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POLITIQUE ET SOCIÉTÉ EN AMÉRIQUE LATINE

1) Qu’est-ce que l’Amérique latine ?


Haïti – le seul pays francophone ;
Brésil – le portugais ;
Le reste de l’Amérique latine parle l’espagnol ;
Paraguay – le guarani (langue, groupe de populations amérindiennes des régions amazoniennes
du Brésil, d’Argentine, de Bolivie et du Paraguay, représentant environ 80000 personnes) ;
Amérique du S ≠ Amérique latine (l’Amérique du S est une partie de l’Amérique latine).

Amérique du S
La Colombie, Le Venezuela
Pays andins L’Equateur, le Pérou, la Bolivie

Le cône S (partie S de Le Chili, l’Argentine, l’Uruguay,


l’Amérique du S) le Paraguay (pour certains
auteurs, même le Brésil)

- NE : 3 autres territoires (2 pays : Guyane, Suriname, Guyane française) – histoire


différente à cause d’une histoire coloniale différente – ne sont pas inclus dans les études
latino-américaines.

Amérique du N - le Mexique

Amérique centrale : 6 pays latino-américains (+ Belize – histoire politique


différente, n’est pas inclus dans cette catégorie) – le Guatemala, El Salvador, Honduras,
Nicaragua, Costa Rica, Panama (dernier pays à gagner son indépendance – 1903 – était inclus
dans l’Amérique du S).
- Dans les Caraïbes : le Cuba, Haïti, République Dominicaine ;
- Puerto Rico – territoire associé aux territoires des Etats-Unis, donc il ne peut pas faire
partie des 20 pays latino-américains ;
- 20 pays qui se trouvent au S de l’Amérique et qui ont un passé historique commun
(anciennes colonies espagnoles et portugaises) – partagé des traditions, de cultures
politiques, administratives etc.

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2) Pourquoi les Amériques latines ?

- La tendance à privilégier une histoire nationale (l’école anglo-saxonne) ;


- Au Chili, au XIXe, il y a un génocide de la population indigène pour rendre une partie des
territoires aux allemands ;
- L’expérience coloniale même est différenciée ;
- Différences en termes de population : lorsque les européens sont arrivés, il y avait 2
grandes civilisations (les Incas – côte pacifique de l’Amérique du S – importante
population indigène au moment du début du phénomène colonial ; les Aztèques –
Mexique, Guatemala) ;
- Il y avait aussi des régions qui n’étaient pas peuplées (vagues d’immigration qui ont
changé le spécifique local) – on a procédé à l’extermination des populations indigènes
de certains territoires afin de récupérer les territoires et de les coloniser (pour la main
d’œuvre nécessaire, on a amené des esclaves africains) ;
- Vague de migrations européennes – à partir du XVIe siècle ;
- Début du XXe : migration de l’Asie (Pérou – importante communauté japonaise, aussi
au Brésil) + des populations du Moyen Orient (Liban, Syrie, Pakistan) ;
- Population à double héritage : européen et indigent.

3) Contrastes et différences
- En termes de développement, histoire politique et dimension territoriale ;
- Uruguay, Paraguay – noms similaires, mais grandes différences : la majorité de la
population de l’Uruguay (presque 80%) est une population européenne, établie à partir
du début du XXe (Etat développé d.p.d.v des réformes et stable d.p.d.v politique grâce à
cette tradition européenne) ;
- Paraguay : plutôt un pays isole, autarchique, culture indigène locale ; crée au XIXe, par
le dictateur docteur Rodriguez Francia (1811 – lui a donné l’Independence et l’a
gouverné comme sa propriété personnelle, en lui offrant cette culture politique
dictatoriale ; au XXe, le Paraguay continue d’être un pays dictatorial – Alfredo
Stroessner ; système politique dominé par un parti d’État ; transition démocratique en
1989, mais a encore du mal à assimiler la culture démocratique.
- Contrastes à l’intérieur des pays : au Brésil – l’inégalité extrême en termes du niveau de
vie – visibles même à l’intérieur des villes ; en Bolivie (La Paz) – explicables par le passé
historique.

4) Le puzzle latino-américain, des découpages territoriaux (le Cône S, l’Amérique centrale,


les pays andins etc.)
- Le manifeste de Carthagène – 1812 – Simon Bolivar : quand il a écrit ce texte,
il avait fait le Venezuela royaliste ; il tente d’analyser les raisons de la chute de la 1ere
République, en essayant de faire connaitre sa situation afin qu’on l’évite et en faisant

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appel à la Nouvelle Grenade (la Colombie aujourd’hui) pour une nouvelle tentative de
libérer sa patrie ;

L’apparition de la monnaie en papier, du gouvernement fédéral, a bouleversé


Venezuela, puisque ce type de gouvernement, bien que le meilleur possible, n’est pas
fait pour un pays dont les habitants n’ont pas la culture politique et la capacité de se
diriger eux-mêmes. Une Constitution contraire aux intérêts du pays, la misanthropie
dont les élites politiques se sont laissée accaparées, l’opposition face à l’établissement
d’une armée qui aurait pu sauver la République et repousser les attaques espagnoles,
le tremblement de terre et la faille qui séparait les factions à l’intérieur du pays ont
représenté les obstacles qui ont mené à ce triste dénouement.

The Angostura Address (en partie, c’est un rapport sur ses actions récentes que
Bolivar avance au Congres d’Angostura en février 1819).
- L’offre du libérateur de libérer les esclaves et son offre d’un bonus en propriétés
nationales pour les soldats de la patrie ;
- Une analyse du fond politique de l’Amérique espagnole dans le même ton que la Lettre
a un habitant de la Jamaïque, en présentant les obstacles qui empêchent
l’établissement des institutions libres ;
- Suggestions pour améliorer la Constitution de 1811, qu’il trouve d’inspiration noble,
mais difficile à mettre en pratique ;
- Il plaide pour une république militaire, puisqu’un royaume entraine des conquêtes et
des conflits, la république étant la plus stable et la plus sure forme de gouvernement,
respectant les droits des citoyens, ayant un parlement bicaméral avec un Senat
héréditaire, qui garantirait tout annelage d’un peuple indécis et mécontent à travers
des réactions violentes dans les affaires du gouvernement.

Lettre à un habitant de Jamaïque – 1815 (il esquisse les principales différences


entre les pays de l’Amérique Latine, qui ne leur permettent de se comporter de la même
manière devant les défis de ce temps-là, tout en insistant sur le besoin de se rapprocher
afin de se libérer des dernières traces de la domination européenne)
Il qualifie ces peuples comme étant américains de naissance et européens par leurs
droits. Il insiste sur le fait que le modèle américain, qui appartient à une nation libre par
excellence, ne correspond pas aux exigences d’une région dominée longtemps par des
étrangers (même pour lui, les changements semblent trop brusques et risquées).
Les contrastes si fortes qui dominent le monde latino-américain l’empêche de se
consolider dans un seul royaume, sous une forme militaire, ou le centre exercera sa
domination sur la périphérie, donc Bolivar est l’adepte de la séparation de ce monde
dans plusieurs républiques.

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5) Découverte, conquête et domination coloniale. Indépendances.

Quelle était la situation politique dans les Amériques en 1492 ?


Les 3 grandes civilisations : les Mayas, les Aztèques, l’empire Inca ; les noyaux les plus
développés : les Andes – les Incas (Cuzco), au Mexique (les Aztèques)- la vallée centrale.
Dans les autres régions il y avait uniquement des tribus ; la civilisation Maya se trouvait
vers sa fin, dans une étape de décadence (ces populations existent encore, dans le S – la
péninsule Yucatan, Guatemala).
La civilisation Inca : tout au long des Andes, du N de l’Équateur, N du Chili (à Machu
Picchu était la résidence d’été du chef de l’empire Inca) – les Incas : ce n’est pas la
civilisation la plus importante dans l’Amérique du S, mais elle a eu une expansion
territoriale importante, du N vers le S.

12 octobre 1492 : Christophe Colomb ”découvre” les Bahamas, Cuba et Saint-Domingue,


en arrivant dans la mer des Caraïbes ; la découverte se situe dans un contexte plus large,
d’un siècle : les avancées technologiques du XVe siècle (les navires, instruments
nautiques et cartographiques)- la base économique offrait aux européens le capital
nécessaire afin de faire ces voyages.
Une nécessaire expansion vers l’Asie – stimulée par le contrôle de la Méditerranée par
les turcs – il fallait trouver d’autres routes pour arriver en Asie. L’Espagne et le Portugal
étaient fortement catholiques – la croisade, la volonté de convertir les masses.
Précédents de cette colonisation : les îles Madeira, Canar, Azore ont servi
précédemment aux espagnoles comme laboratoire pour essayer des pratiques et des
institutions coloniales. Colomb a proposé d’abord cette conquête au roi du Portugal, qui
l’a refusé.

4 voyages : 1492, 1493, 1498, 1502.

1) 1492 – il découvre les Bahamas, Cuba, Saint-Domingue (Haïti et République


Dominicaine d’aujourd’hui – l’Espagnola) - il devient le représentant des rois
d’Espagne, vice-roi et gouverneur de ces régions au nom des rois.
2) 1493 – le voyage de ”confirmation” de la découverte ; après ce voyage, on a signé le
Traité de Tordesillas (7 juin 1494), qui établit le partage du Nouveau Monde entre
l’Espagne et le Portugal. 1500 – Pedro Alvarez Cabral – sur la cote brésilienne.
3) 1498 – la perte de l’autorité de Colomb : il a écrit une lettre-récit en décrivant une
nouvelle vision sur le monde, en percevant les populations indigènes comme des
esclaves – il est emprisonné en Espagne. Juan de Fonseca devient le responsable
pour la colonisation de la région.
4) 1502 – Colomb est arrivé sur le continent (ou se trouve aujourd’hui le Panama) et y
découvre de l’or – volonté de profiter des ressources de ces terres. Noyaux

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d’expansion : aux Caraïbes (Saint-Domingue) – jusqu’à la fin des années 1520 – on
conquit toutes les Îles de Caraïbes. Le Panama d’aujourd’hui – vers l’Amérique
centrale et du S ; une fois conquit l’empire Aztèque (Mexique) – vers l’Amérique du
N et centrale (l’organisation coloniale s’est faite graduellement – au début il n’y
avait d’institutions que dans 2 endroits).

Les grandes conquêtes – ont donné les 2 centres du pouvoir colonial


1) Mexique (les Aztèques et Maya) par Hernando Cortes : 1519-1521 – Tenochtitlan
conquis en 1520 (Ciudad de Mexico).
- Première vice-royauté : Nueva España (1535) ;
- Armée réduite : 550 hommes, 16 chevaux (qui étaient méconnus aux Amériques) – grâce
à cette supériorité technique, c’était facile de conquérir le territoire, la capitale ;
- Nueva España : Amérique centrale, partie de l’Amérique du N ;
- Facteurs biologiques : des maladies européennes, la haine des autres tribus envers des
aztèques expansionnistes, instrumentalisée par Cortes.
2) Pérou (l’empire Inca ou Tawantinsuyu – la période de splendeur maximale) par
Francisco Pizarro et Diego Almagro : 1524-1532.
- Crise de succession pour la couronne impériale au moment de la conquête + conflit entre
les 2 centres : Cusco et Quito ; deuxième vice-royauté : Pérou (1543).
- Une décennie de conflit entre les partisans de Pizarro et Almagro qui fait que le
processus traine ;
- Nouvelle capitale : à Lima (continuité administrative - la nouvelle capitale se trouvait
dans la même région que l’ancienne).
- Ces 2 noyaux résisteront jusqu’au XVIIIe, quand on ajoute la Nouvelle Grenade et Rio de
la Plata (sépare Montevideo de Buenos Aires) – 4 vice-royautés au XVIIIe (Nueva
Grenada – 1717/39, Rio de la Plata – 1776)

6. Amérique espagnole coloniale : organisation administrative et société.

2 types d’institutions : dans la métropole et sur le territoire colonial – dans la


métropole : 1. Le Conseil des Indes (1524) – gestion des nouvelles terres ; 2. Casa de
Contratacion (1503) – institution qui s’occupait du commerce, fiscalisation, contrôle de
la population qui se déplaçait vers l’Amérique latine – en Espagne.
- Dans la colonie : 1. Vice-royautés ; 2. Audiencias (justice) : organisation du territoire et
de la justice ; 3. Governors : les vice-royautés étaient divisées en provinces majeures et
mineures (gouvernants-présidents (dans les provinces majeures) et des gouvernants ; 4.
Cabildos – conseils municipaux (pour les populations indigènes) ; 5. Real hacienda
(finances/impôts) ; 6. Guerra (défense).

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- Economie (fondée sur l’exploitation des ressources terrestres et humaines (populations
très mélangées) – 200000 européens et esclaves africains ; société de caste ou les
espagnols étaient les seuls à détenir les fonctions importantes ;
- El requerimiento (1513) – un texte par lequel on expliquait aux indiens les droits que le
Royaume Espagnol avait sur eux et les forçait d’adopter le Catholicisme comme la vraie
religion.
- La encomienda – institution coloniale par laquelle un groupe d’Indiens étaient donnes à
un colonisateur.
- L’économie de la partie portugaise était principalement agricole face à la partie
espagnole (exploitation minière).

7. Indépendances : 1804 - 1903

Premier pays : Haïti (1804) et le dernier Panama (de la Colombie, en 1903). La majorité
des pays ont gagné leurs indépendances entre 1810-1830 (désir de la population locale
d’accroitre leurs droits). Les évènements européens ont rendu possible ce mouvement :
conquête par Napoléon Bonaparte du Portugal (1807) et de l’Espagne (1808-1813) – la
cour portugaise s’exile au Brésil.
- 1815 : le Royaume Uni du Portugal et du Brésil.
- Suite au départ du roi portugais (1821) – 1822 : déclaration de l’indépendance
brésilienne (membres de la cour portugaise ont gouverne le Brésil jusqu’en 1889, quand
le Brésil devient une république) 1822 – 1889 : royaume.
- 1810 : création des premières juntas (Ciudad de Mexico, Lima, Caracas, Buenos Aires)
au nom du roi Ferdinand VII sur le sol américain.

8. Le rêve de l’unité latino-américaine (séminaire)


- la Nouvelle Grenade – la Grande Colombie (Venezuela, Colombie) ;
- la lutte entre le centre et la périphérie : projets d’Etat fédéral (caudillos) vs. Adeptes
du gouvernement militaire (Bolivariens).
Unité d’héritage pro-européen et européen – précédents pour une unité latino-
américaine.
Congres de Panama (1826) – monarque élu a vie ; (caractère autoritaire du pouvoir)
contradiction entre les idées et la pratique politique,
Hugo Chavez (1998-2013) : la nouvelle gauche – série de gouvernements de gauche,
inspires du marxisme – léninisme, nouveau projet pour le Venezuela.
L’unité latino-américaine repensée – Alternative Bolivarienne pour l’Amérique latine
(ALBA) – réaction au modelé imposé par les EU (NAFTA – North American Free Trade
Agreement – 1994) ; ALBA a bloqué l’initiative nord-américaine, en promouvant une
plate-forme de coopération à l’intérieur de l’Amérique Latine (accord entre Venezuela
et le Cuba de Fidel Castro – gouvernements de gauche).

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Pour la Bolivie : Simon Bolivar plaidait pour un parlement bicaméral (chambre des
députes élus, sénat héréditaire, les censeurs – exercent une autorité morale) ; il est le
défenseur des droits de tous les citoyens et de l’abolition de l’esclavage.

Figure du cacique, figure du caudillo : terme par lequel les libéraux latino-américains
qualifièrent le pouvoir des grands patrons locaux qui préservèrent leurs privilèges et
leur position personnelle en empêchant le surgissement d’institutions républicaines
stables.
Des 2 cotes de l’Atlantique, la révolution (rébellion contre l’occupation a eu un caractère
local (des Juntes dans les principales villes qui ont étendu leur domination, en arrivant
à occuper la majorité du territoire.
1816 – l’indépendance des Provinces Unies de l’Amérique du S a été proclamée dans les
frontières de la République Argentine actuelle. ; Dans les autres régions d’Amérique, la
lutte a continué jusqu’à la défaite définitive des espagnols en 1824 (bataille
d’Ayacucho), qui a consolidé l’ensemble des Etats nationaux indépendants composant
l’Amérique latine.
En Argentine, les luttes civiles ont retarde le processus jusqu’aux années 1860-1880,
moment où les oligarchies provinciales ont été intégrées dans le système de pouvoir
représenté par le Parti autonomiste local – les oligarchies locales ont assume l’exercice
du pouvoir dans les espaces où le gouvernement central était incapable de le faire.

Cacique, caciquisme – Espagne/ caudillo, caudillisme – Argentine :


- Designer une configuration de pouvoir typique de la première moitié du XIXe, ou
l’effondrement des institutions de la monarchie espagnole avait laissé le pas à
l’hégémonie des notables, qui contrôlaient un territoire plus ou moins grand par le biais
d’une influence informelle ou du patronage.
- Cacique – tire des Indiens Painos de Saint – Domingue qui appelaient ainsi leurs rois et
chefs tribaux – ”puissant du lieu” ; vers 1884, le terme ”caciquisme” s’employait
couramment pour désigner un système de pouvoir qui permettait une forme de
domination locale des notables que l’opinion publique considérait comme excessive.
- Caudillo – mot d’origine latine qui depuis le Moyen Age désignait le chef ou la tête d’un
groupe d’hommes armées ; employé par la presse libérale pour se référer à un type de
commandement illégitime, barbare presque toujours associe à la tyrannie ou au
despotisme et qui était finalement entendu comme la dégénération américaine de
l’héritage violent et intolérant du colonialisme espagnol.
- Caudillos (avant l’institutionnalisation) – dictateurs (après) ;
- Au Venezuela (1830 – séparation de la Colombie – 1930 – un siècle de domination des
caudillos).
- Temps de crise – ces réseaux clientelaires ont maintenu un certain équilibre tandis que
le pouvoir émergent cherchait la meilleure expression.

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- La dissolution de l’autorité vice-royale, sans qu’aucune forme de pouvoir central
reconnu n’apparaisse, leur a permis de disposer des ressources économiques, politiques
et militaires – mais ces réseaux de caudillisme ont permis d’articuler la vie politique et
sociale ; les loyautés personnelles aux caudillos et les fidélités tissées entre eux ont
garanti la communication entre le pouvoir central et le territoire, nourrissant l’effort de
guerre, la consolidation des frontières et les premiers pas d’un processus
d’institutionnalisation politique. Culte de la personnalité et chavisme (élément central
de la domination des caudillos).
- Les états émergents choisissent la forme républicaine dès le début ; le Brésil et le
Mexique (Nueva España) – gardent la monarchie au XIXe.

9. Le XIXe – les histoires nationales (la formation de l’État-nation latino-


américain)
1810 - premières déclarations d’indépendance ; les Provinces Unies de Rio de la Plata (1810)
deviennent en 1816 les Provinces Unies de l’Amérique du S ; L’Amérique centrale : 1821 –
Nueva España devient l’empire Mexicain (1821-1823) – un deuxième Etat plurinational - à
partir de 1823 on a les Provinces Unies de L’Amérique Centrale (1823-1838/39) – pays du
Guatemala jusqu’au Panama – sauf Panama.
Le projet de Bolivar – la Grande Colombie (1819-1830 – Nueva Granada se transforme en
Grande Colombie) ; union Pérou – Bolivie (la Confédération Pérou-Bolivienne – 1836-1839)/
Les frontières changent au long du XIXe, parfois de manière dramatique (la Bolivie) – la
mauvaise manière de tracer les frontières au moment de l’indépendance explique aussi des
problèmes actuels. La Bolivie a perdu une grande partie de ses territoires dans les guerres
avec les pays voisins.

10. 2eme partie du XIXe


La Bolivie et le Paraguay sont les grands perdants des guerres du XIXe :
1) La Guerre du Paraguay (de la Triple Alliance - Argentine, Uruguay et Brésil) – 1864-
1870 ;
2) La Guerre du Pacifique – 1879-1883 (Le Chili vs. Bolivie et le Pérou) : la Bolivie a été le
grand perdant – le Chili a récupéré les ressources du désert d’Atacama, qui lui a permis
de se développer – les boliviens ne vendent pas du gaz aux chiliens – ils le vendent aux
argentins, qui le vendent ensuite aux chiliens.
3) Guerre interne : la Guerre de 1000 jours en Colombie (1899-1902) entre les
conservateurs et les libéraux (le dernier grand conflit de ces 2 factions) – a offert au
Panama de proclamer son indépendance (1903). Le conflit entre le Pérou et l’Équateur

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date du XIXe jusqu’au présent (région S de l’Équateur à cause des ressources de pétrole).
Instabilité politique caractérisant en principal la 1ere partie du XIXe siècle (instabilité
constitutionnelle) – le présidentialisme, qui est très fort en Amérique latine, a ses racines
dans cette période. La non-réélection : inscrite dans les Constitutions dès le début du
XIXe (le présidentialisme a eu des tendances d’aller vers l’autoritarisme) – dans la
période actuelle, cette norme est presque la règle (à l’exception de Venezuela, après les
modifications constitutionnelles de Chavez ; qui permet un mandat indéterminé ; aussi
au Nicaragua. Depuis 2001 on peut avoir deux mandats successifs en Colombie,
Argentine, Brésil, Rep. Dominicaine, Bolivie et Equateur. Malgré ces dispositions qui
voulaient empêcher les dérives autoritaires on a pourtant beaucoup de régimes plutôt
rigides, autoritaires.

11. Partis politiques.

Les Conservateurs et les Libéraux : 2 principales forces au XIXe ; dans certains cas nationaux,
leur influence s’étend aussi au XXe (la Colombie, Uruguay). Le projet d’État (fédéral vs. Central,
unitaire). Etat fédéral – favorable au pouvoir des caudillos ; Etat unitaire – continuité de la
logique coloniale.
A la moitié du XIXe : Juan Manuel de Rosas : caudillo national qui domine le paysage politique.
Il y a 3 périodes qui organisent les Etats autour de 2 modelés politiques :
1. 1820 – 1850 (république conservatrice, domination des caudillos) ; avec continuité de la
période coloniale, Église catholique. Conflit (guerre entre les différentes régions et
personnalités et une stagnation du progrès économique) + diversification des activités
économiques, capital dominant majoritairement britannique. Paraguay – modèle
politique plutôt autoritaire avec un dictateur dans la figure du docteur Rodriguez
Francia qui a isole jusqu’à sa mort en 1840 le pays dans un modèle de domination
autoritaire. Chili exception avec Diego Portales qui était un caudillo atypique qui n’a pas
gouverne de manière explicite – esclavage maintenu au Chili jusqu’au 1823.
2. 1850-1870 (période de transition) ; disparition des élites qui avaient rendu possible
l’indépendance, nouvelle génération politique marquée par les courants libéraux et une
tendance de limiter les institutions qui assuraient la continuité avec la période coloniale
(limitation de l’influence de l’Église) – NOUVEAU MODELE ECONOMIQUE : modèle
exportateur, de monoproduction et mono-exportation (les pays se spécialisent sur un
seul produit – développement vers la fin du siècle).
3. 1870-1900/1910 (république d’inspiration libérale – oligarchique) - pouvoir exercer par
des groupes économiques dominants lies a l’activité d’exportation – une oligarchie
nationaliste (du café en Colombie, de guava au Pérou, etc.) ; modèle de la dictature
éclairée de l’ordre et du progrès (Mexique – Porfirio Diaz) ; idéologie positiviste, inspirée

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par Auguste Comte (Mexique, Chili, Brésil) – la politique comme science et la première
apparition des technocrates.

Apparition d’un nouveau parti (les radicaux – au Chili) – socialisme, communisme.


Production agricole et d’élevage (climat tempéré) - parti S de l’Amérique du S (le S du
Chili, Argentine, Uruguay, S du Brésil). Production agricole tropicale (plantations) –
Brésil, Colombie, Equateur, Amérique Centrale, Caraïbes) – économie d’enclave (on voit
se développer la région ou l’exploitation était entreprise) ; ressources de sous-sol -
Mexique, Chili, Pérou, Bolivie – modèle de développement semblable à celui colonial (en
faveur du groupe qui domine et de la région exploitée) ; production variée – Venezuela,
Mexique.
Dans le cône S, besoin de la main d’œuvre européen (Uruguay – 1868 : 70% de la
population était née a l’étranger, en Argentine : la population s’est multipliée par 4 ; au
Brésil : 2 millions européens – pays les plus européanises. Début XXe- reformes
politiques dans le cône S, mais aussi des idées révolutionnaires venues de l’Italie
(anarchistes, socialistes ; création des syndicats) et apparition d’une classe moyenne-
mouvement de revendication des droits de cette classe moyenne.

Relation avec les Etats – Unis (doctrine Monroe) 1823 et OEA (organisation
des Etats Américains) : 1948 – les E-U ont l’unique droit d’intervention dans les
Amériques (sur le fond des guerres d’indépendance et des essais des espagnols de tirer
profit de ces guerres) – transformation graduelle de domination économique (du capital
européen a la domination de s E-
U)

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