- Les fonctions techniques de l'entreprise ....................................................................................5
1.2.1- Les fonctions de recherches et d'étude................................................................................5
1.2.2- La fonction méthodes ...........................................................................................................6
1.2.3- La fonction ordonnancement Lancement...........................................................................7
1.2.5- La fonction fabrication.........................................................................................................8
1.3- Objectifs et éléments de l'analyse de fabrication ......................................................................8
1.3.1- Objectifs.................................................................................................................................8
1.3.2- Eléments de l'analyse de fabrication...................................................................................8
2- Contraintes et ordre d'usinage ........................................................................................................10
2.1- Définition des opérations élémentaires d'usinage...................................................................10
2.2- Contraintes d'usinage................................................................................................................14
2.2.1- Contraintes de cotation (NF E 04.550)..............................................................................14
2.2.2- Contraintes de spécification (NF E 04 552) (voir annexe 3)............................................15
2.2.3- Contraintes technologique .................................................................................................15
2.2.4- Contraintes économique.....................................................................................................17
2.2.5. Inventaire des contraintes d’antériorité ...........................................................................18
2.3- Ordre chronologique d’usinage................................................................................................20
2.3.1- Graphe des contraintes.......................................................................................................20
2.3.2- Procédure de détermination des niveaux .........................................................................21

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1- Introduction
1.1- Structure et fonction de l’entreprise
1.1.1- Définition
Toute application de l’activité humaine qui consiste à combiner l’emploi de forces diverses, pour
atteindre un but déterminé.

Les actions simples et isolées que l’homme accomplit en peu de temps prennent le nom
d’opérations. L’entreprise se compose d’une suite d’opérations qui tendent au même but.

L’entreprise est un système, c'est-à-dire un ensemble complexe d’éléments liés entre eux par un
réseau de relations organiques, visant à réaliser des objectifs communs, directement ou par
l’intermédiaire de fonctions spécialisées (que nous définirons plus loin).

L’entreprise est un système sous contrôle, c'est-à-dire que l’on peut manoeuvrer pour qu’il atteigne
ses objectifs. C’est aussi un système ouvert, car engagé dans des transactions avec son environnement.
Celles-ci portent sur des biens et services, des ressources humaines et financières, ainsi que sur des
informations. L’environnement exerce une influence sur le système, qui en retour, est influencé par
celui-ci. L’entreprise est donc un système évolutif.

Les entreprises commerciales et industrielles se divisent en deux grandes catégories :


 Entreprises simples, ou il n’y a pas de transformation de la matière, et se bornent à des
opérations d’échange ou de commerce.
 Entreprises complexes, dont l’activité comporte la transformation de matière ; c’est le cas
des industries.

L’entreprise complexe possède, en plus des autres, des fonctions techniques qui réalisent ces
transformations.
 Le gouvernement de l’entreprise "management" comporte:
 L'administration des hommes qui y coopèrent
 La gestion des capitaux
 La transformation des matières
 La tractation des affaires commerciales

Ces activités se repartissent entre les diverses fonctions spécialisées de l'entreprise:

a) Fonction administratives: Elle gouverne, stimule et coordonne l'activité des autres fonctions
"c'est le système nerveux" de l'entreprise. Administrer, c'est "prévoir, organiser, coordonner et
contrôler".

b) Fonction financière: Elle met en ouvre les capitaux; son rôle est de :
 Réunir les fonds
 Gérer les capitaux
 Amortir les immobilisations et les frais c'est le "système sanguin" de l'entreprise.

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c) Fonction de comptabilité: Elle enregistre les mouvements du capital et contrôle le résultat des
opérations. La comptabilité est soumise à des obligations légales définies par le code de
commerce.

d) Fonctions techniques: Spéciales aux entreprises transformant les matières premières. Nous
détaillerons plus loin l'organisation de ces fonctions techniques.

e) Fonction commerciale: Elle met l'entreprise en relation avec le monde extérieur, et lui fournit
les éléments dont elle a besoin pour vivre, en écoulant ses produits.

f) Fonctions sociales et de sécurité: Elles protègent les personnels et les organes de l'entreprise
contre les risques inhérents à son fonctionnement, et s'intéressent à tout ce qui concerne les
conditions de travail et les problèmes sociaux du personnel.

On classe ces diverses fonctions en deux groupes:


a) Fonctions créatrices de ressources ou "productives" (Fonctions financière, techniques,
commerciale).
b) Fonctions non directement productives: (Fonctions de comptabilité, sociales, administrative).

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Figure 1. Structure et fonctions de l'entreprise

1.2- Les fonctions techniques de l'entreprise


Elle assurent les fonctions de transformation de matières premières en vue de la réalisation d'un
produit. Elles comprennent:

1.2.1- Les fonctions de recherches et d'étude


Elles assurent la recherche des matériaux, des systèmes et des processus nouveaux, et la conception
des produits, qui est la fonction du bureau d'études. Son objectif est de trouver les solutions les plus
simples économiques et efficientes.
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1.2.2- La fonction méthodes


Elle définit les conditions rationnelles de réalisation des produits (Analyse et préparation du travail)
et l'organisation de la production, pour assurer les meilleurs conditions techniques et économiques de
fabrication, en tenant compte:
 Des caractéristiques fonctionnelles du produit spéciales par le bureau d'études (B.E)
 Des moyens disponibles pour la fabrication
 Des facteurs humains
C'est la fonction du Bureau des méthodes (B.M)

Direction Bureau des Bureau des


technique études méthodes

Section Section Section


étude étude de étude d’des
d’outillage fabrication temps

Etude
d’appareillages
Analyse
provisoire Etude des
contrats de
phases
Outillages
vérificateurs

Analyse Etudes des


définitive postes

Service
Magasin
mise en
d’outillages Magasin
fabrication
matières

Bons et
fiches
(divers)

Atelier de
fabrication

Figure 2. Fonctions techniques de l'entraprise.

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1.2.3- La fonction ordonnancement Lancement


La mise en fabrication est déclenchée par le service d'ordonnancement lancement, qui a pour rôle:
a) de définir le potentiel de production de chaque section d'atelier (nombres d'heures de
production disponibles). Le nombre d'heures de travail à prévoir pour l'exécution des
commandes en cours définir la charge de chaque poste. Ces évaluations sont matérialisées sur
les tableaux du planning.
b) de vérifier que diverses conditions préalables à la fabrication sont satisfaites, à savoir:
 Matières premières et outillages effectivement disponibles
 Machines et mains d'ouvre disponibles
 Manutentions assurées
c) de suivre la fabrication, c'est-à-dire de contrôler au jour le jour l'avancement des travaux
conformément au planning.

Chef de
fabrications

Achats Etudes s
lai
Commercial Méthodes
De

s
de
m an r s
m eu
Co ntéri
i
Ordonnancement

Prévision Avance

Lancement

Bons de Ordres d’exécution Retour bons


travail dessins Bons sortie de travail
bons de travail matière
contrats de phase

Prix de Magasin
Ateliers Magasin Contrôle
revient outillage

Desins
Bons matière Outillages Matière
Feuilles d’instructions Produit fini
Bons de travail docummentation

Ouvrier

Figure 3. Fonction ordonnancement lancement.

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1.2.5- La fonction fabrication


Elle assure la réalisation et le contrôle des produits suivant les instructions données par le B.M; elle
est assurée par les ateliers.

1.3- Objectifs et éléments de l'analyse de fabrication


1.3.1- Objectifs
La fonction méthodes a pour but de définir les conditions rationnelles de réalisation des produits
usinés, qui doivent satisfaire:
 aux caractéristiques fonctionnelles des pièces spécifiées par le B.E.
 aux possibilités de réalisation avec les machines et outillages utilisables
 aux meilleurs conditions économiques
 aux facteurs humains
Ceci fait l'objet de l'analyse de fabrication; elle conduit à l'établissement de la gamme de
fabrication, qui définit les instructions concernant la réalisation des opérations nécessaires à la
fabrication d'un produit.

1.3.2- Eléments de l'analyse de fabrication


Moyens Etapes de l’analyse Documents
informatiques
d’assistance
Dessin de définition
Conditions B.E
Graphe des conditions du B.E

Fichier de
Inventaire des surfaces à
données Tableau des opérations
usiner et définition des
élémentaires
opérations élémentaires

Fichier machines

Analyse des
Analyse des contraintes et Graphe des contraintes
contraintes
chronologie des opérations et tableaux des niveaux
d’antériorité

Fichier des Analyse des opérations


moyens de élémentaires (Isostatisme et Dessin d’éxécution
montage cotation de fabrication)

Calcul cotes et
tolérances

Groupement des opérations et


Feuilles d’instructions
études des phases (temps et
détaillées (F.I.D)
coûts, …)
Bases de
données
d’usinage

Calcul temps,
coûts Feuilles d’analyse de
Etablissement de la gamme
fabrication (gamme)
Figure 4. Elément d'analyse de fabrication.

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1.3.2.1- Inventaire des surfaces à usiner et définition des opérations élémentaires


A partir du dessin de définition de la pièce à réaliser on fait l'inventaire de toutes les surfaces à
usiner et pour chacune d'elles on définit les opérations élémentaires (Ebauche (E), 1/2 Finition (F/2),
Finition (F)).
Ces opérations élémentaires et les conditions du B.E (cotes de liaison aux autres surfaces usinées ou
brutes, tolérances dimensionnelles, de forme, de positionnement d'état de surface, …) sont
mentionnées dans un tableau afin de faciliter l'analyse de leur chronologie.

1.3.2.2- Analyse des contraintes et chronologie des opérations


Pour établir la succession des opérations élémentaires nécessaires à la réalisation d'une pièce, il faut
définir leur ordre chronologique d'exécution, qui n'est pas quelconque. Ceci fait l'objet de l'analyse des
contraintes d'antériorité de ces opérations les unes par rapport aux autres. Ces contraintes peuvent être
imposées par:
 le choix des surfaces de référence (contraintes de cotation)
 les conditions géométriques (parallélisme, coaxialité, perpendicularité…)
 les conditions technologiques (reprise, ébavurage, traitements thermiques, etc.…)
L'analyse des contraintes permet de groupe les opérations en plusieurs sous ensembles, dits
"niveaux d'exécution"; chaque niveau regroupe une ou plusieurs opérations qui ne sont liées par
aucune contrainte d'antériorité. Les différents niveaux se succèdent dans l'ordre chronologique
d'exécution.

1.3.2.3- phases d'usinage


Le groupement de plusieurs opérations successives de même type, exécutées sur la même machine
par un même opérateur, constitue une phase d'usinage.
Si la suite des opérations sur la même machine nécessite le démontage de la pièce, la phase se
décompose en autant de sous phases qu'il y a de mises en place de la pièce.

1.3.2.4- Gamme de fabrication


L'ensemble des phases d'usinage permettant la réalisation d'une pièce constitue la gamme d'usinage.
Le document correspondant définit la succession des phases et leurs spécifications, les machines et
outillages nécessaires, et les contrôles.
Généralement, on peut concevoir plusieurs gammes possibles pour la réalisation envisagée. La
comparaison de ces diverses gammes, permet, à partir de l'étude de phases, de choisir la gamme
définitive, qui doit réaliser les conditions optimales de fabrication.
L'étude de phases, effectuées pour chaque gamme possible, consiste à définir pour chacune des
phases:
 le temps de fabrication
 le coût
 le délai
 la qualité
Cette étude de phases est établie en fonction des temps parcellaires propres à chaque opération, et
des limitations de production correspondantes.
Lorsque la gamme définitive est retenue, les données de l'étude de phases permettent d'établir les
"feuilles d'instruction détaillées", ou "contrats de phase". Chaque feuille, établie pour chacune des
phases:
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 permet d'identifier la pièce,


 présente la succession des opérations (cycle),
 indique l'outillage et les instructions de contrôle,
 précise les paramètres d'usinage, compte tenu des limitations de production,
 détermine les temps parcellaires (préparation, usinage, manipulation) et le temps total par
pièce.
L'étude de cette feuille est d'autant plus détaille qu'il d'agit de fabrication en grande série.
Finalement, le dossier d'usinage d'une pièce regroupe:
 le dessin d'exécution
 la feuille de gamme
 les feuilles d'instruction détaillées
Nous allons étudier maintenant les bases techniques de l'analyse d'une opération dans le cas
classique de la fabrication par usinage; les méthodes décrites se généralisent aisément aux cas des
autres procédés.

2- Contraintes et ordre d'usinage


2.1- Définition des opérations élémentaires d'usinage
A partir du dessin de définition de la pièce, on fait l'inventaire de toutes les surfaces à usiner, et
pour chacune d'elles on définit les opérations élémentaires.
Les différentes opérations élémentaires d'usinage sont:
 L'ébauche (E), qui permet d'approcher la côte en enlevant le maximum de matière, (en une ou
plusieurs passes),
 La demi finition (F/2), qui permet d'obtenir la forme et la précision géométrique,
 La finition (F), qui permet d'obtenir la cote et l'état de surface,
 La super finition (SF), qui permet de réaliser des états de surface particulières (rodage,
pierrage, grattage,…).
Le nombre d'opérations élémentaires nécessaires à l'obtention d'une surface peut être déterminé à
partir de trois critères: la qualité dimensionnelle, l'état de surface et la rigidité de la pièce.

- Qualité dimensionnelle "Q" (voir tableau d'après NF 02.100)


Exemples de cotes: 30 H6 → qualité Q=6
100 ±0.04 → qualité Q=9
Exemples de spécification

Cote nominale = 40, IT=0.06 → Q=9

La détermination de la qualité dimensionnelle des surfaces à usiner peut se faire en traçant le


graphe des conditions du Bureau d'études; (voir Exemple: (page 19-20). Les sommets de ce graphe
représentent les surfaces à usiner (repérées par un nombre) et les surfaces brutes (repérées par une
lettre); les arcs de ce graphe indiquent les cotes et les spécifications géométriques reliant ces
différentes surfaces.
Pour faciliter la construction du graphe complet, il est souvent préférable de tracer trois sous
graphes suivant trois directions orthogonal.

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Dans le cas général, à un sommet se rattachent plusieurs arcs; la qualité dimensionnelles retenu
pour la surface correspondante est alors définie par la tolérance la plus faible, c'est-à-dire celle qui
conduit à l'indice de qualité le plus faible. Si la surface est elle-même définie par une cote (alésage par
exemple) la qualité dimensionnelle de cette cote doit être prise en compte.

Exemple: soit le graphe partiel ou i est un alésage Φ30H11

 0.5 / 100  Q  12
80  0.05
80  0.05  Q  9
300  0.05 150  0.05  Q  8
30 H 11  Q  11
dans ce cas l'indice de qualité retenu pour la surface i est Q=8.

Tableau 1. Tableau d'indices de qualité


Qualité 01 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
≤3 0.3 0.5 0.8 1.2 2 3 4 6 10 14 25 40 60 100 140 250 400 600
Tolérances fondamentales en micromètres

Pour paliers de diamètres en millimètres

>3 à 6 0.4 0.6 1 1.5 2.5 4 5 8 12 18 30 48 75 120 180 300 480 750

>6 à 10 0.4 0.6 1 1.5 2.5 4 6 9 15 22 36 58 90 150 220 360 580 900

>10 à 18 0.5 0.8 1.2 2 3 5 8 11 18 27 43 70 110 180 270 430 700 1100

>18 à 30 0.6 1 1.5 2.5 4 6 9 13 21 33 52 84 130 210 330 520 840 1300

>30 à 50 0.6 1. 1.5 2.5 4 7 11 16 25 39 62 100 160 250 390 620 1000 1600

>50 à 80 0.8 1.2 2 3 5 8 13 19 30 46 74 120 190 300 460 740 1200 1900

>80 à 120 1 1.5 2.5 4 6 10 15 22 35 54 87 140 220 350 540 870 1400 2200

>120 à 180 1.2 2 3.5 5 8 12 18 25 40 63 100 160 250 400 630 1000 1600 2500

>180 à 250 2 3 4.5 7 10 14 20 29 46 72 115 185 290 460 720 1150 1850 2900

>250 à 315 2.5 4 6 8 12 16 23 32 52 81 130 210 320 520 810 1300 2100 3200

>315 à 400 3 5 7 9 13 18 25 36 57 89 140 230 360 570 890 1400 2300 3600

>400 à 500 4 6 8 10 15 20 27 40 63 97 155 250 400 630 970 1550 2500 4000

- Etat de surface
La symbolisation des spécifications des états de surface est normalisée (voir cours de construction,
de technologie de fabrication et de métrologie).
Le critère le plus souvent utilisé est Ra (Rugosité arithmétique) exprimé en micromètre.

- Rigidité de la pièce
Au cours d'une opération d'usinage la pièce peut se déformer sous l'action des efforts de coupe ou
par la libération des contraintes internes.
Exemple :

Pièce à réaliser Pièce obtenue après usinage de la rainure

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Si le risque de déformation existe il y a lieu de réaliser l'usinage en plusieurs passes en évitant de


prendre une section de coupeau trop importante.
Compte tenu de ces trois critères la définition des opérations élémentaires peut être faite à partir de
l'organigramme suivant:

- Méthode de détermination des opérations élémentaires

Début

INVENTAIRE DES SURFACES A USINER

I=1

Données: Ra(I), Q(I), R(I)

R( I )  6.3m
Oui

I=I+1

Q( I )  8 R( I )  1
Oui Oui

OE(I) = [IE, IF/2, IF] OE(I) = [IE, IF] OE(I) = [IF]

Oui
I<N

Fin
Figure 5. Organigramme de détermination des opérations élémentaires.

Légende:
- I : Indice des surfaces à usiner
- N : Nombre de surfaces à usiner
- OE(I) : Opérations élémentaires sur surface (I)
- IE : Surface I ébauchée
- IF/2 : Surface I demi-fine
- IF : Surface I finie
- Q(I) : Qualité dimensionnelle de la surface (I)
- Ra(I) : Rugosité arithmétique de la surface (I)
- R(I) : Si la surface est rigide R(I) = 1
Inventaire des surfaces à usiner
L'étude du dessin de définition de la pièce montre qu'il y'a cinq (5) surfaces à usiner repérées de 1à 5.
1- Surface plane obtenue par fraisage
2- Deux alésages qui sont associés lors de l'usinage pour obtenir une bonne concentricité
3- Ce repère regroupe 3 surfaces de la rainure qui sont aussi associées lors de l'usinage (fraise 3
tailles extensible)
4- Trou alésé
5- Lamage

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Graphe des conditions du bureau d'étude

Suivant OX
3
0
18  0.5
1
0
12 30  0.5
K 1 2
0.05/100

 0.5
10  0
5
Suivant OY
 0. 8
35  0 35  0.1

Suivant OZ

16  0.2

Définition des opérations élémentaires


L'organigramme décrit précédemment permet d'établir la table de définition des opérations
élémentaires.

Cotes Critères Opérations


Surfaces
élémentaires
usinées (I) Dimensionnelle Géométrique Ra(I) Q(I) R(I) OE(I)
1 0
0
12 18  0.5 30  0.5 ,
1 , , 1.6 7 1 {1E, 1F/2, 1F}
 0. 5
0
10
 0.8
2 30  0.5 35  0  0.1
1.6 7 1 {2E, 2F/2, 2F}
, , 35
0
3 18  0.5 16  0.2 , 3.2 7 1 {3E, 3F/2, 3F}
,
4 35  0.1 16  0.2 , 1.6 8 1 {4E, 4F/2, 4F}
,
 0. 5
5 10  0 / 12 1 {5F}
La réalisation de cette pièce nécessite donc 13 opérations élémentaires d'usinage; nous verrons au
chapitre 2-3 l'ordre chronologique de ces différentes opérations.

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2.2- Contraintes d'usinage


Lors de l'établissement de l'analyse de fabrication d'une pièce, un certain nombre de contraintes
imposent l'ordre chronologique des opérations d'usinage. On distingue:
 Les contraintes de cotation,
 Les contraintes de spécification,
 Les contraintes technologiques,
 Les contraintes économiques

2.2.1- Contraintes de cotation (NF E 04.550)


 Liaison entre surfaces brutes e surfaces usinées (Fig.4)
 Liaison entre surfaces usinées (Fig.5)

Notation
B Antérieur à 1

B 1
Ou
B < 1

3 2

1 Est la première surface à usiner car elle est directement reliée au brut B par une cote; la
surface 2 doit être réalisée avant le trou 3 car la profondeur du trou est comptée à partir de 2

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2.2.2- Contraintes de spécification (NF E 04 552) (voir annexe 3)


 Tolérance de forme : rectitude, planéité, cylindricité, circularité, ligne quelconque, surface
quelconque (fig 6).
 Tolérance d’orientation : perpendicularité, parallélisme, inclinaison (fig 7)
 Tolérance de position : localisation, concentricité, coaxialité, symétrie (fig 8)

Sinon l’usinage de 2 risque de déformer 1

Figure 6. Tolérance de forme.

B 2

Figure 7. Tlérance d'orientation. Figure 8. Tolérance de position.

2.2.3- Contraintes technologique


Elles sont nombreuses ; les plus importantes sont celles de :
 reprises imposées par la cotation (cotes, spécifications, état de surface, ….)
 d’opérations
 de bavures
 de traitements thermiques

2.2.3.1- Contraintes d’opération


Les différentes opérations d’usinage sont :
 L’ébauche (E), qui permet d’approcher la cote en enlevant le maximum de matière,
 La demi finition (F/2) qui permet d’obtenir la forme et la précision géométrique
 La finition (F) qui permet d’obtenir la cote et l’état de surface
 La finition spéciale (2 F) qui permet de réaliser des états de surface particuliers (rodage,
pierrage, grattage, ….)

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Chapitre 1 Analyse de fabrication

Ra  6.3
Qualité  8 
Ra  6.3
Qualité  8 

D1  D2
IT D1  IT D2

D1  D2

2 1
D'autres exemple de contraintes

Affaiblissement dû à l’usinage :
Affin d’éviter un affaiblissement prématuré de la pièce on
termine 1 avant de commencer l’usinage de la gorge 2

Flexibilité par usinage la pièce assure le maintien d’un arbre


par pincement :
La fente rend la pièce particulièrement flexible l’usinage de
cette fente est effectué à la dernière opération
Déviation du foret
Afin d’éviter une déviation du foret lors de l’attaque du
perçage intérieur on termine le perçage avant d’effectuer le
rainurage on utilise un montage spécial guidant le foret
lors du perçage intérieur
Utilisation d’un type d’outillage
On prévoit d’utiliser une fraise à lamer avec pilote dans ce
cas il est nécessaire :
 de percer avant de lamer
 de lamer avant de tarauder pour ne pas détériorer
la partie fileté
Protection des surfaces
Les traitements de protection des surfaces sont
généralement effectués après la finition complète des
usinages

Figure 8. Exemples de contraintes d’opération

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Chapitre 1 Analyse de fabrication

2.2.3.1- Contraintes de bavures (fig 9)


Pour éviter d’avoir, sur la pièce finie, des bavures incompatibles avec la fonction de la pièce, il faut
les éliminer en cours d’usinage.

Exemple 1 : pas de bavure de 3 dans 1

Exemple 2 : pas de bavure de 2 dans 1

Exemple 3 : pas de bavure due au moletage

Figure 10. Exemple de contraintes de bavures

2.2.4- Contraintes économique


2.2.4.1- Réduction de la durée d’usinage


(si l’ébauche de 1 peut se faire en une seule passe la première solution conduit à un temps plus court)

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2.2.4.2- Réduction de l’usure des outils


Exemple : l’outil de finition attaque sur une surface brute (finition directe, pour le protéger, on
peut : (fig10)
 soit dresser l’extrémité de la pièce (solution 1)
 soit effectuer un chanfrein (solution 2)

2.2.4.3- Opérations associées simultanément


Afin de garantir les conditions du Bureau d’étude et pour diminuer le temps d’usinage, certains
opérations peuvent être réalisées simultanément.

a) Tournage avec deux outils liés b) Foret étagé c) Train de fraises

Dans les trois exemples précédents les surfaces 1 et 2 sont liées par une contrainte de simultanéité ;
elles sont dits surfaces associées et peuvent être regroupées sous un seul repère.

2.2.5. Inventaire des contraintes d’antériorité


Pour faciliter l’analyse des contraintes d’usinage et la détermination de l’ordre chronologique des
opérations, on établit la liste des contraintes à partir du tableau des opérations élémentaires et du
graphe orienté des conditions du Bureau d’études.
Cette liste est mentionnée dans le tableau des contraintes d’antériorité (voir exemple suivant).

Exemple : CHAPPE SUPPORT étudiée précédemment (page 19)

1- Graphe orienté des conditions du Bureau d’étude


L’orientation du graphe des conditions du Bureau d’étude permet de faire l’inventaire des contraintes
de dimensions et de spécifications. Cette orientation se fait en sachant que :
- Lors de cote de liaison entre surface brute et surface usinée, le brut est antérieur à la surface usinée.
- Les spécifications géométriques permettent l’orientation partielle des arcs correspondants.
Compte tenu de ces remarques (arcs en traits forts), les trois graphes partiels établis précédemment
s’orientent de la façon suivante :

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Suivant OX

Suivant OY

Suivant OZ

Ces graphes font apparaître six (06) contraintes de cotation et cinq (05) contraintes de spécification
géométrique.

2- Tableau des contraintes d’antériorité

Contraintes d’antériorité
Opérations
Dimensionnelles Spécifications Technologique Economique
1E K
1F/2 1E
1F 1F/2
2E M, 1F 1F
2F/2 2E
2F 2F/2
3E 1F B, 1F
3F/2 3E
3F 3F/2
4E 2F, 3F 1F
4F/2 4E
4F 4F/2
5F 1F 4F
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Dans ce tableau les opérations mentionnées dans les quatre dernières colonnes sont antérieures aux
opérations indiquées dans la première colonne.
Pour les contraintes technologiques d’opérations il suffit de mentionner E < F/2 < F car par
transitivité on obtient E < F.

2.3- Ordre chronologique d’usinage


2.3.1- Graphe des contraintes
Considérons un ensemble d’opérations élémentaires dont la nature impose que certaines d’entre
elles soient effectuées avant une ou plusieurs autres.
L’ordre chronologique d’usinage est celui qui satisfait toutes les contraintes d’antériorité. Soit par
exemple 13 opérations élémentaires A, B, …, M liées entre elles par 27 relations d’antériorité ci-
dessous.
Le symbole < signifie précède obligatoirement ; ainsi A < G signifie que A précède obligatoirement
G.

Relations d’antériorité
A<G A<H A< J A<L
B<A
C<A C<B C<F
D<C D<F
E<B E<C E<D E<F
F<H F<J
G<L
H<L H<M
J<K J<L J<M
K<I K<M
L<I L<M
M< I

Il est possible de représenter ces 13 opérations et ces 27 contraintes par un graphe ou un sommet
représente une opération et un arc (xi, xj) une contrainte xi < xj (Fig. 11).

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Figure 11. Graphe des contraintes.

2.3.2- Procédure de détermination des niveaux

2.3.2.1- Dictionnaire des précédents


Le dictionnaire des précédents, est un tableau à simple entrée qui pour toute opération énumère les
opérations précédentes. Ainsi, les dictionnaire des précédents du graphe de la figure 11 se présente
comme suit :

Opération Précédents
A B, C
B E, C
C D, E
D E
E
F D, C, E
G A
H F, A
I K, L, M
J F, A
K J
L G, H, J, A
M H, K, L, J

 Soit N0 l’ensemble des sommets de niveau 0 ; c’est l’ensemble des opérations sans précédent,
soit N0 = {E}
 On barre les sommets de niveau 0 partout ou ils figurent dans la colonne des précédents. Si une
ligne à tous ses éléments barrés, le sommet correspondant est de niveau 1.

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 On réitère cette procédure en augmentant de 1 la valeur des niveaux jusqu’a ce que tous les
sommets soient barrés.
Soit :

Opération Précédents Opération Précédents Opération Précédents


A B, C A B, C A B, C
B E, C B E, C B E, C
C D, E C D, E C D, E
D E D E D E
E E E
F D, C, E F D, C, E F D, C, E
G A G A G A
H F, A H F, A H F, A
I K, L, M I K, L, M I K, L, M
J F, A J F, A J F, A
K J K J K J
L G, H, J, A L G, H, J, A L G, H, J, A
M H, K, L, J M H, K, L, J M H, K, L, J
N1 = {D} N2 = {C} N3 = {B, F}

En réitérant cette procédure on trouverait :


N4 = {A} ; N5 = {G, H, J} ; N6 = {L, K}
N7 = {M} ; N8 = {I}
L’ordonnancement par niveau permet souvent une représentation plus simple du graphe des
contraintes, les sommets étant disposés de gauche à droite par ordre croissant de niveau le graphe
précédent se présentera ainsi :

Figure 9. Graphe des niveaux.

Cette recherche de niveau est aussi utilisée dans tous les problèmes de planification, qui mettent en
ouvre les techniques opérationnelles d’ordonnancement du type PERT, sigle de Program Evaluation an
Review Technique (Technique d’élaboration et de contrôle des programmes).

2.3.2.1- Matrice des contraintes


Considérons maintenant la matrice de la fig.12 qui représente le même graphe ; Appelons VA, VB,
… VM les vecteurs représentant les colonnes de cette matrice. Calculons ensuite V0 = VA + VB + … +
VM, le résultat est indiqué dans la colonne V0. ce vecteur contient un zéro par correspondant à la ligne
I, ceci signifie que l’opération I n’est suivie par aucune autre opération.
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Nous dirons que l’opération I est de niveau 0.


Maintenant, calculons V1 = V0 - VI ; il apparaît un nouveau zéro correspondant à la ligne M ; donc
si l’était supprimé alors M n’aurait pas de successeur, nous dirons que l’opération M est de niveau 1.
Calculons maintenant V2 = V1 - VM ; il apparaît dans V2 deux nouveaux zéro correspondant aux lignes
K et L. donc, I et M étant supprimé, alors K et L ne sont suivis par aucune opération, nous dirons que
K et L sont de niveau 2.
Calculons V3 = V2 – VK - VL ; il apparaît 3 nouveaux zéro, … et ainsi de suite.
Finalement, les 13 opérations sont classées en 9 niveaux :
N0, N1, N2, N3, N4, N5, N6, N7, N8
Ces niveaux définissent ce qu’on nomme la fonction ordinale du graphe sans circuit, la figure 13
donne une représentation de cette décomposition en niveaux. Les opérations suivies d’aucune autre
sont dites maximales. Les opérations précédées d’aucune autre sont dites minimale ; ici l’opération I
du niveau 0 est maximale, on dit que l’ensemble des opérations est ordonné par les maximaux.
A noter que l’on peut chercher une autre fonction ordinale en opérant avec la relation inverse xj
succède à xi (fig. 14). On prend alors les vecteurs lignes de la matrice et l’ensemble des opérations est
alors ordonné par les minimaux. L’opération E du niveau 0 est minimale.
Les deux fonctions ordinales obtenues sont légèrement différentes mais satisfont toutes les deux à
l’ensemble des contraintes d’antériorité.
Pour l’établissement des gammes d’usinage, c’est cet ordonnancement qui est généralement
effectué. L’opération de niveau 0 correspond alors à l’opération du brut.

xi précède xj → xij = 1

A B C D E F G H I J K L M V0 V1 V2 V3 V4 V5 V6 V7 V8
A 1 1 1 1 4 4 4 3 0
B 1 1 1 1 1 1 0
C 1 1 1 3 3 3 3 3 1 0
D 1 1 2 2 2 2 2 1 1 0
E 1 1 1 1 4 4 4 4 4 3 2 1 0
F 1 1 2 2 2 2 0
G 1 1 1 1 0
H 1 1 2 2 1 0
I 0
J 1 1 1 3 3 2 0
K 1 1 2 1 0
L 1 1 2 1 0
M 1 1 0

Niveaux 0 1 2 3 4 5 6 7 8
G
K A
Opérations I M
L
H
F
B C D E
J

Figure 13. Opérations ordonnées par les maximaux.

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Figure 14 Fonction ordinale du graphe des contraintes (opérations ordonnées par les maximaux).

xj succède à xi → xij = 1

A B C D E F G H I J K L M
A 1 1 1 1
B 1
C 1 1 1
D 1 1
E 1 1 1 1
F 1 1
G 1
H 1 1
I
J 1 1 1
K 1 1
L 1 1
M 1
Opérations
Niveau

V0 2 2 2 1 0 3 1 2 3 2 1 4 4 0 E
V1 2 1 1 0 2 1 2 3 2 1 4 4 1 D
V2 2 1 0 1 1 2 3 2 1 4 4 2 C
V3 1 0 0 1 2 3 2 1 4 4 3 B F
V4 0 1 1 3 1 1 4 4 4 A
V5 0 0 3 0 1 1 4 5 G H J
V6 3 0 0 2 6 L K
V7 1 0 7 M
V8 0 8 I

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Exemple :
Comme autre exemple nous allons traiter celui de la Chape support à partir du tableau des contraintes
d’antériorité établi lors du chapitre précédent (page 30).

1E 1F/2 1F 2E 2F/2 2F 3E 3F/2 3F 4E 4F/2 4F 5F

1E 1

1F/2 1

1F 1 1 1 1

2E 1

2F/2 1

2F 1

3E 1

3F/2 1

3F 1

4E 1

4F/2 1

4F 1

5F

Opérations
Niveau

V0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 0 1E

V1 / 0 1 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 1 1F/2

V2 / / 0 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 2 1F

V3 / / / 0 1 1 0 1 1 2 1 1 1 3 2E 3E
2F/2
V4 / / / / 0 1 / 0 1 2 1 1 1 4
3F/2
V5 / / / / / 0 / / 0 2 1 1 1 5 2F 3F

V6 / / / / / / / / / 0 1 1 1 6 4E

V7 / / / / / / / / / / 0 1 1 7 4F/2

V8 / / / / / / / / / / / 0 1 8 4F

V9 / / / / / / / / / / / / 0 9 5F

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Le graphe ordonné des contraintes est alors le suivant :

Figure 10 . Graphe ordonné des contraintes.

Dans cet exemple les opérations d’usinage de la surface 2 ne sont pas liées aux opérations
d’usinage de la surface 3. L’ordre d’usinage de ces deux surfaces est donc indifférent ; il peut être
choisi en prenant en compte d’autres contraintes (bavures, déformations,…).

2.3.3- Simplification des graphes et des matrices de contraintes


Exemple :
Soit les relations d’antériorité :
A B i,j A B C D
A  B, C A 1 1

BC B
C  D, B C 1

D C D

1ère Simplification : propriété d’antisymétrie

B  C et C  B  C  B
Dans ce cas soit :
 Les deux opérations C et B se font simultanément
 On élimine la relation d’antériorité la moins importante (par exemple C  B
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2ème simplification : propriété de transitivité


A  B et B  C  A  C
Ainsi la contrainte A  C peut être éliminée
On obtient alors le graphe et la matrice suivants :
A B

Ou bien

D C

i,j A B C D
i,j A B, C D
A 1
A 1
B 1
B, C 1
C 1
D
D
Cas ou B et C sont réalisées
Cas ou C  B est supprimée
simultanément.

Cas d’un graphe avec circuit


On dit qu’un graphe comporte un circuit, quant un cheminement revient au même pont après avoir
franchi plusieurs étapes successives.
Dans ce cas, le graphe ne peut pas s’ordonner par niveaux, mais il suffit de supprimer une relation
d’antériorité pour éliminer le circuit.

Exemple :

xi  x j  xij  1
A B C D E F V0 V1
A 1 1 1
B 1 1 2 1
C 0 /
D 1 1 1
E 1 1 1
F 1 1 1
C ?

V0 0 3 1 0 1 1 A, D
V1 / 2 1 / 1 1 ?

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Dans cet exemple les ordonnancements par les minimaux et maximaux montrent respectivement
que les opérations A et D sont minimales et que l’opération C est maximale. Compte tenu du circuit
l’ordonnancement ne peut pas se poursuivre car les vecteurs V1 V’1 ne possèdent aucune coordonnée
de valeur nulle.

2.3.4- Recherche des circuits dans un graphe


Soit [M] la matrice des contraintes ; si l’on fait le produit matriciel, [M] x [M] soit [M] 2, cette
matrice donne le nombre de chemins de longueur 2 existant entre xi et yi. Plus généralement la matrice
[M] λ donne par ses éléments les nombres de chemin de longueur λ entre xi et yi.

Exemple : Reprenons l’exemple comportant un circuit traité précédemment :

A B C D E F
A 1
B 1 1
C
[M] =
D 1
E 1
F 1

A B C D E F A B C D E F
A 1 A 1
B 1 B 1
[M] 2 = C [M] 3 = C
D 1 1 D
E 1 1 E 1
F 1 F 1 1

Ainsi d’après [M] 3 il y’a un chemin de trois arcs de A à E, de B à B, de D à E, de E à E, de F à C et


de F à F ; les circuits correspondent donc au M(i,i) ≠ 0.
Dans la matrice [M] 2 il n’y a pas d’élément M(i,i) ≠ 0 ; il n’y a donc pas de circuit comportant
deux arcs. De même la calcul de [M] 4 montrerait que ses éléments M(i,i) sont tous nuls car dans cet
exemple il n’y a pas de circuit comportant quatre arcs.

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2.3.5- Organigramme

Figure 11 Organigramme d'analyse de fabrication.

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