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Capes externe Physique-Chimie

PHYSIQUE
Deuxième partie

RAPPELS DE COURS ET AUTOCORRECTIFS

Guy Le Parc
Daniel Thouroude
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Sommaire Tome 2

Chapitre 4
Optique géométrique…………………………….…page 3

Chapitre 5
Electromagnétisme………………..............................page 37

Chapitre 6
Ondes…………….............................……………......page 87

Chapitre 7
Mécanique des systèmes; mécanique des
fluides......................................................………..….page 129

Chapitre 8
Optique ondulatoire.......................................….…….page 179

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Chapitre 4

Optique géométrique

Guy Le Parc

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Sommaire

I –Lois de l’optique géométrique page 5


1. Approximation de l’optique géométrique
2. Lois de base de l’optique géométrique
3. Réflexion. Réfraction

II –Formation des images dans les conditions de Gaus page 9


1. Sources de lumière
2. Objet, image
3. Approximation de Gauss

III - Lentilles minces dans l’approximation de Gauss page 11


1. Les lentilles minces
2. Construction de l’image d’un objet
3. Relations de conjugaison
4. Grandissement

IV - Miroirs sphériques dans l’approximation de Gauss page 20


1. Les miroirs sphériques
2. Construction de l’image d’un objet
3. Relations de conjugaison
4. Grandissement

V - L’œil : système optique page 26


1. Coupe de l’oeil
2. Modélisation de l’oeil
3. L’œil normal
4. Principaux défauts de l’oeil
5. Correction des défauts

Corrigé des exercices page 32

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I - Lois de l’optique géométrique

1. Approximation de l’optique géométrique


Propagation de la lumière
Les ondes lumineuses visibles par notre œil ne représentent qu’une petite partie du vaste domaine
des ondes électromagnétiques.

UV Visible IR 

10 nm 380 nm 780 nm 1 mm

La lumière se propage dans le vide, et dans les milieux transparents (air, eau, gaz, verre, etc...).
Dans le vide (et dans l’air), la vitesse de la lumière est c = 3,00.108 m.s-1.
Par contre la vitesse de la lumière dans un milieu transparent dépend du milieu dans laquelle elle
se propage.

Expérience
Réalisons l'expérience suivante: le faisceau d’un laser traverse un trou circulaire.
Si la lumière se propageait en ligne droite nous devrions observer un point lumineux sur l’écran ;
or, nous observons sur l'écran une figure de diffraction.

Ouverture
Ecran
circulaire

Laser

Figure de diffraction

Ce phénomène se produit lorsque l'ouverture par laquelle passe la lumière est de petite taille.
Le phénomène de diffraction met donc en défaut le principe de propagation rectiligne de la
lumière dans un milieu homogène.
Approximation de l’optique géométrique
Si les dimensions des milieux traversés par la lumière varient peu à l’échelle de la longueur
d’onde, on néglige l’aspect ondulatoire.
Exemple : le diamètre d’une lentille est très supérieur à la longueur d’onde d’un laser hélium-
néon (633 nm).
On utilise la notion de rayon lumineux qui est un modèle.

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2. Lois de base de l’optique géométrique
Propagation rectiligne
La lumière se propage de façon rectiligne dans les milieux homogènes et isotropes. Les rayons
lumineux sont des droites.

Expérience
Observons la lumière provenant d’un laser qui traverse une cuve remplie d’eau et de sel non
mélangé.

La lumière se propage en ligne droite dans l’air mais pas dans le mélange d’eau et de sel.

Principe du retour inverse


La trajectoire suivie par la lumière ne dépend pas du sens du parcours.

Principe d’indépendance
Dans un faisceau lumineux, les rayons lumineux peuvent être traités indépendamment les uns des
autres.

3. Réflexion. Réfraction
Lois de Snell-Descartes
normale
rayon incident rayon réfléchi

i
i r
1
milieu d'indice n : air
1

i
2
rayon réfracté
milieu d'indice n : eau
2

1. L'angle d'incidence i1 et l'angle de réflexion ir (angle entre la normale et le rayon réfléchi)


sont égaux : i1  ir .
2. Le rayon incident, le rayon réfléchi et le rayon réfracté sont dans le plan d'incidence. Le
plan d'incidence est le plan contenant le rayon incident et la normale au point d'incidence.
3. L'angle d'incidence i1 et l'angle de réfraction i2 (angle entre la normale et le rayon réfracté)
sont liés par la relation : n1 sin i1  n2 sin i2 .

Conséquences : un rayon lumineux perpendiculaire à la surface de séparation des deux milieux


n'est pas dévié (i1 = 0 => i2 = 0).
Si la lumière passe d'un milieu à un autre, d'indice plus grand, (par exemple : passage de l'air dans
l'eau), i2 sera plus petit que i1 et donc le rayon lumineux se rapprochera de la normale.

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Réflexion totale
Lorsque le milieu 1 (exemple : du verre) a un indice n1 supérieur à l’indice n2 du milieu 2 (par
exemple : de l’air), l’angle réfracté i2 est alors supérieur à l’angle incident i1.
Si l’on augmente l’angle d’incidence i1, le rayon réfracté se rapproche alors de la surface de
séparation verre-air ; lorsque l'angle d'incidence est supérieur à imax (figure 2), il n'y a plus de
rayon réfracté, le rayon incident est réfléchi par la surface de séparation: c'est le phénomène de
réflexion totale.

n1 sin imax  n2 sin  n2
2

verre verre

i i rayon réfléchi i rayon réfléchi


max r i >i r
1 max

rayon incident rayon incident

rayon réfracté
i
2

air air
(figure 2)

Cas du miroir plan


En utilisant les lois de la réflexion on peut déterminer l’image d’un objet AB.
L'image A'B' est symétrique de l'objet AB par rapport au plan du miroir. L’image a même taille
que l’objet.

B B’

A
O A’

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Exercice 1
On considère un prisme d'angle A, transparent, homogène et isotrope d'indice n plongé dans l'air
d'indice 1. Les angles apparaissent sur la figure 1 et correspondent aux conventions
traditionnelles.

Fig. 1 : Vue en coupe du prisme perpendiculairement à son arête.

1. Montrer qu'un rayon incident pénètre forcément dans le prisme.


2. Ecrire les lois de Descartes aux points I1 et I2.
3. Montrer la relation entre les angles A, r1 et r2.
4. Définir l'angle de déviation, noté D, et l'exprimer en fonction des angles A, il et i2.
5. On constate expérimentalement que l'angle D prend une valeur minimum Dm lorsque l'on fait
varier l'angle d'incidence il.
Montrer que lorsque D = Dm alors il = i2= im et rl = r2.
Exprimer l'indice n en fonction de A, Dm.

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II - Formation des images
dans les conditions de Gauss
1. Sources de lumière
Sources primaires
Tout corps solide porté à haute température émet de la lumière (filaments chauffés à haute
température, le Soleil, …).
A faible pression, de nombreux gaz, subissant par exemple une décharge électrique, émettent de
la lumière. Les lasers sont aussi des sources de lumière.

Sources secondaires
Tout corps éclairé qui diffuse la lumière est une source secondaire. Les sources secondaires
n’émettent pas de lumière.
Exemples : ciel, Lune, gomme posée sur la table, …

2. Objet, image
Le montage utilisé pour obtenir une image sur un écran à partir d’une lentille convergente
comprend un banc d’optique sur lequel on place une lampe avec lettre objet (ici P), un
diaphragme, une lentille et un écran.

Lampe
avec lettre- Diaphragme Lentille
objet P Ecran

Banc d’optique

La lettre P est l’objet ; l’image est obtenue sur l’écran.


On représente ce montage par un schéma où AB représente l’objet et A’B’ l’image.
La lentille est le système optique. L’axe passant par le centre O de la lentille est l’axe optique.
Définissons le stigmatisme et l'aplanétisme.
Stigmatisme pour un point B à travers un système optique
Un faisceau conique incident de sommet B donne, à travers le système, un faisceau conique
émergent dont le sommet B’ est appelé image de B (voir schéma suivant).

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B

B’

Aplanétisme pour un objet AB à travers un système optique


Il y a aplanétisme si pour tout objet AB plan et perpendiculaire à l’axe optique, son image A’B’
est plane et perpendiculaire à l’axe optique (voir schéma suivant).

O A’
A

B’

Réel, virtuel
Objet réel : les rayons issus de l’objet (ici B) se dirigent vers le système optique.

Image réelle : les rayons sortant du système optique se dirigent tous vers l’image (ici B’).

B
Image réelle

O A’
A
Objet réel
B’

B’
Image virtuelle : les rayons sortant du système
optique semblent tous provenir d’une image
(voir ci-contre )°.
B

Objet virtuel : les rayons arrivant sur le


.F A O F’
A’
système optique se dirigent vers l’objet. Image virtuelle

3. Approximation de Gauss
Dans les conditions de Gauss, les rayons sont peu inclinés par rapport à l’axe optique et peu
écartés de l’axe. Les conditions de Gauss sont réalisées pratiquement dans les montages en
utilisant un diaphragme.
Conséquence de l’approximation de Gauss sur le stigmatisme : le stigmatisme est approché pour
tout point.
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III - Lentilles minces
dans l’approximation de Gauss
1. Les lentilles minces
Une lentille sphérique est constituée d'un milieu transparent (le plus souvent du verre) limité par
deux calottes sphériques. Certaines lentilles n’ont qu’une seule face de forme sphérique, l'autre
est alors plane.
Les lentilles que nous allons étudier ont une épaisseur e faible par rapport aux rayons des calottes
sphériques ; ce sont des lentilles minces.
Il existe deux types de lentilles minces : les lentilles minces convergentes et les lentilles minces
divergentes. Ces lentilles ont un axe de symétrie: l’axe optique.

Axe de symétrie du système : axe épaisseur e


optique

Lentille convergente Lentille convergente

La lentille convergente a des bords minces tandis que la lentille divergente a des bords épais.

Symboles des lentilles minces dans les conditions de Gauss


Sur les schémas de montage, on représente les lentilles par les symboles suivants.

Lentilles minces convergentes Lentilles minces divergentes

O O

Effet d’une lentille sur un faisceau


Pour une lentille mince convergente : un faisceau incident de lumière parallèle émerge d'une telle
lentille sous forme d’un faisceau convergent.

Faisceau incident

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Pour une lentille mince divergente : un faisceau incident de lumière parallèle émerge d'une telle
lentille sous forme d’un faisceau divergent.

Faisceau incident

Caractéristiques des lentilles


Le centre optique
L'axe optique rencontre la lentille en un seul point O appelé centre optique.
Tout rayon passant par le centre optique d'une lentille ne subit aucune déviation.

Le foyer principal image F’


Le foyer principal image F’ d’une lentille convergente est le point de l'axe optique où convergent
les directions de tous les rayons lumineux incidents parallèles à l'axe optique.

F
O ’

L'axe optique étant orienté dans le sens de parcours de la lumière, la valeur algébrique OF' est
positive, elle est appelée distance focale de la lentille et est notée f’ : f '  OF' .
Lorsque les rayons incidents sont parallèles entre eux (ils proviennent d'un point objet situé à
l'infini) sans être parallèles à l’axe optique, le point image est alors situé dans le plan focal image,
c’est-à-dire le plan perpendiculaire à l’axe optique contenant le foyer image.

F’
O

Le foyer principal image F’ d’une lentille divergente est le point de l'axe optique d’où semblent
« sortir » tous les rayons lumineux émergents.
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F’
O

L'axe optique étant orienté dans le sens de parcours de la lumière, la valeur algébrique OF' est
négative, c’est la distance focale de la lentille notée f’ : ’ f '  OF' .
Le plan perpendiculaire à l'axe optique et contenant F’ est appelé plan focal image ; on a
représenté sa trace en pointillés sur les deux figures ci-dessus.

Le foyer principal objet F


Pour que des rayons lumineux soient parallèles à l'axe optique après passage dans la lentille, il
faut que leurs directions initiales passent par un point F situé sur l'axe optique et appelé foyer
principal objet. Les points F et F’ sont situés sur l'axe optique à égale distance du centre optique
O, on peut donc écrire en valeur algébrique : OF' = - OF .

Foyer principal objet pour une lentille convergente

F
O

Le plan perpendiculaire à l'axe optique et contenant F est appelé plan focal objet, on a représenté
sa trace en pointillés.

Foyer principal objet pour une lentille divergente

O F

Le plan perpendiculaire à l'axe optique et contenant F est appelé plan focal objet, on a représenté
sa trace en pointillés.
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Vergence d’une lentille
La vergence V d'une lentille s'exprime, en fonction de la distance focale f' , par la relation :
1
V .
f'
La distance focale étant exprimée en mètre (m), la vergence est obtenue en dioptrie ().
Elle est positive pour une lentille convergente et négative pour une lentille divergente.

2. Construction de l’image d’un objet


Quels sont les rayons utiles pour construire l’image B’ d’un point B ?
Nous disposons de trois rayons particuliers.
 Tout rayon passant par le centre optique d'une lentille ne subit aucune déviation. (1)
 Le rayon issu de B parallèle à l'axe optique sort de la lentille avec une direction passant par le
foyer image F '. (2)
 Le rayon issu de B dont la direction passe par le foyer objet F, sort de la lentille parallèle à
l'axe optique. (3)

B
(2)
(1) F’
O
F
(3)
B’

(2)
B
B’ (3)

A
.F’ O F
.
A’
(1)

3. Relations de conjugaison
Avec origine au centre O

B I +

O F A’

A F
J
B’

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Considérons les triangles ABO et OA’B’ ; ce sont des triangles semblables.

A' B ' OA '


Nous pouvons écrire :  .
AB OA

Considérons les triangles A’B’F’ et OIF’ ; ce sont des triangles semblables. Nous pouvons
A'B ' A'F ' A' B ' A' B ' A' F '
écrire : = avec OI  AB ce qui nous donne : =  .
OI OF ' OI AB OF '

A ' B ' OA ' A'B ' A'F ' OA ' A ' F ' A ' O  OF ' OA '  OF '
 et  ce qui donne :   
AB OA AB OF ' OA OF ' OF ' OF '

 OA'.OF '  OA' .OA  OF '.OA .

En divisant par : OA.OA' .F ' O , on obtient la formule de conjugaison de Descartes:


1 1 1
  .
OA' OA OF '

1 1 1
Relation de conjugaison de Descartes :   .
OA' OA f '

Avec origine aux foyers


A' B ' OJ OF 
 = 
AB AB AF 
  FA.F ' A '  OF .OF ' (relation de conjugaison de Newton)
A' B ' A ' B ' A' F ' 
 =
AB OI OF ' 

Relation de conjugaison de Newton : FA.F ' A '  OF .OF '   f '2 .

4. Grandissement
A'B'
On appelle grandissement le rapport :   .
AB

B +

O A

A

B

Considérons les triangles AB0 et OA’B’ ; ce sont des triangles semblables. Nous pouvons écrire :
A' B' AB A' B' OA' OA'
= ce qui nous donne : = soit :   .
OA' OA AB OA OA

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Les valeurs algébriques A'B' et AB sont repérées sur un axe perpendiculaire à l'axe optique de la
lentille et orienté de bas en haut sur le schéma.

Lorsque le grandissement est positif, l'image est de même sens que l'objet.
Lorsque le grandissement est négatif, l'image est renversée.
Si la valeur absolue du grandissement est supérieure à 1, la taille de l'image est supérieure à celle
de l'objet.

Le grandissement dépend, non seulement de la lentille, mais encore de la position de l'objet par
rapport à la lentille.

Exercice 2
On dispose un objet AB orthogonalement à l'axe optique d'une lentille convergente L1 de distance focale
image f '  20 cm .
Quelle doit être la valeur O1 A de la position de l'objet par rapport au centre optique O1 de L1 pour
1
que le grandissement transversal soit égal à  ?
2
2 - Quelle est alors la position O1 A ' de l'image A’B’ par rapport à O1 ?
3 – L’image est-elle réelle ou virtuelle ?
4 – Faire une construction graphique et placer l’objet AB et l’image A’B’.

Exercice 3
Deux lentilles minces convergentes L1 et L2 , dont les axes coïncident ont pour caractéristique
respectives :
centres : O1 et O2, foyers objets : F1 et F2, foyers images : F1’ et F2’,
Elles sont à une distance telle que F1 ' F2 = 0 .

O F'1 O
1 2

F
2

Un rayon arrive sur L1 tout en étant parallèle à l’axe optique ; tracer le rayon entre L1 et L2 puis
après la lentille L2.

Exercice 4
L’axe (x′x) d’un banc d’optique est orienté dans le sens de parcours de la lumière.
On notera O1 le centre de la lentille (L1) convergente, A et A′ les points sur l’axe optique d’un
objet lumineux transverse AB et de son image A′B′ par l’instrument.
La lentille convergente (L1) de centre O1 a une distance focale f1’.On exprimera f1' à 0,1 cm près.
1. Méthode d’autocollimation
a. Décrire la méthode expérimentale dite « d’autocollimation » qui permet de mesurer la distance
focale d’une lentille mince convergente.

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b. Quand l’image A′B′ de l’objet AB est obtenue par cette méthode, la distance mesurée objet-
lentille est de 20,2 cm. Les incertitudes absolues de lecture sur l’axe et de mise au point de
l’image étant au total évaluées à 0,5 cm, exprimer la distance focale f1' de (L1).
2. Formule de conjugaison de Descartes
L’objet réel AB placé à 35,0 cm de la lentille (L1) donne une image nette A′B′ de cet objet sur un
écran (E) situé à 46,5 cm de la lentille.
Déterminer la distance focale f1' de cette lentille. L’incertitude absolue est égale à : f1'  0,3 cm .

Exercice 5
I – On éclaire une lentille convergente L 1 de distance focale f1' à l'aide d'un collimateur réglé à
l'infini. L'image du réticule du collimateur (réticule équivalent à un objet placé à l’infini) est reçue
sur un écran placé en A1.
Donnée : f1' = 10 cm.

L1 Ecran

O1 A1

Exprimer et calculer O1A1 .

 
II - Devant la lentille Ll, à une distance d d  O 2 O1 , on place une lentille convergente L2 de
distance focale f 2' à déterminer. On constate que pour retrouver une image nette du réticule, il
faut déplacer l'écran E de A1A 2 .

 L2
1) Compléter le schéma suivant : ......  L1
 .......   A2 
2) Placer le foyer F’1 de la lentille L1 et tracer la marche d'un faisceau de rayons issus du
collimateur (sur le schéma en annexe).

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Ecran
L2 L1

O2 O1 A1 A2

3) Rappeler la formule de conjugaison de Newton avec origine aux foyers.

4) Appliquer cette formule pour exprimer et calculer la distance focale f 2' de la lentille L2 en
fonction de f1' , d et A1A 2 . Données : d = 50 cm ; A1A 2 = 5 cm ; f1' = 10 cm.

5) Que devient l'expression précédente lorsque d  f1' (méthode de Badal) ?

'
6) Quelle limitation sur f 2 impose la méthode de Badal quand elle est appliquée à une lentille
convergente L2 et quand l'observation se fait sur un écran ?

Par quoi faudrait-il remplacer l'écran d'observation E pour s'affranchir de cette limitation ?

III - On recommence l'expérience précédente en remplaçant la lentille convergente L2 par une


f'
lentille divergente L3 de distance focale 3 inconnue.

La lentille L3 étant placée à D  O 3 O1 devant la lentille LI et l'écran E étant initialement en A 1 ,


on doit maintenant déplacer E de A1A 3 = 10 cm pour retrouver une image nette du réticule.

1) Tracer la marche d'un faisceau de rayons issus du collimateur (schéma en annexe).

Ecran
L3 L1

A3
O3 O1 A1

2) Exprimer et calculer la distance focale f 3' de la lentille L3 en fonction de f1' , D et A1A 3 .

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Données : D = 20 cm ; A1A3 = 5 cm ; f1' = 10 cm.

3) Que devient l'expression précédente lorsque D  f1' (méthode de Badal) ?

4) Existe-t-il une limitation de la méthode de Badal quand elle est appliquée à une lentille
divergente ?

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IV - Miroirs sphériques
dans l’approximation de Gauss
1. Les miroirs sphériques
Il existe deux types de miroirs sphériques : les miroirs concaves et les miroirs convexes.
Ces miroirs ont un axe de symétrie: l’axe optique.

face réfléchissante face réfléchissante

C C
rayon R rayon R

Miroir concave Miroir convexe

Le miroir concave est convergent ; le miroir convexe est divergent.

Symboles des miroirs sphériques dans les conditions de Gauss


Sur les schémas de montage, il sera plus simple de représenter les miroirs par les symboles
suivants.

Miroir concave Miroir convexe

Effet d’un miroir convergent sur un faisceau


Un faisceau incident de lumière parallèle émerge sous forme d’un faisceau convergent.

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Faisceau incident

Effet d’un miroir divergent


Un faisceau incident de lumière parallèle émerge sous forme d’un faisceau divergent.

Faisceau incident

Caractéristiques des miroirs


L'axe optique rencontre le miroir en un point S appelé sommet du miroir.
Le centre du miroir C est situé à la distance R du sommet S

Rayon R Rayon R
C S S C

Miroir concave Miroir convexe

Le foyer F d’un miroir convergent

Le foyer F est le point de l'axe optique où convergent les directions de tous les rayons lumineux
CS
incidents parallèles à l'axe optique : FS   f .
2

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F S

Le foyer F d’un miroir divergent

Le foyer principal image est le point de l'axe optique d’où semblent « sortir » tous les rayons
lumineux émergents.
Les foyers objet et image du miroir sphérique sont confondus et de même nature.
SC
On a : SF   f .
2

F
S ’

On appelle distance focale les distances SF et SF’.


Le plan perpendiculaire à l'axe optique et contenant F est appelé plan focal ; on a représenté sa
trace en pointillés sur les deux figures ci-dessus.

2. Construction de l’image d’un objet


Quels sont les rayons utiles pour construire l’image B’ d’un point B ?
Nous disposons de trois rayons particuliers :
 Tout rayon passant par le centre du miroir ne subit aucune déviation.
 Le rayon issu de B parallèle à l'axe optique sort avec une direction passant par le foyer F.
 Le rayon issu de B dont la direction passe par le foyer F, sort parallèle à l'axe optique.

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(2)
B

(3)
A’
A C F S

B’
(1)

Miroir concave

(2)
B
(1)
(3)
B’

A S A’ F C

Miroir convexe

3. Relations de conjugaison
Avec origine aux foyers

B I

A’ F S
A C
J
B’

En considérant les propriétés des triangles semblables :

A'B' SJ SF 
 = 
AB AB AF  SF A ' F
 =
A'B' A'B' A'F  AF SF
 =
AB SI SF 

Relation de conjugaison de Newton : . ′= ².

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Avec origine au centre.
CS CS
FA  FC  CA  CA  ; FA '  FC  CA '  CA '  .
2 2
2
 CS  CS   CS  CS CS
FA.F ' A '  SF
2
  CA  

CA '       CA.CA '  CA '  CA 0.
 2  2   2  2 2

CS
En divisant par : CA.CA '. , on obtient la formule de conjugaison avec origine au centre.
2

1 1 2
Relation de conjugaison avec origine au centre :   .
CA ' CA CS

Avec origine au sommet


1 1 2
Relation de conjugaison avec origine au sommet :   .
SA ' SA SC

4. Grandissement
A'B'
On appelle grandissement le rapport :   .
AB

A’
A C F S

B’

Considérons les triangles ABC et CA’B’ ; ce sont des triangles semblables.

A' B' CA' CA'


Nous pouvons écrire : = soit :   .
AB CA CA

SA'
On en déduit :    .
SA
Lorsque le grandissement est positif, l'image est de même sens que l'objet.
Lorsque le grandissement est négatif, l'image est renversée.
Si la valeur absolue du grandissement est supérieure à 1, la taille de l'image est supérieure à celle
de l'objet.

Exercice 6
On réalise l’objectif d’un télescope de type Cassegrain en associant deux miroirs sphériques :
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24 1-5250-TE-PA-02-17
- un miroir sphérique concave (M1), appelé miroir primaire, de sommet S1, de centre C1, de foyer F1 et
de rayon R1  S1C1 .
- un miroir sphérique convexe (M2), appelé miroir secondaire, de sommet S2, de centre C2, de foyer F2 et
de rayon R2  S2C2 .

Le miroir (M1) comprend une petite ouverture centrée en S1 pour permettre le passage de la lumière après
réflexion sur (M1) puis sur (M2).

Le miroir (M2) est de petite dimension, afin de ne pas obstruer le passage de la lumière tombant sur le
miroir primaire.
1. Où doit se situer l’image A′B′ de la Lune après réflexion sur (M1), afin que le miroir sphérique convexe
(M2), caractérisé par S2, C2 et F2, en donne une image réelle A″B″ ?
2. Déterminer la position du foyer image F′, de l’association des miroirs (M1) et (M2), en exprimant S2 F '
en fonction de R1, R2 et d  S2 S1 .

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 25
V - L’œil : système optique

1. Coupe de l’oeil

Cristallin
Humeur vitrée

Iris Rétine

Humeur aqueuse
Nerf optique
Pupille

Cornée

6 mm 17 mm
 La cornée et l’humeur aqueuse constituent la surface bombée qui sépare l’œil du milieu
extérieur.
 Le cristallin est souple et relié à des ligaments.
 L’iris : cloison en forme de disque coloré présentant en son centre une ouverture circulaire de
diamètre variable, la pupille.
 La rétine : membrane mince située au fond de l’œil ; elle est constituée de cellules nerveuses
sensibles à la couleur et à l'intensité lumineuse.

2. Modélisation de l’oeil
La cornée, l’humeur aqueuse et le cristallin se comportent comme une lentille.
La rétine fait office d'écran sur lequel se forme l'image nette de l'objet observé. Elle est placée
approximativement à 17 mm du cristallin.
En avant du cristallin, un diaphragme appelé pupille (2 - 8 mm de diamètre), limite la quantité de
lumière incidente.

Fond de l'oeil
Ecran

Cristallin lentille

modélisé par

Iris Diaphragme

L’œil est un système optique qui peut être modélisé par un diaphragme, une lentille et un écran.
_______________________________________________________________________________________
26 1-5250-TE-PA-02-17
3. L’œil normal

a. Vision d’un œil normal


En optique, on assimile l’œil à une lentille mince convergente munie d’un diaphragme et derrière
laquelle se trouve un écran à une distance fixe de l’ordre de 16 à 18 mm,.
Dans l’œil la position de "l’écran" (la rétine) est fixe par rapport à la "lentille" (l’ensemble
cornée, humeur vitreuse, cristallin).
L'image doit toujours se former à la même distance de la lentille même lorsque la distance entre
l'objet observé et l'œil varie.
L’écran ne pouvant se déplacer, il faut que la distance focale de l'œil change: on a une lentille
adaptative.
Le cristallin est une lentille souple qui peut être déformée et devenir ainsi plus ou moins
convergente. On dit que l’œil accommode pour que l’image se forme toujours sur la rétine.

L'œil accommode d'autant plus qu'il observe un objet proche.


Lorsque l’œil n’accommode pas, le cristallin est ‘‘aplati’’ et peu convergent.

Objet proche : Le cristallin est plus convergent (plus bombé).

B 17 mm
Iris
A'

A B'
Cristallin Rétine

Diaphragme
Ecran
Œil réduit B
F’

Objet plus éloigné : Le cristallin est moins convergent et moins bombé.


17 mm
B Iris
A'
B'
A
Cristallin Rétine

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 27
Œil réduit Diaphragme
Ecran
B
F’

b. Zone de vision nette d’un œil normal (ou emmétrope)


Grâce aux déformations du cristallin, l’œil peut voir nettement des objets situés à des distances
très variables.
Mais ces distances doivent rester entre deux limites (qui correspondent aux limites de
déformations du cristallin).
La limite éloignée c’est-à-dire le point vu nettement sans accommoder est le punctum
remotum (PR).
La limite proche c’est-à-dire le point vu nettement en accommodant au maximum est le
punctum proximum (PP).

Zone de vision en profondeur (champ visuel)


PR
PP

Zone de vision nette oeil

Expérience : placez votre main à environ 40 cm de l’œil puis approchez-là progressivement de


l’œil. A partir de quelle distance de l’œil les contours de la main deviennent-ils flous ?
Quel est le punctum proximum correspondant à votre œil ?

Positions du punctum proximum et du punctum remotum pour un œil normal

Le punctum remotum est situé à l’infini. L’œil normal voit net à l’infini sans accommoder.
PR à l'infini
PP (environ 15 cm)

Zone de vision nette oeil

Le punctum proximum dépend des individus et de l’âge mais se situe environ à une quinzaine de
centimètres. L’œil voit net en accommodant au maximum.

c. Champ angulaire de l'œil :


C'est l'ensemble des points de l'espace objet vus nettement par l'œil.
L'œil étant mobile dans son orbite, le champ angulaire est défini par un cône de sommet l'œil et
d'angle total au sommet compris entre 40° et 50°. Cela nous oblige (par rapport à 180°…) à
bouger en permanence la tête.

d. Limite de résolution angulaire de l'œil :


La structure granulaire de la rétine limite la capacité de l'œil à distinguer des détails.

_______________________________________________________________________________________
28 1-5250-TE-PA-02-17
Pour que deux images ponctuelles soient séparées, il faut qu'elles se forment sur deux cellules
séparées par une troisième. Cette faculté de l'œil à séparer deux points se nomme pouvoir
séparateur (ou acuité visuelle).
Deux objets ponctuels ne seront vus séparés l'un de l'autre que si leur diamètre apparent, c'est-à-
dire l'angle sous que lequel l'œil les observe, est supérieur à une valeur minimale  appelée limite
de résolution angulaire.
L’usage veut que l’on prenne :  = 4.10-4 rad .

4. Principaux défauts de l’oeil

a. L’œil myope
L’œil myope est trop convergent.
Son punctum remotum n’est plus à l’infini mais à quelques dizaines de centimètres de l’œil.
PR PP

Zone de vision nette oeil

Remarque : le punctum proximum se rapproche lui aussi de l’œil.

Il en résulte pour les myopes une


impossibilité de voir net un objet éloigné.

En effet l’image d’un objet éloigné (situé à


l’infini) se forme non plus sur la rétine mais
avant celle-ci.

La profondeur de l’œil augmente avec la croissance : ce défaut s’aggrave avec la croissance ;


l’œil est trop long.

b. L’œil hypermétrope
L’œil hypermétrope n’est pas assez convergent (ou manque de profondeur).

Son punctum proximum est "très éloigné" de l’oeil.


PR PP

Zone de vision nette


oeil

Il en résulte pour les hypermétropes une impossibilité de voir net un objet proche.
En effet l’image d’un objet proche se forme non plus sur la rétine mais après celle-ci.

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 29
Remarque
Une personne hypermétrope est obligée
d’accommoder en permanence (ce qui
fatigue l’œil) même pour voir un objet
éloigné, sans quoi l’image de cet objet se
forme après la rétine.

Attention : ne surtout pas dire qu’un œil hypermétrope est divergent. L’œil, quels que
soient ses défauts, ne l’est jamais.

c. L’œil presbyte
Le cristallin d’un œil presbyte a perdu une partie de son élasticité. Il ne peut donc plus
accommoder autant qu’un œil normal.
Son punctum remotum est toujours situé à l’infini (le presbyte observe nettement à l’infini sans
accommoder).
Mais son punctum proximum est éloigné de l’œil (le presbyte n’arrive plus à accommoder assez
pour voir les objets proches)
PR à l'infini
PP

oeil
Zone de vision nette
Ce défaut apparaît inéluctablement avec l’âge (les presbytes tiennent leur journal à bout de
bras…).
d. L’œil astigmate
L'astigmatisme empêche de distinguer nettement certaines formes et détails ; la vision est floue
de près comme de loin.
Ce défaut est dû :
 à des inégalités de la courbure de la cornée
 et à des milieux transparents non homogènes.
Cela conduit à une moins bonne perception des lignes verticales, obliques ou horizontales, selon
les cas.

5. Correction des défauts


On corrige les défauts de l’œil avec des verres correcteurs ou des lentilles cornéennes pour
rendre les faisceaux plus ou moins convergents.

a. L’œil myope

Puisque l’œil myope est trop convergent, il faut le


rendre un peu moins convergent.
Pour cela on ajoute avant l’œil une lentille
divergente (voir activité 5) : un verre de lunette ou
une lentille cornéenne posée sur l’œil.
Cette lentille est choisie de telle sorte que l’œil sans
accommoder puisse voir net un objet à l’infini
(comme un œil normal).
_______________________________________________________________________________________
30 1-5250-TE-PA-02-17
b. L’œil hypermétrope

Puisque l’œil hypermétrope n’est pas assez convergent, il


faut le rendre un peu plus convergent.
Pour cela on ajoute avant l’œil une lentille convergente
(voir activité 6) : un
verre de lunette ou une lentille cornéenne posée sur l’œil.
Cette lentille est choisie de telle sorte que l’œil sans
accommoder puisse voir net un objet à l’infini (comme un
œil normal).
c. L’œil presbyte
Le presbyte n’a besoin d’aucune correction pour voir un objet éloigné. Mais sa rétine n’est plus
assez convergente pour voir un objet proche. Le presbyte portera donc des lunettes convergentes
pour lire (exemple : les lunettes demi lune portées sur le bout du nez)

Exercice 7
I - L’image par l’œil myope, d’un objet à l’infini se forme à 16 mm du cristallin (du centre
optique de la lentille) alors que la rétine est à 17 mm du cristallin. Cet œil est donc trop
convergent.
1 – Quelle est la vergence V de la lentille modélisant le cristallin ?
2– Faut-il augmenter ou diminuer la distance focale en corrigeant l’œil ?
3- Quelle doit être la nouvelle distance focale de l’œil corrigé avec une lentille cornéenne ?
4- Quelle doit donc être la nouvelle vergence Vtot de l’œil corrigé avec une lentille cornéenne ?
5 – Sachant que la vergence de deux lentilles accolées est équivalente à la somme des vergences
des deux lentilles : Vtot  V  V2 , quelle est la vergence de la lentille cornéenne qu’il faut ajouter
pour corriger l’œil ?
6 - Comment diminuer la convergence ?

II - L’image par l’œil hypermétrope, d’un objet à l’infini se forme à 18,5 mm du cristallin (du
centre optique de la lentille) alors que la rétine est à 17 mm du cristallin. Cet œil n’est donc pas
assez convergent. Reprendre les mêmes questions que dans le I.

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 31
Corrigé des exercices
Exercice 1
1. L’indice du prisme est supérieur à celui de l’air donc le rayon pénètre nécessairement dans le
prisme.
2. Aux points I1 et I2, les lois de Descartes s’écrivent : sini1  nsinr1  et sini2   nsinr2 
   
3. Relation entre les angles A, r1 et r2 : A    r1     r2     A  r1  r2 .
2  2 
4. L'angle de déviation, noté D, s'exprime par : D  (i1  r1 )  (i2  r2 )  D  i1  i2  A .
5. 1ère méthode : sur la courbe donnant D en fonction de i1, on s’aperçoit qu’il existe deux
valeurs i1 et i’1 donnant la même déviation (principe du retour inverse de la lumière) ; sur la
courbe, on constate alors que la déviation est minimale pour i1 = i2.

D1
Dm

i1 i’1 i

2ème méthode :
dD di
D  i1  i2  A   1  2 ; il y a donc un extremum pour D lorsque : di1 = - di2 .
di1 di1
En différenciant les lois de Descartes : cosi2 di2  ncosr2 dr2 et cosi1di1  ncosr1 dr1 ;

D’autre part : A  r1  r2  dr1 = - dr2 .

cosi1 cosr1
Ce qui donne :  ce qui, compte tenu des lois de Descartes n’a pour seule solution
cosi2  cosr2 
que : i1 = i2 = im et r2 = r1 = rm avec sinim   nsinrm .

 D  A
sin  m 
sin  im   2 
La valeur de D est alors Dm  2im  A et A  r1  r2  2 rm d’où : n   n .
sin  rm   A
sin  
2

Exercice 2
1 1 1
1. La relation de conjugaison de Descartes s’écrit :   ; le grandissement est donné
O1 A ' O1 A f '
A ' B ' O1 A ' 1 2 1 1 3
par :      alors O1 A  2 O1 A ' et     : O1 A  3 f   60 cm
AB O1 A 2 O1 A O1 A f  O1 A

1 3f
2. O1 A '   O1 A   30 cm .
2 2

_______________________________________________________________________________________
32 1-5250-TE-PA-02-17
3. L’image est réelle.
4. Construction graphique :

B
F’
A O A’
- 60 - 40 - 20 20 40 60

B’
Echelle : 1 graduation correspond à 10 cm

Exercice 3

F'
O1 1 O2
F2

Le rayon arrivant sur L1 en étant parallèle à l’axe optique passe par le foyer F1’ de la lentille L1 ;
comme il passe au foyer F2 de la lentille L2 il ressort parallèle à l’axe optique.

Exercice 4
1. Méthode d’autocollimation
a. Décrire la méthode expérimentale dite « d’autocollimation » qui permet de mesurer la distance
focale d’une lentille mince convergente.
La méthode d'autocollimation nécessite une lentille (L1), une source lumineuse et un miroir plan
(M). L'objectif de la méthode est de placer l'image de la source par le système (L1 + M) dans le
même plan que la source. Quand ceci est réalisé, la distance entre la source et la lentille (L1) est
égale à la distance focale de la lentille.
b. Comme f1'  AO1 , on a donc f1' = 20,2 cm avec f1'  0,5 cm .
2. Formule de conjugaison de Descartes
1 1 1 O A'.O1A
D’après la formule de conjugaison de Descartes:   ' , ce qui donne : f1'  1
O1A' O1A f1 O1A  O1A'
A.N. : f1'  20,0 cm avec f1'  0,3 cm .

Exercice 5
I – O1A1  f1' . A.N.: f1' = 10 cm. L1 Ecran


L2
II - 1) Schéma :   L1
 F2'   A2 
O1 A1

2) Marche d'un faisceau de rayons issus du collimateur :

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 33
L1
L2 Ecran

O1 F’1 A2
O2

 
2
3) Formule de conjugaison de Newton avec origine aux foyers : FA.F' A '   f ' .

 
4) F1F2' .F1' A 2   f1'
2
 F1F2' .A1A 2   f1' 
2

1 1  O1O 2  O 2 F2 .A1A 2   f1
 FO ' '
  
2

   
2
soit : f1'  d  f 2' .A1A 2   f1' .

La distance focale de la lentille L2 s’exprime par : f 2' d f1' 


f 1
' 2

. A.N. : f2' = 0,20 m.


A1A 2

5) Lorsque d  f1' (méthode de Badal) : f 2' 


f  1
' 2

.
A1A 2

f 
2
'
1
6) Il faut que l’image soit réelle  A 2 A1  f1'   f1'  f 2'  f1' .
A1A 2

Il faudrait- remplacer l'écran d'observation E par un viseur.


III - 1) Marche d'un faisceau de rayons issus du collimateur :
Ecran
L3 L1

O1 A3
O3
F’1

1 3 .A1A3    f1 
2) F1F3' .F1' A 3    f1'   FF 
1 1  O1O3  O3 F3 .A1A 3    f1  
2 2 2
' '
 FO ' '

soit :  f1'  D  f3'  .A1A3    f1'  .


2

f 
2
'

. A.N. : f 2'  0,10 m .


1
La distance focale de la lentille L3 s’exprime par : f  D  f 3
'
1
'

A1A 3

_______________________________________________________________________________________
34 1-5250-TE-PA-02-17
f 
2
'

f1'
1
3) Lorsque D  (méthode de Badal) : f 3
'
 .
A1A 3

4) Pas de limitation de la méthode de Badal quand elle est appliquée à une lentille divergente .

Exercice 6
1. L’image A′B′ de la Lune après réflexion sur (M1) donnera une image réelle A″B″ si A’ est
situé entre F2 et S2.
2. L’image intermédiaire est au foyer principal F1 du miroir M1 .
M1
La relation de conjugaison appliquée au miroir M 2 s’écrit   M2
F1  
F' : 
1 1 2 R
  avec : S 2 F1  S 2 S1  S1F1  d  1
S 2 F ' S 2 F1 S 2C2 2

 R 
R2  d  1 
1 2 1 2
    S2 F '   .
S2 F ' R2 d  R1 2d  R1  R2
2
Exercice 7
I - 1 – La vergence V d'une lentille s'exprime, en fonction de la distance focale f', par la relation :
1
V . Application numérique : V = 62,5 .
f'
2– Il faut augmenter la distance focale en corrigeant l’œil puisqu’il est trop convergent.
3- La nouvelle distance focale de l’œil corrigé avec une lentille cornéenne doit correspondre à la
distance de la rétine au cristallin soit 17 mm.
1
4 - Nouvelle vergence de l’œil corrigé avec une lentille cornéenne : Vtot  ' .
ftot
Application numérique : Vtot = 58,8 .
5 – Sachant que la vergence de deux lentilles accolées est équivalente à la somme des vergences
des deux lentilles :
Vtot  V  V2 , la vergence de la lentille cornéenne qu’il faut ajouter pour corriger l’œil aura pour
valeur : V2  Vtot  V . Application numérique : V = - 3,7 .
6 - Il faut diminuer la vergence ; il faut ajouter une lentille divergente.
1
II - 1 – V  . Application numérique : V = 54,0 .
f'
2– Il faut diminuer la distance focale en corrigeant l’œil puisqu’il n’est pas assez convergent.
3- La nouvelle distance focale de l’œil corrigé avec une lentille cornéenne doit correspondre à la
distance de la rétine au cristallin soit 17 mm.
1
4- Nouvelle vergence de l’œil corrigé avec une lentille cornéenne : Vtot  ' .
ftot
Application numérique : Vtot = 58,8 .
5 – Vtot  V  V2 , la vergence de la lentille cornéenne qu’il faut ajouter pour corriger l’œil aura
pour valeur : V2  Vtot  V . Application numérique : V = 4,0 .
6 -Il faut augmenter la vergence ; il faut ajouter une lentille convergente.

_______________________________________________________________________________________
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_______________________________________________________________________________________
36 1-5250-TE-PA-02-17
Chapitre 5

Electromagnétisme

Guy Le Parc

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 37
Sommaire

I - Electrostatique.........................................................................................page 39
1. Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle
2. Champ électrostatique créé par une distribution de charges
3. Recherche directe du champ électrostatique.
4. Potentiel électrostatique ; circulation du champ électrostatique
5. Flux du champ électrostatique ; théorème de Gauss

II - Magnétostatique...................................................................................................page 52
1. Le champ magnétique
2. Distribution de courant ; vecteur densité de courant
3. Le champ magnétostatique créé par un courant ; loi de Biot et Savart
4. Flux du champ magnétostatique
5. Circulation du champ magnétostatique ; théorème d’Ampère.

III - Induction...............................................................................................page 65
1. La force de Laplace
2. Le phénomène d’induction électromagnétique

Corrigé des exercices...................................................................................page 74

_______________________________________________________________________________________
38 1-5250-TE-PA-02-17
I - Electrostatique

1. Champ électrostatique créé par une charge ponctuelle

a. Interaction de deux charges ponctuelles : loi de Coulomb


L’électrostatique étudie les interactions entre les particules chargées immobiles dans un repère
donné.
Loi de Coulomb
Dans le cas de deux charges ponctuelles q et q’ placées en A et B, la force d'interaction
 1 qq'  
électrostatique exercée par q sur q’ a pour expression: FAB  u AB   FB A
40 r 2
1
où 0 est la permittivité diélectrique du vide (  9.109 SI ) et r la distance entre les charges.
4 0
q et q’ en C (Coulomb); r en m.

FAB
B
AB = r
q’
 A
FB A q
Cas où q et q’ de mêmes signes

 B
FAB
q’

AB = r

FB A
A
q
Cas où q et q’ de signes opposés

Analogie : la loi de la gravitation universelle de Newton permet d’obtenir l’expression du champ


 m 
gravitationnel créé par cette masse ponctuelle en un point M : g  G 2 u r .On remarque que les
r
1 
deux champs sont en 2 u .
r
Cette analogie entre gravitation et interaction électrostatique n’est cependant pas totale puisque le
champ gravitationnel est attractif alors que le champ électrostatique est attractif ou répulsif.

b. Champ créé en M par une charge ponctuelle q placée en un point O


On considère une charge ponctuelle q placée en un point O.
Si une charge ponctuelle q’ était placée en M à une distance r de M, elle subirait la force
 1 qq'     
d’interaction électrostatique : F  u qui peut s’écrire : F  q'  1 q2 u   q' E ; u
4 0 r 2
 4  0 r 
est un vecteur unitaire.
_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 39
Si l’on retire la charge q’ il existera toujours en M, du fait que la charge q est placée en O, un

champ, appelé champ électrostatique E , comme il existe un champ gravitationnel en tout point
placé à proximité de la Terre.

Par définition, le champ électrostatique créé en M par une charge ponctuelle q placée en O
 1 q 
s’exprime par : E  u.
40 r 2

E
M 
OM = r E M
 
O u O u r
q Cas où q est positive q
Cas où q est négative

Le champ est tangent de manière continue à des courbes appelées lignes de champ ; celles-ci
peuvent être visualisées en saupoudrant des grains de semoule à la surface d’un liquide par
exemple.

q>0 q<0

2. Champ électrostatique créé par une distribution de charges

a. Principe de superposition : additivité des champs  


Si dans une région de l’espace un point M est soumis à deux champs électrostatiques E1 et E 2 , le
  
principe de superposition permet d’exprimer le champ total créé en M : E  E1  E 2 .

b. Champ créé en M par n charges ponctuelles


Champ électrostatique créé en M par deux charges ponctuelles q1 placée en O1 et q2 placée en
O2 :
 1 q1 
le champ créé en M par q1 placée en O1 s’exprime par : E1  u1 ;
4 0 r12
 1 q2 
le champ créé en M par q2 placée en O2.s’exprime par : E2  u2 .
40 r22
  
Le principe de superposition permet d’exprimer le champ total créé en M : E  E1  E 2 .
 1 q1  1 q2    
u soit : E  1  q12 u1  q22 u2   1  q2i ui .
2
On obtient : E  u 
2 1 2 2
4 0 r1 4 0 r2 4  0  r1 r2  4  0 1 ri
_______________________________________________________________________________________
40 1-5250-TE-PA-02-17
 1 n qi 
Le champ électrostatique créé en M par n charges ponctuelles s’écrira donc : E   ui .
4  0 1 ri 2

c. Champ créé en M par une distribution de charges réparties


Les distributions réparties de charges sont modélisées par des distributions volumiques,
surfaciques ou linéiques.

En électrostatique, il est toujours utile de rechercher les plans de symétrie et les invariances de la
distribution de charges.

Le champ E créé en M appartient toujours aux plans de symétrie de la distribution de
charges.

Deux plans de symétrie suffisent pour trouver la direction du champ E puisqu’il appartient
à l’intersection de ces deux plans.

La connaissance de ces plans de symétrie permettra de simplifier la recherche du champ


électrostatique.

d. Modélisation par une distribution volumique de charges


 Champ électrostatique élémentaire créé par un élément de volume
Considérons un volume chargé positivement ; la densité volumique de charges est égale à .

Le champ élémentaire dE créé en M par l’élément de volume dτ de charge dq  d  s’exprime
 1 dq  1 d  
par : dE  u u .
40 r 2
40 r 2


dE

M
 r
dτ u

  d   
Par intégration sur le volume total, on obtient ensuite : E    1 u.
 4  0 r
2

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 41
 Etude des symétries et invariances d’une sphère pleine chargée positivement en
volume

C’est un cas important que nous étudierons dans le E
paragraphe D.
r M x
Cette distribution de charges a une symétrie
sphérique ; on travaillera donc en coordonnées
sphériques (r, θ et ).
Ox
Recherche des plans de symétrie
Tout plan passant par M et contenant le centre de la
sphère O est un plan de symétrie de la distribution de
charges ;
  
E appartient donc à ces plans et donc à leur intersection  E  Eu r
Recherche des invariances
La distribution de charges est invariante par rotation suivant θ et . E ne dépend pas de θ et  :
E  E r  .
 
Le champ électrostatique est donc radial et ne dépend que de r : E  E( r )u r .

e. Modélisation par une distribution surfaciques de charges


 Champ électrostatique élémentaire
Des charges électriques positives sont distribuées uniformément (densité surfacique de charge )
sur un plan orthogonal à un axe Ox de l'espace.

Exemple : surface chargée positivement. dE

Le champ élémentaire dE créé en M par
M
l’élément de surface ds de charge dq  ds r
 1 dq  1 ds 
s’exprime par : dE  u u. 
4 0 r 2
4 0 r 2 u
Par intégration sur la surface totale, on obtient
   ds   ds
ensuite : E    1 u.
 4  0 r
2

 Etude des symétries et invariances d’un plan infini chargé positivement en surface
x 
On travaille en coordonnées cartésiennes (x, y E
et z). z
M
Recherche des plans de symétrie et y
O
d’antisymétrie
Tout plan passant par Oxy et Oxz est un plan Plan infini
de symétrie donc le champ appartient à
 
l’intersection des deux plans : E  E( x, y,z )ex .
Recherche des invariances
La distribution de charges est invariante par une translation suivant y et z ; on aura donc :
 
E  E( x )ex .

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42 1-5250-TE-PA-02-17
f. Modélisation par une distribution linéique de charges

 Champ électrostatique élémentaire

On considère un fil parallèle à l’axe Oz, portant une


Fil
 densité linéique de charge  positive.
u

r Le vecteur champ électrostatique élémentaire d E  M 
M  créé en un point M de l'espace situé à la distance r du
dE
 1 dq  1 d  
fil s’exprime par : dE  u u
40 r 2
40 r 2
Par intégration, on obtient ensuite :
  1 d   
E   u.
 4  0 r
2

 Etude des symétries et invariances d’un fil infini chargé positivement

La distribution de charges a une symétrie cylindrique ; z


on travaille donc en coordonnées cylindro-polaires.

Recherche des plans de symétrie


Quelque soit le point M, le plan MOz est plan de symétrie pour la
  


distribution de charges, de même que le plan OM ,e ..  O
r
M
E
Le champ électrostatique E appartient à ce plan en M.
  
E est donc radial, c’est-à-dire : E  E( r,,z )er .

Recherche des invariances


Il y a invariance par translation parallèle à Oz, donc E ne dépend pas de z. Il y a invariance par
rotation autour de Oz, donc E ne dépend pas de .
 
On a alors : E  E  r  er .

3. Recherche directe du champ électrostatique.

a. Expression du champ électrostatique créé par un disque de rayon R


On considère un disque de rayon R chargé positivement avec une charge surfacique σ positive ;
recherchons quel est le champ créé en un point M situé sur l’axe Ox, O étant sur l’axe du disque.

Etude des symétries de la distribution de charges : le plan MOz est plan de symétrie pour la
distribution de charges de même que le plan MOy perpendiculaire à la feuille.

Le champ électrostatique E appartient à l’intersection des deux plans, c’est-à-dire à Ox.

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1-5250-TE-PA-02-17 43
 1 ds 
Par définition, le champ élémentaire créé par un élément de segment s’écrit : dE  u.
o 2
On choisit comme surface élémentaire une couronne de rayon r : ds  2rdr .

Le champ E est la somme de ces champs élémentaires et est suivant Ox.
Projection de dE sur l'axe Ox :
  z
1 ds  
dEx  dE  e x  u  ex
o 2
  x 1 ds
u  ex  cos  avec cos    dEx  cos  
 d u
o 2

1  cos 
2
x α x
M
cos    2 O
  x2 r x 
dE
1 
2 
cos   ds
3
 dEx 
o x Disque
r x sin 
tan    dr  d  et r  x
x  cos  
2
cos 

 dEx  sin d 
2o
Soit α0 l’angle maximal de α. Par intégration sur la totalité du disque, on obtient le champ
0
    
électrostatique total : E   sin .d   1  cos 0  soit : E  2 1  cos 0  ex
0 2o 2o o

b. Expression du champ électrostatique créé par un segment


On considère un segment de longueur  chargé positivement z
avec une charge linéique  positive ; recherchons quel est le
champ créé en un point M situé sur l’axe Ox, O étant le
milieu du segment chargé. 
d u
Etude des symétries de la distribution de charges : le plan 
MOz est plan de symétrie pour la distribution de charges α
M
de même que le plan MOy perpendiculaire à la feuille. O
x 
Le champ électrostatique E appartient à l’intersection des dE
deux plans, c’est-à-dire à Ox.
Segment
Par définition, le champ élémentaire créé par un élément de
 1 d  
segment s’écrit : dE  u.
o 2

Le champ E est la somme de ces champs élémentaires et
est suivant Ox.
   1 d     
Projection de dE sur l'axe Ox : dEx  dE  e x  u  e x avec : u  ex  cos 
o 2
x 1 d 
et cos    dEx  cos 
  o 2

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1  cos 
2
x 1 
2 
 2 cos   d 
3
cos    dEx 
  x2
o x
z x 1 
tan    d   dz  d   dEx  cos    d 
x  cos  
2
o x
Soit α0 l’angle maximal de α. Par intégration sur la totalité du segment, on obtient le champ
électrostatique total :
0
 0
 
E  cos .d   2  cos .d   sin  0
0  o x 0  o x 2o x

     
2
soit : E  ex  ex .
2o x 
2 2o x 4 x 2  2
x  
2

 2

4. Potentiel électrostatique ; circulation du champ électrostatique.

a. Définitions  
Le potentiel électrostatique est défini par la relation : E   grad V qui est équivalente à
 
dV   E.d  .
 
Expression du gradient en coordonnées cartésiennes : grad V  d   dV

 V   V   V     
avec dV    dx    dy    dz , d   dxi  dy j  dzk et
 x  y ,z  y x,z  z  x,z
  V    V    V  
grad V    i   j   k
 x  y,z  y x,z  z  x,z
Expression du gradient en coordonnées cylindriques :
  V   1  V    V  
grad V    ur    u    uz
 r   ,z r    r ,z  z  r ,
 
La circulation du champ électrostatique sur un contour s’exprime par : C   E.d  ; on a donc :
 
dV  E.dl  dC . En électrostatique la circulation est nulle sur un contour fermé.

b. Potentiel créé par une charge ponctuelle

Par définition, le potentiel électrostatique créé en M par une charge ponctuelle q placée en O
1 q
s’exprime par : V   cste ; il est défini à une constante près ; ici, il n’y a pas de charges
40 r
à l’infini : la constante est nulle. On considère par la suite qu’il n’y a pas de charges à l’infini.

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c. Potentiel créé par n charges ponctuelles
On utilise le principe de superposition. Le potentiel électrostatique créé en M par n charges
1 n qi
ponctuelles s’écrira donc : V   .
4  0 1 ri

d. Potentiel créé en M par une distribution de charges réparties


Les distributions réparties de charges sont modélisées par des distributions volumiques,
surfaciques ou linéiques.
1 dq 1 d 
Distribution volumique de charges : dV   .
40 r 4 0 r
1 ds
Distribution surfacique de charges : dV  .
4 0 r
1 d 
Distribution volumique de charges : dV  .
o r

5. Flux du champ électrostatique ; théorème de Gauss

a. Définition  
Le flux du champ électrostatique à travers une surface s’exprime par :    E  dS .
S

b. Enoncé du théorème de Gauss


Le flux du champ électrostatique à travers une surface fermée orientée de l’intérieur vers
1
l’extérieur est égal au produit de par la charge totale contenue à l’intérieur de la surface :
0
  Q
 E.dS 
int
.
S o

c. Applications du théorème de Gauss


Le théorème de Gauss permet de trouver les expressions du champ électrostatique de manière
plus rapide qu’une recherche directe à condition que les symétries de la distribution de charges
permettent de trouver une surface de Gauss où le champ est facile à déterminer.

Sphère uniformément chargée en volume.


On considère une sphère fixe de centre O et de rayon R, contenant une charge Q positive répartie
de manière uniforme dans le volume. La densité volumique de charges est égale à .
La charge Q et la densité volumique de charge sont liées par la
4R 3 .M
relation : Q   .
3
O.
On cherche dans un premier temps à déterminer le vecteur

champ électrostatique E  M  créé en un point M de l'espace
situé à la distance r de O. On envisagera les cas r  R et
r  R.
La distribution de charges a une symétrie sphérique ; on travaille donc en coordonnées
sphériques.
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46 1-5250-TE-PA-02-17

Direction du champ E :
Tout plan passant par M et contenant le centre de la sphère O est un plan de symétrie de la

distribution de charges ; E appartient donc à ces plans et donc à leur intersection :
 
E  E  r,, ur .
La distribution de charges est invariante par rotation suivant θ et . E ne dépend pas de θ et  :
E  E r .
  Q
On choisit comme surface de Gauss une sphère de rayon r :  E  dS  int .
S o
  
Le flux à travers la sphère de Gauss s’exprime par :  E  dS  E 4 r 2 .
S

Si r > R,
Charge intérieure E
  Q
Qint  Q , alors  E.dS  r M x
surface o
de Gauss
 Q  Q  Ox
soit : E 4 r 2   E ur .
0 4  0 r 2
On retrouve une expression du champ similaire à celle Surface de Gauss
du champ créé par une charge ponctuelle.

Si r < R ,
Charge intérieure 
4r 3 r3 4R3
Qint    Q 3 puisque : Q   . E
3 R 3
r M x
  Q  Q
On obtient :  E.dS  int soit : E 4 r 2  int Ox
S .G. o 0
 Qr 
 E ur .
4 0 R3 Surface de Gauss

On cherche dans un deuxième temps à déterminer le potentiel électrostatique V créé en un point


M de l'espace situé à la distance r de O. On envisagera les cas r  R et r  R .

1er cas: si r > R.


    Q   
Par définition : E   gradV  dV   E .dl  dV  
40 r
u
2 r
dru r  rdu r 
Q

4 0 r 2
dr

Q
On obtient : V  M    cte . Il n’y a pas de pas de charges à l'infini, on peut prendre
40 r
Q
V() = 0 alors pour r > R, V  M   .
4  0 r
2ème cas: si r < R.
Qr Qr 2
dV   dr  On obtient : V  M     cte .
4 0 R 3 8 0 R 3

_______________________________________________________________________________________
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La constante est déterminée par continuité du potentiel pour r = R :
Q QR 2
V R    cte .
4  0 R 8 0 R 3
Q Q 3Q Qr 2 3Q
Ce qui donne : cte    soit V  M    
40 R 80 R 8 0 R 8 0 R 3
8 0 R
Q  r2 
V M    2  3 .
8  0 R  R 

Fil infini uniformément chargé.


On considère un fil infini parallèle à l’axe Oz, portant une
z
densité linéique de charge  positive.
On cherche dans un premier temps à déterminer le vecteur

Fil infini champ électrostatique E  M  créé en un point M de
l'espace situé à la distance r du fil.
La distribution de charges a une symétrie cylindrique ; on
travaille donc en coordonnées cylindro-polaires.

M er Quelque soit le point M, le plan MOz est plan de symétrie
r
O x pour la distribution de charges de même que le plan
 
OM,e .  
Le champ électrostatique E appartient à ce plan en M.
  
E est donc radial, c’est-à-dire : E  E  r,,z  er .

Il y a invariance par translation parallèle à Oz, donc E ne dépend pas de z. Il y a invariance par
 
rotation autour de Oz, donc E ne dépend pas de . On a alors E  E  r.
r e
  Q z
Théorème de Gauss :  E  dS int ; le flux du
S ε0 r
champ électrostatique sortant d’une surface Surface de Gauss
fermée S est égal à la charge contenue dans le
volume délimité par S divisée par 0.
La surface de Gauss est un cylindre fermé d’axe 
vertical et de hauteur h. h
r
M E
O
  h 
 E.dS  E(r)2π r h  d’où E(r)  .
S ε0 2πε0 r
Charge intérieure

   dr
Par définition : E   gradV  dV   .
20 r

Le potentiel s’exprime par : V  ln r  cste .
2 0
Plan uniformément chargé en surface.
Des charges électriques positives sont distribuées uniformément (densité surfacique de charge )
sur un plan infini orthogonal

à un axe Ox de l'espace.
Exprimons le champ E et le potentiel V en tout point M de l'espace (on prendra V(0) = 0).

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x
z

O y

Plan infini

Tout plan passant par Oxy et Oxz est un plan de symétrie donc le champ appartient à
 
l’intersection des deux plans : E  E  x, y,z  ex .

x
La distribution de charges est invariante par une Surface de Gauss
 
translation suivant y et z ; on aura donc : E  E( x )ex . E

Appliquons le théorème de Gauss : on choisit comme S


surface de Gauss, un cylindre de section S et de hauteur
  Q   S  
2x alors :  E.ds   E' S  E S   E  . O
S o o 2o
  
Pour x > 0 : E  ex
2 o
Charge intérieure
  
Pour x < 0 : E   ex .
2 o E'
 
Comme E   gradV alors :
dV  x
pour x  0,   V  x    cte  V  x    x car V(0) = 0.
dx 20 2o 2 o
dV  x
pour x  0,  soit V  x    cte . V  x   x .
dx 20 2o 2 o

Exercices
Exercice 1 – Spire
On considère une spire circulaire de
R rayon R, de centre O, d'axe Oz. Cette
 spire porte une charge positive Q répartie
 uniformément avec une densité linéique
de charge  en C.m-1.
O
z M 1 - Montrer que,sur l'axe, le champ
électrostatique E est porté par l'axe et
 
prend la forme de E  E k où k est un
vecteur unitaire porté par l'axe Oz.
2 - Comparer E (- z ) et E ( z ) .
3 - Exprimer le champ électrostatique créé en un point M de l'axe tel que OM  z en fonction de Q ,
la charge totale, du rayon R , de la permittivité du vide o et de la distance z.
4 - Tracer le graphe de la fonction E ( z ) .

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1-5250-TE-PA-02-17 49
Exercice 2 – Plan
Des charges électriques positives sont distribuées uniformément (densité volumique de charge )
dans le volume compris entre deux plans infinis orthogonaux à un axe Ox de l'espace et de cotes
respectives z = +a et z = -a. 
On désire exprimer le champ E  x  et le potentiel V(x) en tout point M de l'axe Ox.
Dans cette question, plusieurs réponses sont données ; on justifiera la réponse choisie.
Pour des raisonsde symétrie, on peut écrire:
 
a) E  x   E  x  ex et E   x   E  x  et V   x   V  x 
 
b) E  x   E  x  ex et E   x    E  x  et V   x   V  x 
 
c) E  x   E  x  ex et E   x   E  x  et V   x   V  x 
 
d) E  x   E  x  ex et E   x    E  x  et V   x   V  x 

2. - Exprimer le champ électrique E1 pour -a  x  a .

3. - Exprimer le champ électrique E2 pour x  a .
4. - Exprimer le potentiel V1  x  pour -a  x  a sachant que V1(0) = V0.
5. - Exprimer le potentiel V2  x  pour x  a .

Exercice 3 –Atomes
Du point de vue du potentiel et du champ électrique qu'ils créent, les noyaux de certains atomes
légers peuvent être modélisés par une distribution volumique de charge à l'intérieur d'une sphère
de centre O et de rayon a .
 
On désigne par r  OP , le vecteur position d'un point P quelconque de l'espace.
Pour r < a, la charge volumique   P  qui représente le noyau varie en fonction de r suivant la loi:
 r2 
   0  1  2  où 0 est une constante positive.
 a 
1. - Exprimer la charge totale Q du noyau.

2. - Exprimer le champ électrique E ext  P  en tout point P extérieur à la sphère (r > a).

3. - Exprimer le champ électrique Eint  P en tout point P intérieur à la sphère (r < a).
4. - Exprimer le potentiel Vext(P) crée par le noyau lorsque r > a.
5. - Exprimer le potentiel Vint(P) crée par le noyau lorsque r < a.

Exercice 4– D eux fils infinis


Soient deux fils infinis parallèles à l’axe Oz, portant des densités linéiques de charge - et + 
distants de 2a.
z y
M
(- ) (+ )
r1
r2
r
(- ) x
x (+ )
-a O +a
°
-a O +a
°

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50 1-5250-TE-PA-02-17
fil n°1 charge - x=-a y=0;
fil n°2 charge + x = +a y=0.

1 – Exprimer le champ électrostatique créé par un fil infini de densité linéique de charge +  en
un point de l’espace défini par la distance r au fil. Exprimer le potentiel V en fonction de  et r.
2 - Les fils ne sont pas infiniment proches (a est du même ordre de grandeur que r1 et r2).
Donner l’expression du potentiel en un point de l’espace défini par les distances r1 et r2 aux 2 fils
V(r1, r2), en choisissant V = 0 à égale distance des deux fils.
3 - Les deux fils sont maintenant très proches l’un de l’autre ; c’est-à-dire que l’on s’intéresse à
l’expression du potentiel en un point de coordonnées polaires V(r,) tel que r >> a, où 2a
 a cos 
représente la distance entre les deux fils. Le potentiel est donné par : V( M )  . En
0 r
 
déduire par ses composantes dans la base ur, u (base locale en M des coordonnées polaires) le

champ E (r,) créé par ces deux fils.

Exercice 5 – Deux sphères


Soient deux sphères identiques de rayon R.
La première, de centre O’, contient des charges positives réparties
uniformément en volume ; sa charge totale est Q.
La deuxième, de centre O’’, contient des charges négatives
réparties uniformément en volume ; sa charge totale est - Q (figure
1).

Déterminer en fonction de O'O'' le vecteur champ électrostatique

E  P créé par les deux sphères en un point P de leur partie
commune. Décrire le vecteur et conclure.

Exercice 6 –Sphère creuse


On considère une sphère creuse de centre O et de rayon R, contenant une charge Q positive
répartie de manière uniforme en surface. La densité surfacique de charges est égale àσ.
La charge Q et la densité volumique de charge sont liées par la
relation : Q 4R .
2 .M

1 - Exprimer le vecteur champ électrostatique E  M  créé en un O .
point M de l'espace situé à la distance r de O. On envisagera les
cas r  R et r  R .
2 - Exprimer le potentiel électrostatique V  M  créé en M. On
envisagera les cas r  R et r  R .

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1-5250-TE-PA-02-17 51
II - Magnétostatique

1. Le champ magnétique
a. Action d'un aimant ou d'un courant continu sur une aiguille aimantée

Approchons un aimant d'une petite aiguille aimantée


placée sur un pivot ; celle-ci se met en rotation.

De même un fil de cuivre parcouru par un courant


agit sur une petite aiguille aimantée placée en-dessous
du fil et à proximité.

L'aimant et le fil agissent à distance sur l'aiguille aimantée; il y a interaction à distance entre
l'aimant (ou le fil) et l'aiguille.
Dans l'espace où la petite aiguille aimantée est mise en mouvement, une grandeur appelée champ
magnétique permet d'interpréter les effets observés.

b. Sources de champ magnétique


 Les aimants
Il existe des aimants temporaires qui ne se conduisent comme des aimants que lorsqu'ils sont
placés dans un champ magnétique (exemples : le fer, le nickel, le cobalt) et des aimants
permanents qui, une fois aimantés, conservent une partie de leur aimantation.
Un aimant possède deux pôles: le pôle Nord et le pôle Sud. Deux pôles de même nom se
repoussent ; deux pôles de noms différents s'attirent.
 Les courants électriques
Le champ magnétique créé par un fil (ou une bobine) parcouru par un courant dépend du sens du
courant ; ainsi dans toutes les expériences précédentes, si l'on modifie le sens du courant dans la
bobine ou dans un fil l'effet observé est différent.
 Le champ magnétique terrestre
En l'absence de sources (aimants, bobine parcourue par un courant), une aiguille aimantée prend
toujours la même direction ; elle est soumise au champ magnétique terrestre.

c. Lignes de champ magnétique


Saupoudrons de la limaille de fer sur une plaque de verre
placée au-dessus d'un barreau aimanté ; en tapotant, les
grains de limaille s'orientent et dessinent des lignes
appelées lignes de champ magnétique; elles constituent le
spectre de l'aimant.

_______________________________________________________________________________________
52 1-5250-TE-PA-02-17
En procédant de la même manière, on obtient un spectre
pour deux bobines parcourues par un courant continu.

d. Représentation du champ magnétique par un vecteur


Le spectre permet de découvrir qu'il existe des
directions privilégiées du champ magnétique ;
si l'on place une aiguille aimantée sur une
ligne, on s'aperçoit que l'aiguille prend une
position (tangente à la ligne considérée) et un
sens privilégié.
Cela suggère de modéliser le champ magnétique par un vecteur.

Le pôle Sud de l'aiguille aimantée est attiré par le pôle Nord de l'aimant ; le vecteur champ
magnétique est tangent à la ligne de champ et orienté suivant le sens Sud-Nord de l'aiguille
aimantée.
Le champ magnétique en M existe même en l'absence de l'aiguille aimantée; cette dernière ne sert
qu'à le mettre en évidence.

Le champ magnétique en un point est représenté par le vecteur champ magnétique B dont la
direction et le sens sont ceux de l'axe Sud-Nord d'une aiguille aimantée placée en ce point. La
valeur du champ magnétique s'exprime en tesla (T).
S N

B

S N

B

 Direction: tangent aux lignes de champ


 
Caractéristiques du champ magnétique B : Sens: sens Sud-Nord d'une aiguille aimantée
 Valeur en tesla mesurée par un teslamètre

Le champ magnétique est d'autant plus intense que les


lignes de champ sont plus rapprochées ; ainsi sur la figure
ci-dessous, le champ magnétique est plus intense en A
qu'en B. Nous verrons dans le paragraphe D pourquoi le
champ est plus intense.

La valeur du champ magnétique se mesure avec un teslamètre. Le teslamètre est constitué d'une
sonde à effet Hall. L’unité du champ magnétique est le Tesla (T).
_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 53
Pour mesurer la valeur du champ magnétique
entre les bobines, il suffit de placer la sonde
comme indiqué sur le schéma:

Ordres de grandeur des valeurs de champ magnétique :


champ magnétique terrestre 2.10-5 T
aiguille aimantée 10-4 T
aimant ordinaire à sa surface 10-2 T
gros électroaimant industriel 2T
électroaimant à supraconducteur 20 T

Le champ magnétique est dit uniforme dans une région de l'espace lorsque le vecteur champ
magnétique est constant dans cette région de l'espace ; cela signifie que, dans cette région de
l'espace, tous les vecteurs champ magnétique ont même direction, même sens et même valeur.
Lorsque le champ magnétique est uniforme, les lignes de champ sont parallèles.
Exemple:

Aimant en U
Les lignes de champ sont parallèles entre les
branches d'un aimant en U.
La valeur du champ magnétique est constante
entre les branches.

2. Distribution de courant ; vecteur densité de courant

a.Vecteur densité de courant 


 
Dans un conducteur métallique, le vecteur densité de courant j est défini par : j   m v , où m

est la densité volumique de charges et v le vecteur vitesse (d’ensemble) des électrons libres.
m  n  e  ; n est la densité volumique de charges et e la charge de l’électron (e = 1,6.10-19 C).

On considère un conducteur soumis à un champ électrique E et parcouru par des courants

caractérisés par le vecteur densité de courant j .
Dans un grand nombre de conducteurs et dans un large domaine de conditions, nous pourrons
 
écrire : j  E où  est la conductivité électrique du conducteur. C’est la loi d’Ohm locale.

b. Intensité du courant
L’intensité du courant électrique correspond au flux du vecteur densité de courant à travers une
surface S.
 
Le flux du vecteur densité de courant à travers une surface s’exprime par : I   j.dS .
S
Les cas rencontrés par la suite seront souvent des conducteurs cylindriques de section constante
avec un vecteur densité de courant constant.

_______________________________________________________________________________________
54 1-5250-TE-PA-02-17
c. Exemples de distribution de courant
Il est intéressant d’avoir une représentation dans un plan du champ magnétique créé par un fil ou
un solénoïde.
 Fil parcouru par un courant
Saupoudrons de la limaille de fer sur une plaque de verre
traversée par un fil parcouru par un courant ; en tapotant,
les grains de limaille s'orientent et dessinent des lignes
appelées lignes de champ magnétique.
Observons les lignes de champ magnétique créé par le fil
rectiligne sur un plan perpendiculaire au fil.
Les lignes de champ se referment sur elles-mêmes.
 Solénoïde
Un solénoïde est une bobine cylindrique dont la longueur
est grande par rapport au rayon du cylindre ; cette bobine
est constituée d'un certain nombre de spires noté N.

Solénoïde

d. Plans de symétrie de la distribution de courant ; invariances


Plans de symétrie et d’antisymétrie
En magnétostatique, il est toujours utile de rechercher les plans de symétrie et d’antisymétrie de
la distribution de courant.
Comment trouver rigoureusement la direction du champ magnétique ?
Le plan de symétrie est un plan de symétrie géométrique de la distribution de courant et contient
le point M.
Le plan d’antisymétrie est un plan de symétrie géométrique de la distribution de courant qui
change le sens du courant dans l’opération de symétrie.
Exemple : Cas d’un fil infini parcouru par un courant I.

Le plan Mx, My est un plan d’antisymétrie de la distribution de courant.


Le plan Mx, Mz est un plan de symétrie de la distribution de courant (Mz parallèle au fil).

Le champ B créé en M est toujours perpendiculaire aux plans de symétrie de la distribution
de courant. 
Le champ B créé en M appartient toujours aux plans d’antisymétrie de la distribution de
courant.

Deux plans d’antisymétrie suffisent pour trouver la direction du champ B puisqu’il appartient à
l’intersection de ces deux plans.

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1-5250-TE-PA-02-17 55
Invariances
Comment trouver les variables d’espace dont dépend le champ magnétique ? 
Si la répartition est invariante par translation le long d’un axe alors le champ B est invariant le
long de cet axe. 
Si la distribution est invariante par rotation autour d’un axe alors le champ B ne dépend pas de
l’angle repérant la rotation autour de cet axe. Nous verrons l’application pour le fil infini dans le
paragraphe E.

3. Le champ magnétostatique créé par un courant ; loi de Biot et


Savart
Lorsque les distributions de courant sont fixes, on parle du champ magnétostatique.

a. Enoncé de la loi de Biot et Savart 


La loi de Biot et Savart donne l'expression de la contribution élémentaire dB au champ au point

M, créée par l'élément de circuit d  autour du point P dans le cas d'un circuit filiforme parcouru
par un courant d’intensité I.

    u
Formule de Biot et Savart : dB  o
d ^ 2 .
4 r

M
 r

u dB

d
P


Remarque : l’orientation de B dépend du choix arbitraire de l’orientation de l’espace.

b. Expression du champ magnétique créé par une spire circulaire en un


point quelconque de son axe.
On souhaite exprimer le champ magnétique créé par une spire circulaire de rayon R parcourue
par un courant électrique d'intensité I, en un point M quelconque de son axe, repéré par l'angle 
sous lequel est vu le point M de la spire.

u

 r
R 
 dB
I O z
z M


Recherchons la direction du champ total B .
Tout plan passant par l'axe de la spire est plan d’antisymétrie de la distribution de courant ;
  
B appartient donc à cet axe, l'axe Oz: B  Bez .
  
On appelle dBz est la projection de dB sur l'axe Oz sachant que B  Bez .
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56 1-5250-TE-PA-02-17
 
Quelle est la contribution dBz de l'élément dB au champ magnétique total B .

       u  
Projection de dB sur l'axe Oz : dBz  dB  e z   o d  ^ 2   e z
 4 r 
  
 
d ^u .ez  d  sin  et sin    
R
r
I
 dBz  0 2 d sin3    avec d   Rd  .
4R
Par intégration sur la spire en sa totalité, on obtient le champ magnétique total :
2  I   I   I R2 
B( z )   o 2 sin3    Rd  soit : B( z )  o sin3    ez  o e z .
0 4R 2R 
2 R2  z 2 3 / 2 
c. Expression du champ magnétique créé par un solénoïde infini
Un solénoïde mince d'axe Oz et de longueur  est constitué de N spires circulaires jointives
identiques de rayon R parcourues par un courant d'intensité I.

On désigne par z la cote d'une spire vue sous un angle  depuis un point M de l'axe Oz à la cote zM .
Compte tenu de la symétrie des sources, on peut affirmer que tout plan passant par l'axe du
  
solénoïde est plan d’antisymétrie de la distribution de courant ; B appartient l'axe Oz: B  Be z .
En tout point de l'axe Oz, le champ magnétique est porté par cet axe.

Appliquons le résultat obtenu pour le champ magnétique crée en M par une spire située à la cote z sur
l'axe Oz à dN spires situées à la même cote z sur une longueur dz suffisamment petite pour pouvoir
appliquer le résultat (connu pour une spire).
Exprimons, en fonction de , le champ magnétique crée en M par la spire située à la cote z sur l'axe
Oz.
 I  R
B spire ( z )  o sin3    ez avec tan     .
2R zM  z
N
Le nombre de spires contenues dans un élément de longueur dz est donné par : dN  dz .

Exprimons le champ magnétique crée en M par dN spires situées à la cote z sur l'axe Oz :
 I 
dB( z )  dN o sin3    ez
2R
Une variation dz de la cote z d'une spire entraîne une variation d de l'angle  .
R Rd  Rd 
Exprimons dz en fonction de  et d . zM  z   dz   2 soit dz  .
tan    sin    sin 2   
Le champ créé sur l’axe par le solénoïde s’exprime par :
2
 IN N o I 2 N o I
B   o sin3   dz   sin   d   B   cos 1  cos  2  .
1 2 R  2 1  2

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1-5250-TE-PA-02-17 57
Le champ magnétique créé en tout point M de l'axe Oz d'un solénoïde infini s’obtient en prenant
1  0 et  2    B  o nI .
Ce résultat n’est valable que dans le vide (ou dans
l’air).
Pour trouver directement le sens du vecteur champ
magnétique, nous pouvons utiliser la règle de la main
droite; il suffit de poser fictivement la main droite sur
la bobine :
 la paume de la main est tournée vers le centre
de la bobine,
 le courant sort par les doigts ,
 le pouce écarté donne le sens de B.

4. Flux du champ magnétostatique

a. Flux conservatif  


Le flux du champ magnétostatique à travers une surface S s’exprime par :    B.dS .
S
Le flux magnétique s’exprime en weber (Wb).

Le flux du champ magnétostatique à travers une surface fermée est nul.

On dit que le champ magnétique est un champ à flux conservatif.


Conséquence : lorsque les lignes de champ se resserrent, l’intensité du champ augmente.


b. Potentiel vecteur A 
Le champ magnétique étant un champ à flux conservatif , il dérive d’un potentiel vecteur A (à
admettre).
   
Le potentiel vecteur est défini par la relation :  A.d   B.dS .
C S


B Contour C
+

Surface S

dS


 A
d

 0 j( P ) 
On admettra que le potentiel vecteur peut être aussi défini par : A    D d  où j est le
4 PM
vecteur densité de courant.
Le potentiel vecteur a les mêmes symétries que la distribution de courant représenté par le

vecteur j .

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58 1-5250-TE-PA-02-17

c. Propriétés de symétrie du potentiel vecteur A
Les symétries du champ magnétique sont des antisymétries pour le potentiel vecteur et vice versa.

Application au champ créé par un fil infini :


On considère un fil de longueur supposée infinie parcouru par un
courant uniforme d'intensité I . z

On notera u z le vecteur directeur unitaire de l'axe du fil. Soit un point 
I
M situé à une distance r de l'axe du câble. A
La distribution de charges a une symétrie cylindrique ; on travaille donc r
en coordonnées cylindro-polaires. O
M

Recherche des plans de symétrie


Quelque soit le point M, le plan MOz est plan de symétrie pour la
distribution de courants.

Le potentiel vecteur A appartient à ce plan en M.
 
Le plan ( M ,u r ,u  ) est un plan d’antisymétrie pour la distribution de courants.
  
Le potentiel vecteur A est perpendiculaire à ce plan en M ; on obtient : A  A  r,,z  u z .

Recherche des invariances


Il y a invariance par translation parallèle à Oz, donc A ne dépend pas de z.
 
Il y a invariance par rotation autour de Oz, donc A ne dépend pas de . On a alors A  A  r  u z .
   
La relation  A.d   B.dS appliquée au contour rectangulaire de hauteur h et de largeur dr
C S

dA  r 
donne : A  r  dr  h  A  r  h   B  r  hdr    B( r ) .
dr
On admettra ce résultat pour le fil infini, pour un cylindre un câble coaxial infini présentant les
mêmes symétries.
z

dr
I


r A(r  dr ) h
O 
A(r) 
B

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5. Circulation du champ magnétostatique ; théorème d’Ampère.

a. Enoncé du théorème d’Ampère


La circulation du champ magnétostatique le long d’un circuit fermé C est égale à µ 0 multiplié par
le courant traversant la surface orientée 
s’appuyant sur le contour C.
   
 B.dl  μ0 I int  μ0 S j.dS
C
 
 B.dl   μ0 Iint si le courant est dans le même sens que le vecteur normal à la surface défini par
C
l’orientation du contour fermé (schéma n°1).
 
 B.dl   μ0 I int si le courant est dans sens contraire du vecteur normal à la surface défini par
C
l’orientation du contour fermé (schéma n°2)..
Schéma n°1 Schéma n°2

Iint
Iint


n 
n

+
+

b. Application au champ créé par un fil infini


On considère un fil de longueur supposée infinie parcouru par un courant uniforme d'intensité I .

On notera u z le vecteur directeur unitaire de l'axe du fil. Soit un point M situé à une distance r de
l'axe du câble. La distribution de charges a une symétrie cylindrique ; on travaille donc en
coordonnées cylindro-polaires.

Recherche des plans de symétrie et d’antisymétrie


Quelque soit le point M, le plan MOz est plan de symétrie pour la distribution de courants. Donc

le champ magnétique B est perpendiculaire à ce plan en M. Cela  suffit pour trouver la direction
 
du champ. B est donc orthoradial, c’est-à-dire B  B  r,,z  u .
Recherche des invariances
Il y a invariance par translation parallèle à Oz, donc B ne dépend pas de z.
 
Il y a invariance par rotation autour de Oz, donc B ne dépend pas de . On a alors B  B  r  u  .

I 
B
M r 
r u
O 

B ur
M

Vue de dessus

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Remarques
Une petite aiguille aimantée placée en M donnerait la direction et le sens du vecteur champ

magnétique B .

La règle de la main droite permet aussi de trouver le sens de B ; il suffit de poser fictivement la
main droite sur fil : la paume de la main est tournée vers M, le courant sort par les doigts ; le

pouce écarté donne la direction et le sens de B .

Les lignes de champ sont colinéaires à B en tout point, ce sont donc des cercles centrés sur l’axe
Oz.

Application du théorème d’Ampère 


On cherche un contour sur lequel la circulation de B se ramène à un simple produit non nul. Or,
la valeur B est constante sur une courbe d'équation r = cte : On choisit donc un cercle de rayon r.
   μI  μ0 I 
 B.dl  μ0 I int  μ0 I  B 2r  μ0 I  B  0 soit : B  u .
C 2π r 2π r

c. Potentiel vecteur créé en M


  dA  r 
Nous avons vu que pour un fil infini que A  A  r  u z et que   B( r )
dr
μ I dr μI
 dA  r    B( r )dr   0 soit A  r    0 ln r  cste .
2π r 2π
La constante d’intégration est déterminée en connaissant une valeur particulière de A(r).

Exercices
Exercice 7 - Vrai ou faux
1. Dans un champ magnétique uniforme, les lignes de champ sont parallèles.
2. La valeur du champ magnétique au centre d'un solénoïde « infini » est multipliée par 3 si la
longueur du solénoïde est multipliée par 3.
3. En l'absence de milieux magnétiques, la valeur du champ magnétique au centre de la bobine
est proportionnelle à l'intensité du courant circulant dans la bobine.
4. La valeur du champ magnétique créé par un solénoïde « infini » ne dépend pas du nombre de
spires qu'il comporte.

Exercice 8 - Champ créé par un solénoïde


Un solénoïde est parcouru par un courant dont le sens est représenté sur le schéma ci-dessous.
1. Représenter les lignes de champ à l'intérieur du
solénoïde.
2. Donner les caractéristiques et représenter le vecteur
champ magnétique au point O.

Exercice 9 - Valeur du champ dans un solénoïde


Un solénoïde de longueur  ( = 40 cm) comporte 500 spires de rayon r (r = 1 cm); le solénoïde
est parcouru par un courant d'intensité 2 A.
1 - Comment peut-on mesurer le champ à l'intérieur du solénoïde ?
2 - Exprimer et calculer la valeur du champ magnétique au centre du solénoïde.
Donnée: µ0 = 4.10-7 SI.

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Exercice 10- Superposition de deux champs magnétiques
On considère un solénoïde, de longueur , comportant N spires, dont l'axe horizontal est
confondu avec l'axe x'Ox (voir schéma ci-dessous).

Au centre O de ce solénoïde, on place une


aiguille aimantée, mobile autour d'un axe
vertical.
Lorsque le solénoïde n'est parcouru par
aucun courant, l'axe Sud-Nord de cette
aiguille est orienté suivant l'axe y'Oy ; la
composante horizontale du champ
magnétique terrestre a pour valeur Bh.
Le solénoïde est maintenant parcouru par un courant d'intensité I ; le sens du courant est noté sur
le schéma. L'aiguille aimantée effectue alors une rotation d'un angle .
Données:  = 40cm; N = 1700 ; µ0 = 4.10-7 SI; Bh = 2,0.10-5 T ; I = 5 ,0.10-3 A.
1 - Déterminer les caractéristiques du champ magnétique total existant en O.
2 - Calculer l'angle  dont va tourner l'aiguille placée en O.

Exercice 11 - Fil parcouru par un courant


On étudie à l'aide d'un teslamètre la valeur du champ magnétique créé par un fil au voisinage de
ce fil lorsque celui-ci est parcouru par un courant d'intensité I.
On fait varier l'intensité du courant I et on note les valeurs du champ magnétique obtenu.
I (A) 1,0 2,0 3,0 4,0
-5 -5 -5
B (T) 2,4.10 4,7. 10 7,3. 10 9,6. 10-5
1 - Comparer les valeurs du champ créé avec celui du champ magnétique terrestre.
2- La valeur du champ magnétique est-elle proportionnelle à l'intensité du courant I ?

Exercice 12 - Étude expérimentale d'un solénoïde


On étudie expérimentalement à l'aide d'un teslamètre la valeur du champ magnétique B créé par
une bobine de longueur , comprenant N spires circulaires et parcourue par un courant d'intensité
I.
I. Dans une première expérience, on étudie la valeur du champ magnétique créé au centre
de la bobine.
1.a. N et  étant constants, on fait varier l'intensité I du courant.
Faire le schéma du montage permettant de faire varier l'intensité I à partir d'un générateur de
tension continue.

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62 1-5250-TE-PA-02-17
b. On obtient les résultats suivants:
I (A) 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 4,5 5,0
B (mT) 0,6 1,1 1,3 1,7 2,1 2,4 2,8 3,1 3,4
Traduire par une courbe ces résultats expérimentaux et interpréter.
2 .  et I étant constants, on fait varier le nombre de spires de N à 2 N ; on obtient:
pour N: B = 1,3 mT; pour 2 N : B = 2,6 mT ; conclure.
3. Déduire des deux premières questions une relation entre B, N, I et une constante k.
4. On utilise maintenant les couples (Ai, Bi) de bornes d'entrée et on fait varier la longueur  de la
N
partie utile de la bobine ; I et sont maintenus constants. Les valeurs du champ B au centre O

sont alors
 (cm) 4 8 12 20 30 40
B (mT) 2,2 2,7 3,0 3,3 3,4 3,4
Sachant que le rayon des spires vaut R = 25 mm, que remarque-t-on ?

II. On souhaite vérifier l'uniformité du champ magnétique sur toute la longueur du solénoïde (40
cm), aussi déplace-t-on la sonde de Hall d'une distance d à partie de O ; on obtient les résultats
suivants :
d (cm) 0 5 10 15 17,5 20
B (mT) 3,4 3,4 3,4 3,3 2,9 1,8
Que peut-on conclure quant à l'uniformité du champ magnétique ?

Exercice 13 – Spire

I R On considère une spire circulaire de rayon R , de


centre O, d'axe Oz . Cette spire est parcourue par
 un courant électrique d'intensité I constante.
O
z M 1 - Montrer que, sur l'axe, le champ
magnétostatique B est porté par l'axe et prend la
  
forme de B  Bk où k est un vecteur unitaire
porté par l'axe Oz.
2 - Comparer B( z ) et B(-z ) .
3 - Exprimer le champ magnétostatique créé en un point M de l'axe tel que OM  z .
z
On écrira B( z )  Bo f   où Bo  B  0  . Préciser Bo .
R
4 - Tracer le graphe représentant les variations de la fonction B( z ) .
5 - Qu'obtiendrait-on comme allure de lignes de champ à grande distance ?

Exercice 14 –Fil cylindrique


Un conducteur cylindrique a pour axe Oz et pour rayon a ; il a une longueur « infinie » dans la
direction Oz. Il est fait d’un matériau de perméabilité magnétique 0 ; les équations de la
magnétostatique sont celles du vide.
Il est parcouru dans la direction Oz, selon les z positifs, par un courant continu volumique réparti
uniformément, d’intensité I.
  
r,  et z désignent les coordonnées cylindropolaires du point courant M et u r ,u ,u z les vecteurs
de la base associée.

On se propose de déterminer le champ magnétique B (M) au point M.

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 
z 1 - Rechercher la direction de B (M) et montrer que B (M) ne
dépend que d’une coordonnée de M.
a   
2 - Etablir les expressions de Bext (M) et Bint (M) de B (M)
lorsque M se trouve respectivement à l’extérieur et à l’intérieur
du conducteur à la distance r de l’axe du fil.
 
O
r
M
3 – Représenter les lignes de champ dans un plan  O,ur ,u 
4 - Tracer le graphe représentant les variations de la fonction
B r  .

5 - Exprimer le potentiel A(M) créé en M lorsque M se trouve
respectivement à l’extérieur et à l’intérieur du conducteur à la
dA  r 
distance r de l’axe du fil (on admettra que :   B  r  ).
dr

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III - Induction

1. La force de Laplace
a. Mise en évidence
Dans les expériences de cette partie nous utiliserons
des aimants en U. aimant
A fil de cuivre
Le montage suivant comprend un circuit électrique
alimenté par un générateur. Dans ce circuit, le fil de S
cuivre est placé entre les branches d'un aimant en U et N
est mobile autour d'un axe situé en A.
L'interrupteur est ouvert.
La tige est immobile et en position verticale
liquide conducteur

On ferme l'interrupteur. I
On fait alors passer un courant dans le fil de cuivre aimant
A fil de cuivre
mobile en A: le fil se déplace dans un plan
perpendiculaire aux lignes de champ. S
N

liquide conducteur
Un aimant agit à distance sur un fil de cuivre parcouru par un courant électrique.

Un champ magnétique exerce donc des forces sur un conducteur parcouru par un courant : ce sont
les forces de Laplace.

b. Enoncé de la loi de Laplace


Loi de Laplace
Une portion rectiligne d'un conducteur, de longueur  parcourue par un courant d'intensité I et

placée dans un champ magnétique uniforme B , est soumise à une force électromagnétique
  
F  I   B appliquée en son milieu dont les caractéristiques sont les suivantes:

 direction : la force F est toujours orthogonale au plan formé par le conducteur rectiligne et le
champ magnétique;
 sens : il est conforme à la règle de la main droite; il suffit de poser fictivement la main droite

sur le fil : la paume de la main est tournée dans le sens de B , le courant sort par les doigts ; le

pouce écarté donne le sens de F ;
 valeur: F  I B sin  où  est l'angle formé par les directions du conducteur et du champ
magnétique.

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Pour une force exercée sur une portion de circuit élémentaire parcourue par un courant d’intensité
  
i, on utilisera : dF  id   B .
 
La valeur de F est maximale lorsque  = 90° ( B orthogonal à la portion rectiligne de circuit);
dans ce cas F= I  B.

2. Le phénomène d’induction électromagnétique

a. Mise en évidence
Une bobine mise en mouvement devant un aimant droit permet d'observer l'apparition d'une
tension aux bornes de la bobine; c'est le phénomène d'induction électromagnétique.
Il y a conversion d’énergie mécanique (énergie cinétique + énergie potentielle de la bobine) en
énergie électrique.
Aimant
droit

Bobine
V


Lorsqu’une bobine est soumise à un champ magnétique B variable, elle est le siège d’une force
électromotrice induite

e qui tend à s’opposer aux variations du champ au niveau de la bobine.
Plus la variation de B est rapide dans le temps, plus la f.e.m. est grande.
En circuit ouvert, une tension induite apparaît entre les bornes de la bobine.
Exemple : une spire en mouvement dans un champ magnétique.

Loi de Faraday
Une force électromotrice est induite dans un circuit fermé lorsqu’il y a variation dans le temps du
d
flux magnétique à travers le circuit, e(t)   . Cette variation peut-être provoquée par le
dt
mouvement du circuit et/ou la déformation du circuit et/ou la variation dans le temps du champ
magnétique (2 types d’induction).
 
Le flux du champ magnétostatique à travers une surface S s’exprime par :    B.dS .
S


B
+

Surface S

n

f.e.m. e

Le flux magnétique s’exprime en weber (Wb).


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66 1-5250-TE-PA-02-17
Le signe « - » présent dans la loi de Faraday, est dû au fait que l'induction produit des effets qui
s'opposent à leurs causes (loi de Lenz).

Loi de Lenz
Le phénomène d’induction électromagnétique est tel que par ses effets il s’oppose à la cause qui
lui donne naissance.

En circuit fermé, un courant électrique induit parcourt le circuit.

b. Les deux types d’induction 


La f é m d’induction peut aussi s’écrire comme étant la circulation du champ électrique Em créé:
N  
eMN (t)   Em  d  .
M

Induction de Lorentz (circuit mobile et champ magnétique constant)


La bobine située en-dessous est alimentée par un courant continu I ; si on déplace l’autre bobine,
on observe alors l’apparition d’une différence de potentiel à ses bornes. Le phénomène
d’induction de Lorentz s’observe lorsque l’on déplace un circuit dans un champ magnétique
stationnaire.
  
Le champ électromoteur est donné par : Em  v  B .
 
 
N 
La f e m induite s’exprime donc par : : eMN (t)   v  B  d  .
M

Voie oscilloscope Voie oscilloscope


déplacement

I i(t)

GBF

Induction de Lorentz Induction de Neuman

Induction de Neumann (circuit fixe et champ variable)


La bobine située en-dessous est alimentée par un courant variable i(t) ; on observe l’apparition
d’une différence de potentiel aux bornes de la seconde bobine branchée sur l’oscilloscope. Le
phénomène d’induction de Neumann s’observe lorsqu’un circuit fixe est placé dans un champ
magnétique variable. 
 A 
Le champ électromoteur est donné par : Em   où A est le potentiel vecteur.
t 
N  A 
La f e m induite s’exprime donc par : : eMN (t)     d .
M t
Ce 2ème cas ne sera pas étudié par la suite.

c. Le phénomène d’auto-induction
Dans l'étude du phénomène d'induction, l'inducteur et l'induit sont distincts. Dans l'étude du
phénomène d'auto-induction qui va maintenant être faite, l'inducteur et l'induit sont confondus.
On peut mettre le phénomène d’auto-induction en réalisant le circuit suivant.

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Résistance
L
Dans cette expérience, on étudie l’établissement du courant 1

dans deux branches en dérivation alimentées par un générateur


Bobine
de courant continu. L
2

On compare visuellement, à l’établissement du courant, les


éclairements :
 de la lampe L1 mise en série avec une résistance,
 de la lampe L2 mise en série avec une bobine.
La lampe L1 s’allume instantanément ; l’établissement du courant dans la branche du circuit où
est placée une résistance (ou conducteur ohmique) est donc instantané.
La lampe L2 s’allume progressivement ; la présence d’une bobine freine donc l’établissement du
courant continu dans la branche du circuit où elle est placée.
Un circuit électrique parcouru par un courant d’intensité I crée un champ magnétique ; il est donc
plongé dans son propre champ ; une variation de l’intensité du courant entraîne une variation de
son flux propre qui se traduit par une force électromotrice induite (loi de Faraday).
En l’absence de matière ferromagnétique, le flux du champ magnétique créé, quand il peut être
défini, est proportionnel à l’intensité I du courant ; on appelle coefficient d’inductance le rapport :

L  (unité : le Henry).
I

Lorsqu’une bobine est parcourue par un courant électrique variable, le champ B créé dans la
bobine par ce courant est variable. La bobine est alors le siège d’une f.é.m. auto-induite e(t)
d’autant plus importante que le courant varie rapidement
La force électromotrice d’auto-induction est proportionnelle à l’opposé de la dérivée de
di
l’intensité du courant par rapport au temps : e   L .
dt
On retrouve le résultat bien connu en électrocinétique donnant la tension aux bornes d'une
bobine.

La force électromotrice d’induction s'oppose toujours à la variation de i en raison du signe (-) et


interdit toute discontinuité du courant dans le circuit (différence de potentiel infinie).

Exemple d'une bobine en série avec une résistance dans un circuit muni d'un interrupteur : à
l’ouverture du circuit, une étincelle se produit aux bornes de l'interrupteur.

d. Inductance mutuelle
Considérons deux circuits filiformes C1 et C2 parcourus respectivement par les courants I1 et I2.
 
Ces deux circuits produisent donc chacun un champ magnétique, noté B1 et B2 .


S1 d 2
 S2
d 1
r12

   
Le flux créé par C1 à travers C2 vaut : 1 2  S2 B1dS 2  C2 A1dl2 .

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  
  0 I1 dl1  0 dl1 .dl2 
On admettra que : A1    12   C1 C2  I1  M 21 I1 .
4 C1 r12  4  r12 
12  M 21 I1 ; M21 est le coefficient d'induction mutuelle des deux circuits C1 et C2 ; il ne dépend
que de la géométrie du système.
De même : 21  M12 I 2 avec M 12  M 21  M .

Exemple
On considère un transformateur constitué de deux circuits, couplés par un coefficient d'induction
mutuel M.
i1

e1 L, r e2
L, r

De même que pour l'auto-induction, toute variation de courant dans un circuit va provoquer une
variation de flux dans l'autre circuit, et donc l'apparition d'une f.e.m. induite.
di di d
Pour le circuit de gauche, nous aurons : e1  L 1  M 2  ri1 soit : e1  1  ri1
dt dt dt

di1
L représente la f.é.m. d’auto-induction ;
dt
di
 M 2 représente la f.é.m. d’induction liée au couplage des circuits.
dt

Exercices
Exercice 15
I
Représenter la force de Laplace agissant sur le
fil de cuivre
fil de cuivre sur le schéma ci-contre qui A
correspond à l'expérience 1 du cours.
N
Le fil se trouve dans les branches d'un aimant
en U dont on voit le pôle Nord.

Exercice 16
Un conducteur est posé sur deux rails horizontaux dans l'entrefer d'un aimant en U.
Le vecteur champ magnétique est orthogonal au plan des rails; son sens est indiqué sur le
deuxième schéma (vue de dessus).
1 - Justifier le fait que lorsque l'on ferme l'interrupteur, la tige se met en mouvement et se déplace
vers la droite. Représenter la force de Laplace sur le schéma.
2 - Que se passerait-il si on inversait le sens du courant ?
3 - Exprimer et calculer la valeur de la force de Laplace exercée sur le conducteur mobile.
Donnée: longueur du conducteur mobile: d = 10 cm; B = 0,20 T; I = 4 A.

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I

aimant en U

G
rails en cuivre

Exercice 17 - Vrai ou faux


1 - La valeur de la force de Laplace qui s'exerce sur un fil conducteur placé dans un champ
magnétique augmente si l'intensité du courant I augmente.
2 - La force de Laplace qui s'exerce sur un fil conducteur placé dans un champ magnétique est
colinéaire au vecteur champ magnétique.
3 - La force de Laplace qui s'exerce sur un fil conducteur placé dans un champ magnétique existe
même si l'intensité du courant est nulle.
4 - Si l'on déplace un circuit dans un champ magnétique fixe, il apparaît une force électromotrice
aux bornes du circuit.

Exercice 18 - Principe d'un transformateur.

A. Enroulements électriques sur un tore de section carrée.


On considère un tore de section carrée dont les caractéristiques géométriques sont données sur les
figures 1 et 1 bis. L'axe du tore est l'axe Oz, l'origine O de cet axe étant placée de telle façon que
a a
le tore se trouve dans l'espace compris entre les cotes z   et z   .
2 2
On bobine régulièrement sur ce tore N spires de fil électrique. Ces N spires sont en série et
traversées par un courant I. On supposera que l'enroulement est effectué uniformément sur tout le
tore ce qui fait que le système admet une symétrie de révolution autour de l'axe Oz (les fils de
connexion amenant le courant sont supposés sans influence sur cette symétrie ). Le tore est
assimilé au vide pour ce qui concerne ses propriétés magnétiques.
1. Par des considérations de symétrie, déterminer la direction du vecteur champ magnétique créé
par l'enroulement torique en tout point de l'espace.
2. Un point M de l'espace étant repéré par ses cylindriques (r, , z), montrer qu'en ce
 coordonnées
point le champ magnétique est de la forme B = B(r,z) u .
3. En appliquant le théorème d'Ampère sur un contour judicieusement choisi et que l'on justifiera
très clairement, montrer que le champ magnétique est nul à l'extérieur du tore.
_______________________________________________________________________________________
70 1-5250-TE-PA-02-17
4. Exprimer la valeur du champ magnétique à l'intérieur du tore
5. Exprimer l’auto inductance de la bobine sous la forme: L =  N2 où est une constante que
l’on déterminera en fonction de a, b et 0 (0 = perméabilité magnétique du vide).

B. Etude du transformateur.
Sur le tore précédent, on bobine maintenant deux enroulements électriquement indépendants et
possédant respectivement N1 et N2 spires. Le premier enroulement sera appelé enroulement
primaire, le second enroulement, secondaire. Le primaire est traversé par un courant I1 et le
secondaire par un courant I2.
1. En supposant que les deux enroulements sont orientés de la même façon et conservent la
symétrie axiale autour de Oz, calculer les auto-inductances L1 et L2 de chacune des bobines ainsi
que leur mutuelle inductance M (on exprimera ces grandeurs en fonction de N1 , N2 et  sachant
que le couplage est parfait et vérifie M 2  L1L2 ).
2. On impose aux bornes de l'enroulement primaire une tension u1(t) sinusoïdale alternative du
type u1  t   U1 2 cos  t  avec U1 et  constants . La résistance de cet enroulement est R1.
Le secondaire a une résistance R2 , la tension à ses bornes sera notée u2 de la forme :
u2  t   U 2 2 cos  t    .
On pourra utiliser la notation complexe ; on notera U1 et U2 les valeurs efficaces complexes. On
supposera qu'on est en convention récepteur pour les deux enroulements.
Démontrer en notation complexe les relations suivantes (j2 = -1):
U1  R1 I1  N1 jt

U 2  R2 I 2  N 2 jt
U2
3. Le secondaire est supposé ouvert: i2 = 0. Déterminer . On exprimera ce rapport en fonction
U1
des impédances complexes puis en fonction de N1 , N2 , R1, et  .

Exercice 19 - Inductance d'une bobine.


Inductance d'une bobine.
On considère une bobine cylindrique de longueur a et de rayon R formée par l'enroulement de N
tours de fil sur une couche ; le fil est parcouru par un courant électrique d'intensité i.
On adopte, pour cette bobine, le modèle d'un solénoïde
illimité formé de n spires jointives par unité de
longueur, chaque spire étant parcourue par le courant
d'intensité i.
Les données sont N, a, R, i et la perméabilité
magnétique du vide µ0.
  
 
On utilisera si besoin, la base cylindrique u r ,u ,u z
(fig 1).
1) Donner, sans calcul, une condition validant le modèle adopté pour la bobine.

2) Préciser les caractéristiques du champ magnétique B créé par le solénoïde.
3) Établir, en fonction des données, l'expression de l'inductance L , de la bobine dans le cadre
du modèle étudié , à partir d'un raisonnement s'appuyant sur le flux magnétique.

Exercice 20 - Tige mobile sur deux rails


Donnée : perméabilité du vide 0 = 4 10-7 SI.
On considère le circuit suivant :

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M P


  v
B 

N Q
Deux conducteurs parallèles fixes distants de  sont plongés dans un champ magnétique

stationnaire uniforme B , vertical. Les deux rails sont horizontaux. La barre métallique MN, de
résistance R, de masse m peut se déplacer sans frottements sur les rails. On lui impose un
mouvement de translation uniforme, de vitesse v, parallèle aux rails.
1 - Déterminer le courant électrique parcourant MN dans les deux cas suivants:
a) - les extrémités P et Q des rails sont mises en court circuit ;
b) - ces extrémités sont reliées par l'intermédiaire d'une source idéale de tension de fem E > 0
(E= VP - VQ); dans les deux cas on assimile la résistance totale du circuit à R.
2 - Que se passe t-il lorsque le circuit est ouvert entre P et Q ?
3 - Quelle force doit exercer l'opérateur sur la barre pour maintenir son mouvement uniforme
dans les deux cas envisagés ci dessus ?

Exercice 21 – Haut-parleur
Un haut-parleur est constitué d'une bobine plate (b) d'axe z'z (de résistance R, d'inductance L,
comportant N spires de rayon a) solidaire d'une membrane pouvant se déplacer parallèlement à
elle-même, suivant la direction z'z normale à son plan.
L'équipage mobile (bobine + membrane) a pour masse totale m.
Lorsque la bobine s'écarte de sa position d'équilibre d'un écart algébrique z elle est rappelée par
une force élastique due à un ressort de raideur k. De plus, l'air produit sur la membrane une force
 
de frottement visqueux, proportionnelle à sa vitesse de déplacement, qui peut s'écrire: f  hv
(h > 0).

La bobine est placée dans un champ magnétique uniforme B radial, normal à z'z, créé par un
aimant permanent (A). (voir figure 1.)

I - Phénomène d'induction
1 - Expliquer pourquoi un mouvement de la membrane crée dans la bobine une force
électromotrice d'induction et comment une différence de potentiel de même fréquence que le
mouvement apparaît aux bornes de (b). Quel rôle ce dispositif peut-il jouer ?
2 - On applique aux bornes de (b) une tension sinusoïdale.
Montrer que cette tension va engendrer un mouvement de la bobine. Qu'advient-il des masses
d'air voisines de la membrane ? Quel est alors le rôle du dispositif ?

_______________________________________________________________________________________
72 1-5250-TE-PA-02-17
II - On applique aux bornes de (b) une tension variable u(t); la bobine est alors traversée par un
courant d'intensité i(t) et la membrane se déplace avec la vitesse instantanée v(t).
1 - Exprimer la force de Laplace à laquelle la bobine est soumise. (on désignera par  la
longueur totale du bobinage de (b) )

2 - Déterminer la force électromotrice élémentaire de induite par le déplacement dz u z d'un
 
élément  ad  u  de bobine dans le champ Bur . Etendre le résultat à la bobine tout entière.
3 - Ecrire le théorème de la résultante cinétique pour l'équipage mobile (équation M), d'une part,
puis l'équation électrique relative au haut-parleur (équation E), d'autre part.
La tension appliquée étant sinusoïdale, de fréquence f, on pourra écrire u( t )  U m cos( t ) , avec
  2 f .
4 - Ecrire les deux relations (équation M') et (équation E') liant les expressions complexes u(t) ,
i(t) et v(t) associées respectivement à u(t), i(t) et v(t). On rappelle qu'à toute fonction sinusoïdale
du type a  Am cos  t    , on peut associer le nombre complexe a  Am e j( t  ) .

Exercice 22 – Cadre en mouvement


On réalise un cadre plan, d'épaisseur négligeable, comportant n spires carrées de côté a.
Ce cadre peut se déplacer dans le plan xOy, son centre C décrivant l'axe Ox et ses côtés restant
parallèles aux axes Oy et Oz.
  
Les vecteurs unitaires des axes Ox, Oy, Oz seront appelés respectivement u x ,u y ,u z .
z

C
O
x
  2 x  
Au voisinage du plan xOy règne un champ magnétique B  B0 cos   u z indépendant de y.
  
 est une longueur beaucoup plus grande que a ( » a ).
 
Le centre C du cadre se déplace avec la vitesse constante v  v u x .
A l'origine des dates, le centre du cadre est en 0.
 
1 - Exprimer, à la date t, le flux de B à travers le cadre : on considérera que B y est
pratiquement uniforme; on précisera rigoureusement l'orientation choisie sur le cadre.
2 - En déduire la force électromotrice d'induction qui apparaît dans le cadre, du fait du
2 v
mouvement. On posera   et S = n a2.

3 - Le cadre a une résistance R et une inductance L.
En déduire la valeur de l'intensité du courant induit : bien préciser le sens positif adopté,
l'amplitude et la phase de ce courant.

_______________________________________________________________________________________
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Corrigé des exercices
Exercice 1 – Spire
1 - Le plan passant par M etcontenant le diamètre de l'anneau ne modifiepas globalement la
distribution donc le champ E est à l'intersection de tous ces plans donc E est suivant Oz :
 
E  Ek .
2 - Une symétrie par rapport au plan de l'anneau transforme z en - z et E en -E donc E(-z) = -E(z).
 1  dl    1 d 
3 - On projette d E  u suivant l'axe Oz : dE z  d E .k  cos  avec :
4 o r 2
4  o r 2
2  cos    cos    Q Qz
d   Rd   E  Rd   2R  cos    soit : E  .
4or 2
4o r 2
4or 2 3
0

4o z  R 2

2 2

4 - Graphe de la fonction E  z  .
E

O z

Exercice 2 – Plan
1 - Tout plan passant par Oxy et Oxz est un plan de symétrie donc le champ appartient à
 
l’intersection des deux plans : E  E( x, y, z )ex .
La distribution de charges est invariante par une translation suivant y et z ; on aura donc :
   
E  E( x )ex et V  V ( x ) puisque E   gradV .
Le plan x = 0 transforme x en - x et E en - E donc E(  x )   E( x ) et V (  x )  V ( x ) .
x
S
2. - Appliquons le théorème de Gauss : on choisit
E
comme surface de Gauss, un cylindre de section S et de
  Q  S 2 x
hauteur 2x alors : 
 E1 .ds   2 E1 S 
(S) o o
 x 
 E1  ex .
o
E'

3. - On considère comme surface de Gauss, un cylindre x


de section S et de hauteur 2x alors E
  Q  S 2a
 E2 .ds   2 E2 S 
 S
(S) o o
 a   a 
E2  e x pour x  a et E 2   e x pour x   a
o o
 
4. – Par définition : E   grad V  x   soit
dV1 x²
  E( x )  V1  x     V0 . E'
dx 2 o

_______________________________________________________________________________________
74 1-5250-TE-PA-02-17
dV2
  E( x )  V2  x   
ax
5. - De même,  cte .
dx o
a² a²
Le potentiel est continu, alors V2  a     cte    V0
o 2 o
a² a²  a²  a²  ax a  a 
soit cte     V0   V0  V 2  x     V0    x   V0 .
2 o o 2 o 2 o o o  2 
a  a 
Comme V(-x)=V(x) alors V2  x     x   V0 .
o  2 

Exercice 3 –Atomes
1 – La charge totale Q du noyau est donnée par :
a a  r2   a3 a3  0 8a 3
Q     r  4r dr   0 1  2  4r dr  0 4   
2 2
 Q  .
0 0  a   3 5  15

2 - Le champ est suivant er et ne dépend que de r ; on choisit donc comme surface de Gauss, une
sphère de rayon r.
Q  0 8 a 3  0 2a 3
Le théorème de Gauss permet d’obtenir : E   
4  0 r 2 15.4  0 r 2 15 0 r 2
  2a 3 
Le champ électrique en tout point P extérieur à la sphère s’exprime par : E ext ( P )  0 3 r .
15 0 r
 3r 5 
0 4  5r 3  2 
Qr  a   0  1 r 2  
4 - A l’intérieur, E    E int ( P )    r .
40r 2 15.40 r 2  0  3 5a 2 
5 - Potentiel crée par le noyau lorsque r > a:
0 2a3  2a 3
Vext  P    Edr  cte   cte avec V     0  Vext  P   0 .
150r 15 0 r
0  r r 3  0  r 2 r4 
6 - Vint  r     Edr  cte       dr  cte  V int  r        cte .
 0  3 5a 2  0  6 20a 2 
La constante est obtenue par continuité :
  a2 a4  0 2 a 2 0 a 2
Vint  a   Vext  a    0     cte  soit cte 
0  6 20a 2  150 4 0
0  r 2 r4 a2 
Le potentiel créé par le noyau lorsque r < a est : Vint  r       .
 0  6 20a 2 4 

Exercice 4 – D eux fils infinis


1 – Quelque soit le point M, le plan MOz est plan de symétrie pour la distribution de charges. Le

champ électrostatique E appartient à ce plan en M.
  
E est donc radial, c’est-à-dire : E  E  r, ,z  er .
Il y a invariance par translation parallèle à Oz, donc E ne dépend pas de z.
 
Il y a invariance par rotation autour de Oz, donc E ne dépend pas de . On a alors E  E  r  er .
  Qint
S E.dS 
Théorème de Gauss :  ; le flux du champ électrostatique sortant d’une surface
ε0
fermée S est égal à la charge contenue dans le volume délimité par S divisée par 0.
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La surface de Gauss est un cylindre fermé d’axe vertical et de hauteur h.
  h 
S E.dS  E(r)2π r h 
 d’où E(r)  .
ε0 2πε0r
     dr
E  gradV  V   E.dl   
20 r

Expression du potentiel : V  lnr  cste
20
2 - On a déterminé dans un premier temps le potentiel créé par un fil infini ; le théorème de
superposition permet d’ajouter les deux potentiels pour deux fils.
   r
V ( M ) ln r1  ln r2  cste  ln 1  cste
2  0 2  0 2 0 r2
 r
Si r 1  r2  a  V( a ) V( 0 )  0  cste . On obtient : V ( M )  ln 1 .
2  0 r2
 a cos 
3 - V( M )  .

0 r
Le champ E (r,) créé par ces deux fils s’obtient en
 
utilisant : E  gradV E (M )
 V  1  V  u
 Er    , E  
 r  r   r 
ur

pcos  p sin 
Er  , E  M
20 r 2
20 r 2 
x
O
Exercice 5 – Deux sphères
On détermine dans un premier temps le champ créé par une sphère ; le théorème de superposition
permet ensuite d’ajouter les deux champs pour deux sphères.
On considère tout d’abord une sphère.
La distribution a une symétrie sphérique ; on travaille en coordonnées sphériques.
Direction du champ E : tout plan passant par M et contenant le centre de la sphère est un plan de
symétrie de la distribution de charges.
  
E appartient donc à ces plans et donc à leur intersection : E  Eer .

La
 distribution
 de charges est invariante par rotation suivant  et  ; E ne dépend pas de  et  :
E  E  r  er .
  Q
On choisit comme surface de Gauss une sphère de rayon r :   E.dS 
int

(S) o
  
 E .dS  E 4  r ' .
2
avec: 
(S)

4 r ' 3 r'3  Qr' O'P
r' < R , Qint    Q 3 alors E'   .
3 R 4 0 R 3 O'P
  
On applique le théorème de superposition : E  E'  E" .
  
 Qr'' O''P   Q 
E
Qr' O'P
  
4 0 R 3 O'P 4 0 R 3 O''P 40 R3

Q
 O'P  
O''P  E 
40 R3
O''O' .

Le vecteur est constant ; le champ est donc uniforme.


_______________________________________________________________________________________
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Exercice 6 –Sphère creuse
1 - La distribution de charges a une symétrie sphérique ; on travaille donc en coordonnées
sphériques.
Tout plan passant par M et contenant le centre de la sphère O est un plan de symétrie de la
  
distribution de charges ; E appartient donc à ces plans et donc à leur intersection : E  Eu r La

distribution de charges est invariante par rotation suivant θ et . E ne dépend pas de θ et  :
E  E r  .
  Qint
On choisit comme surface de Gauss une sphère de rayon r : 
 E .dS  .
(S) o
  
 E .dS  E 4 r .
Le flux à travers la sphère de Gauss s’exprime par :  2

(S )

Si r > R, Charge intérieure



  Q E
Qint  Q , alors  E.dS  M x
S .G. o r

 Q  Q 
soit : E 4r 2   E ur ; Ox
0 4  0 r 2
On retrouve une expression du champ similaire au Surface de Gauss

champ créé par une charge ponctuelle.

Si r < R , 
E
Il n’y a pas de charges à l’intérieur de la sphère :
r M x
  Q   Ox
 E.dS 
int
0  E 0 .
S .G. o
Surface de Gauss

   
2 – Par définition : E   gradV  dV   E .dl
1er cas: si r > R
Q   
dV  
40 r
u
2 r  dru r  rdu 
r 
Q
40 r 2
dr On obtient : V  M  
Q
40 r
 cte

Il n’y a pas de pas de charges à l'infini, on peut prendre V() = 0 alors pour r > R,
Q
V M   .
4  0 r
2ème cas: si r < R
dV  0  On obtient : V  M   cte
Q
La constante est déterminée par continuité du potentiel pour r = R : V  R    cte .
4 0 R
Q
Ce qui donne : V  M  
4  0 R

Exercice 7 - Vrai ou faux


1. Vrai dans un champ magnétique uniforme, les lignes de champ sont parallèles.
2. Faux : la valeur du champ magnétique au centre d'un solénoïde "infini" sera divisée par 3 si la
longueur du solénoïde est multipliée par 3.

_______________________________________________________________________________________
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3. Vrai ; en l'absence de milieux magnétiques (dans l’air par exemple), la valeur du champ
magnétique au centre de la bobine est proportionnelle à l'intensité du courant circulant dans la
bobine.
4. Faux : la valeur du champ magnétique créé par un solénoïde "infini" est proportionnel au
nombre de spires qu'il comporte.

Exercice 8 - Champ créé par un solénoïde


1. Les lignes de champ, à l'intérieur du solénoïde, sont
parallèles.
2. Le vecteur champ magnétique a pour direction l'axe
du solénoïde et un sens donné par la règle de la main
droite.

Exercice 9 - Valeur du champ dans un solénoïde


1 - La valeur du champ magnétique à l'intérieur du solénoïde se mesure avec un tesla mètre muni
d'une sonde à effet Hall.
2 - Le solénoïde peut être considéré comme "infini" ; en effet, le rayon des spires est très faible
par rapport à la longueur du solénoïde (l cm par rapport à 40 cm) ; la valeur du champ
N
magnétique à l'intérieur du solénoïde s'exprime par: B  0 I   0 nI .

-3
Application numérique: B = 3,1.10 T

Exercice 10 - Superposition de deux champs magnétiques



1 - Recherchons quelles sont les caractéristiques du vecteur champ magnétique BS en O :
- direction : celle de l'axe x'Ox

- sens : la règle de la main droite donne le sens de BS ; c'est celui de l'axe x'Ox
N
-valeur: BS  0 I

BS

Soit Bh la composante horizontale du champ magnétique terrestre en O, soit Bs le champ


magnétique créé en O par le solénoïde
En O, les champs magnétiques s'ajoutent vectoriellement, le vecteur
    
 B
champ magnétique total B est donné par: B  BS  Bh . Les Bh 

caractéristiques du vecteur champ magnétique total B s'obtiennent à 
partir de la construction graphique ci-dessous : BS
- direction et sens : voir la construction graphique ;
- valeur : B 2  BS2  Bh2 (les vecteurs forment un triangle rectangle); A.N. : B = 3,3.10-5 T.
BS
La valeur de  s'obtient à partir de tan  : tan   ce qui donne:  = 53°.
Bh

_______________________________________________________________________________________
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Exercice 11 - Fil parcouru par un courant

1 - Les valeurs du champ créé sont du même ordre de


grandeur que celui du champ magnétique terrestre (2.10-5
T).

2- Il suffit de tracer le graphique donnant B en fonction de


I.
Le graphe obtenu avec B en ordonnée et I en abscisse est
une droite passant par l'origine nous avons donc
B = k I avec k = 2,4.10-5 T A-1.

Exercice 12 - - Étude expérimentale d'un solénoïde


I 1-

Aux erreurs d'expérience près, la valeur du champ magnétique est proportionnelle à I (droite
passant par l'origine).

2. La valeur de B est proportionnelle à N.


3. On en déduit que: B = kNI.
4 –D’après la courbe obtenue, la formule pourra être considérée comme valable pour  > 25 cm
(B = 3,35 mT soit B à 1,5 % près) : la longueur du solénoïde est alors 10 fois plus grande que le
rayon.
II - Le champ n'est uniforme que sur 25 cm (2 x 12,5) (en prenant B à 1,5 % près).
Près des extrémités (d = 20 cm), les valeurs deviennent très différentes de la valeur au centre.
La valeur du champ magnétique reste constante à l'intérieur du solénoïde si l'on ne se rapproche
pas trop des bords; plus le solénoïde est long et plus on pourra négliger les effets observés sur les
bords.

_______________________________________________________________________________________
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Le champ magnétique est uniforme à l'intérieur du solénoïde pour un solénoïde dont la longueur
est très grande par rapport à son rayon.

Exercice 13 – Spire
1 - Tout plan passant par l'axe de la spire est plan d’antisymétrie de la distribution de courant ;
  
B appartient à cet axe, l'axe Oz: B  Bk .

2 - Une symétrie par rapport à la distribution des courants transforme z en -z sans modifier B
donc B  z   B   z  .

    u
3. Formule de Biot et Savart : dB  o
d ^ 2 .
4 r

      u 
On projette dB sur l'axe Oz : dBz  dB  k  o d  ^ 2  k
4 r
   R
 
d  ^ u  k  d  sin  et sin    .
r
Par intégration sur la spire en sa totalité, on obtient le champ magnétique total :
2  I   I 3 
B  o
sin d  soit :
3
B  o
sin   .
 k
0 4 R 2R
R o I   I 
sin      B( z )  . Au centre : Bo  o k .
R z
2 2 3
2R
  z 2  2
2R 1    
 R 
 
4 - Graphe représentant les variations de la fonction B  z  :

1 B(z)/B(O)

-3 -2 -1 0 1 2 3
r

5 - On obtient un dipôle magnétique.

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M

Exercice 14 – Fil cylindrique


1 - Quelque soit le point M, le plan MOz est plan de symétrie pour la distribution de courants.
 
Donc le champ magnétique B est perpendiculaire à ce plan en M. B est donc orthoradial, c’est-à-
 
dire B  B( r ,  ,z )e .
Il y a invariance par translation parallèle à Oz, donc B ne dépend pas de z.
Il y a invariance par rotation autour de Oz, donc B ne dépend pas de .
 
On a alors : B  B( r )e .
   
2 - On applique le théorème d’Ampère : C B.dl μ0 I int  μ0 S j.dS .
La circulation du champ magnétostatique le long d’un circuit fermé C est égale à µ 0 multiplié par
le courant traversant la surface orientée s’appuyant sur le contour C.

On cherche un contour sur lequel la circulation de B se ramène à un simple produit non nul. Or,
B est constant sur une courbe d'équation r = cte. On choisit donc un cercle de rayon r.
  μI
M à l’extérieur :  C Bext .dl μ0 I  Bext 2r  μ0 I d’où : Bext  0 .
2π r
 μ I 
Expression du champ à l’extérieur : B ext  M   0 e .
2π r
M à l’intérieur : Si r < a, Bext 2r  μ0 I int .
   I  r2 μ Ir
Par définition : S j.dS  I  j  2 ez  Iint  I 2 et Bint  0 2 .
πa a 2π a
 μ Ir 

Expression du champ à l’intérieur : B int  M   0 2 e .
2π a
 
3 – Lignes de champ dans un plan O,ur ,u .


Les lignes de champ sont colinéaires à B en tout point, ce sont donc des cercles centrés sur l’axe
Oz.
4 - Variations de B  r  .

_______________________________________________________________________________________
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B

a r
  dA  r 
5 - Par définition : B  M   rot A  M  ce qui donne :  B r  .
dr
dAext  r  μI μI r
M à l’extérieur :   0  Aext   0 ln  Cext .
dr 2π r 2π a
dAint  r  μ0 Ir μ0 Ir 2
M à l’intérieur :   Aint    Cint .
dr 2π a 2 4π a 2

Exercice 15
Le sens du courant est donné. I
Le sens du vecteur champ magnétique est du pôle Nord vers le
A
pôle Sud.
 F
La force de Laplace F est orthogonale au plan formé par le fil et
le vecteur champ magnétique; son sens est donné par la règle de la N
main droite; il suffit de poser fictivement la main droite sur le fil :
le courant sort par les doigts, la paume de la main est tournée dans
 
le sens de B (vers la feuille), le pouce écarté donne le sens de F .

Exercice 16
1 - D'après la loi de Laplace, une portion rectiligne d'un conducteur parcourue par un courant et

placée dans un champ magnétique uniforme, est soumise à une force électromagnétique F
appliquée en son milieu dont les caractéristiques sont les suivantes:

direction : la force F est toujours orthogonale au plan formé par le conducteur rectiligne et le
champ magnétique;
sens : il est conforme à la règle de la main droite; il suffit
 de poser fictivement la main droite sur
le fil : la paume de la main
 est tournée dans le sens de B , le courant sort par les doigts ; le pouce
écarté donne le sens de F ;
I

La tige conductrice est mise en mouvement F


par la force de Laplace et se déplace donc
vers la droite.

B
2 - Si on inversait le sens du courant, la tige se déplacerait dans l'autre sens.
3 - La valeur de la force de Laplace s'exprime par: F  IdB sin  où  est l'angle formé par les
directions du conducteur et du champ magnétique.
Ici  = 90° ( B orthogonal à la potion rectiligne de circuit)  F  IdB .
Application numérique: F = 0,08 N.

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Exercice 17 - Vrai ou faux
1 - Vrai; la valeur de la force de Laplace qui s'exerce sur un fil conducteur placé dans un champ
magnétique augmente si l'intensité du courant I augmente puisque : F  I B sin 
2 - Faux; la force de Laplace qui s'exerce sur un fil conducteur placé dans un champ magnétique
est orthogonale au vecteur champ magnétique.
3 - Faux; la force de Laplace qui s'exerce sur un fil conducteur placé dans un champ magnétique
n'existe que si le conducteur est parcouru par un courant.
4 - Vrai; si l'on déplace un circuit dans un champ magnétique fixe, il apparaît une force
électromotrice aux bornes du circuit; c'est le phénomène d'induction.

Exercice 18 - Principe d'un transformateur.


A. Enroulements électriques sur un tore de section carrée. 
1. Tout plan contenant l'axe Oz est plan de symétrie pour la distribution de courant, donc B est
 
perpendiculaire à ce plan en un point M de l'espace: B a pour direction u .

2. Il y a invariance par rotation autour de l'axe Oz, donc B est indépendant de l'angle ,
 
par conséquent B  B  r ,z  u  .
3. Compte-tenu des symétries, on choisit comme contour d'Ampère, le contour fermé suivant:
 
cercle de rayon r à la cote z fixée. D'après le théorème d'Ampère, on a: C B.dl μ0 Iint .
Il faut étudier trois cas:
a
 z  , aucun courant ne le traverse donc B = 0.
2
a
 z  :
2
si r  b , aucun courant ne traverse le contour, donc B = 0
si r  b  a , le courant d'intensité I traverse le contour autant de fois dans un sens que dans le
sens opposé, donc: B = 0.
 
Conclusion: B  0 en dehors du tore.
a
4. On utilise la même méthode qu'à la question précédente pour z  et b  r  b  a .
2
  0 NI 
Appliquons le théorème d'Ampère: B  r , z  2 r  μ0 NI d'où B  u .
2r
 
5. L'expression du flux magnétique t à travers une section carrée du tore s'écrit: t   B  dS .
b  a0
 0 NI  N Ia  a 
t   a dr , soit: t  0 ln  1   ( flux à travers une spire )
b 2 r 2  b
0 N 2 a  a
Le flux total à travers les N spires constituant le tore sera:   N t  I ln 1   .
2  b
 0 N 2 a  a   a  a
D’où L   ln 1   avec   0 ln  1   soit: L  N 2 .
I 2  b 2  b 
B. Etude du transformateur
1) On applique les résultats du paragraphe précédent : L1  N12 ; L2  N 22 .
Le couplage étant parfait , on a M 2  L1L2 soit M 2  N1 N 2 .
On peut également calculer directement M en utilisant le théorème d’Ampère.
d
2) Pour l'enroulement 1, nous avons: U1  R1I1  e1 où e1   N1 t ;
dt
en notation complexe on obtient: e1   N1 jt  U 1  R1 I 1  N1 jt

_______________________________________________________________________________________
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(idem pour l'enroulement 2).
3) a) En utilisant les grandeurs complexes
U 1   R1  jL1 I 1  jM I 2
U 2   R2  jL2  I 2  jM I 1
Le circuit secondaire étant ouvert, on obtient
U 1   R1  jL1 I 1 et U 2  jM I 1
U2 jM  j N 1 N 2 
soit   .
U 1 R1  jL1  R1  j  N12 

Exercice 19 - Inductance d'une bobine.


1) Il faut a >> R pour pouvoir négliger les effets de bord.
2) Le champ magnétique à l’intérieur du solénoïde est uniforme ; le vecteur a pour direction l’axe
du solénoïde ; sa direction est donnée par la règle de la main droite (par exemple).
  N 
B  o niu z  o iu z .
a
 
3) Le flux magnétique qui traverse le solénoïde s’exprime par :   N spire B.dS  N  o niR 2
N2
D’après la définition de l’inductance :   Li d’où L   o R 2 .
a

Exercice 20 - Tige mobile sur deux rails


1 - On oriente le contour de M vers N :
M P

 v
B  + 

N Q
   d
 
N
La f.é.m. d’induction s’écrit : eMN (t)   v  B  d   e(t)    Bv .
M dt
a) - Le sens du courant induit parcourant MN lorsque les extrémités P et Q des rails sont mises en
court circuit est tel que par ces effets électromagnétiques il s'oppose au déplacement de la barre.
  
La force de Laplace induite ( dF  id   B ) est colinéaire à la vitesse mais de sens contraire ; le
sens du courant induit correspond au sens choisi (sens positif sur la figure).
e(t) Bv
L’intensité du courant induit est donné par : i(t)=  .
R R
b) – Lorsque les extrémités sont reliées par l'intermédiaire d'une source idéale de tension de f e m
E:
E  e(t) E  Bv
E + e(t) = R i(t)  i(t)=  .
R R
2 - Lorsque le circuit est ouvert entre P et Q , l’intensité est nulle. Entre les points P et Q, il y a
une tension égale à e(t).
3 - Pour maintenir le mouvement uniforme dans les deux cas , il faut que, dans le référentiel
terrestre considéré comme galiléen, la somme vectorielle des forces agissant sur la barre soit
nulle.
Inventaire des forces exercées sur la barre :
 le poids de la barre,
 la force exercée par les rails,
  
 la force de Laplace F  i   B
_______________________________________________________________________________________
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 et la force exercée par l'opérateur Fop .
Le poids de la barre et la force exercée par les rails se compensent ; pour que la somme
vectorielle des forces agissant sur la barre soit nulle, il faut que la force exercée par l'opérateur
soit opposée la force de Laplace F = i  B.
B 2 2 v
1er cas : P et Q en court circuit : Fop  I B  .
R
2ème cas : P et Q reliées par l'intermédiaire d'une source idéale de tension:
B 2  2 v  B E
Fop  I B  .
R
3ème cas : P et Q ouvert : l'intensité est nulle donc . F0p = 0.

Exercice 21 – Haut-parleur
I - 1 - Le circuit électrique est mobile dans un champ magnétique stationnaire ; il apparaît une
  

f.e.m d’induction de Lorentz : e   v  B  d  . 

Si v correspond à un mouvement sinusoïdal de fréquence ν , il apparaît une f.e.m d’induction de
même fréquence et une tension de même fréquence aux bornes de la bobine.
Il s’agit d’une conversion d’énergie mécanique en énergie électrique : on a un microphone.
2 - Le conducteur parcouru par un courant est plongé dans un champ magnétique ; il est donc
soumis à une force de Laplace.
Cette force met en mouvement la bobine et la membrane ; la membrane met en mouvement les
masses d’air qui lui sont voisines. On a un haut-parleur.
II - 1 - La force élémentaire de Laplace est
       
dF  id   B  idu  Bur  iBdu z ; d’où F  iBlu z
avec l’orientation du schéma ci-contre :
2 - La f.e.m élémentaire est
     
 
de  v  B  d    vu z  Bur   adu d’où : de  vBa d
Soit pour la bobine tout entière e  vBa 2N
c’est-à-dire e  vB .
3 – Système : équipage mobileBilan des forces : force de
   
R L

Laplace : F  iBlu z ; poids du système : P  mg (masse très


 
faible) ; force exercée par le ressort : T  k   r   r 0  uz ; force de
u e

 
frottement : f   hv .
Dans le référentiel terrestre considéré comme galiléen, le théorème de la résultante cinétique
    
s’écrit : ma  i Bu z  mg  k   r   r 0  u z  hv .
dv
A l’équilibre : 0  mg  k  réq   r 0   m  hv  iB  kz (équation M)
dt
di
La loi des mailles donne l’équation électrique : u  L  Ri  vB (équation E)
dt
4 - Puisque u , i et v sont des fonctions sinusoïdales de pulsation  , les équations (M) et (E)
k
deviennent : jmv  Bi  v  hv (équation M’)
j
et u  jLi  Ri  Bv (équation E’)

_______________________________________________________________________________________
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Exercice 22 – Cadre en mouvement
y

C
O
x
+

  
1 - Le flux élémentaire de B à travers le cadre a pour expression: d   nB  dS .
 2x 
 = nBa2    na 2 B0 cos  .
  
2 - La force électromotrice d'induction qui apparaît dans le cadre s'exprime à partir de:
 2 x 
d  na 2 B0 cos
d   d  SB0 cos t 
e(t)      puisque: x = v t  e(t)  B0 S  sin  t  .
dt dt d t
di(t) 
3- L  ri(t)  e( t ) avec i( t )  I m cos  t    et e(t)  B0 S cos (t  ) .
dt 2

j
En représentation complexe: e(t)  B0 S  e jt e 2
et i(t)  I m e jt e  j
d i t  j

L  Ri  t   e  t   e( t )  Ri(t)  jLi(t)  B0 S  e 2   R  jL I m e j
dt
 
 j    B0 S 
I me  2
 .
R  jL
B0 S 
Amplitude de l'intensité du courant: I m  .
R 2   L
2

  L 
Phase:    arctan  .
2  R 

_______________________________________________________________________________________
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Chapitre 6

Ondes

Daniel Thouroude

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Sommaire

I –Oscillateurs couplés page 89


1. Cas de deux oscillateurs
2. Chaîne finie d'oscillateurs

II –Corde vibrante page 91


1. Equation de propagation
2. Ondes planes progressives harmoniques
3. Ondes stationnaires

III - Onde sonore dans un fluide page 93


1. Equation de propagation
2. Impédance acoustique
3. Aspect énergétique
4. Réflexion et transmission

IV - Ondes électromagnétiques dans le vide page 96


1. Equations de propagation
2. Structure de l'onde plane progressive
3. Polarisation des ondes planes progressives monochromatiques
4. Etude énergétique
5. Réflexion et réfraction des ondes électromagnétiques

V - Exercices page 103

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Chapitre 7

Mécanique des systèmes;


mécanique des fluides

Daniel Thouroude

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Sommaire

I – Mécanique des systèmes page 131


I. Cinématique du solide 1
II. Etude cinématique du contact entre solides
III. Théorèmes généraux sur les systèmes
IV. Exercices

II - Mécanique des fluides page 161


I. Cinématique des fluides
II. Notions de dynamique du fluide parfait
III. Bilan énergétique
IV. Exercices

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Chapitre 8

Optique ondulatoire

Guy Le Parc

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Sommaire

I – Modèle scalaire des ondes lumineuses page 181


1. Modèle de propagation dans l’approximation de l’optique géométrique.
2. Modèle d’émission.
3. Récepteurs. Intensité

II – Superposition d’ondes lumineuses page 186


1. Superposition de deux ondes quasi-monochromatiques cohérentes entre elles.
2. Superposition de deux ondes incohérentes entre elles.
3. Superposition de N ondes quasi-monochromatiques cohérentes entre elles

III –Interférences à division du front d'onde page 191


1. Trous d’Young ponctuels dans un milieu non dispersif
2. Comparaison entre deux dispositifs expérimentaux : trous d’Young et fentes d’Young.
3. Variation de p par rajout d’une lame à faces parallèles sur un des trajets.
4. Variations de p avec la position d’un point source.
5. Variations de p avec la longueur d’onde.
6. Observations en lumière blanche. Spectre cannelé
7. Généralisation au montage de Fraunhofer : trous d’Young ; ensemble de N trous alignés
équidistants.

IV –Interférences à division d'amplitude page 201


1. Schéma de principe de l'interféromètre de Michelson
2. Interféromètre de Michelson équivalent à une lame d’air éclairée par une source
spatialement étendue.
3. Interféromètre de Michelson équivalent à un coin d’air éclairé par une source
spatialement étendue.

V –Diffraction page 208


1. Principe de Huygens-Fresnel.
2. Cas d'une ouverture rectangulaire
3. Cas de deux ouvertures rectangulaires
4. Cas d'un trou circulaire
Corrigé des exercices page
page 213
210

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I - Modèle scalaire des ondes lumineuses

1. Modèle de propagation dans l’approximation de l’optique


géométrique.

a) Onde électromagnétique
On considère une onde (lumineuse) plane, progressive dans le sens de l’axe Oz,
 
monochromatique, polarisée rectilignement suivant e y , se propageant à la vitesse : v   c .
  k
L'onde est associée à un champ électrique sous la forme E  E0 cos   t  kz    e y où E0 et 

sont des constantes et k  d'après l’équation de propagation.
c 
 k 
L'onde est aussi associée à un champ magnétique qui vérifie B   E (structure de l’onde
   
plane progressive). k ,E ,B est trirectangle et direct.
 E0 
L’expression du champ magnétique est la suivante: B   cos  t  k z   ex .
c
 
 E  B
La moyenne dans le temps du flux de R  à travers une surface S perpendiculaire à la
0
direction de propagation de l’onde représente la puissance électromagnétique moyenne
  1
(temporelle) qui traverse la surface. P   R .dS  P   0 E02 cS .
2

On caractérise cette onde lumineuse en un point P d’un milieu diélectrique, linéaire, homogène et
isotrope, à la date t, par une grandeur lumineuse scalaire s(P,t) associée au vecteur champ

électrique E de l’onde qui aura la forme : s ( P , t )  s0 cos   t  ( P , t )  .

b) Chemin optique. Déphasage dû à la propagation.

Si les dimensions des milieux traversés par la lumière varient peu à l’échelle de la longueur
d’onde, on néglige l’aspect ondulatoire.
On utilise la notion de rayon lumineux qui est un modèle.

La lumière se propage de S à M le long d’un rayon lumineux avec pour vitesse au point P :
c
v(P)  , où n ( P ) est l’indice de réfraction du milieu en P ; par définition, le chemin optique
n(P)
(SM) entre les points S et M du rayon lumineux est :  SM   SM n (P) d  (P) . L’élément d’arc de la
courbe suivie par la lumière est noté d (P) ; il est défini en P et est parcouru par la lumière à la
vitesse de propagation v(P) pendant la durée dt.

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L’onde se propage sans déformation, le signal s(M,t) reproduit le signal de la source avec un
retard  (M).
(SM)
Le chemin optique et la durée de propagation du signal sont liés par la relation :   M   .
c
En fait, le chemin optique est la longueur du trajet que ferait la lumière dans le vide, pendant le
temps qu’elle met pour faire le trajet SM dans le milieu d’indice n.

Le retard de phase en un point M s'exprime en fonction du retard de propagation ou du chemin


2( PM ) 2c  M 
optique: ( M )  ( P)   .
0 0

c) Surfaces d’ondes. Loi de Malus.

Une surface d’onde est une surface équiphase, c’est-à-dire le lieu des points M tels que le chemin
optique (SM) soit égal à une constante.

Dans un milieu d’indice constant, (SM )  n SM ; le lieu des points à égale distance de S est une
sphère.

Théorème de Malus : les rayons lumineux sont orthogonaux aux surfaces d’onde.

Pour une onde plane, les rayons sont parallèles entre eux, et perpendiculaires aux plans d’ondes.

Pour une onde sphérique, les rayons lumineux sont justement les rayons des sphères d’ondes.

d) Onde plane, onde sphérique ; effet d’une lentille mince dans


l’approximation de Gauss.
Une source ponctuelle émet une onde sphérique.

Comment obtenir une onde plane à partir d’une source ponctuelle ?

On peut utiliser une source ponctuelle placée au foyer d’une lentille convergente.
Dans les conditions de Gauss, les rayons sont peu inclinés par rapport à l’axe optique et peu
écartés de l’axe.
Surfaces d'onde

F Rayons lumineux
O

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2. Modèle d’émission.
a. Longueur de cohérence temporelle.
Une source lumineuse ponctuelle située en S émet, de manière pulsée, des trains d’ondes
lumineuses supposées de même pulsation .

Dans le modèle scalaire de la lumière, une grandeur lumineuse scalaire s ( M , t ) est associée au

vecteur champ électrique E de l’onde : s ( M , t )  s0 cos   t  ( M , t )  , où s0 est l’amplitude
supposée constante de l’onde et ( M , t ) son retard de phase en M et à l’instant t par rapport au
point de référence S.
La grandeur complexe associée à la grandeur réelle s ( M , t ) est le signal:
s (M , t )  s0 exp  j  t ( M , t )  . Le complexe conjugué de s( M , t ) est noté s * ( M , t ) .

Temps de cohérence
Le modèle des trains d’ondes suppose que la phase à la source S reste constante pendant des
intervalles de temps de durée constante c entre lesquels elle change aléatoirement de valeur.

Cet intervalle de temps c est appelé temps de cohérence.

L’onde émise durant ce temps de cohérence est nommée "train d’onde".


Le train d’onde est ainsi limité dans le temps et se propage dans le vide à la célérité c.

La phase de l’onde S à la source S prend une nouvelle valeur aléatoire à chaque nouveau train
d’onde.

Longueur de cohérence temporelle.


Deux ondes issues d’une même source ponctuelle monochromatique ne sont cohérentes que si la
différence de marche   M  est inferieure en valeur absolue à la longueur de cohérence  c  cc
de la source :   M    c .

Sources lumineuses Temps de cohérence Longueur de cohérence


temporelle
Laser 1 ns  c  10 ns 30 cm   c  3 m
Lampe spectrale basse pression 3 ps  c  30 ps 1 mm   c  10 mm
Lumière blanche c  10 fs  c  3 m

 M 
Si cette inégalité n’est pas vérifiée, le retard temporel est supérieur a la durée moyenne
c
c entre deux trains d’ondes : on dit les deux ondes sont décorrélées.

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b. Relation entre le temps de cohérence et la largeur spectrale.
Aucune source lumineuse n’est strictement monochromatique. En effet, une onde strictement
monochromatique serait sinusoïdale dans le temps, de fréquence f0, et devrait exister depuis un
temps infini et durer encore un temps infini.

Toutes les ondes lumineuses que nous connaissons ont une durée finie.
La lumière émise par la source contient donc d’autres fréquences que f0.
Cela se traduit par le fait que la courbe de l’intensité émise en fonction de la fréquence n’est pas
un trait infiniment fin à la fréquence f0, mais une courbe en cloche centrée sur f0, et de largeur à
mi-hauteur f 0  0 .

∆f est appelée largeur spectrale de la source. Plus elle est petite, plus la source est
monochromatique.

Exemples :
Une lampe blanche comprend toutes le fréquences de 3.1014 Hz à 8.1014 Hz : ∆f = 5.1014 Hz.

Un laser He-Ne a une largeur spectrale f  1,4.109 Hz, soit deux cent mille fois plus étroite que
celle de la lampe blanche.

Une onde réellement monochromatique aurait, en théorie, un temps et une longueur de cohérence
infinis.
La cohérence temporelle d'une onde est liée à la largeur de bande spectrale de la source.
En général, le temps de cohérence de la source est inversement proportionnel à sa largeur de bande :
1
c  soit : c f  1 .
f
c 02 c 
 c  cc   puisque : f   f  c 2 .
f   0

3. Intensité. Récepteurs.
a. Intensité lumineuse
L'intensité lumineuse (ou éclairement) I (M) est mesurée par un détecteur quadratique placé en
M sensible à la valeur moyenne temporelle de s2(M, t).
Par convention, elle est définie au point M (à une constante multiplicative près) par :
I (M )  2 s2 (M , t ) .
2
En représentation complexe: : I (M )  s (M , t ). s * (M , t )  s ( M , t ) .
Pour chaque récepteur optique, on définit un temps de réponse qui est le temps minimal qui doit
séparer deux signaux afin qu'ils soient perçus individuellement.
Cette moyenne temporelle est effectuée sur un temps de réponse R du détecteur toujours très
grand devant les temps de cohérence temporelle des sources supposés identiques à c .

Le temps de réponse de l'œil est typiquement 0,1 s.

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Au cinéma (projection à raison de 24 images par seconde), les mouvements filmés semblent continus
1
parce que le temps de réponse de l'œil est supérieur à  0, 04 s .
24

b. Récepteurs

Comment choisir un récepteur ?


On le choisit en fonction de son temps de réponse et de sa sensibilité. Il existe des détecteurs
quantiques et des détecteurs thermiques.

Détecteurs quantiques
Chaque photon crée un porteur de charge qui participe à la réponse électrique. Tous ces
récepteurs présentent un net effet de seuil en longueur d’onde.

 Les photons arrachent les électrons à une photocathode.


Exemple : tube photomultiplicateur (grande sensibilité).

 Les photons créent des porteurs mobiles.


Soit dans un semi-conducteur homogène (la photorésistance), soit à la jonction entre deux
matériaux semi-conducteurs ( photodiodes, phototransistors, photopiles et composants CCD).
 photorésistance : détecteur très sensible mais peu linéaire et peu rapide ;
 photodiode et phototransistor : détecteur le plus utilisé ;
 photopile : composant de grande surface qui sert à obtenir de l’énergie électrique ;
 C.C.D. : composant de base des caméras vidéo.

Détecteurs thermiques
On mesure l’échauffement dû à l’absorption de l’énergie du rayonnement. La sensibilité de ces
détecteurs est faible mais indépendante de la longueur d’onde.
 Thermopile : échauffement est mesuré par des thermocouples.
 Capteur pyroélectrique : apparition d’une tension entre les faces d’un cristal portées à des
températures différentes.

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II - Superposition d’ondes lumineuses

1. Superposition de deux ondes quasi-monochromatiques cohérentes


entre elles.
On considère la superposition en M de deux ondes issues de deux sources ponctuelles S 1 et S2 de
longueurs d’ondes dans le vide différentes 1 et 2.
Les grandeurs scalaires associées sont notées respectivement:
s  M,t   a cos 1t 1  M, t   et s  M,t   a cos 2 t  2  M, t   .
1 1 2 2

a) Superposition des deux ondes


L'intensité lumineuse est définie au point M (à une constante multiplicative près) par :
I (M )  2 s2 (M , t ) .

s  M , t   s1  M , t   s2  M , t  et I ( M )  2 s 2 ( M , t ) .

I (M )  2 s12 ( M , t )  s12 ( M , t )  2s1 (M , t )s2 ( M , t )


 I ( M )  I1  I 2  4 s1 ( M , t ) s2 ( M , t ) avec I1  2 s12 ( M , t )  2a12 .

s1 ( M , t ) s2 ( M , t )  a1a2 cos  1t 1 ( M , t )  cos 2t 2 ( M , t ) 


1
soit : s1s2  a a cos   2 1 t   2 1    cos  1  2 t   1  2  
2 1 2

La moyenne du 2ème terme est toujours nulle.

On pose : 2 /1 ( M , t )  2 ( M , t )  1 (M , t )
On obtient : I ( M )  I1  I 2  2 I1I 2 cos   2  1  t  2 /1 ( M , t ) 
Le terme lié aux interférences est le dernier terme: 2 I1I 2 cos   2  1  t  2 /1 ( M , t )  .

( S2 M )  ( S1M )
2 /1 ( M , t )  2 ( M , t )  1 ( M , t )  2   S 2  t    S1  t  soit :
0
2 /1
 2 /1 ( M , t )  2    S 2  t   S 1  t   .
0
2 /1 (M , t ) dépend du temps, car  S 2  t    S 1  t  peut dépendre du temps (processus d’émission
des sources).

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b) Superposition des deux ondes cohérentes
Cas où 2  1 et 2 /1 ( M , t )   indépendant du temps.
Pour cela, il faut que le déphasage  S 2  t    S 1  t  ne dépende pas du temps : les sources doivent
être cohérentes (ou corrélées).
Nous avons alors : cos    2  1  t   2 /1 ( M , t )   cos    .
On obtient : I (M )  I1  I 2  2 I1I 2 cos    .
Il y a interférences si ω1 = ω2 et 2 /1 ( M , t )   indépendant du temps.
Les sources sont synchrones et cohérentes.
On obtient la formule de Fresnel : I (M )  I1  I 2  2 I1I 2 cos    .

c) Interprétation géométrique: construction de Fresnel.


On considère la superposition en M de deux ondes dont les grandeurs scalaires associées sont
notées respectivement: s1  M ,t   a1 cos t 1  et s2  M ,t   a2 cos  t 2  .
j1t  j1
En notation complexe, on obtient s1  M ,t   a1e avec : a1  a1e .
Dans le plan complexe, a1 et a 2 peuvent être représentés par des vecteurs de normes a1 et a2 faisant avec
un axe Ox des angles  et  .
1 2

a a2 
2

a1

1 x

d) Contraste
I max  I min
Le contraste (ou visibilité) du phénomène d’interférences est défini par : C 
I max  I min
Pour des ondes lumineuses parfaitement cohérentes, l’évolution de l’intensité I (M) est définie en
fonction du déphasage  par : I (M )  I1  I 2  2 I1I 2 cos    .
On trace I (M) en fonction de  .
10

-15 -10 -5 5 10 15
_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 187
Sur le graphe les éclairements maximum I max et minimum I min correspondent à :
I max  I1  I 2  2 I1I 2  cos     1 I min  I1  I 2  2 I1 I 2  cos     1
I max  I min 2 I1I 2
Le contraste C s'exprime: C   .
I max  I min I1  I 2

Le contraste est maximal et vaut 1 pour I1 = I2.

2. Superposition de deux ondes incohérentes entre elles.


On reprend le calcul du paragraphe 1.
On obtient : I ( M )  I1  I 2  2 I1I 2 cos   2  1  t  2 /1 ( M , t ) 
Cas où 2  1 : les sources sont synchrones et 2 /1 ( M , t )   dépend du temps.
2 I1I 2 cos   2  1  t   2 /1 ( M , t )   2 I1 I 2 cos  2 /1 ( M , t ) 
Pour des ondes incohérentes, le terme cos   2 /1 ( M , t )  est nul:
cos   2  1  t   2 /1 ( M , t )   cos   2 /1 ( M , t )   0
La valeur moyenne s'annule si 2 /1 ( M , t ) dépend du temps.
On obtient : I ( M )  I1  I 2 .
I ( M )  I1  I 2  a12  a22 ; cette intensité est uniforme autour de M.

3. Superposition de N ondes quasi-monochromatiques cohérentes


entre elles
a. Superposition de N ondes cohérentes
On considère la superposition en M de N ondes cohérentes dont les grandeurs scalaires associées
sont notées respectivement: s  M ,t   a cos  t i  .
i i
 ji
En notation complexe, on obtient s i  M ,t   a i e jt avec : a i  ai e .

L'amplitude complexe résultante s'écrit:


N
a  M    ai e  ji . a3
i 1 3

L'intensité correspond à la longueur du vecteur 


résultant; elle sera maximale si les vecteurs
sont tous alignés. a a 2
2
L'intensité correspondant à la superposition de
N ondes cohérentes sera maximale si toutes les a1
ondes sont en phase; les interférences sont
constructives. 1
Construction graphique avec 3 ondes

_______________________________________________________________________________________
188 1-5250-TE-PA-02-17
N
Si les ondes ont, de plus, même amplitude, on aura : a  M    ae  j  Nae  j .
i 1
2
Cela nous donne comme intensité maximale : I max  N 2 a  N 2 I 0 .
Le facteur N 2 montre que les maxima d'intensité sont très marqués.

b. Superposition de N ondes cohérentes de même amplitude et dont les


phases sont en progression arithmétique
On considère la superposition de N ondes quasi-monochromatiques cohérentes entre elles
(provenant d'une source S), de même amplitude et dont les phases sont en progression
arithmétique dans le cas N >> 1.

Le retard de phase de l'onde émise par la source Sk vaut donc k   k  1  ; les phases sont en
progression arithmétique.
N N
L'amplitude complexe résultante s'écrit: a   a0e jk   a0e 
 j k 1
.
k 1 k 1
I 
On peut tracer directement max en fonction de l'ordre d'interférences p  en utilisant une
I0 2
calculatrice graphique; nous avons ici utilisé un programme en langage Python pour tracer les
courbes pour N = 5 et pour N = 10.

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 189
Nous retrouvons le résultat du paragraphe 3.a, à savoir que l'intensité maximale est donnée par :
2 I max
I max  N 2 a  N 2 I 0   N2.
I0
2 I max I
On retrouve le facteur N sur les courbes (  25 pour N = 5 et max  100 pour N = 10).
I0 I0
Condition d’interférences constructives : les maxima sont obtenus pour   2 p .
Demi-largeur des fentes brillantes
Prenons la superposition de 6 ondes quasi-
monochromatiques cohérentes entre elles, de
même amplitude. Quelle est la plus petite M4
M3
variation  au voisinage de   2 p
permettant d'avoir une intensité nulle ?
En utilisant la construction de Fresnel, on
obtient un polygone à 6 côtés (côtés tous
2 M5 M2
égaux: même amplitude) soit   .
6
La demi-largeur des franges brillantes est
2 
égale à   .
N M0
Les franges obtenues sont de plus en plus fines M1
M6
lorsque N augmente.
La courbe de l'intensité en fonction de la direction présente des pics. En augmentant le nombre de
fentes, la position des pics ne change pas, leur intensité augmente et leur largeur diminue.

_______________________________________________________________________________________
190 1-5250-TE-PA-02-17
III - Interférences à division du front
d'onde
Partant des trous d’Young éclairés par une source ponctuelle strictement monochromatique, on
étudie ensuite l’évolution de la visibilité sous l’effet d’un élargissement spatial et spectral de la
source.

1. Trous d’Young ponctuels dans un milieu non dispersif


On réalise, dans l’air, l’expérience des trous d’Young à l’aide du dispositif décrit et schématisé
ci-dessous.
Ecran
trous
z' S1
z
Laser
S0
S2

Champ d’interférences

Une plaque opaque, percée de deux trous circulaires S1 et S2 de même taille et de faibles
dimensions, est placée perpendiculairement à l’axe z’z.

Dans ce cas, les deux sources sont obtenues à partir d’une même source S0, par division du front
d’onde.

Dans le cas où le laser dont nous disposons ne permet pas d’éclairer simultanément les deux trous
S1 et S2 on utilisera un dispositif permettant d’élargir le faisceau laser.

Ecran

Le deux sources lumineuses ponctuelles S1 et S2 (plaque (P)) émettent dans le vide deux ondes
monochromatiques de même longueur d’onde , de même amplitude et en phase en leurs origines
respectives S1 et S2. Ces sources sont distantes de a.

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 191
L’intensité obtenue sur l’écran en occultant l’une des deux sources, est noté I0.
Un écran (E) d’observation est parallèle à la droite des sources et situé à une distance D de celles-
ci.
La droite normale à l’écran passant par B définit l’axe du système et cet axe coupe l’écran en O.

Les sources S1 et S2 sont dans le plan (Bxz).


Le point M, de coordonnées (x, y, 0) dans le repère Oxyz, est un point de l’écran proche de O.

Il est suffisamment éloigné des sources pour que D  a, D  x et D  y.

S1
(E)
a B O z
y
S2
D

Description de la figure d’interférences

Sur l’écran on observe une alternance de taches sombres et brillantes selon l’axe Ox.

Si l’on obture le trou (S2), on observe la tache de diffraction (alternance anneaux sombres et
a
brillants) centrée en x  , y = z = 0.
2

Au point M, la différence de marche est donnée par : ( M )  ( S2 M )  ( S1M ) .

D'après la formule de Fresnel, l’intensité au point M en fonction de la différence de marche


  
s’écrit : I (M)  2 I 0 1  cos()   2 I 0 1  cos(2  )  .
  

Calculons : ( M )  ( S2 M )  ( S1M ) .

 b
2
2 2 1  a
2
2
  1  a
2

S1M   x    y  D  D 1  2   x    y   D 1    x    y 2 
 2 D   2 
  2 D   2 

 1  a
2 
et S2 M  D 1    x    y 2 
 2 D   2 

 1  a
2   1  a
2 
 ( M )  D 1    x    y 2    D 1    x    y2 
 2 D   2 
  2 D   2 

_______________________________________________________________________________________
192 1-5250-TE-PA-02-17
ax
L'expression approchée de la différence de marche est : ( M )  .
D

  ax  
L’intensité au point M de l’écran s’écrit : I  M   2 I 0  1  cos  2   .
  D  

Les franges d’interférence observées sont rectilignes, parallèles à l’axe Oy ce qui correspond à
l’ensemble des points de même intensité (x = cste).
Allure géométrique des franges d’intensité maximale:

Ordre d’interférence p(M) au point M.



L’ordre d’interférence au point M s’écrit : p  M   .

Franges brillantes; franges sombres


Les franges d'interférences correspondent à p constant, c'set-à-dire à x constant. On obtient donc
des droites parallèles (en fait des petits segments).

On aura une frange brillante pour p entier, ce qui donne : cos  2p   1 ; l’intensité est maximale.

On aura une frange sombre pour p demi-entier, ce qui donne : cos  2p   1 ; l’intensité est
minimale.

La frange d’équation x = xp  x p 
a
 p  a même intensité que la frange d’équation
 D 
D
x = xp+1  x p1 
a
  p  1    x p 1  x p  .
 D  a

D
L’interfrange est la distance séparant deux franges de même intensité : i  .
a

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 193
2. Comparaison entre deux dispositifs expérimentaux : trous
d’Young et fentes d’Young.
Pour les trous d'Young, plus le trou est petit et plus le champ d'interférences est grand mais il y a
alors moins de lumière.
Théoriquement, on devrait observer des franges rectilignes; en pratique on observe des franges
rectilignes contenues dans un disque dont la dimension est liée à la distance D, à la longueur
d'onde  et au rayon du trou.
y y

b b
x x

a a

Nous verrons qu'il y a une symétrie par translation dans la direction Oy.
Cette propriété permet d’utiliser des fentes très fines rectilignes et parallèles à l’axe Oy au lieu
des trous sources.
On peut considérer les fentes sources comme une succession de trous sources; les franges
associées à chaque trou vont s’ajouter en intensité.

La luminosité des franges est augmentée.

3. Variation de p par rajout d’une lame à faces parallèles sur un des


trajets.
On rajoute devant le trou S2 du montage du paragraphe 1, une petite lame (L) (verre ou mica) à
faces parallèles, d’épaisseur e et d’indice n pour la longueur d’onde  utilisée. Le faisceau laser
arrive toujours perpendiculairement à la plaque (P) et traverse la lame (L) sous incidence
normale.

Calculons la différence de chemin optique (M) au point M entre les rayons issus de S1 et S2..
La lame placée devant S2 introduit une différence de marche  n  1 e entre S1 et S2.
_______________________________________________________________________________________
194 1-5250-TE-PA-02-17
La différence de chemin optique (M) au point M entre les rayons issus de S1 et S2 s’exprime
ax
par :   M     n  1 e .
D
ax e ax
L'ordre d'interférences s'écrit donc maintenant : p    n  1 au lieu de p  sans lame
D  D
mince. L’interfrange n’est pas modifié.
Recherchons de quelle distance d la figure d’interférences est translatée.
 n 1 De
La frange d’ordre 0 est telle que δ(M) = 0 donc x0   .
a
Dans quel sens se déplace la figure d’interférences par rapport au cas du paragraphe 1 ?
n >1 donc x0 < 0 : les franges sont déplacées « vers le bas ».
 n 1 De
La figure d’interférences sera translatée de la distance : d  .
a

4. Variations de p avec la position d’un point source.


La source S n'est plus située dans le plan médiateur des trous S1 et S2 passant par B
ax
Cela introduit une différence de marche supplémentaire S  (SS2 )  (SS1 )  S .
d
x
(E)
M

S1
S

xS B O

d S2 D
La différence de chemin optique (M) au point M entre les rayons issus de S s’exprime par :
ax ax
M   S  .
d D

axS ax ax
L'ordre d'interférences s'écrit maintenant : p   au lieu de p  si la source S est
d D D
située dans le plan médiateur des trous S1 et S2.
x D a  x  x0 
Posons x0   S , on obtient : p  .
d D

Une translation de la source S dans une direction parallèle à Ox se traduit par une translation des
x D
franges de x0   S .
d
Une translation de la source S dans une direction parallèle à Oy est sans effet sur les franges.
_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 195
Perte de contraste par élargissement spatial de la source.
Pour interpréter les observations expérimentales, on admettra le critère de brouillage des franges
1
p  (avec p est évalué sur la moitié de l’étendue spatiale de la source).
2

5. Variations de p avec la longueur d’onde.


La perte de contraste lors d'un phénomène d'interférences pet être due au fait qu'une source n'est
jamais parfaitement monochromatique : elle est caractérisée par une largeur spectrale f centrée
autour d'une fréquence f 0 .
Plusieurs causes sont à l'origine de cette non monochromaticité : l'agitation moléculaire, l''effet
Doppler, ...

On considère que le profil est rectangulaire de largeur f  f 2  f1 .

Les franges sont brouillées si   0 , différence de marche pour laquelle on observerait une
f f
frange claire pour f 0  et une frange sombre pour f 0  .
2 2
  f  0  f  c
2 0  f 0    2  f0     soit : 0  .
c  2  c  2  2f
c
On observe des franges bien contrastées pour des différences de marche petites devant 0 
2f
 1
p M   p  M   .
 2

Perte de contraste par élargissement spectral de la source.


Pour interpréter les observations expérimentales, on utilisera le critère de brouillage des franges
1
p  (avec p est évalué sur la moitié de l’étendue spectrale de la source).
2

L'intensité, qui n'est pas à connaître, s'écrit:


  ax f
 
 sin    
1 f2 
 ax f    D c  
 cos 2ax  .
I  I0  1  cos  2   df  I 0  1  ax f  
f f1   D c     0 D  
 D c 
 
ax f ax c 2
On obtient donc un bon contraste si    , soit donc si   0 et donc si:   cc ,
D c D f 
1
où c  est appelé temps de cohérence de la source (voir I.2).
f
On doit avoir    c , où  c  cc est appelée longueur de cohérence de la source.
_______________________________________________________________________________________
196 1-5250-TE-PA-02-17
On considère que  c est de l'ordre de grandeur de  . L'émission lumineuse est donc constituée de
trains d'onde de longueur  c .

Tant que la différence de marche reste inférieure à cette longueur, les trains d'ondes qui
interfèrent sur l'écran correspondent à la même émission atomique.

Ordres de grandeur:
f c
Raie D du sodium 10 GHz 3 cm
Lampe spectrale à mercure 1 GHz 30 cm
Laser monomode 1 MHz 300 m

6. Observations en lumière blanche. Spectre cannelé


La différence de marche en un point où deux ondes interférent est  , qui dépend de la position de

ce point. La différence de phase des ondes en ce point est   2 , qui dépend à la fois de  et

de la longueur d’onde  .

Lorsqu’on réalise des interférences en lumière blanche, chaque longueur d’onde crée son propre
système de franges qui se superpose à ceux des autres longueurs d’onde : pour chaque longueur
  
d’onde, on a I ( M )  I1  I 2  2 I1I 2 cos  2  .
 

Au centre de la figure d’interférence,   0 et les interférences sont constructives pour toutes les
longueurs d’ondes : on voit une frange blanche.
Lorsque  augmente, les interférences sont destructives pour certaines longueurs d’onde, et
constructives pour d’autres.

On observe des teintes colorées appelées teintes de Newton.

Lorsque cette différence de marche est faible et due à une différence d’épaisseur (bulles de savon,
Michelson en coin d'air (chapitre suivant), on peut déduire l’épaisseur de la couleur de la teinte de
Newton.

Pour  plus importante, on observe une couleur blanche appelée blanc d’ordre supérieur.
Le spectre est composé de fines raies colorées et de fines raies sombres alternées (spectre
cannelé).

_______________________________________________________________________________________
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7. Généralisation au montage de Fraunhofer : trous d’Young ;
ensemble de N trous alignés équidistants.
On considère N trous d'Young équidistants de la distance a et alignés le long d'un axe (voir le
paragraphe II. 3.b).

Sk+1
H
i'

i Sk P

La différence de marche entre les ondes diffractées par les trous S k et Sk+1 s'écrit:
( M )  ( SS k M )  ( SSk 1M )  S k H  Sk 1P  a sin  i '   a sin  i 
M  a sin  i '   a sin  i 
Le déphasage entre les ondes s'écrit:   2  2 .
 
Il est indépendant de N (voir le paragraphe II. 3.b).
sin  i '   sin  i  p
Les maxima sont obtenus pour   2 p  2a soit sin  i '  sin  i  
 a
(conditions d'interférences constructives).
L'étude expérimentale du réseau plan permet de vérifier le modèle des trous d'Young.

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198 1-5250-TE-PA-02-17
Exercice 1 - Elargisseur de faisceau
Nous nous plaçons, uniquement pour cette question, dans le cas où le laser dont nous disposons ne permet
pas d’éclairer simultanément les deux trous S1 et S2 de la plaque (P) : le diamètre du faisceau laser est
inférieur à la distance a.
Nous souhaitons réaliser un dispositif permettant d’élargir le faisceau laser. Pour cela nous disposons de
deux lentilles : une lentille divergente L1 et une lentille convergente L2 de distances focales respectives f1'
et f 2' , telles que f1'  f 2' .
On dispose les deux lentilles de telle sorte que le foyer image de la lentille divergente L1 soit confondu
avec le foyer objet de la lentille convergente L2.
La lentille L1 est placée avant la lentille L2 sur le trajet du faisceau laser.
Soit dav le diamètre du faisceau laser avant son élargissement et dap le diamètre du faisceau laser après son
élargissement.
Faire un schéma du montage ainsi réalisé et mettant en évidence l’élargissement du faisceau incident.
Calculer le rapport en fonction de f '1 et f '2.

Exercice 2
On réalise, dans l’air, l’expérience des trous d’Young à l’aide du dispositif décrit et schématisé ci-dessous.

Un laser, de longueur d’onde dans le vide , émet un faisceau lumineux cylindrique d’axe z’z.
La distance entre les centres des deux trous S1 et S2 est notée a.
Le phénomène d’interférences est observé sur un écran (E) placé perpendiculairement à l’axe z’z.

1. En se référant uniquement aux lois de l’optique géométrique, quelle devrait être l’allure de la figure
observée sur l’écran (E) ?
Pour quelle raison l’optique géométrique ne permet-elle pas de prévoir l’existence d’un champ
d’interférences dans le cas du dispositif des trous d’Young ?
A quel phénomène physique doit-on faire appel pour en comprendre l’existence ?
A quelle époque vécut Thomas Young ?
2. Réaliser un schéma représentant le champ d’interférences.
3. Qu’observe-t-on sur l’écran (E) ? Décrire précisément la figure d’interférences obtenue.
4. Qu’observe-t-on sur l’écran (E) si l’on obture l’un des deux trous ?
5. Comment est modifiée la figure d’interférences si on translate la plaque (P) suivant l’axe Ox ? suivant
l’axe Oy ?
6. Comment est modifiée la figure d’interférences si on translate l’écran (E) suivant l’axe z’z ?

Exercice 3
On considère deux ondes de même amplitude s0, émises par deux sources ponctuelles monochromatiques
situées dans le vide, S1 et S2, distantes de la longueur λ, ces deux sources étant cohérentes et en phase.
On négligera la variation des amplitudes en fonction des parcours r1 et r2.
On considère un plan d’observation perpendiculaire à la droite des sources et situé à une distance D de
leur point milieu . On suppose que D >> a et D >> ρ.

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 199
Fig. 5 : Plan d’observation perpendiculaire à la droite des sources.

1. Exprimer la différence de marche δ en fonction de a et θ.


2. Justifier la figure d’interférences observée à l’écran.
3. Exprimer l’intensité I au point P de l’écran.

Exercice 3 - Etoile double


Un système d'étoile double se comporte comme deux sources lumineuses incohérentes d'intensité
I E1  I E2  I 0 . Le dispositif des fentes d'Youg pointe vers le centre du système d'étoile double (voir
figure) de sorte que : 2  1   . L'observation se fait désormais dans le plan focal d'une lentille
convergente de distance focale f ' .

1 - Etablir l'expression de l'intensité I1 sur l'écran dû à l'étoile E1 , puis I tot , celui dû à l'étoile double.
  2ax  
Exprimer I tot sous la forme I tot  2 I 0 1   cos  ' 
.
  f 
  
Préciser l'expression et le sens physique de  .

2 - Pour quelle valeur de la distance a entre les fentes y-a-t-il brouillage du phénomène d'interférences ?
En déduire la distance angulaire 2 qui sépare les étoiles sachant que a  116,5 cm et   550 nm .
_______________________________________________________________________________________
200 1-5250-TE-PA-02-17
IV - Interférences à division d'amplitude
Le brouillage des franges dans le chapitre précédent sous l’effet d’un élargissement spatial
conduit à montrer un des avantages de l’interféromètre de Michelson éclairé par une source
étendue en constatant l’existence d’un lieu de localisation des franges.

1. Principe de l'interféromètre de Michelson

L’interféromètre supposé idéal est constitué (voir figure page suivante):

 d’une lame semi-réfléchissante dite séparatrice (Sp) qui réfléchit la moitié de la lumière
qu’elle reçoit ; l’origine O du repère est centrée sur la séparatrice qui fait un angle

invariable de avec les axes Ox et Oz ; les déphasages introduits par la séparatrice ne
4
sont pas pris en compte car ils sont compensés par une lame compensatrice (non
représentée sur la figure) réglée parallèlement à la séparatrice,

 de deux miroirs réglables (M1) et (M2) parfaitement plans, perpendiculaires au plan de la



figure et dont les orientations fixes font un angle égal à par rapport à l’orientation de la
4
lame séparatrice (Sp) ; le miroir (M1) est susceptible de subir un mouvement de translation
parallèlement à la direction Oz alors que le miroir (M2) reste fixe, la distance qui le sépare
de l’origine O est notée L0.

2. Interféromètre de Michelson équivalent à une lame d’air éclairée


par une source spatialement étendue.
Le Michelson est dit réglé en lame d'air, si le miroir M2 est rigoureusement perpendiculaire à M1,
M1 et M'2 sont parallèles.
Quand les miroirs M1 et M’2 sont confondus, le Michelson est dit être réglé au contact optique
(lame d’air d’épaisseur nulle).

Les miroirs sont réglés de telle sorte que sont observés, par projection à l’aide d’une lentille
convergente (L), des interférence sur le plan d’observation (E). Ce plan est situé dans le plan
focal de la lentille (L) ; celle-ci est parfaitement stigmatique, de distance focale image f ' et son
axe Oz coupe l’écran en B.

Seules seront considérées des ondes ayant été réfléchies une et une seule fois sur la lame
séparatrice. A partir de la situation de référence où (M1) est confondu avec l’image de (M2) par la
séparatrice (Sp), le miroir (M1) subit une translation de longueur e comptée positivement si le
miroir s’éloigne de la séparatrice.
L’intensité obtenue sur l’écran en occultant l’une des deux sources est noté I0.

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 201
z
(M1)
e
image M'2 de M2 par
la séparatrice

(M2)
(Sp)

S LS O L0 x

D
O’
(L)
f'

plan focal image
(E) B  M de la lentille

La source ponctuelle S monochromatique, de longueur d’onde 0, est placée à la distance finie
Ls  SO de la séparatrice. Le système optique constitué de (Sp), (M1) et (M2) donne deux images
S1 et S2 de la source S:
 S1 correspond aux rayons qui rencontrent (M1)
 et S2 aux rayons qui rencontrent (M2).
La lentille (L) est stigmatique et n’introduit aucune différence de marche.

a. Différence de marche
Coordonnées de S1 et S2 dans le repère Oxz.
 x1  0
S1 est l’image de S par la séparatrice + miroir M1 : S1  ;
 z1  2  L0  e   Ls
x  0
S2 est l’image de S par la séparatrice + miroir M1 + Séparatrice : S 2  2 .
 z2  2 L0  Ls
S1
2e
S2


(L)


B (E)
M
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202 1-5250-TE-PA-02-17
Distance S1S2 en fonction de e.
 x1  x2  0
S 2 S1 
 z1  z2   2  L0  e   Ls    2 L0  Ls   2e
Donc d  S1, S2   2e .
On exprime la différence de marche (M)  (S1M)  (S2M) en fonction de e et de l’angle
 

  O 'B, O 'M . 
La distance qui sépare les points M et B sur l’écran (E) est notée   BM .
On trace le plan d’onde orthogonal aux rayons issus de S 1 et S2 et émergeant sous l’angle 
Ces rayons convergent sur l'écran en M.

S1
2e H
S2


(L)


(E)
B M

D'après le théorème de Malus : (S2M)=(HM) donc la différence de marche s'exprime par:


  (2e)cos  .
2
BM  
Comme tan    pour ≪ f’ =>  petit, tan≃  et cos     1 
f' f' 2
 1   2 
ce qui donne :   2e 1     .
 2 f ' 
 
Pour = 0 , on a donc   ( B )  2e .

b. Intensité
   2e  1    2   
  
I ( M )  2 I 0 1  cos  2    2 I 0 1  cos  2 1      
    0  2  f '    
  0      
L'intensité est constante pour  constant; on observe des anneaux concentriques.

Avec un Michelson réglé en lame d’air, la largeur de cohérence spatiale de la source est infinie, à
condition d’observer les interférences à l’infini : on observe des anneaux dits d’égale inclinaison.
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1-5250-TE-PA-02-17 203
c. Ordre d’interférence
2e cos  
Un anneau est caractérisé par son ordre d’interférence p  .
0
2e
Au centre des anneaux , p0  .
0
2e  1     2 e
2
Le kième
anneau brillant correspond donc à pk  p0  k  1      k
0  2  f '    0
 
0
soit k  f ' k .
e
0
Le rayon du premier anneau est: 1  f ' donc k  1 k
e
Quand l’épaisseur e de la lame d’air augmente, l’ordre d’interférence au centre augmente, le nombre
des anneaux brillants augmente et les anneaux sortent du champ d’interférences.

Au contact optique, e = 0 , le rayon 1 tend vers l’infini : on observe donc un écran uniformément
éclairé , c’est la teinte plate.
Pour accéder au contact optique, il faut translater le miroir mobile dans le sens qui fait rentrer les
franges.

d. Conditions d’éclairage et d’observation.

Pour l’interféromètre de Michelson en lame d’air, quelles sont les conditions qui permettent
d'observer dans les meilleures conditions les interférences?

L’obtention des franges d’interférences est liée à la condition  (2e)cos    p .


L’interféromètre doit être éclairé avec une source lumineuse qui émet des rayons lumineux
présentant une grande variété d’angle d’incidence .

On peut utiliser les lampes spectrales à vapeur de mercure ou à vapeur de sodium. Elles seront
placées au plus près du verre anti calorique de l’entrée de l’interféromètre.

Pour réaliser de belles projections de la figure d’interférences, on utilise une lentille convergente
de courte focale  f '  15 cm qui permet de faire converger la lumière sur les miroirs.

Les rayons qui interférent à l’infini sont obtenus par division d’un seul rayon qui possédait
l’incidence  sur le miroir. La visualisation des franges d’interférences se fait avec un bon
contraste.

L’ordre p d’interférences est indépendant du point source du rayon lumineux d’origine. Cela nous
permet d’utiliser une source large.

Les franges d’interférences étant localisées à l’infini, leur observation s’effectuera dans le plan
focal image d’une lentille convergente  f '  1 m  .

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204 1-5250-TE-PA-02-17
3. Interféromètre de Michelson équivalent à un coin d’air éclairé par une
source spatialement étendue.


Si M2 fait un angle   avec M1, alors M1 et M'2 font entre eux un angle   faible : le
2
Michelson est dit réglé en coin d'air.
z
(M1)

(M'2)

(Sp) (M2)

S LS O L0 x

(L)

(E)

Cas d’une source ponctuelle à distance finie.


La géométrie des différents rayons dans le Michelson fait que le plan d’observation est à peu près
parallèle à S1S2.
On obtient alors des franges d’interférences non localisées, quasi rectilignes, équidistantes,
parallèles à l’arête du coin d’air .

Cas d’une source étendue à distance finie.


En éclairant le coin en incidence quasi-normale, on peut obtenir des franges d’interférences avec
une source large, ces franges étant localisées sur le coin d’air .

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1-5250-TE-PA-02-17 205
a. Différence de marche
Nous admettrons que la différence de marche est   2e où e est l’épaisseur du coin d’air.

e

tan       e  x soit:   2x .

b. Ordre d’interférence
 2e
L’ordre d’interférence au point M s’écrit : p  M   soit: p  M  
 
2x
L’ordre d’interférence au point M s’écrit : p  M   .

Pour une longueur d’onde  donnée, les franges brillantes correspondent à   p , avec p entier.

La position de ces franges est donc définie par x p  p .
2
On obtient donc des franges parallèles à l’arête du dièdre formé par M1 et M’2. Ces franges sont
dites d’« égale épaisseur », qui ne dépendent pas de la position de la source.

Les franges brillantes sont équidistantes; l’interfrange est constante et vaut:   .
2
Plus  est petit, plus l’interfrange augmente.

c. Conditions d'éclairage et d’observation.


Pour observer des interférences à l’œil sur les miroirs, l’interfrange doit être au moins de l’ordre
du millimètre   < 3.10-4 rad ( < 1 minute d’arc).
Pour voir distinctement les franges d’égale épaisseur avec une source étendue, il convient
d’éclairer le Michelson en lumière quasi parallèle et d’observer les franges sur un écran conjugué
des miroirs (par projection du miroir sur l'écran), à l’aide d’une lentille de projection de courte
focale  f '  20 cm  .

d. Applications.
 Visualiser des défauts de surface
Un défaut de surface décale le système de franges.
 Une variation de l’indice de réfraction au voisinage d’un des miroirs modifie localement
la différence de marche, en provoquant un déplacement des franges.

Résumé interféromètre de Michelson


En lame d’air et source large : les franges circulaires sont localisées à l’infini.

En coin d’air et source large : les franges rectilignes sont localisées sur le coin
d’air.

Avec une source ponctuelle, les franges ne sont pas localisées.

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206 1-5250-TE-PA-02-17
Résumé interférences

Les deux types de dispositifs expérimentaux d'obtention des interférences

A division de front d’onde : on isole spatialement deux parties d’une onde


provenant d’une même source.
Exemple : fentes d’Young.

A division d’amplitude :le rayon issu d’une unique source est séparé en deux
parties par un système optique (par exemple une lame réfléchissante).
Exemple : interféromètre de Michelson.

On dit que les interférences sont non localisées lorsque le contraste est le même pour toutes les
positions de l’écran dans le champ d’interférence.
Tout dispositif interférentiel éclairé par une source ponctuelle donne de telles interférences non
localisées.

On dit que les interférences sont localisées lorsque le contraste est maximal sur la surface de
localisation qui est l’endroit où les rayons se rejoignent.
Les dispositifs à division d’amplitude éclairés par des sources étendues donnent des interférences
localisées.

Front d’onde (Young) Amplitude (Michelson


réglé en lame d'air)

Franges nettes et peu Franges nettes et peu


Source quasi-ponctuelle lumineuses dans la zone lumineuses dans la zone
d'intersection des deux d'intersection des deux
à distance finie faisceaux faisceaux
Interférences non Interférences non
localisées localisées
Franges lumineuses et bien
Source large Brouillage contrastées à très grande
distance
à distance finie
Interférences localisées à
l'infini

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1-5250-TE-PA-02-17 207
V - Diffraction
La diffraction en tant que chapitre spécifique n'est plus étudiée en classes préparatoires. Ce
chapitre est donc un chapitre documentaire.

On considère une onde plane monochromatique émergeant d'une lentille éclairée par une source
ponctuelle placée en son foyer objet. Cette lumière, de longueur d'onde  , éclaire, sous incidence
normale, un diaphragme D plan, dont l'ouverture est totalement transparente.

Un point M de l'ouverture du diaphragme est repéré par ses coordonnées x et y et l'axe Oz est
perpendiculaire au plan du diaphragme.

On place, derrière le diaphragme, une lentille mince convergente L d'axe Oz, de centre optique 
et de focale image f'. L'observation se fait « à l'infini », sur un écran E placé dans le plan focal
image de la lentille et muni du système d'axes O'x', O'y' et O'z.

1. Principe de Huygens-Fresnel.
Chaque élément de surface dS  M  se comporte comme une source ponctuelle fictive, émettant une
ondelette sphérique dont l’amplitude complexe instantanée en P est proportionnelle à l’amplitude
complexe s  M , t  de l’onde émise par S en M et à l’élément de surface dS  M  .

2. Cas d'une ouverture rectangulaire


On s'intéresse aux ondes diffractées à l'infini (diffraction de Fraunhofer) dans la direction du

vecteur unitaire u  α,β,γ  . On se place dans les conditions de l'approximation de Gauss et toutes

les ondes émises dans la direction u convergent en un même point M'(x',y') de l'écran. On choisit

pour origine des phases la grandeur lumineuse diffractée à l'infini dans la direction de u par le
voisinage du point O.
 

L'amplitude complexe totale s0 u de l'onde résultante, dans la direction de vecteur u , peut

s'écrire sous la forme suivante : s0 = K  ei Ax+By dxdy .


D

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208 1-5250-TE-PA-02-17
Diaphragme


u0 
u
z

 2   

s0 u  K  eidS (M ) avec :  
D 
 
u  u 0  OM et dS (M )  dxdy .

 0 x


         2
u    ; u 0  0  ; OM  y      x  y  .
  1  z  
     
2
i  xy  i Ax+By 
D’où l'amplitude complexe totale de l'onde résultante : s0  K  e  dxdy K  e dxdy
D D
2 2
Expression des constantes A et B : A  et B  .
 
On suppose que le diaphragme D est un rectangle de centre O, de largeur ℓ et de longueur L.
On obtient les expressions approchées de  et  en fonction de x', y' et f'.
Ecran
Lentille

 
ux u
 θ x’
u Ω z

f’

x'
D’après le schéma ci-dessus : tan    .
f'
x'
Dans les conditions de Gauss : tan        .
f'

   1 
      
D’après le schéma : u  u x  cos      sin      avec u    et u x  0  ce qui donne aussi :
2    0
   
  x' y'
u  u x   . On en déduit :    soit :   et de même :   .
f' f'


Cela nous donne s0 u en fonction de x' et y' puis l'intensité lumineuse (ou éclairement) : I(x',y').
On notera Imax sa valeur maximale.

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1-5250-TE-PA-02-17 209
L 
2  2  2
i  x  y  2 i x 2 i y
s0  K  e  dxdy K  e  dx. e  dy.

D L 
 
2 2
L 
 
  i x  2
2 
  i y 
2  2
  i
L
i
L    i  i
  
soit : s0  K e   . e   K e  e  . e   e  
i 2    L i 2     i 2   i 2  
  
2 2
   L       
 s0  K  2i sin   .  2i sin  
i 2     i 2    
 L     
sin   sin  
 s0  KL    .     KL sin c  L  sin c    
L        
   
 
  Lx '   y ' 

s0 u en fonction de x' et y s'exprime ' : s0  KL sin c 
 f ' 
 sin c 
 f ' 
.

1
L'intensité lumineuse s’exprime par : I  x ', y '  s  s 0 .s 0
2 *
2
2  Lx '  2  y ' 
 I  x ', y '  I max sin c   sin c  .
 f '   f ' 
Dans toute la suite, on se place dans le cas L >> ℓ et on s'intéresse seulement aux points M' de
l'axe O'y' pour lesquels x' = 0 et donc = 0.
f '
Dans le cas d'une fente allongée parallèle à l'axe Ox (L >> ℓ), tend vers zéro.
L
2  y ' 
L’intensité lumineuse s’exprime par : I  0, y '  I max sin c  .
 f ' 
La figure de diffraction est sur l’axe des y’ et est perpendiculaire à la fente.
I
Courbe en fonction de y'.
Imax
1

0.8

0.6

0.4

0.2

-0.06 -0.04 -0.02 0.02 0.04 0.06

_______________________________________________________________________________________
210 1-5250-TE-PA-02-17
2f '
La largeur de la tache centrale est égale à : d  .

3. Cas de deux ouvertures rectangulaires

Le diaphragme D est maintenant constitué de deux fentes allongées parallèles à l'axe Ox, de
même largeur ℓ et centrées en y = a et en y = -a.

On somme les amplitudes complexes :




2 y ' 

2 y ' 

2 y '    2 y ' 

2 y ' 
2 i  y a  2 i  y a  2 i y
 2 i a 2 i a

f ' f ' f ' f ' f '
s0  K  e dy  K  e dy  s0  K  e dy   e dy   e dy 






  


2 2 2  2 2 
  y '     2y '  
ce qui donne : s0  K   sin c     2 cos  a 
   f '     f ' 
 y '  2  2 y ' a  I max   y '    4y ' a  
I  y '   I max sin c 2   cos   sin c 2   1  cos  
 f '   f '  2  f '    f '  

 y ' 
sin c2   est le terme de diffraction par une fente ;
  f ' 

  4y ' a  
 1  cos    est le terme d’interférences à 2 fentes.
  f '  

Courbe I en fonction de y'.


Imax
1

0.8

0.6

0.4

0.2

-0.02 -0.01 0.01 0.02

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1-5250-TE-PA-02-17 211
4. Cas d'un trou circulaire

Un laser envoie, sur un trou circulaire de faible diamètre d percé dans un plan  0 , un faisceau de
lumière parallèle monochromatique, de longueur d’onde dans le vide 0 .

On observe la figure 1 sur un écran  E placé à la distance D de  0 (  E et  0 sont parallèles).


Le faisceau incident se propage dans l’air ( indice absolu na ) dans la direction X’X
perpendiculaire aux plans.
On associe au plan  E un repère (Y’Y, Z’Z ).

La figure 2 donne, en fonction de z, l’intensité lumineuse I observée sur  E .

-z1 0 z1 z
Figure 1 Figure 2
Photo sur laquelle on a superposé l’axe de L’intensité est maximale au centre ( z = 0)
repérage (origine au centre de la tache ) Elle est nulle en z1 .

La tache de diffraction est d’autant plus étendue que le trou est petit, ce comportement n’est
 D
décrit que par la formule: R   0 .
na d
On peut considérer que le trou d’Young se comporte comme une source lumineuse, notée S,
quasi ponctuelle, émettant de la lumière dans un cône d’ouverture  correspondant à la tache
centrale de la figure 1.
  R R  1, 20 
D’après la description du dispositif tan       2arctan   soit:   2arctan  .
2 D D  na d 

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212 1-5250-TE-PA-02-17
Corrigé des exercices
Exercice 1 - Elargisseur de faisceau
Schéma du montage mettant en évidence l’élargissement du faisceau incident.
L1 L2

- f1 ’

dap
dav  O1 O2
F1’, F2

f2

dav dap d ap  f '2


tan    . Le rapport demandé s’écrit :  .
 f '2 f '1 d av f '1

Exercice 2
1. Dans l’approximation de l’optique géométrique, les rayons lumineux sont indépendants les uns des
autres.
En se référant uniquement aux lois de l’optique géométrique, on devrait voir deux petites taches
lumineuses sur l’écran.
Pour en comprendre l’existence d’un champ d’interférences, il faut faire appel au phénomène de
diffraction de la lumière.
Thomas Young (1773- 1829) est un physicien britannique.
2. Schéma représentant le champ d’interférences :
Ecran
trou

Laser

Champ d’interférences

3. Sur l’écran (E) on observe une alternance de taches sombres et brillantes selon l’axe Ox.
4. Si l’on obture le trou (S2), on observe la tache de diffraction (alternance anneaux sombres et brillants)
a
centrée en x  , y = z = 0.
2
5. Si l’on translate (P) suivant Ox, la figure de diffraction est translatée selon Ox. De même selon Oy.
6. Si l’on translate (E) selon z’z, l’interfrange est modifié.

Exercice 3

  a  a2 ra   a2 a 
1. r1  r   r1   r 2   2 cos   r 1  2  cos  
2  4 2   4r r 

_______________________________________________________________________________________
1-5250-TE-PA-02-17 213
 a 
Au premier ordre : r1  r 1  cos  .
 2r 

  a  a 2
ra   a2 a 
r2  r   r2   r 2   2 cos    r  1  2  cos   .
2  4 2   4r r 
 a 
Au premier ordre : r2  r 1  cos  
 2r 

La différence de marche δ s’exprime par :   n  r2  r1   n a cos .


 2 
2. Pour  petit on a :   n a1  2 
on voit donc que les franges d’interférences sont des cercles
 2D 
centrés en O, ce qui était prévisible compte tenu de la symétrie de révolution autour de S2S1 .
  2   2 
3. L’intensité I au point P de l’écran s’exprime par : I  2 I 0 1  cos  na 1  2 

 .
  2 D   
  0

Exercice 4 - Etoile double


1 - Pour l'étoile 1, la différence de marche s'écrit :
 x   
  a  sin   sin    a       a    '  .
 f 

L'intensité lumineuse pour cette étoile peut ainsi s'écrire : a

  2a  x  I
I1  I 0 1  cos     '
  si 0 correspond à l'éclairement
     
f   2
  
pour une seule fente.
  2a  x 
De la même façon, I 2  I 0 1  cos      .
    f '   
  
  2ax  
Et, puisque les 2 étoiles sont incohérentes, I tot  I1  I 2  2 I 0  1   cos ' 
, avec
  f 
  
 2a  I max local  I min local
  cos   .  est le facteur de visibilité des franges :   .
   I max local  I min local

2 - Il y a plusieurs valeurs de a donnant un brouillage des franges    0 . La plus petite est a
4
.

D'où  = 0,12 µrad.

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